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Courrier: Réactions du Conseil d’Etat vaudois

Courrier
17 novembre 2000
DP 
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Réponse à l’article «Le Conseil d’Etat opère un tri en bons et mauvais médias » (DP 1450).

Quelle mouche a donc piqué Albert Tille ? Quel mauvais procès en absence de transparence et de communication essaie-t-il d’intenter au Conseil d’Etat vaudois ? Car s’il est un gouvernement qui a développé et amplifié la communication, l’information et la transparence ces dernières années, c’est bien le Conseil d’Etat vaudois. Voyez plutôt :
¥ Dès 1996, mise en place d’une politique d’information et de communication basée sur la transparence et l’ouverture avec renversement de la règle du secret qui prévalait jusque là remplacée par le principe de la communication.
¥ Dès cette époque également, publication de toutes les mises en consultation cantonales et publication dans La Feuille des avis officiels de toutes les réponses aux consultations fédérales avec possibilité de les consulter sur Internet.
¥ Engagement de délégués départementaux à la communication et création du Bureau d’information et de communication de l’Etat de Vaud.
¥ Envoi systématique à la presse et aux milieux intéressés de tous les communiqués de presse relatifs à l’action de l’Etat.
¥ Mise sur Internet de tous les documents relatifs aux grands projets de l’Etat ainsi que tout ce qui concerne l’information et la communication.
¥ Le 4 septembre 2000, mise en consultation du projet de Loi sur l’information et la communication du canton de Vaud.
Jamais les autorités vaudoises, qui appliquaient autrefois la logique du secret, n’ont été si ouvertes et n’ont autant développé le souci de renseigner le public.
Leur est-il pour autant interdit de prendre des dispositions pour que les conférences de presse soient organisées selon des critères professionnels et dans le respect de la déontologie journalistique ? Car c’est de cela qu’il s’agit et uniquement de cela.
En pratiquant auparavant un système des plus larges, dépourvu de toute accréditation et de tout contrôle, l’Etat a vu certaines de ses conférences de presse déraper en débats contradictoires au mépris des usages de la profession, sur lesquels les perturbateurs se sont assis sans vergogne, transformant ce qui devait être une séance d’information en une foire d’empoigne. Une conférence de presse n’étant pas une arène, le Conseil d’Etat a voulu logiquement préciser les règles. Cela a été communiqué publiquement en décembre 1999 au Parlement par l’intermédiaire de Monsieur le conseiller d’Etat Philippe Biéler, qui a rappelé que ces manifestations étaient réservées aux médias reconnus comme tels et aux journalistes professionnels qui les représentent. A quoi il convient d’ajouter que le contenu intégral des dossiers de presse est à disposition de chacun sur Internet sitôt la conférence de presse terminée. Il n’y a donc rien de caché à ce sujet, contrairement à ce que semble dire M. Tille. Il est vrai que dans ce cadre, la pratique s’est quelque peu
« cherchée », jusqu’à ce que soient trouvés un point d’équilibre et des critères satisfaisants : ceux-ci se traduisent par l’accès offert à une liste comportant nombre de médias divers, invités à dépêcher des journalistes RP. Les journaux régionaux « tout-public » peuvent envoyer des représentants n’ayant pas cette qualité.
Peut-être conviendra-t-il encore d’améliorer le système. Le Conseil d’Etat n’y est pas opposé a priori, mais a peine à concevoir que l’on puisse taxer de liberticides des mesures qui visent à conserver à la conférence de presse sa vocation première : mettre en présence un organisateur et des journalistes dans le cadre de rapports professionnels avec les médias.
Au plaisir de saluer à une prochaine conférence de presse le ou la journaliste qui représentera Domaine Public.

Claude Ruey, chef du Département des institutions et des relations extérieures du canton de Vaud

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