Mode lecture icon print Imprimer

Prospérité et pouvoir rose vert au coeur d’un scrutin incertain

Un article paru dans la NZZ du 5 février 2007 examine les enjeux des prochaines élections vaudoises.

icone auteur icone calendrier 7 février 2007 icone PDF DP 

Thématiques

L’heure a peut-être sonné pour la droite vaudoise. Christoph Buchi, correspondant de la Neue Zürcher Zeitung en Suisse romande, observe le pays des Druey, Ruchonnet, Chevallaz, Delamuraz et même du Général Guisan sur le point de basculer dans le camp rouge-rose-vert. Entraînée par Pierre-Yves Maillard, champion de l’initiative pour une caisse maladie unique, la gauche pourrait bel et bien s’emparer du pouvoir au moment où le canton vit une sorte de «renaissance» inespérée, dont les bourgeois, les radicaux en tête, semblent incapables de tirer parti.

Les raisons d’une défaite probable, en tout cas dans l’air, tiennent en partie à l’héritage post-soixante-huitard qui a façonné toute une génération plutôt étrangère aux valeurs conservatrices et à l’écoute des promesses écologistes. Les rares hommes de poids dans les rangs de la droite se sont surtout employés en faveur d’un rapprochement avec l’Union européenne négligeant l’élaboration d’un véritable projet bourgeois à faire valoir sur la scène politique du canton.

Une certaine allergie à l’Etat, sinon à la chose publique tout court, a également miné l’éclosion d’une relève digne de ce nom. Si auparavant notaires, avocats, économistes, se consacraient volontiers à la politique, ils lui préfèrent aujourd’hui une multinationale ou une fédération sportive, bien plus «glamour» et lucratives. A l’abri du regard quotidien des médias et des citoyens.

Ainsi, en attendant l’affirmation des recrues bourgeoises, Broulis et autres Leuba, ce sont les géants socialiste, Maillard, et écologiste, Brélaz, qui dominent le débat, pratiquement sans adversaires.

Entre méfiance et statu quo Cependant rien n’est joué. L’envie de gauche se nourrit d’une certaine méfiance à l’égard du «miracle économique» actuel. Malgré le boom immobilier, les autres branches sont encore à la traîne. Et le marché du travail peine à résorber les chômage, toujours supérieur à 4%.

Par ailleurs, l’embellie des finances publiques reste à confirmer. Si bien que la conjoncture favorable ne fait pas oublier le travail qui reste à faire. La tentation est grande alors de continuer de voter pour les partis qui promettent sécurité et liberté d’entreprise.

Christoph Buchi conclut sans certitudes. Car le 11 mars tout peut arriver. Qui sait ? Le pouvoir, tant convoité, pourrait finalement imploser sous les coups imprévisibles des impératifs locaux qui risquent de fragmenter la cohérence du vote. Peut-être.

DOMAINE PUBLIC

Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Un point de vue de gauche, réformiste et indépendant
En continu, avec liens et réactions sur http://www.domainepublic.ch
Chaque semaine, par courriel, sur papier ou comme eBook (gratuit).

Lien vers l'article: http://www.domainepublic.ch/articles/9413
logo creative commmons Republier
La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, http://www.domainepublic.ch/articles/9413 - Merci
fleche imprimer Envoyer Envoyer

Si vous avez apprécié cet article, ne manquez pas les prochains en vous abonnant gratuitement au moyen d'une des trois options suivantes.

L'hebdomadaire

Recevez tous les lundi par courriel le sommaire des nouveaux articles et le lien vers l'édition PDF ou l'édition eBook.

Articles par courriel

Recevez chaque article dès parution (un courriel par jour au plus).

Flux RSS

Lisez les articles dans votre agrégateur, ajoutez les sur votre blog ou site.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Les commentaires sont fermés.