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Electricité: la débandade des barons

Les problèmes d’Alpiq, Axpo ou FMB n’ont rien de mystérieux

Ils ont régné sur la politique énergétique des décennies durant et engrangé des bénéfices colossaux. Et voilà que les barons de l’électricité pleurent misère et quémandent l’aide de l’Etat.

Le temps est venu de faire la critique de l’aveuglement d’une corporation plus occupée à accumuler des profits qu’à garantir un approvisionnement électrique durable et respectueux de l’environnement.

L’annonce a fait l’effet d’une bombe. Alpiq, l’un de ces barons, met en vente jusqu’à 49% de ses participations dans des installations hydroélectriques.

Déficits vertigineux

Et pourtant, ce désengagement ne devrait pas surprendre. L’entreprise, surendettée, a déjà désinvesti et réduit ses effectifs auparavant: vente de ses participations dans des centrales à gaz en Italie, dans Repower et dans la centrale de pompage-turbinage du Nant de Dranse.

L’an passé, elle s’est défaite de petites centrales au Tessin et en Valais, de ses parts dans Swissgrid, la société nationale d’exploitation du réseau, d’une centrale à gaz en France et d’une usine électrique en Norvège.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que datent les soucis d’Alpiq. Son chiffre d’affaires a chuté de plus de moitié depuis 2000. Et depuis 2010, ses pertes cumulées se montent à plus de 4 milliards de francs.

En cause, la baisse du prix de l’électricité sur le marché européen – moins de 3 centimes le kWh –, inférieur à ses coûts de production: 6,5 centimes pour les barrages, 4,5 centimes pour Gösgen et 5,5 centimes pour Leibstadt.

Or Alpiq travaille dans le commerce de gros libéralisé. Elle ne peut se rattraper sur les consommateurs finaux, captifs de leur distributeur, comme le font en partie ses cousins Axpo et FMB. Ces deux dernières sont d’ailleurs également à la peine.

Offre surabondante

Grand responsable de cette débandade, l’effondrement du prix du kWh provoqué par une offre surabondante, elle-même stimulée par le subventionnement de l’électricité solaire et éolienne, nous disent les barons. Certes, mais l’encouragement vigoureux des énergies renouvelables n’explique pas de loin l’impasse dans laquelle se sont fourvoyés les électriciens helvétiques. L’exploitation des schistes bitumeux a provoqué l’effondrement du prix du charbon américain, aujourd’hui exporté en Europe pour la production d’électricité.

En effet, les barons ont eux-mêmes contribué à cette surabondance électrique. Les bénéfices substantiels obtenus par la vente de l’énergie de pointe dans les années 2000 – près de 3 milliards en 2011 encore – ont été investis dans des centrales à gaz et à charbon à l’étranger et dans de coûteuses installations de pompage-turbinage. En 2011, ils planifiaient encore chacun une nouvelle centrale nucléaire.

Il est pour le moins paradoxal d’entendre ceux-là même qui ont toujours visé la maximisation du volume de production – encouragement du chauffage électrique, réticences envers toute mesure d’économie – et moqué les énergies alternatives se plaindre de la surproduction due à ces énergies.

Par ailleurs les électriciens, hypnotisés par les gains procurés par la vente d’énergie de pointe, ont investi des milliards dans de coûteuses installations de pompage-turbinage. Quand bien même des spécialistes de l’économie énergétique pronostiquaient depuis plus de dix ans une baisse sensible des marges et conseillaient aux grandes entreprises du secteur de privilégier un nouveau modèle d’affaires, centré sur une offre globale de services énergétiques (conseils, efficacité, solutions globales) plutôt que sur la seule vente d’énergie.

C’est d’ailleurs à ce nouveau modèle, mais bien tardivement, que s’activent les trois grands de l’économie électrique. A noter qu’Alpiq (Jasmin Staiblin) et FMB (Suzanne Thoma) sont maintenant dirigées par des femmes, comme de juste appelées à faire le ménage après la gestion désastreuse de barons aussi arrogants qu’imprévoyants.

Prix de dumping

Le problème ne réside pas dans le bas prix de l’électricité en général ni dans l’encouragement de la production photovoltaïque et éolienne. Le prix de l’électricité produite à partir des énergies fossiles est un prix de dumping. Il ne reflète pas les coûts environnementaux et sanitaires laissés à la charge de la collectivité. Sans parler des coûts non couverts de démantèlement des centrales nucléaires et de stockage de leurs déchets.

Une occultation qui permet à Christoph Blocher de préconiser une aide publique au nucléaire sous prétexte d’égalité de traitement avec les énergies renouvelables.

Cette distorsion de concurrence met en péril le tournant énergétique et fragilise l’industrie hydroélectrique. La solution? Une taxe sur l’électricité issue des énergies fossiles, qui rétablirait une saine concurrence qu’une majorité politique célèbre plus souvent qu’elle ne crée les conditions de son exercice.

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Discussion

  • 1
    ruhal floris says:

    Mais à long terme, investir dans le pompage turbinage ne semble pas un mauvais choix, vu la nécessité de stockage liée aux énergies solaires et éoliennes.

  • 2
    Albert Jaussi says:

    Les « barons » AXPO, Alpiq, BKW, Repower, ce sont tout d’abord des entreprises contrôlées par des actionnaires publics. Il ne faut pas l’oublier, car leurs échecs sont aussi les échecs de leurs propriétaires publics. Mis à part BKW et en moins Repower, ces « barons » ne sont pas actifs dans la distribution finale, contrairement à leurs actionnaires publics, Romande Energie, AEW, EWZ, SIG, SIL, groupe e, et autres dizaines et dizaines d’entreprises cantonales et communales d’électricité. Ces derniers profitent de la situation du marché libre en achetant à bas prix et en vendant au tarif plein sur un marché de détail non libéré. Certains de ces derniers, moins coincés par investissements dans la production, vivent une période faste, un véritable eldorado. Ceci ne doit également pas être occulté. Puisque qu’on y est, ces barons contrôlés par la main publique participent eux aussi à l’excès de production en laissant tourner à côté du marché et en principe donc à perte, ses centrales nucléaires qui ne peuvent travailler que dans l’énergie de bande. Ces centrales devraient être mises hors service si l’économie de marché jouait et ce retrait réduirait l’offre. Puisque nous parlons de la main publique, on ne peut camoufler une autre réalité: les cantons et communes de « l’OPEC alpine », soit valaisanne, tessinoise et grisonnaise ont, ces dernières décennies, augmenté le « Wasserzins » (le prix des concessions) qui peut atteindre aujourd’hui jusqu’à 40 % du prix de revient de la production hydraulique, sans aucune exposition au risque du marché. Et maintenant, on veut subventionner la production hydraulique. Avant de décider de subventions, il faut revoir tous les éléments de calcul du prix de revient et tenir compte des avantages que la situation actuelle offrent aussi aux distributeurs publics. Tous doivent adapter leurs conditions au marché, et non seulement le consommateur. Le système suisse tient de la pure « Planwirtschaft ».

    En ce qui concerne les participations aux centrales hydrauliques qu’Alpiq veut vendre, un autre élément à tenir en compte: ces sociétés hydrauliques sont des « Partnerwerke », des « cost centers » qui ne doivent pas générer de bénéfices, mais couvrir leurs coûts, dans le pire des cas avec des injections de ses actionnaires. Les bénéfices ou pertes sont réalisés par les actionnaires lors de l’achat et la vente de leur part de production proportionnelle à leur participation au capital. L’évaluation des participations d’Alpiq dans ces centrales hydrauliques est un sujet intéressant. Sur une base d’asset, il peut s’agir de centaines de millions. Sur la base d’un discounted cash flow, net present value en résultant ne vaut pas grand chose (IRR négatif). Alpiq ne pourra pas se séparer à bon compte, comme un exemple récent qui m’est connu le démontre.

    • 2.1
      curieux says:

      Etant à peu près « ein völliger Laie » dans ces questions électriques, je trouve cette discussion très intéressante. En particulier M. Jaussi, avec qui je ne suis pas souvent d’accord, me semble être un expert et ses réflexions sont du plus haut intérêt.

      Si je comprends bien, les cantons à barrages comme le Valais s’enrichissent en augmentant le « Wasserzins » à tire larigot. Mais dans ce cas, ces barrages ne pourraient-ils pas être rentables, juste à condition que les cantons diminuent un peu le Wasserzins? Ce ne serait pas une subvention, mais plutôt la diminution d’une rente de situation excessive. Il me semble.

      Question à M. Jaussi: Si le prix des concessions (Wasserzins) représente jusqu’à 40% du prix de revient du kwh, de combien le Wasserzins devrait-il être diminué pour que l’activité redevienne rentable?

      Ca me donne envie de creuser un peu la question. L’argument de M. Jaussi selon lequel sur une base de discounted cashflow les barrages ne valent pas grand chose, donne à penser que c’est complètement idiot de la part d’Alpiq & Co de vouloir vendre ces actifs. Mais enfin, s’ils les vendent, et alors forcément à bas prix dans les conditions du marché actuel, que faudrait-il faire? Qui devrait les acheter?

      Il est évident que les barrages constituent un patrimoine cher au coeur de toutes « les Suissesses et les Suisses », à commencer par moi. Et c’est bien normal. Est-ce que les Cantons de l’Opec alpine devraient les acheter ? Cela paraitrait une bonne idée, puisque, maîtres de fixer le Wasserzins au niveau optimal, ils pourraient alors s’arranger pour maintenir une exploitation rentable à un prix du kwh acceptable.

      Ou alors, pourquoi pas la Confédération, par pure et simple nationalisation après un audit en bonne et due forme fixant le montant du dédommagement du aux propriétaires actuels?

      Ou alors ne devrait-on pas créer une société financière privée, dont les actions (et obligations) soient détenues par une majorité de petits porteurs suisses, pour racheter ces barrages et en tirer un revenu modeste et régulier? Cela pourrait être, par exemple, un financement parfait pour les caisses de pensions qui en ce moment (par exemple la CIA des fonctionnaires genevois) souffrent des taux d’intérêts ridicules du marché et n’arrivent plus à payer les rentes.

      Bien sur, ce genre d’idées à la fois patriotiques, sociales et raisonnables, se heurteraient sans doute aux aberrations de l’Union Européenne et à la meute du parti de l’étranger qui hait tellement la souveraineté suisse.

      Mais tout de même on n’arrive pas à faire son deuil des barrages.

      Et on ne peut pas imaginer que cette situation, où l’électricité hydraulique se vend à perte, puisse perdurer. C’est insupportable dans la mesure où c’est du à des subventions dont la finalité est de financer la stupide « Energiewende » de Mme Merkel. Il est aberrant que ces politiques aboutissent à rendre déficitaire l’exploitation de la seule source d’énergie vraiment propre et durable : les barrages, et ça en subventionnant des centrales au charbon! Cela montre toute l’aberration démagogique de l’ »écologie politique ».

      Tôt ou tard, me semble-t-il, on devra bien reconnaître que cette énergie propre par excellence, fonctionnant avec des installations amorties depuis longtemps, ne saurait être concurrencée déloyalement par des producteurs d’électricité subventionnés.

      Pour ma part j’ai l’impression que les barrages sont actuellement sous- évalués à cause de la panique du monde politique -« Stichwort Energiewende »-, mais qu’à long terme il s’agit d’un placement en or… bleu, et d’un trésor national à préserver.

  • 3
    Durussel André says:

    J’ai travaillé durant dix-sept années auprès de ces « méchants barons » et dans le nucléaire en particulier…
    Etant grossistes (Axpo et Alpiq en particulier), ils n’ont en effet pas (encore) de clients captifs pour vendre à 20 centimes le Kwh (comme Romande Energie par exemple, y compris taxes de réseau Swissgrid etc) un courant qu’ils produisent à 5 ou 6 centimes ou achètent à 3 centimes sur le marché instantané européen interconnecté (EDF, etc.) … L’éolien est la source de production la plus onéreuse si elle n’était pas subsidiée ! Or, c’est elle qui, pour un ou deux % en Suisse en 2020, met aussi en péril la production hydroélectrique et le nucléaire… avec en plus une atteinte inadmissible et irrémédiable au paysage. Voilà où nous en sommes arrivés.

    Encore ceci, ne tirez pas sur le pompage-turbinage ! Il économise de l’eau des barrages (toujours plus précieuse avec la fonte des glaciers) et permet aussi d’équilibrer la charge du réseau pendant la nuit.

  • Cette analyse passe à côté de la réalité. Les entreprises électriques, de production comme de distribution, sont en main des collectivités publiques. Les actionnaires sont des Cantons et des communes).Il y a quelques actionnaires privés, mais ils sont largement minoritaires. Dans les Conseils d’administration siègent des élus politiques. Deux noms marquants pour la Suisse Romande: Me Robert Cramer et M. Daniel Brélaz. On peut être d’accord ou pas avec leur politique, mais les traiter de « barons de l’électricité » fait sourire. Pour comprendre le mécanisme de la débâcle: http://clubenergie2051.ch/2015/09/04/debacle-de-lhydraulique-le-deni-de-realite-du-directeur-de-lofen/

    • 4.1
      Jean-Daniel Delley says:

      Je ne crois pas que la politique des grands groupes électriques soit déterminée par leurs conseils d’administration, peuplés de politiciens actifs ou à la retraite, pour la plupart peu au fait des problèmes et enjeux de l’économie énergétique. Je doute que Robert Cramer et Daniel Brélaz aient pu influencer les décisions de ces conseils de manière significative.

      Non, c’est aux directions opérationnelles que je fais référence en parlant des barons, les Karrer (Axpo), Leonardi (Alpiq), Rohrbach (FMB) notamment. Ils ont aujourd’hui quitté la barque, laissant à des patronnes le soin de redresser la barre.

    • 4.2
      Albert Jaussi says:

      Monsieur Delley, votre dernier commentaire me laisse pantois. Je ne peux pas accepter de circonstances atténuantes pour un CA d’une société anonyme, qui est l’organe supérieur qui ne peut déléguer ses responsabilités que d’une manière restrictive. Les entreprises contrôlées par la main publique doivent être sans reproche à ce sujet. Que le CA d’AXPO ait accepté d’investir 700 millions pour les « pieces of junk » que sont les centrales nucléaires de Beznau semblerait vous donner raison et est dû à des raisons idéologiques défendues par un CA qui fait de la politique et non de la gestion. On peut se demander si les parlement cantonaux et communaux concernés ne devraient pas se mêler un peu plus de ces affaires. Car ce sont les cantons et communes concernées qui saigneront finalement.

    • L’analyse de M. Jaussi est tout à fait pertinente.

      Il dit en particulier:
      « En ce qui concerne les participations aux centrales hydrauliques qu’Alpiq veut vendre, un autre élément à tenir en compte: ces sociétés hydrauliques sont des «Partnerwerke », des « cost centers » qui ne doivent pas générer de bénéfices, mais couvrir leurs coûts, dans le pire des cas avec des injections de ses actionnaires ».
      C’est la réalité, et cette réalité ne colle pas avec votre déclaration M.Delley selon laquelle: « Ils ont régné sur la politique énergétique des décennies durant et engrangé des bénéfices colossaux ». Ces bénéfices colossaux n’ont jamais existé: ils étaient réglés sur un 5 %, juste dans le but pour ces sociétés de partenaires de pouvoir emprunter des capitaux à un taux normal.

      Même le « Ils ont régné sur la politique énergétique des décennies durant » est un fantasme. C’était peut-être vrai à l’époque héroïque des débuts de l’électricité et de l’épopée des barrages. Ce n’est plus vrai depuis le nucléaire: toutes les décisions importantes en relation avec l’électricité sont prises par la politique, voire par des votes populaires. Chacun a pu le constater.

      Le principal problème vient d’une politisation excessive de l’énergie et de l’électricité qui a engendré un mythe: il y aurait des « bonnes » énergie de gauche et des « mauvaises » énergies de droite. La réalité est que si l’énergie est bien gérée, ce sera bon pour tous, et si elle est mal gérée, nous serons tous perdants. Particulièrement avec l’électricité et le poids d’une infrastructure lourde de production en Suisse. Une saine gestion rationnelle, technique et économique est essentielle. La stratégie énergétique 2050 n’est pas rationelle, ni sur le plan technique, ni sur le plan économique.
      Voir:
      http://clubenergie2051.ch/2014/12/05/la-politique-energetique-du-conseil-federal-est-elle-contraire-a-une-saine-demarche-scientifique/

      Pour la petite histoire, une anecdote oubliée:
      quand les possibilités de construire des barrages ont été épuisées en Suisse, vers 1960,les électriciens se sont tournés vers le mazout. Il y a eu Chavalon. Mühleberg et Beznau étaient au départ aussi des projets au mazout. Les électriciens estimaient le nucléaire trop risqué sur le plan financier: il n’y avait pas encore assez de centrales opérationnelles dans le monde avec des coûts vérifiables. C’est un Conseiller fédéral socialiste, Willy Spuehler, qui lors d’une assemblée générale de l’ass.faîtière des électriciens (UCS)leur a dit de passer directement au nucléaire, pour ses avantages… écologiques sur le mazout. Les projets de Mühleberg et Beznau, moins avancés que Chavalon ont passé au nucléaire. Chavalon a été réalisé et déclassé économiquement depuis 20 ans et mis hors service depuis 10 ans. Mühleberg va être arrêté pour des questions politiques sous l’impulsion de la majorité rose-verte du CE du Canton de Berne. Les exploitants des autres centrales nucléaires souhaitent tous en prolonger l’activité.

      À propos d’éthique. L’éthique est très souvent utilisée pour condamner les électriciens à peu sur tout, de manière plus moralisante que technique ou économique. Que faut-il penser d’une interdiction faite à nos enfants de reconstruire des centrales nucléaires, alors que nous nous accordons, à notre génération, le droit de continuer à se servir des anciennes sans restrictions? De fait c’est à la prochaine génération que nous disons: sortez du nucléaire! Que voilà une curieuse application du beau principe de solidarité intergénérationnelle inscrit dans le concept développement durable.

  • 5
    Lecoultre Richard says:

    Le plus touchant dans l’affaire est Christophe Blocher, notre père Noël à tous, qui donne soudain à l’infâme Etat le droit de venir au secours de l’économie « privée ».

1 Rétrolien

  1. […] Electricité: la débandade des barons […]

    Cité par Electricité: la débandade des barons – Parti socialiste de Crans-Montana - 29 mars 2016 à 9 h 42 min

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