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Vertes querelles

Le parti écologiste zurichois se déchire entre aile
«droite» et aile «gauche». L’assemblée annuelle vient d’élire à la
coprésidence le duo Balthasar Glättli/Marlies Banziger à la place des
coprésidents sortants, Martin Bäumle et Vreni Püntener. Balthasar
Glättli, proche des syndicats, avait ces derniers temps violemment
attaqué Martin Bäumle, en l’accusant d’être «trop à droite». Bäumle
avait répliqué en traitant Glättli «d’extrémiste de gauche», fort de
son excellent bilan de président : apaisement du parti après une crise
similaire en 1998 et gain de deux sièges au Conseil national ainsi que
de nombreux députés au Grand Conseil. Le vote a mis au jour la division
du parti : la victoire de l’aile «gauche» est certes nette, mais les
deux camps sont de force à peu près égale (Glättli et Banziger ont été
élus par 140 voix contre 119).
Le résultat connu, l’une des
partisanes de Bäumle les plus en vue, la conseillère d’Etat Verena
Diener, a publiquement souhaité la scission des Verts zurichois en
«vert-libéral» et «vert-social». Diener avait temporairement renoncé à
son affiliation au parti lors de la crise de 1998 et son soutien aux
récentes mesures d’austérité du Conseil d’Etat a été fort peu apprécié
par l’aile «gauche». Le parti suisse, présidé par une autre Zurichoise,
Ruth Genner (qui soutenait Glättli), a tenté de ramener le calme. Une
scission n’est toutefois pas encore à l’ordre du jour et plusieurs
membres appartenant à l’aile «droite» se sont exprimés contre une telle
éventualité.
Cet événement montre les difficultés qu’ont parfois les
Verts à choisir entre une politique de gauche ou axée avant tout sur la
défense de l’environnement. Ce dilemme est bien visible dans de
nombreux cantons. A Saint-Gall, les Verts présentaient deux listes :
les «Grünen» et les «Grünliberalen». A Berne, deux partis différents,
mais tous deux membres des Verts suisses, ont fait liste commune pour
les élections fédérales, tout en restant séparés au niveau communal et
cantonal : les Verts-Liste Libre, qui oscillent entre centre gauche et
centre droit et l’Alliance Verte et Sociale, proche des syndicats et la
plupart du temps plus à gauche que le PS. Dans le canton de Vaud, la
fusion entre l’Alternative Socialiste Verte et le Groupement pour la
protection de l’environnement (le second étant considéré comme moins «à
gauche» que la première) a plutôt bien fonctionné et personne
n’envisage pour le moment un scénario à la zurichoise. Il existe
cependant en Suisse romande un mouvement écologiste clairement affiché
à droite, Ecologie libérale, récemment créé par des membres des partis
bourgeois.

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