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Edito : Schisme.com

icone auteur icone calendrier 2 décembre 2005 icone PDF DP 

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L’idéologue,
fort de sa vérité, a réponse à tout. Il sait avant d’avoir étudié.
Ainsi le radical Hans-Rudolf Merz décide, quand bien même le dossier
complexe des télécommunications n’est pas de sa compétence, au sens
politique et intellectuel du terme, que Swisscom est à vendre. Sans
justification, il donne l’ordre, avec l’accord du Conseil fédéral, de
stopper toute démarche pour acquérir des sociétés étrangères. Il sait.

Cette suffisance, destructrice de toute concordance, interfère avec la
démocratie directe et l’idéologie à deux faces de l’UDC. En effet, le
parti blochérien se veut à la fois le champion du libéralisme
économique, du moins d’Etat dans tous les domaines, mais en même temps,
il entretient un rituel patriotique, cultive les mythes helvétiques
forgés au xixe siècle, s’imagine en résistance, Morgarten toute l’année.

Le peuple, consulté par référendum ou initiative, n’adhère pas à cette
idéologie à deux faces. Il est sensible aux combats style réduit
national de l’UDC, qu’il refuse toutefois de suivre dans sa xénophobie
outrancière. En revanche sur les questions économiques, il se montre
attaché à la conservation des propriétés collectives (banques
cantonales, réseaux d’électricité, etc.) Les analyses Vox sur le refus
de la loi sur le marché de l’électricité (LME) sont probantes. Le
combat engagé par la gauche a été soutenu par une grande partie de
l’électorat UDC, qui a assuré son succès.

Contre les décisions idéologiques de la droite, la gauche ne peut que
mener la bataille tardive du référendum. Deux sont déjà annoncées : sur
le marché de l’électricité (bis) si le Conseil des Etats refuse, comme
le National, la possibilité d’utiliser le référendum pour la deuxième
étape, celle de la libéralisation totale, et sur la privatisation de
Swisscom. Ils ont de fortes chances, avec l’appui, entre autres, des
bataillons UDC.

Cette réalité (décision idéologique et blocage référendaire) devrait
pousser à des recherches de concordance, voire de compromis dont les
propositions du groupe d’experts sur la LME étaient un exemple. En
revanche, le passage en force, l’arrogance idéologique mènent à
l’impasse. La privatisation de Swisscom pose de nombreuses questions
auxquelles il faudra répondre en y associant les responsables
économiques et politiques, dont les travailleurs de l’entreprise et le
département responsable. Mais où donc a passé le conseiller Leuenberger
? Le parti socialiste ne peut pas attendre le débat aux Chambres et le
référendum pour réagir. On approche du point de rupture, à ce stade,
sur la méthode et la manière.   

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