Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant, différent, réformiste du 31 octobre 1963 au 24 juin 2021
Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
Après 58 ans, Domaine Public a cessé de paraître. Ce site ne publiera plus de nouveaux articles et est en cours de transformation pour présenter l'histoire et les archives du journal.

MANIFESTE bELLASI: Le premier pas chaloupé d’un candidat romand

Charles Favre ne connaît pas encore la Berne fédérale. En toute ignorance, il a signé l’appel contre la « campagne de désinformation » sur l’affaire Bellasi.

Le parquet fédéral peut être glissant, même pour ceux qui n’y dansent pas (encore). Pour preuve : le conseiller d’État radical vaudois Charles Favre, attendu avec curiosité au Conseil national par une presse alémanique à la recherche d’un successeur potentiel à Pascal Couchepin, vient de faire une figure fort peu élégante. Indigné par la « campagne de désinformation » sur l’affaire Bellasi, il a commis l’imprudence de signer un appel venu de Suisse alémanique, sans se soucier de sa provenance politique ni de la compagnie dans laquelle il allait se trouver. Or, toutes sortes de signes bien connus dans la Berne fédérale auraient dû le mettre en éveil : le titre démagogue et impersonnellement accusateur («On abuse de la confiance du peuple »), le texte (une dénonciation en règle de tous les médias), le secrétariat (installé dans le bastion conservateur de l’Argovie), la parution dans l’hebdomadaire d’extrême-droite Schweizerzeit, généreusement diffusé auprès des responsables politiques du pays.
Résultat de tant de légèreté : avec le libéral sortant Charles Friderici et l’inclassable municipal lausannois Francis Thévoz, Charles Favre se retrouve seul candidat vaudois aux élections fédérales parmi les quelque cent vingt premiers signataires. Parmi lesquels on trouve moins de dix Romands, dont un ancien président de la Confédération (Georges-André Chevallaz), un ancien premier citoyen du pays (Jean-François Leuba), un commandant de corps (Jean Abt), le colonel des Milices vaudoises (Didier Amy), le président de l’UDC valaisanne et une femme, une militante de « Jeunesse sans drogue » de la tendance libérale-famille-patrie.
Au reste, la centaine habituelle de nostalgiques suisses : politiciens se disant « démocrates » plus ou moins violeurs de la loi antiraciste, anciens élus ultraconservateurs, officiers généraux à disposition (ou actifs, voir plus haut), etc.
Bref, la relève est assurée. yj

Une réaction? Une correction? Un complément d’information? Ecrivez-nous!
logo creative commmons Republier
La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, https://www.domainepublic.ch/articles/6286 - Merci
DOMAINE PUBLIC

Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant et différent depuis 1963
En continu, avec liens et réactions sur https://www.domainepublic.ch
Newsletter gratuite chaque lundi: les articles, le magazine PDF et l'eBook
En continu, avec liens et réactions sur https://www.domainepublic.ch

Lien vers l'article: https://www.domainepublic.ch/articles/6286

Thématiques

Accueil

Auteures / Auteurs

Les articles

Les publications

Le Kiosque

À propos de DP