suffit d’un rien, d’un condiment, d’une nappe en papier, d’un
emballage, pour que le même produit soit considéré comme de première
nécessité, ou comme une prestation hôtelière, ou une marchandise
ordinaire. Ce rien entraîne l’application de taux de TVA
substantiellement différents. Hans-Rudolf Merz voudrait nettoyer cette
jungle administrative. Tout simplifier. Taux unique à 5%. Deux
remarques. Un des taux a été arraché, de haute lutte politique, par
l’industrie hôtelière dont le lobbying aux Chambres fédérales, auprès
des amis politiques de Hans-Rudolf Merz, s’est révélé efficace.
Mais surtout un taux moyen, disons 5%, allégerait les transactions
ordinaires, y compris celles qu’on peut qualifier de luxe, et pèserait
sur les produits de base. Si l’opération était blanche, il y aurait un
puissant déplacement de la charge sociale. Pour le dire en langage
choc, la soupe de la famille nombreuse contribuerait à payer en charge
supplémentaire l’allégement de la TVA sur le coupé BMW d’un fils à
papa. Le conseiller fédéral veut lancer une consultation. Pourquoi se
fatiguer ? C’est tout vu. ag





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