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Campagne électorale : La pierre de touche de la collaboration gouvernementale

icone auteur icone calendrier 10 février 2006 icone PDF DP 

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Les
élections fédérales de 2007 ne seront pas routinières comme un relevé
des compteurs qui enregistrent la représentativité des partis. Le
principe de la collaboration gouvernementale sera en jeu. Et sur deux
points très concrets. D’abord la pleine participation de l’UDC. Il est
exclu pour beaucoup, peut-être une majorité, de parlementaires que
Christoph Blocher soit élu, par respect des tournus, président de la
Confédération lors de la prochaine législature (cf. DP n° 1675).
Deuxièmement, les partis doivent donner la preuve, par l’acte ou
explicitement, d’une concordance minimale.

La démocratie directe permet d’agender très tôt les grands rendez-vous
politiques : tel référendum, telle initiative, telle modification
constitutionnelle. D’ores et déjà les dates retenues ont été mises en
regard du calendrier électoral, qui culmine avec les élections
fédérales. Les votations prépareront-elles les élections ?

C’est donc dans la perspective de 2007 que les partis examinent leur jeu, leurs bonnes et mauvaises cartes.

La droite se dit sûre de son succès sur les sujets sécuritaires : loi
sur les étrangers et droit d’asile. L’UDC savoure notamment la
perspective de mener une de ces campagnes teintées de xénophobie dont
elle a fait son fond de commerce électoral, avec la bonne conscience de
défendre la position du Conseil fédéral et de la majorité du Parlement,
de faire appel à la collégialité en faveur de ses propres thèses,
d’être gouvernementale dans le camp du oui.

La gauche sait qu’elle pourra s’engager contre les libéralisations,
notamment contre la privatisation de Swisscom. Les assurances sociales
seront l’occasion de défendre ses propres initiatives (financement de
l’AVS, caisse maladie unique…).

Jusque-là la confrontation gauche-droite est classique. Mais il y aura
un sujet révélateur : l’assurance invalidité. Malgré les mesures
sévères d’économie, le déficit annuel dépasse le milliard. Il faut des
ressources supplémentaires, soit l’augmentation de la TVA de 0,8 point
que le peuple devra décider en 2007.

La droite fait du refus de toute augmentation des prélèvements
obligatoires un point de doctrine. Mais pour assainir l’AI, il n’y a
pas d’autre solution qu’un relèvement de la TVA. Les faits sont plus
têtus que les positions de principe. Quels sont les partis de droite
qui le reconnaîtront ?

Le financement de l’AI sera donc la pierre de touche d’une concordance gouvernementale minimale possible.   

ag

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