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Salaires : Privilèges et déboires de la fonction publique

icone auteur icone calendrier 6 mai 2005 icone PDF DP 

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Les caisses publiques sont vides. Les dépenses de personnel sont la cible principale dans la course aux économies. Logique, la masse salariale représente partout le plus important poste budgétaire. Les employés de l’Etat font de la résistance. On leur reproche alors d’être assis sur leurs privilèges et de refuser tout sacrifice. Les privilèges sont réels, tout particulièrement face aux risques de licenciements. Mais les ombres au tableau existent bel et bien. Il y a d’abord le dénigrement des membres de la fonction publique qui va au-delà de leur statut matériel. Le ras-le-bol des enseignants de la Société pédagogique vaudoise exprimé récemment dans une pleine page publicitaire de 24 heures est impressionnant. Il y a aussi les réalités chiffrées. Les salaires de la fonction publique sont à la traîne.
L’Office fédéral de la statistique enregistre une hausse moyenne des salaires de 14,1% sur dix ans. Compte tenu de la hausse des prix, les salaires réels augmentent de 3,9%, ce qui ramène la hausse annuelle moyenne à un petit 0,35%. Notons en passant que cette légère progression du pouvoir d’achat des salariés est loin d’être un moteur de l’activité économique. Mais en décortiquant les moyennes on relève de grosses disparités entre les salariés. La progression des salaires réels de 1994 à 2004 est la suivante dans divers secteurs :

Secteur secondaire + 3,1 %
Chimie + 8,8 %
Electronique, précision + 4,2 %
Textile + 0,6 %
Papier, carton – 0,1 %
Secteur des services + 4,5 %
Assurances +13,7 %
Banques +12,3 %
Administrations publiques + 1,1%
Enseignement + 0,4 %

L’avance du secteur des services par rapport à celui de l’industrie et de l’artisanat est une tendance constante. Mais la différence au cours des dix dernières années n’est guère importante. L’écart est en revanche très net entre les différentes branches. Sans surprise, la branche chimie – bien qu’elle intègre la fabrication des chaussures et des articles en caoutchouc – fait beaucoup mieux que les textiles. Dans les services, banques et assurances font, en gros, dix fois mieux que les administrations publiques et trente fois plus que l’enseignement. Bref, les salaires stagnent dans la fonction publique. N’oublions pas cette contribution à la maîtrise des finances de l’Etat. at

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