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Election au Conseil fédéral: ce qu’on sait depuis le 12 décembre 2007, ce que l’on ne sait pas encore

De la formule magique aux limites de la concordance

La «formule magique» instaurée en 1959 a duré 44 ans, jusqu’à l’élection d’un deuxième UDC en la personne de Christoph Blocher. Quatre ans plus tard, ce dernier a été le deuxième à ne pas être réélu en peu de temps, alors que les conseillers fédéraux jouissaient jusque-là d’une sécurité de l’emploi remarquable. Depuis ce 12 décembre 2007, deux conseillers fédéraux se sont retrouvés poussés hors de leur parti, ce qui est également une première dans l’histoire récente. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en comparaison avec les décennies passées, le système politique suisse a été un peu bouleversé.

A l’heure du remplacement de Samuel Schmid, il vaut la peine de se pencher sur les choses que l’on a apprises de ces événements. Premièrement, un tabou a été brisé: le Parlement ne réélit plus forcément un conseiller fédéral et les élections qui ont lieu tous les 4 ans risquent à l’avenir de remettre à nouveau en question certains mandats. De même, la notion de «formule magique» n’est presque plus évoquée: la coalition gouvernementale, autrefois parfaitement stable, est devenue variable. Cela ouvre de nouvelles possibilités. Les grands équilibres autrefois sacrés au sein du collège (confessions religieuses, cantons, régions linguistiques) semblent remis en cause avec un Conseil fédéral majoritairement originaire de la partie orientale de la Suisse (DP 1804), surtout si l’élu du 10 décembre prochain devait être zurichois.

Par contre, l’équilibre entre les femmes et les hommes est devenu une variable prépondérante et il semble aujourd’hui inimaginable de revenir à un gouvernement avec une présence féminine unique. Autre nouveauté: il est devenu possible d’imaginer qu’un des grands partis ne participe pas au gouvernement. A cet égard, les menaces d’entrer dans l’opposition formulées l’an passé par l’UDC semblent avoir fait long feu. La stratégie d’opposition de ce parti a été un échec suffisamment patent pour qu’il soit prêt à des efforts sur la forme pour réintégrer le plus vite possible l’exécutif. C’est une leçon qui vaut certainement aussi pour le parti socialiste, parfois tenté par une stratégie d’opposition.

Et pourtant, l’UDC dans l’opposition dérange tout de même terriblement les partis bourgeois. Ils ne veulent pas dépendre d’accords avec les seuls socialistes et verts au Conseil national, comme cela pourrait être le cas aujourd’hui. La présence de quatre partis au gouvernement leur permet de construire des majorités en s’appuyant alternativement sur le PS et l’UDC selon les sujets. C’est probablement pour cette raison qu’ils perdent subitement tout esprit critique vis-à-vis de la candidature d’Ueli Maurer au Conseil fédéral. Les voici prêts à accepter les conditions posées par l’UDC qui prétend imposer son candidat et exclure tout UDC élu sans son accord.

On peut donc en venir aux questions qui restent sans réponses. Le Parlement est-il prêt à céder au chantage que constitue cette menace d’exclusion, limitant ainsi drastiquement le choix auparavant possible d’autres candidatures et créant ainsi un dangereux précédent? Un personnage à l’origine de campagnes électorales scandaleuses et soutenant une initiative extrémiste peut-il entrer au gouvernement uniquement parce qu’il fait de belles promesses et alors que les élus sont encore échaudés par l’expérience Blocher?

Le 10 décembre, le Parlement définira ce qu’il entend par «concordance». S’agit-il seulement de former un gouvernement selon la règle proportionnelle ou de réellement «concorder», donc de définir ensemble des projets et des mesures ? Au seuil d’une crise économique qui promet d’être particulièrement douloureuse, il n’est pas évident que la Suisse puisse encore se satisfaire d’un gouvernement sans ligne directrice. Le moment est venu de raisonner en terme d’accord gouvernemental sur les priorités.

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Discussion

  • Vous semblez ne pas voir certaines réalités: L’option alternative à la concordance, telle que pratiquée jusqu’ici, c’est à dire incluant TOUTES les forces politiques importantes, n’est pas de « concorder » sur un consensus minimal.

    L’autre option c’est un système d’alternance, comme dans les autres pays européens.

    Il est à craindre que vous soyez dans l’erreur également quand vous dites que la politique d’opposition de l’UDC ayant été un tel échec, ce parti « est prêt à des efforts sur la forme pour réintégrer le plus vite possible l’exécutif ».

    Tout semble indiquer au contraire que l’UDC fait le choix de la rupture.

    Si le reste du monde politique n’est pas d’accord de la réintégrer au pouvoir aux conditions fixée par elle, et par elle seule, l’UDC est déterminée à s’installer dans l’opposition, pourrevenir en 2011 ou plus tard, mais cette fois ci en parti hégémonique dans une alternance de droite excluant le PS.

    C’est une approche contraire à celle du PS, qui avait fait semblant d’être tenté par les charmes de l’opposition après la non élection de Lilian Uchtenhagen, mais qui n’avait aucune intention de franchir le pas, car elle avait choisi depuis longtemps de s’incliner devant une règle du jeu fixée par la droite bourgeoise.

    Rappelons nous les paroles de Yann Richter: « Maintenant on sait qui commande ici! »

    Ce que la gauche espère en ce moment, en spéculant sur la solidarité d’un « front » anti UDC, c’est d’être le senior partner d’un consensus « républicain » excluant l’UDC, où lui fixant des conditions, et de cimenter ainsi un statut de référence morale pour elle même, ses visions, ses choix, etc., au sein d’un mainstream un tantinet plus progressiste.

    Autrement dit, la gauche espère pouvoir peser lourd dans un cartel de centre- centre gauche, qui traite l’UDC blochérienne de la même façon que la majorité bourgeoise a toujours traité le PS. C’est à dire en l’incluant, mais seulement parce que ça l’arrangeait, et à ses conditions (celles de la droite.)

    Le hic c’est que l’UDC refuse d’être traitée comme le PS avait accepté de l’être, en partenaire subalterne.

    L’UDC est vraiment déterminée à passer 4, ou 8 ans, ou plus hors du CF, en menant une opposition très dure. Sa base suivra « dürch dick und dünn ». Il n’y a qu’à voir comment cette base a accepté l’exclusion d’une section entière.

    L’UDC est prête également à prendre en compte une certaine hémorragie en faveur du PBD car elle ne croit pas du tout aux chances de ce ruisselet d’augmenter d’une seule goutte d’eau la force électorale globale du centre. En revanche elle est convaincue de rallier à elle, dans la crise économqiue qui s’annonce, un électorat populaire pesant beaucoup plus lourd que les miettes qui rejoindront le PBD au dépens d’ailleurs surtout du PRD et PDC.

    Le calcul ne semble pas si faux puisque plus de 12’000 nouveaux militants ont rejoint l’UDC dans la tourmente de l’éviction de Blocher puis pendant l’exclusion de Widmer-Schlumpf. Il y a eu aussi des défections mais négligeables en comparaison.

    L’UDC (sa direction) est donc certaine que l’opposition, loin d’être un échec, est au contraire déjà un grand succès, et que ce succès ne fera que s’amplifier en cas de passage à un système d’alternance. Car dans ce cas, sa base, déjà incroyablement disciplinée, grossie de nombreux nouveaux éléments déterminés, se soudera et se raffermira de plus en plus dans sa combativité et sa volonté de devenir LE nouveau parti de gouvernement numéro un.

    Effectivement le parlement ne sera probablement pas prêt à céder à ce que vous appelez un « chantage ». C’est à mon avis le piège tendu par CB et ce sur quoi la direction de l’UDC compte pour sa stratégie à long terme de véritable conquête du pouvoir. Car dans ce cas, la base UDC sera vraiment échaudée par ce qu’elle ressentira comme une profonde injustice et cela sera le triomphe des idéologues de droite à l’UDC sur les partisans de la concordance de papa.

    Est-ce votre analyse qui est juste et non celle que je vous suggère?

    Je serais de gauche et réformiste, je ne prendrai pas trop de risques et j’éviterais de laisser l’UDC donner libre cours à sa stratégie d’opposition pour la conquête complète du pouvoir.

    Apparemment Mme Micheline Calmy-Rey partage mon avis.

  • 2
    Jean-Daniel Delley

    En affirmant que la concordance signifie la participation de toutes les forces politiques importantes à l’exercice du pouvoir exécutif, vous oubliez un élément central de la définition: pour autant que chacun des partis prétendant à l’étiquette gouvernementale adhère à un certain nombre de valeurs considérées comme centrales par ces partis. A la fin du 19ème, c’est la reconnaissance de la légitimité de l’Etat fédéral qui ouvre la porte du Conseil fédéral aux conservateurs; au 20ème siècle c’est l’adhésion à la défense armée, précédée par l’abandon de la lutte des classes qui rend fréquentable le PSS. Or actuellement l’UDC, par son opposition systématique à tous liens avec l’Europe, alors même qu’elle avait justifié son rejet de l’Espace économique par la possibilité de nouer des relations bilatérales avec l’UE, met en cause l’avenir du pays. C’est un parti irresponsable qui n’a rien à faire au gouvernement, quel que soit son ou sa candidate. Le maintenir hors de l’exécutif jusqu’à nouvel ordre n’implique pas de faire le choix de l’alternance, un type de régime qui sied à la bipolarisation politique que nous ne connaissons pas en Suisse. C’est au contraire prendre au sérieux la concordance et ne pas la confondre avec un foutoir.

  • Votre réflexion est très intéressante car elle introduit un argument que j’entends pour la première fois de ma vie:

    Il serait exigé de l’UDC, de se rallier au rapprochement avec l’UE sous couvert de bilatérales, ligne voulue par les autres partis gouvernemntaux (car c’est bien ça que vous avez dit) de la même façon qu’on a attendu des catholiques conservateurs l’acceptation de l’Etat fédéral et des socialistes celle de la défense nationale et le renoncement à la lutte de classes.

    Permettez moi d’exprimer ma vue des choses, qui diffère de la vôtre. Je suis un citoyen qui n’est pas membre de l’UDC mais vote pour ce parti, principalement parce qu’il se sent « blochérien » comme on est « gaulliste »: c’est à dire parce qu’on refuse l’abdication de l’autodétermination de son pays au profit d’un machin qui nous lierait les mains et serait désastreux pour notre avenir, qui serait à vrai dire la fin de la Suisse, réduite à une province gouvernée par un parlement continental dans lequel nous ne représenterions qu’environ 2% des droits de vote. Ce serait aussi la fin, évidemment, de notre démocratie directe.

    Votre argument est vraiment stupéfiant, parce que jusqu’ici je n’ai jamais entendu ni lu personne l’exprimer si clairement. (Probablement c’est qu’on n’ose pas le dire.) Et bien entendu, vous avez raison, c’est exactement cela la raison principale de l’ostracisme qu’on observe envers les éléments UDC restant loyaux à leur parti sur la question européenne.

    Je ne comprenais pas bien la raison de l’obstination de ce qu’il faut bien appeler la classe politique à refuser de s’incliner devant le changement d’orientation qu’impose les résultats électoraux des 15 dernières anées au cours desquelles on a vu la confirmation par le peuple de son refus de l’Anschluss. Vous me pardonnerez cette expression brutale, mais elle exprime à la fois mon sentiment et la réalité.

    La raison de cette obstruction de la classe politique est son désir, sa volonté déterminée d’adhérer aux institutions contraignantes de Bruxelles, mais en contournant la volonté du peuple, par des accords bilatéraux visant, non à sauvegarder notre indépendance, mais à nous rendre entièrement eurocompatible en se passant du consentement de l’électeur.

    J’estime pour ma part que c’était le devoir du monde politique de réexaminer sa position et d’adopter loyalement, et démocratiquement, une position eurosceptique consistant à jouer le jeu des bilatérales, mais de manière défensive, et non comme un cheval de Troie permettant par la tactique du salami de réduire à rien la liberté d’action de notre pays.

    Je ne comprenais pas ce refus obstiné de respecter qu’en démocratie il faut savoir infléchir sa politique quand manifestement les votes du suffrage universel le requièrent. Vous m’avez enfin permis de le comprendre.

    Dans ces conditions, et parce que je sens que vous avez raison, alors nous sommes dans une crise encore plus sérieuse que je ne le pensais.

    Car dès lors la classe politique est REELLEMENT en porte à faux par rapport au peuple. Ce n’est pas une réthorique populiste peuple contre élites. Il s’agit d’une volonté de l’élite politique d’ignorer le sentiment majoritaire dans la population, qui penche vers une voie bilatérale défensive et non une voie bilatérale menant à l’adhésion masquée.

    Vous pourrez dire que cela est discutable, et que le peuple n’a pas fait sa religion. Que peut-être il approuve l’adhésion rampante. Mais s’il l’approuvait, pourquoi ne lui dirait-on pas la vérité?

    Non je pense qu’il s’agit là du même phénomène que l’on observe au sein de l’UE elle-même. Le suffrage universel n’est pas autorisé à trancher de l’essentiel. Exemple les référendums très clairs français et néérlandais de 2005, qui ont été ignorés. Exemple: le fait que le « traité de réforme » a été adopté « bei Nacht und Nebel », presque clandestinement, par des parlementaires apeurés et conscients d’aller directement contre la volonté de leurs électeurs. Exemple: le fait que le seul peuple consulté: le peuple irlandais, ayant donné la même réponse qu’auraient donné les autres peuples européens s’ils avaient été consultés, c’est à dire a confirmé les votes négatifs français et nérlandais de 2005, sur le même objet. Et maintenant ledit peuple irlandais est sommé de revoter. Etc., etc.

    Que ce genre de choses ne révolte pas la conscience de tous ceux qui se disent démocrates est proprement stupéfiant.

    Il apparaît donc très évident que le monde politique suisse, hors UDC, est sur la même ligne que ses homologues qui hors de nos frontières s’emploient à enterrer le suffarge universel qui avait été proclamé en 1848. certains.

    Pour ne pas nous retrouver demain dans la même situation pitoyable que les peuples irlandais, français, néerlandais, dont les votes sont ignorés sans vergogne, la plus extrême vigilance eurosceptique est donc indiquée pour les Suisses, qui ont le privilège de n’être pas encore pris dans l’entonnoir, ou dans la nasse si on préfère.

    La conséquence de tout cela est donc très évidente. Une nouvelle concordance doit être trouvée. Comme cela a été le cas dans le passé, il faudra que les minoritaires s’inclinent. Les minoritaires en l’occurence sont les partisans d’une adhésion hypocrite et masquée par la voie bilatérale ce qui contredit le sentiment majoritaire de la population. Jusqu’ici ils s’y sont refusés avec mauvaise foi. Mais il faudra que le rapport majorité minorité soit suffisament net pour qu’ils n’aient pas le choix mais soient contraints d’infléchir leur ligne.

    Comme il n’y pas de conciliation possible sur la question essentielle, celle sur laquelle vous avez mis le doigt, car il s’agit de l’existence même de la Suisse comme pays indépendant, il comme il est évident que la classe politique est absolument déterminée à ne pas céder là dessus, alors il faut prendre son parti de l’exclusion de l’UDC du CF.

    Il y aura donc un gouvernement homogène sur la question européenne. Et ceux qui tiennent à maintenir la liberté d’action de la Suisse dans le monde, disons simplement son indépendance, et sa non absorbtion dans une UE en pleine déconfiture, auront grace à Dieu (et aux radicaux démocrates de 1874) la ressource de se battre sur le terrain de la démocratie directe, victorieusement espérons le.

    Il y aura donc un bras de fer, et on peut espérer qu’après un certain temps la partie « souverainiste » aura tellement progressé électoralement et la partie « annexioniste » tellement perdu d’électeurs, car pénalisée par son option européiste, que la majorité sera très nette et qu’enfin les partis centristes et pourquoi pas aussi de gauche (il y a des « nonistes » aussi à gauche) consentiront à manger leur chapeau et à se rallier à une politique intransigeante dans l’intérêt de la Suisse, bref une politique blochérienne, ou gaullienne sur cette question.

    Cette lutte historique, je le vois bien, est inéluctable. Elle passe, au moins dans un premier temps, par un abandon de la concordance et le passage à un système européen classique d’alternance.

    A vous lire je comprends que les intérêts électoraux du PS, qui a tout à perdre du système d’alternance où il risque de se retrouver poussé hors du pouvoir, pèsent moins lourd au PS que la cause européenne. Mesdames Calmy-Rey et Christianne Brunner ont pourtant mis en garde contre le rsique de pousser l’UDc hors du CF. J’espère qu’elle seront écoutées.

    On verra. Je préférerais le maintien de la concordance et une attitude civique de la part des partis PS, PDC et PRD consistant à se soumettre à la volonté du suffrage universel en matière européenne.

  • 4
    Jean-Daniel Delley

    Ce n’est pas votre « expression brutale » qui m’attriste, « curieux », mais votre incapacité à lire un texte pourtant clair.

    Je ne reproche pas à l’UDC de s’opposer à une adhésion de la Suisse à l’Union européenne, ni même d’avoir combattu victorieusement notre participation à l’Espace économique. C’est son droit. Mais elle a justifié cette opposition en affirmant que des accords bilatéraux feraient l’affaire. Or elle s’est opposée systématiquement à ces accords, tous approuvés par une majorité populaire. Il n’y a donc pas eu « contournement de la volonté populaire » comme vous l’affirmez. Les résultats électoraux de ces 15 dernières années – l’UDC, si elle a progressé, n’a jamais franchi la barre des 30% – n’infirment pas ce choix de la voie bilatérale, confirmée en votation à plusieurs reprises.

    Votre curiosité s’émousse proportionnellement à la montée de votre passion. Dommage.

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