Dans le Tages Anzeiger, l’ancien Monsieur Prix Rudolf Strahm s’en prend aux nouvelles directives de placement imposées aux caisses de pension. En pleine crise financière, le Conseil fédéral a décidé d’augmenter la proportion des placements autorisés dans les hedge funds et les produits spéculatifs (15%) et d’abaisser le plafond possible pour l’immobilier (de 55 à 30%) et les prêts hypothécaires (de 75 à 50%). En clair, le gouvernement pousse les caisses à prendre plus de risques et à réduire leurs engagements dans le secteur immobilier, un secteur qui sur le long terme a procuré un rendement stable et satisfaisant. Comme si la dégringolade des marchés n’avait pas eu lieu.
Quelle mouche a donc piqué le Conseil fédéral? Pour répondre à cette question, Rudolf Strahm a cherché à qui profite l’opération. Aux grandes banques, aux hedge funds et aux conseillers financiers dont la plupart des caisses ne pourront pas se passer pour gérer ces placements à haut risque. Une aubaine pour ces conseillers qui se font payer 400 francs de l’heure. Et comme par hasard, ces milieux intéressés occupent sept des onze sièges du comité qui a formulé cette proposition à l’intention de la commission fédérale de la prévoyance professionnelle.
Un espoir de retour à la raison: la commission de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national a demandé un rapport au Conseil fédéral et le Parlement pourrait se saisir de cette affaire et empêcher la mise en vigueur des nouvelles dispositions, prévue pour le début 2009.












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