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Sauvetage de Goumois: Qui casse, paie !

La Suisse pourrait faire preuve de générosité à l’égard des Français qui ont permis le sauvetage des touristes zurichois.Par exemple, en participant au financement de l’opération.

Après le sauvetage des spéléologues à Goumois, une question inévitable a été posée dans les médias : qui va payer ? Les doctrines sont totalement opposées dans les deux pays. En France, l’Etat paie et rien n’est facturé aux particuliers, ce qui ne préjuge en rien d’éventuelles suites juridiques. En Suisse, ce sont les assurances qui ouvrent leur porte-monnaie. Ainsi, la Rega facture ses interventions.
Des voix s’étaient élevées chez nos voisins pour remettre en cause le principe de la gratuité, en particulier lors de certains sauvetages en montagne où l’imprudence semblait manifeste. Mais rien n’a changé et la France n’est pas la seule à appliquer cette règle. L’Australie a mobilisé sa marine de guerre il y a quatre ans pour sauver deux concurrents du Vendée Globe victimes d’une mauvaise fortune survenue en mer. Le droit maritime prévoit bien sûr que les sauvetages sont gratuits. Des personnes avaient néanmoins contesté la pratique, du côté de Sydney, trouvant un peu fort de café de mobiliser des bâtiments de combat pendant trois semaines pour récupérer des solitaires qui avaient mal mesuré les risques. La marine australienne avait coupé court avec élégance en signalant que ces opérations constituaient un excellent exercice en situation réelle.
Après le sauvetage de Goumois, les médias français ont souligné, avec discrétion, que la récupération de ces jeunes touristes zurichois avait coûté fort cher, de l’ordre de quatre millions de francs français. La ville de Zurich, le canton et la Confédération pourraient faire un geste en faisant un don équivalent aux institutions françaises qui ont contribué au sauvetage, sans demander un décompte des frais, ce qui serait mesquin.
Un tel don, des cacahuètes pour les puissants de la Limmat, aurait le mérite du panache et de la générosité. En filigrane, on sentait bien dans les propos des télévisions d’Outre-Jura, que ces Suisses auraient tout de même pu faire leurs bêtises chez eux. Profiter des autres correspond exactement à l’image traditionnelle de notre pays à l’étranger. Nous avons là une bonne occasion de briser cette vision, hélas pas toujours fausse, il faut bien le dire. jg

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