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UBS/LTCM: Touche pas à ma cote

L’implication de l’UBS dans la débâcle du Long Term Capital Management n’a pas frappé les médias suisses romands, à l’inverse des suisses alémaniques.
Ces pertes colossales renvoient pourtant à un système aux effets destructeurs.

Ë ce jour, lundi 28 septembre, la presse romande a fait preuve d’une étonnante retenue dans l’affaire UBS/LTCM (Long Term Capital Management). Pas un mot annonciateur jeudi 24 septembre, des comptes rendus gentillets après la conférence de presse extraordinaire de ce même jeudi, le quasi oubli dès samedi, pour se contenter enfin, le lundi 28, d’une simple reprise du communiqué ATS, lui-même inspiré de la presse alémanique.
C’est que les journaux d’Outre-Sarine ont fait, eux, des recherches approfondies sur le sujet. Certes, l’affaire a échappé aux hebdomadaires d’information générale (Die Weltwoche, Facts) et économique (Schweiz Handelszeitung, Cash, mais non Finanz und Wirtschaft) pour cause de délai rédactionnel. En revanche, dès vendredi, les quotidiens se déchaînent, NZZ comprise, qui reste comme à son habitude la plus sereine ? à longueur de colonnes et sous diverses plumes.
Les deux journaux dominicaux posent la question de la compétence de MM. Ospel (Sonntags-Zeitung) et Cabiallavetta (Sonntags-Blick). Le coup de grâce est donné lundi dernier par le TagesAnzeiger, qui, sobrement, en page économique, précise le montant total des engagements du « hedge fund » sauvé par l’UBS, alias LTCM : 1250 (mille deux-cent cinquante) milliards de dollars, au lieu des 125 milliards avoués jusqu’alors.

Un profil de tueur sous des allures de gentleman

On comprend mieux la brutale chute des cours de l’action UBS en fin de semaine dernière, et surtout la prompte et forte réaction de la Commission fédérale des banques, qui a aussitôt déclenché une enquête. Mais la palme revient à un quotidien non financier. Dans son édition des 27 et 28 septembre, Le Monde brosse le portrait hallucinant de John Meriwether, « génie de la finance et personnage de roman », principal associé de LTCM, « au profil de tueur sous des allures de gentleman ». Foudroyé une première fois en 1991, J. Meriwether se relève et surfe sur les ondes de la spéculation boursière. Avec succès jusqu’à la semaine dernière. En bon mathématicien, il sait que tous les calculs sont aléatoires et que la probabilité existe d’un deuxième redressement dans les années à venir.
Il se trouvera bien de gros investisseurs, la plus grande banque suisse entre autres, pour jouer les gogos. Au prix d’un risque momentané en bourse et sans trop d’effet durable sur le rating. yj

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