Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant, différent, réformiste du 31 octobre 1963 au 24 juin 2021
Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant, différent, réformiste depuis 1963
Après 58 ans, Domaine Public a cessé de paraître. Ce site ne publiera plus de nouveaux articles et est en cours de transformation pour présenter l'histoire et les archives du journal.

La surveillance des banques ne peut être confiée à des banquiers

Dans le Tages Anzeiger, Rudolf Strahm épingle la Commission fédérale des banques

Les scandales en cascades qui ébranlent le monde de la finance et en tout dernier lieu l’effondrement du château de cartes construit par Bernard Madoff ont sérieusement ébranlé le crédit de la SEC, l’autorité américaine de contrôle des marchés financiers. Le président élu s’est d’ailleurs empressé d’annoncer la désignation de sa nouvelle responsable, chargée de remettre de l’ordre dans une maison qui semble avoir conjugué le laxisme et l’incompétence.

L’alter ego helvétique de la SEC, la Commission fédérale des banques (CFB) a jusqu’à présent été épargnée par les critiques. Un traitement de faveur immérité qui irrite Rudolf Strahm. Dans sa chronique bimensuelle (Tages Anzeiger, 16.12.2008), l’ancien surveillant des prix rappelle que la CFB a avalisé le nouveau modèle de gestion du risque d’UBS en automne 2004. Un modèle qui a permis à la banque de croître sans fonds propres suffisants. Si UBS avait dû se conformer à l’exigence de fonds propres imposée maintenant par la CFB, elle n’aurait pu accumuler autant de titres pourris et n’aurait pas dû appeler l’Etat à son secours.

Strahm pointe du doigt le manque de courage et d’indépendance de la CFB. Son président est un ancien d’UBS et la majorité de ses membres siègent dans des conseils d’administration de banques. «Tous se réfèrent au même modèle de gestion du risque, à la même logique, aux mêmes critères d’appréciation de la situation». Le département fédéral des finances n’a pas montré beaucoup plus de clairvoyance. Alors qu’au cours de la dernière décennie, la CFB lui a transmis dix cas de violation flagrante de la loi sur les bourses, il n’a prononcé qu’une seule peine avec amende.

C’est dire que le Parlement doit maintenant jouer pleinement son rôle politique et édicter des règles qui empêchent le retour d’une pareille déconfiture.

Une réaction? Une correction? Un complément d’information? Ecrivez-nous!
logo creative commmons Republier
La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, https://www.domainepublic.ch/articles/10015 - Merci
DOMAINE PUBLIC

Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Indépendant et différent depuis 1963
En continu, avec liens et réactions sur https://www.domainepublic.ch
Newsletter gratuite chaque lundi: les articles, le magazine PDF et l'eBook
En continu, avec liens et réactions sur https://www.domainepublic.ch

Lien vers l'article: https://www.domainepublic.ch/articles/10015

Thématiques

Accueil

Auteures / Auteurs

Les articles

Les publications

Le Kiosque

À propos de DP