Page d'accueil - 1 Navigation - 2 Aller au contenu - 3 Derniers articles - 4 Recherche - 5 Contact - 6

Service d’ordre: L’armée n’est pas bonne à tout faire

Comment assurer la sécurité des organisations internationales et des missions diplomatiques ? Armée, police fédérale ou police spéciale ?

Le Conseil fédéral n’a pas hésité : à la demande des cantons de Berne et Genève, des troupes se voient confier la garde des missions diplomatiques et des organisations internationales dans ces deux villes. Réaction excessive ou prudence justifiée ?
En droit, il n’y a rien à redire. De par la Constitution, la Confédération est en charge de la sécurité et de l’ordre à l’intérieur. Dès lors que des cantons
déclarent ne pas être en mesure d’accomplir cette mission, elle ne peut se dérober. En l’espèce, il y va de ses engagements internationaux. D’ailleurs l’ONU a exprimé sa satisfaction. Aux Genevois qui réagissent à la présence de l’armée comme le taureau à la vue de la muleta, il faut rappeler qu’abriter le siège d’organisations internationales oblige.
On peut discuter de la méthode. La mise sur pied de l’armée ne confère-t-elle pas un caractère inutilement dramatique à une situation de tension potentielle ? La question est légitime mais académique. Car si les forces de l’ordre locales ne suffisent pas à la tâche, la Confédération n’a d’autre recours que l’armée.

échec des polices fédérales

En effet, les deux tentatives de créer un corps fédéral spécialisé ont échoué. En 1970, la police mobile intercantonale, un corps de 600 hommes mis à disposition du Conseil fédéral par les cantons, n’a pu voir le jour. Un référendum genevois a empêché le canton d’adhérer au concordat, alors même que Genève en était l’initiatrice. En 1978, la gauche et la droite fédéraliste mettent en échec le projet de police fédérale de sécurité par voie référendaire. Dans les deux cas, la mission de maintien de l’ordre impartie à ces corps de police a fait craindre pour les libertés publiques.
Reste que l’engagement de l’armée de milice sur le terrain de la sécurité intérieure se révèle problématique. Ni la formation reçue ni les équipements ne paraissent adéquats. Pas plus que la répartition des tâches entre policiers et militaires Ð les premiers au front, les seconds dans un rôle de gardiens passifs Ð, dans un contexte de violences imprévisibles.
Ë tâche particulière, réponse adaptée. Ë la suite des actions terroristes des années 70, les aéroports se sont dotés d’une police spéciale. Pourquoi ne pas répondre de la même manière au besoin de protection des missions diplomatiques et des organisations internationales ? Le problème ne concerne que Berne et Genève ; il ne justifie donc pas la création d’un corps fédéral, ni une mission qui déborde le cadre strict de la protection. jd

Recommander cet article
logo creative commmons license creative commons

La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, http://www.domainepublic.ch/articles/2182 - Merci

Discussion

Pas encore de commentaire.

Les commentaires sont fermés.

Le Kiosque de DP

RSS email icon

Das «beste Gesundheitssystem» wird zum Lazarett

Das Schüren von Angst macht krank. Ärzte wissen das. Trotzdem malen ihre Fachgesellschaften schwarz und machen Gesunde zu Kranken (Infosperber)

icone lien Lire l'article

Lackmusprobe für Bundesrat Alain Berset

Die Pharmaindustrie lobbyiert für höhere Medikamentenpreise. Der starke Franken mache ihr zu schaffen – in Wahrheit profitiert sie (Infosperber)

icone lien Lire l'article

«Um euren Finanzplatz mache ich mir keine Sorgen»

Griechenland wird laut Star-Ökonom Nouriel Roubini nicht das einzige Land sein, das die Eurozone verlassen wird. Weshalb er für die Schweiz deshalb kaum Gefahr sieht, erklärt er im Interview mit Tagesanzeiger.ch/Newsnet

icone lien Lire l'article

«Die Asylverfahren sind kafkaesk»

Migrationsexperte Thomas Kessler sagt, von der Schweizer Asylpolitik profitierten heute die Falschen. Er fordert einen Umbau unter linker Führung (Tages-Anzeiger)

icone lien Lire l'article

«Die Politiker sind süchtig nach Moral»

Der Germanist Peter von Matt sieht die Affäre Hildebrand auch als Folge einer boulevardisierten Politik. Und gerade davon habe die Bevölkerung genug, wie die letzten Wahlen zeigten (Tages-Anzeiger)

icone lien Lire l'article

D’une grande crise à l’autre: quelles ruptures politiques?

Peut-on tirer les leçons de la crise de 1929 ? (Le Monde)

icone lien Lire l'article

Freie Hand für die Vermögensverwaltung der Bundesräte

Sous réserve de légères restrictions, les membres du Conseil fédéral sont libres de gérer leur fortune privée (NZZ Online)

icone lien Lire l'article

Le drôle de destin de la taxe Tobin, des altermondialistes aux libéraux

Drôle de destin que celui de cette taxe, imaginée par un économiste libéral aux Etats-Unis en 1972, popularisée par les altermondialistes d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), et portée par les socialistes européens, avant de se voir aujourd’hui défendue par des gouvernements libéraux comme ceux de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Le Monde)

icone lien Lire l'article

2012-2015: les enjeux sociaux en Suisse

Ces quatre prochaines années, les débats seront vifs sur toutes les composantes du système social suisse : l’AVS, le deuxième pilier, la maladie, le chômage, l’invalidité et la pauvreté. Etat des lieux et des enjeux. Par Stéphane Rossini (Revue REISO)

icone lien Lire l'article