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Discussion

  • 4
    Albert Jaussi says:

    Cette initiative d’autodétermination est scandaleuse. Quand on peut lire son auteur principal, le professeur de droit Vogt (UZH), reprocher à ses contradicteurs de ne pas s’engager pour un Tribunal fédéral avec une cour constitutionnelle, et d’accepter ainsi qu’une cour étrangère non élue directement ou indirectement par le peuple suisse, soit la Cour de Strasbourg, fasse de facto office de cour constitutionnelle suisse, c’est l’hôpital qui se fiche de la charité.

    La partie bourgeoise du Parlement suisse n’a pas voulu d’une cour constitutionnelle, particulièrement l’UDC, le parti du Prof. Vogt, qui y était fondamentalement opposée et qui y voyait une limitation des droits populaires. C’est justement dans notre système de démocratie semi-directe avec un droit d’initiative du peuple au niveau constitutionnel, dans l’exercice duquel une majorité même mince décide (the winner takes it all), et en l’absence d’une juridiction constitutionnelle suisse, qu’il est vital pour la défense des droits fondamentaux que le citoyen puisse se référer à la CEDH avec accès à la Cour de Strasbourg. Il en va du droit des minorités et de la protection des citoyens (personnes physiques et morales) contre les excès de l’Etat.

    Etrangement, et je le répète, le Prof. Vogt fait partie d’une minorité respectable qui doit défendre durement ses droits et il ne trouve rien de mieux pour atteindre son but anti-UE, que de faire appel à une partie des citoyens conservateurs dont la majorité est illibérale aussi envers cette minorité. Sans la CEDH et sans cour constitutionnelle suisse, il manque une pierre angulaire à l’édifice juridique suisse, ce qui est inadmissible.

  • 5
    curieux says:

    D’où sortez vous que cette initiative « exige que notre pays se retire de la CEDH »? C’est absolument faux. Elle se contente de dire que s’il devait advenir à l’occasion, qu’une décision prise en votation populaire (par exemple l’interdiction de construire des minarets) puisse être considérée comme en conflit potentiel avec un principe de la CEDH (cela dépendrait encore de la manière dont on interprète ce principe) alors la décision du pouvoir constituant légitime, c’est évident, doit prévaloir sur le droit international. C’est tout autre chose.

  • « Les hommes sont tellement bêtes qu’une violence répétée finit par leur paraître un droit » (Helvetius)

    C’est exactement ce que l’UDC est en train de nous démontrer avec sa triste initiative qui ne peut aboutir, à terme, qu’à l’arbitraire…sans plus aucune possibilité de saisir un juge indépendant !

  • 7
    Albert Jaussi says:

    Il est à mon avis nécessaire de placer cette initiative dans le contexte idéologique dans lequel se meuvent les têtes pensantes des initiants. Dans les années 50 du siècle écoulé, l’idée d’une révolution conservatrice s’est développée, en Allemagne surtout et dont un des théoriciens déterminants fut un journaliste et écrivain bâlois établi Outre-Rhin, Armin Mohler. Christoph Blocher est considéré avoir été influencé par ce mouvement. La nouvelle droite et la droite nationaliste actuelle en sont l’émanation plus ou moins directe. Contrairement aux néo-nazis et les néo-fascistes, auxquels on ne peut affilier en général les représentants de la nouvelle droite nationaliste actuelle, l’UDC, l’AfD, Putin, Orban, Kaczniski etc.

    Ces mouvements ont tous en commun, in fine, qu’ils refusent la prévalence des valeurs des Lumières et de celles d’égalité, de fraternité et de liberté de la révolution française, dont la CEDH en est aussi le reflet. Ils prétendent souvent dépasser les clivages de droite et de gauche. Ils revendiquent une société dans laquelle les droits individuels doivent faire place à l’intérêt collectif (qui le définit ?) et dans laquelle l’individu doit rechercher son épanouissement dans un sentiment presque transcendé d’appartenance à un groupe, à une collectivité ou à une nation où il peut se sentir accepté, d’où une sorte de pseudo-libération. Il n’est pas étonnant que ces mouvements aient leur pendant dans le monde religieux conservateur ou fondamentaliste, qu’elles qu’en soient les dénominations.

    Ces mouvements attaquent non seulement la gauche, mais aussi et souvent avec autant de véhémence, les bourgeois libéraux et humanistes, qui se réfèrent eux-aussi en majorité aux valeurs des Lumières et de la révolution française, dont le représentant traditionnel en Suisse est le PLR, mais aussi les socialistes libéraux et humanistes. Les idées de ces mouvements, dont le côté anti-establishment envers le PLR, ont attiré pas mal d’anciens gauchistes dans l’UDC, par ex. Markus Somm et Roger Köppel.

    Cette initiative est pour la nouvelle droite dont fait partie la droite nationaliste une étape dans son combat contre la prééminence des valeurs fondamentales des droits humains au profit d’une société qui ne peut être identitaire et homogène qu’en application de leurs idées. C’est une attaque contre une société libérale. C’est pour cela que tous ces mouvements sont désignés « illibéraux ». Certains le revendiquent d’ailleurs ouvertement (comme aussi certains milieux gauchistes).

    • 7.1
      curieux says:

      Ce que vous nous dites là est intéressant cher Jaussi, mais à mon avis il n’y a pas plus que 0.5% des militants UDC qui aient, ne serait-ce que connaissance du concept idéologique que vous décrivez. Et je suis bien sur que même parmi les « têtes pensantes », il n’y en a pas 2%. Et qu’on ne vienne pas nous dire que ce sont ces 2% là qui dirigent toute la manoeuvre.

      Ce serait plus confortable pour les gardiens du temple comme vous, cher Jaussi, d’imaginer qu’on a affaire à une entreprise proprement contre révolutionnaire comme vous le suggérez. Mais vous vous méprenez, et en conséquence la lutte contre l’UDC sera beaucoup plus difficile pour vous à mener que si votre thèse était conforme à la réalité.

      Je suis désolé, mais en fait l’UDC et le gros de ses troupes et de ses électeurs ne sont porteurs que d’une vision de la Suisse qui était celle du radicalisme encore dans les années 1970 et même 80. Si vous voulez, je dirais que l’UDC c’est le parti radical et son programme tel qu’il était incarné par Paul Chaudet et même par Georges-André Chevallaz. Le corpus idéologique est donc celui des Lumères, désolé de vous le dire. Mais il est souverainiste. C’est là dessus que s’est fait le clivage.

      En réalité c’est un peu comme l’attraction de Trump aux USA. Les électeurs patriotes sont en colère, très en colère même, contre les dirigeants des partis mainstream: républicains et démocrates aux USA, radicaux et démo-chrétiens en Suisse, parce que ces partis ont abandonné la défense de la patrie au profit, précisément, d’une nouvelle conception (qui n’est apparue que dans les années 1990) du multilatéralisme, de l’abandon de souveraineté en faveur de l’ONU, de l’UE, etc., en tournant le dos à l’intérêt national, des Etats-Unis, de la Suisse.

      Ces électeurs se sentent trahis. Je me sens trahi. Je suis trahi en fait, à mon avis.

      En Suisse tous ces électeurs ont rejoint l’UDC et ne reviendront pas au bercail à moins que le PLR et le PDC ne redeviennent clairement eurosceptiques et mettent à nouveau la défense de l’intérêt national suisse au premier plan, au besoin même contre l’UE.

      La frange intellectuelle INSIGNIFIANTE qui a lu Armin Mohler, vote peut-ête UDC, évidemment. Pour qui d’autre pourrait-elle voter? De même la frange rouge vif marxiste révolutionnaire vote PS ou Vert. C’est évident.

      Mais les tenants de la Révolution conservatrice n’ont aucune influence. Même Oscar Freysinger, que vous soupçonneriez peut-être d’être influencé par ces idées, a mené toute sa campagne contre les minarets, absolument pas sur le thème nationaliste ou de défense de la civilisation chrétiene, mais exclusivement sur la défense des valeurs libérales des Lumières. Relisez ses discours.

  • 8
    Martinet, Philippe says:

    N’ayant pas le tiers du quart de l’expertise d’Y.Jaggi et B. Kappeler sur le sujet, je me permets juste de partager l’impression que cet article passe un peu à côté des enjeux pour le pays, en croisant quelques lectures récentes:
    – duopole? On sait que Lidl et Aldi font de plus en plus mal à nos deux leaders historiques. Une concurrence de fait paraît avoir compensé l’immobilisme parlementaire…
    – entreprises socialement responsables? Il me semble que les deux mammouths ne sont plus vraiment en pointe pour leur personnel (cf. salaire minimal)
    – et que dire de leur rôle par rapport à la survie du monde agricole, ayant lu que la marge de nos distributeurs était la plus grande d’UE, alors que les producteurs sont de plus en plus sous perfusion étatique?

    Bref, merci chère Yvette d’approfondir la réflexion.

  • 9
    Rouget Alain says:

    Les Verts ont frappé juste : difficile d’être opposé à une économie verte. A l’opposé, il semble utopique de diviser par 3 notre empreinte écologique en 34 ans (d’ici 2050), sans des réglementes contraignants, des taxes, etc.

    Mais au delà des tergiversations, on se heurte à l’implacable réalité : les études scientifiques sérieuses démontrent toutes que l’empreinte écologique des pays développés doit se réduire drastiquement et, de plus, d’urgence.

    On se trouve donc dans la situation suivante : notre société sait ce quelle doit faire, mais est incapable de la faire ! Cette situation est typique des sociétés se dirigeant vers l’effondrement. Pour une description de l’effondrement, lire : « Comment tout peut s’effondrer », un ouvrage passionnant et pas si noir qu’îl n’y parait, et qui a fondé une nouvelle science : la collapsologie…

  • 10
    Mathieu Capcarrere says:

    Ahhh le mythe de la flat tax comme solution à l’optimisation fiscale, à l’injustice sociale, à la complexité fiscale….

    Tout d’abord, appelons un chat, un chat. Une flat tax avec une franchise à 0%, cela s’appelle un impôt progressif à 2 tranches, avec ici, une tranche à 0% et une tranche à 5,1%. La question est donc, faut-il préférer un impôt progressif à 2 tranches plutôt qu’un impôt progressif à n tranches? Cette terminologie est certes bien plus prosaïque qu’une « flat tax », au goût d’inconnu, voire d’aventure fiscale que seuls les téméraires et les visionnaires seraient prêts à suivre, mais la réalité du système se révèlera même encore plus cruelle.

    Un impôt progressif à 2 tranches est-il plus sûr en terme d’optimisation fiscale qu’un impôt progressif à n tranches? Le ridicule de la question saute aux yeux. Le nombre de tranches n’influent en rien la propension à utiliser créativement des déductions discutables offertes par la loi. L’introduction d’une flat tax peut être l’occasion de simplifier les choses mais pas nécessairement.

    Un impôt progressif à 2 tranches est-il plus ou moins juste qu’un impôt progressif à n tranches? L’avantage d’un nombre de tranches élevés est qu’il permet de varier le rythme de croissance de l’impôt. Ceci peut être utilisé de manière perverse mais en général cela facilite l’application de taux différenciés selon le revenu. En particulier, cela permet notamment de minimiser la progression de l’impôt sur les bas/très bas revenu tout en taxant assez fortement les hauts/très hauts revenus. Bien entendu, cet effet est moins marqué à Schwytz où le taux marginal maximum est à 5.1% et non 15.5% comme dans le canton de Vaud. Ceci étant dit, comme nous le verrons plus bas, le manque de souplesse, peut être très cruelle pour le Mittelstand, au sens large.

    Enfin un impôt progressif à 2 tranches est-il plus simple qu’un impôt progressif à n tranches? Il est certainement plus simple à comprendre et permettrait peut-être même de se débarasser du mythe de l’effet de seuil (il y a un seuil sur le taux marginal mais le taux moyen est lui parfaitement progressif). Cependant, ce n’est pas le calcul de l’impôt qui est vraiment complexe mais bien le calcul du revenu imposable. Or pour ce dernier la flat tax ne change rien.

    Ainsi, on se rend facilement compte que la flat tax ne présente pas forcèment les vertus qu’on lui prête mais rend par contre difficile, et ce de manière certaine, le pilotage fin de l’impôt progressif. Afin de juger donc de la réforme Schwytzoise concrète, il faut comparer les chiffres effectifs et là le calculateur fourni permet de voir (sans augmentation du Steuerfuss) que malgré le discours lénifiant des autorités la réforme pénalise la classe moyenne au sens très large. Seuls les très bas revenus, moins de 33’000 frs de revenu imposable annuel, et les très hauts revenus, plus de 500’000 frs annuel, y gagnent, et bien sûr cette augmentation, elle, n’est pas flat. Si, pour un couple avec 2 enfants, de 50’000 frs à 100’000 frs de revenu on payera 15,5% de plus d’impôt, à 200’000 frs on ne payera plus que 7,73% d’impôt en plus et à ceci baissera ensuite tranquillement pour même devenir un gain à partir de 500’000 frs de revenu.

  • Donc Monsieur von Burg, vous proposez que l’Etat renfloue la presse comme il a fait avec Swissair? Vous avez l’air de considérer l’information comme un service public au même titre que les hôpitaux ou les musées. C’est une théorie hautement contestable.

    Ce n’est pas à l’Etat de financer le journalisme, critique ou non.
    Si l’Etat finance sa propre critique, alors c’est l’Etat qui détermine quelle sorte de critique est licite ou pas. La langue de bois, la pensée unique, la police de la pensée et le politiquement correct deviennent inévitablement la norme, étouffant toute liberté d’expression. On entre dans le règne de l’autocensure si ce n’est de censure pure et simple et en tous cas de la propagande sournoise. Mieux vaut encore des publireportages. Déjà maintenant il y a un unanimisme de gauche et pro européen dans les médias, que le public ressent déjà avec colère et contre lequel la grogne monte. Ce qui explique le succès incroyable de lesobservateurs.ch d’Uli Windisch.

    Désolé mais il serait à la limite plus sain que la presse soit à nouveau financée par des sponsors politiques, syndicaux, ou même par des Eglises (qui ne pourront pas le faire puisqu’elles n’ont plus de fidèles) ou d’autres mécènes, que par l’Etat. On ne va tout de même pas suivre la voie de la France où les médias sont sous perfusion de subventions. On attend avec impatience le moment où l’Etat français en faillite devra supprimer les milliards qu’il paie à la presse pour en faire ce qu’elle est: un ensemble de titres qui battent de l’aile et que plus personne ne lit parce que les gens se détournent d’eux sentant que ce sont des organes de propagande gouvernementaux.

    Si le secteur des journaux dans son ensemble doit affronter une crise, il faut laisser le marché s’assainir. Il ne restera probablement que les grandes vieilles feuilles d’avis régionales comme 24heures, Le Nouvelliste, La Tribune de Genève, La Liberté, et d’autres feuilles, parce qu’elles sont profondément enracinées.

    Le Temps prendra le bouillon et ce sera un bon débarras. Tout le monde en a ras le bol de ce quotidien prétentieux, autoproclamé « de référence » alors qu’il ne l’est pas et qui n’a jamais su être à la hauteur de l’héritage de de la Gazette, ni du Journal de Genève.

    Il restera aussi une presse d’opinion: Domaine Public, La Nation, la Voix Ouvrière (Gauche Hebdo) et des petits fabricants indépendants comme Pascal Décaillet. Est-ce que Roland Ray de Promoéditions pourra être encore une fois « protégé »? Peut-être pas.

    Il restera les entreprises solides comme GHI grace à ses annonceurs, ou Construire, grâce à la Migros. Une presse syndicale comme l’Evénement Syndical, et patronale et professionnelle comme Entreprise romande ou L’Information immobilière. Des publications spécialisées. Ce sera dur. La vie est dure.

    Certes il y a des réductions de frais postaux et autres aides indirectes qui seraient légitimes à condition que tout le monde en bénéficie. Mais la voie de l’aide publique directe est à la fois scandaleuse et dangereuse. Et puis, est-ce que Monsieur Blocher n’a pas réussi à assainir la Basler Zeitung? La presse doit rester un secteur économique commercial normal.

    Si des journalistes doivent perdre leur boulot, c’est triste mais tant pis pour eux. Il y a des dizaines de milliers d’employés et de cadres de banques qui sont en train de perdre leur boulot à cause de la lâcheté de nos autorités qui ont bradé le secret bancaire. Personne ne pleure sur leur sort. C’est la vie.

  • Les geignements de Monsieur von Burg doivent être mis en parallèle avec les comptes du Canard enchaîné, publiés ce même jour. Le bilan a passé de 126 millions à 130 millions, le bénéfice de 2,26 millions à 2,40 millions. Il n’est évidemment pas nécessaire de rappeler que le Canard vit presque exclusivement de l’information, presque pas de l’avis de ses journalistes, qui sont paraît-il parmi les mieux payés de France, et pas du tout de la publicité. C’est plus que probablement la clé de son succès: le Canard informe.

    Bon! c’est vrai, il y aussi le style!

  • Vous écrivez: « la souveraineté du peuple ne peut s’exercer qu’en respectant ces droits et valeurs,..constitutifs de la démocratie. »

    Je vous le redemanderai chaque fois que vous tiendrez ce propos (je note que vous n’avez pas donné de réponse à ma précédente demande sur cette question): qui définit dans votre démocratie les droits et valeurs?

    • 13.1
      Jean-Daniel Delley says:

      Cet article répond précisément à votre précédente demande. Relisez l’avant-dernier paragraphe.

  • Mais non, ni ce paragraphe ni l’entier de votre article ne répond à ma question. Je ne vous demande pas de me dire qui fait respecter les droits et les valeurs « constitutifs de la démocratie », je vous demande de me dire qui, dans le système de démocratie que vous imaginez, les définit.

    Vous écrivez : « A savoir que la souveraineté du peuple ne peut s’exercer qu’en respectant ces droits et valeurs constitutifs de la démocratie ». De deux choses l’une. Si c’est le peuple qui définit ces « droits et valeurs constitutifs de la démocratie », il peut librement en changer. Si le peuple n’est pas libre d’en changer, à qui sera confiée, dans la démocratie que vous proposez, le pouvoir d’en changer, ou d’interdire d’en changer ?

    • 14.1
      Jean-Daniel Delley says:

      Mais oui. Les droits et principes qui constituent l’essence même du modèle démocratique ont tous été adoptés selon une procédure démocratique, soit par le peuple, soit par le parlement. Les juges qui veillent à leur respect dans des cas concrets – on ne peut attribuer cette fonction ni au peuple ni au parlement – disposent également d’une légitimité démocratique.
      Bien sûr ces droits et principes peuvent être abolis en votation populaire. Les partisans d’une conception purement procédurale de la démocratie ne s’en offusqueront pas. Par contre dans une conception de la démocratie entendue comme un mode de gouvernement respectueux de la dignité humaine et de l’égalité des droits, cette abolition constituerait un déni de démocratie : un vote populaire déniant l’un ou l’autre des droits fondamentaux à une partie de la population n’est en rien démocratique. Il relève d’un acte dictatorial, tout populaire qu’il soit.

  • On va avoir encore longtemps des débats autour de ce thème, avec malheureusement des qualificatifs maladroits de part et d’autre: « fossoyeurs de la démocratie », « …bafouent la volonté populaire ». Un point crucial du débat me semble être le suivant: « Y a-t-il des équations, des démarches rationnelles, des algorithmes, qui permettent de construire le droit à partir de valeurs ou de principes de base ? » A mes yeux, la position de M. Delley présuppose que la réponse est oui. Et alors, en regroupant les meilleurs d’entre nous dans une Cour, un tribunal, un comité, on assure que par réflexion subtile mais rationnelle, le « juste » sorte de leurs délibérations.

    Or à mes yeux la réponse à la question susmentionnée est « non ». On ne peut pas construire le juste et l’équilibré dans la construction du droit, uniquement par un processus rationnel et logique. Il y a des pesées d’intérêts, des conflits de valeurs, dont la gestion ne peut se faire que de façon subjective. Dès lors la subjectivité du peuple souverain a l’immense avantage de la légitimité par rapport à celle d’une cour.

    Le peuple va-t-il se saisir de n’importe quelle décision du droit et de n’importe quel processus judiciaire ? Bien sûr que non. Mais il reste seul maître des limites qu’il entend s’autoimposer. A ce titre le débat ouvert par M. Delley est sain. La définition des structures par lesquels le peuple souverain entend laisser gérer le quotidien du droit, la définition des prérogatives de ces structures est un chantier permanent. Chaque évolution est l’objet d’un débat que l’on doit garder sain et ouvert. C’est bien cela une démocratie vivante. Le danger est, me semble-t-il, bien plus dans les procès d’intention, les accusations sommaires qui gangrènent le débat de façon chronique, même dans Domaine Public.

  • 16
    Laurent Ducommun says:

    « …Mais un financement public pourrait être réglementé en toute transparence, contrairement à la prise d’influence rampante exercée actuellement par des «communicants» de tout poil, au nom d’intérêts particuliers, qu’ils soient politiques ou économiques d’ailleurs.  »

    Ce paragraphe est d’après moi le coeur du sujet. Ni la critique de curieux, ni celle de weibel ne me touchent vraiment.

    Avec curieux, c’est facile, on sait toujours à peu près quelle sera sa réaction (en passant, c’est le mot approprié…). Plus constant dans sa pensée, cela ne peut être. Tout est toujours clair et évident pour lui.

    La critique de Weibel, je la relativise. Le Canard enchaîné est un cas immensément à part. Il fait objectivement partie du pouvoir français, d’après moi, c’est le fou du roi des anciens temps. Tout le monde a intérêt à ce que cet hebdo satirique vive et vive bien.

    Pour en revenir à la proposition de von Burg, elle est assez novatrice et je la soutiens. Informer, informer de manière diversifiée, est une mission vitale de notre société. L’Etat doit s’en préoccuper, il en va de la survie, oui de la survie, d’une véritable démocratie, ouverte, parce que diversifiée.

  • 17
    Albert Jaussi says:

    Sujet intéressant ce 12 septembre, date de la première constitution de la Suisse moderne, le 12 septembre 1848, date plus importante en ce qui me concerne que le 1er août 1291, qui me laisse à vrai dire assez froid. Cette constitution révolutionnaire pour l’époque intégrait les valeurs fondamentales. Elle fut acceptée par le peuple. Des correctifs également acceptés par le peuple ont eu lieu plus tard, dont l’introduction, si je ne me trompe en 1891 (?), des droits d’initiative et de référendum. Ceci étant dit:

    Le sociologue allemand Oliver Nachtwey, dans son livre « Die Abstiegsgesellschaft, Über das Aufbegehren in der regressiven Moderne, Edition Suhrkamp, 2016 » lui aussi écrit (Trd.) « la modernisation régressive et la politique post-démocratique peut conduire à un courant autoritaire qui se libère des fondements libéraux de notre société. Ce danger est le jumeau de la protestation démocratique… » Il se réfère aux mouvements tels que l’AfD, le FN, mais aussi par exemple Podemos et autres mouvements similaires qui réagissent à une situation dans laquelle il n’y aura plus de véritable croissance économique, dans laquelle le contrat tacite d’un Etat social des trente glorieuses n’est plus (ou ne peut plus être) tenu sans modification, etc. Ces mouvements ne sont pas citoyens au sens de recherche de l’intérêt général, mais égoïstes. Aujourd’hui, un risque de perte est ressenti parce que la classe moyenne inférieure travailleuse (ou chômeuse) a matériellement quelque chose à perdre, alors qu’il y a 70 ans, ce n’était pas le cas. Beaucoup semblent disposés à mettre en jeu notre société libérale et leurs libertés en croyant pouvoir sauver leurs meubles au lieu d’engager des discussions de fond qui doivent inévitablement avoir lieu.

    La propension autoritaire a été décrite par Adorno (il parlait des antisémites) et elle est valable pour tous les AfD, FN et UDC: conventionnalisme, soumission et croyance à l’autorité, agressivité, besoin de pouvoir, manque d’empathie, stéréotypisation, cynisme, inclination à voir en noir les événements importants. On projette les problèmes sur d’autres parce que l’on a peur du changement. On ne voit pas le passé en étant tourné vers l’avenir, mais au contraire régressif.

    Il faut recréer un sens de solidarité: dans une société qui se veut cohérente, on est bien que si les autres vont bien. On est libre que si les autres sont libres. On ne se sent pas bien parce que d’autres vont plus mal que soi. Il faut revenir à une lutte sociale verticale et non seulement une horizontale qui se bat pour les droits importants par exemple des femmes et des homosexuels, mais qui est trop passive envers les inégalités dans la classe précaire et le précariat qui pourrait se dessiner comme inhérent à notre société moderne. Pour cela, il nous faut impérativement un cadre légal qui protège les valeurs constitutives de la démocratie et n’est pas mis à la disposition de mouvements tels que cités plus haut.

  • Je n’ai pas étudié la question de près mais d’après ce que j’ai lu sur ce rapport de la fondation Bruegel, il propose, pour sortir de l’impasse, de relativiser très fortement le principe de la libre circulation des personnes. Ce serait donc une bonne chose pour la Suisse si ce rapport était suivi d’effets car dans ce cas il n’y aurait plus de conflit à cause de notre article 121a de la Constitution fédérale. Mais précisément pour cette raison, on peut douter que les recommandations de ce rapport soient entendues, car il est de plus en plus évident que la devise actuelle de l’Union Européenne est « Périsse l’intégration européenne plutôt que l’immortel principe de la libre circulation des personnes ».

  • 19
    Marc Honsberger says:

    « Ainsi Elsbeth Stern, professeure à l‘EPFZ, a constaté que plus d’un tiers des gymnasiens disposait d’un quotient intellectuel insuffisant pour entreprendre des études supérieures. »

    Vous rapportez sans recul des conclusions d’Elsbeth Stern qui me laissent perplexe. Il me semble nécessaire de soumettre à la critique la généralisation de la corrélation entre tests de Q.I et capacité d’entreprendre des études supérieures. Que des recherches mettent en évidence une corrélation entre Q.I et réussite dans certaines disciplines de sciences « dures » (mathématiques, physique, …) indique peut-être des parentés de modes d’apprentissage et de réflexion. Pour le reste, cette forme récurrente de présentation mécaniste des aptitudes à l’apprentissage me paraît réductrice et platement déterministe. Si on la rapporte de plus au pourcentage de maturités des cantons alémaniques relativement à celui de la Suisse romande,il conviendrait alors de suggérer à nos responsables de l’éducation de virer de bord et de promouvoir l’apprentissage dans tous les cas…

    Je regrette que votre analyse sociale ne s’attaque pas en profondeur aux particularismes de nos régions linguistiques et ne permette pas de dégager des pistes concrètes pour s’attaquer concrètement aux disparités sociales.
    MH

  • On peut très bienvivre dans un état de droit fondé sur la philosophie libérale et les droits de l’homme, sans CEDH ni Cour européenne de justice. La preuve: en Grande Bretagne un débat a été lancé par David Cameron qui souhaitait remplacer la déclaration européenne des droits de l’homme par un « British bill of rights ». On proclame les valeurs humanistes, mais on n’accepte pas qu’elles soient imposées par une juridiction étrangère. L’usurpation de la souveraineté par des “juges étrangers” choque les Britanniques autant que les Suisses et c’est l’une des raisons du Brexit.

    Tout le discours de ces gens qui ne voient de beau que le droit international, manifeste surtout une méfiance fondamentale en la capacité du corps social d’un vieux pays de tradition démocratique libérale comme la Suisse, ou comme le Royaume Uni, à respecter un catalogue de droits humains. On soupçonne le peuple de ne pas avoir de vertu et d’être capable de glisser dans les pires excès césaristes, alors qu’on a une confiance aveugle dans une bande de magistrats dont rien ne permet de penser qu’ils en soient dignes.

    L’intelligentsia de gauche progressiste est apeurée à cause du populisme et craint une remise en cause de ses valeurs libertaires. Alors elle aimerait les mettre hors d’atteinte de la démocratie.

    En Suisse il y a eu un vent de panique à cause de « l’initiative de mise en oeuvre ». On a pu lire des propos alarmistes, notamment de Daniel Binswanger dans ‘Das Magazin’ peignant sur la muraille le diable de la « démocratie illibérale ». D’autres ont inventé, peut-être vous Mr Delley? le joli néologisme « démocrature ». Puis, tout le monde a été rassuré en constatant que le peuple suisse ne se laissait pas entrainer sur cette pente, étant viscéralement attaché à une conception libérale de la démocratie.

    Mais rien n’y fait, les acharnés du droit international ne supportent pas que le droit soit dit par des procédures démocratiques. On n’a pas confiance dans le peuple. Voilà tout.

    Au bout du compte la question se résume à celle-ci. Si l’on refuse la démocratie (qui au sens propre signifie souveraineté du peuple) dans le processus de définition du périmètre des droits, alors on plaide nécessairement pour le pouvoir des juges, puisqu’on s’en remet aux décisions d’un aréopage de magistrats non élus.

    L’internaute signant Coquoz semble comme moi sceptique sur le pouvoir des juges. Dans un commentaire d’un autre article de Mr Delley (daté du 15 août), il faisait déjà remarquer “aucun système n’apporte une garantie parfaite. Toute décision, celle d’un tribunal comme celle d’une votation comporte toujours une marge d’erreur et un risque d’injustice”. Et il ajoutait: « Il n’y a donc pas d’autre option que le pifomètre pour répondre à cette partie de la question. J’avoue que mon propre pifomètre accorde une confiance légèrement supérieure aux brillantes et subtiles personnalités de la Cour de Strasbourg plutôt qu’au peuple suisse, même si je suis radicalement en désaccord avec certaines décisions de cette Cour. »

    A quoi j’aurais aimé lui répondre que mon pifomètre personnel accorde une confiance nettement supérieure au peuple suisse par rapport aux personnalités de la Cour de Strasbourg, que je ne trouve ni brillantes ni subtiles. Au contraire il y a un risque effrayant que ces gens aient baignés dans un bain de conformisme gauchiste à la Habermas, sinon de marxisme culturel à la sauce école de Francfort et soient donc imbibés d’idéologie politiquement correcte à tendance totalitaire. Ceci représente une menace grave pour nos libertés et nous devons donc nous méfier de cette forme de despotisme éclairé.

    Dans le même commentaire, Mr Coquoz évoquait déjà la question de la légitimité en disant: « Celle-ci est incontestablement supérieure pour le peuple suisse que pour la Cour de Strasbourg. Une mauvaise décision du peuple suisse me semble avoir sur ce point un avantage incontestable sur une mauvaise décision de la Cour de Strasbourg. »

    Pour ma part je pense que l’argumentaire anti démocratie directe est en réalité un plaidoyer pour le gouvernement des juges. Cela consiste à donner une souveraineté de nature supra-démocratique de fait réellement anti démocratique, à une poignée d’hommes et de femmes dont rien ne garantit la sérénité du jugement.

  • 21
    Giorgio Zürcher says:

    Arrêtons avec l’hypocrisie du politically correct! Laissons tomber l’absolument absurde comparaison entra burqa ou niqab et le soit disant burkini.
    Mais il faut vraiment du courage pour arriver à soutenir que dans les doctrines chrétienne et musulmane hommes et femmes ont la même valeurs…mais est-ce que la lecture de la Bible et du Coran est tellement dangeureuse que personne n’ose l’affronter?

  • 22
    Raymond Spira says:

    En ce qui concerne l’interdiction de se dissimuler le visage dans l’espace public – puisque c’est de cela et de cela seulement qu’il s’agit – votre analyse est incomplète, sinon erronée. Je me permets de vous renvoyer à ce sujet à l’article que j’ai récemment publié sur le site du Parti socialiste des Montagnes neuchâteloises: http_www.psmne.ch_de-plumes-et-de-griffes_pour-y-voir-plus-clair

  • 23
    Ruhal Floris says:

    Je ne comprends pas vraiment votre plaidoyer pour AVSplus. Certes, vous avez raison en ce qui concerne l’aspect de financement. Mais bon, ce ne sont pas ces 10% qui vont permettre de couvrir les besoins vitaux. On a à nouveau un projet de gauche dans lequel l’aspect politique l’emporte. Les défenseurs d’AVSplus mettent en exergue une minorité de cas, pour lesquelles cela ne servira rien ou à pas grand chose. Dans certains cas la situation sera pire (perte des prestations complémentaires). Obnubilés par le combat perdu 1er pilier contre 2ème pilier, les initiateurs n’ont pas été très imaginatifs. Ils auraient pu cibler certaines catégories, comme les femmes qui n’ont pas de 2ème pilier (travail à temps partiel) et proposer de doubler le bonus éducatif. On aurait pu aussi penser à supprimer les calculs d’épiciers effectués par les services AVS et unifier les rentes. On aurait pu aussi permettre la déduction fiscale des rentes. Bref, tant d’autres idées auraient pu être débattues à la place de cette proposition d’arrosage généralisé.

  • 24
    Jean Albert says:

    Que direz-vous aux féministes d’Iran, du Magreb et d’ailleurs qui se battent, parfois au péril de leur vie, pour que les femmes gagnent quelques droits et ne soient pas obligées de porter sur elles ces divers signes de soumission?
    Oserez-vous leur tenir un tel discours?

  • Merci pour cette analyse,sur la base de la brochure pour le vote j’étais hésitant.

  • 26
    Ajmi Ridha says:

    Ce qui marque le plus dans ce débat, c’est qu’on ose tout dire tout sauf que pour les femmes musulmanes vivant en Europe, qui ont choisi le foulard ou tout autre signe vestimentaire analogue, cela est directement et étroitement lié à la pratique de la religion qu’elle a adoptée. Cela veut dire que le porter est considéré comme un acte d’adoration, similaire à tout acte cultuel, qui intéresse la relation entre l’homme et son Dieu créateur. Interroger de la sorte par exemple une sœur chrétienne ou un prêtre, se demander si sa manière de s’habiller peut être considérée comme un acte ostentatoire, est un manque de respect de sa liberté religieuse. Faire de même avec un concitoyen juif portant sa kippa peut même provoquer des accusations graves. O en s’adressant à une musulmane européenne qui vit comme tout et chacun, amène toutes sortes d’explications socio-culturelles, historiques et Dieu sait quoi encore, sauf à évoquer sa liberté de religion et sa volonté d’adorer son Bon Dieu conformément à des consignes religieuses qui visent essentiellement à rappeler l’humain la présence de Dieu aussi sur terre, et non pas simplement dans les cieux, sans toutefois toucher à la liberté des autres.

    M. Manuel Valls, qui qualifie cet habit à connotation religieuse de signe de rejet des valeurs françaises, ne dispose simplement pas d’une quelconque sensibilité spirituelle et encore moins de compréhension de la bonne volonté des ses femmes qui mènent une vie tout à fait normale mais en gardant cet aspect identitaire religieux protégé par la loi et les règlements internationaux les plus connus. La France nous étonne toujours avec ses excès et son rejet de l’autre, car elle n’accepte la notion de multiculturel ou le multi-religieux et encore moins du multi-linguistique; sa vie politique est différente de celle de notre pays. En Suisse, nous devons bien nous raccrocher à nos valeurs fondamentales qui peuvent même finir par encourager le respect des différences dans notre cadre de société basé sur leur respect. Pratiquer sa religion peut même être bénéfique à la société et à la famille, aspects essentiels que nous oublions toujours.

  • 27
    Lecoultre Richard says:

    Combien de rapports d’experts et de consultants les constructeurs du tunnel de base ont-ils commandés avant de creuser leur tube, et combien ces consultations ont-elles coûté?

    Si le résultat cause une telle diminution de vitesse à un coût aussi important, dans n’importe quel pays, un procès contre les responsables éclaircirait la question, mais en Suisse, même si une plainte était déposée, la justice suisse serait incapable de trouver la base juridique pour réagir.

    Qu’importe, puisque la Mère Patrie va économiser des millions grâce au rejet de l’initiative AVS +!

  • 28
    Didier Pantet says:

    La section aérodynamique d’un tunnel ferroviaire est souvent déterminée par le confort tympanique des voyageurs qui ne dépend pas que de la vitesse et de la section, mais aussi de la forme du nez de la rame et de l’étanchéité de ses caisses. L’OFT a sûrement exigé des dimensionnements avant de délivrer la DAP, puis contrôlé lors des essais.

    Pour l’aspect de l’économie d’exploitation, l’énergie nécessaire à combattre la résistance de l’air n’est qu’un paramètre parmi d’autres qui varient avec la vitesse. Par exemple le nombre de rames et le personnel d’exploitation, eux, diminuent avec la vitesse.

    Mais je t’accorde que cette différence de 10cm avec le Lötschberg est étonnante. Ce pourrait être un de ces dégâts collatéraux de la séparation de l’infrastructure et de l’exploitation. Chacun ne s’occupant que de son propre intérêt.

  • 29
    Jeanneret Pierre says:

    Excellent article, intelligent et nuancé. Quant à ceux qui s’acharnent sur la burqa et le burkini au nom du respect et des droits de la femme, on les a fort rarement vus soutenir ces valeurs dans le passé!

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