De sommets environnementaux en déclarations d’intention, les Etats s’engagent à lutter contre le réchauffement climatique en diminuant leurs émissions de gaz carbonique. Or il est une mesure simple qui, à elle seule, permettrait de réduire les émissions de CO2 de 400 millions de tonnes : cesser de brûler ou de lâcher dans l’atmosphère les gaz émis lors des forages pétroliers. Selon une étude de la Banque mondiale, les entreprises de forage brûlent annuellement près de 170 milliards de m3 de gaz, la Russie à elle seule 50 milliards. La Banque mondiale s’appuie sur l’analyse des images satellite de l’Agence américaine de la météo. Un usage commercial de ce gaz perdu rapporterait environ 40 milliards de dollars aux pétroliers.
Mais voilà, ces derniers ne sont guère incités à activer cette source de revenu. Contrairement au pétrole, le gaz est difficilement stockable et transportable. La Norvège est l’un des rares Etats qui pénalisent fortement la combustion de ces gaz. Ce qui a conduit les pétroliers à valoriser la presque totalité des gaz émis lors de l’extraction de l’or noir dans ce pays. La Banque mondiale gère un programme d’aide à la récupération des émissions de gaz. Ainsi le Nigéria met en place des installations de chaleur-force qui produiront l’équivalant de 12% de la consommation électrique du pays. Mais le Brésil, la Russie et le Vénézuela notamment continuent d’ignorer ce programme.





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