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Comment sortir de la crise?

Même le FMI se met à douter des politiques d’austérité

Photo FMI/Michael Spilotro
Photo FMI (licence CC)

Il est possible, probable même, que la zone euro parvienne à surmonter les difficultés les plus criantes de la crise financière dans laquelle elle est engoncée depuis 2010 (DP 1967). Mais cela ne signifie pas encore qu’elle retrouvera rapidement un niveau de croissance suffisant pour réduire dans une proportion significative le niveau de chômage qui a pris des proportions alarmantes, surtout pour les nouvelles générations.

La faute en revient aux politiques d’austérité qui, conformes aux théories économiques libérales, devraient rétablir les équilibres budgétaires et rassurer les marchés financiers (DP 1954).

Dans ce contexte, il faut prêter attention aux propos tenus depuis quelque temps par la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. A plusieurs reprises, elle s’est située plutôt du côté des personnes qui disaient que la corde de l’austérité ne devait pas être tendue à l’excès et qu’il fallait aussi se soucier de la relance de la croissance. Ces propos sont un peu inattendus. En effet, depuis des décennies, le FMI s’est toujours situé dans le camp de la rigueur budgétaire et de l’orthodoxie libérale.

L’explication sur l’évolution des propos de sa directrice générale tient probablement aux enseignements que le FMI tire d’une étude comparative de la manière dont six pays (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Japon, Italie, Belgique et Canada) ont abordé les crises financières au cours du 20e siècle. Ces études sont présentées au chapitre 3 des dernières Perspectives économiques du FMI (la traduction française n’est pas encore disponible).

De longue haleine

Le FMI examine les mesures prises par la Grande-Bretagne après la première guerre mondiale; par les Etats-Unis après la deuxième guerre mondiale; par le Japon après l’éclatement de la bulle financière et immobilière à la fin des années 1980; par l’Italie et par la Belgique pour remplir les critères leur permettant d’adopter l’euro et par le Canada pour réduire un endettement en forte croissance dans les années 1980.

Chacun de ces cas est particulier et se situe dans des contextes nationaux et internationaux différents. Ils montrent tous néanmoins que les possibilités de rétablir l’équilibre budgétaire et de réduire le niveau d’endettement du pays (exprimé en pourcentage du produit national) sont des affaires de longue haleine et que l’austérité à tout prix n’est pas la solution.

Le cas le plus tragique, si l’on ose dire, est celui de la Grande-Bretagne qui ambitionna, au sortir de la première guerre mondiale, de rétablir la parité-or de la livre sterling au niveau qui était le sien avant 1914 et de réduire son niveau d’endettement qui représentait 130% du produit national de l’époque. Pour y parvenir, elle pratiqua une politique rigoureuse d’austérité budgétaire et la Banque centrale fixa les taux d’intérêt à 7%. Il en résulta un chômage très élevé qui déboucha sur une grève générale en 1926. La parité-or de la monnaie fut certes rétablie en 1925. Mais les exportations stagnèrent, tout comme la croissance économique. En 1928, la production réelle n’était pas supérieure à celle de 1918. La dette publique atteignit 170% du produit national en 1930, et l’étalon-or fut définitivement abandonné en 1931. En fait, il fallut attendre jusqu’en 1990 pour que le niveau de la dette publique anglaise atteigne la même proportion qu’avant la première guerre mondiale. On comprend, soit dit en passant, qu’un tel contexte de stupidité financière, monétaire et économique, ait stimulé les réflexions de John Maynard Keynes!

L’indispensable croissance

On peut tirer des études du FMI quelques enseignements. Le passage d’un déficit budgétaire à un surplus prend beaucoup de temps (au moins une dizaine d’années); il nécessite une politique monétaire aussi accommodante que possible et la réduction de la proportion de la dette par rapport au produit national n’est pas possible sans croissance de l’économie.

Si l’on applique maintenant ces enseignements à la situation actuelle de la zone euro, on mesure l’étendue des contradictions. La politique monétaire de la Banque centrale européenne est certes devenue très accommodante, mais pour le moment pratiquement sans effet sur les pays les plus endettés qui doivent continuer de payer des taux d’intérêt très élevés. Les mesures d’austérité sont si draconiennes qu’elles se traduisent par le recul du produit national, de sorte que l’endettement, au lieu de diminuer, croît en proportion. La dégradation de la situation économique se traduit par une augmentation du chômage qui suscite des réactions populaires de plus en plus vives. Enfin, comme le note le FMI, aucune sortie de crise n’est possible sans une politique de croissance économique.

Pour l’ensemble des 17 pays membres de la zone euro, le taux de croissance ne cesse de fléchir. Le produit national de la zone a augmenté de 2,0% en 2010, de 1,4% en 2011 et a baissé de 0,4% cette année; la projection pour 2013 est un très maigre: +0,2%. Ce qui signifie que les pays les plus fragiles continueront vraisemblablement de s’enfoncer. Les données actuelles pointent donc vers une période prolongée de stagnation ou quasi-stagnation du produit national de la zone euro. Tout ceci est évidemment assez désespérant. Mais qui, parmi ses dirigeants, prendra connaissance de cette étude du FMI – et en tiendra compte?

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Discussion

  • La croissance indéfinie dans un système fini est impossible. Le second principe de la thermodynamique s’y oppose et il est aux commandes depuis au moins 13 milliards d’années. Faire des incantations à la croissance a donc à peu près autant d’utilité que d’espérer arrêter un cyclone en brandissant un ventilateur. Avec ou sans austérité budgétaire et autres recettes irrationnelles au vu des lois de la physique pour manier le ventilateur (doit-on faire des cercles avec, ou bien des 8 comme pour touiller la fondue ?), la croissance c’est fini. Les limites de la planète y mettent déjà un terme et cela deviendra de plus en plus vite apparent à de plus en plus de gens. Or tout notre système social – que nous avons imposé partout – base la justification au droit de vivre sur le travail salarié et de là, la nécessité de la croissance économique continue, qui est impossible dans un système fermé. Il s’agit d’une immense histoire que nous nous racontons. Une histoire plus compliquée que celles que devaient se raconter nos ancêtres au coin du feu, avec des grand prêtres de l’histoire beaux parleurs et très intelligents, du moins pour raconter l’histoire. C’est d’ailleurs peut-être à cause de cela qu’on arrive plus à la voir pour ce qu’elle est. Une histoire dont certains temporairement profitent alors que d’autres moins, voire pas de plus en plus pas du tout. Ce qui incite alors tout le monde, et en particulier les désespérés à qui elle ne profite plus du tout, à vouloir y croire quand même pour, au moins le temps de sa vie, espérer faire partie des certains. Un peu comme dans ces romans d’espions ou le but du jeu des pauvres  barbouzes surdoués n’est cependant autre que de rester dans le jeu. Ou un peu comme dans ce qu’on appelle les « film d’actions », qui ne montrent en fait que des héros qui réagissent, et non pas agissent. Tout cela crèvera comme une bulle sous la pression de la réalité. Alors, qu’allons-nous faire? Nous raconter cette histoire jusqu’à la fin et aller rejoindre les autres espèces dans le cimetière de l’évolution? Où assumer notre prétention à nous penser une espèce intelligente en prenant acte de la réalité, et en cherchant une solution compatible avec les lois de la physique, quitte à faire le deuil de la si belle et stupide histoire avec laquelle nous sommes nés et avons grandi?

    • Et si on changeait la perspective (au sens étymologique) en abandonnant la croissance à tout prix au profit d’un maintien du niveau de vie et des emplois? L’objectif secondaire – et qui deviendrait principal – serait alors une répartition plus équitable des revenus. Ce faisant, l’épargne des profiteurs du système actuel tendrait à diminuer et cesserait d’alimenter les bulles spéculatives qui explosent à intervalles de plus en plus rapprochés à la figure des plus faibles. Théoriquement, l’épargne devrait servir à financer les investissements, lesquels sont relativement faibles lorsqu’on n’est pas en période de surchauffe, comme c’est le cas en ce moment. L’épargne excédentaire ne fait qu’alimenter la spéculation qui débouche inévitablement sur des crises financières à répétition.

    • Vous écrivez: « La croissance indéfinie dans un système fini est impossible ».
      Certes, mais êtes-vous certain de la finitude du système?

    • 1.3
      Pascal Cretton

      A M. Weibel
      Bonne remarque. Je vous en remercie. Derrière peut-être y a-t-il référence à l’état stable qui a été l’objet d’espoirs en son temps, et que Nicholas Georgecu-Roegen avec d’autres a démonté. Je vais essayer d’y répondre.
      En négligeant pour la discussion les très faibles apports pour la vie que sont gradient calorique depuis le centre de la Terre ou l’énergie gravitationnelle qu’on voit à l’oeuvre dans les marées, la biosphère est ouverte à une énergie nécessaire pour la vie : l’énergie solaire. C’est elle qui a permit la vie : une énergie qui provient de l’extérieur du système. Le système solaire est par contre fermé en terme d’énergie solaire, du moins pour la vie, les autre étoiles étant trop lointaines. Quand le soleil qui agonise pour nous mourra définitivement, la vie sur terre mourra. Mais la biosphère terrestre est fermée en terme de matière. Si on exclut une météorite occasionnelle, qui pour notre santé a intérêt à n’être pas trop grosse, et quelques tonnes de poussières cosmiques, et cent kilos de cailloux ramenés de la Lune au prix d’un système de transport au rendement à se taper la tête contre les murs de nullité, tout cela faisant un apport infime comparé à la masse de la terre, la quantité de matière est finie. La vie a résolu le problème de la finitude de cette ressource en basant son métabolisme sur un matériau à recyclabilité quasi totale : les chaines de carbone de la chimie dite de la vie. Et encore, pas n’importe quelles chaines : il faut que cette chimie puisse être montée et démontée avec l’énergie externe au système, l’énergie solaire. Si la vie était par exemple faite des produits chimiques actuels, non dégradables par elle, elle finirait intoxiquée par elle-même. C’est ce que nous sommes en train de faire en balançant des centaines de milliers de produits non dégradables dans la biosphère, dont nous ne savons en outre même pas comment ils vont interagir. La vie a aussi, au cours de son histoire, « mis sous le tapis » un certain nombre de composés, comme justement le pétrole et le charbon. Cela veut dire que l’état stable n’est probablement pas atteint pour la vie, mais que par contre la vie est capable de ralentir suffisamment l’augmentation d’entropie par unité de période – dite géologiques les périodes – que cela permet une pérennité et la complexification qui a été le cas jusqu’ici. Et en sortant ces composés rapidement et sans réfléchir, nous sommes en train de transformer (première loi) ces composés qui finissent pour nous en entropie/pollution (seconde loi) avec un bilan d’intensité qui « claque » en quelques siècle tout ce que la vie a réussi à ralentir sur des éons. En cela, nous faisons preuve d’une stupidité impressionnante. Or elle n’est pas nécessaire, car en tant qu’espèce nous avons le temps pour comprendre tout ça. Mais hélas pour l’instant nous sommes une espèce faber, pas une espèce sapiens.
      Ceci pour dire qu’une énergie extérieure au système ne peut maintenir l’entropie (lisez désordre, dégradation, pollution etc.) à un niveau de production négligeable a moyen-long terme à l’intérieur d’un système fermé-matière que si une certaine intensité n’est pas dépassée et que les cycles sont à recyclabilité totale ou quasi-totale. Car ces cycles, pour être efficaces, doivent eux aussi satisfaire au second principe, soit développer un bilan entropie-réparation d’entropie favorable. Il n’y a pas de machine parfaite, même dans l’ordre de la vie. Réduire le désordre prends du temps, plus que d’en créer (comparez le temps qu’un ado met à bordéliser sa chambre et celui qu’il met à la ranger . Il faut donc en créer très peu et avoir beaucoup d’énergie et du temps pour réduire le très peu ou le transformer de manière à ce qu’il soit encore plus délayé dans le temps. Ceci est conforme au second principe : tout ce qui va vite est inefficace, dissipe, crée massivement de l’entropie/du désordre. L’énergie solaire en elle-même n’est donc pas une garantie. Ainsi par exemple, les Pascuans se sont fait sauter le caisson à grand coup d’énergie musculaire, dérivée de l’énergie solaire. Les babyloniens ont salinisé leur terres à grand coups d’irrigation via bras d’esclaves et de jarrets de boeufs. Et nous pourrions tout aussi bien achever les ressources halieutiques à grand coup de chalutiers solaires et produire les pire saloperies chimiques impossibles à recycler en un temps raisonnable pour notre santé de civilisation à grand coup d’électricité produite via panneaux solaires. Avec ces « progrès » qui alors n’en seront pas, on aura fait que se payer un délai négligeable de non-réflexion face à la croissance, à ce que vraiment signifie ce mot au vu des lois de la physique. Le second principe n’est pas un ennuyeux caillou dans la chaussure que nous autres scientifiques allons bien « finir par trouver quelque chose » pour nous l’enlever et ainsi poursuivre la quête des lendemains qui chantent (parce que espèce élue, nous le valons bien). Si vous l’enlevez, vous enlevez l’univers et vous-même, qui êtes bâtis avec. De fait, si vous ne le prenez pas en compte, c’est lui qui va vous enlever En cela, paradoxalement, réside l’espoir. L’univers n’est pas méchant : il est indifférent. Le prendre en compte plutôt que nous jouer de la sous-tragédie grecque à remplir notre vide avec la consommation et nos petites querelles, est le meilleur moyen de bien y vivre le temps que nous avons à y vivre, quel qu’il soit.
      Lire Nicholas Georgescu-Roegen « la décroissance. Entropie – écologie – économie » si vous avez le courage d’aborder un ouvrage difficile. Sinon de bons vulgarisateurs existent, comme Jacques Grinevald et d’autres.
      J’estime à présent le débat assez lancé pour que tout lecteur fasse son chemin et ne répondrai donc plus. Un journal d’écologie politique, du nom de Moins!, vient de paraître dans notre petite suisse romande. Heureuse perspective. Moi-même, au grand dam je pense du parti socialiste qui veut tout autant la croissance que ses ennemis politiques, c’est pas peu dire qu’on est en pays de dinosaures qui se disputent le doux parfum de la côtelette dans le frigo avant le météorite, je travaille à démonétariser tout ce que je peux. De toute façon, comme on le voit en Grèce, ca va démonétariser à tour de bras bientôt, qu’on le veuille ou non. Les réalistes et les poètes savent que les destins choisis sont toujours préférables aux destins subis.

  • Les concepts abscons ne mènent nulle part si ce n’est au constat que l’économie politique n’est définitivement pas une science exacte. Quittons la zone « Nebelspalter » pour revenir à des idées simples. Par exemple, tout ménage privé sait ce qu’il advient des situations où les dépenses sont durablement supérieures aux recettes. Pourtant, plusieurs pays européens ont vécu au-dessus de leurs moyens: l’Irlande avec la sous-enchère fiscale, l’Espagne avec la spéculation immobilière, la Grèce avec la tricherie généralisée,… 

    L’heure des comptes est arrivée; pour le moment, c’est le « petit » qui trinque seul, car personne ne demande des explications au président de la banque nationale espagnole et au gouvernement espagnol (co-)responsables de la spéculation, ni au banquier de Goldman-Sachs qui a aidé la Grèce à tricher, ni encore aux banques et instituts financiers qui ont spéculé et spéculent encore sur les monnaies. c’est vrai, tout cela est légal, je ne suis qu’un grand naïf. C’est aussi des comptes de ce type que chaque pays en difficulté devrait régler.

    Parlant de comptes, je me suis toujours demandé où dans quelles poches se trouvaient les milliards de devises correspondant aux milliards de dettes. Qui a gonflé les estimations d’actifs immobiliers? Est-ce parce que le moteur des financiers et des politiques carbure à la cupidité que personne n’a vu venir les problèmes? Pourquoi utilise-t-on le mot politiquement plus correct de « recapitalisation » au lieu de l’expression correspondant à la triste réalité de « contribution au désendettement?

    Ce n’est que lorsque toutes ces questions auront trouvé des réponses satisfaisantes qu’il sera temps de discuter les mérites comparés de l’austérité et de la croissance. Pour le moment, je ne vois aucune raison de demander à l’Allemagne, pays vertueux où on travaille jusqu’à l’âge de 67 ans, de financer les errements des moins vertueux.

  • 3
    Charlotte Robert

    Mme Lagarde et les dirigeants européens feraient bien de se rappeler qu’il fut un temps pas si éloigné que cela où les personnes à revenus élevés payaient des impôts deux ou trois fois supérieurs à ce qu’ils payent maintenant. Grâce à Reagan, Thatcher et les Chicago boys, ils ont réussi à détruire les services publics et à faire baisser leurs impôts. L’équilibre budgétaire ne s’obtient pas seulement en coupant dans les dépenses, il s’obtient aussi en augmentant les recettes. Et les riches n’en souffriront pas; ils devront éventuellement renoncer à participer aux enchère de Christie’s ou autres folies du genre. L’industrie du luxe ne s’est jamais si bien portée.

  • 4
    Richard Lecoultre

    Comme le remarque Azote, on ne cesse de nous présenter des faits faussés ou tronqués pour nous imposer des solutions absurdes et nocives. Lors des premières crises récentes, il y a une quinzaine d’années, les seuls pays qui s’en sont plus ou moins bien sortis sont ceux qui ont désobéis aux ukases du FMI.

    Rappelons aussi qu’il est toujours question de croissance quantitative, et presque jamais de qualitative. Vivent les crétins au pouvoir !  

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