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	<title>Domaine Public &#187; 1598</title>
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	<description>Analyses, commentaires et informations sur l&#039;actualité suisse</description>
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		<title>DP 1598</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2004 23:06:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmestre</dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITION]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
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		<title>Forum : Des conditions de travail précaires causent stress et soucis</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Suzanne Blank</dc:creator>
				<category><![CDATA[Travail / syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[Le travail précaire est source de stress. L&#8217;employé, ou l&#8217;employée dans la plupart des cas, ne sait pas quel sera le montant de son salaire à la fin du mois et ignore quand il sera [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le travail précaire est source de stress. L&#8217;employé, ou l&#8217;employée dans la plupart des cas, ne sait pas quel sera le montant de son salaire à la fin du mois et ignore quand il sera à nouveau sollicité. Sa couverture sociale est souvent insuffisante, notamment en ce qui concerne l&#8217;assurance chômage, les cotisations AVS et l&#8217;AI.<br />Lorsqu&#8217;il est question de précarité du travail, le marché de l&#8217;emploi ne doit pas être observé isolément. L&#8217;ensemble de la problématique mérite d&#8217;être placé dans son contexte socio-politique. La situation précaire à des effets négatifs sur l&#8217;environnement familial et personnel. Il est impossible de planifier ses journées, les soucis financiers se font pressants. Ceux qui souffrent de conditions de travail instables, en raison de circonstances stressantes, connaissent plus fréquemment des problèmes de santé. En outre, elles ont moins facilement accès aux possibilités de formation continue. Ces travailleurs sont généralement des working-poors ou sont contraints de s&#8217;adresser à l&#8217;assistance sociale. Pris dans ce cercle vicieux, il y a peu de chance de s&#8217;en sortir et d&#8217;améliorer sa situation.</p>
<p>La mauvaise conjoncture accroît le travail précaire<br />Cent cinquante mille personnes, soit 4% de tous les actifs en Suisse, travaillent dans des conditions précaires. Si on compte également les frontaliers et les saisonniers, ce chiffre s&#8217;élève à 200 000 personnes. La précarité se rencontre le plus fréquemment dans l&#8217;hôtellerie, l&#8217;agriculture et chez le personnel de maison &#8211; soit dans les branches traditionnellement à faible revenu. Les femmes sont surreprésentées, aussi bien que le personnel auxiliaire et les jeunes. La forme la plus répandue d&#8217;emploi précaire est le travail sur appel.  Parmi les emplois précaires, quatre sur dix sont des emplois sur appel.<br />Lors d&#8217;une stagnation ou d&#8217;une récession économique, le nombre de précaires grandit au même rythme que celui des chômeurs. Dans un marché du travail tendu, le pouvoir de négociation des demandeurs d&#8217;emploi fond comme neige au soleil. Fatalement ils sont contraints d&#8217;accepter des propositions d&#8217;embauche moins attractives. La crainte de perdre son emploi paralyse la lutte contre la dégradation des conditions de travail.</p>
<p>Les employeurs ne prennent plus de risques<br />Les employeurs profitent largement du travail sur appel : ils exigent une flexibilité à toute épreuve de la part des employés. De cette façon ils peuvent satisfaire rapidement de fortes demandes à des coûts de production réduits. Dans les branches avec des variations importantes du volume de travail, comme c&#8217;est le cas dans l&#8217;hôtellerie, l&#8217;industrie ou la vente au détail, les patrons peuvent reporter les risques sur leurs employés. Si bien que la moitié des personnes qui travaillent sur appel n&#8217;est pas assurée d&#8217;un temps d&#8217;occupation minimum alors que son revenu reste aléatoire. En outre, elles gagnent en moyenne 20% de moins que leurs collègues à plein temps. Cette situation est intolérable.</p>
<p>La zone grise du travail sur appel<br />A ce jour, il n&#8217;existe pas de loi réglant le travail sur appel. Les rapports de travail ne sont pas clairs. Les dédommagements en cas de chômage ainsi que les droits aux assurances sociales sont incertains. Selon la loi sur l&#8217;assurance chômage, un chômeur ne peut pas travailler sur appel. L&#8217;insécurité financière et l&#8217;incertitude de l&#8217;engagement sont trop importantes et s&#8217;alourdissent avec le risque de se retrouver à court terme de nouveau sans emploi. C&#8217;est pourquoi le travail sur appel va à l&#8217;encontre de l&#8217;intégration à long terme sur le marché du travail.</p>
<p>Il faut réduire les dommages du travail sur appel<br />Malgré cela, le travail sur appel existe, il tendrait même à augmenter, et ne peut pas, en soi, être interdit. C&#8217;est pourquoi la défense des travailleurs est primordiale.<br />Le Parlement a le devoir de légiférer. Le délai d&#8217;annonce de l&#8217;appel, les conditions d&#8217;engagement et un taux d&#8217;occupation minimum sont les trois éléments qui doivent faire l&#8217;objet d&#8217;une réglementation. Travail.Suisse exige un délai d&#8217;au moins deux semaines entre l&#8217;annonce et le début de l&#8217;engagement ; l&#8217;obligation d&#8217;honorer le contrat au taux prévu et le versement en cas de résiliation, d&#8217;une partie, voire de la totalité, du salaire prévu. L&#8217;employeur doit en tous les cas garantir un taux d&#8217;occupation de base. Ainsi la rémunération devient prévisible.<br />Bien entendu, une loi ne suffit pas à juguler le travail sur appel. Mais il ne faut pas non plus que les salariés payent seuls les coûts de la flexibilisation. Voilà pourquoi il faut continuer à combattre la précarité de l&#8217;emploi.	n</p>
<p>Travail.Suisse a édité, dans  sa série &laquo;Clever&raquo;, une brochure qui explique clairement comment le travail sur appel peut être réglementé <br />au moyen d&#8217;un contrat établissant sans ambiguïté l&#8217;emploi du temps des personnes engagées. La brochure est en vente au prix de 5,50 francs <br />auprès de Travail.Suisse, Postfach 5775, 3001 Bern,<br />Tél. : 031 370 21 11, Fax : 031 370 21 09, ou sur www.travailsuisse.ch	</p>
<p>	Traduction de Carole Faes et Félix Stürner</p>
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		<title>Anglais : Une langue qui coûte cher</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco Danesi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[En Suisse, l&#8217;anglais est aussi rentable qu&#8217;un placement financier sans risque, il peut rapporter entre 6 et 12%. Malgré des différences en fonction des langues nationales dominantes, il profite à la société. La tentation de [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En Suisse, l&#8217;anglais est aussi rentable qu&#8217;un<br />
placement financier sans risque, il peut rapporter entre 6 et 12%.<br />
Malgré des différences en fonction des langues nationales dominantes,<br />
il profite à la société. La tentation de lui offrir le pays gagne les<br />
esprits et les responsables de l&#8217;instruction publique, surtout dans les<br />
cantons alémaniques de Suisse orientale, menés par Zurich, là où les<br />
taux de rendement sont les plus flatteurs. En Suisse romande en<br />
revanche, l&#8217;allemand l&#8217;emporte en raison des rapports de force<br />
économiques asymétriques entre les deux régions linguistiques.<br />François<br />
Grin, professeur d&#8217;économie à l&#8217;Ecole de traduction et d&#8217;interprétation<br />
(ETI) de l&#8217;Université de Genève et directeur adjoint du Service de la<br />
recherche en éducation du canton de Genève (SRED), déplore la primauté<br />
du point de vue économique dans les choix de politique linguistique.<br />
Sans parler des effets non marchands laissés pour compte. Trop souvent<br />
on oublie de chiffrer les pertes et les dommages entraînés par la place<br />
de plus en plus importante accordée à l&#8217;anglais dans tous les domaines<br />
de la vie.</p>
<p>Les profits des pays <br />anglophones<br />L&#8217;apprentissage<br />
mondialisé de l&#8217;anglais ouvre un marché alléchant aux pays anglophones.<br />
Il suffit d&#8217;additionner les matériaux pédagogiques, les fournitures de<br />
cours, de traduction et d&#8217;interprétation pour avoir une idée du chiffre<br />
d&#8217;affaire qui s&#8217;en dégage. Comme tout le monde se met à l&#8217;anglais, ceux<br />
qui le parlent déjà économisent temps et argent dans la compréhension<br />
et dans la traduction des messages qui leur sont adressés. Plus<br />
question non plus d&#8217;apprendre d&#8217;autres langues. François Grin évoque la<br />
décision du Ministère britannique de l&#8217;éducation d&#8217;abandonner<br />
l&#8217;enseignement obligatoire d&#8217;une deuxième langue en Angleterre et au<br />
Pays de Galles. Les ressources ainsi économisées se transforment en<br />
investissements et en taux de croissance alimentés par les<br />
non-anglophones. Enfin, à l&#8217;exception d&#8217;une élite restreinte qui a les<br />
moyens de se payer le niveau nécessaire, alors que les autres se<br />
contentent d&#8217;une approche scolaire insuffisante, la maîtrise de<br />
l&#8217;anglais appris fait toujours pâle figure face aux anglophones de<br />
naissance. L&#8217;inégalité est patente, dans la négociation ou la gestion<br />
des conflits par exemple. Il faudrait en effet septante-cinq années de<br />
cours, à raison de quatre heures hebdomadaires pendant quarante<br />
semaines, pour espérer effacer ce handicap. </p>
<p>François Grin, «La<br />
société plurilingue: coûts, bénéfices et équité», in La Suisse, un pays<br />
où l&#8217;on parle quatre langues et plus, Académie suisse des sciences<br />
humaines <br />et sociales, Bern, 2003.</p>
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		<title>Les lacustres : De l&#8217;eau du mythe à la science des origines</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/1155</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco Danesi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société / histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[Le folklore de la civilisation littorale, transformé en attraction touristique comme à Glettrens dans le canton de Fribourg via un programme d&#8217;occupation, apostrophe celui des montagnards accrochés au réduit alpin. Marc-Antonie Kaeser, archéologue au Musée [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le folklore de la civilisation littorale, transformé en attraction touristique comme à Glettrens dans le canton de Fribourg via un programme d&#8217;occupation, apostrophe celui des montagnards accrochés au réduit alpin. Marc-Antonie Kaeser, archéologue au Musée national suisse de Zurich, raconte le mythe archéologique sorti des eaux à la naissance de la Suisse moderne après 1848. Les lacustres, publié dans la collection Le savoir suisse, retrace la destinée fabuleuse du peuple des lacs au service de la patrie.</p>
<p>La &laquo;fièvre lacustre&raquo;<br />Tout commence en janvier 1854. Un hiver exceptionnellement sec frappe la Suisse. Le niveau des lacs baisse. Profitant de l&#8217;aubaine, la commune d&#8217;Obermeilen érige une digue au large du lac de Zurich. Pendant les travaux, les ouvriers tombent sur les vestiges d&#8217;un village noyé dans la vase. Ferdinand Keller, président de la Société des antiquaires du canton, s&#8217;enthousiasme pour ce gisement vieux de six mille ans. Galvanisé par la découverte d&#8217;autres habitats semblables, l&#8217;archéologue imagine des cités dressées sur des plates-formes en bois, au-dessus des eaux. Sans être le seul à les observer, il est le premier à formuler une interprétation englobant l&#8217;ensemble des sites.<br />La préhistoire gagne l&#8217;opinion publique de l&#8217;époque. La scène lacustre investit le théâtre et la littérature. Peintres et graveurs la transforment en figure de style. Les antiquaires, de leur côté, multiplient les fouilles. Partout on part à la chasse des restes engloutis. La &laquo;fièvre lacustre&raquo; se répand à toute allure. Les vestiges se vendent à bon prix et les collectionneurs se les arrachent. A leur tour, les connaissances circulent généreusement. Face au quotidien un rien insipide de l&#8217;archéologie du xixe siècle, &laquo;cantonné au monde des morts, les découvertes lacustres s&#8217;ouvrent enfin sur le monde des vivants&raquo;. Ce sont des êtres humains en chair et en os, certes disparus, mais porteurs d&#8217;une civilisation rassurante et consensuelle.<br />La civilisation palafittique enchante l&#8217;homme du commun. Littéralement ressuscitée, avec les preuves matérielles de son existence passée, elle emporte les esprits. L&#8217;illusion fait merveille et la nostalgie d&#8217;un monde écologique et durable, harmonieux et paisible achève toute résistance critique. Les Helvètes des lacs rentrent au Panthéon des héros nationaux, à côté des leurs voisins alpins : Guillaume Tell, les Trois Suisses, Winkelried et tant d&#8217;autres.</p>
<p>L&#8217;âge d&#8217;or du progrès<br />Marc-Antoin Kaeser se souvient de Rousseau. Son âge d&#8217;or va si bien aux lacustres. Surgis de l&#8217;eau, ils s&#8217;épanouissent sur les îles, entre état social et état de nature. Les peuples doués de parole, opposés à la sauvagerie anonyme et muette des hommes des cavernes, colonisent les rives des lacs. La Suisse devient le berceau de l&#8217;humanité. Une plate-forme suspendue au milieu d&#8217;un monde hostile : un &laquo;Sonderfall préhistorique&raquo;, tourné cependant vers l&#8217;avenir.<br />Contre les valeurs rétrogrades des forces sécessionnistes du Sonderbund nichées au fonds des vallées primitives, les lacustres figurent &laquo;les habitants du Plateau, où se concentrait au xixe siècle la majorité industrieuse, protestante et radicale.&raquo; La foi dans le progrès trouve sa justification dans la succession naturelle des époques inscrites dans les couches géologiques. De la Pierre jusqu&#8217;au Fer en passant par le Bronze. La Suisse de 1848 descend de la civilisation sur pilotis.</p>
<p>La science s&#8217;écarte du mythe<br />Le mythe lacustre vit de la contradiction entre la mélancolie du passé et le bonheur du progrès. Marc-Antoine Kaeser insiste sur la réconciliation des contraires à l&#8217;&oelig;uvre dans tous les récits mythiques. &laquo;La leçon &oelig;cuménique du passé lacustre ( ?) validait la loi du progrès. ( ?) Mais l&#8217;harmonie du village devait également servir d&#8217;exemple.&raquo; Cet &laquo;accommodement&raquo; s&#8217;appuie sur le travail. L&#8217;industrie nourrit l&#8217;imaginaire palafittique. Les lacustres étaient laborieux, voilà le prix à payer pour s&#8217;affranchir de la nature.<br />Avec le temps, le mythe s&#8217;adapte aux nécessités fantasmatiques des périodes historiques. Le pacifisme d&#8217;origine prend les armes dans une Europe en guerre où l&#8217;on écrase dans le sang la Commune de Paris. L&#8217;universalisme optimiste se nationalise. Les lacustres se découvrent Helvètes, alors que le pays opte pour la neutralité et le protectionnisme économique au tournant du siècle. L&#8217;archéologie devient un patrimoine. &laquo;Ce qui constituait auparavant un objet de science va être perçu comme une propriété sacrée de la nation.&raquo; Le rachat de la collection lacustre du Dr Victor Gross, de la Neuveville, entraîne la fondation du Musée national suisse.<br />Après la Deuxième Guerre mondiale, le mythe s&#8217;effondre. La science et les techniques de datation confondent la fantaisie éclairée de Ferdinand Keller. Les &laquo;cités lacustres&raquo; n&#8217;ont jamais existé. L&#8217;archéologie contemporaine se dégage du modèle unique et globalisé rêvé par les antiquaires d&#8217;un autre temps. Elle se nourrit de complexité et de nuances. &laquo;Mais 150 ans plus tard, l&#8217;archéologue ne saurait s&#8217;attaquer au mythe comme à un savoir fautif&raquo; conclut Marc-Antoine Kaeser. La recherche scientifique ne peut &laquo;réformer l&#8217;imaginaire collectif&raquo;. L&#8217;une et l&#8217;autre alimentent l&#8217;expérience humaine. C&#8217;est pourquoi la vérité s&#8217;enracine toujours dans la fiction et réciproquement. </p>
<p>Marc-Antoine Kaeser, Les lacustres.<br />Archéologie et mythe national. Presses<br />polytechniques et universitaires romandes,<br />Le savoir suisse, Lausanne, 2004.</p>
<p>Les lacustres, Musée nationale suisse, Zürich, jusqu&#8217;au 13 juin 2004.</p>
<p>Toutes les manifestations pour le 150e anniversaire de la découverte du premier site lacustre sur www.diepfahlbauer.ch</p>
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		<title>Edito : Les nouveaux &#171;hors-la-loi&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2004 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex Dépraz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Asile]]></category>
		<category><![CDATA[Cantons]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[Christoph Blocher n&#8217;accompagnera pas les requérants d&#8217;asile déboutés jusqu&#8217;à l&#8217;aéroport. Il ne paiera sans doute pas le prix politique des images des renvois forcés. La Confédération dispose d&#8217;un moyen simple pour forcer les cantons à [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Christoph Blocher n&#8217;accompagnera pas les requérants d&#8217;asile déboutés jusqu&#8217;à l&#8217;aéroport. Il ne paiera sans doute pas le prix politique des images des renvois forcés. La Confédération dispose d&#8217;un moyen simple pour forcer les cantons à adopter sa vision politique unilatérale du problème de l&#8217;asile : elle ferme le robinet.</p>
<p>Les récentes mesures fédérales ont d&#8217;ailleurs la couleur budgétaire même si elles n&#8217;en ont pas forcément l&#8217;odeur. La modification de la loi sur l&#8217;asile résulte de l&#8217;adoption par les Chambres fédérales d&#8217;un paquet législatif sur «le programme d&#8217;allégement budgétaire 2003» en décembre dernier. Les délais de traitement des demandes d&#8217;asile ont été raccourcis à l&#8217;extrême ; la procédure de non-entrée en matière passe du cas exceptionnel à la règle générale. La révision est entrée en vigueur le 1er avril 2004. Au pas de charge, le Conseil fédéral adapte les ordonnances d&#8217;exécution. Dans la foulée, il exclut de l&#8217;aide sociale toutes les personnes faisant l&#8217;objet d&#8217;une décision de non-entrée en matière ou de renvoi passée en force.<br />
 Vu de Berne, le problème se résume aisément. Les requérants déboutés n&#8217;ont plus rien à faire en Suisse. La Confédération ne doit plus subventionner les cantons pour fournir de l&#8217;aide à des personnes en situation illégale, qui doivent quitter au plus vite le territoire. Elle consent tout au plus à verser une obole symbolique de 600 francs par personne, censée assurer le gîte et le couvert. Le tout vise à inciter les cantons à exécuter sans ménagement les décisions prises à la va-vite par l&#8217;autorité fédérale.<br />
 Les cantons, contraints de suivre la ligne dure du Conseil fédéral, devraient ouvrir plus largement leur bourse. La Constitution fédérale (art. 12) garantit à chacun, quel que soit son statut, le droit à bénéficier des moyens indispensables pour mener une existence conforme à la dignité humaine. Cette aide ne se limite pas au strict minimum matériel ; elle comprend aussi d&#8217;autres aspects d&#8217;intégration à la communauté. Mais, vu leur manque de moyens, les exécutants de la politique fédérale risquent d&#8217;appliquer strictement les directives de Berne et de ne plus garantir ce droit fondamental.<br />
 Pour les cantons, une disparition «dans la nature» équivaut à un renvoi. Poussées en dehors des structures d&#8217;accueil, les personnes visées par les mesures prises par le Conseil fédéral choisiront certainement la clandestinité. Elles grossiront les rangs des travailleurs au noir ou trouveront des sources de revenus en marge de la légalité. Des situations que les partis de droite ne cessent de dénoncer mais qui sont alimentées par leur propre politique.<br />
 Les réfugiés déboutés deviennent ainsi de nouveaux «hors-la-loi». Historiquement, ce terme désignait les personnes qui n&#8217;avaient aucun statut juridique, le plus souvent en raison de leur origine. Seulement plus tard cette expression a visé ceux qui tombaient dans l&#8217;illégalité du fait de leur propre comportement. La politique suisse d&#8217;asile ne se contente pas de pousser beaucoup de monde en dehors des frontières ; elle place certaines personnes en dehors du droit.</p>
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		<title>Génie génétique : Huit mètres carrés de blé</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/3284</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gérard Escher</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences et techniques]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[Les huit mètres carrés de jardin de Lindau, une surface des plus disputé de Suisse &#8211; quatre ans de procédure, 500 000 francs de frais &#8211; verront, si tout va bien, germer des plants de [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les huit mètres carrés de jardin de Lindau, une surface des plus disputé de Suisse &#8211; quatre ans de procédure, 500 000 francs de frais &#8211; verront, si tout va bien, germer des plants de blé modifiés par génie génétique, après que les militants de Greenpeace enchaînés au grillage ont vidé pacifiquement les lieux pour éviter des engelures et ont renoncé à saccager la plantation, pour éviter &laquo;une dissémination de matériel recombinant dans l&#8217;environnement&raquo;. <br />Espérons donc un dénouement paisible d&#8217;une affaire pénible. A son paroxysme elle opposait d&#8217;un côté des protagonistes convaincus que la plantation allait ruiner à tout jamais les chances d&#8217;une &laquo;Suisse bio&raquo; (cf. page 5), et de l&#8217;autre, ceux persuadés qu&#8217;un arrêt de l&#8217;expérience allait enterrer définitivement toute recherche scientifique dans notre pays. Essayons de tirer quelques leçons.</p>
<p>Un modèle pour la<br />recherche fondamentale<br />Les militants opposants ont été incapables de reconnaître que le projet de Lindau est un projet de recherche fondamentale. C&#8217;est leur plus grande erreur. Pourtant, tout indiquait qu&#8217;il ne s&#8217;agissait pas d&#8217;une simple étude de faisabilité menant à la commercialisation. En particulier, le choix de la maladie, la &laquo;carie du blé&raquo;,  dont le blé devait devenir résistant par génie génétique. Cette maladie ne présente pas de menace commerciale aujourd&#8217;hui et surtout elle peut être combattue efficacement par des moyens simples (l&#8217;eau chaude notamment). Il s&#8217;agit donc ici d&#8217;un &laquo;modèle&raquo;, censé tester des questions plus fondamentales, telles la robustesse, l&#8217;efficacité et le comportement selon les variations de l&#8217;environnement des séquences génétiques transplantées. Le monde de l&#8217;agriculture transgénique, dont les surfaces explosent pour le soja et le coton, est caractérisé par la faiblesse de la recherche fondamentale publique désintéressée. Les opposants se sont donc attaqués à ce qui potentiellement est leur allié.<br />Les chercheurs sont-ils les Winkelried ouvrant, malgré eux, la brèche à la dissémination commerciale de plantes transgéniques ? On peut faire l&#8217;hypothèse que c&#8217;est le marché, et lui seul, qui détermine la plantation commerciale. La tomate FlavrSavr, c&#8217;est fini ; le coton Bt se plante de plus en plus. Les clients, aidés par l&#8217;étiquetage explicite obtenu de haute lutte par les associations de consommateur &#8211; ont choisi. Pourtant, les recherches sur la tomate étaient bien plus nombreuses que celles sur le coton, notoirement réduites à la recherche privée.</p>
<p>Le pouvoir des citoyens<br />de dire non<br />Les chercheurs eux ont sous-estimé les craintes de la population. Après tout, nous mangeons allégrement des agrumes sans pépins produits par sélection dite traditionnelle, mais reposant de fait sur une irradiation massive des semences, entraînant des remaniements génétiques colossaux, sélectionnés et clonés par la suite. L&#8217;insertion d&#8217;une séquence connue par ingénierie génétique est perçue comme nettement plus dangereuse que la manipulation au hasard de milliers de gènes. Mais cette dédramatisation de la notion d&#8217;OGM ne suffit pas pour lever les peurs de la population. Le consentement éclairé des citoyens doit être obtenu ; plus difficile est de comprendre que les concitoyens sont non seulement des gens qui demandent à être éclairés, mais qu&#8217;ils ont effectivement le pouvoir de dire non à un projet.<br />La recherche fondamentale ne peut être programmée dans les détails, il lui faut toujours un espace de bricolage. Les procédures d&#8217;autorisation de projets scientifiques devraient respecter cet espace de liberté et se concentrer sur la protection des gens et de l&#8217;environnement. C&#8217;est le grand défi dans les domaines scientifiques sensibles, tels le génie génétique agricole ou les cellules souches embryonnaires humaines. Si la méthodologie, la mise en &oelig;uvre et l&#8217;analyse des résultats sont trop étroitement contrôlées par les procédures d&#8217;autorisation, si la capacité d&#8217;invention en cours de route est réduite à zéro, on court rapidement le danger d&#8217;un nouveau maccarthysme, à l&#8217;instar des parlementaires conservateurs du Congrès américain qui ont épluché, pour les faire suspendre, sous prétexte de faiblesse méthodologique, tous les projets de recherche fondamentale comportant les mots-clé &laquo;sida&raquo; et &laquo;prostitution&raquo;. </p>
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		<title>Socialisme : L&#8217;horizon post-capitaliste</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[Intronisé, le nouveau président du Parti socialiste suisse (PSS) s&#8217;exprime sur ses projets et ses convictions. Il le fait avec une grande modestie intellectuelle ; la démagogie n&#8217;est pas son style, ni le miroir aux [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Intronisé, le nouveau président du Parti socialiste suisse (PSS) s&#8217;exprime sur ses projets et ses convictions. Il le fait avec une grande modestie intellectuelle ; la démagogie n&#8217;est pas son style, ni le miroir aux alouettes. Mais dans l&#8217;entretien accordé au Temps (22 mars), deux affirmations surprennent, en rupture avec l&#8217;analyse et la critique socialiste classique : la fin de la lutte des classes, qui aurait perdu sa signification dans les années cinquante et soixante, pendant les Trente glorieuses, et l&#8217;absence d&#8217;alternative concrète au capitalisme.<br />Les Trente glorieuses sont pourtant un exemple d&#8217;école d&#8217;une exploitation de classe, celle des ouvriers étrangers, attirés avec le statut provisoire de saisonniers, donc jetables, renvoyables en situation de crise économique, ce qui fut massivement le cas en 1975. Privés de tout regroupement familial, ils payaient des impôts prélevés à la source qui, comme pour les citoyens suisses, tenaient compte des frais scolaires, alors que leurs enfants restés au pays n&#8217;en bénéficiaient pas. Certes, pendant cette période, la Suisse, enrichie par l&#8217;apport d&#8217;une main d&#8217;&oelig;uvre prête à l&#8217;emploi, a pu développer des réalisations sociales et, politiquement, affiner la concordance et la formule dite magique. Mais la lutte des classes, que l&#8217;égoïsme national rendait moins visible, était toujours en travail. Comme elle est aujourd&#8217;hui de nouveau plus apparente, l&#8217;apport de l&#8217;immigration ayant cessé ses apports bénéfiques. Si le terme est purgé de son interprétation marxiste (lutte, rôle privilégié du prolétariat, dictature du prolétariat), il demeure un instrument indispensable de la critique socialiste.<br />Et faut-il parler d&#8217;alternative concrète au capitalisme, pour constater que nulle ne pointe à l&#8217;horizon ? Un système économique ne se renverse pas comme on change une majorité politique. Peut-être faudrait-il distinguer d&#8217;abord le marché du capitalisme. Le socialisme est attaché à une société ouverte. Au privilège reçu, à la rente de situation, il oppose la preuve par l&#8217;acte et le mérite, notion qui dépasse le concept de concurrence, trop marqué par son usage économique et ses dérives ; le terme de concours, de mise au concours au sens le plus large, conviendrait mieux. Avec pour corollaire l&#8217;exigence forte de solidarité, les dons et les capacités de réussite étant inégalement répartis.<br />Le capitalisme est une déformation de la société de concours par le pouvoir conféré aux propriétaires des moyens de production (pour reprendre la terminologie classique) : pouvoir de décision, partagé avec les états-majors de direction et aussi droit d&#8217;utiliser prioritairement à leur profit la plus-value produite. Cet accaparement du pouvoir, aucun socialiste ne peut l&#8217;accepter. Qu&#8217;on relise les écrits de ceux qui à qui on n&#8217;a jamais fait la réputation d&#8217;être gauchistes : Jeanne Hersch, Pierre Graber, René Meylan ; tous fondent leur socialisme sur le refus du pouvoir capitaliste, quand il privilégie celui de l&#8217;argent, de l&#8217;actionnariat. Nul doute que telle est la conviction profonde de Hans-Jürg Fehr, son engagement le prouve. Mais comment agir ? Il n&#8217;y a pas une alternative, mais des ouvertures de fronts multiples : le développement durable s&#8217;oppose au profit immédiat ; les assurances sociales considérées comme un salaire différé modifient la conception et de l&#8217;Etat providence et du salariat ; le concept de régulation est en plein développement et rejoint celui de la planification incitative. Le pouvoir syndical limite le libre marché du travail. La liste n&#8217;est pas exhaustive. Mais c&#8217;est la convergence et la coordination de ces fronts qui remodèleront la société capitaliste. Le nouveau programme du PSS, que souhaite lancer Hans-Jürg Fehr, sera l&#8217;occasion d&#8217;une clarification.	</p>
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		<title>Suisse-Europe : Les cantons et l&#8217;Union européenne</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Suisse-Europe]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[La Chambre des cantons, qui ne repose pas sur une base institutionnelle mais qui réunit par libre décision les représentants des cantons pour discuter de leurs intérêts communs, passait pour un gadget, une amicale, une [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Chambre des cantons, qui ne repose pas sur une base institutionnelle mais qui réunit par libre décision les représentants des cantons pour discuter de leurs intérêts communs, passait pour un gadget, une amicale, une forme de cette &laquo;réunionite&raquo; qui charge les agendas pour peu d&#8217;action et de décision.<br />Or, coup sur coup, elle a marqué des points. Premièrement son opposition déterminée au paquet fiscal. Elle a rappelé que le Conseil des Etats n&#8217;était pas constitutionnellement le représentant des intérêts cantonaux. Elle a su tenir ce rôle. Mais lorsque des intérêts financiers ne seront plus en cause saura-t-elle toujours combler le vide institutionnel de la représentation des cantons par rapport au pouvoir central ?<br />La prise de position sur nos rapports avec l&#8217;Union européenne pourrait faire penser à une ambition réelle de la Chambre des cantons. Mais la résolution qui relève les limites des bilatérales et qui souhaite que la Confédération dans son rapport promis (un de plus !) sur les conséquences de l&#8217;adhésion s&#8217;attache aux effets sur le fédéralisme est une démarche un peu facile, qui n&#8217;engage pas. Or, l&#8217;adhésion ne se fera que lorsqu&#8217;une majorité de cantons l&#8217;approuvera par référendum constitutionnel. Que ceux qui choisissent cette voie l&#8217;assument donc, dès maintenant, devant leurs concitoyens : qu&#8217;ils soumettent à leur approbation une initiative destinée à l&#8217;Assemblée fédérale (art. 160 Cst). Que petit à petit, ils se décomptent comme ils se sont décomptés sur le paquet fiscal. Ce n&#8217;est que par des engagements légitimés par les Grands Conseils ou par le peuple qu&#8217;ils contribuent à faire basculer l&#8217;opinion. C&#8217;est la seule voie qui permette de sortir du verbalisme des rapports, des objectifs stratégiques et des résolutions qui n&#8217;engagent que leurs auteurs.	</p>
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		<title>Français : Une langue délaissée</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Guyaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[La Fondation défense du français s&#8217;est créée à Lausanne en avril 2003. Elle est animée par Georges Perrin, directeur de la création de l&#8217;agence de pub TRIO et soutenue par Jean-Marie Vodoz défenseur acharné de [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Fondation défense du français s&#8217;est créée à<br />
Lausanne en avril 2003. Elle est animée par Georges Perrin, directeur<br />
de la création de l&#8217;agence de pub TRIO et soutenue par Jean-Marie Vodoz<br />
défenseur acharné de la langue française dans les colonnes de 24<br />
heures. Pour l&#8217;instant, aucune réponse n&#8217;est apportée aux mails, pardon<br />
aux courriels, de demande d&#8217;adhésion comme plusieurs personnes ont pu<br />
le constater. Sur le forum de discussion du site, un internaute, non<br />
démenti, signale que l&#8217;acronyme de l&#8217;agence TRIO signifie «think right,<br />
imagine original», le ver serait-il déjà dans le fruit?<br />L&#8217;action de<br />
cette fondation devrait s&#8217;orienter en priorité vers les parlementaires<br />
et agir en agent d&#8217;influence, on n&#8217;ose dire de lobbyiste. En 2002 le<br />
conseiller national Jean Jacques Schwaab (PS/VD) a déposé un postulat<br />
demandant au Conseil fédéral de «prendre les mesures nécessaires pour<br />
éviter l&#8217;emploi abusif d&#8217;expressions anglaises ou américaines dans les<br />
textes rédigés dans l&#8217;une des langues nationales, au sein de<br />
l&#8217;administration et des entreprises dépendant de la Confédération». La<br />
réponse du Conseil fédéral parlait de groupe de travail interne, de<br />
lexique à établir, bref l&#8217;enterrement habituel d&#8217;un postulat. Il est<br />
bien sûr impossible dans notre pays de demander un usage exclusif des<br />
langues nationales dans la publicité et la communication : les<br />
sensibilités sont trop différentes des deux côtés de la Sarine, au<br />
Tessin et aux Grisons, il serait indispensable de tenir compte des<br />
dialectes et l&#8217;exercice serait probablement sans issue.<br />Par contre<br />
il n&#8217;est pas excessif de proposer une loi demandant l&#8217;usage exclusif<br />
des langues nationales de la part des services, organismes ou<br />
entreprises dans lesquelles la Confédération est majoritaire. Nous ne<br />
pouvons pas grand-chose contre les publicités en anglais des<br />
cigarettiers, mais le bénéfice de Swisscom serait-il moins grand si les<br />
directories s&#8217;appelaient à nouveau des annuaires ? Et l&#8217;Office fédéral<br />
de la santé publique, dont le travail de prévention face au Sida lui<br />
vaut des éloges mérités à travers le monde, provoquerait-il une<br />
contamination de plus en menant ses actions en français en Suisse<br />
romande plutôt qu&#8217;en anglais comme c&#8217;est souvent le cas ?<br />D&#8217;une<br />
certaine manière, c&#8217;est faire preuve de mépris à l&#8217;égard des «jeunes»,<br />
qui sont la cible principale de ces campagnes, que de les imaginer<br />
analphabètes dans leur langue maternelle et c&#8217;est faire preuve d&#8217;un<br />
parfait dédain à l&#8217;égard des catégories de la population qui ne<br />
comprennent pas l&#8217;anglais.<br />Cette nouvelle fondation a du pain sur la<br />
planche. Mais nous serions davantage convaincus de son efficacité s&#8217;il<br />
était possible d&#8217;obtenir des réponses aux demandes d&#8217;adhésion.</p>
<p>www.defensedufrancais.ch/fondatio.htm</p>
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		<title>Trois municipaux européens</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles-F. Pochon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cantons]]></category>
		<category><![CDATA[1598]]></category>

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		<description><![CDATA[Des étrangers sont non seulement électeurs mais aussi élus dans des exécutifs et des législatifs communaux. En ce qui concerne les exécutifs, appelons les élus des municipaux. Il y en a eu trois jusqu&#8217;ici à [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des étrangers sont non seulement électeurs mais aussi élus dans des exécutifs et des législatifs communaux. En ce qui concerne les exécutifs, appelons les élus des municipaux. Il y en a eu trois jusqu&#8217;ici à notre connaissance. Le plus récent est un Portugais thioleyru, c&#8217;est-à-dire élu dans la commune des Thioleyres, dans le district vaudois d&#8217;Oron. Il a été précédé en 2002 par un ressortissant néerlandais élu dans la localité de Wald (Appenzell-Rhodes extérieures). Récemment naturalisé, il est devenu suisse. C&#8217;est depuis 1996 que les communes de ce demi-canton peuvent accorder droit de vote et d&#8217;éligibilité aux étrangers. Wald a été la première à prendre une telle décision en décembre 1999, donc encore au xxe siècle. Speicher a suivi mais n&#8217;a pas encore d&#8217;élu. Trogen se prononcera prochainement à la suite d&#8217;une initiative socialiste. Le cas le plus intéressant est plus ancien. Alain Pichard le rappelait récemment dans 24 heures . En 1992 un ressortissant italien bien intégré dans le village jurassien d&#8217;Undervilier est élu. Personne ne soupçonnait l&#8217;absence de passeport rouge ou le fait que le droit de vote des étrangers dans le Jura ne comportait pas le droit d&#8217;être élu. L&#8217;erreur découverte et le nouveau magistrat refusant la naturalisation offerte, il a continué à faire partie de la municipalité mais seulement avec voix consultative, donc sans droit de vote. 	</p>
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