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Discussion

  • Pour le locataire, le loyer représente une dépense généralement mensuelle et importante. Dans le meilleur des cas, le fisc cantonal permet une déduction dans la détermination du revenu imposable dans la mesure où le loyer représente une charge supérieure à une certain pourcentage du revenu. Pour le propriétaire, la valeur locative du logement qu’il occupe représente un élément dans la détermination du revenu imposable. Cette valeur locative est non seulement souvent inférieure au niveau des loyers pour des objets comparables, mais l’impôt ne représente qu’un pourcentage, variable selon les cantons et les communes, du revenu imposable dont la valeur locative fait partie, même dans les cas où la progression est importante. En tenant en plus compte des déductions permises dans la détermination de la valeur locative nette, le propriétaire est largement avantagé, même s’il n’a pas de crédit hypothécaire sur l’objet qu’il habite, qui lui permettrait le cas contraire de déduire les intérêts passifs. L’action de l’HEV est à comprendre comme une réaction aux bas taux d’intérêts qui remettent en question l’argument trompeur qu’il est avantageux de s’endetter pour épargner des impôts. Argument qui a toujours été économiquement faux lorsqu’on fait un calcul de « cash out » total effectif pour le propriétaire. Au contraire aujourd’hui: pour ceux qui le peuvent, le remboursement des crédits hypothécaires est un bon investissement.

  • Etude très intéressante mais je ne comprends pas la conclusion.

    La seule chose possible pour que l’électeur salarié comprenne que le PS est sérieux dans sa volonté d’offrir une alternative au capitalisme mondialisé, ce serait que le PS pèse de tout son poids pour que l’art 121a Cst féd. soit rigoureusement appliqué. Or il ne semble pas du tout que le PS ait cette intention. Comment pourrait-il donc être crédible sur ce terrain, et engranger le regain électoral que cela permettrait?

  • L’entreprise allemande en question est Flixbus qui détient 80 % du marché allemand. Il faut savoir que la propriété et l’exploitation des quelques 1000 bus aux couleurs de Flixbus sont externalisés à des sous-traitants qui portent le risque des affaires. Quant aux chauffeurs, il n’est pas exclu qu’ils soient également employés par d’autres sous-sous-traitants à des tarifs lamentables. C’est cela l’Allemagne de Schröder & Co. L’ Allemagne c’est 25 % de revenus précaires non protégés par les syndicats. Chez VW, on va dégraisser de 30’000 personnes, mais tout d’abord les personnes sous-louées à des tiers et celles à contrats à durée fixe et courte. Avec la bénédiction des « Betriebsräte » bien payés qui représentent les syndicats aux conseils de surveillance. Les jeunes, surtout les étudiants (mais pas seulement eux), voyagent le meilleur marché possible et bouffent n’mporte quoi pour vu que ce soit « billig », sans se poser la question des conditions de travail, justifiant ainsi l’existence nécessaire d’un précariat sans lequel leur salaires de misère ne serait pas possible. On peut être se déclarer progressiste et faire fi de toute solidarité. En ce qui me concerne, je ne touche pas à ces prestations d’esclavagistes. C’est pour cela que je déteste Berlin, la ville de tout les excès pour être bon-marché et cool.

  • L’article me laisse confus. Les fourchettes de revenus mensuels: je pense par exemple que la fourchette de 4000-6000 Fr correspond à des valeurs 2015, qui étaient en valeurs 1995 peut-être 2500-4500 Fr. Ensuite, dans cette fourchette et même plus bas, il se trouve des professions « such as but not limited to » musicien d’orchestre, graphiste, photographe, libraire, bibliothécaire, universitaires stagiaires, jardinière d’enfants, psychologues, organistes, écrivains, et non seulement des mécaniciens, menuisiers, et autres « manuels » avec ou sans apprentissage. On ne tient pas aussi compte des différences probables ville/campagne. En plus, qu’est-ce signifie gauche ? Je pense que toutes personnes avec une occupation créative et intellectuelle, quelle que soit la fourchette de revenu, ont un inclination vers une société progressive et libérale dans le respect des valeurs républicaines, ce dont le PS n’a pas le monopole d’ailleurs. Mais il ne votent pas pour l’UDC. Ils ne voient pas, contrairement à la droite nostalgique, l’avenir derrière eux, mais veulent une société plus juste, égalitaire, fraternelle et ouverte. Etre de gauche est, à mon avis, de toujours prendre en compte et corriger, tel un réflexe, les conséquences néfastes pour les plus faibles d’abord, et pour la population ensuite, de toutes les réflexions et décisions politiques, sans dogme ou idéologie, mais dans le respect total des valeurs fondamentales. C’est l’ADN humaniste de la gauche tel que je le comprend. La gauche doit mieux ratisser en bas et rester inflexible sur ses principes humanistes dans sa collaboration avec le centre et le centre-droit où elle trouvera aussi des partenaires constructifs. C’est par l’exemple que la gauche gagnera des voix. Cela demande un grand engagement dans la société de la parts des partisans.

    • Permettrez-vous, cher monsieur Jaussi, à une personne ayant une sensibilité de droite de vous faire remarquer ceci:

      Vous écrivez: « toutes personnes avec une occupation créative et intellectuelle …. ont une inclination vers une société progressive et libérale dans le respect des valeurs républicaines ».

      C’est ce qui s’appelle un postulat, une pétition de principe. Cet aveu, ce cri du coeur est excessivement intéressant, car il dénote un fait troublant. Chacun voit midi à sa porte. Chacun voit le monde à travers ses propres verres teintés. Vous avez une « inclination vers une société progressive et libérale dans le respect des valeurs républicaines », par conséquent vous ne pouvez tout simplement pas imaginer que des « personnes avec une occupation créative et intellectuelle » puisse avoir une autre sensibilité que vous.

      Est-ce que vous vous rendez compte de la profondeur d’illusion dans laquelle vous êtes ?

      En plus vous faites cette distinction bizarre entre les personnes « avec une occupation créative et intellectuelle » et les autres. Donc, vous pouvez vous imaginer que certains n’aient pas la même « inclination vers une société progressive et libérale dans le respect des valeurs républicaines » que vous. Mais dans ce cas, vous posez en axiome qu’il ne peut s’agir que des personnes sans aucune « occupation créative ni intellectuelle ». Bref, des bourriques, des ânes bâtés, des minus habens, des analphabêtes, des ignoramus, des « deplorables » comme disait Mme William Clinton née Rodham, des « indigents médiatiques » comme on dit maintenant, pour ne pas parler de « post-vérité ».

      Que faites vous des très nombreux grands penseurs, philosophes, théologiens, écrivains, poètes, artistes, musiciens, acteurs, scientifiques, inventeurs, grands intellectuels, etc., qui au cours de l’histoire humaine ont professé leur préférence pour une société conservatrice, traditionnaliste, autoritaire, monarchiste, féodale, réactionnaire, nationaliste, fasciste, « völkisch », essentialiste, fortement religieuse qu’elle soit catholique, protestante, musulmane, juive ou d’autres religions ? Et que dire du confucianisme et d’autres traditions ?

      Vous voyez bien que vous êtes dans l’erreur. Je ne vous citerai pas de noms, mais ce serait facile de démontrer que dans le trésor de la pensée humaine, et des créations artistiques humaines, l’élément traditionnaliste est archi dominant (du moins jusqu’à mai 1968) et au contraire ce sont les auteurs, penseurs et créateurs adeptes d’une « pensée progressive et des valeurs républicaines » qui constituent une très faible minorité.

  • 1. Une remarque d’abord. Le mot « Entfremdung » est traduit à deux reprises par « aliénation ». C’est plutôt le sentiment d’éloignement que l’auteur voulait décrire : l’éloignement de la collectivité à laquelle on s’est senti jusqu’ici appartenir.

    2. La notion d’élite à laquelle recourent ceux qui s’intéressent à la politique (Monsieur Strahm, Domaine public), qui n’englobe pas dans leurs discours politiques les élites artistiques, ou scientifiques, ou morales, et bien d’autres encore, devrait être bannie du discours politique de tous ceux qui sont attachés à notre démocratie : en Suisse, telle qu’elle est employée, elle ne peut être que blessante pour tous ceux qui ne font pas de la politique active (autorités, députés, magistrats, médias, etc.).

    Si je prétendais qu’il y a des élus que je ne rangerais pas parmi les élites, je serais traité de populiste. Je ne le prétendrai donc pas.

    En revanche je prétends qu’il y a dans toute société une multitude de gens qui méritent d’être rangés parmi les élites, même s’ils ont d’autres mérites que de faire de la politique. Et il n’y a aucune raison qu’ils n’en soient pas aussi fiers que beaucoup d’élus. Parler d’élite sans préciser qu’on veut parler d’une élite parmi beaucoup d’autres, pour ne désigner que des élites politiques, c’est faire des blessés, qui se rattrapent dans le secret des isoloirs.

    Il faut encore ajouter ceci : toute personne peut avoir des raisons d’être fière. La raison de sa fierté n’a pas besoin d’être rendue publique pour qu’elle le soit. Elle peut s’arroger le droit de penser appartenir à l’élite. Le lui refuser, c’est l’envoyer aux urnes pour refuser ce jugement.

    L’élite c’est toutes les élites. L’emploi qu’en fait Monsieur Strahm, et Domaine public, est sans aucun doute possible l’une des sources des mouvements de protestation, voire de révolte, actuels. Il faut vraiment être insensible pour ne pas s’en rendre compte.

  • Cher Monsieur DELLEY, vous parlez d’égalité de traitements et de revenus en nature. Le vélo procure aussi un revenu en nature puisqu’il nous évite de prendre les transports en commun, donc de payer un abonnement TPG?? Pourquoi on lui invente pas une taxe spéciale? La raison c’est que le vélo est souvent utilisé par gens à revenus modestes, alors qu’un appartement à Genève c’est juste pour les aisés. Le but c’est de taxer ceux que vous considérez comme riche. J’adhère à votre notion de « valeur locative » si l’appartement en question a été hérité. Oui dans ce cas, payer un revenu locatif peut être justifié. Jouir d’un bien/avantage sans travail/effort mérite sacrifice/taxe. Par contre, quand on a travaillé comme un acharné, tout en payant des impôts, pour mettre de côté et acheter un appartement pour sa retraite, alors là, c’est de la confiscation. Le fruit de mon travail est taxé maintes fois, première fois au niveau du salaire, puis à travers mon bien immobilier (val. locative et impôt foncier) puis à la succession. Et au passage vous ne mentionnez pas les frais et émoluments pas loin de 7% du prix du bien. Permettez-moi de vous le dire: c’est l’Etat qui veut le beurre et tout l’argent du beurre.

  • Eh bien, pour un mea culpa, voilà un beau mea culpa !

    On est quand même bien obligé de dire: en voilà un qui a mis longtemps avant d’ouvrir les yeux.

    Et puis, ce n’est pas tout de faire son mea culpa. Si les partis pro européens souhaitent retrouver la confiance du peuple, ça ne suffit pas de prendre conscience de ses erreurs. Encore faudrait-il être capable de proposer des solutions pour sortir de l’impasse. Or, on ne voit aucune esquisse de solution. Au contraire, on s’enferre dans une attitude obtuse consistant à s’arquebouter sur le principe absurde des « quatre libertés » , rigides, en refusant de restreindre la libre circulation des personnes.

    Tant que l’on s’arqueboutera là dessus, les coups de massue continueront à tomber. Ca c’est garanti.

    Et même si ces mondialistes repentis, ou disons dégrisés, décidaient d’appliquer enfin la préférence nationale à l’embauche, seule mesure réaliste et praticable pour protéger les travailleurs, il est à craindre que ça ne suffirait pas. Il se pourrait bien que la confiance perdue ne soit plus jamais retrouvée.

  • Comment voulez-vous que « La Gauche » se remette en question quand elle envisage pour une place de Conseiller d’Etat (Vaud) une dame pour qui « Constitutionnellement, le peuple n’est qu’un organe de l’Etat ». C’est exactement ce type de « réflexion » méprisante, fondée par ailleurs sur une hérésie juridique (La Constitution émane en effet du peuple et non le contraire) qui a conduit au triomphe de M. Trump.
    L’AG du PS-Vaud aurait donc avantage à choisir une candidate vraiment sociale et respectueuse, ne serait-ce que de ses électeurs, et les élites du PS devraient cesser de viser à ressembler (dans les faits, car le discours est un peu différent, à part le culte de la croissance et du sport-spectacle qui n’est que du copier-coller) aux oligarques du PLR pour montrer qu’ils ont compris le message de MM Trump, de Mme Le Pen et de l’UDC…
    Faut-il vraiment attendre la recherche, par chacun, de la hausse du niveau de sa conscience personnelle pour obtenir l’harmonie en société de manière pérenne? Ne peut-on prévoir une phase transitoire où le respect serait honoré ?

  • 9
    jacques vallotton

    Même si cela fait mal à certains imbus de leurs certitudes, il est bon parfois de se remettre en question. Rudolf Strahm fustige le PS de ne pas avoir compris les réalités contemporaines. On peut le suivre, mais en partie seulement. Car il ne s’agit pas seulement de s’adapter à l’air du temps, mais de continuer de défendre des valeurs intangibles comme l’antiracisme et les droits de l’homme, ce que n’est pas toujours facile à accepter dans les faits quand une concurrence féroce et mondialisée menace et met à mal l’emploi dont on bénéficie.

  • 10
    Beljean Jean-Jacques

    Je suis effectivement frappé que le Parti socialiste s’occupe principalement de questions de société, qu’il se relie lui-même à la classe moyenne et aux fonctionnaires et ne s’intéresse plus guère aux pauvres et laissés pour compte de la société. Heureusement qu’il y a Caritas !

  • 11
    Jeanneret Pierre

    Rudolf Strahm met les pieds dans le plat et il nous fait mal, à nous « la gauche » ou « les gauches ». Mais une bonne remise en question s’avère parfois nécessaire. Longtemps, les représentant-e-s du peuple dans les parlements ont compté parmi eux des ouvriers, des employés, des fonctionnaires sans diplôme académique. Ils/elles apportaient avec eux/elles leur expérience du « monde réel », pour reprendre une expression d’Aragon, et étaient proches du « peuple » (même si ce terme est ambigu). Que l’on se souvienne de l’immense popularité du conseiller fédéral Willi Ritschard, ancien ouvrier monteur en chauffage central, et de l’émotion qu’a provoquée sa mort précoce! La présence quasi écrasante d’universitaires – dont je suis d’ailleurs – tant au PS qu’au PdT ou à SolidaritéS pose un réel problème. Je suis souvent gêné par les expressions condescendantes, voire méprisantes d’universitaires sans doute de haut vol envers le folklore, les oeuvres artistiques qui plaisent au grand public, les manifestations sportives populaires, etc. Et cela, hélas, même parfois dans notre cher Domaine public.

  • « L’erreur de Clinton n’est pas de vivre dans une bulle, mais de ne pas avoir su susciter, chez ceux qui s’y trouvaient aussi, une mobilisation suffisante pour lui permettre de gagner ». Ce qui me surprend dans le discours de bien des gens qui se prétendent « de gauche », c’est qu’ils auraient souhaité la victoire d’Hillary Clinton. Cette femme était pourtant dénoncée par de nombreux Américains comme menteuse (avec de solides exemples à l’appui!), méprisante (souvenons-nous de ses commentaires sur les électeurs de Trump), très proche de Wall Street et va-t-en-guerre. Qu’elle bénéficie de tant de sympathie à gauche m’interpelle. Manifestement, la gauche d’aujourd’hui ne défend plus les mêmes valeurs que celles auxquelles j’ai adhéré jusqu’à présent. C. Seibt confirme à mes yeux cette dérive. Ce que je constate depuis l’acceptation par le peuple suisse de l’initiative contre l’immigration de masse, puis du Brexit, puis de l’élection de Trump, c’est le rejet par une partie des politiciens de gauche de la notion même de démocratie. Manifestement, celle-ci n’a de valeur à leurs yeux que si elle permet à leurs idées de s’imposer. Mais dès que la démocratie donne des résultats contraire à leur idéologie, alors, ceux qui votent ne sont que de pauvres gens stupides, incapables de comprendre quoi que ce soit, manipulables à merci, le tout enveloppé dans un mot qui empêche de réfléchir et de prendre en compte la complexité du monde: le populisme.
    En fait, « l’ouverture » à laquelle se réfère C. Seibt, est juste un mot vide de sens dans la bouche de bien des pseudo-socialistes. Leur niveau d’ouverture s’arrête à être d’accord avec ceux qui pensent comme eux. En gros, du même niveau que l’UDC.
    Je comprends dès lors de mieux en mieux pourquoi le PS recule en Suisse et perd des voix à chaque élection ou presque. Je comprends de mieux en mieux pourquoi, même chez des jeunes, l’UDC attire autant. Probablement parce que la volonté de certains leaders « de gauche » de surtout ne pas se poser de questions afin de protéger leur idéologie pousse les électeurs dans les bras de la droite. La gauche a fermé les yeux pendant longtemps sur le sentiment d’insécurité d’une partie de la population; elle a laissé tomber les classes ouvrières incapables à ses yeux d’évoluer; elle se tait trop souvent face aux problèmes d’identité, de migration, d’appauvrissement des régions décentrées, etc. En soutenant la globalisation et le projet européen actuel – pourtant largement perverti, elle donne le pouvoir aux multinationales, tout en prenant des attitudes de vierge effarouchée, arguant qu’elle aurait voulu autre chose, mais que la méchante droite ne les a pas écouté. Alors que lorsqu’on est minoritaire, on en tient compte avant de prendre des risques. En gros, la gauche a choisi de pousser la population dans les bras de la droite et manifestement, pour certains, souhaitent encore faire ce choix.
    Heureusement, il y a quelques personnes comme Rudolf Strahm pour nous éviter de complètement désespérer.

  • Merci M. Strahm pour vos réflexions, dans lesquelles je me retrouve en grande partie. Je rejoins également en grande partie M. Weibel dans son commentaire sur les élites. Je suis extrêmement surpris de voir tant de politiciens de gauche prendre la défense de ces dites « élites ».
    En fait, ce terme représente une forme de ségrégation entre ceux qui en font partie et « le peuple d’en bas » (pour reprendre une expression entendue au lendemain de l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse), incapable de penser et d’accéder aux hautes valeurs d’une certaine gauche.

  • D’accord pour les vieilles centrales, mais les chances qu’une nouvelle centrale puisse être construite est proche de zero.

  • L’énergie nucléaire finie?
    Au contraire, l’énergie nucléaire a un immense avenir. Il y en a quelque 170 en construction dans le monde! Et même si la construction ne parait pas être d’actualité aujourd’hui, il ne faut jamais dire fontaine, je ne boirai pas de ton eau.
    Et si l’on produisait de nouvelles centrales nucléaires plus sures, plus durables, plus efficaces et plus économiques? Pas possible? Intéressez-vous un peu à la recherche dans le domaine. Les centrales de 4e génération sont sur les rails. Il y en a une en activité en Russie, deux proches de leur mise en service en Chine, une en construction en France et plusieurs autres en projet dans d’autres pays. Parmi les 6 modèles types de centrales proposés, deux au moins pourraient reprendre les déchets problématiques actuels, les rebrûler dans leur cœur et au final, produire des déchets nucléaires à courte demi-vie, ce qui résoudrait le problème des déchets.
    Même dans la stratégie énergétique 2050, il n’y a, heureusement, pas d’interdiction de technologies. Il n’est donc pas exclu que des centrales nucléaires soient construites en Suisse, lorsque les écologistes actuels (ou futurs) auront compris que cette technologie, ce n’est tout de même pas le diable!
    Et les technologies vertes, ne sont pas si vertes que cela. Elles produisent intrinsèquement jusqu’à 5 fois plus de CO2 par kWh produit pour l’éolien et le photovoltaïque, selon une étude de l’Institut Paul Scherrer. Le cas de l’Allemagne est assez exemplaire sur ce point, son tournant énergétique provoque un nombre de morts qui se chiffre en milliers par année. Car pour produire de l’électricité lorsque vent et soleil sont absents, nos voisins ont recours aux centrales à charbon et au lignite. Les émissions de particules fines produites provoquent des maladies pulmonaires, notamment chez les enfants et les personnes âgées, qui peuvent conduire à la mort.
    Alors, soyons prudent, le futur n’est jamais écrit.

    • 15.1
      Jacques Jacot

      La première partie de votre remarque est très pertinente, il ne faut jamais fermer les portes dans le domaine de la technique. Des solutions peuvent apparaitre et je regrette que l’on prenne des décision de principe dans les domaines techniques qui sont par définition en évolution permanente.
      En revanche, il me semble que dans la deuxième partie de votre commentaire vous adoptez à l’égard de ceux qui ont mis en place les solutions transitoires réalisées en Allemagne l’attitude que vous reprochez aux anti-nucléaires. La statistique sur les milliers de morts dont vous parlez repose sur des hypothèses bien fragiles même si elle ne sont pas sans aucun fondement. Il est bien difficile dans ce domaine de ne pas céder à des arguments émotionnels plus faciles à avancer que ce que nous savons mesurer à l’heure actuelle.

  • Plutôt que de rester dans l’anonymat de « l’industrie du tabac », ne faudrait-il pas donner les noms des dirigeants de ces empoisonneurs, ainsi que de leurs complices députés ou conseillers fédéraux, pour ensuite leur envoyer personnellement une facture, avec commandement de payer, au nom des contribuables suisses, couvrant les coûts du tabagisme?
    C’est probablement la seule chose qu’ils comprendraient à ce stade, dans l’attente de la recherche, par chacun de nous (yc ces dirigeants et députés), de la hausse du niveau de notre conscience personnelle?

  • 17
    Franz-Karl Reinhart

    On ne doit pas être membre de l’UDC ni appartenir à la lobby pro-nucléaire pour accepter le fait que la stabilité de tout réseau électrique n’est possible que si la puissance produite est égale à la puissance consommée à chaque instant. Cette loi fondamentale ne peut pas être satisfaite directement avec la production photovoltaïque, éolienne ou même hydraulique, comme ces moyens de production ne suivent pas la demande. Les barrages hydrauliques nous permettent d’égaliser l’offre en eau de la nature. Il est évident que dans nos contrées la photovoltaïque et l’éolienne ont un comportement bien plus instable que l’eau, comme il n’y a pas de stockage naturel pour le vent et le soleil. La Stratégie énergétique 2050 n’a pas considéré ce fait important et considère de combler cette lacune impardonnable par des subventions et de solutions rêveuses et très chères. La SE2050 ne contient aucun plan technique et financier operationnel. Alors, elle est clairement malsaine, et elle doit être rejetée entièrement.

  • 18
    CHRISTOPHE DE REYFF

    En cas de sortie du nucléaire, il y a bien pire que les 4,1 milliards d’Axpo et les 2,5 milliards d’Alpiq qui auraient pu être réclamés comme indemnisations ! Ce seraient les 3,3 milliards de watts (gigawatts ou GW) de puissance électrique qui disparaîtraient, eux qui nous assurent non seulement une énergie de 24 milliards de kWh (térawattheures ou TWh) chaque année, dont 14 TWh en hiver, mais surtout une garantie indispensable de puissance soutenue.

    En effet, la consommation brute d’électricité en Suisse n’est pas seulement un chiffre de 62 TWh, simplement comptabilisés chaque 31 décembre, mais cette demande est soutenue par une puissance continue qui est en moyenne de 7 GW. On oublie en général de mentionner qu’elle ne descend jamais en dessous de 5 GW, même au cœur de la nuit, dont 2 GW sont assurés par les centrales hydrauliques au fil de l’eau et 3 GW par les centrales nucléaires. Si celles-ci venaient à manquer – demain ou après demain, cela ne fait pas de différence –, il faudrait assurer, d’une façon ou d’une autre, cette part de 3 GW dans la puissance de base incompressible et continue de 5 GW que demande le pays. C’est ce point qu’a relevé ci-dessus le Pr Reinhart.

    On devrait soit importer d’avantage, à condition qu’on puisse toujours le faire de façon garantie et au bon moment, soit construire d’autres centrales thermiques à agents fossiles, génératrices, elles, de gaz à effet de serre. En effet, les nouvelles énergies renouvelables, même si elles arrivaient à produire l’équivalent des 24 TWh du nucléaire au 31 décembre de chaque année, ne peuvent physiquement pas assurer ce ruban continu nécessaire, car elles sont aléatoires et intermittentes. En cela la «Stratégie énergétique 2050» se fourvoie, elle n’est pas plus raisonnable ni mieux réfléchie que l’initiative des Verts heureusement rejetée le 27 novembre.

  • D’un côté, on trouve les croyants en énergies renouvelables, dont les articles ne contiennent aucun chiffre. Ils ont une peur panique de la radioactivité et du nucléaire, peur soigneusement entretenue par de pervers spécialistes de la communication: en fait, on sait maintenant que le nucléaire civil bien géré est aussi inoffensif qu’un massif de granit des Alpes (quelques mSievert/an). Les raisonnements tenus pour croire à la transition énergétique – dont fait partie la « Stratégie » énergétique de la Confédération SE2050 – sont faux (l’intermittence des sources est négligée), les calculs sont lacunaires: le réseau électrique va devenir instable, sitôt les 20% de contributions des sources renouvelables dépassés; un désastre programmé.
    Il y a de l’autre côté des physiciens indépendants, qui font ce qu’ils peuvent pour avertir charitablement qu’en matière d’énergie, les autorités se sont fourvoyées; ils le font à coups de rapports, de messages et de chiffres: ils ont vu que l’entreprise dite de « transition énergétique » est téméraire, n’a aucune chance de réussir; comme indice de l’impréparation de la SE2050, voir l’article du blog cité « Potentiel théorique éolien » (y est documentée l’erreur d’au moins 4 ordres de grandeur commise par Suisse Eole, et donc par la Confédération): il est triste de se dire que des milliards sont engagés dans cette mésaventure …

  • Merci M. Guyaz pour cette analyse qui nous éclaire sur l’évolution de la structure de la famille en Suisse et les changements futurs probables qui seront induits par la révolution numérique et la virtualisation du monde. Ce qu’on retient c’est la remarquable stabilité du modèle familial dominant « papa, maman et leurs deux enfants ». Cette taille pourrait s’expliquer par une série de facteurs : l’urbanisation avec sa rente immobilière, l’élévation du niveau d’éducation des parents et le souci de ceux-ci de renforcer le capital humain de leur progéniture en vue d’accroître la probabilité de leur employabilité sur le marché du travail. D’autre part on note une tendance à la stabilité de la part des célibataires au cours de ces dernières années, après avoir enregistré un doublement entre 1970 et 1990.

    Dans le cas de la Suisse, il ne semble pas absurde de hasarder l’hypothèse selon laquelle ce tassement de la proportion des célibataires s’expliquerait par l’insuffisance des structures d’accueil des enfants en bas âge et donc les coûts de garde. Cela pourrait constituer un obstacle à un choix de la vie solitaire, bien que celle-ci soit de nombreux cas subie plutôt que choisie. En tout état de cause, la proportion des mères célibataires devrait être logiquement faible en comparaison de ce qu’on observe ailleurs avec des crèches! J’espère que M. Guyaz pourra nous apporter des précisions sur ce point.

    Enfin le dernier point soulevé par l’article de M. Guyaz mais dont les conséquences n’ont pas été explorées, est l’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé. Nous devrions nous attendre à ce que ce phénomène exerce une influence notable sur la structure de la famille et sans doute sur l’environnement. Ainsi en France par exemple un mariage sur deux se solde par un divorce avec ou sans possibilité de recomposition de la famille. En tout cas la séparation n’est pas seulement un échec sentimental mais aussi une catastrophe pour le climat tant que nous continuons de vivre dans une économie carbonée. En effet le divorce implique une augmentation de la consommation de certains biens : deux logements, deux voitures, deux fers à repasser, deux grille-pains …, sans parler des déplacements fréquents des enfants en voiture ou en transports en commun lorsque les parents séparés sont éloignés géographiquement. C’est pourquoi il n’est pas déraisonnable d’affirmer que le refroidissement des relations amoureuses pourrait contribuer au réchauffement du climat!

  • 21
    Rainer Moeller

    Un principe central du libéralisme c’était la liberté d’association. Ce qui implique ce que les membres d’une association peuvent accepter ou refuser un nouvel adhérent.

    Tout les philosophie d’égalité aboutissent à abroger la liberté d’association (dans ce cas d’association des Suisses). Sur ce point, la philosophie de M. Rochel n’est pas une exception.

    Et M. Rochel ne semble pas avoir tiré la conclusion logique de son système: l’étranger ne doit « limiter les libertés » des Suisses que par des « intérêts légitimes ». Le simple sentiment ou l’espoir à une vie plus confortable ne sont pas des « intérêts légitimes », pas plus que le « ressenti » et « la peur » dont M. Rochel accuse les anti-immigrationnistes.

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