Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
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Derniers commentaires

Coquoz sur Taxe sur le carbone: les conditions d’une acceptation possible
Très intéressante étude. Un de ses points clefs est, me semble-t-il, d'y aller graduellement. Autant il me parait incontestable que la consommation des énergies fossiles doit rapidement tendre vers zéro, autant il est évident qu'en régime démocratique, un tel virage pose de redoutables problèmes d'acceptation. Il ne suffit d'avoir raison en restant ultra-minoritaire comme l'ont découvert les Verts libéraux avec leur initiative. Il faut réussir à enfoncer un coin qui ouvrira une brèche. Il faut aussi savoir raconter et diffuser une narration. De la même façon que 90% des automobilistes estiment qu'ils font partie de la catégorie des meilleurs conducteurs, il faut jouer sur la conviction de la majorité des gens qu'ils font partie de ceux qui ne gaspillent pas les énergies fossiles, et qu'ils seraient les gagnants d'un système redistributif !
Richard Lecoultre sur Faut-il subventionner davantage l’hydroélectricité?
Les Suisses ont toujours cru que leur Conseil fédéral travaillait en leur faveur. C'était probablement vrai en général jusque vers 1996, avant que l'exécutif se mette à appliquer les ordonnances de David de Pury et acolytes. Aujourd'hui, comme la plupart des gouvernements du monde, le Conseil fédéral oeuvre en faveur du marché et de ses actionnaires. Le peuple n'a qu'à continuer à croire à la théorie du ruissellement, c'est moins fatigant que d'étudier les causes réelles de la misère envahissante et des crises.
Durussel André sur Faut-il subventionner davantage l’hydroélectricité?
Tout d'abord, je n'aime pas cette notion de courant "sale" importé, parce que les électrons, sur le marché international interconnecté en temps réel des réseaux HT et THT, n'ont aucune couleur, ni goût spécial... Cet adjectif inventé par l'idéologie écologique du "renouvelable" est psychologiquement désastreuse, alors que l'éolien, intermittant et destructeur de paysages, est "propre", mais largement subventionné sur le dos des consommateurs captifs, et cela pour longtemps encore. Il ne fallait pas adopter cette stratégie énergétique 2050 et nos barrages s'en porteraient déjà mieux! Le prix de revient du KWh à Bieudron est tout-à-fait normal et correct pour cette centrale hydroélectrique moderne.
Albert Jaussi sur Faut-il subventionner davantage l’hydroélectricité?
Les discussions autour de ce sujet ont l'art d'énerver. Le canevas est à peu près le suivant: (1) les compagnies d'électricité sont majoritairement contrôlées directement ou indirectement par des cantons et des communes. Ce sont des "public utilities", (2) les centrales hydrauliques (et nucléaires aussi!) sont majoritairement des "Partnerwerke" dans lesquelles plusieurs "public utilities" ainsi que d'autres compagnies d'électricité cantonales, communales (elles aussi des "public utilities") ou régie fédérale (CFF) ont investi en qualité d'actionnaires selon un modèle de "cost center" et non de "profit center", les profits devant être générés par la vente par les actionnaires du courant produit, (3) les "public utilities" cantonales (par ex. BKW) et communales avec des clients captifs profitent actuellement du bas prix de gros de l'électricité au niveau européen en s'approvisionnant à bas coûts sur le marché européen et en revendant à tarifs élevés à leurs clients captifs (4) ces "public utilities" n'achètent que peu de courant hydraulique des "Partnerwerke" considéré comme trop cher mais achètent du courant nucléaire aux coûts réels encore plus élevés..., (5) toutes ces public utilities ont par les lois respectives un mandat d'approvisionnement (6) les droits d'eau son payés à des cantons et des communes et (7) tous les participants ont une position de quasi monopole dans leurs régions. Tout est public, de bas en haut, de gauche à droite. Le manque de transparence est dans un tel contexte particulièrement étonnant (pour ne pas dire plus) et les CEO des ces entités devraient régulièrement être rappelés qu'ils travaillent pour la collectivité publique. Seule une évaluation financière globale et forcée de la situation de toutes les entités publiques permettrait de faire un peu plus la lumière dans ce système d'irresponsabilité organisée par ... des entités publiques et de présenter des propositions de solutions qui tiennent la route. Car il ne faut pas oublier: toutes les décisions dans ce domaines sont des décisions politiques, finalement à décider par les représentants du peuple ou le cas échéant par le peuple directement, que ce soit au niveau fédéral, cantonal ou communal. Que les dividendes se réduisent pour les actionnaires publics, qui les budgétisaient, est un problème à résoudre par eux dans leurs cantons et leurs communes, avec ou sans leurs clients captifs, mais surtout pas par une subvention arrosoir. Quant aux actionnaires minoritaires privés et étrangers (par ex. EdF ou EON), qu'ils vendent si leur investissement n'est pas rentable. Eux aussi doivent supporter les conséquences. C'est leur sort inévitable. Le monde de l'électricité suisse a beaucoup plus de similitude avec le département de la défense qu'on veut bien le penser (Doris Leuthard appréciera). Il n'y a qu'à voir les arguments des pro-nucléaires qui ne se différencient sur le fond pas de ceux avancés pour l'achat d'avions de combat.
Pedro del Río sur Le Tessin et la Berne fédérale: un besoin de considération
Pour encore mieux donner l’idée, imaginez que le centre de Paris soit à 50 km de la douane de Bardonnex, que la Suisse romande compte 340'000 habitants et la ville de Genève 60'000 et que 6 millions de personnes vivent, côté français, dans un rayon de 50 km autour de Bardonnex. Il n’y a pas que le manque perçu de considération de la part de Berne. Il y a plusieurs situations où la Suisse italienne (pas seulement le Tessin) n’est apparemment pas considérée comme faisant partie de la Suisse. Par exemple chaque matin quand la radio nationale en langue française transmet une revue de la presse alémanique, ignorant l’existence d’une presse suisse écrite en italien. Ou la situation absurde du dimanche quand la même radio transmet une revue de la presse uniquement alémanique faite par la correspondante en Suisse italienne. Il y a quelques années, un caricaturiste du Tages Anzeiger disait, avec une finesse toute alémanique, que l’italien est la langue de la mafia et du Vatican. A l’époque je souhaitais pour ce ce monsieur une mort très lente accompagnée des plus atroces souffrances imaginables et inimaginables, mais finalement la vignette du Tagi donnait bien l’idée de l’importance de la Suisse italienne dans ce pays.
Raoul Genoud sur Commerces au centre des villes entre difficultés économiques et évolution des modes de vie
"Les commerçants considèrent les difficultés d’accès automobile et le manque de places de stationnement comme les causes principales de la désaffection des centres." C'est, à mon avis, exactement l'inverse. L'omniprésence de la voiture dans les centres-villes a tué le commerce local. Les villes ayant rendus les rues aux piétons et aux cyclistes ont vu leurs commerces obtenir des résultats bien meilleurs en très peu de temps.
Jeanneret Pierre sur Trois polars: genevois, vaudois et neuchâtelois
La remarque sur la pléthore (?) de romans policiers n'engage que son auteur... Je connais fort bien Sjöwall et Wahlöö, qui ont été en effet les initiateurs du roman policier suédois moderne. Leurs livres dégagent par ailleurs, aujourd'hui, un parfum de passé: des enquêtes policières sans Internet ni ADN. Ce qu'a apporté de nouveau, à mon avis, Mankell, c'est à la fois la description d'une enquête policière moderne, avec ses moyens scientifiques, et une vision assez noire de la social-démocratie suédoise longtemps perçue comme un modèle idyllique de société. Connaissant bien ce pays et parlant un peu le suédois, j'y suis particulièrement sensible.
Pedro del Río sur Trois polars: genevois, vaudois et neuchâtelois
Merci de nous signaler ces trois romans. Quelques commentaires désordonnés: Il parait qu'aujourd'hui tout le monde publie des polars. Il y a quatre siècles Cervantes a écrit une oeuvre se moquant de la mode des romans de chevalerie. Vivement un Quijote sur les polars! Des fausse reliques: y en aurait-t-il de vraies? En Suède, avant Henning Mankell, et mieux que lui, il y a eu Maj Sjöwall et Per Wahlöö. De Mankell j'ai lu seulement un roman que je n'ai pas aimé: toutes les trois pages le policier faisait un résumé de la situation, même si presque rien ne se passait entre un résumé et l'autre. Je n'ai pas compris qui pour Mankell était censé être un peu bête: son policier ou ses lecteurs.
Claude Vaucher sur Commerces au centre des villes entre difficultés économiques et évolution des modes de vie
Et si une des raisons était la raréfaction des places de parcs près des centres villes et les chicanes pour la voiture mises en place par les autorités? Etant un de ces urbains décentralisés, je vais de moins en moins au centre ville pour faire mes achats. Ce n'est pas que l'offre soit moins bonne qu'aux alentours, mais si vous devez porter quelque chose de lourd, vous ne prenez pas les transports publics ou vous ne vous déplacez pas à vélos. On ne peut pas toujours avoir le beurre et l'argent du beurre. Alors bravo aux aspects écologiques du centre ville, mais si vous mettez en place un rempart contre les déplacements en voiture, il ne faut pas venir se plaindre après qu'il y ait déplacement des achats du centre vers la périphérie.
Noel Benalou sur Jeux d’argent, jeux comptant
Le rêve est sans doute, pour de nombreuses personnes, le seul moyen pour alléger de manière illusoire le fardeau du réel, et tout particulièrement pour les personnes qui n'ont pas eu la chance de tirer le bon numéro de la loterie de la vie. Sachant que Dame Nature trie de manière aléatoire les individus. Ceux qui s'estiment mal lotis quand le choix se fait selon le voile d'ignorance, même si la société est dotée d'un filet de sécurité pour ne laisser personne sur le bord de la route, succombent à la tentation de confier leur sort à un coup de dés avec souvent une probabilité très élevée de se ruiner. En effet plus on est pauvre et plus on est enclin au jeu de hasard. A ce sujet les statistiques disponibles en France par exemple révèlent que les joueurs sont, dans une écrasante majorité, des hommes: ils sont employés, ouvriers, chômeurs ou retraités. Ce sont aussi des personnes enclines à l'addiction que ce soit le tabac ou l'alcool. A cet égard une étude de 2010 montre que 1,3% de la population est pathologiquement dépendante aux jeux d'argent et de hasard. Bien évidemment l'ouverture du marché à la concurrence et la technologie ne sont pas étrangères à cet essor de l'addiction au jeu d'argent. Par ailleurs il est frappant de constater que les jeux de hasard prospèrent quand la situation économique se détériore et que le chômage progresse et touche les gens les plus économiquement et socialement fragiles, ce qui représente une fraction non négligeable de la classe moyenne et des couches populaires, en excluant les dépendants aux jeux de hasard issus des milieux aisés. Dans le cas de la France par exemple, il semblerait que l'essor des jeux de hasard soit la conséquence de la stagnation du pouvoir d'achat et de la détérioration de la situation de l'emploi. En tout cas, les gains de la Française des Jeux et du PMU sont corrélés positivement au taux de chômage. Dans l'idéal, il serait souhaitable de confier la gestion de tous les jeux de hasard à la puissance publique avec l'obligation de mettre en place des thérapies adéquates pour traiter les cas extrêmes souvent nuisibles à la cellule familiale. Mais aussi de faire de la prévention via des compagnes de sensibilisation à l'endroit du public le plus vulnérable à cette espèce de drogue. Ce qui revient en réalité à faire jouer à l'Etat un rôle paternaliste. C'est aussi, nous semble-t-il, une solution à explorer pour mettre fin au scandale selon lesquel les plus défavorisés font la fortune et le délice des officines de jeux privées. Dans le cas de la Suisse, si l'on considère le problème seulement sous l'angle des recettes fiscales pour les collectivités publiques, il existera un risque d'encourager la multiplication des officines privées, afin de financer partiellement le système de retraite par répartition avec l'argent des joueurs pathologiques pauvres. Sans parler des coûts sociaux ( dettes, conflits conjugaux et familiaux, dépression, absentéisme, perte d'emploi...)
weibel sur On manque d’ingénieurs
M. Jaussi, sans doute me suis-je mal exprimé. Ce que je souhaite relever, c’est que la société considère que l’intérêt d’une personne pour les sciences dures ne témoigne pas de la culture de cette personne. Aux yeux de la plupart des gens, les sciences dures n’appartiennent pas au cercle de la culture. Pour mériter le titre d’homme cultivé, il faut avoir lu Proust, mais il n’est pas nécessaire d’avoir même essayé d’approcher les mathématiques. Je vous propose cette anecdote: il y a quelques mois, un journal de référence consacrait un article au thème de la maturité. La journaliste, excellente journaliste par ailleurs, commençait son texte par ces mots: «Compenser une moyenne de maths peu glorieuse ou une moyenne de français alarmante par une note magistrale en sport ou en musique ne devrait plus être possible…». Je lui ai écrit ce petit mot: «Madame, vous considérez donc que de faibles connaissances en maths sont peu glorieuses, tandis que de faibles connaissances en français sont alarmantes. Peu glorieux, contre alarmant. S’il me fallait parier, je parierais que vos connaissances en mathématiques sont peu glorieuses, mais que votre français exprime clairement votre pensée». Sa réponse, tout à son honneur, a été presqu’instantanée: «Cher Monsieur, Vous avez diablement raison! J'ai fait état, de manière inconsciente, d'une échelle de valeurs que je ne saurais assumer. Il est vrai que j'étais nulle en maths…». Vous ne pouvez pas ne pas avoir rencontré à de multiples occasions des gens qui disent n’avoir rien compris aux mathématiques ni aux sciences; vous souvenez-vous qu’une seule fois, dans une telle situation, un témoin ait suggéré qu’une telle déclaration trahit un regrettable défaut de culture? C’est ce déséquilibre, peu flatteur pour les ingénieurs, que je voulais évoquer après lecture de l’article de M. Erard: je le crois réel, je le crois aussi fortement ressenti par les jeunes, très tôt, à l’école probablement déjà, ce qui contribue à leur désintérêt pour les sciences exactes.
Albert Jaussi sur On manque d’ingénieurs
M. Weibel, votre réaction me surprend. J'ai passé toute ma vie professionnelle en symbiose avec des ingénieurs, moi m'occupant des problèmes juridiques et économiques, eux de la technique, d'abord dans un grand groupe international, ensuite en qualité de consultant. Les ingénieurs que j'ai connu et qui dans beaucoup de cas sont des amis, étaient des personnes de remarquable culture générale. Nos échanges, surtout hors des heures de travail et dans les longs voyages, étaient à ce point de vue un plaisir renouvelé. Nous nous sommes professionnellement enrichis réciproquement. Soyons clairs: accepter un mandat sur un projet technique sans inclure des ingénieurs expérimentés relève à mon avis de la faute professionnelle. L'évaluation des risques et les solutions pour leur mitigation seraient biaisées, fausses. Permettez-moi d'ajouter que c'est aussi valable dans le sens inverse: j'attends que les ingénieurs consultent pour des problèmes de ma profession, ce qu'ils font en général. Bon sang: un peu de "Selbstbewusstsein"!
weibel sur On manque d’ingénieurs
Sachant qu'un train peut décélérer d'environ un dixième de l'accélération terrestre (c'est environ le coefficient de frottement acier sur acier), quelle est la distance nécessaire pour qu'il s'arrête à partir de 120 kilomètres par heure? Les ingénieurs savent faire ce calcul. Ils n'en sont pas moins jugés incultes s'ils n'ont pas lu Proust. Un lecteur de Proust qui ne saurait pas faire ce calcul élémentaire assume sans aucune gêne ne rien comprendre aux mathématiques, ni à la physique. Il s'en vante, ou au moins proclame qu'il n'en a rien à faire, et personne ne lui disputera cette médiocre prétention. La seule culture reconnue est celle des sciences molles. La vraie culture, celle qui s'intéresse à l'ensemble des connaissances, est méprisée. Les ingénieurs sont les méprisés de notre société.
Noel Benalou sur On manque d’ingénieurs
L'article de M. Erard appelle deux observations : d'une part la pénurie d'ingénieurs n'est pas un phénomène local mais bel et bien général. D'autre part elle n'est pas une fatalité comme le laissent entendre les résultats de certaines enquêtes notamment en Suisse en se focalisant sur les effets sans remonter aux véritables causes de cette situation. Le manque d'ingénieurs s'observe non seulement en Suisse mais un peu partout en Europe, tout particulièrement en France et en Belgique. Alors que la formation d'ingénieurs continue à un rythme soutenu en Chine et en Inde sans pour autant buter sur une crise de vocations ou un changement des préférences chez les étudiants comme c'est le cas en Europe. En effet des enquêtes montrent une désaffection des étudiants à l'égard des sciences exactes et donc celles de l'ingénieur. En outre il semblerait que les grands groupes industriels et les banques ne fassent plus rêver les jeunes. Ceux-ci aspirent à créer leur boîte par goût d'autonomie ou d'aventure entrepreneuriale. A cet égard, il n'est pas inutile de rappeler que la France vient d'élire un jeune président qui est le chantre de la Start-up et de l'économie numérique. Quoi qu'il en soit, l'Europe donne l'impression de s'être endormie sur ses lauriers en négligeant la nécessité de la mise en place d'une politique incitative active en faveur de la formation pour les métiers d'ingénieurs. En ce qui concerne la Suisse, force est de constater que le manque d'ingénieurs résulte d'un choix délibéré des autorités qui semblent avoir donné la primauté à la protection de l'agriculture au détriment de celle de la matière grise et donc de l'avenir. Il va sans dire que la pénurie d'ingénieurs a des causes multiples dont certaines sont exposées dans le papier de M.Erard. A cela s'ajoute la singularité de la situation géographique et linguistique de la Suisse. Il n'est pas exagéré d'affirmer que celle-ci profite pleinement des économies externes en accédant au réservoir de la main-d'oeuvre hautement qualifiée de ses voisins. Par ailleurs certains employeurs suisses se plaignent de l'insuffisance de la relève indigène, sans doute dans un but purement stratégique, à savoir obtenir un assouplissement de la réglementation pour pouvoir recruter des ingénieurs étrangers bon marché, sachant que le coût de formation et le salaire d'un ingénieur sont relativement élevés. A titre d'exemple, l'investissement par étudiant et par an est de 11 000 euros en France, alors que son équivalent est de 19 052 euros en Suisse. Compte tenu des salaires proposés en Suisse, les employeurs n'auraient aucune peine à attirer les travailleurs étrangers hautement qualifiés. Cependant, La seule contrainte qui peut les empêcher à satisfaire pleinement leur demande de travail est l'article constitutionnel concernant le flux migratoire. Le remède à cette pénurie d'ingénieurs consisterait à taxer les entreprises afin de les inciter à internaliser le coût social pour qu'un nombre optimal d'ingénieurs soit formé dans les grandes écoles (EPFL et EPFZ). Il faudrait aussi des mesures d'incitation en faveur des étudiants : une campagne de sensibilisation, encourager la féminisation, un soutien financier sous forme de bourses à des étudiants issus des milieux modestes. Enfin il semblerait que l'ouverture de la Suisse à la libre circulation des personnes ait un impact négatif sur le budget alloué à l'éducation et à la formation, sans doute la situation aurait été pire si la RIE avait été acceptée.
weibel sur On manque d’ingénieurs
La solution au manque d'ingénieurs en Suisse est très simple, Il faut les payer convenablement! Comnme les banquiers par exemple.
Curieux sur Les ambivalences de la mobilité à l’échelle européenne
Bravo d'avoir osé souligner une évidence: on nous présente la "mobilité" comme une nécessité inéluctable du développement - en fait comme une "injonction" - alors qu'il ne s'agit que d'une idéologie aberrante. On devrait plutôt parler de "bougisme". Le point de vue "isolationniste" est une fausse fenêtre, un concept dépréciatif, de propagande, inventé par les adeptes du bougisme, multilatéralistes, européistes, anti-identitaires, immigrationistes, anti-souverainistes, adeptes de la primauté du droit international, etc., pour dénigrer ceux qui mettent en doute leurs idiosyncrasies. En Suisse il n'existe pas d'isolationnistes, pas un seul. Tout le monde est pour une Suisse ouverte, commerçant avec le monde. Il y a seulement une distinction entre le parti de l'étranger: ceux qui veulent donner les clés de notre destin a des pouvoirs étrangers: UE, OTAN, Cour européenne, etc., et ceux qui entendent que la Suisse puisse défendre ses intérêts dans ce monde ouvert. Ces derniers sont diffamés par les premiers (qui tiennent les médias et les universités) par l'étiquette d'isolationnistes. C'est ridicule.
Albert Jaussi sur La Landsgemeinde, mieux que les médias sociaux
Bien que je partage les pros et cons de la "Landsgemeinde" évoqués par l'auteur, je ne pense pas qu'on puisse comparer la "Landgemeinde" qui est un grand évènement, rassemblement cantonal annuel, une fête, aux assemblées communales dans les communes sans parlement élu. Je vis dans une commune de plus de 4000 habitants avec une assemblée de commune, avec 2-3 sessions par année, dans lesquelles la participation atteint dans le meilleur des cas 4 % des personnes habilitées à voter, même lors de l'assemblée devant approuver le rapport annuel de l'année écoulée et le budget annuel de la nouvelle année. Dans des communes zurichoises de plus de 10'000 habitants, cette participation est encore plus basse. Les participants sont toujours les mêmes et les décisions sont souvent préparées dans le cadre des 40 sociétés et des partis locaux où les membres de l'exécutif sont bien représentés. L'exécutif a un trop grand pouvoir et il y a un manque de contrôle. Et lorsque il faut intervenir hors assemblée, par exemple à cause d'une violation de permis de construire, d'ordonnances fédérales relative aux nuisances, ou si on demande des explications sur une adjudication de travaux importants qui semble douteuse, on dérange et on entend des horreurs juridiques de la part de l'exécutif. Je connais un cas dans une commune argovienne où des initiants ont été harcelés, y compris égratignure de voiture et bris de fenêtres. Simplement parce qu'ils ont lancé une initiative qui gênait. C'est seulement grâce à leur pugnacité qu'ils ont gagnés. N.B. l'exécutif complet ne se représente plus aux prochaines élections. Mais ce fut une guerre, et non un débat démocratique.
Thomas Maeder sur L’hydroélectricité n’a pas à se plaindre de la Stratégie énergétique 2050
Il ne me semble pas très rationnel de votre part de fustiger les investissements dans le pompage-turbinage, alors qu'ils sont nécessaires pour gérer les fluctuations du solaire et de l'éolien que vous appelez de vos voeux ! Blâmer les électriciens suisses parce que les Allemands préfèrent "gérer" avec du charbon (avec les conséquences que l'on sait*) me semble également bien peu pertinent… * A. Markandya & P. Wilkinson, Electricity Generation and Health, The Lancet 370, pp. 979-990, 2007
Durussel André sur Balades à Lausanne à travers textes d’auteurs et dessins
Les auteurs de "Lausanne, promenades littéraires" relient agréablement le passé et le présent dans cet ouvrage "grand public". Ils sont issus du monde des lettres et Stéphane Petermann vient même de prendre la présidence de l'Association des Amis de Gustave Roud (AAGR). Ce sont là des références sérieuses (et plaisantes) et, pour une fois, non polarisées (ou polluées...) d'emblée par ces idées gauchisantes qui sévissaient parmi les écrivains vaudois de ma génération... Merci à Pierre Jeanneret pour cette recension qui donne véritablement envie de découvrir cet ouvrage.
Durussel André sur Les pétards mouillés des opposants à la Stratégie énergétique 2050
Mensonges les plus grossiers ? Eh bien, non ! Pas d'accord. Les arguments des opposants n'usent pas de tels qualificatifs et leur position est fondée. Mais l'on est dans un domaine désormais idéologique et tous les arguments que l'on va nous servir ne font qu'aggraver le débat. Les thuriféraires du marché de l'électricité en sont les premières victimes.

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