Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963

De «l’initiative de crise» à l’action publique face à la crise des «subprimes»

Crise et chômage sont devenus des phénomènes durables auxquels on sait mieux répondre

Photo Wikimedia
Photo Wikimedia (licence CC)

Les propositions de l’initiative populaire pour combattre la crise des années 30 ont été vivement combattues au motif qu’il fallait éviter par-dessus tout de socialiser l’économie suisse. Vraiment? Aujourd’hui ces propositions constituent l’action «normale» des pouvoirs publics.

«L’industrie horlogère a subi des pertes gigantesques, au point que la contrée où elle s’exerçait est tombée dans une grande misère. Les chances de voir cette industrie retrouver son ancienne prospérité sont malheureusement fort minimes.» Cette citation n’est pas tirée d’un discours prononcé lors de la toute récente Foire internationale de l’horlogerie de Bâle, mais du Message du Conseil fédéral sur l’initiative populaire «pour combattre la crise et ses effets». Lancée par le parti socialiste suisse et l’Union syndicale suisse, elle a été déposée le 30 novembre 1934 munie de 334’699 signatures.

Il n’y a pas de lien entre cette initiative et la crise de 2007-2008 – dite des subprimes –, sinon que celle vécue ces dernières années est considérée comme la plus grave depuis précisément celle des années 30. Mais néanmoins deux enseignements. D’une part, la politique monétaire a été inexistante dans les années 30, alors que Keynes la recommandait déjà. D’autre part, le Conseil fédéral rejetait un texte dont l’acceptation aurait conduit à une socialisation de notre vie économique.

Le Conseil fédéral de l’époque a fait diligence pour la traiter. Il a publié son Message le 6 mars 1935, plus de trois mois à peine après son dépôt. Les Chambres ont procédé à un examen tout aussi rapide de sorte que la votation a pu intervenir le 2 juin déjà. Le peuple l’a repoussée par 567’425 non contre 425’242 oui. Trois cantons et deux demi-cantons l’ont acceptée – aucun canton romand ne l’a soutenue. La participation, impressionnante, s’est élevée à 84,4%.

La raison de la célérité des débats tient au fait que l’initiative soulève – admirons la formulation – «une question fondamentale de la plus haute importance et c’est pourquoi le Conseil fédéral […] en recommande nettement et résolument le rejet». En la soumettant quasi séance tenante au vote, son intention était certainement d’éviter de prolonger un débat public qui ne pouvait, à son avis, que porter préjudice au pays et à son économie.

Keynes et la grande dépression

Petite parenthèse pour rappeler que le livre de John M. Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, a été publié en février 1936. Le débat sur l’initiative de crise, au milieu des années 30, a opposé, pour simplifier, les tenants de l’économie classique (David Ricardo et ses principaux successeurs, Stuart Mill et Alfred Marshall) et la grande famille socialiste et marxiste. A quelques reprises d’ailleurs, le Conseil fédéral fait référence à Karl Marx pour apporter, croit-il, de l’eau au moulin de son argumentation. A défaut d’avoir terminé en 1935 la rédaction de sa Théorie Keynes avait déjà publié en 1930, un article intitulé La grande dépression (The Great Slump) dont les premiers mots sont: «Le monde met du temps à réaliser que cette année se déroule à l’ombre de l’une des plus graves catastrophes économiques des temps modernes.»

Ce texte explique très succinctement pourquoi et comment se produit un décalage entre les prix et les coûts, qui ne sera pas résorbé par la baisse des salaires. Il formule la recommandation que le premier pas pour sortir du cauchemar qui pourrait encore durer, dit-il, de très nombreuses années – ce qui s’est bien produit –, est que les autorités des banques centrales des Etats-Unis, de France et d’Angleterre décident résolument d’agir ensemble pour restaurer la confiance sur le marché international des capitaux à long terme – ce qu’elles n’ont pas fait. Une telle action permettrait de rétablir les activités des entreprises, les prix et les profits afin de relancer le commerce international et la machine économique dans un délai raisonnable.

Plus vigilant que jamais

Dans son Message de 1935, le Conseil fédéral n’envisage à aucun moment une intervention éventuelle de la Banque nationale suisse. La seule référence relative à la monnaie est pour insister sur le fait qu’il importe par-dessus tout de veiller à ce qu’elle conserve sa valeur afin de ne pas réduire le crédit dont jouit le pays: «Si l’endettement de la Confédération s’accroissait, l’étranger, qui observe avec méfiance l’évolution de la crise en Suisse, ne manquerait pas de saisir cette occasion et de spéculer à la baisse sur le franc suisse […] Il faut être aujourd’hui plus vigilant que jamais, il faut éviter tout ce qui serait de nature à éveiller la méfiance, tant à l’étranger qu’en Suisse. Le fléchissement de la confiance dans le franc suisse aurait pour conséquence de forts retraits d’argent, des retraits de dépôts étrangers et la thésaurisation de l’or.» Le gouvernement n’évoque pas non plus la possibilité de procéder à la dévaluation du franc. Laquelle finira pourtant par intervenir en septembre 1936 et permettra enfin à la Suisse de sortir du cauchemar évoqué par Keynes.

Près de 80 ans plus tard, la situation ne se présente pas de la même manière, en particulier parce que les monnaies ne sont plus rattachées à l’or et «flottent» les unes par rapport aux autres depuis les années 70. Face à la crise des subprimes et la déstabilisation du système financier international qui en découle, ce sont les banques centrales des pays développés qui ont décidé d’intervenir avec l’objectif de relancer la machine économique et de préparer une sortie progressive de la crise. Leurs actions résolues sont intervenues sous la forme de ce qui a été appelé le «quantitative easing» (QE) par l’achat de titres (actions et obligations) pour des centaines de milliards d’unités monétaires, ainsi que par la baisse des taux d’intérêt. Elles ont au fond appliqué la recommandation formulée par Keynes en 1930.

Les événements imposent leur volonté

Il faut aussi dire quelques mots du contenu de l’initiative de crise et des arguments auxquels le Conseil fédéral a recouru pour s’y opposer. Pour combattre la crise, l’initiative demande, dans ses grandes lignes, que la Confédération veille à maintenir le pouvoir de consommation du peuple en combattant la baisse générale des salaires et du prix de la production agricole et artisanale, assurant ainsi un revenu du travail suffisant. La Confédération doit procurer du travail et réglementer le placement; dégrever les entreprises agricoles et artisanales; garantir une assurance-chômage; développer l’exportation de produits industriels et agricoles, ainsi que le tourisme; réglementer le marché financier et contrôler les cartels et les trusts.

La position de principe adoptée par le Conseil fédéral pour s’opposer aux propositions de l’initiative ressort d’une déclaration faite en 1932 devant le Conseil national par le chef du département de l’économie publique et qui est reprise dans le Message: «La situation dans laquelle nous nous trouvons et la crise que nous subissons conduisent forcément à certaines conséquences qu’aucun moyen ne nous permet d’éliminer. Il importe peu que nous voulions ou non baisser les salaires et les prix. Ce n’est pas nous qui commandons, les événements imposent leur volonté et nous n’en sommes que les exécuteurs.»

Première incursion de la mondialisation

Plusieurs des activités considérées alors comme les plus importantes ont aujourd’hui pratiquement disparu. Mais en 1934 «la broderie n’exhibe plus que les débris lamentables de sa prospérité d’antan; les industries de la soie et du coton ont rétrogradé dans une mesure telle que les milieux industriels concernés […] ont sollicité des mesures de protection; l’industrie du chocolat et l’industrie du lait condensé ont aussi perdu presque tous leurs débouchés à l’étranger». Idem pour l’industrie horlogère (voir la citation figurant au début de cet article). L’industrie des machines «se trouve dans une situation très critique; le nombre des ouvriers de fabrique est, en Suisse, moindre qu’avant la guerre (de 14-18, donc)». La mondialisation fait une première incursion: les phénomènes mentionnés ci-dessus «sont en premier lieu […] la conséquence inéluctable d’une nouvelle répartition des marchés mondiaux […]; là où persiste la demande de produits suisses, de nombreuses commandes se perdent, les frais de production en Suisse étant trop élevés comparativement à la capacité de paiement de l’étranger et aux frais de production des Etats qui sont en concurrence avec nous.» Avec la conséquence qu’il «faudra de longues années de patience et de sacrifice pour rétablir nos exportations, si même ce rétablissement est possible». D’où la conclusion que «crise et chômage sont devenus un problème mondial et ont le caractère d’un phénomène durable».

Socialisation de la vie économique

Le Conseil fédéral ne croit pas un instant que ce qu’il qualifie de transformation fondamentale du régime économique existant puisse améliorer la situation: «Beaucoup de ses partisans ne s’en rendent pas compte ou ne le désirent même pas, l’initiative de crise, si elle était adoptée, conduirait en réalité à une socialisation de notre vie économique.» Ce serait la pire des choses qui pourrait arriver au pays. La crise est certes une très dure épreuve. Mais moindre, à son avis, que les graves risques que représentent les propositions contenues dans l’initiative.

La situation économique continuera de se détériorer jusqu’à ce que l’Italie, l’Allemagne, l’Angleterre, la France et les Etats-Unis (entre autres) dévaluent leur monnaie dans le désordre avec des explications plus ou moins tarabiscotées (la valeur des monnaies était déterminée par rapport à une certaine quantité d’or) et que le Conseil fédéral prenne le 27 septembre 1936 un arrêté qui dévalue le franc de 30%.

Au final, il faut souligner que les nouvelles tâches envisagées par l’initiative de crise, rejetées avec véhémence par le Conseil fédéral, sont devenues autant de missions qui, pour l’essentiel, sont considérées comme normales. Le moins qu’on puisse dire est que l’économie n’en est pas pour autant devenue socialiste et que, même amendé, le libéralisme économique s’en porte toujours aussi bien et paraît aujourd’hui tout aussi dominant qu’hier.

DOMAINE PUBLIC

Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant et différent depuis 1963
En continu, avec liens et réactions sur https://www.domainepublic.ch
Newsletter gratuite chaque lundi: les articles, le magazine PDF et l'eBook
En continu, avec liens et réactions sur https://www.domainepublic.ch

Lien vers l'article: https://www.domainepublic.ch/articles/31281
logo creative commmons Republier
La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, https://www.domainepublic.ch/articles/31281 - Merci

Si vous avez apprécié cet article, ne manquez pas les prochains en vous abonnant gratuitement au moyen d'une des trois options suivantes.

L'hebdomadaire

Articles par courriel

Flux RSS

Recevez tous les lundi par courriel le sommaire des nouveaux articles et le lien vers l'édition PDF ou l'édition eBook.
Recevez chaque article dès parution (un courriel par jour au plus).
Lisez les articles dans votre agrégateur, ajoutez les sur votre blog ou site.

Si vous avez apprécié cet article, ne manquez pas les prochains en vous abonnant gratuitement au moyen d'une des trois options suivantes.

L'hebdomadaire

Recevez tous les lundi par courriel le sommaire des nouveaux articles et le lien vers l'édition PDF ou l'édition eBook. Je m'abonne

Articles par courriel

Recevez chaque article dès parution (un courriel par jour au plus). Je m'abonne

Flux RSS

Lisez les articles dans votre agrégateur, ajoutez les sur votre blog ou site. Je m'abonne

Discussion

  • L’article de M.Ghelfi nous montre de manière documentée et argumentée que les politiques de stabilisation, tout particulièrement celles menées par les banques centrales des pays développés pour amortir les conséquences de la crise financière de 2008, et donc pour éviter la contagion du secteur réel de l’économie, étaient autrefois considérées dans les milieux académiques, économiques et politiques comme des tentatives de socialisation de la vie économique. De ce fait elles étaient farouchement combattues par les conservateurs qui étaient majoritaires au Conseil fédéral. Le credo de ces derniers peut se résumer ainsi : il n’est pas question de s’écarter d’une gestion rigoureuse, et les déséquilibres observés sur les divers marchés ne pourront se résorber que par une flexibilité des prix et des salaires nominaux. Ainsi la stabilité du franc, l’équilibre budgétaire et l’aversion à l’égard de la dette publique étaient des principes non négociables, sous peine de favoriser la main visible de l’Etat sur l’économie et donc de porter atteinte aux régulations endogènes de celle-ci.

    C’est sur la base de cette argumentation que les propositions du parti socialiste et de l’Union syndicale suisse étaient combattues, alors qu’elles constituaient les réponses appropriées à la crise économique des années 1930 avec le développement du chômage qui touchait simultanément plusieurs secteurs (chocolat, lait, horlogerie, textile, machines…). Avec le recul, il est frappant de constater que «l’initiative de crise» véhiculait des idées nouvelles avec un certain parfum keynésien et cela en l’absence d’un cadre conceptuel: la baisse des salaires n’est pas la solution au problème de la crise. Celle-ci réside dans la faiblesse du pouvoir d’achat tant en Suisse que chez ses principaux partenaires commerciaux. Autrement dit une faiblesse de la demande globale (consommation des ménages et recul des exportations en raison de la récession à l’étranger).

    Ce contexte de crise a été rationalisé par Keynes dans son œuvre maitresse citée par M. Ghelfi: dans une économie monétaire la récession et le chômage peuvent résulter d’une déficience de la demande globale dans la mesure où les ménages et les entreprises peuvent être amenés à se contraindre mutuellement, et cela sans pouvoir internaliser les conséquences de leurs choix rationnels au plan individuel, mais néfastes au plan collectif. Cette situation de non-coopération avec ses inefficiences qu’on connaît bien en théorie des jeux sous le nom de dilemme du prisonnier s’explique aisément:

    Une entreprise qui rencontre des difficultés de vente ne baisse pas, dans un premier temps, ses prix pour desserrer sa contrainte de débouchés, mais elle s’ajuste par les quantités: réduire les effectifs (licenciements du personnel), réviser à la baisse son plan de production, accumuler involontairement et temporairement des stocks, raccourcir les délais de livraison. De même les ménages ou les individus ne pouvant négocier les quantités de travail désirées révisent à la baisse leur consommation de biens et services, ce qui tendrait à renforcer la contrainte des entreprises sur le marché des biens et services. lesquelles à leur tour répercutent ce rationnement sur leur demande de travail, et donc elles accentuent le rationnement des ménages sur le marché du travail. Ainsi ce mécanisme de rationnement mutuel pousse l’économie vers une situation de sous-emploi qu’on peut qualifier de chômage keynésien: les entreprises sont rationnées sur le marché des biens et services, alors que les ménages le sont sur le marché du travail (un excès d’offre généralisé).

    Evidemment ce déséquilibre qui correspond tout à fait au diagnostic de la gauche et de l’Union syndicale suisse dans les années 30 ne saurait être corrigé par une baisse des salaires, mais par des mesures en faveur de la demande: par exemple une dévaluation de la monnaie pour stimuler les exportations, sous réserve que les partenaires commerciaux n’utilisent pas tous en même temps cet instrument, une baisse des taux d’intérêt par la banque centrale (sans exclure la trappe à liquidité rendant la politique monétaire impuissante), la mise en place des stabilisateurs automatiques telles que l’assurance-chômage, les allégements fiscaux en faveur de catégories à forte propension à consommer, le déficit budgétaire peut aussi être autorisé comme outil de stabilisation, à condition que l’Etat respecte scrupuleusement sa contrainte budgétaire intertemporelle afin d’éviter une situation à la française où le déficit budgétaire est utilisé de façon asymétrique depuis 1974 à nos jours.

    Avec le recul nécessaire et compte tenu des apprentissages tant théoriques et qu’empiriques, les divergences entre les partisans de «l’initiative de crise» et les conservateurs s’expliquent en fait par le diagnostic qui a été établi sur la situation économique d’alors: pour de nombreux décideurs politiques et économiques le chômage était de nature classique en ce sens qu’il s’expliquait par un salaire réel trop élevé et donc par l’insuffisance de la rentabilité de l’offre. C’est pourquoi ils recommandaient des mesures en faveur de l’offre comme la baisse des salaires, alors qu’ils oublient que le salaire est à la fois un coût et un revenu. De nos jours comme le rappelle M. Ghelfi à juste titre, les mesures de stabilisation conjoncturelle constituent les normes sur lesquelles il semble exister un large consensus pourvu qu’elles soient utilisées à bon escient. L’ironie de l’histoire, les interventions de la puissance publique notamment via les banques centrales et par des soutiens publics actifs à l’économie ne sont plus considérées comme une socialisation rampante, et donc nuisible à l’économie de marché, mais elles ont permis de sauver le capitalisme débridé qui encourage la spéculation financière et la cupidité souvent au détriment du bien-être collectif.

  • Très intéressante perspective historique. Il est toujours fascinant de voir les conservateurs de droite d’aujourd’hui défendre des acquis que leurs prédécesseurs d’autrefois combattaient farouchement.

    Sur le fond, Keynes a suggéré des interventions qui sont venues enrichir la caisse à outils des Etats et banques centrales. Cette caisse à outils est cependant encore bien sommaire. Quels sont les outils qui viendront l’enrichir à l’avenir, qui nous paraitront naturels dans 100 ans, mais qui sont combattus aujourd’hui? Et qui les combat? Forcément des conservateurs de droite?

    L’économie mondialisée est une mécanique efficace, avec toutefois des perdants dans ce « meilleur des mondes ». Outre l’environnement largement maltraité, il y a des gens sacrifiés, non pas délibérément bien sûr. Mais tous les projets visant à réintégrer les laissés pour compte viennent buter contre la mécanique du marché, et sont donc combattus par les gagnants de ce «meilleur de mondes», qui sont, quoi qu’on en dise, la majorité. La majorité, bien qu’elle s’en défende, fait des choix qui consistent à dire aux perdants «Acceptez de souffrir en silence ; c’est pour le bien du plus grand nombre».

    Quel projet, quels nouveaux outils les Keynes d’aujourd’hui sauront inventer, et surtout quels gouvernements oseront les mettre en œuvre? On sent bien que le marché est un frein à des actions de régulation bienvenues, et que la mobilité des acteurs économiques et des actifs financiers paralyse les autorités. Seules des mesures protectionnistes laissent entrevoir la récupération de quelques moyens d’action, au prix, en apparence, d’une dégradation (momentanée?) de la situation. Si ces mesures ne conviennent pas aux gagnants, quelles autres mesures ont-ils à proposer à part la résignation?

  • 3
    Jeanneret Pierre

    Excellents, ce rappel historique d’une initiative mise au pilori comme «rouge» et la corrélation opérée avec la situation actuelle.

Les commentaires sont fermés.

Accueil

Les auteur-e-s

Les articles

Les publications

Le Kiosque

A propos de DP