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Margarethe Hardegger (1882 – 1963) : Une femme libre doit lutter

icone auteur icone calendrier 27 février 2004 icone PDF DP 

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Il y a cent ans, la Fédération suisse des syndicats professionnels (actuellement, Union syndicale suisse) mettait au concours un poste de secrétaire féminine et engageait la bernoise Margarethe Hardegger. Elle s’investit dans un poste qu’elle fut invitée à abandonner en 1909 après la réorganisation décidée l’année précédente. On comprend partiellement pourquoi en lisant le cahier reproduisant les numéros du mensuel L’Exploitée du 1er mai 1907 à octobre 1908. A une époque où l’anarcho-syndicalisme et son journal La Voix du Peuple étaient bien établis en Suisse romande, Margarethe Hardegger n’hésitait pas à se proclamer anarchiste. Au surplus, elle parcourait le pays et parlait dans de nombreuses réunions. En 1977, à la parution du cahier consacré à L’Exploitée, il n’y avait pas encore de biographie de «Marguerite la rouge».
Il y en a maintenant deux récentes, une de Regula Bochsler et l’autre d’Ina Boesch. Elles ont été signalées par Work, le principal journal de la gauche alémanique. Un extrait relatant la participation de Margarethe Hardegger à une assemblée publique à Sion sur le thème «Le mouvement ouvrier, le mouvement féminin et l’anti-alcoolisme», permet de se rendre compte des difficultés rencontrées par cette militante pour défendre les causes qui lui étaient chères, parmi lesquelles le néo-malthusianisme devait même lui faire passer une année enfermée au pénitencier bernois de Hindelbank en 1915. Dernière action militante, elle participe en 1963, peu avant sa mort, à la première marche de Pâques contre l’armement atomique. La vie agitée de Margarethe Hardegger mérite d’être évoquée à la veille du 8 mars, journée des femmes. Notons encore que L’Exploitée a vécu moins de deux ans mais que l’autre journal créé en 1906 en allemand, Die VorkŠmpferin, a subsisté jusqu’en 1920, comme journal des femmes socialistes.

L’Exploitée, Editions Noir, Genève, 1977.
Work (n° 2), 6 février 2004.
Regula Bochsler, Ich folgte meinem Stern-Das kŠmperische Leben der Margarethe Hardegger, Pendo Verlag, 2004.
Ina Boesch, Gegenleben-Die Sozialistin
Margarethe Hardegger und ihre
politischen Bühnen, Chronos Verlag, 2003.

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