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Qui veut vraiment limiter les émissions de CO2?

Les forages pétroliers causent d’importantes émissions de CO2. Mais, certains Etats préfèrent la parole aux actes.

De sommets environnementaux en déclarations d’intention, les Etats s’engagent à lutter contre le réchauffement climatique en diminuant leurs émissions de gaz carbonique. Or il est une mesure simple qui, à elle seule, permettrait de réduire les émissions de CO2 de 400 millions de tonnes : cesser de brûler ou de lâcher dans l’atmosphère les gaz émis lors des forages pétroliers. Selon une étude de la Banque mondiale, les entreprises de forage brûlent annuellement près de 170 milliards de m3 de gaz, la Russie à elle seule 50 milliards. La Banque mondiale s’appuie sur l’analyse des images satellite de l’Agence américaine de la météo. Un usage commercial de ce gaz perdu rapporterait environ 40 milliards de dollars aux pétroliers.

Mais voilà, ces derniers ne sont guère incités à activer cette source de revenu. Contrairement au pétrole, le gaz est difficilement stockable et transportable. La Norvège est l’un des rares Etats qui pénalisent fortement la combustion de ces gaz. Ce qui a conduit les pétroliers à valoriser la presque totalité des gaz émis lors de l’extraction de l’or noir dans ce pays. La Banque mondiale gère un programme d’aide à la récupération des émissions de gaz. Ainsi le Nigéria met en place des installations de chaleur-force qui produiront l’équivalant  de 12% de la consommation électrique du pays. Mais le Brésil, la Russie et le Vénézuela notamment continuent d’ignorer ce programme.

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Discussion

  • 1
    François Marthaler says:

    Le « centime climatique » perçu par l’Union Pétrolière suisse permet de financer des projets réduisant les émissions de CO2 à l’étranger. J’imagine que la fondation qui gère ce fonds envisage de financer de telles installations de valorisation du gaz naturel pour lesquelles le prix de la tonne de CO2 économisée doit être particulièrement avantageux.

    Loin de moi l’idée de faire opposition à de tels projets. Mais il est concasse que les clients des compagnies pétrolières doivent s’acquitter d’un « impôt privé » qui retombe dans la poche des producteurs. Au fond, une simple interdiction s’avérerait plus efficace et surtout moins coûteuse.

    Je note au passage que des centaines de milliers de décharges publiques à ciel ouvert pourraient récupérer le biogaz produit par la décomposition des ordures. J’ai comme dans l’idée que le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre est, dans ce cas, du même ordre de grandeur.

    C’est fou tout ce qu’on pourrait faire pour lutter contre le réchauffement climatique en limitant simplement les gaspilages imbéciles!

  • 2
    Giorgio Zürcher says:

    Toutà fait d’accord avec les considérations de Jean-Daniel Delley. Il faut maintenant des mésures concrètes dans tous les domaines, er à tous les niveaux.

Rétroliens

Les commentaires sont fermés.

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