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Couchepin sévèrement jugé

L’ancien directeur de l’Office fédéral de la santé publique parle

icone auteur icone calendrier 9 juillet 2007 icone PDF DP 

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Il fut président de la Fédération des médecins suisses et, de 2004 à 2005, vice-directeur de l’Office fédéral de la santé. Dans une récente interview donnée au Tages Anzeiger (29 juin 2007), Hans-Heinrich Brunner compare le dossier de la santé à un chantier sur le lequel personne ne travaille. Il dénonce l’inaction de Pascal Couchepin, soucieux de ne pas faire de vagues dans la perspective des prochaines élections.

Lors de son passage dans l’administration, Brunner a contribué à la suppression des médecines complémentaires du catalogue des prestations de base, négocié une baisse du prix des médicaments avec l’industrie pharmaceutique et incité les caisses à tester des modèles économiques d’assurance. Et il reste beaucoup à faire, affirme-t-il. En particulier abaisser les prix des analyses, trois fois plus élevés qu’en Europe. Et assouplir la législation afin par exemple de permettre des séjours de réhabilitation en Allemagne voisine ou l’achat de médicaments par la poste. Mais les acteurs de la santé savent défendre leurs intérêts. Et l’administration est plus prompte à appliquer les règlements avec rigueur qu’à trouver des solutions innovatrices et économiques. Pour Hans-Heinrich Brunner, cet immobilisme va coûter cher aux assurés. Pascal Couchepin a pu faire illusion en autorisant les caisses à diminuer leurs réserves légales. Mais il se moque du monde en déclarant que les primes n’augmenteront que faiblement ces prochaines années. En effet, la baisse des réserves ne peut se répéter plusieurs années de suite.

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Discussion

  • 1
    Marc Diserens says:

    L article laisse penser que Hans-Heinrich Brunner a fait du bon travail à l’Office fédéral de la santé publique et que Pascal Couchepin se vautre dans l’immobilisme. Simpliste! Brunner a tout de même soutenu les orientations du chef du DFI dans la grande révision de la Lamal et sur laquelle les chambres fédérales ont tant de peine à avancer et pour cause. Faut-il les rappeller? En quelques mots, il s’agit de mieux réguler le système de santé en laissant agir « la main invisible » et en misant sur les vertus de la concurrence. Comment? Un financement moniste (les assureurs deviennent les seuls interlocuteurs des fournisseurs de prestations), la suppression de l’obligation de contracter (les assureurs décident unilatéralement avec quels fournisseurs ils contractent et négocient les tarifs), des modèles alternatifs d’assurance. Le problème est que la concurence sur le « marché de la santé » n’a pas les même effets que sur celui de l’électroménager ou de l’automobile. Plus de concurence est synonyme d’accroissement du volume des prestations et donc des coûts globaux même si le prix des prestations continue de faire l’objet d’âpres négociationsentre assureurs et prestataires. La contention du prix des prestations (à supposer qu’elle soit possible) ne compense pas les effetsde l’accroissement de leur volume sur les coûts de la santé, eux-mêmes dopés par l’émergence et l’usage de nouvelles technologies (nouveaux médicaments, dispositifs médicaux, appareils diagnostics….). Brunner-Couchepin, même combat!

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