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	<title>Domaine Public &#187; 1642</title>
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	<description>Analyses, commentaires et informations sur l&#039;actualité suisse</description>
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		<title>DP 1642</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Apr 2005 21:44:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmestre</dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITION]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></content:encoded>
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		<title>Marques suisses : Ricola : Le bonheur à sucer</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco Danesi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société / histoire]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[Emil Richterich achète la boulangerie Bleile à Laufon, près de Bâle, en 1924. Trois générations plus tard, une holding vend au monde entier les Ricola inventés en 1940 par le grand-père. C&#8217;est un rêve à [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Emil Richterich achète la boulangerie Bleile à<br />
Laufon, près de Bâle, en 1924. Trois générations plus tard, une holding<br />
vend au monde entier les Ricola inventés en 1940 par le grand-père.<br />
C&#8217;est un rêve à 230 millions de chiffre d&#8217;affaires sur les berges de la<br />
Lauffen, la rivière qui traverse le bourg plutôt voué au ciment et à la<br />
céramique.<br />La boulangerie aligne une centaine de spécialités. En<br />
tête d&#8217;affiche, il y a le célèbre Fünfermocken, une boule à cinq<br />
centimes au goût de caramel et le Hustenwohl, une sucrerie à base<br />
d&#8217;herbes contre la toux et le rhume. A partir de 1930, Emil fabrique<br />
les confiseries de son magasin. Il fonde la Richterich &amp; Co.<br />
Laufon, dont les initiales accoucheront trente ans plus tard de<br />
l&#8217;acronyme Ricola. Pour l&#8217;heure, les bonbons sortent d&#8217;une cuisine<br />
chauffée au charbon, équipée de chaudrons, d&#8217;une table frigorifique,<br />
d&#8217;une presse à vis et de tambours à dragées. Rosa Beck, la femme de<br />
Richterich, forte de son expérience acquise au Café Singer, lieu de<br />
rendez-vous des notables près de la gare de Bâle, traque les goûts de<br />
la bonne société, tandis qu&#8217;Emil fait la tournée des clients à vélo.<br />
Les affaires prospèrent. On savoure les confiseries Bleile bien au-delà<br />
de Laufon.</p>
<p>La recette magique<br />Pour résister à la crise des<br />
années trente &#8211; chômage et douceurs ne font pas bon ménage &#8211; Emil<br />
mélange treize herbes du cru, en secret. La recette repose dans un<br />
coffre, à l&#8217;abri des curieux et des concurrents. Plantain, alchémille,<br />
sureau, guimauve, menthe, thym, sauge, primevère, marrube, pimprenelle,<br />
véronique, mauve, millefeuille et mélisse se marient à gorge déployée.<br />
Le chiffre d&#8217;affaires tient bon. Il résiste également à la Deuxième<br />
Guerre mondiale. Les Suisses, malgré la pénurie, achètent les sucres<br />
Ricola avec leurs cartes de rationnement. On les suce et on les dissout<br />
dans l&#8217;eau bouillante pour soulager inflammations et angines.</p>
<p>Des bonbons bio et responsables<br />Aujourd&#8217;hui,<br />
il faut un millier de tonnes d&#8217;herbes fraîches, cultivées sans<br />
herbicides, pesticides, fongicides ni autres engrais chimiques, pour<br />
produire l&#8217;assortiment annuel des produits Ricola, riche d&#8217;une gamme de<br />
quarante-cinq variétés de bonbons et de tisanes.<br />L&#8217;artisan du début<br />
se métamorphose en capitaine d&#8217;industrie, épaulé par le fils Hans<br />
Peter. La première machine fait son apparition en 1954. Elle préfigure<br />
l&#8217;automatisation à venir, soumise cependant au respect quasi religieux<br />
des herbes chères au fondateur de l&#8217;entreprise. Ricola fabrique<br />
elle-même les appareils nécessaires à l&#8217;extraction des essences. Même<br />
si l&#8217;on arrache toujours à la main les mauvaises herbes, dans les deux<br />
cents exploitations agricoles indépendantes qui bénéficient d&#8217;un<br />
contrat d&#8217;achat ferme de leur production. Et l&#8217;on colore les petites<br />
pastilles transparentes avec des jus naturels de betterave, de carotte<br />
ou d&#8217;épinard. Le label Bio Suisse est à ce prix.<br />Tout comme la<br />
responsabilité sociale à l&#8217;égard des quatre cents collaborateurs qui<br />
empilent 160 millions d&#8217;emballages chaque année est ancrée dans la<br />
conscience collective «de participer au maintien d&#8217;une qualité<br />
exemplaire» selon la formule imaginée par le service de presse. Le<br />
grand-père connaissait tous ses employés. De nos jours, des cours de<br />
formation continue ou des contrats de travail sur mesure remplacent le<br />
paternalisme d&#8217;antan. Sans oublier le traditionnel pique-nique -<br />
destiné autrefois à la récolte des herbes &#8211; qui réunit patron et<br />
salariés le temps d&#8217;une journée anachronique où le ciel semble à portée<br />
de main avec une gorge en bonne santé.</p>
<p>Le sucre aux herbes et rien d&#8217;autre<br />Avec<br />
Hans Peter à la barre, le fils d&#8217;Emil, Ricola trouve son nom et<br />
concentre sa production. Il réduit l&#8217;assortiment aux bonbons et à la<br />
boule au caramel. Le choix porte ses fruits. Désormais, les spécialités<br />
à base d&#8217;herbes effacent la diversité disparate d&#8217;origine. L&#8217;infusion<br />
calme refroidissements et grippes à partir de 1968, alors que la fièvre<br />
contestataire enflamme les continents. C&#8217;est aussi l&#8217;époque des<br />
premières tentatives d&#8217;exportations vers l&#8217;Italie. Le succès dans les<br />
kiosques de la péninsule entraîne Ricola au Luxembourg, en Allemagne et<br />
en France, avant de s&#8217;envoler à la conquête des Etats-Unis et du Japon.<br />
Cinquante pays sucent maintenant huit bonbons sur dix sortis de l&#8217;usine<br />
de Laufon. Emil applaudit et meurt en 1973, fier du travail accompli.<br />Avec<br />
les années nonante et le petit-fils Felix, Ricola regroupe les sociétés<br />
indépendantes qui la composent en une holding dont les actions<br />
appartiennent à la famille Richterich. Sur la lancée, elle ravit en<br />
1992 Disch à Nestlé, neutralisant ainsi un concurrent séculaire, et<br />
s&#8217;établit durablement en Asie via une filiale basée à Singapour depuis<br />
1994. Si la recette reste la même, elle se décline de manière<br />
différente, voire exclusive, selon les goûts des marchés et des pays.<br />
Elle est à la fois multiforme et globalisée. En un mot, cosmopolite.<br />
Comme la beauté des bâtiments de la société &#8211; exaltée par le génie des<br />
architectes Herzog et de Meuron qui détournent volontiers les Ricola en<br />
pâte à modeler &#8211; et le mécénat artistique &#8211; nourri par la Fondation<br />
Emil et Rosa Richterich-Beck.<br /><a href="http://www.ricola.ch"><br />
www.ricola.ch</a></p>
<p><a target="_blank" href="http://www.swissinfo.org/fre/economie/detail/Un_morceau_de_Suisse_brun_dur_et_a_succes.html?siteSect=161&amp;sid=6710047&amp;cKey=1147405336000">Dossier</a> de Swissinfo</p>
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		<title>Mesures d&#8217;économies : Quand le menuisier est borgne</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/2671</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Daniel Delley</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons dit tout le mal qu&#8217;il faut penser du programme d&#8217;allégement budgétaire de la Confédération (cf. DP n° 1641), un bricolage à l&#8217;aveugle qui fait l&#8217;impasse sur un débat politique portant sur les missions [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons dit tout le mal qu&#8217;il faut penser du programme d&#8217;allégement budgétaire de la Confédération (cf. DP n° 1641), un bricolage à l&#8217;aveugle qui fait l&#8217;impasse sur un débat politique portant sur les missions prioritaires de l&#8217;Etat. Le Programme d&#8217;abandon des tâches (PAT) qui le complète vaut-il mieux ?<br />Le Conseil fédéral vient de présenter 160 mesures qui devraient alléger le budget de 190 millions par an et conduire à la suppression de 800 postes. Les départements ont passé au peigne fin leurs activités, avec pour mission de réduire leurs dépenses de consommation et d&#8217;investissement de 5% d&#8217;ici 2008 et leurs dépenses de personnel de 3%. <br />Sous la lame du rabot et de la scie : les prestations non essentielles à l&#8217;exécution des tâches, l&#8217;abaissement des standards de qualité des prestations, la rationalisation des processus. Pour le Conseil fédéral, l&#8217;intérêt de l&#8217;exercice réside dans le fait qu&#8217;il n&#8217;implique pratiquement pas de révisions légales, d&#8217;où une mise en &oelig;uvre rapide.<br />La lecture de la liste des mesures proposées ne convainc pas. A nouveau, on additionne des économies pour que le compte soit bon : 30 000 francs par ci, 100 000 par là, exceptionnellement quatre ou cinq millions, des postes non repourvus. On sent que les administrations ont gratté dans les recoins pour satisfaire aux exigences du gouvernement. Le Département de justice et police se distingue par son zèle. Alors que les objectifs fixés lui imposaient des économies de 18,6 millions à l&#8217;horizon 2008, il annonce fièrement 28 millions. Qui dit mieux ?</p>
<p>Définir des priorités<br />Mais le catalogue ne nous dit rien de l&#8217;impact de ces mesures sur les prestations, encore moins sur les conséquences de ces coupes sur les politiques concernées. Quels coûts collectifs et quel transfert de charges représentent l&#8217;abandon de projets de prévention à l&#8217;Office fédéral de la santé publique, la réduction des moyens de la police fédérale et du Ministère public de la Confédération, la réduction des dépenses en matière d&#8217;entraide judiciaire internationale, par exemple ?<br />Par ailleurs l&#8217;exercice ne prend pas en compte d&#8217;éventuels besoins qui nécessiteraient des moyens supplémentaires. Renoncer à des actions de moindre importance, d&#8217;accord ; mais pourquoi ne pas dégager simultanément des priorités qui, le cas échéant, justifieraient un effort financier accru ? Cette lacune montre bien les limites d&#8217;un exercice portant exclusivement sur la réduction des dépenses et non sur la définition des tâches de l&#8217;Etat et l&#8217;établissement de priorités.<br />Pour rendre cet exercice cohérent et politiquement signifiant, le Conseil fédéral et le Parlement devraient disposer d&#8217;un budget basé sur les tâches de l&#8217;Etat, traduites en prestations aptes à réaliser des objectifs. C&#8217;est à cette condition seulement que les autorités pourraient prendre des décisions budgétaires sensées parce que fondées sur des choix politiques. A défaut, elles se contentent de bricoler, en maniant maladroitement le rabot et la scie.	jd</p>
<p>Pour le programme d&#8217;abandon des tâches, consulter le site www.dff.admin.ch/f/aktuell/news<br />Pour la technique du budget par prestations, voir<br />DP n° 1628, Budget : pour rendre possible<br />les choix politiques et le contrôle démocratique.<br />www.miefi.gouv.fr/lolf pour l&#8217;expérience française<br />www.geneve.ch/ge-pilote pour le projet genevois</p>
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		<title>Pour une solidarité sans frontières</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/2672</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Daniel Delley</dc:creator>
				<category><![CDATA[Travail / syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;application du principe de la libre circulation des travailleurs aux nouveaux pays membres de l&#8217;Union européenne, ainsi que la libéralisation du commerce des services en Europe et dans le cadre de l&#8217;OMC, suscitent des réflexes [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;application du principe de la libre circulation des travailleurs aux nouveaux pays membres de l&#8217;Union européenne, ainsi que la libéralisation du commerce des services en Europe et dans le cadre de l&#8217;OMC, suscitent des réflexes protectionnistes. Comme si aujourd&#8217;hui un pays pouvait seul défendre efficacement ses intérêts économiques ou telle ou telle catégorie professionnelle.<br />Dans l&#8217;une de ses récentes chroniques &#8211; L&#8217;Express du 28 mars dernier &#8211; Jacques Attali rappelle un événement historique d&#8217;une brûlante actualité. En 1864, les syndicats britanniques, récemment fondés, firent le choix du libre-échange contre le protectionnisme. Ils estimèrent que la meilleure manière de résister à la concurrence des pays à bas salaires consistait à aider les salariés de ces pays à améliorer leurs conditions de travail et non à ériger des barrières douanières. Ils créèrent à cet effet l&#8217;Association internationale des travailleurs, chargée de soutenir les luttes des ouvriers du continent pour de meilleurs salaires. Débuta alors une période d&#8217;exceptionnelle croissance qui dura jusqu&#8217;à la Première Guerre mondiale.<br />Cette année, la fête du 1er mai met en valeur la double revendication de justice sociale et de solidarité sans frontières. Deux exigences indissociables qui excluent bien sûr la sous-enchère sociale tolérée par la droite libérale. Mais qui ne tolèrent pas non plus le protectionnisme frileux qui tente parfois la gauche et les syndicats. Cette solidarité sans frontières pourrait trouver concrétisation dans des alliances entre syndicats des pays européens, de manière à coordonner les actions, grèves y compris, susceptibles d&#8217;améliorer les conditions de travail des salariés des pays socialement les moins avancés. Comme les syndicats britanniques au milieu du xixe siècle, les organisations des salariés les mieux lotis doivent prendre conscience qu&#8217;elles ont tout intérêt à ce que progresse le sort des moins bien lotis.	jd</p>
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		<title>Forum : Au concours !</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/3029</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Duboux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[Imaginons une dizaine de cabinets d&#8217;avocats invités chacun à simuler un procès à venir, un seul d&#8217;entre eux gagnant la possibilité de plaider réellement et ainsi d&#8217;être défrayé pour cette prestation. Ou encore une vingtaine [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Imaginons une dizaine de cabinets d&#8217;avocats invités chacun à simuler un procès à venir, un seul d&#8217;entre eux gagnant la possibilité de plaider réellement et ainsi d&#8217;être défrayé pour cette prestation. Ou encore une vingtaine de médecins à qui serait présenté le même patient et qui devraient fournir anamnèse et diagnostic. Parmi eux, celui qui semble être le meilleur toucherait ses honoraires, les autres seraient remerciés de leur participation. Et pour finir considérons une quarantaine d&#8217;employés devant présenter un projet de gestion et de rationalisation de leurs tâches. Seul l&#8217;élu choisi aurait droit au travail ainsi qu&#8217;au salaire.<br />Inimaginable ? Détrompez-vous ! Les professions artistiques pratiquent ce type de formule depuis longtemps. En 1831 déjà, le peintre Eugène Delacroix en traçait les avantages et les limites dans sa Lettre sur les concours (L&#8217;échoppe, Caen, 1985).</p>
<p>Conjuguer au lieu de séparer<br />Le journal 24 heures du 14 avril 2004 nous informe que le projet pour le nouveau musée des Beaux-Arts déchaîne les passions et que l&#8217;architecte cantonal en est le premier surpris : &laquo;Je tablais sur environ 150 inscriptions. Or, aujourd&#8217;hui, nous en sommes déjà à 249&raquo;. En effet, le concours d&#8217;architecture a enregistré 340 inscriptions provenant de quinze pays différents et a répertorié finalement 249 projets d&#8217;autant de bureaux d&#8217;architectes. Pour mémoire, le concours international de 1890, qui a abouti en 1904 à la construction de l&#8217;actuel musée des Beaux-Arts, avait mobilisé 36 concurrents.<br />L&#8217;ampleur de la participation à un concours dépend avant tout de deux facteurs : l&#8217;intérêt pour le thème à traiter et la situation conjoncturelle. Ainsi, si l&#8217;organisateur peut évidemment se féliciter d&#8217;un grand nombre d&#8217;inscriptions, cet engouement peut être aussi le signe révélateur d&#8217;une profession en difficulté avec, pour corollaire, une exacerbation des rivalités. Le concours ressemble à une compétition sportive : une ligne, des concurrents, une course, un gagnant et quelques prix de consolation. Formule entonnoir postulant que le meilleur l&#8217;emporte, alors qu&#8217;il est désigné à la suite des délibérations subjectives des membres du jury. Processus à cent lieues de l&#8217;objectivité d&#8217;une photo-finish. Comme l&#8217;appelle de ses v&oelig;ux Albert Jacquard dans son récent Halte aux Jeux (Stock, Paris, 2004), il vaudrait mieux rechercher une formule qui conjugue les forces au lieu de les pousser à s&#8217;affronter.</p>
<p>Une facture de dix millions<br />Le concours aujourd&#8217;hui tient plus du marathon que du cent mètres. Ce n&#8217;est pas une simple idée qui est demandée mais déjà un projet élaboré. Celui-ci représente un immense engagement de la part des concurrents qui doivent proposer et communiquer, par la maquette et l&#8217;image, rien moins qu&#8217;un objet unique, conditionné par un strict cahier des charges et un règlement dictant précisément les droits et devoirs de chacun. Evidemment, les participants s&#8217;y plient au risque d&#8217;être éliminés avant même le premier passage du jury.<br />Or souvent le concours n&#8217;aboutit pas. Le travail des architectes est réalisé ainsi à bien plaire. Comme si on refusait à Federer la prime du tournoi qu&#8217;il vient de remporter ! Les exemples sont légions. En 1890, le premier prix n&#8217;a pas été attribué lors du concours pour l&#8217;édification de l&#8217;actuel musée des Beaux-Arts. Plus récemment à Lausanne, les projets des architectes lauréats, Luigi Snozzi pour l&#8217;îlot Riponne-Tunnel, Bernard Tschumi pour la plateforme du Flon, ou Mestelan-Gachet pour la campagne de l&#8217;Hermitage, n&#8217;ont pas été réalisés. Il est clair que les motifs &#8211; programme ou déclassement de zone refusés &#8211; qui ont abouti à l&#8217;abandon des projets sont de la responsabilité des organisateurs. Ces derniers devraient veiller à la réelle faisabilité des concours qu&#8217;ils lancent et à la garantie de leur financement. C&#8217;est pourquoi il n&#8217;est pas acceptable de faire si peu cas de l&#8217;investissement des participants qui ne facturent pas leur prestation. Selon les informations de l&#8217;architecte cantonal croisées avec celles de Tracés, bulletin technique de la Suisse romande (www.revue-traces.ch), le concours du nouveau musée des Beaux-Arts aurait généré des coûts pour environ dix millions de francs aux frais exclusifs des concurrents.	</p>
<p>Charles Duboux<br />Artiste et architecte</p>
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		<title>Ecologie : Mutations chez les Verts américains</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/3292</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gérard Escher</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement / énergie]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[D&#8217;ici peu de temps, prédit Stewart Brand, un des coryphées des Verts américains et fondateur du Whole Earth Catalogue, les écologistes auront totalement changé d&#8217;avis sur quatre sujets majeurs : la surpopulation, l&#8217;urbanisation, l&#8217;énergie nucléaire [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;ici peu de temps, prédit Stewart Brand, un des coryphées des Verts américains et fondateur du Whole Earth Catalogue, les écologistes auront totalement changé d&#8217;avis sur quatre sujets majeurs : la surpopulation, l&#8217;urbanisation, l&#8217;énergie nucléaire et le génie génétique.</p>
<p>La ville contre les enfants<br />La chute de la natalité est telle qu&#8217;aujourd&#8217;hui déjà un tiers des pays de la planète ne remplace plus sa population. En 2050, toutes choses égales par ailleurs, le taux de 2,1 sera globalement atteint et l&#8217;humanité fera du surplace. La surpopulation n&#8217;est plus un problème global. L&#8217;urbanisation est la cause de cette modification extrêmement rapide. S&#8217;il vaut la peine d&#8217;avoir des enfants à la campagne, en ville par contre ils ne représentent que dépense. Or, au début 2005, nous venons de franchir un seuil symbolique : plus de la moitié de l&#8217;humanité vit maintenant en ville. En comparaison le taux d&#8217;urbanisation atteignait à peine 13% au début du siècle passé.</p>
<p>Respecter le principe de précaution<br />Stewart Brand reconnaît que même aux Etats-Unis, le mouvement écologiste est fortement opposé au génie génétique quand il s&#8217;agit de l&#8217;appliquer à l&#8217;environnement. Il relève cependant que les Amish, chrétiens fondamentalistes et technophobes, excellents fermiers, ont embrassé les cultures transgéniques. A production égale, l&#8217;usage des pesticides et des engrais peut être fortement réduit. De plus, l&#8217;une des urgences environnementales est d&#8217;enrayer la progression de certaines espèces envahissantes, qui dans deux cas sur dix sont responsables de la réduction de la biodiversité (les 80% restants découlent de la disparition de l&#8217;habitat). Pour éliminer ou stériliser, par exemple, la moule zébrée qui envahit tous les lacs d&#8217;Amérique, il faudrait dompter quelques bactéries via la manipulation génétique. Voilà pourquoi il y a de bonnes raisons de soutenir le génie génétique, mais de combattre en même temps sa privatisation et de créer des conditions d&#8217;utilisation qui respectent le principe de précaution.</p>
<p>Le nucléaire &laquo;propre&raquo;<br />Le mouvement écologiste veut s&#8217;attaquer au réchauffement de la planète, associé à l&#8217;augmentation des gaz à effet de serre produits par l&#8217;activité humaine. James Lovelock, inspirateur de &laquo;l&#8217;hypothèse Gaia&raquo;, et Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace, ont déjà fait le pas. L&#8217;énergie nucléaire, &laquo;propre&raquo; en termes de gaz à effet de serre, doit être encouragée et de nouvelles générations de réacteurs développés. Surtout il faut aménager un système politique mondial où le traitement du matériel nucléaire profite à tous, en évitant ainsi le détournement à usage militaire.<br />Selon Stewart Brand, le succès du mouvement écologiste s&#8217;explique par l&#8217;alliance de deux forces contradictoires, le romantisme et la science. Les romantiques s&#8217;identifient avec la nature, les scientifiques l&#8217;étudient. Les premiers sont conservateurs et se rebellent contre l&#8217;ordre établi, les seconds vivent du changement perpétuel et se bagarrent entre eux. Ce mélange explosif a constitué jusqu&#8217;à présent la force vive des Verts. 	ge</p>
<p>Stewart Brand, &laquo;Environmental<br />Heresies&raquo;, Technology Review, mai 2005.</p>
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		<title>Edito : Le constat, le remède, le dosage</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2005 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[AI (assurance-invalidité)]]></category>
		<category><![CDATA[Politique sociale]]></category>
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		<description><![CDATA[De toutes les institutions publiques, l&#8217;assurance invalidité (AI) a, financièrement, la situation la plus dégradée. Tout concourt à ce désastre : le déficit annuel, la dette, les engagements (cf. point 1 ci-contre). Le Conseil fédéral [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De toutes les institutions publiques, l&#8217;assurance invalidité (AI) a, financièrement, la situation la plus dégradée. Tout concourt à ce désastre : le déficit annuel, la dette, les engagements (cf. point 1 ci-contre). Le Conseil fédéral est contraint de réagir vite ; ce sera la cinquième révision de l&#8217;AI. Il en a adopté les principes.<br />Il joue, classique, sur les entrées et les dépenses. Côté recettes, l&#8217;essentiel sera demandé à la TVA, l&#8217;impôt qui rapporte gros pour une variation infime (cf. point 2 ci-contre). Mais la réforme essentielle concerne les dépenses. Elle a pour objectif de réduire de 20% le nombre des invalidités reconnues et donnant droit à une rente et cible particulièrement la catégorie en plus forte expansion : travailleurs et travailleuses de 35 à 40 ans souffrant d&#8217;une invalidité psychique (cf. point 3 ci-contre).<br />Les nouvelles dispositions sont présentées comme favorables aux deux parties : pour la caisse de l&#8217;AI, moins de rentes, donc moins de dépenses ; pour les assurés en situation de difficulté, une meilleure réinsertion dans le circuit économique. L&#8217;absence de rente serait la preuve d&#8217;une guérison réussie.<br />La méthode préconisée est le DPS, dispositif de détection précoce et de suivi. Car les prémices d&#8217;une invalidité psychiques sont repérables : maladies répétitives, absentéisme, hyperactivité brouillonne, etc ? Le risque est que le sujet s&#8217;installe dans son mal, pendant deux ans, jusqu&#8217;au constat de son invalidité. Le DPS doit empêcher la chronicisation du processus. Cette politique implique la mise en place d&#8217;équipes performantes de médecins et de psychologues couvrant l&#8217;ensemble du pays conjointement aux offices AI. Des projets pilotes ont été mis en place. Ils seront généralisés avant même qu&#8217;une évaluation scientifique de leur travail ait pu être entreprise.<br />D&#8217;autres mesures plus coercitives sont envisagées. Il n&#8217;en reste pas moins que le DPS est une visée juste, qui est malheureusement dénaturée par des considérations politiques. On ne dit pas que c&#8217;est un dispositif coûteux, si l&#8217;efficacité curative est réellement recherchée. On ne dit pas que les risques d&#8217;échecs sont malgré tout nombreux. On ne dit pas que les réussites requièrent la collaboration étroite des chefs d&#8217;entreprise (cf. 4 point ci-contre).<br />Le Conseil fédéral doit obtenir, et il en mesure la difficulté, une lourde augmentation d&#8217;impôts, donc il donne des gages (cf. point 5 ci-contre). En quelques mois la réduction des nouvelles rentes a passé, comme objectif, de 10 à 20%. Cela n&#8217;est pas compatible avec la prise en compte impartiale, médicale et sociale, des assurés. Une thérapeutique ne saurait avoir des effets qui passent du simple au double en fonction des majorités politiques. Il faut remettre au centre l&#8217;intérêt de la personne souffrante.	ag</p>
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		<title>L&#8217;AI dans le rouge : Quelques données complémentaires</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique sociale]]></category>
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		<description><![CDATA[1. Les chiffres de l&#8217;AIL&#8217;AI dépense dix milliards et compte 283 000 rentiers, soit le 5,4 % de la population active. Le déficit annuel, énorme, est de 1,5 milliard. La dette est de six milliards. [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>1. Les chiffres de l&#8217;AI<br />L&#8217;AI dépense dix milliards et compte 283 000 rentiers, soit le 5,4 % de la population active. Le déficit annuel, énorme, est de 1,5 milliard. La dette est de six milliards. Les rentes ne peuvent être considérées comme trop généreuses, d&#8217;où la volonté officielle de diminuer le nombre de rentiers, notamment lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de jeunes travailleurs dont les rentes chargeront durablement l&#8217;AI.</p>
<p>2. La TVA<br />L&#8217;augmentation de la TVA serait de 0,8 point. Le Conseil fédéral avait proposé en 2003 d&#8217;augmenter la TVA de 1,8 point, soit un point pour financer l&#8217;AVS, notamment à l&#8217;échéance 2005, et 0,8 pour l&#8217;AI immédiatement. Les partis bourgeois avaient déclaré être opposés, y compris le parti radical contredisant Pascal Couchepin, au financement à terme de l&#8217;AVS, mais accepter celle de l&#8217;AI vu l&#8217;urgence. Aujourd&#8217;hui, ils développent déjà une argumentation différente : la preuve réelle des économies doit précéder la hausse fiscale. Or la situation de l&#8217;AI est telle qu&#8217;une recette nouvelle est inéluctable, sauf si l&#8217;on baisse les rentes, ce que personne ne préconise, ou que l&#8217;on révise toutes les rentes déjà acquises.</p>
<p>3. L&#8217;individu et la société<br />Le fait que l&#8217;invalidité psychique progresse dans la majorité des pays développés est un trait significatif de l&#8217;évolution de nos sociétés. Les uns, conservateurs, parlent d&#8217;une médicalisation du social, d&#8217;autres, critiques, soulignent les changements du travail, accélération et rationalisation de tous les processus.</p>
<p>4. La réinsertion<br />Dans un excellent article (Sécurité sociale, CHSS 1/2005), Holgar Hoffmann des services psychiatriques universitaires de Berne, avertit : &laquo;Notre propre enquête a montré que seuls 13% des personnes inscrites à une mesure de réadaptation parviennent à décrocher un emploi sur le marché libre. L&#8217;encadrement sur le nouveau lieu de travail est limité en général à une courte période. En l&#8217;espace de six mois, un tiers des personnes en réinsertion perdent leur emploi et plus de la moitié en un an. Celles qui ont réussi leur réinsertion touchent en général une rente (partielle). Pour les malades psychiques, la réadaptation sans rente est plutôt l&#8217;exception que la règle.&raquo;</p>
<p>5. Le marchandage<br />L&#8217;idée juste et simple d&#8217;affecter la part de la Confédération au désendettement de l&#8217;AI fait l&#8217;objet de marchandages politiques. Fulvio Pelli, président du parti radical, y voit l&#8217;occasion de se profiler en posant des conditions inacceptables pour les socialistes. Vivement une dépolitisation du dossier AI.	ag</p>
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		<title>Fêlure vaudoise</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cantons]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[Les votations fiscales vaudoises avaient un double enjeu. Encaisser des recettes sonnantes et trébuchantes pour se rapprocher de l&#8217;horizon 2007, celui d&#8217;un budget équilibré, et, d&#8217;autre part, tester le soutien populaire à un gouvernement centriste, [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les votations fiscales vaudoises avaient un double enjeu. Encaisser des recettes sonnantes et trébuchantes pour se rapprocher de l&#8217;horizon 2007, celui d&#8217;un budget équilibré, et, d&#8217;autre part, tester le soutien populaire à un gouvernement centriste, s&#8217;efforçant d&#8217;équilibrer les concessions de chaque parti.<br />Les recettes trébuchantes ont trébuché et le gouvernement a été désavoué. Invité à la recherche d&#8217;économies équivalentes aux impôts refusés, il sera conduit à les trouver dans les départements budgétairement lourds, soit le social, la santé et la formation, tenus par les conseillers socialistes, dont la bonne volonté aura ses limites.<br />Peut-être le Conseil d&#8217;Etat laissera-t-il filer le déficit jusqu&#8217;au-dessous du &laquo;petit équilibre&raquo; et appliquera-t-il alors l&#8217;article 165 qui exige que le peuple choisisse entre économies et augmentation du coefficient d&#8217;impôt. Encore faudra-t-il que, conformément aux exigences du Tribunal fédéral, il fasse préalablement adopter la loi d&#8217;application. Ce ne sera pas facile. 	ag</p>
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		<title>Gouvernance d&#8217;entreprise : Le superdirigeant</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Guyaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[1642]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;assemblée générale de Nestlé a été marquée par une fronde d&#8217;actionnaires contre l&#8217;élection de Peter Brabeck au poste de président du conseil d&#8217;administration (CA) qu&#8217;il va cumuler avec ses fonctions de directeur général, désormais CEO [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;assemblée générale de Nestlé a été marquée par une fronde d&#8217;actionnaires contre l&#8217;élection de Peter Brabeck au poste de président du conseil d&#8217;administration (CA) qu&#8217;il va cumuler avec ses fonctions de directeur général, désormais CEO (chief executive officer) pour être compris des Américains. La fronde a été déclenchée par la fondation Ethos qui gère des fonds de placement intégrant le développement durable et soutenue par Actares, association d&#8217;actionnaires formée par la fusion en 2000 de CANES, une communauté d&#8217;actionnaires critiques de Nestlé et d&#8217;un groupe du même type surveillant l&#8217;UBS. Des soutiens complémentaires ont permis à Ethos et Actares d&#8217;obtenir 35,9% des voix, soit une proportion considérable dans une assemblée de ce type. Mais au-delà du constat, faut-il vraiment séparer ces deux fonctions, celle de président et celle de CEO ?</p>
<p>Séparer les pouvoirs<br />La fondation Ethos considère que la séparation permet d&#8217;assurer un équilibre des pouvoirs au sein de la société. Le conseil surveille et donne les grandes orientations, le CEO et la direction exécutent. Le conseil représente les actionnaires et nomme le CEO. Il n&#8217;existe aucun équivalent de ce modèle dans l&#8217;univers politique où un gouvernement est à la fois administrateur et directeur.<br />Dans une entreprise, le CA décide des rémunérations des dirigeants, des nominations et supervise les audits et les révisions. Il vaut donc mieux qu&#8217;il soit dirigé par un homme totalement indépendant de l&#8217;entreprise. Le président sortant de Nestlé, Rainer Gut, par ailleurs président d&#8217;honneur du Crédit Suisse, est le véritable &laquo;parrain&raquo; du capitalisme helvétique. Rien ne se fait sans lui. Son tandem avec Peter Brabeck a manifestement bien fonctionné chez Nestlé. La répartition des fonctions entre les deux hommes était-elle pour autant un gage de transparence et de sécurité pour les actionnaires et les salariés ? Nous ne nous aventurerons pas jusque là. L&#8217;entente entre un président et son CEO est sans doute un facteur plus décisif que la structure en place.<br />Ethos ne prétend d&#8217;ailleurs pas que le cumul des fonctions ne doit jamais se produire, mais celui-ci doit reposer sur des justifications fortes. Pour ce genre de situation, Ethos propose de désigner un &laquo;administrateur indépendant principal&raquo;, qui joue au sein du CA un rôle de contrepoids avec le pouvoir de convoquer le conseil en dehors du président pour juger ses activités. Faisons le pari que nous n&#8217;entendrons pas parler d&#8217;une telle proposition sous la présidence du séduisant et sémillant Autrichien à la tête de Nestlé.	jg</p>
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