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Partis politiques : Ne pas confondre PDC et UDC

Les attaques de la gauche contre le PDC concernant sa position dans le monde politique suisse sont en partie justifiées. En effet, le PDC lors des grandes votations populaires, est régulièrement en contradiction avec les idées de la gauche.
Le site www.parlarating.ch, dont DP (n°1451) a déjà évoqué les avantages et inconvénients, permet toutefois de donner une vision plus nuancée de la question. On rappellera que les chercheurs qui ont créé le site classent les conseillers nationaux sur une échelle allant de -10 (gauche) à + 10 (droite) en se basant sur les votes nominaux au Parlement. Les résultats sont donc bien plus objectifs que si l’on devait se fier uniquement aux déclarations des partis ou des candidats concernant tel ou tel objet.

La gauche plus compacte
que la droite
Le rating 2003 corrigera peut-être en partie les résultats (il sera publié courant octobre) mais il ne modifiera pas des tendances déjà visibles depuis plusieurs années. Ces tendances indiquent clairement que, si la gauche (du Parti du Travail jusqu’aux Verts via le PS) forme un bloc très homogène (de Ð 8 à Ð 10), les partis de droite sont nettement plus dispersés entre eux et à l’intérieur de leurs propres rangs. Entre 2000 et 2002, le PDC avait une médiane proche de 0, alors que l’UDC était proche de + 9. Le Parti radical trouve sa place entre les deux à environ + 5.
Bien que l’utilisation de ce genre de chiffres donne une vision abstraite des positions des uns et des autres, il semble qu’une telle différence entre PDC et UDC soit réellement significative. D’un point de vue objectif, il paraît alors très problématique de prétendre qu’il est équivalent d’élire un ou une future conseillère fédérale PDC ou UDC.
En regardant un peu dans le passé, nous pouvons également tirer une bonne leçon de l’élection de Pascal Couchepin. Celui-ci obtenait en quatre législatures, avant de devenir conseiller fédéral, le score de + 5,8 – ce qui est très élevé et indique un positionnement très à droite. Aujourd’hui, on devrait peut-être se méfier très sérieusement d’un candidat dont le score est quasiment le même : Franz Steinegger avec + 5,7. En comparaison, Joseph Deiss, entre 1996 et 1998, se situait à Ð 0,2.
En ce qui concerne l’UDC, on voit mal un candidat non blochérien représenter son parti car ils ne sont guère plus de 10% à s’en distancier significativement. L’illusion de pouvoir élire un ou une autre UDC proche des tendances qualifiées de bernoise ou grisonne n’est pas réaliste. Le sentiment très fort de polarisation de la vie politique entre la gauche et l’UDC est vérifié par les chiffres. Par contre, le PDC n’a pas encore rejoint le camp de l’extrême. Il faudra en tenir compte lors de la prochaine élection du Conseil fédéral.

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