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Neuchâtel, potions amères

Riche passé qui laisse un fond solide, difficultés présentes, notamment pour l’aménagement des structures hospitalières

Photo Rafmagn
Photo Rafmagn (licence CC)

C’est une histoire un peu triste et même désolante. Elle concerne le canton de Neuchâtel.

Sa superficie n’est pas très grande, tout comme le nombre de ses habitants. Il a un lac très étendu qui est le plus grand entièrement sur le territoire suisse. Avec sans surprise, un littoral le long duquel on peut voir nombre de maisons dites de maîtres dont l’existence doit probablement quelque chose à l’intérêt que le roi de Prusse avait en son temps accordé à ce qui était sa principauté. Il a aussi deux vallées et également deux villes dans ce que nous appelons les Montagnes.

Et pas n’importe quelles villes! Le Locle et La Chaux-de-Fonds ont été le berceau de l’horlogerie qui a rayonné dans le monde entier et a fait d’elles, forcément, des villes ouvrières. Ces activités industrielles leur ont apporté durant des décennies un puissant dynamisme et une relative aisance financière, aussi bien privée que publique. Par exemple, s’est créé en 1944, dans ce qu’on appelle la «métropole horlogère», le Club 44, qui a reçu la visite de nombre de célébrités de toutes disciplines – un club par ailleurs sexiste puisque, jusqu’en 1970, seuls les hommes étaient admis à fréquenter les conférences du jeudi soir.

La Chaux-de-Fonds rappelle souvent qu’elle est la troisième plus grande ville de Suisse romande. Elle s’est développée selon un urbanisme particulier à l’image d’un grand damier, dont l’intérêt est tel qu’il a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On ne sera pas surpris que Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier, y soit né en 1887 et y ait fait ses premières armes avant d’aller s’installer à Paris alors qu’il avait 30 ans.

C’est dans cette ville qu’est né, également en 1887, Frédéric Louis Sauser qui prit, entre autres, le nom de plume de Blaise Cendrars. Il la quittera déjà à l’âge de 17 ans pour se rendre en Russie, puis aux Etats-Unis, puis en France, puis…

Et n’oublions pas la naissance,  en 1891, de Jules Humbert-Droz d’abord militant révolutionnaire communiste parti pour Moscou en 1919 et revenu en 1935 après que Staline lui a dit «Allez au diable!» Il s’est inscrit ensuite au parti socialiste et devint secrétaire du PSS, et aussi militant pacifiste.

Le droit d’être fiers

C’est là, à n’en pas douter, un très riche héritage dont les habitants des Montagnes ont légitimement le droit d’être fiers. Au cours de cette période bénie (c’est une expression), le Haut ouvrier pouvait regarder de haut (c’est le cas de le dire, et il s’en privait rarement) un littoral jugé à son goût un peu trop intellectuel (l’Université y est implantée) et supposé encore trop aristocratique (ce qui est un vice rédhibitoire).

Mais le temps a passé. L’industrie horlogère a essaimé, ses marques les plus prestigieuses sont maintenant établies ailleurs que dans les Montagnes et la plupart de celles qui y subsistent ont été rachetées par des personnes ou plus souvent par des sociétés venues d’ailleurs. La mondialisation est passée par là.

L’économie du pays s’en trouve transformée. Elle se développe désormais plutôt sur le plateau entre Zurich et Genève, en passant bien sûr par Berne et par Lausanne. Le canton agricole que fut Fribourg se trouve sur cet axe et bénéficie d’un effet d’entraînement alors que Neuchâtel est repoussé aux marges, ce qui explique, en partie, pourquoi il parvient à cumuler un taux de chômage élevé et une lourde charge fiscale.

Bref, le canton de Neuchâtel n’est pas au mieux de sa forme. Une récente émission de Temps Présent le rappelait. Il serait toutefois un peu exagéré d’affirmer que tout va de mal en pis. Plusieurs centres de recherche – en particulier le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (Csem) – regroupés au sein de Microcity, attestent d’un dynamisme certain. Mais, problème, les travaux qui y sont accomplis permettent le développement de nouvelles activités… pour beaucoup ailleurs que dans le canton!

Comment réorganiser les hôpitaux?

Cerise amère sur le gâteau, Neuchâtel se déchire depuis quelques années sur la question hospitalière, ou, plus précisément, sur la question de savoir si et comment il doit réorganiser ses activités hospitalières.

Rappel. Les sept hôpitaux que comptait le canton ont été réunis au sein d’une structure unique en 2005 (projet approuvé alors par 75% des suffrages) en particulier parce que globalement leurs coûts par habitant figuraient parmi les plus élevés du pays. Sont venues se greffer au début de cette décennie de nouvelles dispositions de la loi sur l’assurance-maladie, notamment celle qui permet le libre choix de l’hôpital dans lequel les patients veulent être traités et celle qui introduit le concept de concurrence entre les établissements: la saine émulation devant permettre une réduction des coûts ou du moins un ralentissement de leur croissance, comme chacune devrait maintenant le savoir et comme chacun peut l’observer avec l’augmentation à peine perceptible des primes d’assurance-maladie…

Aux changements qui viennent d’être mentionnés, il convient d’attacher une attention au moins aussi grande à l’évolution des techniques médicales qui se traduit par une augmentation constante des traitements ambulatoires, une réduction de la durée des séjours stationnaires dans les hôpitaux, une spécialisation toujours plus marquée et la création de cabinets de groupe qui se substituent progressivement aux médecins de famille.

Et n’entrons pas trop dans le détail des effets du vieillissement de la population – dans une trentaine d’années il y aura 50 retraités (contre 30 actuellement) pour 100 personnes actives – avec ses répercussions sur les techniques médicales, les institutions de soins aigus et gériatriques, la création et l’adaptation de logements et le financement de ces transformations inéluctables.

Le feu aux poudres

En ayant en tête ces éléments, et quelques autres encore, le Conseil d’Etat, suivi par le Grand Conseil, a proposé de créer un hôpital cantonal dans le Bas à même de couvrir quelque 80% des besoins sanitaires de la population (les 20% restant étant pris en charge par des cliniques privées ou, pour les cas les plus lourds, par les hôpitaux universitaires de Berne, Lausanne ou Genève). Le Haut se voyait attribuer un hôpital de réadaptation (incluant une policlinique ouverte en continu) qui paraît répondre assez bien aux besoins d’une population vieillissante.

Sitôt connues, ces intentions ont mis le feu aux poudres dans le Haut qui s’est considéré comme déclassé et dévalorisé. Est partie de là une initiative pour «deux hôpitaux sûrs, autonomes et complémentaires» qui a été approuvée, en février dernier, par 52% des votants, grâce à un soutien remarqué de quatre cinquièmes de oui dans le Haut.

Disons les choses simplement, c’est-à-dire en évitant de faire dans le psychodrame: le canton n’a pas les moyens – déjà que ses finances sont en piètre état – de s’offrir ce qui est demandé par l’initiative. Les masses critiques ne seront pas atteintes dans l’hôpital du Haut comme c’était déjà le cas antérieurement de sorte que certaines activités – entre autres l’unité de soins intensifs – ont dû être regroupées dans le Bas.

L’absence de masse critique signifie que des formations de médecins-assistants ne pourront pas être validées par les instances médicales compétentes au niveau national et que des médecins renonceront à travailler dans le Haut, par exemple parce qu’ils devraient assurer des permanences un week-end sur deux, alors que c’est un week-end sur trois ou sur quatre dans un hôpital ayant précisément lesdites masses critiques et donc mieux doté en personnel.Deux hôpitaux autonomes signifient aussi deux administrations distinctes pour assurer leur gestion; il serait surprenant que leurs coûts soient moindres qu’avec l’organisation proposée par le Conseil d’Etat.

Cousue de fil blanc

Quant à la complémentarité constamment mentionnée par les initiants, elle concerne principalement la collaboration avec les cliniques privées (Genolier). Hypothèse pour le moins hardie quand on sait que ce groupe financier ne cache pas son objectif de prendre aux établissements publics autant de cas que possible – évidemment des cas plutôt simples et rentables, en particulier en orthopédie, et de laisser les cas plus compliqués et moins rentables aux établissements publics.

Un indice, voire une preuve, que telles sont effectivement ses intentions? Genolier n’a pas hésité à faire barrage à l’aménagement de salles d’opération prévues par un groupe d’ophtalmologues (Centre neuchâtelois d’ophtalmologie, CNO). La raison de cette attitude est cousue de fil blanc: éviter de perdre des cas rentables que pratiquaient dans ses locaux plusieurs des médecins maintenant réunis dans CNO.

Ainsi, un groupe financier privé a tenté de s’opposer à des projets de médecins eux aussi privés. Ce constat augure bien, à n’en pas douter, de la complémentarité préconisée entre établissements publics et privés!

L’idée portée par l’initiative renvoie à des conceptions, pratiques et techniques médicales dépassées. C’est un peu comme si l’initiative avait demandé le maintien des médecins de famille parce qu’ils constituent une solution préférable à celle des cabinets de groupe ou des policliniques. Tout en oubliant qu’il y a de moins en moins de médecins de famille et que d’ici peu il n’y en aura plus.

(A suivre)

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Discussion

  • 1
    Antoine Wasserfallen

    Excellent article de désespoir. Sur un canton historique prestigieux qui provoque constamment l’admiration de ceux qui l’auscultent. La trame du canton de Neuchâtel est vraiment mystérieuse: car qu’est-ce qui fait que vraiment un tel destin d’anciens succès va aller vers la constriction totale, puis l’abandon et, soyons francs, sa ruine? Parfois il me vient à l’idée que c’est l’égoïsme, égoïsme des élites myopes depuis la fin du vingtième siècle du canton, égoïsme des intellectuels aujourd’hui introvertis du canton, égoïsme des familles bourgeoises décadentes du canton et l’égoïsme des individus de notre siècle en général du canton qui a provoqué cet immense abandon. Dans la mentalité des esprits qui renient leurs siècles précédents je ne vois aucune possibilité de rebond, c’est très mystérieux: comment expliquer que l’esprit rétréci des habitants forme finalement le territoire? Comment expliquer que cette dépendance conditionne l’échec? Neuchâtel pour cela est comme toujours un précurseur, peut-être de la Suisse entière?

  • 2
    Laurent Ducommun

    S’il y a quelqu’un qui connaît bien le monde hospitalier neuchâtelois, c’est bien Jean-Pierre Ghelfi, qui, à l’époque jeune conseiller communal de la ville de Neuchâtel, s’était déjà cassé, malheureusement au propre comme au figuré, sur le dossier hospitalier de la ville, et avait en conséquence pris la décision de démissionner. J’en prends acte, tout cela pour dire que le monde hospitalier est souvent un monde de requins affamés par le sang qui coule, et qu’il est sans doute plus prudent de ne pas trop l’approcher à mains nues…

    Avant de revenir ensuite brièvement au sujet hospitalier, j’en viens d’abord à ce qui est le fond du problème, à savoir le différend Haut-Bas. Etant du Haut et y ayant vécu toute ma jeunesse, puis m’étant exilé dans le Bas, j’aimerais rappeler quelques vérités dont je suis toujours effaré que la plupart des politiciens de ce canton semblent ignorer.

    La première est que la notion de rivalité Haut-Bas est un concept du Bas. Un habitant des Montagnes n’utilise pas ce concept, mais parle de mépris du Bas envers le Haut, ce qui n’est pas tout à fait la même chose., vous en conviendrez.

    La seconde est historique, sociologique et structurelle et tient à la décision du seigneur de Valangin en 1372, plus de quatre cent ans avant les révolutions européennes. Jean d’Aarberg accorda en effet des privilèges considérables, proprement révolutionnaires, à tous ceux qui se mettraient à défricher le dénommé «Clos des franchises», à savoir les actuelles Montagnes neuchêteloises: Le Locle (qui deviendra la première commune), La Sagne, Les Ponts, La Chaux de Fonds et la vallée de la Brévine. Ces privilèges consistaient en particulier à la propriété inaliénable – sauf en cas d’abandon – de tout terrain défriché et des constructions qui y étaient érigées; en outre leur propriétaire était autorisé à donner ses biens en héritage à ses enfants. En contrepartie les défricheurs devaient des impôts au seigneur de Valangin; certaint parlent de sommes rondelettes, d’autres de redevances peu importantes, ce qui à mon humble avis est le plus probable. Ces défricheurs ont été surnommés les Francs Habergeants, ce qui en langage moderne signifient tout simplement les hommes libres.

    Alors que tout bourgeois du Bas respectait et craignait le seigneur, car ce dernier pouvait très bien en tout temps les abaisser, voire les ruiner, les hommes libres du Haut ne craignait pour ainsi dire que leurs voisins, car il y avait évidemment d’inévitables conflits.

    En 750 ans d’histoire ces hommes libres le sont restés et ont toujours manifesté une farouche indépendance d’esprit et le refus de toute soumission à une autorité extérieure.

    Ce n’est pas pour rien que le socialisme, le communisme, l’anarchisme et plus tard le gauchisme et l’autogestion y ont trouvé un terreau favorable. En outre le génie horloger était basé sur cette structure en maille de multiples sous-traitants indépendants.

    Il y a quelques années l’affaire des pianos du conservatoire de La Chaux-de-Fonds est symptomatique de cette différence de mentalité. Pour ceux du Bas ces pianos appartenaient à l’Etat de Neuchâtel et pouvaient être rapatriés sans problème dans le Bas. Pour ceux du Haut ces pianos appartenaient à la communauté du Haut et leur rapatriement dans le Bas a été considéré comme un vol de la part du souverain, ici de l’Etat.

    Pour en revenir enfin aux hôpitaux, la structure hiérarchique et pyramidale de l’HNE est complètement étrangère à la mentalité du Haut. Là on y pense et travaille justement par unités autonomes dans un système hiérarchique plutôt lâche.

    Vouloir en conséquence marier ces deux mentalités, même sous la pression des lois fédérales, reste à mon avis une chimère.

  • 3
    Christophe Schouwey

    Bien qu’ayant de la peine à me forger une opinion tranchée dans ce dossier très compliqué, je trouve que l’article comprend quelques omissions discutables. Corrigez-moi si je me trompe, mais je crois savoir que:

    1.La structure unique votée en 2005 prévoyait le maintien de deux hôpitaux et c’est sur la base de cette promesse que la Ville de La Chaux-de-Fonds accepta de donner son hôpital au canton, contre bons soins et non en vue d’une noyade.

    2. Le peuple neuchâtelois confirmait cette option il y a quelques années. Le gouvernement décida ensuite que son propre projet accepté en votation n’était pas applicable et qu’il s’asseyait donc sur la décision du peuple.

    Après cela, il nous était permis de douter que le CTR promis pour les Montagnes était vraiment viable.

    Tout cela amènera peut-être à un mouvement en faveur de la création d’un nouveau canton, surtout après la votation de septembre prochain sur la répartition des impôts des frontaliers, qui mettra encore plus en lumière les divisions.

    Sur le fond, je comprends le point de vue lacustre (nouvel adjectif à la mode pour désigner les Neuchâtelois du bas) selon lequel il faut que l’hôpital de Neuchâtel soit le plus fort possible face à Berne ou Lausanne, ce qui passe par une absorption de l’hôpital de La Chaux-de-Fonds. Mais en tant que Chaux-de-fonnier, il m’importe avant tout d’avoir un hôpital proche de chez mois compétent pour l’écrasant majorité des petites interventions. Si je dois me déplacer pour une grosse opération, Berne n’est pas beaucoup plus loin que Neuchâtel…

    Compte tenu de l’historique désastreux de la gestion hospitalière dans le canton de Neuchâtel, une politique peu ambitieuse s’impose. Si le nombre d’opérations hors canton augmente, cela ne sera pas forcément plus coûteux.

    • 3.1
      Laurent Ducommun

      Je suis entièrement d’accord avec vous, et en particulier sur les coûts.

      Il est évident toutefois que si des services essentiels vont par exemple à l’Inselspital à Berne, le coût pour l’assuré sera à peu près le même; la seule conséquence, importante à première vue il est vrai, sera la perte d’emplois hospitaliers dans le canton au profit du voisin, ce qui est le leitmotiv du conseiller d’Etat Kurth dans ce dossier. Pour moi cette menace est ridicule. Les impôts des Neuchâtelois travaillant à Berne sont déjà conséquents, j’en étais une preuve d’ailleurs, jusqu’à ma retraite. Et nous ne vivons plus au 19e siècle avec des cantons forts, autonomes et indépendants.

      Un autre aspect soulevé par Monsieur Schouwey est le mouvement pour la création d’un nouveau canton. Dans le Bas du canton, et malheureusement aussi au gouvernement, on ne se rend pas compte de l’animosité du Haut envers le Bas du canton, et en corollaire son mépris du Haut. Si en septembre prochain les deux objets cantonaux – impôts frontaliers et hôtel judiciaire- ne sont pas acceptés, l’unité du canton de Neuchâtel ne sera plus qu’une idée du passé. Et il sera ensuite trop tard dans le Bas pour s’apercevoir tout ce que les deux villes industrielles du Haut, avec leur important apport frontalier, apportent d’essentiel à l’économie de tout le canton.

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