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25 août 2005 à 14:01
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26 août 2005 à 8:37
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26 août 2005 à 8:43
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En mettant une énorme police. Ben non ça marche pas mon gars. Pas trop déçu ?
2 septembre 2005 à 9:52
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Radio Saturne ment…. Radio Saturne ment…. Radio Saturne est allemand….
6 septembre 2005 à 16:09
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Colonisation : non à l’enseignement d’une histoire officielle
Nous
sommes historiens. La loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de
la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés a
des implications sur l’exercice de notre métier et engage les aspects
pédagogiques, scientifiques et civiques de notre discipline.
Son
article 4 dispose : « Les programmes de recherche universitaire
accordent à l’histoire de la présence française outre-mer, notamment en
Afrique du Nord, la place qu’elle mérite. Les programmes scolaires
reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française
outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et
aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces
territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. »
Il faut
abroger d’urgence cette loi:parce qu’elle impose une histoire
officielle, contraire à la neutralité scolaire et au respect de la
liberté de pensée qui sont au coeur de la laïcité.
parce que, en
ne retenant que le « rôle positif » de la colonisation, elle impose un
mensonge officiel sur des crimes, sur des massacres allant parfois
jusqu’au génocide, sur l’esclavage, sur le racisme hérité de ce passé.
parce qu’elle légalise un communautarisme nationaliste suscitant en
réaction le communautarisme de groupes ainsi interdits de tout passé.
Les historiens ont une responsabilité particulière pour promouvoir des recherches et un enseignement :
qui confèrent à la colonisation et à l’immigration, à la pluralité qui en résulte, toute leur place.
qui, par un travail en commun, par une confrontation entre les
historiens des sociétés impliquées rendent compte de la complexité de
ces phénomènes.
qui s’assignent pour tâche l’explication des processus tendant vers un monde à la fois de plus en plus unifié et divisé.
6 septembre 2005 à 14:40
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Avec nos 33 ha de culture, vous choisissez parmi une large gamme de variété et de tailles de plantes et non comme dans certains magasins ou l’on vous impose un éventail limité de végétaux,répartis en 1 à 2 ou 3 tailles au plus.
23 octobre 2005 à 11:20
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Dans
la première phrase de sa contribution déjà, Mme Chevalley nous livre
l’argument décisif contre l’initiative: les plantes transgéniques ne
constituent pas actuellement une option utile pour les paysans suisses.
D’autant plus qu’une large majorité des consommateurs helvétiques ne
goûte pas les aliments transgéniques. Pourquoi alors un moratoire quand
une législationsévère impose des conditions drastiques à tout projet de
culture transgénique – culture qui ne trouvera pas preneur – et oblige
à une informationclaire du consommateur ?
Parce que derrière le moratoire se cachent les perdants de la votation
populaire de 1998 qui préconisait une interdiction totale des cultures
transgéniques. Qui ne veut pas le plus acceptera peut-être le moins,
croient-ils !
Je ne sais pas si l’agriculture transgénique est une solution d’avenir.
Mon NON à l’initiative n’exprime pas un soutien aveugle à cette
nouvelle technologie. Il traduit mon rejet d’une position
fondamentaliste qui, au nom d’une conception religieuse de la nature,
et, se nourrissant de peurs irrationnelles, condamne avant même de
tolérer l’expérimentation. jd
9 décembre 2005 à 20:30
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L’Etat
n’est pas organisé pour être actionnaire et devrait renoncer à l’être.
Il est d’ailleurs contradictoire de dicter les règles du jeu par la loi
et de détenir des entreprises actives sur le marché libre auxquelles
elles s’appliquent.
Cela dit, l’Etat se doit de gérer un héritage, et de le faire au mieux.
L’Etat est donc condamné à être un bon actionnaire. Et ce faisant, il
ne protège pas seulement ses actions, mais aussi celles des autres
détenteurs, dont de nombreux particuliers dans le cas de Swisscom. Dans
ce cas précis, il a failli à ses obligations.
26 janvier 2006 à 9:43
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A mon sens, le fait que Swisscom assure le service public n’a rien à voir avec le fait que la Confédération en est l’actionnaire majoritaire: toute entreprise concessionnaire doit le faire selon la loi sur les télécommunications. Lier le statut de Swisscom et le service au public n’est pas correct. Ceci dit, les obligations imposées aux concessionnaires paraissent insuffisantes: il suffit de penser à certains réseaux de téléphonie mobile qui ne « passent » pas dans des régions périphériques ou encore aux communes exclues de l’accès ADSL (y compris pas Bluewin la filiale de Swisscom). Il y aurait peut être là pour la gauche un moyen d’obtenir un renforcement du service public contre une privatisation de Swisscom.
31 octobre 2005 à 11:12
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La
simple existence d’un risque (« nous ne savons pas ») ne suffit pas à
justifier le moratoire au nom du principe de précaution. Seules des
expertises scientifiques crédibles qui attesteraient d’un danger
potentiel des OGM peuvent mener à cette conclusion; or il semble que
les études réalisées jusqu’ici vont dans le sens inverse. L’intérêt du
principe de précaution est bien de dissocier l’articulation entre le
« savoir » scientifique et le « pouvoir » politique et que le choix
politique s’appuie sur des fondements rationnels. Mais quand le pouvoir
décide sans le savoir, il ne s’agit plus de précaution mais de peur.
Dans Le Monde, Jean-Yves Nau
constate d’ailleurs que les autorités politiques françaises n’ont pas
respecté ce principe s’agissant de la peste aviaire : les décisions
prises allant au-delà, voire à l’encontre, des conclusions des experts
(http://www.lemonde.fr).
Interdiction, moratoire et précaution ne vont donc pas forcément de
pair. ad
21 novembre 2005 à 21:30
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Finalement
je viens de lire une analyse rationnelle qui tienne compte de la
réalité geographique. La Suisse est considérée une partie du monde et
non une ile dans l’océan!
12 janvier 2007 à 11:54
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Pourquoi tant de réserve, une fois de plus au sujet de l’initiative? Elle aurait selon vous un avantage, non d’être adoptée, mais de permettre plus de transparence dans le système actuel.
9 janvier 2007 à 16:14
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Je
viens de recevoir votre message annonçant la fin de la parution papier
de Domaine Public. Votre message a paru à contre-coeur, je peux
l’imaginer, et
je regrette cette évolution tout comme vous.
Abonnée de longue date à la version papier et appréciant pouvoir lire DP
dans le train ou le bus (loin de la toile en tous les cas), je n’avais pas
souhaité le recevoir en version électronique. Je comprends toutefois vos
difficultés (…)
Merci pour tout, pour votre fidélité et votre projet, bonnes fêtes de fin
d’année malgré tout et à bientôt.
9 janvier 2007 à 16:23
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Cher Domaine Public,
J’apprends avec tristesse que je ne recevrai pas le numéro 1716. 1715
c’était la mort de Louis XIV maintenant ce sera la fin de DP papier.
2006 aura aussi été l’année de l’apparition des journaux gratuits en
Suisse romande, une catastrophe pour la presse.
Je vais essayer de te lire sur mon écran. Mais je crains de n’être plus
aussi fidèle, commeces années, chaque vendredi, à midi, en prenant mon
repas dans mon bureau, lorsque personne ne me casse les pieds.
4 février 2006 à 12:42
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Il
apparaît nettement, lorsqu’ on étudie l’histoire de très près et non
pas seulement la presse, que les relations entre les mondes chrétien et
musulman sont encore, à notre époque, trop souvent passionnelles ou
déformées par des préjugés hérités de la période coloniale. A force
d’abuser de schématisations ( caricatures inacceptables du prophète
Mohamed ) et de généralisations destructrices à partir d’un évènement
tel que le 11 septembre 2001 , on oublie que la civilisation islamique
plonge ses racines dans un passé d’une richesse inouïe. Qui sait
aujourd’hui que l’Islam, dernière religion révélée, se place dans la
lignée des deux autres religions monothéistes: le judaïsme et le
christianisme. Qu’il intègre les messages révélés à Abraham, Moïse et
Jésus? De fait les mêmes valeurs socles de nos démocraties occidentales.
De facto , les peuples de l’Islam de par le monde ont le sentiment que
ces caricatures sont loin d’être vierges des manipulations d’officines
partisanes des chocs de civilisation d’une part et d’autre part, cela
reviendrait, à notre niveau, à vouloir prendre les lecteurs-citoyens
que nous sommes pour de simples idiots, sans aucune capacité de recul,
avides de sensationnel crétinisant. Dans le cas actuel , on constate
que tous les mouvements islamistes intégristes ont la même tentation:
instrumentaliser l’information afin de servir leur propagande pour
prendre le pouvoir. Néanmoins, pour enrichir le débat actuel sur le
monde musulman méditerranéen, quelques idées méritent d’être explorées.
L’apparition de l’islamisme radical, destructeur, est le produit d’un
contexte donné. Pour le comprendre, il ne faut pas revenir aux textes
coraniques mais surtout décrypter les réalités sociales, économiques et
politiques où il se développe. Ce n’est donc pas à la théologie qu’il
faut faire appel, mais aux sciences humaines et économiques. En
l’occurrence , c’est l’absence de justice sociale et de liberté
d’expression qui ont créé le terrorisme et non pas l’Islam. Car, dans
les pays du Sud, on refuse l’esprit critique, on s’oppose au débat
contradictoire et le droit à l’information est complètement bafoué.
D’autre part, les conflits entre les deux rives de la Méditerranée
portent moins sur les « valeurs essentielles » que sur les intérêts
économiques, dans la mesure où chaque peuple quelque que soit sa
religion aspire à la paix et la dignité . Mais on masque ceux-ci en
mettant en avant celles-là afin d’occulter les véritables enjeux qui
sont, eux, d’ordre politique (la démocratie), social (le développement
pour tous), géopolitique (la sécurité pour tous) et culturel (accéder à
une modernité assumer et maîtrisée).
Ceci dit, la «croisade pour la défense de la libre expression à tout
prix » certes élément essentiel et fondateur de notre démocratie ne
doit pas s’arrêter là où commencent les intérêts stratégiques de
l’Occident comme dans le cas de l’autocensure manifeste de certains
médias sur les crimes commis contre les Palestiniens. Une telle
ambivalence dans l’approche de la liberté d’expression met à mal les
unes et les autres de nos valeurs. Car une liberté d’expression sans
éthique (Mohamed avec une bombe sur la tête) c’est aussi meurtrier
qu’un attentat terroriste islamiste. Cela profite aux extrémistes de
tous bord pour asservir leurs peuples.
En guise de conclusion, j’émets le vœu que le soutien de l’Europe au
sud méditerranéen ne procède pas seulement d’un argumentaire
sécuritaire de maîtrise des déséquilibres énergétiques et des flux
migratoires, mais d’une conviction réelle qu’une Méditerranée prospère
et dynamique, forte économiquement et stable politiquement, serait en
mesure d’offrir à l’Europe une garantie que la Méditerranée redevienne
un pont qui relie, au lieu de devenir, de plus en plus, un fossé qui
sépare. Là est l’essentiel pour bâtir des démocraties au sud où la
liberté d’expression sera aussi précieuse et fondamentale que chez
nous. C’est probablement le seul moyen de réduire l’écart entre le Nord
et le Sud, entre l’information et la désinformation, et de laisser
prévaloir la raison surtout lorsque les sujets deviennent passionnels.
Benaouda BELGHOUL
6 février 2006 à 18:51
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http://www.amrkhaled.net/articles/articles1244.html
7 février 2006 à 11:34
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Je ne crois pas que « la liberté d’expression s’arrête là où les intérêts stratégiques de l’Occident commencent ». Agiter le spectre du choc des civilisations fait précisément le lit de ceux qui instrumentent cette polémique pour attiser les haines. Dans cette perspective, il faut garder le sens des proportions. Peut-être qu’une caricature qui dépasse les limites de l’admisssible a été publiée : le délit n’a toutefois rien de comparable, d’aussi « meurtrier qu’un attentat terroriste islamiste ». Cette comparaison est choquante.
4 février 2006 à 15:15
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Il
me semble que l’Etat ne doit pas être actionnaire. Par contre il peut
être propriétaire. Mais pas selon le mode de la SA. L’Etat peut être
propriétaire d’autoroutes, de routes, de bâtiments. Pourquoi pas un
Etat propriétaire des infrastructures d’importance nationale ou
cantonale, en y incluant les réseaux de communication par fil ou par
ondes. Pourquoi pas les cuivres du réseau téléphonique et seulement le
bitume des autoroutes ou des lignes électriques. J’y vois une grande
analogie. L’exploitation serait ensuite l’objet de régales ouvertes à
la concurrence.
5 février 2006 à 17:42
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La religion, c’est l ‘opium du peuple!! source de guerres , de racisme, objet de manipulation de masse.
9 février 2006 à 23:14
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Faire triompher le Prophète (BP sur lui)
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux Louange à Allah Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.
A partir du site http://www.amrkhaled.net, j’adresse ce mot à la Umma, à la jeunesse musulmane, à la civilisation occidentale et au monde entier. Je le transmets aux « Bâtisseurs de la vie, aux jeunes du Forum http://www.amrkhaled.net et je leur demande de le communiquer à la Umma, aux jeunes musulmans arabes, à l’Occident, à ceux qu’ils connaissent là-bas et au monde entier.
Message à ma Umma et à la jeunesse Musulmanes :
Allah, que Son nom soit glorifié, dit –ce qui peut être traduit par – : “Dis: « Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos clans, les biens que vous gagnez, le négoce dont vous craignez le déclin et les demeures qui vous sont agréables, vous sont plus chers qu’Allah, Son messager et la lutte dans le sentier d’Allah, alors attendez qu’Allah fasse venir Son ordre. Et Allah ne guide pas les gens pervers” (TSCAt-Tawba (LEDESAVEU ou LE REPENTIR) : 24).
L’amour du Messager d’Allah (BP sur lui) avec l’amour d’Allah -que Son nom soit glorifié- est pour nous un devoir religieux. Voyez l’importance de cet amour qui doit lui être voué avec ce verset qui dit –ce qui peut être traduit par – : “Certes, un Messager pris parmi vous, est venu à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants.” (TSC, At-Tawba (LE DESAVEU ou LE REPENTIR) : 128). Nous l’aimons pour ces raisons et notre relation avec lui est ainsi décrite par ce verset – qui peut être traduit par – : “Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés …” (TSC, Al-Fath (LA VICTOIRE ECLATANTE) : 29). Et, pour que cette relation soit continue, un autre verset vient rappeler –ce qui peut être traduit par – : “Et sachez que le Messager d’Allah est parmi vous …” Est-il réellement parmi nous ? Oui, ce verset qui s’adressait aux Compagnons du Prophète (BP sur lui) s’applique en tout temps et en tout lieu. Sachez que, peu importe l’ère que vous vivez (l’année 2006, 2010, au siècle passé ou futur…), le Messager d’Allah est parmi vous avec ses recommandations, sa sunna (traditions), sa miséricorde, ses pas à suivre, son chemin, la lumière qu’il vous a laissée, son amour pour vous, le salut qu’il nous rend à chaque fois que nous le lui adressons, nos actions qui lui sont présentées à chaque jeudi et après lesquelles il remercie Allah si elles sont bonnes et demande pardon pour nous si elles sont mauvaises.
Les quatre versets que j’ai mentionnés nous ordonnent de l’aimer parce qu’il est “plein de sollicitude pour vous compatissant et miséricordieux envers les croyants”, et consolident notre relation ainsi décrite “Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux.” Une relation que Allah ne cesse de nous rappeler avec ces mots “Et sachez que le Messager d’Allah est parmi vous …” Que la bénédiction et la paix d’Allah soient accordées au Prophète … Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées …
Je recommande à la Umma et à la jeunesse musulmane d’aimer le Messager d’Allah (BP sur lui), de le vénérer, de le défendre et de marcher sur ses pas. Se sont des devoirs au sujet desquels nous seront interrogés au Jour de la Résurrection, et une responsabilité que nous portons en tant que « Bâtisseurs de la vie », hommes ou femmes. C’est un dépôt qui nous a été confié et dont nous rendrons compte à sa rencontre près du Bassin. Ce jour-là nous lui dirons : “Nous avons bien gardé ton dépôt. Nous avons peut-être commis des péchés et nous ne nous sommes pas assez activés pour la renaissance de ta Umma, mais nous n’avons jamais manqué de te vénérer et de pousser le monde à le faire. Peut-être que cela intercèdera pour nous au Jour de la Résurrection. Tu nous tapoteras les épaules et diras : “Vous avez peut-être commis des fautes, mais vous me vénériez.” Ensuite, tu nous feras boire de ton bassin. Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées … Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées …
A travers ce message, je recommande à la Umma de ne pas négliger ce dépôt, la vénération du Messager, quelles que soient les circonstances et d’exhorter le monde à le révérer. Cela en plus de l’amour que nous devons lui vouer, de la conformité à sa sunna et de la marche sur ses pas. Il est notre bien-aimé et notre idéal, que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées …
Message pour l’Occident :
Je m’adresse ensuite aux Occidentaux pour leur dire qu’il y a chez eux une problématique de civilisation, qui résulte du conflit entre deux concepts. La liberté d’expression, concept majestueux, humanitaire, que nous respectons et estimons et la vénération du Messager d’Allah (BP sur lui) très importante pour les Musulmans. D’une part, les non musulmans n’arrivent pas à concevoir la valeur du Messager d’Allah (BP sur lui) pour les Musulmans et d’autre part, l’idée de la liberté d’expression n’est pas claire chez ces derniers à cause du manque de pratique.
Les deux civilisations doivent pouvoir rapprocher ces concepts. Nous ne refusons pas la liberté d’expression. Nous voulons tout simplement qu’elle ne se heurte pas à la vénération du Messager d’Allah, valeur très importante pour les Musulmans. En Occident, ils n’arrivent pas à concevoir notre amour pour le Prophète (BP sur lui) et comprendre qu’il nous est plus cher que nos pères, nos enfants ou nos petits-enfants. Demandez à tous les Musulmans, pratiquants ou non, aux jeunes, aux adultes, dans n’importe quel pays, au Pakistan, au Bengladesh, au Yémen, à un homme pieux ou égaré ce que le Messager vaut pour lui. Je suis sûr et sans avoir besoin de statistiques que vous réaliserez notre amour pour lui qui dépasse celui de notre famille ou nos patries. Les Occidentaux doivent le comprendre et entendre ce hadith que j’ai souvent répété dans les épisodes de « Sur les pas du bien-aimé » et qui exprime un des composants de l’âme des Musulmans. Il dit : Un jour, Omar qui marchait avec le Messager d’Allah (BP sur lui) en lui tenant la main remarqua son amour pour lui dans son regard et lui dit : –Par Allah, ô Messager d’Allah, tu m’es plus cher que ma famille, mes parents, mes enfants, mes biens et tout le monde. Le Messager lui répondit : –Ô ‘Omar, m’aimes-tu plus que ta famille ?” –Oui, ô Messager d’Allah. –Plus que tes parents ? — Oui, ô Messager d’Allah. –Plus que tes enfants ? — Oui, ô Messager d’Allah. –Plus que tes biens ? — Oui, ô Messager d’Allah. –Plus que toi-même ? –Non, ô Messager d’Allah. – Le Prophète lui dit alors: –Oh non ‘Omar, ta foi ne sera complète que lorsque tu m’aimeras plus que toi-même, ta famille, tes biens et tout le monde. ‘Omar s’en alla et revint lui dire : –Par Allah, ô Messager d’Allah, maintenant tu m’es plus cher que moi-même, ma famille, mes enfants, mes biens et tout le monde. Le Messager lui répondit: –Maintenant ‘Omar, ta foi est complète. Les Occidentaux doivent savoir que c’est ainsi que se manifeste notre amour pour le Messager d’Allah (BP sur lui).
Je sais que les Occidentaux combattent le racisme parce qu’ils en ont conscience. Ils refusent l’antisémitisme, font la guerre à celui qui en montre. Il y a six mois, un journaliste britannique a insulté les Arabes en disant qu’ils ne valaient rien. Il était très célèbre et présentait chaque matin un programme sur la chaîne BBC. Il fut renvoyé de son emploi et de la chaîne de télévision parce qu’aux yeux des britanniques, il s’était montré raciste. J’ai essayé de trouver quelques uns de ses enregistrements vidéo qui traitent de la famille et dont j’avais besoin pour apprêter certains programmes. Je n’en ai trouvé aucun parce qu’ils ont été retirés du marché. Il a été accusé de racisme pour son inimitié envers les Arabes. Quoi dire de ceux qui en montrent envers le Messager d’Allah (BP sur lui) ? Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées … Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées …
Je dis aux Occidentaux que leur liberté d’expression doit être reformée pour ne pas se heurter au concept du respect et de la vénération des Musulmans envers le Messager d’Allah (BP sur lui). Vous devez le respectez ainsi que tout ce qui est sacré pour le Musulmans comme vous respectez les rois et le sémitisme chez vous.
Donc, mon message dit aux Musulmans que nous ne devons jamais négliger la vénération du Messageret je dis aux Occidentaux que leur liberté d’expression doit être reformée pour ne pas se heurter aux valeurs musulmanes.
Message au monde entier :
Ensuite, je dis au monde entier que cette humiliation ne s’adressait pas uniquement au Messager d’Allah (BP sur lui) mais au milliard et deux cents millions de Musulmans. Même plus, à l’humanité entière. A mon avis, il est la meilleure personnalité jamais connue dans l’histoire de l’humanité. Je le dis, non parce que je suis Musulman, mais comme résultat de mes lectures, de ma connaissance du monde, de sa biographie et de ses accomplissements. Il est le meilleur symbole de l’amélioration de ce monde et celui qui dit le contraire est ingrat. Cette humiliation qui lui a été adressée en est une à l’humanité entière. Les hommes illustres, se distinguent en un seul domaine comme par exemple Shakespeare dans la littérature, Henry dans la politique, Voltaire dans la philosophie et Napoléon dans la stratégie militaire. Tandis que le Prophète s’est illustré en tout. Au cours de sa vie, il a été majestueux dans sa morale, il n’a jamais battu, insulté ou humilié quiconque, jamais menti, commis de traîtrise, manqué à un serment et ne s’est jamais vengé pour lui-même. Avant d’avoir reçu le Message, il a été le véridique et le probe et après l’avoir reçu, sa moralité était le Coran. Il est majestueux dans sa moralité et dans sa vision politique comme lorsqu’il a dit au jour de la bataille du Khandaq : “Aujourd’hui, nous les envahirons et ils ne pourront plus nous envahir.” majestueux dans sa spiritualité lorsqu’il se prosterne et dit : “Ô Allah, mon ouie, ma vue, mes os et mon cerveau se prosternent devant Toi.” Il se tenait debout en prière jusqu’à ce que ses pieds s’enflaient et lorsqu’on lui demandait pourquoi il le faisait puisque toutes ses fautes étaient pardonnées, il répondait : “Ne dois-je pas être un serviteur reconnaissant ?” Il était majestueux dans son respect de la différence d’opinions comme lors de la bataille de Badr lorsqu’il a changé l’emplacement de toute l’armée à l’avis d’un seul homme, lors de la bataille de Al-Khandaq lorsqu’il a creusé la tranchée à l’avis de Salmâne Al-Fârissi et à Uhoud lorsqu’il a suivi l’avis de ses compagnons contraire au sien. Il est majestueux dans son pardon envers ses ennemis. Pendant la conquête de la Mecque, ses compagnons disaient : “Aujourd’hui est le jour de la bagarre.” et il leur répondait : “Aujourd’hui est le jour de la miséricorde.” Ils disaient : “Aujourd’hui est le jour de l’humiliation de Qoraïche.” et il leur répondait : “Non, aujourd’hui est le jour de l’anoblissement de Qoraïche.” Après sa conquête, il dit à ces derniers : “Partez, vous êtes libres.” Il était majestueux dans son mépris pour les biens du monde, lui qui aurait pu avoir des palais et des richesses.” Il était majestueux dans sa façon de traiter les jeunes comme lorsqu’il les divisait en deux groupes pour une compétition du tir à l’arc. Il s’était mis dans le parti qui devait parer les tirs avec des boucliers mais les tireurs avaient refusé de lancer leurs flèches vers lui. Ils lui disaient : “Comment les jeter quand tu es avec eux.” Il répondait en les prenant dans ses bras avec tendresse : “Lancer et je suis avec vous tous.” Il était majestueux même aux yeux de ses ennemis. Il a vécu avec eux quarante ans avant la Mission et treize après et ils n’ont jamais pu lui trouver un seul défaut. Il lui ont même dit : “nous ne t’avons jamais entendu mentir.”
Pour toutes ces raisons, le manque de respect envers lui est une humiliation pour l’humanité entière. Il était majestueux dans son pardon comme après sa visite à At-Tâëf lorsqu’ils lui avaient jeté des pierres et lui avaient blessé les pieds. Sur le chemin du retour, l’Ange Djibrîl descendit avec l’Ange des montagnes. Djibrîl dit : « ô Mohammed, Dieu a entendu ta plainte et a entendu les propos que t’ont tenus les tiens. Il m’envoie avec l’Ange des montagnes, ordonne-lui ce que tu veux. » L’Ange des montagnes dit à son tour : « Si tu me l’ordonnes je ferai plier sur eux ces deux montagnes. » Mais le Prophète dit : « N’en faites rien, peut-être Allah fera-t-Il naître d’eux des serviteurs pieux qui L’adoreront. » Le jour de Uhoud, il était tombé dans une crevasse, son incisive avait été cassée et le sang coulait de sa bouche et de la tête. Ses compagnons lui disaient maudis-les, ô Messager d’Allah.” Il répondait : “Je n’ai pas été envoyé en mission pour maudire mais en miséricorde pour l’humanité.” Il avait levé ses mains et dit : “Ô Allah, guide mon peuple car ils sont ignorants.” Voyez comment il était miséricordieux, il priait Allah pour eux. Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées … Il avait de la compassion même pour les animaux et il a dit qu’une femme allait entrer au Paradis pour avoir donné à boire à un chien et une autre en Enfer pour avoir enfermer un chat.
C’est là notre Prophète, l’un des hommes majestueux de l’humanité dont la majesté dure à ce jour. Voyez comment est l’influence de tous les grands hommes par rapport à la sienne aujourd’hui. On ne peut que signaler sa majesté dans tous les domaines même dans sa coexistence avec l’autre. Il avait fait confiance aux Juifs, les avait laissés vivre à Médine, leur avait assuré tous les droits civiques et ne leur avait pas imposé sa religion. Il ne permettait à personne de leur faire du tort ou de leur usurper quoi que ce soit de leurs biens ou leurs droits. Il avait refusé d’utiliser les Musulmans de la Mecquepour y semer le trouble, quand il était lui-même à Médine et en guerre contre elle, parce qu’il croyait à la coexistence pacifique entre les citoyens d’un même pays et aux droits de citoyenneté. C’est là notre Prophète qui a signé le traité de Al-Houdaïbiya avec Qoraïche, quand il aurait pu lui faire la guerre, la baigner dans le sang et triompher d’elle.Que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées …
L’humanité doit être fière d’avoir compté Mohammed (BP sur lui) parmi les hommes. De n’importe quelle religion que vous soyez, vous devez l’être car l’Histoire avant lui a été une chose et après lui une autre. C’est Mohammed, que la bénédiction et la paix d’Allah lui soient accordées.
Le monde a été humilié par son offense et il demande une loi internationale pour établir le respect dû à ce Prophète. C’était là mon message aux Musulmans, à la jeunesse musulmane et au monde entier.
Il ne reste qu’un seul mot à dire. Que voulons-nous ? Pas des paroles. J’ai tardé à dire mon mot parce que je ne voulais pas que le sujet se résume en quelques paroles ou en une excuse symbolique comme d’après un proverbe égyptien qui dit “Nous sommes attaqués dans l’avenue et on nous fait des excuses dans la ruelle”. Nous ne nous arrêterons que lorsque le respect sera rendu à notre Messager d’Allah (BP sur lui), un des symboles de l’humanité, le majestueux Prophète, le majestueux leader. Nous ne voulons pas des excuses symboliques mais des actions.
En attendant, je demande aux jeunes gens :
De diffuser ce mot et de le faire parvenir à nos pères et mères, aux femmes, aux hommes, aux jeunes, sur le site Internet et à l’étranger à travers le monde. Copiez-le, qu’il soit traduit et diffusé dans tous les coins de la Terre. Nous voulons que des messages électroniques l’envoient partout et il sera diffusé demain sur la chaîne Iqraa.
Faire connaître notre prophète à tout le monde. Vous avez les épisodes « Sur les pas du bien-aimé » en cassettes et avec son nouveau sous-titrage anglais, sera diffusée aux heures habituelles sur Iqraa. Ensuite, le Docteur Tarek Swidâne, le Cheikh ‘Â’id Al-Qarni, Al-Habîb Ali Adj-Djiffri, le Docteur Ali Al-Bouqi ont tous des épisodes ou des livres qui traitent de la Sira du Prophète (BP sur lui).
Tout cela jusqu’à ce que le problème soit résolu et que la Umma obtienne ce qu’elle veut avec des actions et non des paroles. C’est le devoir qui incombe aujourd’hui aux jeunes Musulmans, faire revivre la Sira. Ce ne sont pas là mes dernières paroles parce qu’il y en aura d’autres à suivre.
Je vous remercie et à bientôt.
10 février 2006 à 11:19
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Si
la distinction entre secteur privé ou « collectif » est nécessairement
normative et donc variable avec l’époque, l’idée que « les critéres
économiques privilégiant l’efficacité semblent s’imposer d’office »
l’est tout autant. Croire (et faire croire) donc que les choix
politiques à l’origine de la création des grandes régies fédérales (au
même titre que les grandes assurances sociales) n’étaient fatalement
qu’une option malheureuse et irresponsable, et leur disparition
inéluctable, constitue une escroquerie intellectuelle de première
ordre.
La notion d’efficacité économique – et le choix de ses critères – est
nécessairement subjective, et bien qu’elle s’exprime de manière
chiffrée (ça rassure), elle n’est que l’expression de l’intention
première de ses auteurs: tendre vers l’objectivité et l’exhaustivité
n’en sont que deux parmi d’autres. Elle peut aussi s’expliquer de
manière historique dans la constitution de ces grands monopoles, et je
n’ai pour l’instant trouvé personne – je me laisserais pourtant
convaincre avec plaisir – qui ne m’ait démontré autrement que par
« l’air du temps » que ce choix fondamental empêchait toute évolution en
son sein.
« Ces obstacles (ndr: sur le chemin de l’autonomie des anciennes régie)
diminuent d’une manière générale la marge de manœuvre de l’Etat. Les
coûts relatifs aux problèmes environnementaux potentiels ou au
délitement de la cohésion sociale sont difficilement évaluables, alors
que les objectifs quantitatifs atteints par les entreprises sont plus
facilement perceptibles (…) », nous dit l’auteur. Donc fait: ces coûts
n’étant pas évaluables, mieux vaut encore les soustraire au
raisonnement final et en rester à la logique implacable qui voudrait
que le marché conduise nécessairement à une rationalisation du système,
et à des profits spectaculaires et visibles. Encore que, ajouterait
l’académicien, ceux-ci peuvent-ils être perçus comme parfois excessif
par la population (gosh!).
Tentons alors de trouver quelques pistes où ces coûts « sociaux et
environnementaux » si difficilement chiffrables pourraient donc se
trouver (et être quantifiés):
- en diminuant le nombre de poste et en cherchant à augmenter à tout
prix la productivité de chaque employé en leur sein, quelle est la part
des grandes régies fédérales dans l’augmentation des cas de « maladie du
travail » (burn-outs, atteintes physiques, etc…)? Prendre sur dix ans
les statistiques de la SUVA et de l’AI, les taux d’absentéismes et de
départ pour cause de maladie des différentes entreprises, et faire le
calcul.
- en réduisant au maximum les coûts d’entretien, quelle est la
possibilité de voir des régions entières du pays (et pas seulement les
périphéries) sans moyen de communication (train, route,
télécommunication, énergie, divers) pendant plusieurs jours en cas
d’incident grave? Scénariser et établir le coût sur la productivité des
entreprises.
- dans le cas de la téléphonie mobile, quelles sont les mesures qui ont
été prises – les opérateurs nationaux ayant passé outre tout principe
de précaution quant aux émissions de leurs antennes – pour supporter
(par des réserves financières et des moyens de substitutions
technologiques déjà existants) une possible incidence à moyen ou long
terme sur la santé publique? – quel est le coût environnemental (en
Kw/h) de la création des grands centre postaux et de l’allongement
notable de la distance parcourue par chaque courrier? On pourrait de
même s’amuser à calculer les kilomètres supplémentaires parcouru par
chaque emplyoé de la Poste pour se rendre à ces nouveaux centres au
lieu des anciens.
Ou encore calculer l’impact sur l’entretien des routes (et leur
engorgement) du trafic supplémentaire engendré par l’abandon du train
au profit de la route par cette même Poste ou par les CFF eux-mêmes
pour un certain nombre de prestation.
Bref, il y a certainement de quoi réfléchir plus loin que le bout de sa
rentabilité économique. Paradoxalement, l’essentiel de la recherche en
politique publique (ou devrais-je dire « collective?) s’est toujours
orienté vers la question de comment faire passer la pillule, admettant
rarement que toute interférence du jeu démocratique et citoyen ne soit
autre chose qu’une perte de temps notoire sur le chemin du progrès.
13 février 2006 à 13:37
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PS
du 13.02.06: Pour Micheline Calmy-Rey, il existerait aussi des limites
« éthiques » à la liberté d’expression. Quelles sont-elles? Pour protéger
quels intérêts publics ou privés ? Et surtout, qui définit ces limites
« éthiques » : le fameux « sens commun », le citoyen lambda ou le président
iranien ? Chacun a ses propres limites en matière de liberté
d’expression: elles ont sans doute un fondement éthique. Mais ces
limites sont précisément individuelles et pas définies de manière
collective par un Etat tout-puissant qui nous dicterait la « bonne »
manière de penser. Les libertés individuelles sont précisément là pour
nous protéger de ce genre de dérives.
14 février 2006 à 17:43
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La
différence de réactions entre l’Europe continentale, d’une part, et les
USA et l’Angleterre, d’autre part, est intéressante à noter. Dans ce
parangons de la
liberté d’expression que sont les grandes nations de langue anglaise,
la publication des caricatures a choqué et suscité une grande
désapprobation.
C’est que sur le continent européen, la liberté d’expression s’est
d’abord construite à travers la critique de la religion et de l’Etat.
Ce fil court tout au long des XVIII° et XIX° siècle, en France bien sûr
de Voltaire à la loi de séparation de l’église et de l’Etat, mais aussi
en Allemagne ou aux Pays-Bas où l’instauration d’une tolérance
progressive s’est d’abord faite contre la religion.
La situation est totalement différente en Grande-Bretagne où les
grandes avancées de la liberté se sont faites contre le pouvoir royal
progressivement rogné et les USA ont été bâti par des Européens qui
fuyaient non pas tellement la misère au XVII° et au XVIII° siècle mais
les persécutions religieuses des Quakers aux anabaptistes. Leur rêve
consistait à bâtir un Etat où chacun était respectueux du culte de
l’autre. Dans cette vision, une critique radicale d’une religion sape
les fondements éthiques de la nation!
Cette différence de perception explique bien des différences de
comportement…
16 février 2006 à 23:30
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Votre
double affirmation est inattaquable, mis à part le lien que vous croyez
voir entre Chaux-de-fonniers et milliardaires de Zoug et d’Obwald. Sauf
peut-être que les seconds achètent les montres de luxe fabriquées par
les premiers.
12 mars 2006 à 17:28
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Je
me demande juste pourquoi on nous bassine avec ces soi-disant
catastrophes AVS. N’y aurait-il personne en haut lieu pour établir un
petit tableau facile à comprendre par ceux qui peignent le diable sur
la muraille ? Parce que, franchement, en 80 ans, bien des présupposés
de base auront changé, non ?
15 mars 2006 à 19:26
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Mais
est-ce que la liberté d’expression est réellement une bonne chose si
elle fait preuve de non-respect envers la religion ? Elle fait partie
des principes fondamentaux de la democratie et des Droits de l’Homme
mais, sachant combien la situation au Proche Orient est tendue,
était-ce vraiment le moment de faire paraître ces dessins? Les réaction
sont disproportionnées et certains groupes et/ou personnes en profitent
mais n’y a-t-il pas vraiment eu une vexation chez les musulmans ? La
liberté d’expression, d’accord, mais jusqu’où ? Où sont les limites ?
9 janvier 2007 à 16:32
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Je
tiens tout d’abord à vous remercier pour le travail accompli pendant de
longues années. Domaine Public était devenu pour moi une lecture à ne
jamais manquer, je l’ai lu du premier au dernier mot et il m’a toujours
accompagné lors de mes voyages en train. J’y ai trouvé non seulement
une autre vue mais aussi, souvent, une perspicacité dans des
commentaires concernant ce qui se passe en Suisse allemande qui a mis
en marche mon esprit. Un remerciment spécial à Mons. Delley. Voilà
pourquoi je ne cache pas ma tristesse en apprenant que dorénavant ce
petit rituel voyageur ne sera plus possible. Mais l’essentiel reste que
DP ne disparaîtra pas.
Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne année nouvelle.
9 janvier 2007 à 16:28
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Voilà
une bonne trentaine d’années que je reçois Domaine Public : clins
d’oeil stimulants, interrogations partagées, analyses structurantes…
La présence de DP dans mon courrier a toujours été réjouissante. Hélas,
ce plaisir fait déjà partie du passé !
Certes, DP n’est pas mort. Et puis je suis ouverte au Web (la
preuve…). Et aussi, sensible aux bénéfices rapportés de
l’interactivité, del’actualisation, etc. Mais tout de même, la perte du
« vrai » journal-papier (qu’on peut lire au lit…), de la sobriété
élégante de mise en page, du confort de format, bref, tout ce qui fait
le plaisir de vous lire, au delà des contenus, aura disparu…
Nécessité oblige, je l’ai compris. Mais dommage ! J’aurai des regrets à
prendre connaissance de vos articles devant mon seul écran !
Merci tout de même de vous obstiner à durer, sous une forme que
nécessite la révolution médiatique.
9 janvier 2007 à 16:30
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C’est
avec émotion que je lis votre dernier numéro… Quel dommage de ne
pouvoir durer dans le qualitatif alors que l’on est envahi par le
médiocre et gratuit .
La presse rencontre un sérieux problème de crédibilité (tout comme le
politique) selon un sondage et rien n’étonne ! Votre dernier article
(dernière page) résume de façon excellente l’état de conscientisation
actuel de celles et ceux qui pensent être au fait de la chose Publique
! Souvent des élu(e)s par ailleurs . . . C’est à peine si l’on peut
supporter de voir Infracourge ou d’écouter Forum… Merci d’avoir
contribué à élever chaque semaine le débat, même si, parfois, la
rédaction de vos articles semblait quelque peu hermétique ! On se sent
responsable de ne pas avoir pu, à temps, participer…
Merci surtout à André Gavillet qui a gardé une jeunesse de pensée et de plume impressionnante.
Je vous lirai donc en participant à la modernité actuelle !
9 janvier 2007 à 16:24
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Ces quelques lignes rédigées à la hâte pour vous dire « à chaud » ma consternation et ma tristesse à la réception de votre lettre du 14 déc. Il n’y avait certainement pas moyen de faire autrement, et je comprends cette décision, tout en la déplorant. C’est vraiment – n’ayons pas peur des mots – une page qui se tourne dans l’histoire de la presse d’opinion romande en Suisse romande! Un souvenir: mon père, auj. disparu, et tout « popiste » qu’il était, emportait toujours dans ses courses de montagne des exemplaires de D.P. et de La Nation (dont j’apprends qu’elle est elle aussi menacée): il aimait le débat d’idées, entretenu not, par ces deux journaux austères et de haute tenue …et ils n’étaient pas lourds à porter dans son sac!
Bon vent à D.P. sur support uniquement électronique …même si pour moi ce ne sera plus la même chose. Le papier lui ajoutait -il une sorte de pérennité? Je partage les doutes exprimés par A. Gavillet dans 24 Heures de ce jour. Mais mieux vaut D.P. à lire sur son Mac ou PC que pas de D.P. du tout.
9 janvier 2007 à 16:27
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J’ai
pris note que Domaine public ne paraissait plus sur papier. Je
comprends bien sûr les raisons financières. Mais c’est aussi l’occasion
pour moi de dire à quel point j’apprécie DP, l’un des rares titres à
être indépendant des groupes de presse. En le parcourant chaque
semaine, j’ai appris des choses que la presse officielle ne disait pas,
mais j’ai surtout eu l’occasion de lire des analyses éclairantes,
indépendantes, parfois même en porte-à-faux avec le PS.
DP papier est mort, vive DP online!
9 janvier 2007 à 16:11
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Quelle
triste nouvelle que cette disparition de votre hebdomadaire-papier !
Bien qu’étant équipé d’une liaison informatique je crains que la
lecture sur écran ne me satisfasse plus – vite parcouru entre d’autres
mails – tandis que le journal, restant sur la table au salon,
permettait une lecture totale chaque semaine en quelques reprises.
Abonné de longue date, j’apprécie beaucoup vos articles souvent
originaux et courageux et opportunément opposés au courant dominant.
Quand arrivent le jeudi dans la boîte aux lettres, simultanément «
Domaine Public » et « Entreprise Romande » (reçu curieusement
gratuitement), on peut mesurer le fossé idéologique qui existe dans
notre société et comparer les approches et les visions de deux mondes
qui pourtant coexistent. Dans les années 70 et 80, ces 2 hebdomadaires
se citaient et se répondaient volontiers permettant ainsi des prises de
positions vigoureuses.
Bien sûr je continuerai à soutenir DP mais je suis quand même contrarié
par votre décision (bien compréhensible sur le plan financier) de
passage au virtuel.
Je vous souhaite de pouvoir continuer longtemps sous cette nouvelle formule et tâcherai de m’habituer à elle !
9 janvier 2007 à 16:12
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Déçue,
déçue, déçue. Je suis déçue. Lire le journal sur Internet n’a pas du
tout la même saveur . Moi, j’aime le lire, une fois les enfants à la
garderie et à l’école, un café à la main dans mon fauteuil, avant
d’attaquer ma journée. Vous avouerez que ça change tout, non?
Bon, ben tant pis. Comme j’aime encore plus votre journal que mon
plaisir hebdomadaire, je le consulterai sur Internet, que voulez-vous!
Si je ne me trompe pas, j’ai payé récemment mon renouvellement
d’abonnement. Veuillez donc en conserver le montant, ceci au nom de la
liberté et de la qualité de la presse. Bravo pour votre ton et bonne
continuation néanmoins . Et merci de m’inscrire au lien Internet,
n’oubliez pas!
P. S.: Ce que j’aime chez vous? une orientation ni de gauche, ni de
droite, mais des partis faits de simple bon sens. J’aime bien ça, moi,
voir les choses sous un autre angle, celui de la réflexion, ça nous
change un peu…
22 décembre 2006 à 13:56
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Je
ressens le même désarroi que lors de la disparition de la Sentinelle,
puis du Peuple. Sauf qu’aujourd’hui l’espoir de rebondir est là. Merci
à tous de décrypter régulièrement les véritables nouvelles qui nous
parviennent BCBG par ailleurs. Je ne me sens plus le courage de
répondre aux articles de DP, DPn. Non par manque de force, mais de
compétence. Car vous placez la barre assez haut pour le commun des
mortels. Ne comprenez s mal: je vous en félicite, car vous prenez vos
lecteurs pour des personnes adultes. C’est rare!
Bonne chance, bons voeux à tous et à DPn.
HR.
26 décembre 2006 à 11:39
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Puisque
l’occasion m’est offerte et qu’à travers mon courriel, je peux entrer
en contact avec Mme Ruth Dreifuss, j’aimerais simplement lui dire
combien j’ai, depuis bien des années énormément apprécié son travail et
la remercier sincèrement. Je trouve que son engagement politique comme
Conseillère fédérale et maintenant comme citoyenne, admirable.
J’apprécie tout particulièrement sa détermination et sa cohérence.
MERCI Mme Dreifuss !
Merci aussi à vous tous de DP pour la tâche accomplie avec une régularité et une disponibilité exemplaire.
J’appuie votre décision de renoncer à l’édition papier.
Meilleurs voeux à toutes et à tous pour 2007 !
Pierre
26 avril 2006 à 16:48
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Problématiques de la croissance, de la stagnation et de la décroissance économique, ainsi que de la justice sociale
Les partis de gauche semblent malheureusement contraints de prêcher
pour une croissance économique plutôt forte, sous peine de perdre
peut-être 20 à 30% de leurs électeurs.
Mais le moment est venu (et cela est presque urgent) de dire enfin la
vérité au peuple, sous peine de désaveux plus lointains mais aussi plus
cinglants, plus massifs et plus définitifs. [...]
La croissance restera nécessaire chez nous, aussi longtemps que les
partis de gauche ne disposeront pas d’une majorité très importante et
persistante (55 % ou nême 67 % dans le cas ou il existerait de
puissantes minorités ultralibérales et/ou d’extrême-droite), alors que
les limites énergétiques et écologiques exigeraient une politique
totalement nouvelle, tournée vers le développement durable.
En effet, avec le statu quo, sans accroissement continuel du produit
intérieur brut, calculé selon les modalités actuelles de la
comptabilité nationale, il est (presque) impossible de maintenir les
acquis sociaux. Mais cette évolution conduit à des difficultés
gigantesques, probablement à des impasses catastrophiques ou en tout
cas très, très graves.
En revanche, si le peuple votait davantage à gauche, on pourrait
« réserver » la croissance aux pays les plus pauvres, tandis que les
nations riches devraient stagner ou même amorcer une certaine
décroissance dans des secteurs comme le superflu et le grand luxe, à
condition que la justice sociale subsiste ou soit même rétablie au
besoin. Bien entendu, un petit pays ne pourrait pas faire cavalier
seul. Au début, il faudrait peut-être au minimum 3 petits pays ou un
petit et un grand, avec la perspective passablement fiable d’être suivi
rapidement par d’autres. Si la Suisse adhérait à l’Union Européenne,
elle devrait déployer des efforts « herculéens » pour qu’au moins une
partie de cette union tente un essai dans la direction précitée. Un
fonds commun devrait aplanir les difficultés qui résulteraient ici ou
là.
[...] Le manque de temps et/ou de quiétude propice à la méditation, aux
remises en question et à la réflexion volontariste, désireuse de sauver
ce qui peut encore l’être, d’une part, et le conditionnement
idéologique (publicité en général, qui agit sur l’inconscient, et
discours ouvertement ultralibéraux), d’autre part, ont presque
certainement fait trop de ravages, ce qui « excuse » évidemment ceux qui
auraient besoin une nouvelle fois des mêmes informations et incitations.
Les utilisateurs de ces informations et de ces sources de motivations
ne devraient pas seulement appartenir aux cercles des gens
particulièrement intéressés par l’économie. En effet, des personnes
moins directement impliquées peuvent souvent prendre des initiatives
plus audacieuses et trouver plus facilement les motivations et énergies
indispensables à une action de longue haleine. Je pense à tous ceux qui
estiment la philosophie et les sciences humaines en général
(sociologie, psychologie, etc.). Auront des chances de succès dans la
voie que je souhaite avant tout ceux qui, en raison de leur morale, de
leur clairvoyance et/ou de leurs aspirations perçoivent sans effroi
excessif la nécessité de présenter progressivement au peuple les
« terribles » vérités en question (dangers de la croissance, nécessité
d’une politique de gauche pour tenter de sauver l’environnement et les
acquis sociaux, et cela dans toute la mesure qui sera encore possible,
si l’on n’attend pas trop longtemps).
Comme certaines méga crises sont possibles tout de suite ou plus tard,
mais vraisemblablement dans moins de 10 ans, un comportement moral peut
s’avérer être dans notre propre intérêt immédiat (économique ou lié au
prestige social, c’est-à-dire pas uniquement affectif ou intellectuel).
Selon Patrick Artus, Le capitalisme est en train de s’autodétruire (La Découverte, 2005). Selon tout réaliste moral, le
capitalisme veut ignorer et cache les coûts écologiques futurs, mais
concernant des dommages déjà subis (non « comptabilisés », rarement
évalués d’une manière fiable par des théoriciens).
De tous temps et sous tous les régimes politico-économiques, la
subordination des « inférieurs » implique automatiquement certains
aspects d’une prostitution au sens figuré du terme, pafois même au sens
« propre », qui est en même temps un « sens sale ». Mais cette
« prostitution » devient de plus en plus insupportable dans le
néocapitalisme. La marchandisation contamine tout ou presque, entre
autres la culture.
La dignité humaine s’en trouve foulée aux pieds. Si cela a toujours été
le cas, c’est cependant plus choquant en notre siècle, car les
évolutions accomplies auraient permis ou dû permettre des progrès dans
ce domaine. Par conséquent, les motivations à la révolte bénéficient
d’explications (pas de justifications) encore plus solides. Ces
pulsions « montent » encore lentement mais de plus en plus vite-dans les
esprits des non-privilégiés (surtout dans l’inconscient).
Une ou plusieurs révoltes avec chacune des milliers d’insurgés et de
victimes peuvent éclater demain, mais en tout cas dans moins de 10 ans,
si les politiques ne reprennent pas les pouvoirs et les leviers de
commande dont ils disposaient avant les « cataclysmes » « thatchérien » et
« reaganien ».
Le texte a été raccourci par la rédaction.
13 janvier 2007 à 16:11
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Merci
à vous, Monsieur Gavillet, d’avoir remis les points sur les i. Il est
temps de clarifier ce débat en le ramenant à sa véritable question de
principe. La concurrence fiscale entre entités publiques, que ce soit
entre Etats ou entre collectivités publiques à l’intérieur d’un même
Etat, n’a aucune justification théorique au sein de notre système. Elle
ne protège aucun bien. Elle entraîne, du point de vue du modèle
libéral, une confusion dramatique entre le domaine de compétition et
son cadre (ou, pour se servir d’une image sportive, entre les joueurs
et l’arbitre), et sape l’égalité des droits et des chances (je salue à
cet égard votre recours à l’image simple et parlante d’une restauration
des privilèges). Elle est l’expression d’un élitisme opportuniste et
cynique qui entend faire globalement pression à la baisse sur le fisc
d’après un modèle dynamique sur des entités statiques par définition:
c’est une manière purement externaliste («guerre» entre Etats) de
parvenir à un résultat (baisse des impôts) dont la question véritable (à quel niveau voulons-nous fixer nos impôts/notre niveau
de redistribution) est de ce fait soustraite à toute décision politique
démocratique, à tout débat interne, puisque dictée par la seule survie
budgétaire de l’entité envisagée, placée dans un contexte de
concurrence.
C’est ahurissant qu’une évidence, aussi simple du point de
vue des lois économiques, de la structure de motivation des individus
et de notre notion du droit et de la justice, soit aujourd’hui
complètement éludée, et que notre personnel politique avale en grand
nombre et sans aucune remise en question le sophisme grossier de la
concurrence entre collectivités publiques.
Merci à vous de rappeler
quelques vérités qui semblaient pourtant aller de soi.
16 janvier 2007 à 9:16
Permalien
Paysage des médias.
Au milieu: une presse traditionnelle qui donne de plus en plus dans le
racolage pour survivre; en bas: des torchons gratuits au tirage énorme,
qui polluent les bus et abrutissent les esprits; en haut: l’information
critique et le débat d’idées qui n’ont plus les moyens de se payer du
papier. Un journal sur le Web, c’est fabuleux, mais il faut vouloir y
aller, disposer d’un PC et savoir l’utiilser; « 20 minutes » vient à vous
plusieurs fois par jour sans y être invité. Ose-t-on penser que plus
les moyens de diffuser l’information sont performants, plus celle-ci
devient élitaire? Egoïstement je me réjouis de consulter DP sur mon
écran, gageons que l’équipe saura exploiter les potentialités du WEB
avec la même intelligence qu’elle l’a fait depuis tant d’années avec
une modeste feuille de papier.
Merci pour avant et bon vent pour la suite.
16 janvier 2007 à 15:37
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Système qui ne réduit pas le CO2, mais qui permet aux pays pauvres de se développer et de polluer plus à leur tour! Pour moi, le problème de fond est ailleurs. Il s’agit de diminuer le nombre des humains en premier lieu. Ce sujet a une très mauvaise connotation historique, cependant il faudra bien l’empoigner un jour. L’autre volet est que l’écologie nous conduit vers un système dictatorial encore jamais vu, à l’échelle planétaire. Il est en effet totalement illusoire de compter sur la responsabilité individuelle des humains, ni sur celle des élus qui en sont l’émanation. Les démocraties sont malades des systèmes électoraux: il faut « plaire » pour être élu. Aucun programme limitant le confort et les acquis matériels ne passera la rampe en Démocratie. Mon propos est pratiquement hors sujet. Ne croyez-vous pas qu’un tel débat devrait avoir lieu déjà maintenant ? Avec des personnes plus compétentes que moi, mais surtout libres d’exprimer leurs visions. Amicalement.H. Rossy, Pully.
16 janvier 2007 à 17:34
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Je
suis très fâché de cet achat par la Migros. Je pense sincèrement que le
fondateur de la Migros doit se retourner dans sa tombe à entendre de
telles inepties. Il y a trop longtemps que la Migros écrase les
consommateurs avec la soi-disante qualité de ses produits, ce qui à mon
sens est tout-à-fait faux. Cette qualité baisse chaque année. Il est
regrettable que la Migros boucle toute vélléités de participation de la
part des autres acteurs de la consommation, elle verrouille toute
tentative de se faire une petite place au soleil du géant orange.
Ancien membre du comité des consommateurs de la Migros Vaud, nous avons
entendu déclaré par le directeur d’alors : »Vous êtes les patrons de
Migros Vaud mais sachez que c’est nous qui commandons ». Ceci se passait
il y a plus de vingt ans. Migros ça suffit – reviens sur terre et pense
à tes consommateurs qui ont fait ce que tu es.
Une dernière chose, il est couramment admis que la Société Coopérative
Migros possède une quantité non négligeable de sociétés anonymes dont
on ne parle jamais – pourquoi ?
16 janvier 2007 à 18:41
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On
a tendance à prendre les tenants du marché de l’alimentation pour des
altruistes alors que leurs buts sont clairement capitalistes. Quant au
« capital social » de notre Migros – qui ne va pas ou plus y mettre les
pieds ? – a-t-il servi à phagociter Denner? Avec l’accord des
coopérateurs-trices? Moins de concurrence? Allons donc, la Comco va
mettre de l’ordre dans tout ça! Tant que nous devrons manger et nous
vêtir dans ce petit pays, on peut parier sans risque que la concurrence
restera un voeu pieux. Si les « grands » acteurs de l’alimentation
viennent chez nous, c’est pour faire de bonnes affaires en vendant bien
plus cher que chez eux tout en attirant le chaland avec des prix
soi-disant « attractifs ». Les responsables de Migros et Denner l’ont
bien dit : la clientèle n’y verra aucune différence. Qui vivra…
16 janvier 2007 à 20:06
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L’explosion
démographique compte pour beaucoup dans les émissions inégalées de CO2.
Au XVIe siècle nous étions 500 millions. Au début du XXe, un milliard
et six cent millions. Aujourd’hui, nous courons vers les sept
milliards. En cent ans, la population a quadruplé. Mais la situation
empire également parce que notre consommation d’énergie augmente sans
fléchir depuis un siècle aussi. C’est probablement la combinaison des
deux courbes à la hausse qui provoque les bouleversements climatiques
que nous començons à observer et à subir.
Quant à l’écologie et à la protection de l’environnement, je crains
que, sans contraintes et contrôles, il sera impossible d’obtenir des
résultats. En revanche, je ne pense pas qu’une dérive autoritaire nous
guette.
md
18 janvier 2007 à 8:51
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Je
dois reconnaître qu’après avoir choisi de recevoir DP par la voie
électronique, je l’ai lu avec moins d’assuidité. Etant essentiellement
constitué d’articles de fond et d’enquête, j’ai systématiquemnt
repoussé la lecture en conservant les numéros dans un dossier idoine.
Bien vite, je me suis retrouvé à les lire en diagonale. Vous avez
rapidement pris la décision de limiter vos pertes financières. Bonne
chance donc au DP tout électronique. Cette formule n’a pas que des
défauts : elle permet au lecteur de réagir à chaud et en temps réel à
vos parutions.
24 janvier 2007 à 15:37
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Délicat, en effet, cette idée de la compensation qui permet au fond à qui en a le pouvoir d’achat de détruire un petit peu la planète. En attendant mieux, je pense qu’il faut l’utiliser, dans certaines limites, mais éviter de l’institutionnaliser sur le long terme.
Je propose un concept, la CIME, la « charge individuelle moyenne sur l’environnement”, qui permettrait déjà, comme le fait l’empreinte écologique, de mesurer pour chacun son degré d’atteinte à l’environnement, en tenant compte de tout, au fur et à mesure de son existence. C’est la prise de conscience, parfois un frein à des reproches injustifiés. Si quelqu’un me reproche un trajet en ville alors que tous les six mois, il traverse l’équateur en avion, il y a là une incompréhension profonde de la réalité.
A partir de ce coefficient qui changerait donc chaque année, on pourrait imaginer une taxe, qui pourrait être négative dans les cas d’effort réel. La taxe pourrait être exponentielle…
Je me fais du souci… du peu de souci que la question environnementale évoque chez des gens même instruits et informés. Je vois deux raisons à la passivité :
1. Tant que l’effort n’est pas obligatoire, il sera décourageant. Depuis trois ans, cinq ans, dix ans que je me refuse des petits plaisirs pendant que Madame ou Monsieur fait des dépenses sans considération pour l’environnement…
2. On en est encore à lire la réalité telle qu’elle nous est annoncée avec une peur savoureuse, qui nous remue comme nous remue un roman policier ou un film terrifiant. C’est impressionnant et beau de voir un film qui nous annonce les catastrophes écologiques. Si les gens avaient peur, ils n’iraient jamais voir un film de ce genre, ils l’éviteraient comme la peste, justement !!!
Je crois que je n’irais pas le voir…
18 janvier 2007 à 16:33
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Je
déteste lire des textes à l’écran: un papier peut être transbahuté
partout, plié, mis dans sa poche, etc., essayez de faire cela avec un
écran! donc j’imprime ce qui m’intéresse (pratiquement tout DP), ce qui
n’est pas une incitation très écologique venant d’ un périodique qui se
veut écologique! Mais bon, rien ne remplace la valeur de DP et je
“printerais“ dorénavant DP.
24 janvier 2007 à 0:15
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La lecture des réactions des lecteurs nostalgiques de l’édition papier, m’incite à leur dire:
Faites comme moi; imprimez vous-mêmes. Ce n’est pas très écologique, mais bien pratique.
H.R.
19 janvier 2007 à 15:34
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La
CCT que la SEC a conclu avec Migros est loin d’être exemplaire, de même
que la façon qu’a le géant orange de traiter avec les partenaires
sociaux. Migros a en effet développé une stratégie anti-syndicale
systématique à coup de plaintes pénales (perdues à chaque fois) contre
toute activité syndicale et sa CCT comporte (entre autre) une clause
interdisant aux signataires de porter tout conflit sur la place
publique, ce qui est assez unique en son genre! Cette clause n’a
d’ailleurs été introduite que pour exclure Unia, plus grand syndicat de
la Migros. Le syndicat chrétien syna a quitté la CCT lui aussi, excédée
par les manières de migros et la SEC est bien seule à défendre cette
CCT très en dessous de la moyenne. Je doute que cette fusion améliore
la situation du personnel, vu que Denner est un adversaire déclaré de
la négociation collective.
19 janvier 2007 à 18:00
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Il s’agit pus ou moins d’un VUP (=very unimportant problem) . Dans ce domain on pourrait même être « liberiste »!
19 janvier 2007 à 18:52
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Je
suis tout à fait d’accord: la caissa maladie unique ne portera pas une
grande épargne, mais du moins la concurrence antisolidarité serait
éliminée.
A cet propos il faut bien souligner que le principe fondamental du
marché c’est que « qui paye commande », principe qui n’existe et ne
pourrait même pas exister dans le domaine de la santé.
19 janvier 2007 à 21:36
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En
tant que physiothérapeute je subis et observe trop les inconvénients du
système actuel pour le soutenir. Aux orties! Question : je comprends
que la caisse unique créerait l’occasion de distribuer les charges
financières AUTREMENT, et si possible de façon plus équitable, entre
cotisations et subventions. Pourquoi faut-il cependant trouver des
soures de financement SUPPLEMENTAIRES (p.ex. TVA) par rapport à
aujourd’hui?
20 janvier 2007 à 19:13
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Comme bon nombre d’anciens lecteurs, cela fait plus de 30 ans que je lis DP. La disparition de la version papier m’a rendu triste. Acceptez mes excuses ! Ce que vous avez fait est étonnant. Bien sûr, je suis obligé d’imprimer de nombreuses pages et je ne peux plus vous lire dans le train. Quelle richesse dans l’interaction, tomber immédiatement sur les références que vous citez, lire des reactions, des avis divers, je n’avais pas imaginé cette manière de faire un journal. Merci, vous avez créer un exemple de ce que l’informatique bien utilisée peut amener à la Communication entre les Hommes. Bravo
21 janvier 2007 à 18:25
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En 1978/79, Jimmy Carter décide la dérégulation des tarifs aux USA. L’Europe suivra avec plus ou moins de bonheur. Le refus de l’EEE, mais surtout l’abandon d’Alcazar ont amené la chute de Swissair. Il est évident que le CA et le CD étaient au courant du désastre en devenir. Et les syndicats maison, pendant ce temps, que faisaient-ils? Reste à analyser si 2 milliards investis pour sauver une partie des emplois étaient justifiés. Je vous renvoie à une excellente synthèse dans l’Hebdo no. 2 du 11 janvier 2007.
22 janvier 2007 à 16:18
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Vous voyez des réserves là où il n’y en a pas. Les réserves ne sont que chez les assureurs et il faut les dissoudre. Plaisanterie mis à part, comme le soulignent Jean-Daniel Delley et André Gavillet dans leurs papiers récents, si l’initiative est adoptée, il faudra réviser la LAMal. Ce ne sera pas une mince affaire vu les divergences quant au financement (mis en évidence par ces deux articles) et quant au statut de la future caisse unique (établissement de droit public ? fusion des assureurs actuels ? etc). L’initiative laisse à ce sujet un bon nombre de questions ouvertes. Même en cas de oui, tout ne changera pas le 11 mars mais bien plus tard…
25 janvier 2007 à 9:49
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Abonné fidèle depuis de très nombreuses années (mais pas depuis le tout début) de l’hebdomadaire de mon ancien prof de latin, parfois retardataire et lecteur pas toujours régulier, je ne puis que regretter malgré tout la formule papier et vous souhaiter une longue vie dans l’immatérialité à laquelle je conserverai mon soutien… matériel tant que mes moyens me le permettront.
Avec mes salutations cordiales
25 janvier 2007 à 9:58
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C’est bien dommage la disparition de DP sous format papier. Depuis 25 ans je crois, que je le lisais ! Comment je vais faire pour le lire débout dans le TSOL ou dans les trains ? Et on pouvait le lire par petits bouts, à n’importe quel moment libre. Et il va falloir faire la queue pour pouvoir utiliser l’ordinateur de la maison…
D’ailleurs, je n’aime pas trop Internet, en général on perd tout de même beaucoup de temps avant d’arriver à l’essentiel.
26 janvier 2007 à 14:52
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Tout à fait d’accord avec l’analyse des faits. Je pourrais ajouter que analoguement quant on écoute la radio de la Suisse italienne, on constate que les correspondants qui parlent de la situation politique et culturelle de l’Italie ignorent généralement tout de la Suisse et ceux qui parlent de la Suisse alémanique ou de la Romandie ne connaissent presque rien de l’Italie.
27 janvier 2007 à 14:04
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Ce jour le Net nous informe de la réaction de Dick Marty sur ce sujet.
1° les conclusions du Parlement UE, très timides. ( débats 13 & 14 février prochains).
2° En CH le cas Abou Omar (2003). Notre Conseil fédéral ne semble pas fournir les éléments qu’il possède au Ministère public de la Confédération. Nous sommes tous à la botte US. Rossy H.
28 janvier 2007 à 20:06
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Voilà un article qui remet la naturalisation au milieu du village… celui des lois et des normes en vigueur.
A diffuser largement.
Il est indispensable de contrebalancer les réactions émotionnelles, les approximations mensongères. Comme ici, en écrivant clairement, véridiquement, au plus près de la réalité. Merci.
28 janvier 2007 à 20:13
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Aujourd’hui, quand un journal n’a plus les moyens d’éditer, imprimer, poster, il peut continuer à exister via Internet. Et je ne crois pas que ce soit moins écologique d’imprimer son journal que de le recevoir imprimé. Alors oui, c’est désolant la mort de la version papier. Parce que c’est du travail en moins pour les imprimeurs. Mais c’est magnifique le net. Pour maintenir la diffusion de la pensée. Longue vie à vous.
31 janvier 2007 à 12:20
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La sécurité d’approvisionnement est un élément dont il faut tenir compte dans les réflexions sur l’avenir de la consommation d’énergie. Le minerai d’uranium a l’avantage d’être abondant et de se trouver réparti un peu partout sur la planète. Par contre, en construisant des centrales à gaz, nous nous mettons entre les mains de Gazprom, ce qui ne vaut poas forcément beaucoup mieux que la dépendance pétrolière à l’égard des pays du Golfe.
Et puis il faut arrêter avec cette idée bizarre qui voudrait que la défense du nucléaire soit une idée de « droite ». Pendant longtemps la gauche s’est voulue défenseur du progrès et de la science. Et en ce qui me concerne, je crois toujours qu’il faut prendre des risques, que les avancées de la science permettront de résoudre le problème des déchets nucléaires et que la sécurité sera de mieux en mieux assurée.
L’essentiel est la diversité des sources d’énergie afin d’éviter une trop grande dépendance. Je ne vois aucune raison d’écarter le nucléaire!
31 janvier 2007 à 21:36
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« Le débat judiciaire a exclusivement pour but de déterminer d’éventuelles responsabilités pénales. Une cour de justice n’est pas une thérapeute de groupe, surtout si on souhaite qu’elle fasse son travail dans la sérénité. »
Très contente de lire cette phrase. Et si dépitée que la plupart des médias ignorent ou fassent mine d’ignorer cette évidence…
1 février 2007 à 23:45
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Oui, Blaise N’Kufo manque terriblement à l’équipe nationale. Sa présence physique imposante ferait beaucoup de bien à un groupe qui, malgré son talent, reste un peu trop « fluet » en kg et en cm. Une « amende honorable » de nos dirigeants serait de nature à augmenter nos chances de bien figurer dans notre Euro. Auront-ils cette humilité?
Concernant Fabio Celestini, je l’aime beaucoup, c’est un gars éminemment sympa, rien d’une vedette. Peut-être a-t-il un peu trop tendance à se sous-estimer (c’est lui qui dit qu’il n’a pas le niveau). Mais nous pouvons plus facilement le remplacer, car les demis défensifs suisses sont plus nombreux que les attaquants percutants.
Question: si ces deux joueurs étaient Alémaniques plutôt que Lausannois, nos dirigeants leur témoigneraient-ils plus de respect ou de déférence?
3 février 2007 à 11:31
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« Pendant longtemps la gauche s’est voulue défenseur du progrès et de la science. »
Justement !
Les technologies nucléaires furent dans les années 50-70 le fruit tout autant que le moteur d’avancées importantes de la science et de la technique, dans beaucoup de domaines. Jusqu’à y compris l’analyse des risques technologiques. Tout comme en leur temps pour l’avénement de la vapeur générée au charbon, et même pour le travail à la chaine, les « progrès » réalisésont été remis en cause par la suite, parfois par des mouvements citoyens, parfois pour des raisons technologiques, puis dépassés par d’autres avancées scientifiques et techniques. N’en doutez pas, la société à 2000 watt est à la pointe du progrès. De même que les sciences dont sont issues les cellules photovoltaïques, et qui nous réservent je l’espère encore des surprises de taille dans le domaine des conversions de l’énergie. Les centrales nucléaires sont le fruit d’une technologie digne de notre admiration, certes, mais qui est en voie d’extinction, car plus adaptée, comme le furent en leur temps les dinosaures.
3 février 2007 à 20:22
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Et les acquis complémentaires, que deviennent-ils avec une caisse unique ?
8 février 2007 à 10:54
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Que les déçus se consolent, le film sera visible à Fribourg du 4 au 6 mars 2007 et à Bulle du 9 au 11 mars 2007 dans le cadre du programme CinéPlus-Club. Plus d’infos sur le site: http://www.cinEmotion.ch
8 février 2007 à 11:03
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Je trouve dommage que vous ne parliez pas davantage du film et seulement de la stratégie de distribution
8 février 2007 à 17:14
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Je suis d’accord avec vous Michèle. il vaudrait mieux parler du film. Encore faudrait-il l’avoir vu ! Je pense qu’il est important d’informer le public des mécanismes sous-jacents de l’industrie du cinéma. C’est la raison de mon papier. Les films n’arrivent pas sur nos écrans par un coup de baguette magique. Les possibilités de choix du spectateur sont déjà réduites par la sélection opérée en amont par les distributeurs.
5 février 2007 à 22:12
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Avez-vous des enfants? Si oui, avez-vous réellement le courage de leur expliquer votre détachement face aux risques que comporte l’énergie nucléaire en déléguant la responsabilité aux « avancées de la science »? Au fait, « la science », l’avez-vous souvent croisée dans la rue? Ne pensez-vous pas plutôt que nous sommes toutes et tous actrices et acteurs de notre présent et de l’avenir des générations futures? Arrêtons de fermer les yeux devant la réalité – nous consommons davantage d’énergie que nous pouvons en produire par des moyens renouvelables – et relevons le défi: trouvons la qualité de vie ailleurs que dans la surconsommation matérielle. Pour pouvoir regarder nos enfants dans les yeux.
8 février 2007 à 18:00
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Merci de votre réponse pertinente Monsieur Guyaz. En l’occurence, pour ce film qui évoque la surveillance de la population et les centaines de kilomètre de fiches, il me semblait que cela pouvait expliquer le black-out en souvenir de l’épisode des fiches en Suisse.
9 février 2007 à 9:43
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L’article de M. Dépraz mentionne le fait que « l’Assemblée interjurassienne (AIJ) propose la création d’un demi-canton du Jura bernois ». En aucun cas l’AIJ n’a proposé la création d’un tel demi-canton.
Lors de sa séance plénière, l’AIJ n’a rien fait d’autre que d’entrer en matière sur une proposition d’étude. Il s’agit d’une réflexion qui s’ajoutera aux travaux que l’AIJ est train de faire. Pour mémoire et conformément au mandat du 7 septembre 2005 donné par les cantons de Berne et du Jura, l’AIJ travail sur trois axes:
- un nouveau canton formé des six districts (canton du Jura et Jura bernois)
- le partenariat direct entre le Jura bernois et le canton du Jura issu de la Loi sur le statut particulier du Jura bernois
- les autres pistes dont l’AIJ estimerait l’examen utile. Parmi elles, la piste des demi-cantons. D’autres peuvent encore être énoncées.
A la fin de l’étude, l’AIJ fera un bilan et en tirera des conclusions qu’elle soumettra à ses mandants, les gouvernements bernois et jurassien.
9 février 2007 à 15:06
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Ce qui me paraît digne du Champignac, c’est le titre de votre article et le fait qu’il transforme une décision d’étude d’une hypothèse en une proposition ferme, ce qu’une lecture un tant soit peu attentive de la presse aurait dû vous éviter de commettre.
Les Jurassiens savent par définition que les constitutions sont faites pour être changées, sans quoi ils n’auraient pas pu créer un canton. Rien n’empêche donc de créer deux demi-cantons du Jura. L’étude dira si pareille solution est judicieuse.
Elle pourrait en tout cas réunir une majorité dans le Jura bernois, ce que la création d’un canton formé de six districts ne semble pas en mesure d’obtenir,
actuellement.
Décider avant d’étudier, comme vous le faites, c’est mettre la charrue devant les boeufs…
12 février 2007 à 12:00
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Pingpong, excellent film allemand présenté à la semaine de la critique à Cannes en 2006, est sorti en France le 31 janvier 2007 avec d’excellentes critiques. Son exploitation en Suisse alémanique est prévue à partir de mars 2007. Même phénomène que pour La vie des autres, aucune sortie n’est prévue en Suisse romande !
13 février 2007 à 13:28
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Merci à M. Gogniat de sa rectification. Il s’agit en effet d’une des hypothèses de travail de l’AJJ et non d’une proposition formelle comme affirmé par erreur sur ce site. Je prie nos lecteurs de m’en excuser. Cela étant, cette hypothèse reste « une fausse bonne idée » pour reprendre l’expression utilisée dans l’article du « Temps » du 12 février 2007.
15 février 2007 à 15:32
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Dans le numéro 1719 (2 février) de Domaine Public (DP), sous le titre « Chômeurs, rentiers AI et assistés sociaux : statistiques comparées », un article de Messieurs Marco et Dulac proposent « une image inédite de la précarité en Suisse ».
Ce travail de journaliste propose, à première vue, une synthèse intéressante obtenue par une méthode simple et séduisante. En résumé, faire la somme des chômeurs, des rentiers AI et des bénéficiaires de l’aide sociale, calculer un taux en fonction de la population résidante et baptiser cela « taux de précarité ».
Cet article suggère quelques remarques :
- Les données utilisées datent de 2005 et pour atteindre 80 000 « précaires » dans le canton de Vaud, par exemple, il faut tenir compte, en plus des rentiers AI, des bénéficiaires de ren-tes complémentaires de l’AI (15 000). Croire que tous les bénéficiaires de l’AI sont dans une situation économique précaire est abusif, notamment les personnes victimes d’un handicap congénital.
- Estimer que tous les chômeurs sont dans une situation précaire – certains se trouvent dans une situation malgré tout bien plus confortable que les personnes à l’aide sociale – est un parti pris discutable; de plus, la situation d’une vendeuse, active, qui élève seule un enfant est nettement plus précaire, et pour longtemps, que celle d’un ingénieur au chômage quelques mois.
- Quelques individus peuvent à la fois se retrouver dans deux catégories envisagées, ce qui génère des doubles comptages : on peut bénéficier de l’aide sociale et de prestations de l’assurance chômage.
- Ignorer les bénéficiaires de prestations complémentaires à l’AVS, alors que l’on divise par la population résidante qui comprend les personnes âgées de 65 ans et plus, n’est peut-être pas une très bonne idée. On sait que l’on trouve des personnes en situation précaire parmi les personnes âgées.
- Envisager d’utiliser la population active comme dénominateur pour faire doubler le taux de précarité est un choix discutable ; la population potentiellement active (15-65 ans) serait sans doute une option plus adéquate car elle comprendrait au moins les personnes concernées.
- Produire des résultats avec une précision de deux décimales permet d’établir un classement entre cantons mais est de l’ordre du fétichisme arithmétique.
- Les pistes d’explications esquissées ignorent la structure d’âge des cantons.
- Le mélange de populations aux bénéfices d’un régime d’assistance (aide sociale) et d’assurance (LACI-AI) ne contribue pas à clarifier le concept de précarité retenu ici et même si l’article ne parle pas de pauvreté, le flou subsiste.
- L’article ignore, et ne mentionne même pas pour mémoire, la situation des travailleurs pauvres qui vivent la précarité en dehors de toute aide.
En résumé, la démarche de cet article est certes inédite, mais aussi est surtout lacunaire et simpliste ; ce genre d’exercice ne fait pas dans la dentelle : on utilise de grandes catégories disparates pour « démontrer» !
En général, les articles de DP sont mieux documentés et nous sommes étonnés qu’un tel article puisse y être publié.
Statistique Vaud – SCRIS
Yves Ammann et Jean Campiche
19 février 2007 à 17:55
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Dans certains cantons alémaniques, le médecin peut vendre directement aux patients les médicaments qu’il a prescrit. Cette pratique n’est pas acceptable, pas plus que les ristournes versées par les grossistes en médicaments aux médecins qui leur adressent directement leurs ordonnances. Même s’il n’est pas question de soupçonner l’ensemble de la corporation de cupidité, il y a là très clairement conflit possible entre l’intérêt financier du médecin et sa libre appréciation thérapeutique.
Où je ne suis plus Anne-Catherine Ménétrey, c’est lorsqu’elle s’attaque sans nuance au principe même de la vente des médicaments par correspondance. Ce mode de distribution – Mme Ménétrey ne le mentionne pas – permet une économie substantielle pour le patient et les assurances. Par ailleurs, en quoi accroîtrait-il le danger pour la santé et le gaspillage ? Sur chaque emballage, qu’il soit acheté à la pharmacie ou envoyé par la poste, figure la posologie prescrite par le médecin.
Avant de légiférer dans la précipitation et sous le coup de l’émotion, les députés feraient bien d’analyser soigneusement les avantages et inconvénients réels de la livraison des médicaments à domicile. Ou s’agit-il simplement de protéger le monopole des pharmaciens – dont la densité dans les villes dépasse largement le besoin – et le prix imposé par les industries pharmaceutiques ?
18 février 2007 à 9:36
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Oui, un potentiel d’économie existe, M. Salvadori, mais votre inventaire est très incomplet.
Vous mentionnez le «stand by» des appareils électroniques, cette position d’attente qui, le plus souvent, engendre une consommation d’électricité parfaitement inutile. Vous y ajoutez le remplacement des ampoules à incandescence par des ampoules à faible consommation. Mais vous passez sous silence le remplacement des appareils de toutes sortes par des modèles peu gourmands en énergie. Ces appareils existent. Le renouvellement de ce parc pourrait épargner 15% de la consommation électrique, soit environ 10 TWh/an. L’addition de tous ces postes nous permettrait de réduire la demande d’électricité de 11 milliards de kWh, soit près de quatre fois la production de la centrale de Mühleberg.
Le grand absent, c’est la volonté politique de réaliser cet objectif, à savoir mettre en œuvre les instruments d’incitation propres à modifier les comportements. Tout comme la volonté politique de promouvoir les sources renouvelables, non pas à la marge, mais de manière à ce qu’elles prennent une place prépondérante dans notre approvisionnement.
De fait, nous sommes face à un choix assez simple. Ou accepter la croissance de la demande d’électricité comme une fatalité et investir des milliards pour le nucléaire, une technologie dont nous laissons à des dizaines de générations le soin de gérer les déchets et dont nous acceptons de dépendre pour un demi-siècle. Ou investir pour diminuer notre dépendance énergétique en épuisant le potentiel d’économie et en diversifiant et décentralisant nos sources d’approvisionnement. Un vrai choix de société.
20 février 2007 à 11:05
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Pourquoi ce commerce est-il condamnable pour un médecin et pas un pharmacien ? La ristourne accordée au médecin qui vend le médicament ne correspond-elle pas à la marge, ou une partie de la marge, accordée au pharmacien ? Cela s’appelle de la vente en direct et obéit au slogan « Supprimer les intermédiaires ».
Bien sûr, dans une perspective de contrôle des coûts de la santé, le rabais devrait faire baisser le prix de vente du médicament et profiter au patient, plutôt que permettre au médecin de diversifier ses sources de revenus.
27 février 2007 à 21:31
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Etant donné qu’elle a distribué « Achtung fertig Charlie » et distribue en ce moment « Breakout » et « Die Herbstzeitlosen », tous trois films suisses à succès, Buena Vista International dispose d’une coquette somme dans le cadre de « Succès cinéma ». Cette bonification peut être utilisée pour la distribution de films suisses ou, à certaines conditions, pour la distribution de films originaires de pays participant au Conseil de l’Europe (dont la Suisse et l’Allemagne sont membres). Si les conditions exigées sont remplies (ce que j’ignore), pourquoi BVI ne distribue-t-elle pas « La vie des autres » en Suisse romande, ce qui lui permettraitde participer élégamment à la diversité de l’offre voulue par la Confédération?
2 mars 2007 à 9:06
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Il me semble constater la même diabolisation de votre part à l’égard d’une candidate féminine que l’ensemble des médias masculins. La lecture de DP de juin 2006 sur Calida et le système de capitalisation suisse lui aurait échappé ?
Les profondes atteintes du candidat Sarkozy à la Constitution (s’immiscer dans la justice, invectiver lui-même le Parlement s’il est élu…) sont naturellement moins perceptibles en Suisse.
2 mars 2007 à 18:20
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Lors que le nombre d’incapables dotés d’attributs sexuels mâles sera dépassé par la bienveillance féminine et féministe, nous pourrons, dès ce jour si lointain, nous gausser des limites des uns et surtout des autres. L’accablement macho-médiatique à l’égard de toute velléité politique féminine en dit long sur l’angoisse qui sourd au fond des profondes forêts masculines.
5 mars 2007 à 9:07
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Je partage l’irritation concernant le traitement machiste réservé à Ségolène Royal par les médias, mais la question des femmes et du pouvoir est un peu plus complexe que ne semblent le suggérer mes «préopinantes». Madame Royal, femme lancée à l’assaut du pouvoir, défend les intérêts d’une entreprise, Aubade, qui nous abreuve de publicités sexistes invitant les femmes à investir pleinement leur rôle de «repos du guerrier». Aucun rapport? Voire. On ne comprendra jamais rien aux mécanismes du sexisme politico-médiatique si on ne s’intéresse pas au climat symbolique général dans lequel baigne notre société.
5 mars 2007 à 19:41
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Les différents niveaux d’analyse de la préceédente intervenante Romina, et ses doux mélanges sont surprenants. Même les plus machistes n’auraient pas osé associer une candidate au « repos du guerrier » sous prétexte qu’elle vend des sous-vêtements. Les marchands d’armes qui détiennent les médias, vendent eux des cerveaux disponibles à coca-cola… ils font des dégâts plus sournois, plus difficiles à déceler visiblement.
6 mars 2007 à 12:45
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Je m’étonne de la virulence des réactions à mon article. Les mots ont-ils encore un sens ? J’en douterais presque. Je ne vois pas en quoi mon papier serait entaché de machisme ou d’anti-féminisme. J’écris que l’erreur de Mme Royal «n’est pas très grave» et je m’en prends ensuite aux «élites françaises». Celles-ci ne sont pas composées que de femmes que je sache. Alors où est le problème ?
8 mars 2007 à 21:56
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Il est interéssant de voir qu’un simple article de caractère plutôt informatif et rectificatif peux susciter autant de réactions venimeuses. C’est dommage…
10 mars 2007 à 21:07
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L’initiative politique »Fusion 2011″ lancée hier suscite déjà bien des réactions négatives; je ne suis pas d’accord avec ces critiques: Il me semble que « Fusion 2011″ s’attaque à l’enlisement du projet d’agglomération, non à ce projet lui-même. La naissance de l’agglomération devrait en être accélérée. Mais si par hasard elle ne voyait pas le jour, alors la fusion n’en serait que plus nécessaire. De toute façon, les deux sont complémentaires.
13 mars 2007 à 9:34
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Très intéressante réaction à la votation, merci.
Sur un plan plus modeste, on peut espérer que le projet d’une caisse unique reviendra sur le tapis et que les opposants mentiront avec moins de succès. Mensonges? Il suffit pour s’en convaincre d’imaginer la situation inverse: si la Suisse avait une seule caisse maladie et si un groupe de citoyens proposait de les remplacer par 80 – 90 institutions ayant chacune leur administration et leurs spécialistes de la lutte contre la fraude («c’est plus avantageux!»), ce serait tellement absurde que ça ne ferait même pas rire.
14 mars 2007 à 10:13
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Bon article, bonne information. Un détail : Willy Cretegny n’est pas vigneron sur la Côte, mais dans le Mandement, à Satigny (Genève).
Vigneron « rebelle », il mène un combat noble depuis de nombreuses années.
17 mars 2007 à 13:11
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Le deuxième tour de l’élection du Conseil d’Etat voit s’affronter deux « blocs », l’un de gauche et l’autre qu’Yvette Jaggi a raison d’étiqueter clairement de droite. Mais le jeu de rôles durera le temps d’une campagne. Puis tout le monde mettra de l’eau de son vin, sans le crier sur les toits. Le système institutionnel suisse, sur le plan cantonal comme sur le plan fédéral, ne s’accommode pas de cette opposition binaire. Les propositions trop marquées n’ont aucune chance d’être adoptées par un parlement où il suffit de quelques absents et voix divergentes pour faire basculer un vote. Sans parler de l’épée de Damoclès référendaire. Si le gouvernement ne propose pas des solutions équilibrées, il va vers des échecs à répétition. Voilà pour la mécanique institutionnelle.
Mais il y a plus. Les citoyens ne sont pas dupes. Les politiques publiques du nouveau siècle réclament des solutions complexes, des compromis difficiles à élaborer, et pas des remèdes miracles tirés du catéchisme néolibéral ou communiste. La volonté, sinon la capacité, de nouer des compromis peut aussi devenir un excellent argument de campagne. Ce n’est pas François Bayrou qui le démentira.
Voilà qui ouvre deux débats en Suisse. D’abord, la nécessité de mettre hors-jeu l’UDC, un parti qui ne respecte pas les règles minimales de la démocratie de compromis (cf. DP 1724). La place de ceux qui pratiquent l’obstruction systématique est sur le banc de touche. La droite libérale doit être mise face à ses contradictions. On ne peut prétendre réformer un pays et s’allier à chaque occasion électorale avec un parti qui n’entend pas participer à ce travail.
Deuxièmement, à gauche, seul le PS, par sa participation au Conseil fédéral, a fait la démonstration qu’il était un parti capable d’exercer le pouvoir, de mener à bien des réformes et de proposer des solutions pour l’avenir du pays. S’il entend progresser sur le plan électoral, il doit faire valoir cet atout sans tenir compte des reproches de la gauche de la gauche.
17 mars 2007 à 16:43
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André Gavillet est trop gentil quand il conclut que les deux parties souhaitent plus de transparence. Ne nous leurrons pas, si les caisses d’assurances se sont si bien battues pour le maintien de la situation actuelle, c’est qu’elles en tirent des bénéfices. Pour elles, le risque est nul, puisqu’il leur est accordé d’adapter les tarifs vers la hausse si elle ne gagnent pas assez et qu’il leur est possible de masquer des gains supérieurs à ceux prévus. La décision du peuple suisse montre que la thèse « la situation de concurrence potentielle fait baisser les prix » est une croyance très répandue. Malheureusement, lui opposer des faits contraire, c’est se placer sur le plan de l’analyse rationnelle et cela n’a jamais bien fonctionné dans les décisions politiques.
17 mars 2007 à 18:56
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C’est une bonne nouvelle. Au Tessin également il y a un projet de réforme de l’enseignement de la religion qui va en cette direction, combattue par l’église catholique. Les protestants sont plus disponbles, les musulmans aimeraient compléter le choix actuel (enseignement catholique, enseignement protestant) avec l’enseignement de la religion islamique.
18 mars 2007 à 9:49
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Le Grand Conseil fribourgeois vient d’adopter, en 1ère lecture, le 15 mars 2007, une modification de la loi cantonale sur le droit de cité qui, outre quelques modifications générales mais importantes telles que le transfert de la compétence de naturalisation à l’exécutif communal, réintroduit également l’égalité de droit de toutes les personnes qui bénéficient du droit de cité d’une commune donnée et qui y sont domiciliées: la loi confère en effet automatiquement, à toute personne qui reçoit le droit de cité d’une commune disposant de biens bourgeoisiaux, la bourgeoisie de cette commune, sur laquelle l’assemblée bourgeoisiale n’a donc plus à se prononcer.
19 mars 2007 à 16:23
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Avec un peu de retard, voici un lien qui vous aménera à un dossier présenté par la TV alémanique dans l’émission « Kassensturz ». Pour ceux qui lisent/parlent l’allemand ou comprennent le dialecte.
20 mars 2007 à 20:28
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Article intéressant. Et fameuse, la réaction de Placide ! Elle dit mieux que beaucoup de discours la difficulté de changer de pratique.
24 mars 2007 à 15:54
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Moi aussi, je suis une secondo, à la différence que ma mère est suisse. Ce qui n’a pas empêché les « bons » suisses valaisans (canton où j’ai – mal – grandi) de me traiter de ritale, bec à maïs et j’en passe. Née en Suisse d’un père italien et d’une mère suisse, j’ai dû « acheter » la nationalité helvétique – alors que je parle mieux le français que l’italien! – en faisant semblant de renoncer à l’italienne puisque la Suisse n’acceptait pas alors la double nationalité. Dans les faits, on l’était pourtant, mais discrètement. En Italie, au nord du lac de Côme où nous passions toutes nos vacances, j’étais la Suisse, la riche quoi. En Suisse, je redevenais l’italienne, la pauvre, la mal éduquée et j’en passe. Quand je suis née en 1964 et les 10 à 15 ans qui ont suivis (avec les fameuses votations Schwarzenbach… périodes pendant lesquelles nous tremblions de devoir « rentrer chez nous »: où ça, chez nous?), nous étions les « voleurs de pain », les profiteurs, les étrangers. Aujourd’hui, les italiens ne sont plus considérés comme des étrangers. On préfère discriminer les turques, les serbes, les kosovars, les albanais et j’en passe. C’est qu’ils sont trop ceci et pas assez cela. En fait, je crois qu’on a besoin d’un ennemi… alors on le fabrique. Dommage, non?
24 mars 2007 à 16:08
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Bravo Monsieur Danesi. Je suis Suisse. J’ai participé plusieurs années au comité de la mission catholique d’Ajoie. Je me suis battu avec tout le comité italien pour qu’ au moins on restitue à la mission italienne les sommes des impôts de paroisse que les autorités idoines encaissaient sans aucunes restitutions.Nous nous battions également contre le scandale des baraquements de chantier que les entrepreneurs louaient à prix d’or. Nous nous sommes battus contre la promiscuité dans laquelle les émigrés se débattaient.
25 mars 2007 à 10:54
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Article intéressant; il décrit bien la situation de nombreux Italiens, c’est à dire des immigrés des années 50 et 60, pour lesquels l’émigration était conçue comme un phénomène passager. Ils ont gardé une image faussée de leur région de départ qui a aussi complètement changé.
25 mars 2007 à 10:57
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bravo Jean Daniel, très bien dit!
28 mars 2007 à 9:25
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Tout à fait d’accord avec M. Delley. Les partis appliqueront-ils cette volonté ?
6 avril 2007 à 20:47
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Merci pour ce témoignage, non, pour ces témoignages qui nous rappellent une réalité plus ou moins connue mais qu’on oublie, occupés par d’autres problèmes.
Devant ce que tant de gens ont vécu, ce que vos parents ont vécu, moi qui suis suisse (immigré mais de deux ou trois siècles) je ne trouve dans l’immédiat que le silence, la peine et l’hommage…
7 avril 2007 à 9:05
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En revanche, la mesure des performances de l’entreprise par le cours de l’action est bien plus pervers. Nous savons tous que des licenciements massifs peuvent entrainer une montée du cours des actions parce que les acheteurs d’actions ne sont pas nécessairement des gens intéressés à la valeur à long terme d’une société, mais souvent à la rentabilité à court terme de l’argent qu’ils ont placé. Je ne vais pas m’étendre sur ce point, ce n’est pas le sujet. Toutefois, l’Etat devrait agir pour limiter le mal que de mauvais dirigeants peuvent faire subir à des entreprises qui sont davantage que des papiers valeurs.
Le professeur Isakov estime à juste titre que le dérapage des rémunérations pourrait nuire à la compétitivité de notre place financière, j’en conviens, mais ce qui est bien plus grave à mon sens, c’est que c’est la compétitivité industrielle qui a fondu en Suisse ces dernières années pour ces raisons. Nos grandes entreprises ont cessé d’agir en Suisse sur le plan industriel, pour n’être active que sur le plan financier. Heureusement, notre tissu industriel national est formé d’entreprises non cotées en bourse. Elles n’ont aucune transparence vis-à-vis du public et des médias, mais elle ne portent pas en elles ce germe de la dérive spéculative véhiculée par cotation boursière.
7 avril 2007 à 15:14
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Merci de votre article et le lien vers la conférence frot intéressante de M Delley. Je suis consternée par la décision de la commission des institutions politiques (dont je suis membre également) et vous remercie de soutenir les démocrates modernes qui veulent respecter l’Etat de droit.
Je vous serais reconnaissante si vous pouviez à nouveau écrire un article sur l’initiative parlementaire Pfisterer qui est vue comme contre projet à l’initiative populaire de l’UDC mais qui ne peut satisfaire aux exigences de lutte contre l’arbitraire, de protection de la sphère privée et du droit d’accès à la justice. La délégation socialiste à la commission des institutions politiques du Conseil national est divisée à ce sujet, je fais partie de celles qui ont rejeté également cette proposition. Votre billet du 11 novembre 2005 m’avait convaincue à ce sujet.
Avec mes meilleurs messages
Maria
13 avril 2007 à 10:47
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Excellent article. Il faut absolument le développer dans les journaux de toute la Suisse. Les citoyens contribuables doivent apprendre comment certains patriotes s’ingénient à les flouer.
R. Lecoultre, Rolle
22 mai 2007 à 10:00
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Cher André,
Je te lis chaque fois avec autant de bonheur et d’intérêt ! Merci pour l’acuité, la vivacité, l’originalité et la pertinence de tes réflexions.
Avec toute mon amitié
Philippe
23 mai 2007 à 20:40
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Excellent analyse au second paragraphe, qui met le doigt là où ça fait mal: toute l’ambiguïté de l’idée même d’intégration éclate au grand jour. Il semble bien qu’il y ait, d’un côté, une volonté louable de faire « ce qu’il faut » pour l’intégration, présentée comme manière de tendre la main à l’étranger, de dire que celui qui veut les fins (la présence heureuse de l’étranger) veut aussi les moyens (son intégration); mais c’est là que le doute s’instille: d’où vient le supposé « problème » d’intégration? D’une population étrangère qui arriverait de moins en moins à s’adapter aux normes, supposées fixes, du pays d’accueil? Ou d’une pression croissante d’une opinion publique devenue ombrageuse, revendiquant même son irrationalité (comme les sondés évoquant des faits divers sordides pour expliquer – comme si cela la justifiait – une crainte diffuse, et ainsi la volonté d’ »augmenter les exigences » à l’égard des étrangers)?
Ainsi, les exigences de l’intégration semblent directement dictées par des sentiments volubiles d’une opinion qui n’est ni neutre, ni constante sur les conditions de la migration. Je suis donc loin de penser que les différents « modèles d’intégration », proposés en toute hâte, hors de tout cadre légal unifié, puissent être un « remède » contre la xénophobie: ils représentent plutôt la débandade devant elle, devant les gesticulations de démagogues capables de décréter « qu’il y a un problème » simplement parce que des gens ont peur: au lieu de tenir leur place, et d’appliquer la législation existante, les édiles proposent dans l’urgence des solutions ad hoc, évitant de se demander si ces supposés problèmes relèvent de ce qu’un Etat peut ou doit régler, et évitant finalement la réflexion de fond sur ce que doit être le statut d’une personne, quelle que soit sa nationalité, sur le plan domestique comme international, entérinant ainsi une forme de paternalisme à l’égard de ces migrants qu’il serait impensable d’imposer à nos propres concitoyens.
28 avril 2007 à 11:12
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Avec l’effet pervers d’augmenter de fait la centralisation administrative et jacobine en laminant la diversité….
Mais comme effectivement en Suisse le phénomène d’accaparement du pouvoir politique par les partis à la solde de l’ »Economie »décrit par M. Gavillet est réel, je ne vois qu’une solution: favoriser l’esprit critique à l’école et dans les publications des mouvements et partis qui réfléchissent, et notamment en cessant de clamer « Croissance, croissance » sans réflexion et en sautant comme un cabri, à l’instar des partis bourgeois.
28 avril 2007 à 23:07
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C’est une bonne nouvelle. Au Tessin également il y a un projet de réforme de l’enseignement de la religion qui va en cette direction, combattue par l’église catholique. Les protestants sont plus disponbles, les musulmans aimeraient compléter le choix actuel (enseignement catholique, enseignement protestant) avec l’enseignement de la religion islamique.
28 avril 2007 à 23:14
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Le Grand Conseil fribourgeois vient d’adopter, en 1ère lecture, le 15 mars 2007, une modification de la loi cantonale sur le droit de cité qui, outre quelques modifications générales mais importantes telles que le transfert de la compétence de naturalisation à l’exécutif communal, réintroduit également l’égalité de droit de toutes les personnes qui bénéficient du droit de cité d’une commune donnée et qui y sont domiciliées: la loi confère en effet automatiquement, à toute personne qui reçoit le droit de cité d’une commune disposant de biens bourgeoisiaux, la bourgeoisie de cette commune, sur laquelle l’assemblée bourgeoisiale n’a donc plus à se prononcer.
28 avril 2007 à 23:19
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Vive la fusion, vive l’agglo!
L’initiative politique »Fusion 2011″ lancée hier suscite déjà bien des réactions négatives; je ne suis pas d’accord avec ces critiques: Il me semble que « Fusion 2011″ s’attaque à l’enlisement du projet d’agglomération, non à ce projet lui-même. La naissance de l’agglomération devrait en être accélérée. Mais si par hasard elle ne voyait pas le jour, alors la fusion n’en serait que plus nécessaire. De toute façon, les deux sont complémentaires.
28 avril 2007 à 23:23
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Rectification
L’article de M. Dépraz mentionne le fait que « l’Assemblée interjurassienne (AIJ) propose la création d’un demi-canton du Jura bernois ». En aucun cas l’AIJ n’a proposé la création d’un tel demi-canton. Lors de sa séance plénière, l’AIJ n’a rien fait d’autre que d’entrer en matière sur une proposition d’étude. Il s’agit d’une réflexion qui s’ajoutera aux travaux que l’AIJ est train de faire. Pour mémoire et conformément au mandat du 7 septembre 2005 donné par les cantons de Berne et du Jura, l’AIJ travail sur trois axes:
- un nouveau canton formé des six districts (canton du Jura et Jura bernois)
- le partenariat direct entre le Jura bernois et le canton du Jura issu de la Loi sur le statut particulier du Jura bernois
- les autres pistes dont l’AIJ estimerait l’examen utile. Parmi elles, la piste des demi-cantons. D’autres peuvent encore être énoncées.
A la fin de l’étude, l’AIJ fera un bilan et en tirera des conclusions qu’elle soumettra à ses mandants, les gouvernements bernois et jurassien.
28 avril 2007 à 23:26
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Demi-canton du Jura bernois
Ce qui me paraît digne du Champignac, c’est le titre de votre article et le fait qu’il transforme une décision d’étude d’une hypothèse en une proposition ferme, ce qu’une lecture un tant soit peu attentive de la presse aurait dû vous éviter de commettre. Les Jurassiens savent par définition que les constitutions sont faites pour être changées, sans quoi ils n’auraient pas pu créer un canton. Rien n’empêche donc de créer deux demi-cantons du Jura. L’étude dira si pareille solution est judicieuse. Elle pourrait en tout cas réunir une majorité dans le Jura bernois, ce que la création d’un canton formé de six districts ne semble pas en mesure d’obtenir, actuellement. Décider avant d’étudier, comme vous le faites, c’est mettre la charrue devant les boeufs…
28 avril 2007 à 23:30
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Rectification et commentaire
Merci à M. Gogniat de sa rectification. Il s’agit en effet d’une des hypothèses de travail de l’AJJ et non d’une proposition formelle comme affirmé par erreur sur ce site. Je prie nos lecteurs de m’en excuser. Cela étant, cette hypothèse reste « une fausse bonne idée » pour reprendre l’expression utilisée dans l’article du « Temps » du 12 février 2007.
30 avril 2007 à 16:45
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La vie des autres est visible
Que les déçus se consolent, le film sera visible à Fribourg du 4 au 6 mars 2007 et à Bulle du 9 au 11 mars 2007 dans le cadre du programme CinéPlus-Club. Plus d’infos sur le site: http://www.cinEmotion.ch/
30 avril 2007 à 16:49
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Et le film?
Je trouve dommage que vous ne parliez pas davantage du film et seulement de la stratégie de distribution
30 avril 2007 à 16:52
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Réponses…
Je suis d’accord avec vous Michèle. il vaudrait mieux parler du film. Encore faudrait-il l’avoir vu! Je pense qu’il est important d’informer le public des mécanismes sous-jacents de l’industrie du cinéma. C’est la raison de mon papier. Les films n’arrivent pas sur nos écrans par un coup de baguette magique. Les possibilités de choix du spectateur sont déjà réduites par la sélection opérée en amont par les distributeurs.
30 avril 2007 à 16:56
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Black-out
Merci de votre réponse pertinente Monsieur Guyaz. En l’occurence, pour ce film qui évoque la surveillance de la population et les centaines de kilomètre de fiches, il me semblait que cela pouvait expliquer le black-out en souvenir de l’épisode des fiches en Suisse.
30 avril 2007 à 16:59
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La même chose pour Pingpong
Pingpong, excellent film allemand présenté à la semaine de la critique à Cannes en 2006, est sorti en France le 31 janvier 2007 avec d’excellentes critiques. Son exploitation en Suisse alémanique est prévue à partir de mars 2007. Même phénomène que pour La vie des autres, aucune sortie n’est prévue en Suisse romande!
30 avril 2007 à 17:02
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Etant donné qu’elle a distribué « Achtung fertig Charlie » et distribue en ce moment « Breakout » et « Die Herbstzeitlosen », tous trois films suisses à succès, Buena Vista International dispose d’une coquette somme dans le cadre de « Succès cinéma ». Cette bonification peut être utilisée pour la distribution de films suisses ou, à certaines conditions, pour la distribution de films originaires de pays participant au Conseil de l’Europe (dont la Suisse et l’Allemagne sont membres). Si les conditions exigées sont remplies (ce que j’ignore), pourquoi BVI ne distribue-t-elle pas « La vie des autres » en Suisse romande, ce qui lui permettraitde participer élégamment à la diversité de l’offre voulue par la Confédération?
30 avril 2007 à 17:09
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N’érigeons pas la transparence en vertu
Nous sommes tous scandalisés par les montants indécents donnés à certains dirigeants à titre de « rémunération ». Aucun travail ne vaut un salaire de ce poids. Si les résultats opérationnels d’une entreprise ont vraiment beaucoup progressé sans bénéficier de circonstances extérieures particulières, c’est que toute une équipe a fourni un travail exceptionnel. Personne ne serait scandalisé par la prime que les membres de l’équipe reçoivent. La question est toutefois de définir à quel échelon s’arrêter dans la distribution de la prime? La transparence dans ce domaine permet de garder une harmonie dans le fonctionnement de l’entreprise pour autant que les montants restent décents.
En revanche, la mesure des performances de l’entreprise par le cours de l’action est bien plus pervers. Nous savons tous que des licenciements massifs peuvent entrainer une montée du cours des actions parce que les acheteurs d’actions ne sont pas nécessairement des gens intéressés à la valeur à long terme d’une société, mais souvent à la rentabilité à court terme de l’argent qu’ils ont placé. Je ne vais pas m’étendre sur ce point, ce n’est pas le sujet. Toutefois, l’Etat devrait agir pour limiter le mal que de mauvais dirigeants peuvent faire subir à des entreprises qui sont davantage que des papiers valeurs.
Le professeur Isakov estime à juste titre que le dérapage des rémunérations pourrait nuire à la compétitivité de notre place financière, j’en conviens, mais ce qui est bien plus grave à mon sens, c’est que c’est la compétitivité industrielle qui a fondu en Suisse ces dernières années pour ces raisons. Nos grandes entreprises ont cessé d’agir en Suisse sur le plan industriel, pour n’être active que sur le plan financier. Heureusement, notre tissu industriel national est formé d’entreprises non cotées en bourse. Elles n’ont aucune transparence vis-à-vis du public et des médias, mais elle ne portent pas en elles ce germe de la dérive spéculative véhiculée par cotation boursière.
30 avril 2007 à 17:14
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Diaboliser avez-vous dit?
Il me semble constater la même diabolisation de votre part à l’égard d’une candidate féminine que l’ensemble des médias masculins. La lecture de DP de juin 2006 sur Calida et le système de capitalisation suisse lui aurait échappé ? Les profondes atteintes du candidat Sarkozy à la Constitution (s’immiscer dans la justice, invectiver lui-même le Parlement s’il est élu…) sont naturellement moins perceptibles en Suisse.
30 avril 2007 à 17:18
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Egalité
Lors que le nombre d’incapables dotés d’attributs sexuels mâles sera dépassé par la bienveillance féminine et féministe, nous pourrons, dès ce jour si lointain, nous gausser des limites des uns et surtout des autres. L’accablement macho-médiatique à l’égard de toute velléité politique féminine en dit long sur l’angoisse qui sourd au fond des profondes forêts masculines.
30 avril 2007 à 17:21
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Je partage l’irritation concernant le traitement machiste réservé à Ségolène Royal par les médias, mais la question des femmes et du pouvoir est un peu plus complexe que ne semblent le suggérer mes «préopinantes». Madame Royal, femme lancée à l’assaut du pouvoir, défend les intérêts d’une entreprise, Aubade, qui nous abreuve de publicités sexistes invitant les femmes à investir pleinement leur rôle de «repos du guerrier». Aucun rapport? Voire. On ne comprendra jamais rien aux mécanismes du sexisme politico-médiatique si on ne s’intéresse pas au climat symbolique général dans lequel baigne notre société.
30 avril 2007 à 17:24
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Je m’étonne de la virulence des réactions à mon article. Les mots ont-ils encore un sens? J’en douterais presque. Je ne vois pas en quoi mon papier serait entaché de machisme ou d’anti-féminisme. J’écris que l’erreur de Mme Royal «n’est pas très grave» et je m’en prends ensuite aux «élites françaises». Celles-ci ne sont pas composées que de femmes que je sache. Alors où est le problème
30 avril 2007 à 17:29
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Si tu ne vas pas à Lagardère…
Les différents niveaux d’analyse de la précédente intervenante Romana, et ses doux mélanges sont surprenants. Même les plus machistes n’auraient pas osé associer une candidate au « repos du guerrier » sous prétexte qu’elle vend des sous-vêtements. Les marchands d’armes qui détiennent les médias, vendent eux des cerveaux disponibles à coca-cola… ils font des dégâts plus sournois, plus difficiles à déceler visiblement.
30 avril 2007 à 17:32
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Courage M.Guyaz!
Il est intéressant de voir qu’un simple article de caractère plutôt informatif et rectificatif peux susciter autant de réactions venimeuses. C’est dommage…
30 avril 2007 à 17:47
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Avec un peu de retard, voici un lien qui vous aménera à un dossier présenté par la TV alémanique dans l’émission « Kassensturz ». Pour ceux qui lisent/parlent l’allemand ou comprennent le dialecte.
http://www2.sf.tv/sf1/kassensturz/sendung/beitrag.php?beitragid=1434
30 avril 2007 à 18:56
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Limiter drastiquement le travail de nuit se justifie parce qu’une activité nocturne régulière, et plus encore irrégulière, perturbe les rythmes biologiques. Une règlementation est donc d’intérêt public, c’est la santé publique qui est en jeu.
Tel n’est pas le cas du travail dominical. Certes une pause hebdomadaire collective facilite les relations familiales et sociales. Encore faut-il faire l’hypothèse que tous les salariés aspirent à ce rythme commun. Rien n’est moins sûr. Une interdiction générale protègerait celles et ceux qui seraient contraints, mais pénaliserait les autres. Ainsi à Genève, l’inspection du travail veut interdire le travail dominical dans les stations-service, ce qui priverait de nombreux jeunes d’un revenu accessoire bienvenu.
Est-ce à l’Etat, par le biais de la police du commerce, d’imposer une morale de la consommation ? Ou ne serait-il pas plus conforme aux besoins et désirs variés des individus de libéraliser l’ouverture dominicale des commerces, tout en prenant des mesures garantissant que personne ne doive, contre sa volonté, exercer une activité rémunérée ce jour-là ? Pour les organisations syndicales s’ouvre là un champ de négociation qui pourrait aboutir à des accords conjuguant liberté personnelle et protection des salariés.
1 mai 2007 à 14:06
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Je comprends bien toute la critique sur le climat mis par l’UDC. Mais l’objet d’un référendum ce n’est pas le climat: ce sont les dispositions que contient la loi attaquée.
Vous jugez scandaleux (c’est plus développé dans votre article de 2005 cité) le dépistage précoce, sans l’accord préalable de l’intéressé, des situations dans lesquelles une aide pourrait être utile et éviter un glissement irrémédiable vers l’exclusion. Cela me fait penser à l’attitude de ces psys ou travailleurs sociaux qui ne sont pas prêts à lever le petit doigt pour un suicidaire ou un toxico tant qu’il ne fait pas lui-même, n’est-ce pas, la démarche. Un minimum de sens psychologique permet cependant aisément de comprendre qu’il n’est pas facile de demander de l’aide, de reconnaître que l’on en a besoin: c’est une première étape essentielle, il convient évidemment de prendre le temps les moyens de la réussir avec l’intéressé. Mais c’est justement le rôle des professionnels, une fois qu’un cas leur a été signalé et qu’il ne paraît pas malintentionné, non celui des proches, de l’employeur etc. qui ne sont pas formés à cela.
Ce n’est donc pas cet argument qui me convaincra de voter non.
2 mai 2007 à 10:08
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L’intérêt public est certes moins évident lorsqu’il s’agit de l’interdiction du travail du dimanche que lorsqu’il s’agit du travail de nuit. L’intérêt des salariés, même de la minorité qui prétend vouloir travailler le dimanche, est en revanche indiscutable. Derrière la volonté affichée des milieux patronaux de «s’adapter aux habitudes de consommation» se cache en effet celle de flexibiliser le droit du travail à l’envi et de casser les (faibles) mesures de protection des salariés qu’offre la législation helvétique. Sinon, ils entreraient en matière sur les propositions syndicale de supplément de salaire ou de conclusion de CCT, propositions, qui, lorsqu’elles sont acceptées, permettent d’éviter le référendum, dans la plus pure tradition du compromis helvétique. Les officines de stations-services fribourgeoises en sont le parangon: les syndicats ayant fait échouer une première libéralisation des heures d’ouverture en référendum, ils n’ont pas combattu la seconde mouture, ayant obtenu une CCT cantonale.
5 mai 2007 à 19:22
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Sous le couvert d’un discours politique socialement correct, il y a une volonté claire, de la part de M. Couchepin, de démanteler les acquis sociaux. Une fois de plus, ce sont les plus démunis de notre société quiferont les frais d’une politique d’économie et qui passeront à la caisse. J’espère vraiment me tromper, mais je pense que si l’on se donne la peine d’analyser les discours, avec rigueur intellectuelle, on ne peut que s’apercevoir que du discours à son application, il y a un fossé qui ne sera pas comblé.
6 mai 2007 à 15:43
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Mesdames, Messieurs,
je vous remercie de vos excellents articles au sujet des naturalisations en Suisse. Vos arguments et analyses fondés nous sont très utiles pour les travaux en commission parlementaire et en plénière, même si pour le moment lamajorité des député-e-s (de droite) ne veulent pas les entendre…
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7 mai 2007 à 21:41
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On a pu lire que le cas AMGEN était cité à l’appui de l’initiative.
A Galmiz, les groupes réactionnaire écologistes auraient abusés de leurs pouvoirs d’associations pour faire échouer une opération soutenues par les pouvoirs démocratiqueemnt élus.
Or, dans ce cas précis, les trois associations dotées de la possibilité légale de faire opposition au niveau fédéral – la Société d’art public, la Ligue usisse pour la protection de la nature et le WWF – avaient renoncé à faire opposition lors de la mise à l’enquête.
Elles avaient été convoquées par le chef du Département des infrastructures du Canton de Fribourg, avant la mise à l’enquête, et elles se sont laissée convaincre, sous la promesse d’une collaboration future complaisante de la part des autorités cantonales, de ne pas manifester leurs critiques à l’encontre d’un projet économiquement prometteur, indispensable pour la prospérité cantonale.
La suite a montré les failles du projet, de sa promotion, de ses promotteurs ainsi que la monstruosité de l’impact et de la désorganisation du territoire qui en résulterait.
Un mouvement spontané populaire s’est élevé pour dénoncer l’absurdité du projet et l’incompétence des autorités.
Ce mouvement contestataire n’avait aucune base légale.
Il a agi par des proclamations, par des interventions dans les médias et auprès des commanditaires,par des manifestations, etc…
Ce mouvement préfigure ce qui se passera de plus en plus si le droit de recours, non seulement n’est plus exercé quand il le faut, mais, en outre, s’il vient à être aboli.
Autrement dit, en lieu et place d’une procédure bien conduite, avec des débats organisés devant une instance juridique compétente, l’initiative radicale veut faire la place aux jeux des contestations publiques.
Si cette initiative est acceptée, on prendra le chemin de créer un état de révoltes imprévisibles et fréquentes contre des autorités dépassées, état qui peut dégénérer en affrontements ouverts toujours plus graves, de part et d’autre.
Est-ce vraiment cet avenir que l’on souhaite pour notre pays?
8 mai 2007 à 2:25
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Il ne faut pas sous-estimer les liens entre
le capitalisme financier et l’esprit de mai 68. L’idéal libéral-libertaire de certains des plus brillants enfants des années soixante a effectivement débouché sur une remise en cause purement individualiste du modèle rhénan (libéralisme patrimonial et intégrateur) et sur un certain triomphe du capitalisme
financier boboisé.
De Cohn-Bendit à Soros et de July à Minc, il y a une filiation subtile mais réelle. George Soros gagne sa vie en spéculant sur les devises et consacre une partie de ses gains à répandre la démocratie à l’Est. Alain Minc est le conseiller financier discret de grandes entreprises françaises, mais il préside le conseil de surveillance du « Monde » et garantit la pérennité et l’indépendance du grand quotidien français.
Sarkozy n’a pas tout à fait tort: l’esprit de 68 s’incarne en partie dans le capitalisme financier, mais surtout dans ce capitalisme qui ne le porte pas dans son coeur, ceci expliquant peut-être la virulence de certaine sorties.
8 mai 2007 à 9:00
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Tant lors de son discours de campagne de Bercy que dans son allocution de Gaveau dimanche, Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de réhabiliter la morale. (Bercy: « le mot morale ne me fait pas peur. La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler »). Précisément, je pense que l’un des principaux effets de mai 68 est une distinction plus nette entre le droit et la morale. Je ne serais pas étonné d’interventions plus directes de l’Etat dans la sphère privée, sous couvert de respect de la morale!
8 mai 2007 à 12:22
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Les naturalisations ne sont pas des décisions politiques!
Merci de votre article et le lien vers la conférence frot intéressante de M Delley. Je suis consternée par la décision de la commission des institutions politiques (dont je suis membre également) et vous remercie de soutenir les démocrates modernes qui veulent respecter l’Etat de droit.
Je vous serais reconnaissante si vous pouviez à nouveau écrire un article sur l’initiative parlementaire Pfisterer qui est vue comme contre projet à l’initiative populaire de l’UDC mais qui ne peut satisfaire aux exigences de lutte contre l’arbitraire, de protection de la sphère privée et du droit d’accès à la justice. La délégation socialiste à la commission des institutions politiques du Conseil national est divisée à ce sujet, je fais partie de celles qui ont rejeté également cette proposition. Votre billet du 11 novembre 2005 m’avait convaincue à ce sujet.
Avec mes meilleurs messages
Maria
8 mai 2007 à 12:27
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bravo Jean Daniel, très bien dit!
8 mai 2007 à 12:31
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Secondo, anche me!
Moi aussi, je suis une secondo, à la différence que ma mère est suisse. Ce qui n’a pas empêché les « bons » suisses valaisans (canton où j’ai – mal – grandi) de me traiter de ritale, bec à maïs et j’en passe. Née en Suisse d’un père italien et d’une mère suisse, j’ai dû « acheter » la nationalité helvétique – alors que je parle mieux le français que l’italien! – en faisant semblant de renoncer à l’italienne puisque la Suisse n’acceptait pas alors la double nationalité. Dans les faits, on l’était pourtant, mais discrètement. En Italie, au nord du lac de Côme où nous passions toutes nos vacances, j’étais la Suisse, la riche quoi. En Suisse, je redevenais l’italienne, la pauvre, la mal éduquée et j’en passe. Quand je suis née en 1964 et les 10 à 15 ans qui ont suivis (avec les fameuses votations Schwarzenbach… périodes pendant lesquelles nous tremblions de devoir « rentrer chez nous »: où ça, chez nous?), nous étions les « voleurs de pain », les profiteurs, les étrangers. Aujourd’hui, les italiens ne sont plus considérés comme des étrangers. On préfère discriminer les turques, les serbes, les kosovars, les albanais et j’en passe. C’est qu’ils sont trop ceci et pas assez cela. En fait, je crois qu’on a besoin d’un ennemi… alors on le fabrique. Dommage, non?
8 mai 2007 à 12:34
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Les missions catholiques italiennes
Bravo Monsieur Danesi. Je suis Suisse. J’ai participé plusieurs années au comité de la mission catholique d’Ajoie. Je me suis battu avec tout le comité italien pour qu’ au moins on restitue à la mission italienne les sommes des impôts de paroisse que les autorités idoines encaissaient sans aucunes restitutions.Nous nous battions également contre le scandale des baraquements de chantier que les entrepreneurs louaient à prix d’or. Nous nous sommes battus contre la promiscuité dans laquelle les émigrés se débattaient.
8 mai 2007 à 12:40
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Une image faussée de leur région
Article intéressant; il décrit bien la situation de nombreux Italiens, c’est à dire des immigrés des années 50 et 60, pour lesquels l’émigration était conçue comme un phénomène passager. Ils ont gardé une image faussée de leur région de départ qui a aussi complètement changé.
8 mai 2007 à 12:43
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Merci pour ce témoignage, non, pour ces témoignages qui nous rappellent une réalité plus ou moins connue mais qu’on oublie, occupés par d’autres problèmes. Devant ce que tant de gens ont vécu, ce que vos parents ont vécu, moi qui suis suisse (immigré mais de deux ou trois siècles) je ne trouve dans l’immédiat que le silence, la peine et l’hommage…
8 mai 2007 à 12:47
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Tout à fait d’accord avec M. Delley. Les partis appliqueront-ils cette volonté?
8 mai 2007 à 12:50
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Voilà un article qui remet la naturalisation au milieu du village… celui des lois et des normes en vigueur. A diffuser largement. Il est indispensable de contrebalancer les réactions émotionnelles, les approximations mensongères. Comme ici, en écrivant clairement, véridiquement, au plus près de la réalité. Merci.
8 mai 2007 à 12:57
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Excellent article. Il faut absolument le développer dans les journaux de toute la Suisse. Les citoyens contribuables doivent apprendre comment certains patriotes s’ingénient à les flouer. R. Lecoultre, Rolle
8 mai 2007 à 13:09
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Oui, Blaise N’Kufo manque terriblement à l’équipe nationale. Sa présence physique imposante ferait beaucoup de bien à un groupe qui, malgré son talent, reste un peu trop « fluet » en kg et en cm. Une « amende honorable » de nos dirigeants serait de nature à augmenter nos chances de bien figurer dans notre Euro. Auront-ils cette humilité? Concernant Fabio Celestini, je l’aime beaucoup, c’est un gars éminemment sympa, rien d’une vedette. Peut-être a-t-il un peu trop tendance à se sous-estimer (c’est lui qui dit qu’il n’a pas le niveau). Mais nous pouvons plus facilement le remplacer, car les demis défensifs suisses sont plus nombreux que les attaquants percutants. Question: si ces deux joueurs étaient Alémaniques plutôt que Lausannois, nos dirigeants leur témoigneraient-ils plus de respect ou de déférence?
8 mai 2007 à 13:09
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Et s’il s’agissait seulement de prévoirde sauter dans le dernier TGV pour la Suisse en vue de placer ses économies… en cas de victoire de la gauche ?
8 mai 2007 à 13:20
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Tout à fait d’accord avec l’analyse des faits. Je pourrais ajouter que analoguement quant on écoute la radio de la Suisse italienne, on constate que les correspondants qui parlent de la situation politique et culturelle de l’Italie ignorent généralement tout de la Suisse et ceux qui parlent de la Suisse alémanique ou de la Romandie ne connaissent presque rien de l’Italie.
8 mai 2007 à 13:22
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La preuve par Dick Marty
Ce jour le Net nous informe de la réaction de Dick Marty sur ce sujet.
1° les conclusions du Parlement UE, très timides. ( débats 13 & 14 février prochains).
2° En CH le cas Abou Omar (2003). Notre Conseil fédéral ne semble pas fournir les éléments qu’il possède au Ministère public de la Confédération. Nous sommes tous à la botte US. Rossy H.
8 mai 2007 à 13:26
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Il s’agit plus ou moins d’un VUP (=very unimportant problem) . Dans ce domaine on pourrait même être « liberiste »!
8 mai 2007 à 13:46
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Une lentedégradation
En 1978/79, Jimmy Carter décide la dérégulation des tarifs aux USA. L’Europe suivra avec plus ou moins de bonheur. Le refus de l’EEE, mais surtout l’abandon d’Alcazar ont amené la chute de Swissair. Il est évident que le CA et le CD étaient au courant du désastre en devenir. Et les syndicats maison, pendant ce temps, que faisaient-ils? Reste à analyser si 2 milliards investis pour sauver une partie des emplois étaient justifiés. Je vous renvoie à une excellente synthèse dans l’Hebdo no. 2 du 11 janvier 2007.
8 mai 2007 à 13:52
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« Le débat judiciaire a exclusivement pour but de déterminer d’éventuelles responsabilités pénales. Une cour de justice n’est pas une thérapeute de groupe, surtout si on souhaite qu’elle fasse son travail dans la sérénité. » Très contente de lire cette phrase. Et si dépitée que la plupart des médias ignorent ou fassent mine d’ignorer cette évidence…
8 mai 2007 à 14:03
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Dans le numéro 1719 (2 février) de Domaine Public (DP), sous le titre «Chômeurs, rentiers AI et assistés sociaux: statistiques comparées», un article de Messieurs Marco et Dulac propose «une image inédite de la précarité en Suisse». Ce travail de journaliste propose, à première vue, une synthèse intéressante obtenue par une méthode simple et séduisante. En résumé, faire la somme des chômeurs, des rentiers AI et des bénéficiaires de l’aide sociale, calculer un taux en fonction de la population résidante et baptiser cela «taux de précarité».
Cet article suggère quelques remarques :
- Les données utilisées datent de 2005 et pour atteindre 80 000 «précaires» dans le canton de Vaud, par exemple, il faut tenir compte, en plus des rentiers AI, des bénéficiaires de ren-tes complémentaires de l’AI (15 000). Croire que tous les bénéficiaires de l’AI sont dans une situation économique précaire est abusif, notamment les personnes victimes d’un handicap congénital.
- Estimer que tous les chômeurs sont dans une situation précaire – certains se trouvent dans une situation malgré tout bien plus confortable que les personnes à l’aide sociale – est un parti pris discutable; de plus, la situation d’une vendeuse, active, qui élève seule un enfant est nettement plus précaire, et pour longtemps, que celle d’un ingénieur au chômage quelques mois.
- Quelques individus peuvent à la fois se retrouver dans deux catégories envisagées, ce qui génère des doubles comptages: on peut bénéficier de l’aide sociale et de prestations de l’assurance chômage.
- Ignorer les bénéficiaires de prestations complémentaires à l’AVS, alors que l’on divise par la population résidante qui comprend les personnes âgées de 65 ans et plus, n’est peut-être pas une très bonne idée. On sait que l’on trouve des personnes en situation précaire parmi les personnes âgées.
- Envisager d’utiliser la population active comme dénominateur pour faire doubler le taux de précarité est un choix discutable; la population potentiellement active (15-65 ans) serait sans doute une option plus adéquate car elle comprendrait au moins les personnes concernées.
- Produire des résultats avec une précision de deux décimales permet d’établir un classement entre cantons mais est de l’ordre du fétichisme arithmétique.
- Les pistes d’explications esquissées ignorent la structure d’âge des cantons.
- Le mélange de populations aux bénéfices d’un régime d’assistance (aide sociale) et d’assurance (LACI-AI) ne contribue pas à clarifier le concept de précarité retenu ici et même si l’article ne parle pas de pauvreté, le flou subsiste.
- L’article ignore, et ne mentionne même pas pour mémoire, la situation des travailleurs pauvres qui vivent la précarité en dehors de toute aide.
En résumé, la démarche de cet article est certes inédite, mais aussi est surtout lacunaire et simpliste; ce genre d’exercice ne fait pas dans la dentelle: on utilise de grandes catégories disparates pour «démontrer»! En général, les articles de DP sont mieux documentés et nous sommes étonnés qu’un tel article puisse y être publié.
Statistique Vaud – SCRIS Yves Ammann et Jean Campiche
8 mai 2007 à 16:40
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Songes et mensonges contre la caisse unique
Très intéressante réaction à la votation, merci. Sur un plan plus modeste, on peut espérer que le projet d’une caisse unique reviendra sur le tapis et que les opposants mentiront avec moins de succès. Mensonges? Il suffit pour s’en convaincre d’imaginer la situation inverse: si la Suisse avait une seule caisse maladie et si un groupe de citoyens proposait de les remplacer par 80 – 90 institutions ayant chacune leur administration et leurs spécialistes de la lutte contre la fraude («c’est plus avantageux!»), ce serait tellement absurde que ça ne ferait même pas rire.
8 mai 2007 à 16:45
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Vaut-il la peine de continuer de se battre sur ce sujet?
André Gavillet est trop gentil quand il conclut que les deux parties souhaitent plus de transparence. Ne nous leurrons pas, si les caisses d’assurances se sont si bien battues pour le maintien de la situation actuelle, c’est qu’elles en tirent des bénéfices. Pour elles, le risque est nul, puisqu’il leur est accordé d’adapter les tarifs vers la hausse si elle ne gagnent pas assez et qu’il leur est possible de masquer des gains supérieurs à ceux prévus. La décision du peuple suisse montre que la thèse « la situation de concurrence potentielle fait baisser les prix » est une croyance très répandue. Malheureusement, lui opposer des faits contraire, c’est se placer sur le plan de l’analyse rationnelle et cela n’a jamais bien fonctionné dans les décisions politiques.
8 mai 2007 à 16:48
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Article intéressant. Et fameuse, la réaction de Placide! Elle dit mieux que beaucoup de discours la difficulté de changer de pratique.
8 mai 2007 à 16:53
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Ne pas se tromper de médicament
Dans certains cantons alémaniques, le médecin peut vendre directement aux patients les médicaments qu’il a prescrit. Cette pratique n’est pas acceptable, pas plus que les ristournes versées par les grossistes en médicaments aux médecins qui leur adressent directement leurs ordonnances. Même s’il n’est pas question de soupçonner l’ensemble de la corporation de cupidité, il y a là très clairement conflit possible entre l’intérêt financier du médecin et sa libre appréciation thérapeutique.
Où je ne suis plus Anne-Catherine Ménétrey, c’est lorsqu’elle s’attaque sans nuance au principe même de la vente des médicaments par correspondance. Ce mode de distribution – Mme Ménétrey ne le mentionne pas – permet une économie substantielle pour le patient et les assurances. Par ailleurs, en quoi accroîtrait-il le danger pour la santé et le gaspillage? Sur chaque emballage, qu’il soit acheté à la pharmacie ou envoyé par la poste, figure la posologie prescrite par le médecin.
Avant de légiférer dans la précipitation et sous le coup de l’émotion, les députés feraient bien d’analyser soigneusement les avantages et inconvénients réels de la livraison des médicaments à domicile. Ou s’agit-il simplement de protéger le monopole des pharmaciens – dont la densité dans les villes dépasse largement le besoin – et le prix imposé par les industries pharmaceutiques?
8 mai 2007 à 16:57
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Baisser le prix des médicaments ou diversifier ses revenus?
Pourquoi ce commerce est-il condamnable pour un médecin et pas un pharmacien? La ristourne accordée au médecin qui vend le médicament ne correspond-elle pas à la marge, ou une partie de la marge, accordée au pharmacien? Cela s’appelle de la vente en direct et obéit au slogan « Supprimer les intermédiaires ».
Bien sûr, dans une perspective de contrôle des coûts de la santé, le rabais devrait faire baisser le prix de vente du médicament et profiter au patient, plutôt que permettre au médecin de diversifier ses sources de revenus.
8 mai 2007 à 17:03
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Pourquoi tant de réserve, une fois de plus au sujet de l’initiative? Elle aurait selon vous un avantage, non d’être adoptée, mais de permettre plus de transparence dans le système actuel.
8 mai 2007 à 17:05
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Vous voyez des réserves là où il n’y en a pas. Les réserves ne sont que chez les assureurs et il faut les dissoudre. Plaisanterie mis à part, comme le soulignent Jean-Daniel Delley et André Gavillet dans leurs papiers récents, si l’initiative est adoptée, il faudra réviser la LAMal. Ce ne sera pas une mince affaire vu les divergences quant au financement (mis en évidence par ces deux articles) et quant au statut de la future caisse unique (établissement de droit public ? fusion des assureurs actuels ? etc). L’initiative laisse à ce sujet un bon nombre de questions ouvertes. Même en cas de oui, tout ne changera pas le 11 mars mais bien plus tard…
8 mai 2007 à 17:08
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Et les acquis complémentaires, que deviennent-ils avec une caisse unique?
9 mai 2007 à 11:13
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Finalement, ce fut Malte et pas la Corse…. Mais le billet de Robert Solé dans Le Monde permet de poursuivre la métaphore!
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-907309,0.html
ou http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-907309,0.html
14 mai 2007 à 10:46
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Suis d’accord sur le fond de votre article.
Mais sur la forme plusieurs remarques: il est stupide de recourir à des appellations anglo-saxonnes comme « speedy-dating » qui n’ajoutent rien sinon de la confusion.
Au lieu de « quand le gâteau cesse de grandir ou seulement modestement » il fallait écrire: « quand le gâteau cesse de grandir ou le fait seulement modestement ».
Péjorer est un mot qui n’existe pas…
Au lieu de » préférant faire la preuve de son intransigeance que négocier », il faut écrire: « préférant faire la peuve de son intransigeance plutôt que négocier ».
Le respect de la langue française, c’est aussi le respect des lecteurs…
14 mai 2007 à 14:56
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voir ma réaction à l’article de Alex Dépraz ci-après
14 mai 2007 à 16:01
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Merci de nous lire attentivement! C’est vrai qu’en l’occurrence la relecture collective a laissé à désirer; le « speedy dating » n’est pour sa part pas dû à l’auteur mais à l’édition finale.
14 mai 2007 à 18:31
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Votre proposition de déclaration d’impôts incitant les femmes à entrer dans le marché du travail, est logique, raisonnable et me paraît devoir être efficace…
Le genre de proposition difficile à faire passer dans le monde politique, mais il faut essayer!
16 mai 2007 à 0:08
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Approuvé.
C’est simple, ne pas réélire notre Le Pen helvétique qui a fait sortir de l’ombre tout le racisme et la haine dont nous sommes capables.
Les parlementaires en auront-ils le courage?
24 mai 2007 à 19:50
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pendant les négociations entre la suisse et l’union européenne à propos de la fiscalité cantonale la suisse avoir à l’esprit le statut de la neutralité et le souvenir de guillaume tell car la suisse est, en réalité, un dinosaure financier et non pas un hérisson géographique ou politique.Ce n’est pas le nombre qui compte(1contre27) mais c’est la ruse et la stratégie.
25 mai 2007 à 8:08
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Intéressante révélation, bien expliquée. La défense de la démocratie est un combat de tous les jours. RL
25 mai 2007 à 8:17
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Bravo ! Voilà une analyse sévère et concise. C’est à partir de ça qu’on peut construire ou améliorer. R.L.
28 mai 2007 à 17:30
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Vous avez une drôle de façon de retourner les faits. Ce n’est pas Unia qui a dénoncé la CCT, mais bien la SSE. En outre, le ton adopté par les patrons (« si Unia n’accepte pas toutes nos conditions, nous maintiendrons notre décision de dénoncer la CCT ») montre que ces derniers ne souhaitent pas la conserver, mais bien imposer intégralement leurs vues.
26 mai 2007 à 17:26
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Bonjour,
votre article ne paraît pas très inquiétant, et pourtant…
Il aurait fallu donner les chiffres pour se rendre compte. Et aussi dire comment la presse se délecte de ces nouvelles, elles augmentent les ventes.
Il y a encore eu la réaction au rapport de M. Doudou Diène, un Africain qui a osé critiquer la Suisse. On ne craint pas de s’attaquer très haut, à un délégué de l’ONU.
Et surtout, quelles sont les armes contre ces actes ou paroles choquants?
Merci de continuer à informer.
28 mai 2007 à 11:42
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C’est marrant, votre conclusion ne va pas du tout avec le texte qui la précède.
Vous l’aviez d’ailleurs relevé, les partenaires sociaux ont réclamé trop, une fois encore, alors qu’is s’agissait de la CCT à ne pas compromettre…
Or, par orgueil, aveuglement et calculs politiques UNIA a réussi l’expoit de faire capoter LA CCT qu’il ne fallait surtout pas… maintenant, l’ensemble de la branche va en subir les conséquences…
bravo UNIA !!
28 mai 2007 à 23:39
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Et l’écrit aussi.
A quand un référendum demandant l’abolition des mots d’ordre du Conseil fédéral lors de votations? On ne compte pas le nombre de citoyens qui votent comme la position officielle des 7 Sages par « obéissance patriotique » ou par méconnaissance totale des dossiers.
4 juin 2007 à 15:57
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Simplement rappeler que sur le plan cantonal, les Parti socialiste genevois laisse la liberté de vote sur les transferts d’actifs de SIG, de l’Aéroport et des TPG.
Ce qui veut bien dire qu’il y a débat au sein du parti à la rose pour savoir si ce transfert est un simple changement technique ou un premier pas vers le bradage.
Reste aussi que toutes les ouvertures et libéralisation du marché en Europe ont toujours commencé derrière ce type de « jargon comptable ».
5 juin 2007 à 22:36
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merci de votre article. C’est une évidence qu’il ne faut pas laisser passer une telle décision scandaleuse. Si la présidente avait été un homme, et UDC de surcroit, on n’aurait pas fait de difficultés.
Comment faut-il faire pour que cette manifestation ait lieu? pourriez-vous publier les noms des cantons qui ont décidé de participer à son financement? et lancer une pétition pour les autres cantons?
7 juin 2007 à 8:51
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Mme Calmy-Rey est la nouvelle Jeanne d’Arc, luttant presque seule pour bouter les néonazis hors de Suisse. La gauche unanime monte au front car l’extrême-droite est à deux doigts de conquérir le pays, en effet, les crânes rasés empêchent la liberté d’expression et créent des zones de non-droit dans notre pays. Alors, vrais démocrates et amis de la liberté, tous aux barricades ! Libertad ! No Pasaran ! … et trois ratons laveurs !
On croit rêver ! Les quelque 1200 extrémistes de droite ont commis environ 65 actes de violence en 2006… contre 148 pour l’extrême gauche (rapport Fedpol sécurité intérieure) !
Notre présidente est membre d’un parti dont l’idéologie est basée sur les postulats de l’égalitarisme, de l’internationalisme, de l’universalisme et du relativisme… Quel rapport peut-elle bien avoir avec la Patrie et la Nation? Une nation, c’est un groupe humain auquel on suppose une origine commune ou qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun; la patrie, à la base, c’est la terre de ses pères.
La gauche se bat depuis des années pour supprimer nos frontières, faire venir des migrants du monde entier et leur donner le droit de vote et la nationalité suisse le plus rapidement possible. La conséquence en est un changement dans la composition de la population: les habitants ont des origines, une histoire et une culture de plus en plus différentes, donc une perception de la vie et du monde de plus en plus différente… Où se trouve alors l’unité du peuple? Nous ne vivons plus en commun, mais les uns à côté des autres. De plus, la gauche voudrait déléguer notre souveraineté à l’Union européenne. Et elle ose venir faire des leçons de patriotisme ?
La gauche exige la liberté d’expression pour elle, mais la refuse à ceux qui n’ont pas ses postulats, elle rejette toute violence commise au nom de l’inégalité, mais l’absout lorsqu’elle est commise au nom de l’égalité.
Bernard Erlicz
Av. du Général-Guisan 34
1700 Fribourg
11 juin 2007 à 21:15
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L’article passe un peu à côté du vrai dilemme. Ce n’est pas la meilleure connaissance des dossiers ou la meilleure défense de son canton qui représente l’intérêt public à un double mandat, mais la réunion en une seule personne d’un double regard simultané (cantonal, voire communal, et fédéral) sur les problèmes, permettant de tenter in concreto de pondérerles positions de différents niveaux politiques, offrant aussi une capacité de mieux faire circuler les flux d’information entre eux.
A cet intérêt s’opposent certes celui d’éviter les risques de surcharge, mais aussi de conflits de loyauté entre les obligations attachées aux deux fonctions en cause. C’est à bon escient que la Constitution vaudoise proscrit tout charge parlementaire pour les conseillers d’Etat vaudois, tant cette tâche-ci est lourde; en ce qui concerne les conseillers d’Etat genevois, le cas de Mme Brunschwig Graf tendrait à montrer que le cumul n’est possible que pendant une période limitée et cela pourrait se confirmer si M. Cramer est élu à la chambre haute; enfin il est vraisemblable qu’on jugera sur pièces si M. Brélaz arrive à bien jongler en 2008 comme y parvint en 1990 Mme Jaggi.
Pas de solution formatée, à mes yeux, avant l’épreuve du feu, si l’on me passe cette métaphore guerrière.
11 juin 2007 à 23:06
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Bonjour,
Je suis surpris de lire dans votre article que cette initiative placerait la Suisse comme un « cavalier seul », faisant mine de premier de classe, peut-etre.
L’Europe a fait une conference de presse le 10 janvier 2007 a Brussel dont je cite un paragraphe ci-dessous, et qui contredit votre article:
« The European Commission today proposes a comprehensive package of measures to establish a new Energy Policy for Europe to combat climate change and boost the EU’s energy security and competitiveness. The package of proposals set a series of ambitious targets on greenhouse gas emissions and renewable energy and aim to create a true internal market for energy and strengthen effective regulation. The Commission believes that when an international agreement is reached on the post-2012 framework this should lead to a 30% cut in emissions from developed countries by 2020. To further underline its commitment the Commission proposes that the European Union commits now to cut greenhouse gas emissions by at least 20% by 2020, in particular through energy measures. »
Le texte integral se trouve a cette adresse sous « Press Release » dans toutes les langues.
Je releve aussi une bizarrerie dans votre troisieme paragraphe: « L’exemple des filtres a particules est eloquent… » semble introduire un exemple « eloquent » ou la Suisse a fait cavalier seul, pour finalement reveler que son agenda a ete change de tout juste une annee. Pour moi cet exemple n’a rien d’eloquent. Un changement d’agenda d’une annee est plutot insignifiant.
Par contre ce qui n’est pas insignifiant et que vous ne mentionnez pas dans votre article, c’est de mettre en route un debat public sain en Suisse sur les objectifs post-Kyoto. Et cette initiative est des plus necessaire dans ce sens.
14 juin 2007 à 14:16
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Voilà pour le nouveau cadre juridique. Mais qu’en est-il des aspects techniques?
De ce point de vue, je suppose que le problème reste entier: on peut toujours copier et pirater avec une ampleur qui permet sans doute difficilement à la justice de tout suivre?
Il me semble donc difficile d’évaluer la portée réelle de ce nouveau cadre juridique. Cela explique peut-être le manque d’enthousiasme de certains…
14 juin 2007 à 18:28
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@ P-GBieri:
La licence CC ne vise certes pas à lutter contre la piraterie des droits commerciaux réservés, mais vous avez raison: de surcroît elle peut elle-même être tout aussi facilement violée (par un internaute ne se conformant pas aux limitations stipulées par l’auteur). Comme pour les affaires commerciales qui défraient parfois la chronique, une action en justice serait possible (peut-être y a-t-il eu des cas aux Etats-Unis?).
Mais il faut bien reconnaître que la protection de ces droits n’est pas le but premier du mouvement autour de Creative Commons, qui vise au contraire à encourager une économie du don, de la collaboration et du partage (ce qui n’empêche pas de rappeler les valeurs morales et de discipline collective qui la sous-tendent) au lieu de la rétention et de la commercialisation (avec ses valeurs matérialistes et égoïstes)… mais je m’égare!
15 juin 2007 à 0:26
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Je pense que les licences creative commons sont là surtout dans un souci d’exemplarité: montrer que la créativité et la liberté sur la toile ne sont pas synonymes d’anarchie, mais que des règles nouvelles de fonctionnement sont possibles… même si elles sont encore violées trop souvent!
18 juin 2007 à 20:57
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J’aime bien l’idée selon laquelle l’Etat fixe des cibles et un calendrier au secteur privé plutôt que d’imposer des solutions techniques. Dans le cas des émissions polluantes des véhicules, cette stratégie a apporté des résultats plutôt probants. Tellement probants d’ailleurs que les réponses de l’industrie arrivaient généralement avant l’échéance fatidique fixée dans la « road map » de l’Union européenne. C’est ainsi que l’on sait très bien fabriquer des véhicules diesel avec filtre à particules efficace. J’ai donc été déçu par la décision du Conseil fédéral. Mais je peux aussi la comprendre dans la mesure où une décision dissidente pourrait crisper l’industrie et remettre en cause l’ensemble de cette politique incitative.
Chacun reste libre d’acheter un véhicule équipé d’un FAP: c’est tout bénéfice pour l’industrie (amortissement des investissements en R&D pour ceux qui y ont consenti), pour l’environnement et pour la santé de tous.
De même pour la réduction des émissions de CO2. Si l’on postule qu’il faudra bien réduire celles-ci de 30 ou 50%, les pays qui auront anticipé cette évolution en retireront un avantage comparatif (compétitivité, innovation, réduction des coûts de production, diminution de la facture énergétique) avant les autres. Avec en plus des avantages environnementaux et sociaux.
Bien sûr, les salons du Titanic sont confortables et le commandant n’a pas encore prononcé le sauve-qui-peut. Est-ce une raison suffisante pour renoncer à mettre une chaloupe à la mer?
20 juin 2007 à 8:23
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Les autorités fédérales, tétanisées par le camarade Blocher et ses séides, lâchent de plus en plus les intérêts du peuple suisse.
21 juin 2007 à 22:31
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L’huile de colza helvétique ne mérite pas une flambée de patriotisme de la part des consommateurs. Le label « Suisse garantie » camoufle un produit cultivé de manière traditionnelle, au sens péjoratif du terme. Dans les grandes surfaces, les huiles bio sont d’origine étrangère. Oui, la filière colza doit s’adapter et offrir une huile de qualité supérieure. Les consommateurs savent très bien faire la différence. Aujourd’hui hélas c’est au détriment de la production indigène.
24 juin 2007 à 19:40
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Le droit de vote à 16 ans…
Je me réjouis de la campagne dans le Canton de Vaud si il y a…
Je suis CONTRE cet abaissement, car dans le Pays de Vaud nous n’avons pas d’instructions civiques…
26 juin 2007 à 10:52
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Bon et salutaire coup de gueule Delley, mais un peu court (pour une fois).
J’aurais aimé des réflexions sur le bénéfice qu’en tirent les sauveurs du Grutli 2007, une perspective historique (c’est la première fois que cela arrive ?) et une info sur ce qu’en pense Calmy-Rey.
26 juin 2007 à 11:15
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D’après les partisans du droit de vote à 16 ans, les jeunes concernés sont assez matures pour donner leur avis sur des sujets tels que: entrée de la Suisse dans l’UE, suppression de l’armée, interdiction de la possession d’armes à feu, abaissement ou élévation de l’âge de la retraite, ouverture ou fermeture des frontières, augmentation ou baisse des impôts, envoi de troupes suisses à l’étranger, importations parallèles de médicaments, etc. …
Mais s’ils sont assez matures pour avoir le droit de vote et influer ainsi sur le résultat de votations importantes pour tout le pays, pourquoi ne pas leur donner aussi le droit de signer des contrats, de se marier, de contracter des petits crédits, etc.?
D’un côté on les juge assez intelligents et responsables pour décider de l’avenir d’un canton voire d’un pays, mais d’un autre, trop « bêtes » et irresponsables pour décider de leur propre avenir… Faudrait savoir, non?
27 juin 2007 à 0:37
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Je suggère que l’on construise un Casino sur le Grutli.
Le gardiennage et la sécurité seraient ainsi assurées et l’accès libre pour tout un chacun.
Cela constituerait aussi une attrayante métaphore de la Suisse en mutation.
D’un bon rendement pour la Confédération.
Et, de temps à autre, voire même en permanence, les cérémonies commémoratives pourraient s’y dérouler en bonne compagnie.
27 juin 2007 à 12:20
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Très bon résumé de cette lamentable « anecdote »politique. Espérons, tout de même que Micheline Calmy-Rey osera souligner l’amorce du dangereux engrenage , dans un temps où il est de si bon ton de faire l’éloge du consensus et du « main dans la main » entre économie et politique … Si la fiscalité semble un domaine réservé, la sécurité devrait l’être tout autant pour une Présidente de la Confédération socialiste…
2 juillet 2007 à 17:40
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M. Blocher devrait lire (en entier, sans trier ni choisir ce qui lui convient) le livre d’Olivier Guéniat, paru dans la collection Le Savoir suisse et intitulé La Délinquance des jeunes. Bien des idées reçues sont battues en brèche de manière à la fois scientifique et passionnante.
7 juillet 2007 à 2:49
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Tout ou presque est – malheureusement – juste dans cet article. Mais les non-UDC de gauche comme de droite, peinent à donner la réplique. De toute façon ils auront faux quoiqu’ils disent et fassent. Ou bien ils donneront l’impression de nier les problèmes des petites gens, de ne pas prendre en compte les perceptions de la base. Ce sera interprété comme le mépris typique de cette gauche caviar qui n’habite pas, elle, les quartiers difficiles. Bon, c’est peut-être plus flagrant en France. Mais il paraît qu’à Zurich, les gens d’un quartier de gauche demandaient à un magistrat de gauche que leurs enfants n’aillent pas dans une école qui a fini par n’être fréquentée que par les étrangers.
Ou bien on entre en matière, on pose effectivement les questions selon les catégories de pensée de l’UDC, qui est à ce moment-là vainqueur, mais la copie ne convainc pas comme l’original. Il faut qu’elle l’égale (loi sur les étrangers).
Une troisième voie se fait toujours attendre.
9 juillet 2007 à 22:29
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A 17 ans, je suis devenu devenu un inconditionnel du JdGGL. Après sa disparition, pendant 6 ans, j’ai versé 20.- à l’association des amis inconsolables, pour signifier ma reconnaissance et mon attachement à une institution que je croyais à tout jamais défunte. Mais, en 2005, le fondateur président des Amis fut dans le comité du Non au partenariat enregistré. Certes, cela pouvait passer pour une marque d’indépendance d’esprit et de refus du politiquement correct, mais c’était aussi s’acoquiner avec des gens dont l’esprit fondamentaliste n’était pas celui du Journal modèle de libéralisme. J’ai démissionné – peut-être que la nouvelle publication hebdomadaire me donnera tort.
16 juillet 2007 à 18:43
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En tant que responsable politique de l’informatique vaudoise, je mesure bien le chemin qui reste à parcourir sur la voie de la cyberadministration et les investissements qui s’y rattachent. Mais je ne désespère pas, car je mise prioritairement sur le modèle des logiciels libres, c’est-à-dire sur la mutualisation des développements. Peu ou prou, toutes les administrations publiques suisses fournissent les mêmes prestations et il paraît évident que si un canton développe une solution informatique, il en fasse profiter les autres. Même sans prononcer une seule fois le terme « open source », le message du Conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz au sujet de la stratégie de cyberadministration en Suisse condamne l’idée que « chaque canton réinvente la roue » et estime que « si un canton développe, tous doivent pouvoir en profiter ».
Vaud a tenté d’amorcer le mouvement en offrant sous licence open source divers logiciels qu’il avait développé (seul ou avec d’autres): diffusion de géodonnées sur http://www.geoplanet.vd.ch, télégestion de l’énergie dans les bâtiments sur http://www.tener.ch ou encore gestion intégrée des demandes de permis de construire sur http://www.camac.vd.ch . En outre et à la demande de notre canton, la Conférence suisse de l’informatique devrait adopter encore cet été une licence de type open source compatible avec le droit suisse pour faciliter la mutualisation des investissements dans ce domaine.
Je ne peux m’empêcher de signaler encore que la plate-forme CAMAC est probablement un des processus administratifs complexes et entièrement « dématérialisé » les plus aboutis. La saisie et la circulation des demandes (depuis le mandataire jusqu’aux services spécialisés de l’Etat) font partie d’un seul et même processus. Cerise sur le gâteau, ces données alimentent automatiquement le grand registre commun des bâtiments et des logements qui peut ainsi être tenu à jour pratiquement en temps réel.
Ainsi, ne pas tenir compte des prestations développées par les cantons (et les communes) est effectivement très réducteur.
20 juillet 2007 à 10:29
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L article laisse penser que Hans-Heinrich Brunner a fait du bon travail à l’Office fédéral de la santé publique et que Pascal Couchepin se vautre dans l’immobilisme. Simpliste! Brunner a tout de même soutenu les orientations du chef du DFI dans la grande révision de la Lamal et sur laquelle les chambres fédérales ont tant de peine à avancer et pour cause. Faut-il les rappeller? En quelques mots, il s’agit de mieux réguler le système de santé en laissant agir « la main invisible » et en misant sur les vertus de la concurrence. Comment? Un financement moniste (les assureurs deviennent les seuls interlocuteurs des fournisseurs de prestations), la suppression de l’obligation de contracter (les assureurs décident unilatéralement avec quels fournisseurs ils contractent et négocient les tarifs), des modèles alternatifs d’assurance. Le problème est que la concurence sur le « marché de la santé » n’a pas les même effets que sur celui de l’électroménager ou de l’automobile. Plus de concurence est synonyme d’accroissement du volume des prestations et donc des coûts globaux même si le prix des prestations continue de faire l’objet d’âpres négociationsentre assureurs et prestataires. La contention du prix des prestations (à supposer qu’elle soit possible) ne compense pas les effetsde l’accroissement de leur volume sur les coûts de la santé, eux-mêmes dopés par l’émergence et l’usage de nouvelles technologies (nouveaux médicaments, dispositifs médicaux, appareils diagnostics….). Brunner-Couchepin, même combat!
26 juillet 2007 à 8:06
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Je suis tout à fait d’accord avec la thèse de l’article. Il y a beaucoup de gens qui, à la place d’analiser une proposition, regardent tout simplement de quelle part elle vient… et qui depuis des disaine d’années soutiennent toujours les mèmes opinions sur tous les sujets sans s’apercevoir que le monde change rapidement. Et encore pire, ils sont disposer à fausser les données pour soutenir leur thèses, notamment sur la délinquence des jeunes étrangers.
Si on analise rationnelement la réalité, on constate que les problèmes complexes nécessitent normalement de mésures de différent types pour être resolus.
31 juillet 2007 à 17:51
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Mouais, ça ne m’a pas l’air d’être encore totalement au point… Et pourtant on en parlait déjà à la fin des années 70 quand je faisais ma licence en droit. Un soir de délire avec un ami, nous avions retenu la proposition suivante: le couple doit se mettre d’accord sur un nom tiers au moment du mariage!
En tout cas le droit anglo-saxon ne fait pas autant d’histoire: le nom est une affaire privée, on en change facilement, par simple enregistrement d’un acte unilatéral.
31 juillet 2007 à 21:16
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Après avoir lu le dépliant de l’UDC, et admiré son illustration, j’ai fait un drôle de rêve. Je vous le fais partager…
4 août 2007 à 18:11
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Ils mentent, ils nous servent des slogans simplificateurs, ils flattent la bêtise et on baisse les bras.
Il faut être plus fins, rectifier, rectifier et retourner leurs slogans.
Sans trop leur faire de publicité! Est-ce si difficile?
Il circule en ce moment une réponse à leur tout-ménage, vous l’avez probablement déjà vue, mais je l’envoie avec plaisir à DP.
Merci pour vos analyses intelligentes, à nous de les utiliser.
4 août 2007 à 19:04
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Pas de souci, c’était sur le site de DP dès le 30 juillet!
6 août 2007 à 1:43
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C’est exactement pour bénéficier de ce genre de détournement que le FN français crache sur les conseils de quartier et veut des référendums d’initiative populaire
romainblachier.typepad.fr
6 août 2007 à 11:40
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Le système espagnol me paraît aussi intéressant. En Espagne chacun a deux noms de famille, l’un hérité du père l’autre de la mère. Lors du mariage rien ne change, chacun garde ses deux noms. Les enfants recevront le premier nom du père et le premier nom de la mère, dans l’ordre choisit par les parents. Si on a plus qu’un enfant l’ordre des noms peut changer de l’un a l’autre si les parents le désirent. Exemple virtuel : si Mme Ana Pérez Galdós épouse M. Felipe García Márquez, ils continueront à s’appeler Pérez Galdós et respectivement García Márquez. Les noms de famille de leurs enfants seront Pérez García ou García Pérez.
6 août 2007 à 23:44
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J’approuve totalement les propos de cet article. Cette lucidité est trop rare et on a en effet l’impression que l’attitude anti-démocratique et anti-institutionnelle de l’UDC est en passe de se banaliser dangereusement.
Il y a tout de même quelque chose qu’on pourrait faire, ce serait de mettre quelque peu la pression sur les partis (PDC, PRD, PS) qui s’apprêtent à cohabiter avec Christoph Blocher et à l’accepter comme président de la Confédération en 2009…
Pourquoi ne pas lancer une petite campagne sous forme d’une liste signée par toute une série de personnalités (et/ou de simples citoyens) déclarant s’engager à ne plus voter pendant 5 ans pour des candidats des partis qui accepteraient de gouverner dans ces conditions?
Domaine Public, connu pour son attachement à la démocratie,serait une plateforme idéale pour lancer une opération de ce type…
7 août 2007 à 1:12
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Votre article d’Andreas Gross m’a bien intéressé, il est très stimulant pour la réflexion. J’ai honte de ne pas connaître ces définitions d’Arendt et Habermas.
Par ailleurs, vous sous-entendez, n’est-ce pas, que l’UDC fonctionne davantage avec des « réunions mensuelles ». Qu’elle donne plus que les autres l’impression qu’un parti est producteur de pouvoir. Ça semble presque être trop tard pour le PS, mais on sait que dans ce domaine il y a une réversibilité.
En vous lisant, je sens une intelligence qui me réconcilie avec la gauche qui a quand même vocation d’être les intellectuels de service (public) au sens noble du terme.
7 août 2007 à 8:50
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Merci à André Gavillet pour ses analyses et prises de position toujours très claires.
Dany: en admettant que ce boycott fonctionne, quel parti gouvernemental retirerait tout le bénéfice de ces abstentions dans 5 ans?!….Mais l’idée d’une pétition électronique (à tous les membres non UDC du CN et du CdE?) lancée par DP serait à creuser. S’engager aussi « sur la rue » pour ces élections et contre l’UDC en général reste indispensable. Au boulot, le temps presse!
7 août 2007 à 13:56
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Que de commentaires offusqués sur l’affiche de l’UDC pour son initiative surnommée «du mouton noir»… Racisme, xénophobie, haine de la différence, totalitarisme… Le mouton noir de l’affiche est bien entendu un noir-africain, ou en tout cas une pauvre victime, qui a comme seul tort d’être étrangère, et qui est chassée par un méchant mouton suisse pour cette unique raison.
Je rappellerai juste que l’expression «mouton noir» signifie «personne qui fait honte à sa famille ou à son groupe», et que traiter une personne de «mouton», c’est dire qu’elle est crédule et passive, donc facile à berner et à diriger… Sur cette affiche, un mouton se réveille enfin pour chasser celui qui lui fait honte! Nul racisme là-dedans, le mouton réveillé peut parfaitement représenter un étranger établi en Suisse, même de couleur.
Exclure l’UDC du gouvernement; renvoyer les feuilles de signatures sans les signer; taguer ou déchirer ses affiches; pratiquer le «reductio ad hitlerum»… Quelle belle leçon de démocratie! En somme, pour la gauche, la démocratie, c’est «ceux qui sont d’accord avec moi, à ma gauche, ceux qui ne le sont pas s’alignent contre le mur!». Que disait Rosa Luxemburg déjà? «La liberté, c’est toujours la liberté de celui qui pense différemment».
La Gauche n’aime pas entendre dire que l’immigration incontrôlée cause des problèmes, et que lorsque tout se vaut (culture, religion, tradition), plus rien n’a de valeur… C’est son droit le plus strict de ne pas être d’accord, ça ne l’est pas d’interdire à d’autres personnes de le penser et de le dire! Nos chantres de la liberté oublient donc (quand ça les arrange) ce que disait George Orwell: «Parler de liberté n’a de sens qu’à la condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre».
Elle est contre la privatisation mais pour l’UE, qui l’impose, elle est pour les ouvriers, mais aide le patronat en ouvrant tout grand les frontières. La Gauche est schizophrène… rien de nouveau sous le soleil!
8 août 2007 à 15:09
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Puisque la question du nom à donner aux enfants est somme toute arbitraire, et puisque il faut éviter de « favoriser » le nom des mâles, par souci d’égalité, pourquoi ne pas décider ce qui suit? Les filles portent le nom de famille de leur mère, les garçons le nom de famille de leur père. En tout cas, les doubles noms ne simplifient pas les choses…
8 août 2007 à 19:04
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Tout à fait d’accord. Quant à l’affiche de l’UDC, qui joue toujours sur des oppositions simplistes, il se trouve qu’elle est déclinée en deux versions: une soft et une hard, la dernière laissant découvrir un mouton qui a reçu un coup de couteau… C’est fin.
http://lelivredezog.blogspot.com/
8 août 2007 à 20:17
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Ravie d’avoir découvert, à la lecture de la réaction « Plus simple » du 08.08.07, que je n’étais pas seule à imaginer cette solution, que je croyais farfelue… Mais alors, quelle suite y donner si l’on se réfère aux propos tenus par Andreas Gross (01 août 2007) préconisant le retour à la conception républicaine de la politique définie par Hannah Arendt et Jürgen Habermas?
9 août 2007 à 9:28
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@Ariane et jji: tout est imaginable. Mais, dans un nombre croissant de cas, le père juridique n’est pas connu au moment de la naissance. Quel nom donner au fils? Pour participer activement, chaque citoyen peut répondre directement à la consultation. C’est un des charmes de notre démocratie.
@François: le libre choix est à mon avis l’alternative avec l’immutabilité. Est-on encore identifié ou identifiable par son nom ou par un numéro unique, voire une puce électronique?!
9 août 2007 à 15:12
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Si le père juridique n’est pas connu à la naissance, pourquoi ne pas donner alors au fils le nom de la mère, comme cela se fait actuellement en cas de concubinage?
13 août 2007 à 23:18
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Les petits cantons, de plus en plus fortement sur-représentés avec l’évolution de la démographie que vous soulignez, bénéficient ici apparemment d’un pouvoir supplémentaire, c’est du moins ce qui se dit d’habitude.
Or, l’élection des sénateurs a lieu pour la grande majorité des cantons en même temps que celle du conseil national, les candidats sont élus avant tout grace à leur parti, et ce sont des stratégies de partis qui dominent la plupart du temps les débats (même s’il y a de notables exceptions).
Le Conseil des Etats a toujours été, en réalité,un outil au service des radicaux et des démocrates-chrétiens (l’UDC désormais ?). Donc, structurellement encore plus à droite !
Les socialistes sont cantonnés à rôle très minoritaires et les verts restent pour l’instant dehors. C’est un tiers de l’électorat qui sert de décoration…
La solution des villes pourrait apparaître séduisante, en effet. Mais vous soulignez les difficultés quasi-insurmontables qu’affrontera cette proposition. Un autre angle d’attaque existe aussi, en nous inspirant de l’exemple allemand :
- les Conseillers d’Etat pourraient être élus lors des élections cantonales, en rapport avec des problématiques avant tout cantonales.
-
le Conseil d’Etat pourrait avoir des compétences légèrement différentes du Conseil national, en intervenant sur les questions ayant trait au fédéralisme et aux équilibres entre cantons.
En effet, si l’égalité de sièges entre cantons se justifie pour discuter de la péréquation financière, par exemple, il me semble peu démocratique de donner tant de poids aux petits cantons lorsqu’il s’agit de décider de la loi sur l’AVS ou sur le chômage….
Cela permettrait de donner réellement un rôle de chambre des cantons au C.E. plutôt que cette chambre dont l’élection n’est pas démocratiquement équitable…
14 août 2007 à 10:27
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Il s’agit d’une proposition très intelligente qui pourrait revaloriser le rôle du Conseil des Etats.
Bien sur c’est une reforme qui est difficile à faire passer -de toute facon il lui faut la majourité des cantons- .
Néanmoins elle peut obtenir l’appuis des politiciens des villes de tous les partis, sauf de ceux de l’UDC .
14 août 2007 à 11:01
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A force de mythifier la Suisse rurale, on a oublié qu’entre 1815 et 1848, trois cantons comprenant une grande ville – Berne, Zurich et Lucerne – se sont partagés la présidence de la Diète et l’exercice du pouvoir confédéral!
@Dani: Ce que vous proposez est une modification profonde du système bicaméral. Au fond, un passage du modèle américain (en vigueur en Suisse) au modèle allemand où le Bundesrat n’a pas les mêmes compétences que le Budestag. Je me permets de vous renvoyer à un précédent article de DP. Personnellement, je suis plutôt favorable à une réforme de l’élection du Conseil national, où le système n’exige absolument pas que le canton soit la circonscription électorale.
14 août 2007 à 18:45
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D’accord.
14 août 2007 à 20:42
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Giorgio Zürcher a raison d’oberver que la réforme du Conseil des Etats ne sera ni facile, ni rapide. Peut-être qu’il faudra, selon la méthode usuelle du compromis helvétique, procéder par empilement plutôt que par choix. Dans cette perspective, il conviendrait de se tourner vers Strasbourg, plus précisément vers le Conseil de l’Europe. Cette vénérable institution, dont la Suisse fait partie depuis plus de 40 ans, s’est donné en 1957 un Congrès des pouvoirs locaux et régionaux d’Europe (CPLRE), qui comprend deux chambres: la première rassemble dès l’origine les pouvoirs locaux, la deuxième a été créée en 1994 pour réunir les pouvoirs régionaux. La délégation suisse au CPLRE comprend 12 personnes, soit 6 représentants des communes et/ou villes siégeant dans la première chambre et 6 représentants des gouvernements cantonaux siégeant parmi les délégués des régions des 45 autres pays membres. Cette forme de bicaméralisme pourrait inspirer les architectes des institutions suisses qui voudraient avoir de meilleures chances de construire un système permettant une meilleure représentation des villes et des communes, à l’échelon du pays, sans passer par l’intermédiaire traditionnellement obligé des cantons.
19 août 2007 à 22:00
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Si ces pseudo innovations sont inutiles, pourquoi l’Inde tient-elle tellement à pouvoir les copier sans délai et sans frais pourquoi Ruth Dreifuss soutient-elle ceci?
21 août 2007 à 1:53
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@Alex :
Oui, j’ai osé…. : modification profonde….
Je crois qu’on devrait parfois oser renoncer à l’autocensure et oser dire clairement là où le bât blesse, même si cela peut gêner des stratégies à court terme.
Oser dire que le Conseil des Etats dans l’Etat actuel ne garantit pas la démocratie.
Oser proposer de réelles réformes et non des réformettes.
D’accord avec votre proposition concernant le national. C’est très pertinent. Mais cela reste une réformette, ou presque…
J’ai régulièrement l’impression que certaines questions dérangent trop, même à gauche, et qu’on préfère les laisser sous le lit. Dommage, cela facilite les retraits….
Personnellement, j’ai renoncé à mon engagement politique : des mois d’efforts pour déplacer une virgule, et une gauche décevante car incapable de proposer, préférant réagir. On obtient malheureusement plus de résultats en dehors du système politique, aujourd’hui…
21 août 2007 à 9:09
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Dans Le Temps de ce 22 août, Denis Masmejan attribue l’échec vraisemblable du projet d’abrogation de la Lex Koller à la récente volte-face de l’UDC. Le parti de Christoph Blocher rejette désormais une proposition émanant de son Département de Justice et Police pour la plus mauvaise et infondée raison: la présence du terme « personnes à l’étranger ».
Il faut savoir que sont ainsi visés les seuls étrangers domiciliés à l’étranger ou en Suisse (sauf s’ils sont ressortissants d’un pays membres de l’UE ou de l’AELE et n’ont pas le droit de s’établir en Suisse) ainsi que les sociétés ayant leur siège à l’étranger ou en Suisse (seulement si des « personnes à l’étranger » en détiennent plus de 30% du capital).
Le maintien de la lex Koller se justifie en revanche pleinement pour des motifs d’aménagement du territoire et de lutte contre la prolifération de résidences secondaires sous-occupées. Mais l’UDC n’en a cure. D’où l’importance d’une forte position (rose)-verte pour une utilisation économe du sol et la protection du paysage.
21 août 2007 à 9:21
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Toujours attristant – mais pas forcément incompréhensible – de rencontrer d’irrémédiables déçus de la politique.
Ceci dit, la réaction de Dani me semble concerner plutôt l’article d’André Gavillet, intitulé Démocratie et fédéralisme, présentant « l’intelligente réformette » de la proportionnelle intégrale pour l’élection du Conseil national, chambre d’un peuple actuellement découpé en 26 circonscriptions, avec député de base et population fort inégale en nombre, si bien qu’un élu zurichois « vaut » près de vingt fois plus de suffrages que son collègue appenzellois (des Rhodes-Intérieures), obwaldien ou uranais.
21 août 2007 à 13:06
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Rassurez-vous, je ne suis probablement pas un déçu à jamais….. En vieillissant, je vais certainement ralentir et mon rythme va finir par mieux s’accomoder …..;-)
En fait, ma réaction était une réaction à la réaction d’Alex à ma réaction à votre article…..on s’y perd….
Je viens de lire l’article d’André Gavillet que vous citez et j’y souscrit totalement.
Mais je tenais à insister sur un point : la question du conseil des Etats est au moins aussi cruciale que celle du conseil national. Mais peut-être peut-on espérer que ces propositions (villes au C.E. et proportionnelle intégrale) permettraient d’agiter le bâton dans la fourmilière… Il est vrai qu’un national qui se retrouverait clairement en opposition avec le conseil des Etats amènerait probablement le débat que j’attends.
La proportionnelle intégrale se pratique aux Pays-Bas (sauf erreur de ma part) : ce serait un bon exemple à citer.
Au fond, une des questions clés sur les deux réformes évoquées : Notre système bicaméral a un siècle et demi. les équilibres démographiques d’alors ne sont plus du tout ceux q’aujourd’hui. La réforme se justifie par la géographie.
Peut-être que D.P. pourrait un jour publier un article qui chiffre ce changement démographique et son impact, ou son non-impact, sur notre système politique….
En tout cas, merci à D.P. d’exister et de faire vivre ces débats !!!
21 août 2007 à 14:05
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Il est salutaire de relever le problème d’équité posé par les « effets d’escalier » ou « de seuil » que l’on rencontre dans les cas où il y a de grands écarts numériques dans l’effectif des circonscriptions (puisque le nombre de députés se comptent en entiers positifs, il y aura nécessairement en tel cas des circonscriptions surreprésentées): le bicamérisme est indûment amplifié.
Mais pour résoudre le problème, la première solution qui vient à l’esprit serait simplement un découpage en circonscriptions homogènes et redéfinissables en fonction de l’évolution de la démographie (à la française, avec les risques de « gerrymandering » inhérents à la pratique) (solution qu’évoque « Alex » en réponse à l’article d’Y. Jaggi dont vous donnez le lien).
En quoi consisteraient les « techniques de calcul des votes » que vous évoquez et qui permettraient de garder le canton comme circonsciption?
Et, finalement, au sujet de l’évocation d’une chambre des villes, quel est le bénéfice théorique de l’introduction de la notion de « ville » au chapitre d’une proposition qui vise avant tout à rétablir le principe « une homme, une voix »? N’a-t-on pas mélangé deux problèmes différents?
21 août 2007 à 15:41
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En voilà une bonne idée, démocratique en diable… Exclure du pouvoir ceux qui ne sont pas d’accord avec ses postulats (en l’occurrence l’universalisme, l’égalitarisme et le relativisme).
Il ne resterait plus que des partis de gauche, appuyés par des partis du centre (les « vieux partis du centre, le PRD et le PDC »). On ne prendrait bien entendu pas les représentants de ces partis qui ont été « infectés » par la méchante UDC… On obtiendrait donc un joli gouvernement de centre gauche, bien mou sur son centre.
Bien sûr, la droite pourrait proposer de faire la même chose, mais dans l’autre direction… Former un gouvernement de concordance réduite en rassemblant l’UDC et le centre (PRD et PDC), mais sans les représentants infectés par le vilain PS ; ce qui ferait un joli gouvernement de centre droite, bien mou sur son centre.
Mais je présume que dans ce sens, ce serait beaucoup moins « démocratique »?
Amusant aussi cette façon de voir les choses: reléguer deux représentants d’un parti dans les départements les moins importants, c’est montrer son manque d’égard envers le collège, mais en éjecter deux autres du gouvernement, c’est sauver la collégialité.
A croire que pour certains, le multipartisme se résume à avoir le même parti, avec les mêmes postulats idéologiques et avec le même programme, sous quatre appellations différentes…
21 août 2007 à 21:56
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@ Bernard Erlicz
Vous confondez. Il ne s’agit pas d’exclure du pouvoir ceux qui ne sont pas d’accord avec nos postulats, mais ceux qui bafouent les règles de la concordance. A savoir ceux qui ne sont pas prêts à rechercher des solutions de compromis, à résoudre les problèmes auxquels la société est confrontée,mais qui au contraire exacerbent de manière systématique les conflits, stigmatisent des parties de la population dans le seul but de flatter un électorat déboussolé, attisent la haine. Ceux qui ne se reconnaissent pas dans les principes de la Constitution ( interdiction de l’arbitraire, indépendance de la justice notamment). Il n’y a là aucune tentative d’instaurer un parti unique.
22 août 2007 à 5:49
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Je souhaite uniquement répondre à Bernard, car pour une fois (et c’est rare) je vois un commentaire contre la gauche plus construit que ceux on l’on trouve trois mots, « gaucho », « étrangers » et « dangereux ».
Tu parles d’une gauche anti-démocratique (je ne suis pas désolé de ne pas employer le vouvoiement, mais je trouve cette soit-disant marque de politesse d’une stupidité exceptionnel, en effet je m’adresse à une personne en particulier, je ne vois pas pourquoi utiliser le pluriel) qui souhaiterait fusillier ceux qui sont d’un avis contraire, qui tague ou déchire les affiches puis renvoye les feuilles non-signées.
Pour l’histoire du renvoi des feuilles non signées, je ne vois pas ce qu’il y a d’anti-démocratique, en envoyant ce courrier massif, l’udc devait s’attendre à une réponse de ce type, c’est normal. Quand aux tagues et aux affiches déchirées, j’y préfère amplement une réponse intelligente inscrite, où une jolie artistique changeant les couleurs et effaçant le drapeau suisse. Eh oui je suis anti-patriotique, la raison est simple, la patrie est une baliverne, le territoire une notion arbitraire, (pensons à l’Alsace, les pauvres ont changé de « mains » si souvent) quand à la Suisse… on sait très bien que cette histoire du premier août 1291 est une baliverne, même s’il y a des parcelles de vérités dedans, il n’y a pas eu de réunion en 1291 alors à quoi bon s’y raccrocher?
L’expression du « mouton noir » peut-être sous-entendue en effet, mais dans ce cas là le double sens est à prévoir et au vu des dernières affiches de l’UDC (je pense entre autre à la fameuse affiche homophobe) on peut douter que le parti « du centre » ait décidé de changer soudainement pour faire dans la finesse.
Ensuite voir le mouton réveillé comme quelqu’un qui sors de l’assoupissement dans lequelle la gauche l’a plongé en disant que l’immigration incontrôlée ne cause pas de problème, c’est une façon de voir les choses. (Soit dit en passant, nos critères sont maintenants parmi les pires de toutes l’Europe depuis la fameuse autre loi qui a été acceptée, on cherche encore à les empirer, mais où donc l’udc s’arrêtera?) Quand à renvoyer le criminels chez eux, ce n’est que déplacer le résultat d’un problème sans s’attaquer à ces causes.
Quand à dire que toutes les religions se valent, j’approuve, elles sont toutes aussi fausses les unes que les autres. (Ah quel admiration pour les magnifiques 12 preuves de l’inexistance de Dieu de Sébastien Faure) Oh, rassurez-vous, je ne suis pas pour expulser les croyants de Suisse, juste pour enseigner la logique et le rationnalisme plus tôt et mieux à l’école, ce qui empêcherait toute sorte d’endoctrinement religieux.
Et pour ce qui est de la liberté, je préfère amplement que mes « adversaires » politiques puissent exposer leur discours afin de pouvoir leur répondre. Mais comme l’affichage est payant et que les Anarchistes ne disposent pas des mêmes généreux donateurs que l’UDC, il n’y a pas le choix, pour transmettre nos réponses, il faut parfois contourner les lois, voir les oublier.
J’ai parlé avant du mouton qui se réveille, je pense que quelqu’un qui sort du moutonnisme est plutôt quelqu’un qui sort du consumérisme de nos jours et de la démocratie. En effet, les moutons se contentent de cocher une croix de temps à autres, voir d’écrire leur nom, leur adresse et de faire une signature. Les bergers eux préfèrent ramasser la laine pour bien s’habiller. Sortir du moutonnisme c’est être conscient que l’on nous endort par des médias manipulateurs, dont la poussée au racisme est très nette. Je pense par exemple au matin bleu, un journal trop lu où l’on peut apercevoir: « Hier onze jeunes gens, dont quatre ressortissants étrangers, ont participer à des actes de vandalismes. » Cette phrase implique qu’il y avait sept suisse, ce qu’une lecture rapide ne dévoilera pas, les esprits resterons marqués par étranger=vandalisme. Alors si la démocratie c’est laisser les journaux, la télévision, la radio et les publicités déterminer les lois, en sachant que la plupart ont une orientation politique de droite, oui je suis anti-démocratique.
Si la démocratie consiste à oppresser de manière constante les minorités au nom de la majorité, alors je suis anti-démocratique.
Si la démocratie consiste à construire une vie à la majorité sur le dos des minorités, alors je suis à nouveau anti-démocratique.
Et si la démocratie consiste à ce que la majorité détruise la liberté au nom de la sécurité, alors je suis plus que jamais anti-démocratique.
22 août 2007 à 10:51
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Vous dites vouloir exclure « ceux qui bafouent la concordance »? Mais tout ce que vous dites pour désigner l’UDC à la vindicte populaire, on pourrait le dire pour les partis de gauche:
- La gauche ne fait pas plus de compromis sur les sujets qui lui tiennent à coeur que l’UDC sur les siens: privatisations; libéralisme; défense nationale; expulsion des criminels étrangers; immigration; etc.
- Elle ne recherche pas à résoudre certains problèmes de sociétés: plus exactement, elle les nie (criminalité étrangère; immigration; violence des jeunes; perte des valeurs) ou a d’autres solutions que l’UDC.
- Elle exacerbe les conflits, surtout sociaux: patronat = voleur ou profiteur; capitalisme et libéralisme = exploitation du peuple; lutte contre les abus = démantèlement social; lutte contre l’immigration illégale = racisme, etc.
- Elle stigmatise des parties de la population: partisans de l’UDC ou des DS = fachos; patriotes = nationalistes = nazis; tireurs et collectionneurs d’armes à feu = personnes dangereuses = assassins potentiels (les armes à feu n’ont été utilisées que dans 17% des cas d’homicide l’année passée); personnes opposées à l’immigration non contrôlée = racistes; etc.
- Elle attise la haine contre tous ceux qui ne partagent pas ses postulats universalo-égalitaires: campagnes de haine contre l’UDC ou les Démocrates suisses, sans parler des nationalistes, immédiatement taxés de néonazisme (en oubliant bien sûr que si les nationaux-socialistes étaient nationalistes, ils étaient aussi socialistes, tout comme les fascistes).
- Elle ne se reconnait pas dans certains principes de la Constitution : responsabilité individuelle (l’Etat s’occupe de tout); non discrimination du fait de ses idées politiques, protection de la vie privée, liberté d’opinion et d’information, liberté de réunion (pour l’extrême-droite ou ce qu’elle classe comme telle); garantie de la propriété (armes à feu notamment).
Alors, on expulse aussi le PS du gouvernement?
22 août 2007 à 18:06
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Bonjour,
Que pensez-vous de l’arrêt X contre caisse cantonale valaisanne de compensation où le TFA a décidé de ne pas appliquer un article de la LAI contraire à une convention de l’OIT? ATF 119 V 171. La jurisprudence Schubert n’est-elle pas dépassée? et la Constitution fédérale (art. 5) votée par le peuple et les cantons – précision utile pour ceux qui attisent la menace d’un droit étranger dévorant les droits populaires – ne prévoie-t-elle pas actuellement, au regard de cette jurisprudence, le principe de la primauté du droit international?
22 août 2007 à 19:54
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Dans leur « Petit commentaire de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999″ (éd. Schulthess, 2003), les Professeurs Jean-François Aubert et Pascal Mahon relèvent que, lors des débats de l’Assemblée fédéral sur l’article 5, « le Parlement voulait tout en admettant le principe de la primauté du droit international en général, maintenir néanmoins la possiblité d’exceptions ou d’entorses à ce principe dans certaines hypothèses. Ce faisant, le Parlement pensait évidemment à la fameuse jurisprudence « Schubert » [...] Autrement dit, par l’adoption de l’article 5 IV, l’Assemblée fédérale ne voulait pas modifier la pratique antérieure; du moins, ne voulait-elle pas imposer un changement. Elle en laissait en quelque sorte la responsabilité au Tribunal fédéral » (note 20 ad art. 5). Cela me paraît convaincant mais d’autres auteurs (not. Auer/Malinverni/Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. I, Stämpfli, n. 1280-1281) estiment que la jurisprudence Schubert n’est simplement plus tenable.
Quoiqu’il en soit, il est cocasse de voir le Ministre de la Justice, peu connu pour sa confiance aveugle dans les plus hautes instances juridiairs du pays, se référer à une jurisprudence unaniment critiquée et sans doute dépasée du Tribunal fédéral. En ce qui concerne la LAsi, je ne pense pas que l’arrêt Schubert soit d’ailleurs d’un grand secours car le législateur a, me semble-t-il, toujours prétendu (peut être à tort) que la législation respectait le droit international.
23 août 2007 à 23:29
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L’article de Jean-Christophe Schwaab montre bien que le problème de la prolongation abusive de brevets, par le biais de modifications mineures, se pose au nord comme au sud.
On pourrait aussi citer le président Georges W. Bush pour montrer que ce souci est bien largement partagé. Il réagissait ainsi, en 2002, à un rapport de la Commission fédérale du commerce sur les retards de l’entrée des produits génériques sur le marché:
«Lorsqu’un brevet de médicaments est sur le point d’arriver à expiration, certaines firmes utilisent une méthode qui consiste à déposer un nouveau brevet sur une caractéristique mineure du produit, comme la couleur du flacon de médicaments ou une association particulière d’ingrédients sans rapport avec l’efficacité du produit… Entre-temps, le médicament générique moins cher est écarté du marché… Notre message aux fabricants de produits de marque est clair : vous avez droit à une juste récompense pour vos travaux de recherche et de développement, mais vous n’avez pas le droit de tenir abusivement les médicaments génériques à l’écart du marché.» (Source).
Dans le domaine pharmaceutique, la distinction entre une innovation réelle et une modification dont le but serait, tout simplement, d’obtenir un nouveau brevet sur une invention tombée dans le domaine public est d’une importance capitale. Selon les populations et les pays concernés, la facture médicale est soit à la charge de la collectivité par le biais d’un financement solidaire, soit à la charge des patients. Dans le premier cas, la volonté de contrôler les coûts de la santé oblige à la plus grande vigilance ; dans le second, le prix des médicaments est pour d’innombrables personnes une question de vie ou de mort.
L’Inde a adopté en 2005 une loi sur les brevets qui définit ce qui est brevetable et ce qui ne l’est pas. Selon l’article 3(d), l’administration des droits de la propriété intellectuelle doit refuser la protection à de simples variations autour d’une substance connue, en les traitant toutes comme une seule et même substance, excepté lorsqu’il peut être démontré que la variante du médicament a une efficacité supérieure. C’est ainsi qu’elle a refusé d’octroyer un brevet indien au médicament Glivec, dont une version générique était déjà produite et distribuée en Inde sur la base de l’ancien droit. En une double action devant les tribunaux indiens, Novartis a d’une part attaqué la loi elle-même, d’autre part fait recours contre la décision concernant le médicament Glivec. Cette seconde démarche peut être considérée comme légitime et même utile, car elle contribuera à préciser l’interprétation de la loi indienne. En l’espèce, la question, non encore tranchée, est de savoir si l’adjonction d’un sel à un principe actif déjà connu et tombé dans le domaine public apporte une efficacité thérapeutique supérieure. Comme le souligne Me Valérie Junod dans une excellente tribune parue dans Le Temps du 16 août 2007, le sens exact des termes invention et nouveauté doit être précisé, et il l’est pratiquement, et différemment selon les pays, par la jurisprudence et la doctrine. C’est l’autre démarche de Novartis, l’attaque frontale contre la loi indienne, contre sa disposition visant à éviter qu’un nouveau brevet soit abusivement accordé, qui a suscité des critiques massives: elle mettait en cause une des flexibilités que l’Organisation mondiale du commerce a explicitement prévues et qui ont été réaffirmées dans la Déclaration sur l’accord sur les ADPIC (Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle) et la santé publique, adoptée en 2001 à Doha. Elle visait à intimider les Etats du tiers monde qui recourraient à ces flexibilités, notamment pour faire face aux maladies qui affaiblissent et tuent leurs pauvres. Le tribunal indien a confirmé la constitutionnalité de la loi sur les brevets et s’est déclaré incompétent quant à la conformité avec l’accord sur les ADPIC. Comme la Suisse n’a pas l’intention de porter ce litige devant les arbitres de l’OMC, et que Novartis, apparemment, renonce à faire appel en Inde, cette question ne sera pas tranchée.
J’ai présidé la Commission sur les droits de propriété intellectuelle, l’innovation et la santé publique, mandatée par l’Organisation mondiale de la santé. C’est notamment sur la base de nos travaux et de notre rapport que j’ai apporté mon soutien aux organisations non gouvernementales qui se préoccupent des risques pour la santé publique d’une remise en question de la loi indienne en matière de brevet et de la Déclaration de Doha.
27 août 2007 à 23:30
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Certes, l’UDC tire sur toutes les ficelles. Mais comment faire pièce aux arguments de ce parti? Telle est la question. Avec Le Pen, une des tactiques consistait à engager l’ennemi sur les terrains que le FN ne maîtrisait pas: économie, fiscalité, etc. Quand l’UDC propose de bouter hors de Suisse les criminels étrangers, il faudrait lui demander le détail de son plan, sa compatibilité avec le droit, le coût des mesures, etc. Car l’UDC se rit bien des remarques sur sa moralité! Hélas…
Lelivredezog@blogspot.com
29 août 2007 à 8:49
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Mais que peuvent faire concrètement les citoyennes et les citoyens lambda qui sont révoltés par l’attitude de l’UDC en général et de Blocher en particulier? J’irais volontiers manifester dans la rue pour défendre les valeurs que l’UDC foule aux pieds et pour réclamer l’éviction de Blocher du CF, mais qui organisera une telle manifestation?
31 août 2007 à 10:15
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31 août 2007 à 10:40
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Je pense qu’il se passe des choses, en fait, et que les citoyens, du moins une partie d’entre eux, sont en train de réagir :
- Les affiches de l’UDC sont régulièrement « relookées »
- Des parodies apparaissent venant des rangs PS (le bouc expulsé) ou des verts qui expulsent de la même manières les 4×4. Mais le mensuel Bilan s’y met…
- Des politiciens de droite réagissent, timidement, mais sensiblement plus qu’il y a 4 ans
- etc.
Bien sûr, on aurait parfois envie de choses plus spectaculaires, comme des manifestations, pour la gloire.
D’un autre côté, cet ensemble de micro-réactions a apparemment tendance à pousser l’UDC dans ses retranchements et à l’inciter à commettre des erreurs.
Il y a déjà la magnifique « plantée » de la vidéo des jeunes. L’image de ce parti, qui se dit parfois « au-dessus des partis » est fortement écornée. Peut-être que l’UDC a fait maintenant quelques pas de trop… ?
Je garde espoir, en particulier en écoutant mes apprentis (16 à 21 ans) : ils sont très majoritairement révoltés par cette campagne !!!
3 septembre 2007 à 20:53
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4 septembre 2007 à 16:14
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Le racisme ordinaire…On y met du levain et on espere faire ceuillette. L’UDC nous fatigue a racler les fonds de tirroir rassis.
5 septembre 2007 à 11:53
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Je me déclare à 100% d’accord avec l’art. d’André Gavillet. Pas le temps de développer ici… Mais il n’est pas de politique sans morale. C’est ce qui a caractérisé, par exemple, toute l’action de Mendès-France. Merci à A. Gavillet – qui n’est pourtant pas un homme d’émotions et de grandes phrases – d’avoir été, dans plusieurs situations décisives de notre histoire nationale, l’une des consciences de ce pays.
6 septembre 2007 à 9:35
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Très bon article!
6 septembre 2007 à 17:23
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Ce qui me touche, lors de cette « rentrée » politique de fin août, c’est l’émiettement des réactions face aux manifestations de l’UDC et de la doite « brune » qui, elles, me paraissent bien concertées (mais il se peut que je fasse des amalgames inopportuns). N’aurions-nous pas, en Suisse – contrairement à des pays plus ou moins voisins, de tradition de lutte contre l’extrême doite ?
6 septembre 2007 à 17:34
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Si seulement le troisième paragraphe de cet article était entièrement vrai!Mais, il y a un an à peine, on a vu à Genève des affiches comparant le nombre de chômeurs à Genève avec le nombre de frontaliers, soulignant le nombre de ceux-ci engagés par l’Etat de Genève … Donc les infirmières françaises ou d’autres nationalités habitant sur l’Ain et la Haute-Savoie devaient bien être comprises dans ces chiffres. Ce type d’ »équations » a été utilisés par la propagande nazie (comme le rappelle – pour quelques temps encore – une exposition grenobloise: « Rester libres ! »).
6 septembre 2007 à 20:34
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…Merci Monsieur Guyaz pour votre article si clair,osé et surtout très actuel…
9 septembre 2007 à 12:37
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Vous avez raison de ne pas lésiner sur le vocabulaire. Dangereux, c’est le mot !
Malheureusement, les autres partis ne semblent pas en être suffisamment constants. Le PDC et le PS annoncent vouloir prendre un siège au radicaux, qui vont finir par s’appuyer sur l’UDC pour défendre le leur… M. Blocher réussit tellement bien à diviser que les autres partis se chamaillent à la place de discuter de la place d’un populiste ne respectant ni constitution, ni engagements internationaux, ni collégialité, ni éthique au conseil fédéral.
Nous aurons l’air fin quand la presse internationale titrera fin 2008 : « Un extrémiste prend la présidence suisse ! »
11 septembre 2007 à 0:17
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Tout cela est bel et bon, et m’a rendu attentif à des aspects auxquels je ne pensais pas. La question suivante est:Y a-t-il une chance de ne pas prêcher que les convertis? Y a-t-il un moyen de transmettre ce genre d’information sans donner l’impression qu’on est des bobos éloignés du sentiment d’insécurité du peuple, que ce sentiment soit fondé ou non? Que faire quand la réalité est politiquement incorrecte? Que les statistiques montrent que certains crimes (viols) sont plus souvent commis par des ressortissants de telles cultures? En tant que gai, dois-je prôner le respect ou l’indifférence à l’égard des éléments machistes et homophobes de certaines cultures?
11 septembre 2007 à 13:19
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D’accord avec l’article de A. Gavillet.
Je serais pour qu’on encourage les électeurs à s’informer de sa position face à M. Blocher et à sa rérélectionavant de voter pour tel ou tel candidat aux chambres.
11 septembre 2007 à 20:10
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Le « centime climatique » perçu par l’Union Pétrolière suisse permet de financer des projets réduisant les émissions de CO2 à l’étranger. J’imagine que la fondation qui gère ce fonds envisage de financer de telles installations de valorisation du gaz naturel pour lesquelles le prix de la tonne de CO2 économisée doit être particulièrement avantageux.
Loin de moi l’idée de faire opposition à de tels projets. Mais il est concasse que les clients des compagnies pétrolières doivent s’acquitter d’un « impôt privé » qui retombe dans la poche des producteurs. Au fond, une simple interdiction s’avérerait plus efficace et surtout moins coûteuse.
Je note au passage que des centaines de milliers de décharges publiques à ciel ouvert pourraient récupérer le biogaz produit par la décomposition des ordures. J’ai comme dans l’idée que le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre est, dans ce cas, du même ordre de grandeur.
C’est fou tout ce qu’on pourrait faire pour lutter contre le réchauffement climatique en limitant simplement les gaspilages imbéciles!
13 septembre 2007 à 10:24
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attention,
a force d’isolation de l’udc, on risque de « persécuter » ce parti et d’en faire un « martyr » aux yeux du public lambda, ce qui revient à lui donner des voix et est par conséquent complètement contre-productif.
Mettons plutôt nos réponses en avant et ne cherchons pas forcément l’affrontement frontal
13 septembre 2007 à 16:47
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La question de l’indépendance des juges et des procureurs (surtout dans le contexte suisse actuel d’un ministre de la justice invasif et d’un futur code de procédure pénale axé sur le rôle du Parquet) est cruciale, un peu partout dans le monde. Il n’est que de songer aux pressions subies par Carla del Ponte dans ses fonctions au TPIY et antérieurement au TPIR ou à celles exercées en France régulièrement (presque traditionnellement !) et scandaleusement par la « Cnancellerie » du Garde des sceaux (des sots?); les inquiétudes du monde judiciaire ne datent donc pas d’aujourd’hui (cf. notamment l’Appel de Genève il y a une dizaine d’années et le récent cri d’alarme des associations de juges à l’échelle internationale. Il faut renouveler et prolonger la pensée de Montesquieu: la surveillance sur les juges supérieurs et sur les procureurs doit se limiter à une haute surveillance et être confiée à un organisme formé de personnes variées et particulièrement sages, le moins possible impliquées dans le quotidien politique partisan; ne conviendrait-il pas alors en outre de fixer une période longue (vingt ans?) pour l’exercice sans réélection des fonctions de juge supérieur et de procureur, avec seule cautèle la faculté d’une révocation par ledit organisme ou sur sa proposition et pour de graves motifs tels que condamnation pénale d’une certaine importance, maladie incapacitante, violation des devoirs essentiels ou de la dignité de la charge)?
13 septembre 2007 à 21:11
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« A force d’isolation » ? –> L’UDC n’est pas isolée, elle a 2 membres au gouvernement et elle est alliée aux radicaux.
« martyr » ? –> C’est une partition que l’UDC joue déjà depuis longtemps. Elle continuera, qu’elle soit au conseil fédéral ou dehors…
La vraie question, c’est que nous avons un conseiller fédéral qui ment effrontément dans plusieurs situations, qui ne respecte pas les termes de la constitution et des lois, qui critique une loi votée par le peuple alors qu’il se trouve en Turquie, qui se moque de la séparation des pouvoirs, qui paie probablement de sa poche une campagne d’affichage honteuse. Que faisons-nous ? Est-ce que nous le laissons continuer à détruire le fonctionnement normal de nos institutions ?
C’est exactement ce qu’il cherche. Son plan : accaparer du pouvoir comme jamais personne ne l’a fait en Suisse, pour favoriser son « clan » économique. Et nous ne devrions pas, plus, le laisser faire. C’est une question de salubrité démocratique…
De toute manière, que l’UDC soit au conseil fédéral ou pas, elle va nous pourrir la vie démocratique.
Alors, autant qu’elle le fasse du dehors, avec tout de même la main sur moins de manettes du pouvoir.
Que se passe-t-il en Suisse ? Relisez « Monsieur Bonhomme et les incendiaires » (Biedermann und die Brandstifter » de Max Frisch !`Tout y est…
17 septembre 2007 à 22:13
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Toutà fait d’accord avec les considérations de Jean-Daniel Delley. Il faut maintenant des mésures concrètes dans tous les domaines, er à tous les niveaux.
17 septembre 2007 à 22:19
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je me demande s’il existe la possibilité de trouver une solution avec un ministre de la Justice comme Blocher. C’est lui le problème, plutôt que les défauts des institutions.
19 septembre 2007 à 11:27
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@M. Zürcher:
Les institutions ne sont là que parce qu’on se méfie des femmes et des hommes qui exercent le pouvoir et qu’on cherche à le limiter. Elles doivent être conçues pour résister à quelqu’un comme Christoph Blocher, sinon elles ne servent à rien.
20 septembre 2007 à 21:09
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puis-je me défouler? dire tout ce que je, et beaucoup d’autres, pensons de ce conseiller fédéral que les dessins de presse ontmontré sous la forme de toutes sortes d’animaux de ferme ou de zoo. Disons qu’il est inappropriate. Et si je n’étais pas publiée? qu’est-ce que ça m’est égal.
23 septembre 2007 à 21:56
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Je partage entièrement votre avis sur la question.
Elle va d’ailleurs dans le sens d’un de mes billets sur le sujet:
Parti socialiste suisse : la politique du pire?
Mais de votre part, c’est nettement mieux formalisé.
24 septembre 2007 à 17:45
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A propos: ne devrait-on pas porter au niveau national l’initiative d’Ada Marra et inviter tous les candidats à se prononcer sur leur intention de réélire ou non Blocher? Ce serait un critère majeur pour les électeurs estomaqués par le ménage de ce « magistrat », insultant pour la démocratie suisse.
R. Levy
20 septembre 2007 à 21:13
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et qu’on en finisse!
20 septembre 2007 à 21:42
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Les verts vont publier la liste des candidats aux parlements qui soutiennent l’écologie. Il faut en faire autant pour les questions sociales et des étrangers. Je suis choquée de l’attitude deschefs de partis . Ils semblent tétanisés ou charmés par les discours de l’udc. Ils se disent choqués par les affiches, mais acceptent le programme et sont bien contents que ce soit Blocher qui l’exécute.
Oh, que l’avenir est rose
25 septembre 2007 à 0:17
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Oui, nous avons vraiment besoin d’un PS qui ait une attitude claire!
Il est inconcevable d’accepter que le PS joue l’UDC contre les candidats plus modérés radicaux, cela irait à contresens de tout de qui a été dit sur Blocher, ses mensonges, son irrespect de la constitution, des institutions et des moeurs politiques. Cela serait aussi une façon d’entériner le chantage du maître de l’UDC…
Mais nous devons aussi poser une question majeure : « La Suisse fonctionne-t-elle avec un système pouvoir-opposition (avec alternance) ou avec un système de concordance basé sur la coalition? »
Depuis 4 ans, nous jouons les deux jeux à la fois alors qu’ils sont contradictoires. C’est d’ailleurs ce qui permet à Blocher de se poser en « victime », de faire croire que certaines décisions sont prises grâce à la gauche (alors qu’elle est minoritaire) et de récolter plus d’un tiers des voix des électeurs aux plus bas revenus. L’ambiguité, il s’en sert…
Personnellement, je considère comme INSUPPORTABLE l’idée de voir le PS continuer à gouverner en coalition avec ce chef de parti qui utilise la démocratie comme un paillasson !
26 septembre 2007 à 23:51
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30 septembre 2007 à 18:52
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Enfin une proposition claire et juste. Puissent les élus socialistes avoir l’acouet de l’appliquer.
R. Lecoultre
30 septembre 2007 à 19:03
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Il importe que le comité fédéral du PS se réveille pour affronter la vraie brebis galeuse de la politique fédérale et l’éliminer du Cons.féd. J’ai écrit à M.Leuenberger par le truchement des comités cantonal et féd. pour qu’il cesse de jouer à colin-maillard mais je ne suis même pas sûr que mon message ait passé. Si les Socialistes ne se secouent pas, leur veulerie coûtera cher au parti et au pays.
R. Lecoultre
1 octobre 2007 à 12:41
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Il serait intéressant de connaître VRAIMENT la structure du prix du lait, yc les coûts externes (notamment ceux du transport), ainsi que la répartition des coûts à l’intérieur des structures de distribution: quelle part va chez les actionnaires, au Conseil d’administration, au personnel, à la publicité, etc.?
Et ceci pour pouvoir juger de la pertinence des politiques des uns et des autres…
Pierre Santschi, Conseiller communal, Lausanne
2 octobre 2007 à 10:33
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Je suis tout à fait d’accord avec Jean-Daniel sur l’analyse de la situation. Mais il faudrait lire le bouquin pour essayer de comprendre comme s’en tirer. Qu’est que signifie concrètement le retour de la politique? Il faudrait au moins un accord extra conclus entre les puissances économiques du monde pour obtenir des resultats. Et le contrôle de son application pourrait être confié à la Banque mondiale ou il faudrait créer quelque chose de nouveau?
2 octobre 2007 à 11:06
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Bien, je vais lire ce livre….
En relation avec ce propos, j’en profite pour signaler le dernier livre de Patrick Artus que je viens de finir : « Les incendiaires – Les banques centrales dépassés par la globalisation ».
Il repart sur une partie de son analyse précédente, mais se concentre essentiellement sur la question de la politique monétaire. A très juste titre, il met le doigt sur l’extrême-indépendance dont bénéficient les instituts d’émission en fixant eux-mêmes leurs objectifs et en s’auto-évaluant. Il montre également comment l’actuelle « gestion » de l’inflation par l’usage quasi-exclusif des taux à court terme est insuffisante et ne correspond plus à la réalité de l’émission monétaire mondiale et de l’évolution des prix.
En bref, des propositions claires et accessibles… des propositions participant à la solution des problèmes dénoncés dans le livre dont vous parlez ici.
2 octobre 2007 à 23:22
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Merci d’insister sur la différence entre la filiation et la génétique. On peut être parent sans être géniteurs. Il est des géniteurs qui ne sont pas parents.
Ramener la filiation à la biologie, c’est faire fi de la civilisation (Code civil!), faire fi des civilisations.
En tant que féministe convaincue, je refuse que l’on confonde mon rôle et ma place dans la cité avec mon « identité biologique ». Les femmes sont toujours perdante quand la biologie prend le pas sur les constructions de la civilisation.
4 octobre 2007 à 18:52
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Le parti socialiste doit réélire Couchepin, pas à cause de sa politique capitaliste, mais parce qu’il est le seul qui a le poil quelque part pour réagir aux frasques du grand manitou, et éjecter Ch.B.
R. Lecoultre
5 octobre 2007 à 14:29
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Travaillant dans un laboratoire de génétique pratiquant des tests de parenté, j’ai pu observer la signification de l’application concrète de la directive de 2004. A moins d’ouvrir les frontières et d’évacuer toute législation en ce domaine, il est inévitable de mettre en place un pratique qu’il s’agit d’ajuster avec bon sens, humanité et rationalité.
La question centrale est: le filtrage des cas « d’abus » que vise cette directive a-t-il une efficacité contrebalançant adéquatement les coûts financiers et humains de ces nouveaux mécanismes de procédure. Pour le savoir, il faut faire l’effort de mesurer ces paramètres. L’effort de mesure de l’efficacité et de l’adéquation des décisions politiques est encore le plus souvent bien insuffisant. Et c’est fort dommage, car c’est un préalable pour s’éloigner des discours purement idéologiques.
En ce qui concerne les tests génétiques pour le regroupement familial, mon impression subjective sur le bien-fondé de la directive est plutôt mitigée. Les filiations sont usuellement confirmées, avec, rarement, des exceptions plus ou moins « problématiques » [cas du père qui découvre douloureusement qu'il n'est pas le père biologique de son enfant; cas d'une fratrie dont les enfants sont issus de deux mères différentes, enfants qui s'avèrent ne pas tous être issus du père demandeur, mais ces derniers sont heureusement bien issus de la mère co-demanderesse, ce qui m'a permis de ne pas révéler au père demandeur l'absence de lien biologique avec une partie de ses enfants]. La réalité est toujours plus complexe que ne le prévoient les réglementations!
5 octobre 2007 à 15:40
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Influence croissante des annonceurs sur le contenu rédactionnel? Perte de l’éthique journalistique? Il faut être vraiment gonflé pour écrire cela! Jour après jour, on constate que toute la presse romande est contrôlée par la gauche, sinon par l’ultra-gauche. A chaque page, dans chaque article, à chaque ligne, chaque mot est choisi pour orienter le lecteur, pour désigner de manière suggestive les « gentils » et les « méchants », pour donner une image positive des amis de l’intelligentsia médiatique et une image négative de ses ennemis! Sans parler bien sûr du tri des sujets et de l’arrangement des comparaisons. On se perd en conjectures pour comprendre pourquoi quasiment tous les journalistes pensent, ou du moins disent la même chose. Cooptation? Sélection professionnelle? En tous cas le résultat est là, bien visible.
Depuis le temps, les gens d’ici se sont habitués à vivre avec une presse de propagande idéologique. Mais quand on vient nous parler de l’éthique journalistique en danger, alors là c’est vraiment la grosse farce! (Du genre pas très drôle quand même…)
5 octobre 2007 à 17:01
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Excellente initiative en effet. La Suisse ne peut pas néanmoins faire l’économie d’une prise en main également du volet « population » du problème. Certes toute réflexion sérieuse sur la question est très vite gangrénée par l’historique délétère des vélléités passées d’éviter la surpopulation, qui n’est usuellement considérée qu’étrangère. Malgré tout, la question se pose: « De l’espace pour l’homme et la nature », mais pour combien d’hommes sur le territoire suisse, surtout si l’on veut inscrire la réflexion dans une perspective durable? A vue de nez, je doute que la tendance actuelle d’augmentation de la population résidente en Suisse soit tenable. Il faudrait alors agir sur le seul paramètre déterminant en Suisse actuellement, qui est celui de l’immigration. Mais comment freiner l’immigration, sans se salir les pattes avec des alliés qui veulent la freiner pour de mauvaises raisons, et en réussissant à renverser la majorité actuelle (de gauche et de droite) qui ne pense que développement économique et création d’entreprise, moteurs d’immigration?
9 octobre 2007 à 10:34
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Le journalisme est-il le lieu d’une crise profonde, d’une perte de repère et d’identité dans un monde où il y a de plus en plus de médias, mais paradoxalement de moins en moins de réel pluralisme.
On peut rétorquer que l’arrivée des journaux gratuits a favorisé la diversité et le pluralisme. En raélité il n’en est rien puisque la majorité ne livre que des textes d’agences, des événements people. Cela s’explique partiellement par le fait qu’un certain nombre des journalistes qui forment le corpus de ces médiasne sont que des pseudos journalistes puisqu’ils ne font que copier-coller des textes recopiés ou des dépêches d’agence. Combien vont-ils sur le terrain, rencontrent les interlocuteurs, voir participent à des conférences de presse? Aucune analyse ou rarement, sur des sujets de fond. N’ayant qu’une formation lacunaire donnée par un microcosme qui se coopte et qui cultive le copinage au plus haut niveau, comment peuvent-ils prendre du champ par rapport à certains événements ou certaine proposition, telle l’entrée des éditeurs dans le Conseil de la presse.Il n’est pas étonnant que l’on puisse baisser son pantalon devant un pouvoir quel qu’il soit.
Quant au grand public, il ne connaît généralement du journalisme que sa vitrine la plus clinquante. Il ignore à quel degré de médiocrité intellectuelle et d’imposture morale est parvenue, sous la conduite des élites autoproclamés, cette corporation où une minorité privilégiée régente avec arrogance et sans compassion une masse de jeunes gens auxquels quelques années d’étude sans véritable substance ont permis d’atteindre ce niveau officiellement certifié d’inculture branchée et culottée, bavarde et narcissique, que semble apprécier et favoriser le monde politico-médiatique.
Avec un tel bagage comment peuvent-ils résister au chant des sirènesdes éditeurs ? Comment peuvent-il saisir les enjeux que cache cet accord ? Intégrer les éditeurs c’est mettre le fruit pourri dans le cageot. Cette proposition sent la magouille à plein nez. Pour comprendre cela encore faut-il avoir un peu d’expérience. En ce qui concerne l’éthiquecombien de journalistes savent-ils en quoi cela consiste? Certains formateurs n’en ayant pas une once, comment pourraient-ils en parler?
Ces paradigmes placés, il est évident que la quantité et la qualité du contenu informatif des médias dépendent moins aujourd’hui de facteurs idéologiques que de facteurs socio-économiques. Dans un contexte de concentration importante et de concurrence féroce, les médias recherchent le plus haut niveau de consommation possible et choisissent des options consensuelles, finissant tous par se ressembler.
Mais prenons garde car nous sommes en danger. Sans une presse libre, indépendante, sans des journalistes qui osent pousser leur cri et ne pas suivre aveuglément la pensée unique et son corollaire la logorrhée bien pensante, notre démocratie est en danger. Lorsque les médias, à tout le moins la majorité, sont inféodés aux pouvoirs en place, à l’argent, à l’économie ou aux religions nous courrons de grands risques. In fine, les éditeurs sont-ils également prêts à ouvrir toute grande leur porte aux journalistes?
9 octobre 2007 à 17:13
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Concernant les pronostics, voire les prophéties sur les résultats électoraux au soir du 21 oct., je ne suis pas compétent.
100% d’accord sur le dernier §: comment peut-on faire preuve de tant de stupidité et d’aveuglement politiques?… L’UDC voudrait-elle infiltrer une certaine « extrême gauche » d’éléments provocateurs qu’elle ne s’y prendrait pas mieux!
10 octobre 2007 à 17:08
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Je n’ai jamais été à l’aise avec les débats sur la libre circulation. D’une part, on ne peut nier l’existence d’une hiérarchie des solidarités qui fait que l’on soutient usuellement avant tout ses proches, puis les amis, les voisins, les concitoyens du canton, du pays, seulement ensuite l’humanité entière. Les nombreux salariés suisses qui ont été recalés pour un emploi finalement occupé par un ressortissant d’un pays voisin ou plus lointain ont pour la plupart une blessure diffuse dans leur attente d’une solidarité locale qui aurait dû leur faire bénéficier d’une certaine priorité. Cela renforce leur sentiment d’être insignifiant dans la jungle de l’économie de marché. Et le filet des assurances sociales n’apporte qu’une consolation fort modeste.
En outre, les préoccupations d’aménagement du territoire ne peuvent être abordées de façon exhaustive sans toucher aux questions de l’aménagement de la distribution de la population sur le territoire. Un petit pays (pour l’instant ?) attractif comme la Suisse se doit de réfléchir aux outils appropriés lui permettant de gérer adéquatement cet aspect, ce qui ne peut manquer d’inclure la gestion des migrations.
Mais d’autre part, tout en s’étonnant que la libre circulation des personnes ait été ancrée de façon aussi profonde dans les principes de base de l’UE, on ne peut faire abstraction de ce principe adopté par notre entourage européen, ni du maillage existant en Suisse de lois, principes, traités, qui conditionnent le champ du possible à moyen terme.
Je ne parviens pas à recoller ensemble toutes ces considérations en une position limpide face aux potentielles échéances futures sur ce thème. Comme beaucoup d’autres, je ne perçois pas la libre circulation des personnes comme un idéal lumineux justifiant des sacrifices dans notre marge de manœuvre pour la gestion de la population résidente et pour la hiérarchisation de nos solidarités. Je ne vois que des raisons peu enthousiasmantes de nous lier les mains par des traités sur ces matières.
14 octobre 2007 à 12:02
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Le vote anticipé me permet de faire mes propres recherches et de peser le pour et le contre en toute tranquillité d’esprit. Quand il m’arrive de revoir/ré-écouter certains débats pour comparer les allégations avec les réalités qui s’en sont ensuivies, ceci me conforte dans ma position. Vive le vote anticipé !
15 octobre 2007 à 10:54
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Est-ce que les événements les plus récents, ayant la faveur des médias, devraient modifier notre choix de vote lors des élections? Les élections visent à porter des hommes et des femmes aux responsabilités législatives et exécutives pour une période de plusieurs années… Faut-il vraiment que ce choix se fasse sur l’émotion suscitée par la médiatisation d’un événement d’actualité juste avant la date du vote? C’est une logique bien de notre temps, qui devient de plus en plus réfractaire à ce qui s’inscrit dans la durée et qui ne se reconnaît que dans l’immédiateté, le pulsionnel, l’instantané, le sans lendemain… C’est le règne du consommable jetable… Et cette logique, si on y pense, finit par nier le principe même d’une élection démocratique…
15 octobre 2007 à 15:08
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Vous partez du postulat qu’il est normal que la participation des parents aux frais de placement en crèche soit facturée en fonction du revenu.
C’est tout à fait discutable.
L’apport extrêmement positif des crèches pour l’ensemble de la société est aujourd’hui admis par tout le monde et elles sont largement subventionnées par la collectivité publique. Il s’agit donc bien d’un service public. Or, un service public devrait être financé par l’impôt général et non par la participation des seuls usagers, en fonction de leur revenu.
La déduction fiscale des frais de garde permet au moins de soulager, un peu, ceux qui payent beaucoup d’impôt et beaucoup de frais de garde.
Olivier Fiumelli, élu radical, Genève
15 octobre 2007 à 16:10
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Je suis d’accord avec ces considérations, notamment avec la proposition de représentants des villes.
15 octobre 2007 à 16:43
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Complètement d’accord avec les lecteurs qui m’ont précédée: voter en avance me permet de me faire une idée à froid – et pas sous le coup d’une émotion qui, même légitime, n’est qu’émotion et pas souvent intelligence – et sans devoir subir l’intox des slogans toujours trop courts, creux ou juste électoralistes. Sans parler des promesses… nous prend-on vraiment pour des idiots?
De toute façon, pour dire vrai, franchement, les jeux ne sont-ils pas de toute façon faits dans leur grande majorité? Quelqu’un qui a toujours voté à gauche, peut-être qu’avec l’âge il se dirigera vers le centre. De là à ce qu’il bascule vers l’extrême droite… rare, non?
15 octobre 2007 à 23:09
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Une analyse tout à fait objective et convaincante, bien dans l’esprit « mendésiste » de Gavillet et de dp. Or ces arguments ne passent pas en dehors des convaincus. Pourquoi? Leur seul énoncé devrait éclairer et secouer tout citoyen républicain et démocrate conscient. Mais il y a comme une sorte de brouillard qui empêche beaucoup de gens de voir clair. Et il y a même beaucoup de gens qui réagissent en disant « oui, bien sûr, on veut plébisciter Blocher, lui au moins a le courage de dire des vérités, notamment sur les étrangers, et on en a marre de l’angélisme des socialistes. Blocher n’a pas de tabous (tiens, comme Sarko…), il va au bout de ses promesses (aussi comme l’autre…). Et pourtant, je rêve d’une première du TEMPS ou du BUND le 22 octobre avec pour grand titre: « près de 75% des Suisses ont dit NON à Blocher ».
15 octobre 2007 à 23:24
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D’accord, la proposition socialiste corrigerait un peu le caractère antidémocratique du « Stöckli ». Mais pourquoi ne pas avoir le courage d’en réclamer la suppression pure et simple. Rien n’empêche d’élire des gens raisonnables au Conseil national. Selon mes souvenirs,un jeune homme du nom de John Clerc ne proposait-il pas à un congrès de la jeunesse socialiste (au milieu des années 60!) de lancer une initiative demandant l’élimination du Conseil des Etats?
16 octobre 2007 à 10:15
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Je lis que le Tessin n’a pas été inclus dans le Monopoly suisse. En tant que tessinois je me demande des fois si le Tessin fait vraiment partie de la Suisse. La réponse que je trouve n’est pas complètement positive. Mon discours vaut pour toute la Suisse italienne, pas seulement pour le Tessin. Politiquement les suisses italiens sont suisses mais ils n’ont pas les mêmes droits que les alémaniques et les romands. Par exemple ils n’ont pas toujours le droit de pouvoir lire les étiquettes des produits de consommations en leur langue et s’ils ne savent ni l’allemand ni le français tant pis pour eux; indépendamment de leurs compétences professionnelles, souvent ils ne rentrent pas dans le profil de candidat à des emplois fédéraux car leur langue maternelle n’est ni l’allemand ni le français ; quand dans des réunions de travail à niveau national on dit que tout le monde peut s’exprimer dans sa langue maternelle ce droit n’inclus jamais les suisses italiens. Le nouveau Monopoly confirme cet état de choses. J’espère que les magasins tessinois vendent le Monopoly italien à la place du suisse mais je crains que les directions transalpines des chaînes de distributions vont avoir l’indécence d’imposer la version suisse même au Tessin.
16 octobre 2007 à 16:25
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Je suis d’accord sur le fait que les dernières semaines de campagne électorale probablement ne font changer d’avis à presque personne. Je pense la même chose des campagnes d’affichage; à la limites les tronches endimanchées affichées en méga-format font passer l’envie de les élire: rares sont les personnes qui ne perdent pas à être exposées sur des photos grandes comme le David de Michel-Ange.
Je ne suis pas d’accord avec Aubergine quand elle dit qu’une personne ayant toujours voté à gauche ne puisse pas commencer à voter l’extrême droite. Il me paraît qu’il y a assez d’exemples contraires. Le premier parti fasciste d’Europe a été fondé par un ex membre militant du parti socialiste, né dans une famille socialiste et portant un prénom socialiste; il me semble qu’en France assez de gens qui votaient à gauche à un certain moment ont voté Le Pen; même chose au Tessin par rapport à Lega dei ticinesi.
22 octobre 2007 à 18:14
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Je partage globalement l’analyse de M. Gavillet.
Il y a à mon avis un fort potentiel de voix au centre qu’aucun parti n’a réellement réussi à saisir, peut-être tout simplement parce qu’il n’y a aucun vrai parti de centre en Suisse.
La progression des verts est autant liée à une sensibilisation accrue aux questions environnementales qu’à l’image d’un parti plus pragmatique que le PS. Ce que confirme la percée des verts libéraux à Zurich. Les verts emprunteront-ils la voie du centre? Une belle voie leur est ouverte, comportant idéalement une réconciliation avec les verts libéraux.
Si le PDC veut revendiquer un statut de parti du centre, il lui faudrait abandonner l’étiquette « bourgeoise » qui repousse probablement bon nombre d’électeurs attirés par le centre.
Quant au PRD, il a le choix entre se recentrer ou devenir une sous-annexe de l’UDC.
Sans sous-estimer les inquiétudes diffuses ayant conduit à un score aussi élevé de l’UDC, une priorité de tous les partis du « centre » (gauche ou droit) devrait être de faire passer une loi plafonnant les dépenses électorales; s’il faut choisir (pour réunir plus de voix), le plafonnement est préférable à la transparence, car c’est une mesureplus efficace et facile à mettre en oeuvre.
22 octobre 2007 à 19:27
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Ce type de taxation a-t-il déjà été appliqué? Si c’est le cas, quel est le bilan de cette expérience?
Je suis intéressé par toutes approche permettant de concilier les préoccupations sociales et environnementales. Sans être a priori opposé à votre proposition, je crains quelques effets pervers qu’elle pourrait entraîner.
Il me semble que ce système risque à un moment donné de provoquer une sorte de petit « trafic » de sacs. Si vraiment ce commerce s’avère fructueux, ne va-t-on pas pousser les gens à se débarrasser illicitement de leurs déchets afin de pouvoir revendre les sacs ainsi économisés? C’est une tentation qui serait encore plus forte qu’avec un système traditionnel de taxe au sac.
23 octobre 2007 à 11:08
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En bonne logique géométrique, le centre, ce n’est pas une surface mais un point! Si l’on veut parler de surface (politique), il faut nuancer: centre-gauche ou centre-droit. Cela dit, et face au danger du populisme attrape-tout de l’UDC, il est essentiel que les forces politiques constructives fassent honnêtement le point sur leurs convergences et leurs divergences pour déterminer quels sont les dossiers où une entente est possible entre les forces du centre-droit et celle du centre-gauche. L’exercice est certes difficile et les divergences sont certainement plus nombreuses que les convergences. Sur les 70% de Suisses qui n’ont pas voté UDC, il doit bien s’en trouver un bon nombre pour adhérer à unprogramme susceptible de rassembler une majorité de citoyennes et de citoyens, non?
23 octobre 2007 à 16:20
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Idée à creuser. La taxe progressive en fonction de la coonsommation est parfaitement réalisable.
La revente libre des sacs poubelle me paraît en revanche délicate. A mon avis, le seul moyen de l’autoriser serait de monopoliser complètement le marché.
En effet, si le grand magasin M vend les sacs « de base » à 2 francs dont 1 franc de taxe et les sacs supplémentaires à 5 francs dont 4 francs de taxe, sa marge est de 1 tandis que le revendeur « privé » pourraitrevendre à 5 francs des sacs achetés 2 francs, donc avec une marge de 3 francs simplement due au fait qu’il ne paie pas de taxe. Le revendeur privé peut même proposer un prix plus bas que M, voire l’obliger à vendre à perte. Il y a donc bien risque de « trafic » ou de marché gris (puisqu’il ne serait pas interdit) avec les effets pervers éovqués par M. Gfeller.
Il est vrai que le marché des sacs poubelle n’est pas celui de l’essence. Mais, sauf erreur, c’est pour cette même raison de taxes différenciées qu’il n’est pas permis de revendre du mazout comme de l’essence bien que ce soit rigoureusement le même produit.
24 octobre 2007 à 11:44
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Oui, Jeanlouis CORNUZ a marqué par sa personnalité et son indépendance, et je me joins à votre hommage. Je crois que je lisais, depuis si longtemps, chaque article qu’il publiait. Court, net, tranchant, sans arrière-pensée polémique, chaque billet écrit dans DOMAINE PUBLIC par cet « honnête homme » manifestait la nécessité de développer dans notre société un humanisme clair et « prêt à l’emploi ». J’ai conservé quelques-uns de ses articles qui m’aidaient à m’orienter dans cette démarche. Sa modestie rendait crédible son discours et je voudrais encore pouvoir lui dire MERCI !
24 octobre 2007 à 14:58
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enfin de la réflexion pour remonter le débat au-dessus du gros bide des menteurs de l’udc, qui n’ont fait que du travail de sape, des lois qui empêchent l’intégration, le travail des jeunes réfugiés..
avec le mégaphone de médias toujours prêts à mettre en avant les prises de positions mensongères à répéter sans se lasser comme il est bon le plan média de l’udc.. c’est tout de même révoltant d’entendre les journalistes de la rsr aborder le programme électoral déficient udc mardi 23 octobre – bande de laches
24 octobre 2007 à 15:14
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tout de même il faut répéter que l’udc des milliardaires ment surtout et en premier à ses électeurs: toute l’action du conseiller fédéral de la justice consiste à empêcher l’intégration des gens qu’il prétend vouloir « forcer à s’intégrer », à ne pas mettre en vigueur les accords de retour…
ces milliardaires profitent chaque jour des étrangers qu’ils maintiennent en statut précaire ici, des exportations chimiques hors cee et des importationsde voitures par ex. en suisse
les xénophobes qui votent udc sont de pauvres manipulés que personne dans les grands médias ne se donne la peine d’éclairer – le mal de ventre ne peut pas diriger 4 ans en suisse!
24 octobre 2007 à 16:33
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Lu et approuvé
R. Lecoultre
24 octobre 2007 à 22:20
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Mon cher ex-Secrétaire général aurait pu mentionner la proposition que j’avais faite en 2003 sur cette idée précise (voir http://www.verts-vd.ch/fileadmin/user_upload/Elus/Marthaler_Francois/9e_tour_de_roue_01.pdf)…
A l’époque, l’idée avait été soutenue en plénum par Jean-Paul Dudt (POP) et par Jacques-André Haury (alors libéral). Certes, elle différait quelque peu dans la mesure où je ne proposais pas l’instauration d’un « marché des droits de polluer » mais une gratuité pour la part « incompressible » des déchets produits. Par définition, il n’y avait pas de sacs surnuméraires.
La réponse du Conseil d’Etat (que j’ai dû co-signer…) expliquait doctement que la proposition avait été mise en oeuvre avec succès dans certaines communes fribourgeoises, mais qu’elle était inimaginable dans le canton de Vaud, …car contraire à la loi fédérale sur la protection de l’environnement.
Au final, cette réponse a été largement soutenue par le Grand Conseil, en particulier par les députés socialistes. Soupir…
François Marthaler
Conseiller d’Etat vert
25 octobre 2007 à 13:19
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Je vivais à Zurich quand la taxe sur le sac poubelle y a été introduite au début des années 90 (1991 ou 1992). On achetait simplement les sacs taxés au supermarché. Zurich n’étant pas la première commune du pays à introduire une telle taxe, on peut déduire que cette pratique est appliquée en Suisse depuis une vingtaine d’année ou plus. Maintenant ça fait plusieurs années que la taxe sur le sac poubelle est perçue dans toute la Suisse alémanique. Deux décennies d’expérience ont produit surement beaucoup d’informations sur les conséquences de l’introduction de la taxe en question. Avant donc de théoriser tous les effets négatifs imaginables on pourrait regarder ce qui c’est passé dans ce pays. Quand il s’agit de voter UDC, en Romandie on diminue rapidement le retard sur la Suisse alémanique, quand il s’agit d’environnement ou de transports en commun on continue tranquillement avec 20 ans de retard. Dommage.
25 octobre 2007 à 15:27
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L’élimination des poubelles a un coût. La taxe le rend visible. Certes la visibilité est plus évidente pour les pauvres que pour les riches …. comme des milliers d’autres choses dans la vie (« il vaut mieux être riche et bien portant … »). Mais il n’y a aucune justification pour l’instauration d’un seuil. Un sac à ordure coûte dès le premier gramme. Le seul combat qui ait un sens c’est une meilleure égalisation des moyens, par des revendications salariales, par des mécanismes redistributifs. Mais pas en rendant gratuites des choses qui ont un coût réel. Car on ne fait qu’opacifier la réalité. Et on complexifie la mécanique redistributive, qui est déjà actuellement beaucoup trop complexe.
26 octobre 2007 à 18:57
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Je vous trouve un peu sévère avec vos camarades genevois. Cat s’il est vrai qu’ils n’ont recueilli qu’un peu plus de 33% des suffrages, ils sont quand même arrivés largement en tête et Martine Brunschwig Graf – pour ne pas parler de ce pauvre Jobin – sont loin derrière. Si on prend l’exemple fribourgeois, Alain Berset, élu tacitement, n’a pas réussi un bien meilleur score au premier tour que les Genevois. Par ailleurs, les règles sont claires: on sait à Genève dès qu’on présente des candidats qu’il faut arriver dans les deux premiers et avoir 33% des voix, dont la stratégie est différente que quand on doit avoir 50% des voix. Et tout le monde est dans le même sac et présente ses candidats dans cette optique.
27 octobre 2007 à 7:58
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La libre circulation est voulue par les patrons afin de mettre les salariés en concurrence avec toute l’Europe. On a pu déjà voir ce qu’il se passe jusqu’à maintenant et ce n’est pas réjouissant, notamment dans les zones frontalières. Les salaires suisses étant particulièrement attractifs, ils font venir la main d’œuvre plus jeune et dynamique d’autres pays d’Europe, et laissent sur le carreau les personnes un tant soit peu moins qualifiés, envoientau chômage les plus de cinquante ans. Ce qui veut dire que souvent en offrant un niveau de vie exceptionnel à un frontalier, on met un suisse au chômage, après à l’hospice, ce qu’en plus d’être un drame pour la personne concerné, constitue une charge de plus pour les institutions publiques locales. Le dumping salarial en tant que tel par définition, est certes très limité, mais indirectement il existe bel et bien, et peut être confirmé par n’importe qui travaillant dans une entreprise ou les frontaliers sont la majorité. C’est à dire la pression accrue sur la quantité de travail, ce qu’à long terme ne manquera pas de créer des maladies du travail( encore à la charge de la collectivité suisse) les salariés frontaliers se donnant à fond dans une concurrence féroce, ne pensant qu’au court terme. Les contrôles ne s’effectuant que sur les feuilles de salaire, je suppose d’autre part que l’on peut les obliger à travailler plus d’heures, non déclarés. Encore une fois, je ne vois de bénéfices que pour une partie bien définie de la société, le patronat. Tout le reste de la société y perd.
Un autre effet, un peu plus sournois et non mesurable, à part par l’observation sur le terrain. L’effet de clan, qui fait que les frontaliers arrivés à des postes clefs n’emploient que d’autres ses confrères. Ou leur refilent les meilleurs postes. Ils appliquent la préférence nationale hors sol ! Alors qu’on accuse les suisses de xénophobie s’ils votent non à la libre circulation, ceci ne manque pas d’être ironique…
Cet l’argument facile de la xénophobie sera utilisé à tout va pour faire passer la libre circulation, par ceux pour qui l’intérêt n’est que dans la concurrence féroce et ne se soucient guère de la qualité de vie des travailleurs, surtout des couches populaires, ni de l’avenir des institutions sociales.
27 octobre 2007 à 20:50
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D’accord avec le commentaire précédent:
Un mode d’élection différent ne veut pas dire que l’élection se fait au rabais. Les règles du jeu sont connues avant le scrutin et les partis politiques et les candidats en tiennent compte pour définir leurs stratégies. Il en résulte notamment nettement moins de candidatures de premier tour que dans le canton de Vaud (à deux tours), parce que les acteurs doivent plutôt négocier avant.
Si l’on vous suit, faudrait-il admettre que les députés et sénateurs américains, ainsi que les députés britanniques sont tous élus « au rabais » ?
28 octobre 2007 à 1:44
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Oui,c’est tout à fait ça, bravo et merci. Mais finalement, je ne trouve pas que ce soit un défi si inatteignable: on peut être un parti centré sur un fort noyau d’intellectuels et tabler sur une haute morale sociale et l’esprrit de solidarité de ces intellectuels, de sorte à pouvoir attendre d’eux le soutien spontané à un programme qui favorise à la fois une économie (de marché) solide, des finances publiques équilibrées (c’est quand même une attitude de gauche que de ne pas dépenser plus que ce que l’on a), une fiscalité à effet redistributif sans être captative ni démotivante et en même temps une défense ambitieuse de l’environnement, une amélioration de la sécurité sociale non linéaire, une amélioration juridique de la situation de ceux qui sont dans la position faible en matière de bail, de travail, de consommation ou de culture. Etre des privilégiés qui sont organisés pour défendre les moins privilégiés, c’est quand même possible!
29 octobre 2007 à 8:27
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@Gresso: oui, c’est possible, mais à condition que certains cessent de croire qu’un (fils de) ouvrier défendra mieux les ouvriers qu’un (fils de) « bourgeois » dont l’engagement à gauche aurait quelque chose de suspect. Il y a quelques exemples dans le passé (Marx, Jaurès, Blum n’étaient pas vraiment fils d’ouvriers…).
29 octobre 2007 à 23:24
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supprimons donc cette inutilité qui en plus d’être malsaine est certainement couteuse. a l’époque les partisans de l’heure d’été disaient que cette démarche se justifiait par une économie d’énergie, or actuellement il est prouvé que ce n’est pas le cas. soyons donc logiques supprimons donc ce changement d’heure qui ne rapporte que des ennuis.
nous serons ainsi pour une fois en avance sur nos voisins européen!!!
30 octobre 2007 à 11:16
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Bravo, enfin quelqu’un qui réagit. Cela fait bien longtemps que je râle contre cette aberration, en tant que maman je trouve complètement ridicule quand on arrive aux heures d’été de mettre les enfants au lit alors qu’il fait encore jour dehors… Ils ne veulent évidemment pas aller dormir quand le soleil brille encore, c’est contre nature!
Dans un pays ou l’on manque passablement de lumière et ou l’on sait que cela influe sur le moral, je ne comprends pas que quand l’on arrive enfin au début du primtemps, et ou l’on prend plaisir à se mettre en route avec la lumière du jour on nous l’enlève, on a l’impression de retourner en hivers ! Cela engendre une grande fatigue sur notre corps en sus de celle engendrée par le changement de saison.
Vraiment contre ce passage à l’heure d’été, je suis! nNen déplaise aux travailleurs qui disent pouvoir profiter d’une heure sup. de soleil et d’aller (après le travail) à la piscine en été.
Dans ce cas l’on a qu’à changer les horaires dans les entreprises, si cela s’avère possible que cela soit fait à la carte, selon les besoins réels de l’entreprise…Mais c’est un autre sujet !
31 octobre 2007 à 12:01
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Ne faisons pas preuve d’angélisme. La droite des chambres fédérales sort renforcée des élections et largement majoritaire. Tant le PDC que le PRD sont des partis à forte tendance droitière. Reste à voir si la poussée libérale se poursuivra. La droite va-t-elle réengager Leuenberger et Calmy-Rey ou éliminer un PS au profit des Verts qui ne cachent plus leur intérêt à la fonction? Le centre mou arrivera-t-il à empêcher cette guéguerre? Le PS se retrouve isolé suite à une campagne 2007 catastrophique. Pris en otage et affaibli, il ne lui restera plus qu’à activer l’arme du référendum et à convaincre.
1 novembre 2007 à 0:47
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On ne saurait mieux dire que ne le fait J.-D.D. Mais tout n’est pas si catastrophique: le renvoi chez eux des moins crédibles représentants de l’extrême-gauche contribue aussi à rendre la « gauche » plus crédible. La réélection, dans mon canton, de Simonetta Sommaruga, porte-parole des consommateurs, de Margret Kiener, porte-parole des locataires, de Hans Stöckli, porte-parole comme le vert Daniel Brélaz des exécutifs des villes, est un gage de crédibilité.
Le PS a (aurait eu) des propositions crédibles, dans son programme qu’il a « oublié » de rendre public: en matière de sécurité sociale, de politique économique et fiscale ou – mieux que l’UDC- en matière d’intégration des immigrés. Si les dirigeants du PSS et les ténors du groupe parlementaire à Berne étaient un peu moins coupés du peuple, ils auraient senti qu’il fallait parler de ces problèmes en termes concrets et qu’ils auraient été compris. Ce sera donc pour demain, si ne se creuse maintenant comme ailleurs en Europe une stérile confrontation entre bobos (réalos) et ouvriéristes (fondamentalistes).
1 novembre 2007 à 0:47
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Ces positions d’André Gavillet comme d’Urs Schwaller indiquent bien la voie à emprunter.
1 novembre 2007 à 0:55
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Au Conseil national les rouges-roses-verts perdent dans leur ensemble quatre sièges, mais le maintien des neuf sièges au Conseil des États leur est d’ores et déjà acquis. À l’issue des 2e tours, ils pourraient au mieux en gagner encore quatre à cinq (selon comment l’on situe Verena Diener). Cela ne relativise que la défaite socialiste, non la nécessité d’un aggiornamento, mais lequel?
1 novembre 2007 à 0:59
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En l’état de la vie politique genevoise, une majorité absolue eût-elle changé ce résultat? J’en doute.
3 novembre 2007 à 18:40
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Merci de cette brève et compréhensible analyse. Parviendra-t-elle aux grands penseurs et stratégistes du PSS et sauront-ils en tenir compte ?
3 novembre 2007 à 18:48
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A sert-il d’être très instruit si on n’est pas fichu de gagner les élections?
Dans la remarquable confusion politique actuelle, le PSS a intérêt à se rendre compréhensible pour éclairer la lanterne des concitoyens.
5 novembre 2007 à 16:54
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La démarche d’Urs Schwaller es intelligente et, à ce jour, la seule prometteuse, tant pour éviter de voir la ligne blochérienne représentée au Conseil fédéral durant la rude législature qui s’annonce que pour créer une dynamique enfin un peu cohérente dans notre gouvernement.
5 novembre 2007 à 16:59
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D’où l’importance d’obtenir au Conseil des États, lors des cinq deuxièmes tours de novembre, un sérieux (total?) rééquilibrage des résultats d’ensemble du 21 octobre. Et je ne prêche pas que pour ma propre paroisse!
5 novembre 2007 à 17:13
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La peur n’est pas toujours irrationnelle; celle de la ligne blochérienne au Conseil fédéral se fonde sur l’expérience vécue, une expérience triste et sévère pour les valeurs fondatrices de notre pays et pour le destin de nombre de gens. Tenter d’éviter le maintien de la représentation de cette ligne au gouvernement est donc un réel devoir civique; cela n’a rien à voir avec de l’hygiénisme ou avec une sorte de réflexe purement mécanique.
Par ailleurs, les Verts sont certes critiques sur l’UE (en premier lieu les Verts européens). Ils ne mésestiment pas pour autant l’apport considérable de la construction européenne à la paix, à la prospérité et à l’environnement (y compris par la sauvegarde de la paix). Ils demeurent fermement attachés à l’objectif d’adhésion de la Suisse à l’UE, fût-ce pour y jouer un rôle correcteur, plutôt que celui d’un oisillon avalant volens nolens la becquée du droit communautaire.
6 novembre 2007 à 10:51
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CER, CCC, UNFCCC, GWP, VER, gold standard … On s’inquiète de la pollution atmosphérique, mais qui nous délivrera de la pollution langagière ?
6 novembre 2007 à 10:57
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Il ne faut pas décourager les bonnes volontés. Ce genre de débat doit se faire entre spécialistes et en effet il y a du ménage à faire.
On pourrait dire la même chose à toutes ces personnes qui font l’effort de manger de la viande bio en leur disant que de toute façon c’est une denrée alimentaire dont la production émet beaucoup de gaz à effet de serre et que c’est immoral puisqu’il faut 13 Kg de céréales pour produire 1 Kg de viande.
Pour ma part, je préfère les féliciter de ce premier pas et dans un deuxième temps leur suggérer de manger moins de viande.
C’est la même chose pour les cerificats de CO2.
L’association My climate fait beaucoup d’effort pour s’assurer que ces projets sont bons. Avec ce genre d’article, on met tout le monde dans le même panier et on se répète qu’on a bien raison de penser ce qu’on pense et qu’heureusement que je n’ai pas écouté ces affreux écolos, j’aurai gaspillé mon argent!
Faire de l’écologie c’est bien, avec un soupçon de psychologie c’est encore mieux!
6 novembre 2007 à 11:28
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J’ai l’impression qu’Urs Schwaller est le premier depuis pas mal de temps à tenter « un coup ». L’UDC s’inspire, à mon sens, du jeu d’échec : elle a toujours un « coup » d’avance et oblige les autres à réagir en se positionnant, souvent dans une situation de « double bind ».
La proposition de Schwaller a ceci d’intéressant qu’il préfère jouer l’attaque, en finesse, que de vouloir défendre absolument un pion.
Les partis les plus clairement opposés à l’UDC devraient méditer le jeu d’échecs, ou celui de go.
6 novembre 2007 à 12:25
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Plusieurs analyses ont fait état du rôle que joue la personnalisation croissante de la politique dans les résultats. Le cas de PYM dans le canton de Vaud était évident au moment des élections passées. Or, il y a des personnalités fortes à Fribourg, au PDC (Schwaller, Meyer), mais surtout au PS (Levrat, Berset). Est-ce que la stabilité, notamment PDC et PS, remparts contre l’UDC, n’est pas aussi à mettre au compte de ces candidats ?
7 novembre 2007 à 9:53
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Merci pour votre bonne analyse.
En matière des inégalités, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels a exprimé sa préoccupation du CAFTA-DR sur la jouissance des droits humains.En effet, de nombreuses dispositions de ce traité affectent l’accès à des services de base, à des médicaments ou aux semences, et vraisemblablement rendra leur prix plus élevé…avec des conséquences néfastes pour les droits humains.
cf http://www.ohchr.org/english/bodies/cescr/cescrs39.htmet http://www.3dthree.org/fr/page.php?IDpage=23&IDcat=5
Meilleures salutations,
CD
8 novembre 2007 à 10:07
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@Isabelle Chevalley
Prenez la peine de visiter le site Noe21. Vous comprendrez que la démarche initiée part Nissim – un contrôle de qualité des projets – vise à légitimer le marché des émissions de CO2. Ce mode de faire me paraît plus pédagogique que d’embarquer les gens dans des causes douteuses, dans l’espoir qu’elles deviendront ultérieurement plus présentables. Dans l’intervalle vous risquez fort de démobiliser les bonnes volontés.
9 novembre 2007 à 19:07
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Le lien entre l’évolution démographique et le positionnement des partis est un sujet d’étude passionnant. Je manque hélas de données pour le prouver, mais je suis persuadé que le succès de l’UDC est lié à son positionnement « conservateur », ce qui lui permet de rallier la population vieillissante de notre pays, soucieuse des valeurs traditionnelles.
Ce point de vue est illustré et développé sur mon blog…
12 novembre 2007 à 21:00
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C’est vrai que ce fut une campagne électorale brutale, irrespectueuse et monopolisée par un seul parti, voire un seul homme, d’ailleurs pas candidat. Mais ni cela, ni l’énormité des moyens financiers de l’UDC n’expliquent à eux seuls le résultat.
Personne n’a rien su ni des idées ni du programme- pourtant bon- du PSS. Au lieu de s’engouffrer dans de mauvaises histoires de complot, le PS aurait mieux fait de montrer systématiquement l’inanité du bilan du conseiller fédéral Blocher.
Enfin, si beaucoup de suffrages ont passé du PS à l’UDC, c’est parce que cette dernière a repris à son compte des craintes et préoccupations peut-être légitimes des petites gens. A l’égard de ces préoccupations et des petites gens, c’est plutôt le PS qui a donné l’impression d’être distant, irrespectueux et méprisant.
Quant à la méthode, comment le professeur Gross peut-il penser influencer sur l’élection au Conseil fédéral les groupes des partis du centre par la publication d’un livre incendiaire, si pertinent et brillant soit-il?
13 novembre 2007 à 14:53
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Concernant les AVANTAGES ET LES DÉSAVANTAGES de notre possible adhésion à l’Union européenne, j’aimerais donner ces quelques informations, tirées du rapport de la Commission de politique extérieure du Conseil des États sur les options de la politique d’intégration de la Suisse du 18 mars 2002, (Feuille fédérale 2002, p 5890/5891) et qui me semblent assez intéressantes.
Ce rapport prévoyait à l’époque, en cas d’adhésion à l’UE, les désavantages suivants:
1. Perte de souveraineté et redéfinition de la neutralité.
2. Refonte du système politique suisse (démocratie directe, fédéralisme, direction de l’État, politique économique extérieure).
3. Limitation de la démocratie directe.
4. Nouvelle répartition des compétences Confédération/cantons.
5. Augmentation (minimale) de la TVA à 15%.
6. Contribution de quatre milliards par an.
7. Perte d’avantages compétitifs dont nous jouissons en raison de notre politique économique indépendante.
8. Impossibilité de faire des traités bilatéraux spéciaux (p.ex. normes environnementales plus sévères pour les transports terrestres).
9. Arrêt d’une politique monétaire et économique indépendante et augmentation des taux d’intérêts.
Il prévoyait par contre les avantages suivants:
1. Rejoindre une communauté incarnant des valeurs dont nous sommes proches.
2. Participer à la politique communautaire tout en sauvegardant nos intérêts grâce au principe de l’unanimité.
3. Possibilité à long terme de compenser des inconvénients par des avantages économiques.
4. Pas de remise en cause de la neutralité.
5. Possibilité d’influencer l’UE grâce à notre expérience du fédéralisme et de la démocratie directe.
Depuis, il y a plus de pays «pauvres» dans l’UE, le principe de l’unanimité est en train de tomber, et la Commission européenne a décidé en 2003 d’unir notamment à l’UE toute l’Afrique du Nord dans une zone de libre échange au sein de laquelle tous les citoyens pourraient se déplacer librement… Pèse le pour, le contre… et fais ton choix camarade!
13 novembre 2007 à 17:48
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Une fois qu’on opte pour la grille de lecture dite du « Robin des Bois à l’envers », les comportements des partis bourgeois deviennent clairs comme de l’eau de roche: pousser d’un système d’impôt progressif à quelquechose de plus acceptable pour cette classe favorisée qui revendique un individualisme toujours plus grand, l’optimum pour eux étant la taxe par tête.
Pratiquement toute les propositions politiques des groupes radicaux/libéraux/udc tombent dans ce schéma (évidemment avec aussi un soupçon d’appel à la peur et de désignation de bouc émissaire)
Et comme toujours, entendre Ch. Favre utiliser des mots comme « antisocial », prononcé avec la larme à l’oeil est pour moi d’un comique! Et je dis chapeau l’artiste!
13 novembre 2007 à 18:06
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Je voudrais bien savoir si les communications médiatiques autour de ce vote ont-elle été diffusées en italien???
J’imagine que non, ceci expliquerait cela!
Les autres cantons ne sont pas vraiment fautifs, chacun ayant sûrement voté pour son propre canton, les tessinois faute d’avoir été informés n’ont tout simplement pas pu le faire.
Ce qui me parait vraiment scandaleux est le fait que la maison productrice du jeu aie « oublié » de nous solliciter au début et par la suite que le reste du pays trouve normal que le Tessin se fasse exclure!
14 novembre 2007 à 14:02
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Où est la démocratie dans l’UE? La notion même de « citoyen » européen reste une Arlésienne. Un citoyen, en principe, devrait pouvoir être associé aux décisions qui le concernent, comme il est de règle en Suisse grâce aux droits de référendum et d’initiative. Rien de cela dans l’UE, ou si peu. Le « citoyen » européen n’est consulté que pour élire ses représentants au parlement européen, une fois tous les 6 ans! Pour le reste, il regarde et subit: toutes les décisions qui le concernent sont prises par ses »représentants », nantis d’un chèque en blanc valable le temps de cette longue législature! Aucune possibilité, donc, de « corriger »des décisions prises à Bruxelles ou Strasbourg. Le peuple souverain n’est que très rarement appelé à donner son avis. N’est-il pas paradoxal qu’aucun citoyen de l’UE n’ait pu se prononcer, par exemple, sur les accords de Schengen, le seul souverain populaire consulté à ce sujet étant… le peuple suisse?! Comment donc s’étonner qu’au sein de l’UE ça râle de partout, des pêcheurs bretons aux plombiers allemands? Une Europe aussi éloignée de ses citoyens ne mérite pas le nom de démocratie. C’est au mieux un outil économique plus ou moins bien utilisé pour faire poids dans le commerce mondialisé. Sur le plan politique, l’UE est un nain de jardin.
14 novembre 2007 à 16:49
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«Partage du pouvoir», «compréhension mutuelle», «modestie et conscience de ses propres limites»… Quelles belles paroles, on en mangerait! Et si le PS essayait de les mettre en pratique, plutôt que de s’en gargariser?
«Campagne absolutiste, arrogante, arbitraire, sans égards pour personne»… M. Gross pourrait tout aussi bien parler là de la campagne des socialistes et des verts, et même du PDC. Les accusations de racisme (affiches du mouton noir) et de complot (Roschacher) étaient d’une telle mauvaise foi que c’en était pathétique à se coincer les parties dans une porte.
Si la politique du PS se résume à pratiquer le « reductio ad hitlerum » envers l’UDC et M. Blocher, le peuple suisse n’est pas sorti des ronces…
Au fait, n’y avait-il pas une époque lointaine où les socialistes (suisses et européens) défendaient le peuple? En exigeant la préférence nationale à l’embauche par exemple… Maintenant on dirait que du haut de leur tour d’ivoire, ils ne défendent plus que les minorités, le mariage gay, la dépénalisation des drogues, le cosmopolitisme, les sans-papiers, le politiquement correct, l’art contemporain et le caviar bio… et pour les socialistes suisses, en plus, les criminels et les profiteurs sociaux s’ils ont la chance d’être étrangers.
Finalement, la gauche est tout autant pour la mondialisation que la droite ultra-libérale (l’altermondialisme, c’est toujours du «mondialisme»)… Ils font semblant de se battre, mais ils jouent au même jeu, au «Monopoly planétaire».
15 novembre 2007 à 12:59
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Monsieur Erlicz, un parti socialiste qui prône la préférence nationale n’est-il pas un parti fasciste? Le fascisme italien des années 20-30 défendait le peuple, en pratiquant une politique sociale avancée, et même le leader communiste Togliatti, en exil à Moscou, était plein d’éloges pour l’organisation syndicale fasciste de son pays. Le national-socialisme allemand aussi a fait pour le peuple plus que tout gouvernement précédent. Et dans les deux pays on pratiquait la préférence nationale.
25 décembre 2007 à 19:27
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Merci pour cette excellente analyse. Le danger est important, j’espère que l’UBS fera bon accueil aux revendications de la fondation Ethos.
28 décembre 2007 à 1:40
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D’accord pour définir ce qui devrait être la norme, comme on pourrait l’appeler, en matière de fourniture des prestations et des équipements. Mais pourquoi poser le problème à l’envers et partir de la fiscalité? J’aime autant une concurrence fiscale qu’ une espèce de « cartel fiscal » de nature à conduire à toutes sortes de dépenses plus ou moins somptuaires, étant entendu, selon le mot d’Otto Stich, qu’il est aussi difficile à un politicien de ménager les fonds publics qu’à un chien d’épargner des saucisses…
28 décembre 2007 à 19:35
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L’auteur de l’article ne dit qu’une partie de la vérité.
En effet, le canton prend sa quote-part, ainsi que la commune et la Confédération pour ce qui est de l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
Le taux de 12% ne correspondant qu’à celui du canton.
IL faut aussi mentionner que le politique ne fait que puiser des ressources supplémentaires sur la richesse produite.
En effet, en 1985 l’ensemble de la quote part fiscale était de 25% du produit national brut, 20 ans plus tard, il est de 50% plus élevée, soit 37% environ.
A cela s’ajoute aussi le fait que la progressivité des impôts directs accroît la charge fiscale du citoyen.
En effet, comme le revenu augmente, il passe automatiquement dans une classe de revenu supérieur où l’impôt est plus élevé.
29 décembre 2007 à 8:26
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Pourquoi nos ancêtres ont-ils lutté contre la dîme si simplificatrice et injuste ? Les « Bourla-papey », (Brûles papier) revendiquaient surtout la proportionnalité de l’impôt plus juste à leurs yeux. On était en 1802 sauf erreur. Va-t-on- recommencer l’histoire ? D’autre part, M Dougoud, nous n’économisons rien en étant injuste à la perception.
29 décembre 2007 à 11:12
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Dans cet article, je ne traite que des prélèvements fiscaux propres à Obwald. Le taux mentionné de 12% comprend l’impôt cantonal et communal.
Votre conception des relations Etat-société en matière financière est erronée. Il n’y a pas d’un côté l’économie privée qui crée de la richesse et de l’autre l’Etat qui prélève et amoindrirait cette richesse. Imaginez le niveau de l’activité économique sans instruction publique, sans moyens de transports efficaces, sans réseaux de distribution d’eau, d’électricité et de gaz, sans sécurité, sans aménagement du territoire et sans protection de l’environnement. L’Etat n’est pas un simple consommateur de richesse; il crée les conditions nécessaires à sa création. Les tâches multiples de l’Etat moderne vont tellement de soi que vous semblez les ignorer! Regardez ce qui se passe en Somalie ou dans d’autres endroits du globe où la puissance publique s’est effondrée: on y lit en négatif l’importance de collectivités publiques fortes.
15 novembre 2007 à 17:46
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Oui, il faut accepter la différence des autres! Tout le monde n’est pas du même moule, en plus la Suisse n’est pas membre de l’ UE!
16 novembre 2007 à 9:10
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Ok, La suisse ne fait pas partie de l’union europeenne, mais elle as des accords bilateraux. L’europe n’accepte pas une libre circulation des marchandises entre la suisse et l’UE, accords plus favorables à la suisse qu’à l’UE du fait de la taille respective des marchés, si une distorsion de concurrence est crée par une politique fiscale.
Un exemple pour être clair : les chaines de distribution alimentaire française (carrefour, auchan, etc) se sont installées à Genève pour créer des centrales d’achats. Elles achetent pour les hypermarchés à un prix x et revendent aux magasins situés dans le monde à un prix y.
La différence de prix entre x et y reste en suisse et n’est pas imposé car les marchandises ne rentrent pas physiquement en suisse. Le but pour la centrale est de garder le maximum demarge en suisse en ne laissant aux points de vente que le minimum de marge qui elle est imposée dans le pays de localisation du point de vente. C’est plus pratique que de transporter des valises de billet en suisse et de tenir une double comptabilité.
De toutes façon, la Suisse connait le même problème avec la concurrence entre les cantons. Avec la nouvelle péréquation entre cantons pauvres et cantons riches, comment accepter que certains cantons baissent les impots pour ensuite recevoir la compensation de l’argent perdu grace à la compensation?
Merci
16 novembre 2007 à 11:07
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Ce que les tenants des politiques néo-libérales ne disent pas, c’est que la théorie économique sous jacente qu’ils mettent en avant pour démontrer le bien-fait de l’ouverture de frontière, de la concurence de marché, etc. dit EXPLICITEMENT que la concurence fiscale est nuisible ….
Mais ça évidemment, personne n’en parle, surtout pas nos média.
16 novembre 2007 à 18:18
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La rhétorique politicienne de cet article et son parti pris flagrant contraste avec la rigueur des articles récents que j’ai pu lire sur votre site.
Ce qui me surprend encore plus, c’est de ne voir aucune mention des arguments des référendaire … d’eux, on sait juste qu’ils sont en mal de visibilité, qu’ils sont évincés, etc.
Bref, je suis déçu.
18 novembre 2007 à 22:08
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L’analyse de M. Gavillet est certes très fine. mais elle oublie un élément essentiel et c’est étonnant venant d’un homme qui a géré les finances d’un grand canton.
En théorie, on peut en effet imaginer que les forces non UDC, qui représentent 70%, se coalisent pour gouverner sans l’UDC. Mais, il y a deux problèmes majeurs:
Premièrement: cela reviendrait à confier le pouvoir à des partis qui dans l’ensemble ont été sanctionnés par le peuple, pour le retirer au parti qui dispose de la confiance du peuple.
Deuxièmement: cela nécessiterait un rééquilibrage pour créer une majorité qui devrait être de centre gauche. Or comment peut on imaginer dans un pays où les intérêts économiques patronaux jouent un si grand rôle, qu’ils acceptent cette solution, alors qu’ils on barre sur le PRD, le PDC et même une grande partie du PS d’ailleurs, et qu’ils ont donc la possibilité de bénéficier d’un gouvernement de droite qui fait mieux leurs affaires.
J’ai beau retourner les choses dans tous les sens, je ne vois pas comment la gauche peut se faire des illusions au point d’imaginer que l’économie suisse soutienne un gouvernement de centre gauche alors qu’elle en a un de droite sous la main, avec participation socialiste minoritaire, qui lui convient mille fois mieux.
19 novembre 2007 à 17:41
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en principe je suis d’accord, néansmoins les choses ne sont pas si simples; l’UEE tolère les « paradis fiscaux » où elles veut… Monaco, Channel’s Islands, Antilles hollandaises, … et bien sur Liechtenstein.
20 novembre 2007 à 12:18
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Plusieurs auteurs ont déjà noté le conflits d’intérêt flagrants que les grands instituts financiers portent sur leur épaules.
Leurs commissions étant basées sur le flux de capital, ils n’ont aucun intérêt à ce que ce dernier diminue … alors évidemment, quand ces même instituts sont chargés de donner des « ratings » …
Le plus drôle, c’est que ces analystes sont payés des fortunes pour débiter … n’importe quoi qui permettra à leur entreprise de retarder la chute.
20 novembre 2007 à 15:33
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A vous lire, on a le désagréable sentiment que le parti socialiste fuit ses responsabilités en appelant de ses voeux un illusoire front commun contre l’UDC qui ne trouve aucun ancrage dans la réalité.
Dans le registre économique, une large majorité des radicaux est en parfaite harmonie avec le discours blochérien. Du point de vue des assurances sociales, Pascal Couchepin n’a pas besoin d’être inspiré par ses collègues agrariens. La xénophobie qui a dicté l’agenda de la dernière campagne n’est remise en cause à droite que par quelques esprits éclairés bien isolés. Sans parler de l’intégration européenne au point mort.
Le PS est seul au Conseil fédéral et le maintien de ses représentants dans sa composition actuelle rend son discours illisible. Il y a des tournants historiques qui demandent du courage politique et celui-ci parait malheureusement faire défaut.
Bien à vous.
21 novembre 2007 à 7:39
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Tout à fait d’accord. Et quand on entend un M. Leuenberger déclarer à la télé « qu’on travaille très bien avec C. B. au Conseil fédéral », on se rend compte que la solution n’est pas pour demain. M. L. sera brillamment réélu au Conseil fédéral par la droite. Quelle belle carrière!
21 novembre 2007 à 8:06
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Que ce soit sur les monnaies, les denrées alimentaires, le pétrole ou les crédits, la spéculation est considérée comme une vache sacrée, et les spéculatateurs comme de joyeux stimulateurs de notre économie. En fait il nous ruinent, mais nous n’avons pas le droit de les entraver!
21 novembre 2007 à 8:15
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Revenir aux conditions du XIXe siècle ou s’aligner su la Chine laborieuse actuelle: quel beau rêve pour nos nobles et patriotiques dirigeants ! Saluons leur patience et leur persévérance.
21 novembre 2007 à 8:55
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Nous vous concédons que la loi, objet de la prochaine votation, a des aspects positifs, notamment ceux qui touchent à une prise en charge plus rapide des chômeurs et à une meilleure approche du marché du travail.
L’abandon des ETC sous leur forme actuelle est presque unanimement souhaitée même si ces possibilités de travail ont fait office de tremplin à nombre de chômeurs qui ont retrouvé un emploi stable et parfois plus valorisant que celui qu’ils avaient perdu. Nous pouvons en témoigner ayant engagé un grand nombre de personnes dans ce cadre là.
Votre article laisse entrevoir les failles de cette loi qui nous est soumise tout en les écartant, volontairement ou non, d’une réflexion approfondie.
Vous êtes-vous renseigné auprès des associations comme le Trialogue (http://www.letrialogue.com)
qui connaissent bien la loi sur le chômage (http://www.guidechomage.ch) et dont l’activité essentielle depuis dix ans est de recevoir des personnes en recherche d’emploi ?
Votre réflexion nous laisse songeurs, ce d’autant plus que les articles publiés dans DP sont en général très bien documentés.
Le Trialogue a été largement auditionné par la Commission de l’Economie et a pu faire des propositions raisonnables et concrètes qui auraient peut-être pu éviter le référendum. Malheureusement, les députés n’en ont pas tenu compte… ils le feront peut-être au vu du résultat de la votation.
Que reprochons-nous à la loi outre le fait que son application se révèlera problématique comme vous le laissez vous-même entrevoir?
Sur un plan général :
La qualité des relations entre le chômeur et son conseiller ainsi que l’estimation subjective des situations vont prendre une part prépondérante dans l’attribution des mesures, sans qu’aucune structure de médiation (proposée par le Trialogue à la Commission) ne puisse intervenir par un avis extérieur neutre.
.
Les chômeurs placés dans l’économie sociale et solidaire (ESS) ne seront plus suivis ni répertoriés. Bénéficiant d’un contrat de droit privé à durée indéterminée, ils sortiront purement et simplement des statistiques du chômage.
Une population qui disparaît des statistiques n’existe plus aux yeux des décideurs, elle ne peut plus être circonscrite ni faire l’objet d’études et de propositions.
Sur le plan des mesures concernant les personnes dont la réinsertion est jugée possible:
Programmes cantonaux d’emploi et de formation (PCEF)
La loi ne fait plus référence à un salaire plancher mais à l’indemnité de chômage qui pourra être dérisoire, du fait du mode de calcul de la période de cotisation appliqué depuis 2003. Le projet fait un retour sur une pratique appliquée aux emplois temporaires fédéraux dans les années 90 et supprimée depuis lors. Pour mémoire, sur le plan fédéral, la rémunération minimale est actuellement de Frs. 2′213.- pour un plein-temps (Art. 59b al. 2 LACI).
Travailler pour quelques francs symboliques n’est pas admissible à nos yeux ! Le travail ne diffèrera pas de celui qui est actuellement proposé en ETC. En effet, une étude a été faite sur la qualité formatrice des ETC actuels. Il en ressort que 80% des ETC actuels répond aux exigences de la nouvelle loi qui impose un volet formation.
Dans le cadre des mécanismes incitatifs existants, les ARE cantonales (allocations de retour en emploi) aboutissent trop souvent à un mariage bancal car ils mettent en relation des petits employeurs en difficulté et des chômeurs de longue durée fragilisés.
Les uns y voient là un simple moyen de réduire leurs coûts salariaux, les autres sont mis sous pression et ne se sentent pas assez encadrés.
Nous voyons trop souvent surgir des problèmes relationnels, voire du mobbing, dus à une trop grande fragilité de l’entreprise qui accueille le chômeur. Les personnes elles-mêmes en difficulté ne peuvent valablement réinsérer des chômeurs fragilisés ! Or, ce sont souvent ces entreprises qui sollicitent ces mesures.
En vue d’éviter les abus que nous avons constatés, le Trialogue a proposé lors de son audition à la Commission de l’Economie :
Aide aux indépendants
Les indépendants n’auront plus de droits cantonaux.
Les indépendants considèrent en effet, non sans raisons, avoir besoin d’une aide à la réinsertion et invoquent les raisons suivantes:
Marché secondaire
(Mise à disposition d’emplois dans le marché secondaire qui vise à assurer un « dernier filet » d’insertion socioprofessionnelle en faveur des chômeurs les plus en difficultés)
C’est faire jouer un rôle politique à l’ESS et la reléguer en marge de l’économie alors que son but est justement de concurrencer l’économie primaire.
Le rôle social qu’est appelé à jouer l’ESS est ambigu, ce d’autant plus que les autorités politiques ne lui offre rien en retour ( préférence dans les soumissions publiques etc.).
Les entreprises de l’ESS ne sont pas toutes prêtes, éthiquement, à offrir une sous-rémunération à leur employés.
Toutes les personnes en fin de droits (env. 1′200 au 1er janvier 2008) n’y auront pas accès. Seules quelques entreprises ou associations se sont annoncées jusqu’ici. Leur nombre ne nous est pas donné.
Qui va décider des priorités ? Comme pour toutes les mesures prévues par la loi, les décisions se prendront sur la base de la qualité des relations entre le chômeur et son conseiller, sans moyens de recours ou de médiation.
Les salaires qui seront offerts aux chômeurs placés sur le marché de l’ESS ne sont pas connus. Nous savons seulement qu’ils seront légèrement supérieurs aux barèmes d’assistance.
Dès lors, pour un même travail, le salaire devra différer selon la situation familiale du salarié! Un chômeur qui a quatre enfants n’aura pas le même salaire qu’un célibataire, ceci pour éviter qu’il s’adresse à l’Hospice Général pour obtenir un complément de salaire.
Or, l’économie privée applique le principe « à travail égal, salaire égal ». Aucune réponse cohérente ne nous a été donnée sur cette question au cours des nombreuses réunions que nous avons eues avec la direction de l’OCE
Merci de nous avoir donné l’occasion d’exprimer nos réticences, évoquées oralement de nombreuses fois mais jamais relevées ni discutées dans un espace public.
Doris Gorgé, présidente du Trialogue
Jean Ladame, vice-président du Trialogue
21 novembre 2007 à 11:09
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Merci pour vos commentaires réalistes et honnêtes enfin une association s’exprimant au nom des chômeurs, nous avons besoin de personnes comme vous et surtout pas de politiciens inexpérimentés.
21 novembre 2007 à 18:53
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Hélas, J.D. Delley a raison. Hélas, parce qu’on pourrait attendre d’un parti comme le PS, associé aux responsabilités gouvernementales, qu’il ne tombe pas dans le travers d’une exploitation purement émotionnelle des problèmes posés par la la lutte contre le chômage. En effet, les études, réalisées tant par l’Observatoire universitaire de l’emploi que par la Commission d’évaluation des politiques publiques, ont relevé les lacunes et les faiblesses de la politique genevoise en la matière, dont les emplois temporaires cantonaux sont un élément déterminant. Soutenir la nouvelle loi, dont le PS reconnaît par ailleurs les mérites, en contrôler l’application, et à partir de là en déceler les éventuelles limites et proposer les correctifs adéquats, voilà qui aurait réellement rendu service aux chômeurs genevois. Mais c’est plus difficile – il faut faire preuve de compétence – et politiquement moins porteur à court terme dans un contexte de surenchère. Dommage…
21 novembre 2007 à 23:31
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Effectivement, les milieux des propriétaires sont pressés d’enterrer la hache de guerre pour mieux faire oublier les millards de franc non rendu au locataires lorsqu’ils n’ont pas adapté les loyers à la baisse lorsque les taux baissaient …
Je pense donc qu’il serait judicieux de leur demander des comptes.
(note : les cinéphiles auront noté que j’ai tronqué la citation originale mise en titre de ce commentaire … j’en suis désolé)
24 novembre 2007 à 17:15
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L’idée est à première vue excellente. Mais de telles installations ne seraient-elles pas, plus encore que les oléoducs, vulnérables au sabotage?
25 novembre 2007 à 21:57
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« le droit civil est certes unifié au niveau national depuis tout juste un siècle, mais des différences énormes subsistent au niveau de l’application »
Je crois qu’il y a une petite contradiction: si le droit civil est unifié, il faut admettre qu’il est uniformément appliqué, sinon il n’est pas unifié.
Vous confondez probablement le droit civil (c’est-à-dire du droit de fond, les bases sur lesquelles on pourrait fonder une prétention; cf. en particulier le Code civil et le code des obligations) avec les règles fixant les procédures à suivre afin d’ouvrir une action en justice et la mener à son terme: qui peut agir; contre qui agir; à quelles conditions un tiers peut intervenir dans un procès; que peut-on demander au juge durant un procès; etc.
26 novembre 2007 à 8:50
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Vous avez parfaitement raison, les termes sont très mal choisi. Je voulais bien entendu parler de la procédure: c’est désormais corrigé!
26 novembre 2007 à 20:33
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Ceci est merveilleux et nous donne des grands espoirs. L’Afrique pourrait finalment affronter serieusent son problème energétique face à l’explosion démographique qui la ménace.
Cela dit ce ne signifie pas encore que l’Europe pourrait renoncer à l’energie nucléaire (sans augmenter la production de CO2)
C’est connu que l’electricité est un bien dont le transport sur les longues distances est très couteux…
28 novembre 2007 à 22:28
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Il est assez facile de prévoir comment le PDC se sortira de ce dilemme….
Ce parti a un spectre particulièrement large sur l’échelle gauche-droite, puisque certains de ses élus cotoient les idées de l’UDC alors que d’autres sont presque proches du PS. Le jour de l’élection du Conseil fédéral, ces élus se diviseront tout simplement entre ceux qui voteront pour le chef de bande de l’UDC et ceux qui s’y refuseront. Il suffira d’ailleurs d’un nombre limité de votes démocrates-chrétiens (comme en 2003 ?) pour assurer l’élection de Christoph Blocher…. une dizaine !
Mais un autre parti a aussi des questions à se poser: il s’agit du Parti socialiste.
En effet, si le PS était prêt à mettre ses deux strapontins en jeu, il exercerait une véritable pression sur le PDC et éventuellement aussi les radicaux.
Je ne me fais aucune illusion. Trop de personnages falots vont participer à cette élection. Dans ces conditions, nous sommes prêts à rejouer les 4 années passées…en pire, avec une présidence pour l’homme « qui a mal au ventre » à Ankara en pensant aux lois votées par la population suisse….
Un jour, peut-être, nous aurons des politiciens courageux….
29 novembre 2007 à 7:57
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Enfin! merci!
29 novembre 2007 à 18:19
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D’accord avec votre article. Cela alimente une réflexion en cours: le terme « bourgeois » est-il encore compréhensible en dehors de son sens historique?
Du point de vue électoral, il ne me semble plus pertinent pour la grande majorité, voire contre productif. Selon une certaine imagerie de gauche, le bourgeois est privilégié, retranché, vaguement égoiste et en tout cas connoté « du passé ». Pour la droite, il est le contraire de l’imaginatif et de l’entrepreneur. Il me semble donc que le terme à toutes les chances de susciter des sentiments négatifs dans toutes les couches de la population. J’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi les partis du centre droit continuent à se ranger sous l’étiquette de « partis bourgeois ».
30 novembre 2007 à 8:54
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Très juste Dani ! Quand on entend un M. Leuenberger déclarer à la TSR » qu’au cons.féd., on travaille bien avec M. Ch.B » et que les socialistes suisses allemands affirment que l’UDC a pleinement droit à ses deux conseillers fédéraux ( dont évidemment Ch. B. ), le peuple suisse peut se préparer à une nouvelle législature foireuse. Les 70 % d’électeurs qui ont voté leur détachement du tribun zurichois apprécieront.
30 novembre 2007 à 9:21
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Le consensus helvétique se résume régulièrement au rôle de marionnette du PDC sautant d’un plateau de la balance à l’autre. Dans l’attente du spectacle, à droite comme à gauche, chacun y va de son argumentation. Qui souhaiterai casser situation si confortable ? Surtout pas l’UDC, qui maintenant, par sa politique fascinante de superficialité, tient en main 29,5% des ficelles. Le CF ne sera pas modifié.
2 décembre 2007 à 19:35
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« La messe est dite » affirmez-vous quant à l’élection de Christoph Blocher le 12 décembre. Vraiment ? Vous semblez bien résigné et défait…
Or, la politique c’est au contraire le combat permanent et le combat n’a pas encore été livré. En effet, le PDC n’a pas encore pris formellement sa décision quant à sa volonté de présenter ou non un candidat contre Blocher, donc les jeux ne sont pas faits en l’état.
Alors, attendons.
D’ailleurs, Andreas Gross, conseiller national socialiste zurichois, est d’un tout autre avis que vous sur cette question : voyez sa prise de position exprimée aussi dans Domaine Public.
Bien à vous.
3 décembre 2007 à 10:07
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D’accord avec vous. Des questions me turlupinent concernant le rôle d’O. Holenweger dans cette affaire. N’a-t-il pas remis sesmanuscripts un peu facilement à la police allemande? Pourquoi ces documents sont arrivés si rapidement en Suisse? M.Mörgeli a eu très facilement accès aux originaux, il était donc en contact avec Holenweger. Et si l’UDC avait tout manigancé?
3 décembre 2007 à 17:44
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La seule « concordance » qui existe dans le système actuel est celle de la peur, du culte de l’ego des conseillers fédéraux et de l’intérêt que chacun de ceux-ci porte à ses propres souteneurs (le terme est-il juste?). Et, sans que cela l’excuse de s’y livrer, M. Blocher n’est de loin pas le seul inventeur ou pratiquantde cette juxtaposition de défauts personnels.
C’est donc tout sauf de la concordance, ce terme signifiant, étymologiquement, « avancement vers un but d’un même coeur ». Le CF est vraiment loin du cœur et il foule aux pieds le préambule de la constitution fédérale.Ne devrait-on pas cesser d’utiliser le mot trompeur qu’est « concordance » lorsque l’on parle de cette juxtaposition? Complicité serait déjà moins hypocrite…
7 décembre 2007 à 18:17
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Madame, on trouve de très belles valises pour 40 frans dans de nombreux magasins et en Suisse aussi. Pour le reste, la fatigue, je comprends: les voyages c’est autre chose que le travail, bien sûr, veinarde.
9 décembre 2007 à 11:28
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Moi aussi, je ne comprends rien à la politique suisse…
Le PS, qui a fait un thème de campagne de son opposition à un Blocher en délicatesse avec les principes de la démocratie suisse, ne se fait presque plus entendre. Il est prêt à avaliser « en silence » sa participation à un gouvernement qui sera de plus en plus influencé par la logique du bulldozer de l’UDC.
Le PDC, qui aurait un siège à tenter de reprendre, n’ose pas se lancer non plus contre le « sale gosse » de la politique suisse. Le PDC préférerait, on le sent bien, devoir s’attaquer aux cousins radicaux, avec nettement moins de chances de réussite et plus tard. Comment des centristes peuvent-ils préférer devoir s’accomoder d’une droite dure plutôt que d’une droite modérée…?
Les radicaux, eux-mêmes, ont tout à perdre de ce petit jeu. S’ils sauvent leurs deux sièges aujourd’hui, ce sera accompagnés d’une menace de perdre un siège au départ de Couchepin. En particulier les radicaux romands risquent de devoir renoncer définitivement à « leur siège ».
Au fond, seuls l’UDC et les verts semblent jouer des partitions cohérentes. L’UDC modère ses ardeurs et tente de donner le change avant l’élection (elle se rattrappera ensuite !) et les verts jouent le rôle de parti d’opposition, clairement.
Pourtant, il y aurait ici une magnifique occasion de montrer l’inutilité du vote UDC-extrême! Si l’UDC perdait, ce serait clairement un revers pour elle et cela relativiserait complètement sa propre campagne en montrant à quel point elle était incongrue. Je suis convaincu que cela contribuerait en réalité à lui faire perdre des voix, en tout cas celles de ceux qui « aiment être du côté des gagnants »….
9 décembre 2007 à 17:18
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Je suis surpris par le contenu de cet article; surtout par son fond. J’avais gardé une image de Domaine Public comme ayant un esprit critique de la société « capitaliste ». Comme je ne m’y retrouve pas, je vais tenter d’exprimer ce qu’un ancien et futur chômeur ressent sur cette loi.
Un des éléments importants est que son application permettra de pouvoir gommer une plus grande partie du nombre de chômeurs et chômeuses de longue durée… C’est aussi ça la nouvelle loi sur le chômage.
C’est aussi donner des pouvoirs de vie et de mort au placeur responsable de votre suivi et de votre survie!
Comme vous le faisiez justement remarquer, M. Delley, dans votrearticle, votre questionnement se portait sur la capacité de l’OCE à pouvoir assumer cette nouvelle façon de gérer les demandeurs d’emplois.
Ayant, malheureusement, vécu une période de chômage et devant y retourner d’ici peu, je ne peux que confirmer mon angoisse à l’idée de ne plus pouvoir être maître de mes choix professionnels sous prétexte que je devrais répondre à des critères « économicaux-politiques » avant ceux qui m’ont conduit à me remettre en question par de multiples formations dont deux diplômes et un certificat, de type HEC, le tout terminé il y a moins de 2 ans.
Et tout ça parce que les services publics mettent en application le New Public Management, on met au rancart les plus de 50 ans dont je fais partie.
Je ne peux que constater que cette nouvelle loi rendra le chômeur ou la chômeuse encore plus servile à souhait.
Sous prétexte d’être concurrentiel la société économique veut imposer la gestion et la vie professionnelle des individus qui n’ont pas demandé à être là où ils sont. Ce que ce système ne reconnaît pas, c’est que les occupations temporaires qui ont été mises en place, l’ont été parce qu’elles répondaient à un besoin.
D’un autre coté comment le politique peut-il justifier l’augmentation exponentielle de la main d’œuvre frontalière dans le système économique genevois en plusieurs mois et, d’autre part pénaliser les habitants du canton? Si ce n’est faire le lit des partis politiques extrémistes qui n’attendent que ça pour récolter les voix des aigris de la politique du très très court terme de nos élus. Alors que le citoyen chômeur genevois n’attend qu’une seule et unique chose, pouvoir travailler dignement et ça, la politique néo-libéraliste à l’hyper profit personnel nous n’en voulons pas et c’est pour cette raison que j’invite tous les citoyens sensé à voter non à ce projet démagogique.
Maintenant, si e politique avait réellement l’intention de changer quelque chose, M. Gillet député et initiant de la loi (PDC) militerait davantage pour le respect et la mise en place d’emplois et non pour la mise en place de contraintes comme on a pu le constater dernièrement.
Ultime serrage de vis auprès des chômeurs et chômeuses, les services de M. Longchamp ont investi leur recherche sur 550 chômeurs genevois pour aboutir à un résultat des plus probants; 50′000.- de récupéré ! Je vous laisse le soin du calcul des économies récupérées en pourcentage du gain estimé du travail au noir qui serait de 37 milliards de Francs.
Sincèrement j’ai plus que l’impression qu’on prend le citoyen genevois pour un lampiste de premier ordre. Si on voulait discréditer encore plus le chômeur ou la chômeuse genevoise on ne s’y prendrait pas autrement. Raison de plus de dire non à ce projet de loi.
Ultime point qui devrait faire encore réfléchir les indécis. Un député radical membre du conseil d’administration de PRO (Fondation qui prend en charge des handicapé-e-s et prendra un grand nombre d’emploi de solidarité) démontrait A + B comment et combien ces emplois de solidarité seraient rémunérés. Sans oublier les contraintes et soumissions auxquels devra se soumettre le chômeur. Signature d’une charte avec l’acceptation d’une baisse de salaire et j’en passe. Et après ça on veut parler de dignité! Et pour le salaire? Il a été arrêté que ces emplois ne pourront dépasser les 3′200 à 3′400 Frs (brut) pour ne pas concurrencer le marché de l’emploi. Mais ce que l’on ne dit pas avec la mise en place de cette nouvelle loi, c’est l’officialisation des travailleurs pauvres (Working poor). Genève serait ainsi le premier Etat à officialiser la pauvreté de salariés sur son sol. Quelle belle victoire pour le néolibéralisme et ses actionnaires…
9 décembre 2007 à 22:04
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Il est effectivement dommage qu’à Genève, on n’ait pas essayé d’innover dans cette « prise en charge », qui est souvent obscure (essayez d’avoir par exemple l’accès à un catalogue complet des cours sur Vaud), et qui sous-entend grassement que le chômeur est (presque) nul, puisqu’il n’a pas de travail. Parce que s’il était compétent, il en aurait bien sûr. Ne vaudrait-il pas mieux être moins hypocrite et proposer un sussucre aux employeurs engageant un chômeur, plutôt qu’une subvention liée la plupart du temps à une formation « normale » (celle que doit suivre Monsieur et Madame ToutLeMonde à chaque fois qu’il arrive sur une nouvelle place de travail ) qu’on ne serait plus capable de suivre motif pris que quarante ans et plus ou papiers inadaptés ?
Personnellement (je suis Vaudoise), j’apprécierai un appel d’air tel que les ETC genevois. Un an sans entendre les conseils/ordres et contre-conseils/-ordres de l’ORP, dont le but premier est quoi qu’on en dise est de faire baisser la statistique du chômage (et non du sous-emploi ou de l’aide social), quel pied !
10 décembre 2007 à 17:10
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Quand on voit la débauche de moyens financier qui s’est déchaînée contre l’initiative pour une caisse unique, il va falloir une bonne dose d’esprit critique pour le commun des mortels pour réussir à voter dans son intérêt sans trop céder aux slogans propagandistes des lobbies et de leur relais médiatiques.
12 décembre 2007 à 20:57
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Perché sur sa tour d’ivoire, le parlement vient de montrer une fois de plus qu’il se moque du peuple qui avait choisi dans sa plus forte proportion de soutenir Blocher il y a quelques semaines. Le PDC et le PS viennent d’un coup d’exclure 30% de la population suisse de la vie politique, quel arrogance, manque d’élégance et de démocratie! Savoir que certains socialistes (Geraldine Savary en particulier) ne connaissent absolument rien de la personne qu’ils ont élus montrent leur sens du serieux et l’absence de respect pour ceux qui les ont élus.
13 décembre 2007 à 0:21
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En posant son chantage, unique dans les Annales de la politique suisse, c’est l’UDC elle-même qui s’apprête à choisir de s’exclure de l’exécutif fédéral. En effet, à 12h00 ce mercredi et jusqu’à au moins 8 heures ce jeudi matin, l’UDC dispose bel et bien de 2 sièges au Conseil fédéral qui sont la résultante du score obtenu par l’UDC. Ni le PDC, ni les Socialistes, ni les Verts n’ont retiré ou confisqué ces sièges.
13 décembre 2007 à 7:34
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L’intervention de « gli » n’est en rien conforme à l’esprit de la politique suisse.
Depuis 1959 (date de la création de la formule magique), c’est bien l’assemblée fédérale qui choisit les membres du gouvernement, en tenant compte de la force des partis, mais en privilégiant les candidatures de ceux qui seront susceptibles de travailler avec les autres.
L’assemblée fédérale a déjà eu plusieurs fois l’occasion de choisir d’autres personnes que les candidats officiels des partis (souvenons-nous notamment d’Otto Stich). Ce qui arrive à Blocher est conforme aux lois, aux habitudes suisses et à la démocratie. Un « homme providentiel » provocateur n’est en rien indispensable.
L’UDC, ulcérée, montre son vrai visage et risque bien de surenchérir en provocations, mais plus avec la légitimité d’un poste gouvernemental. Cette clarification est plus que bienvenue!
13 décembre 2007 à 17:32
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Si la non réélection de Christoph Blocher est en effet salutaire pour la politique suisse, il conviendrait que la majorité qui en a décidé prenne des « mesures d’accompagnement ». En effet, le risque existe que cette décision conduise à un succès électoral encore plus grand pour l’UDC dans quatre ans. Une mesure utile – même s’il ne faut pas en surestimer la portée – pourrait être l’approbation rapide d’une loi limitant les dépenses des partis pour les campagnes électorales et les votations. A défaut, c’est une avalanche de propagande pro-Blocher qui nous attend.
14 décembre 2007 à 11:54
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A lire (Madame ou Monsieur?) Gli, une foule de réflexions se bousculent dans ma tête. Dont quelques-unes:
1) Gli lit DP! Quelle merveilleuse surprise venant d’une personne qui pourrait bien être teintée de blochérisme. Autant pour moi qui, naïvement, croyait que DP n’est lu que par des hyper-convaincus peu attirés par les pratiques de M. Blocher.
2) Que je sache, le 21 octobre, le souverain suisse a élu – à raison de moins de 30% de ses voix, donc même pas un tiers des votants – des représentants de l’UDC. Il n’a pas élu directement M. Blocher puisque, en tant que conseiller fédéral, ce dernier ne se présentait pas aux élections. N’y a-t-il donc que M. Blocher à l’UDC? Contrairement à ce que la ligne zurichoise de ce parti nous assène en permanence, il y a divers courants dans l’UDC, dont certains carrément anti-blochériens. A vue de nez, la ligne UDC dure ne représente pas plus de 40%-60% des votes UDC. Si donc l’on veut se livrer à la mathématique si chère à la ligne zurichoise du parti, le vote blochérien du 21 octobre ne doit pas représenter plus de 14%-15% des voix exprimées. Dès lors, dire que 30% du peuple veut M. Blocher au Conseil fédéral constitue, à mes yeux du moins, un multiple mensonge. Le déni démocratique ne vient pas de ceux qui ont renversé le tribun UDC mais de ceux qui veulent nous faire croire qu’il y a là un non respect de la volonté populaire. Ces chiffres sont difficiles à prouver? Que l’UDC lance donc une initiative en vue de faire élire le Conseil fédéral par le peuple. Elle pourrait avoir quelques surprises.
3) Qui a vraiment écouté et analysé la déclaration de M. Blocher à l’issue de l’assermentation de Mme Widmer-Schlumpf aura eu la preuve définitive que ce politicien n’a rien d’un homme d’Etat agissant pour le bien d’un pays démocratique mais tout d’un manipulateur de la menace et du chantage; qui plus est, animé aujourd’hui d’une soif de basse vengeance. Je suggère à DP de publier cette déclaration in extenso. Je la mettrai volontiers dans mes archives, dans le tiroir intitulé « Les recalés de la démocratie ».
14 décembre 2007 à 14:10
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Il faut aussi signaler la gigantesque claque administrée par le canton de Vaud, qui d’habitude n’est pas si à gauche que cela et que Mme Jaggi n’a sans doute pas cité par élégance, je veux rappeler la non-élection de la liste Radicale/UDC au profit de la liste PS/Verts!
Comme quoi le peuple s’est réveillé au 2ème tour des élections fédérales, qui plus est, le peuple du canton de Zürich, cher à M. Blocher, a évincé son Président de parti, il me semble que c’est significatif d’un raz-le-bol des 71 % et on voudrait faire passer ces 71 % pour arrogants, mais de qui se moque-t-on!
Félicitations à nos parlementaires, ils ont pris la bonne décision et je n’ai pas peur de la suite, celui qui crie si fort ne le fait que parce qu’il sait qu’il n’a pas raison. Laissons les moutons, noirs ou blancs, suivre leur tribun et occupons-nous de l’avenir de notre pays et de sa respectabilité qu’elle vient enfin de retrouver après 4 années des plus détestables. Bienvenue à Mme Eveline Widmer-Schlumpf et bravo pour son élection.
M. Blocher svp quittez l’UDC, laissez œuvrer ses membres sereinement et fondez votre propre parti, vous en avez largement les moyens et en plus un fief à Rhäzüns, gardez-y là vos bons moutons et laissez-nous en paix.
14 décembre 2007 à 22:05
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La comparaison vaut ce qu’elle vaut : en 2002, lors des élections présidentielles, les Français ont du choisir entre Le Pen et Chirac au second tour. On s’est compris…
Le 12 décembre, les 125 parlementaires, courageux pour les uns, résolus et déterminés pour les autres, ont éjecté le « mouton noir », malgré les menaces et le chantage de l’UDC blochérienne, après quatre longues années de blocage politique au Conseil fédéral.
Les radicaux ont laissé faire le « sale » boulot aux autres, mais dès le résultat de l’élection connu, leur président Fulvio Pelli s’empressaitde déclarer avec le sourire à la TSR que « l’UDC ne devait s’en prendre qu’à elle-même vu le comportement et les provocations de ce parti… » ! Ouf !
15 décembre 2007 à 8:40
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Délicieuse comparaison. C’est bien ça, continuez M François Brutsch. Il nous faudrait plus d’Alberoni en politique. L’UDC a deux « L » comme Talleyrand, il faudra les soumettre au teste de Rorschach. Eveline saura-t-elle disséquer cette schizonévrose ? Pour ça elle a le soutien de toute la Suisse et d’une partie de l’UDC. C’est le moment d’agir. Battons le fer pendant qu’il est chaud.
15 décembre 2007 à 13:14
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Merci de cette traduction. Elle en valait la peine. De cette manière, on peut se rendre compte que nos journalistes romands, presse écrite et orale, étaient bien en deçà de la vérité et de la réalité par leurs tentatives d’explications à chaud.
Le mépris de la majorité contenu dans cette diatribe dépasse l’entendement. La volonté de faire de la politique, non pas pour le pays, mais pour son ego personnel est littéralement explicite. Comment peut-on se laisser prendre à pareil jeu. La Suisse, Monsieur Blocher, appartient aux Suisses en proportions parfaitement égales. Vous ne serez jamais le patron propriétaire de ce pays. Nous avons besoins d’institutions de valeur, mais nullement d’individualisme maladif. Pour le culte de la personnalité allez voir ailleurs.
Les différentes cultures qui composent notre Patrie vivent ensemble grâce à nos institutions.
Nullement par considération des unes envers les autres. Relisez le philosophe genevois Amiel. «L’expérience de chaque homme se recommence. Seules les institutions deviennent plus sages; elles accumulent l’expérience collective et, de cette expérience et de cette sagesse, les hommes soumis aux mêmes règles verront non pas leur nature changer, mais leur comportement graduellement se transformer».
Encore, faudrait-il que, pour aller de l’avant et marquer l’avenir de leur propre empreinte, les générations héritières de nos institutions aient suffisamment étudié et médité les leçons de l’histoire.
Le populisme c’est exactement l’inverse. La tâche de nos élites est immense.
15 décembre 2007 à 18:21
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Tout d’abord un tout tout grand merci à Carole…
« Blocher Christoph, conseiller fédéral: Il y a quatre ans, j’ai été élu conseiller fédéral par ce Parlement. J’ai accepté le mandat découlant de cette élection et me suis mis au service de notre pays et de notre peuple avec toute ma force et au mieux de mes compétences et de ma conscience. Je ne tirerai pas ici le bilan de mon action; je le ferai le 28 décembre. Vous m’avez aujourd’hui retiré ce mandat, par le biais d’une élection – surtout d’une non réélection – sans vraiment en expliquer l’arrière-plan. »
M. Blocher ne doit pas vraiment savoir faire un bilan de compétence(s) et quand il dit s’être mis au service du peuple et de son pays, c’est d’abord faire fi des 71 % du peuple, qui comme moi ne lui ont rien demandé et surtout pas de « ficher » en l’air notre système fédéral et démocratique… et qui d’ailleurs ne sont certainement pas d’accord avec lui et n’ont absolument pas besoin qu’il se mette à « notre » service, bien au contraire. Ensuite et par rapport à son pays, un souvenir, la Turquie, je ne pense pas non plus que là il s’est mis au service du pays.
Tiens démocratique… cela dit-il quelque chose à M. Blocher, c’est pourtant bien dans le nom de son parti… qu’il a squatté d’accord, mais à qui il pourrait quand même porter plus de respect !
« Une chose m’apparaît clairement – et c’est ce qui fait la beauté de ce pays: le Parlement peut évincer quelqu’un du gouvernement mais il ne peut pas lui enlever la possibilité de continuer son action politique dans le pays.
J’hésite entre soulagement, déception et indignation. Vous le comprendrez. L’indignation? A vrai dire, pas parce que vous avez élu un autre conseiller fédéral mais à cause de la manière dont vous l’avez fait. »
De nouveau là, M. Blocher a la mémoire courte… et pourtant 2003 n’est pas si loin… est-ce que la personnalité de Ruth Metzler lui dit quelque chose ? Si non, il lui faut rapidement contacter un médecin… sa mémoire flanche !
15 décembre 2007 à 18:24
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« Le soulagement, parce que, dorénavant – encore faudra-t-il que je fasse quelques progrès – je pourrai à nouveau dire ce que je pense; et parce que, dans le futur, je pourrai parler de choses qu’il m’était interdit d’aborder sous les excellents prétextes de collégialité, de concordance, etc. Alors que ces choses, en vérité, n’auraient pas dû être interdites. Voilà donc l’avantage: on peut maintenant parler de tout. La journée d’hier m’en a bien montré la nécessité. »
Je ne vois pas quel progrès à ce niveau, mais je laisse le point ouvert en attendant…
Par contre, il me semblait que les anciens conseillers fédéraux avaient un devoir de réserve, je dois être naïf ou mal informé… bref il va « dégoiser », ce faisant, il va devenir ce que l’on appelle un traître à la patrie…
« Que n’ai-je pas entendu ces derniers mois – et je m’adresse ici particulièrement au PDC: la concordance – le saint des saints; la tolérance – la plus grande des vertus; la collégialité – au point de se renier soi-même; le secret de fonction – le plus souvent, il couvre beaucoup de saletés et de choses que personne ne devait voir. Etre dans l’opposition permet maintenant de dévoiler tout cela (opposition vient du latin opponere, ponere signifie «poser», ob signifie «contre», opponere signifie donc «poser contre»), pour autant que cela soit encore nécessaire après la journée d’hier. »
La tolérance… non, je relis… je consulte mon dictionnaire pour vérifier, aurais-je mal assimilé ce mot, mais non je l’avais bien compris, la tolérance… de qui et de quoi, lui qui justement a été le plus intolérant possible, non seulement au cours des 4 années passées au gouvernement, mais avant… et visiblement il continuera de l’être après !
15 décembre 2007 à 18:33
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« Bilan, volonté populaire, bien du peuple, rien de tout cela n’a présidé à cette élection. Il fallait bien plutôt cacher quelque chose. »
Mais cacher quoi ? Que peut-on dire d’une personne qui se fait des idées. paranoïa(Petit Larousse) : Comportement de qqn, d’un groupe qui a tendance à se croire persécuté ou agressé.
« Je quitte donc ce gouvernement mais pas la vie politique. Toutes ces lettres inquiètes que j’ai reçues hier et encore cette nuit où se manifestait la crainte que j’abandonne la politique et que je me retire quelque part sur la Riviera – quelle erreur! Je vais me mettre corps et âme au service de la politique – hors du gouvernement (applaudissements partiels). Nous verrons ce qui en sortira. Peut-être cela amènera-t-il le gouvernement et, disons-le, surtout le Parlement à marcher droit par peur d’une opposition de qualité qui fera son travail. Voilà qui serait la meilleure des choses. »
Marcher droit… cela a des relents d’avant 39-45 et on a vu les débordements et l’horreur… non je préfère les chemins de traverse !
Peur : non, il ne fait peur qu’à lui-même de ne pas réussir à devenir Dieu lui-même ! celui qui crie d’ailleurs ou invective transmet une phéromone de peur, celle qu’il a en lui et qui fait que les autres ont envie de mordre
« Vous devez donc vous contenter maintenant d’un gouvernement où seuls trois partis sont représentés et dont deux membres sont dorénavant exclus de leur fraction. Je vous souhaite bien de la chance. Et si je peux rassurer ceux qui ont peur que je me retire, je peux de même inquiéter mes adversaires: non, je ne me retire pas! (standing ovation du groupe UDC) »
Merci M. Blocher, mais la chance,on l’a eue mercredi… quant à vos menaces, il faudrait que le 71% du peuple de la Suisse soit soudain devenu débile,inquiéter, non plus, tout au plus réveiller encore les consciences et de cela nous ne pouvons que vous remercier, car réveillées elles iront regarder du côté de l’Histoire et ne pas réitérer la même erreur !
17 décembre 2007 à 15:03
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Les années de plomb sont peut-être derrière nous, saluons le courage des députés qui ont accepté la tâche ingrate de mettre fin à cette expérience politique sans lendemain, et travaillons donc tous à la réconciliation nationale.
Puisque le sujet des campages électorales est évoqué, je vous transmets le lien vers un dossier du « Temps » du 27.09.07 consacré aux travaux du constitutionnaliste Balmelli sur le sujet, et qui m’a ouvert les yeux et m’fait notablement changer d’avis sur la question. Bonne lecture.
http://www.letemps.ch/template/recherche.asp?page=rechercher&contenuPage=afficheArticle&ArticleID=215729&edition=&rubrique=1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12,13,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25&retour=
18 décembre 2007 à 9:12
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Juste une rémarque: Poschiavo est dans les Grisons, pas au Tessin…
En complément je vous signale la commune tessinoise traditionellement bilingue de Bosco Gurin, fondée par les Walser. On y parle l’allemand et l’italien.
19 décembre 2007 à 10:37
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Bonjour Mme/M. Algor,
Vous faites allusion aux craintes de germanisation. Celles-ci varient en fonction du lieu, de l’époque et de la représentation -subjective- de cette menace. Cela me rappelle un interview avec un conseiller d’Etat fribourgeois qui me disait qu’il en était de même par rapport à la perception de la hausse de la criminalité.
Le Tessin est un cas particulier, la frontière des langues étant plus proche et peut-être moins clairement définie dans les espaces. Idem pour les Grisons, qui ne sont pas monolingues.
Pour être un peu plus complet, il eût fallu mentionner que par le passé, des tensions ont été perceptibles dans des cantons monolingues romands. A Genève, dans les années 1980-1990, une crise économique avait suscité une crainte de germanisation des top-managers, et de la rancoeur par rapport aux Alémaniques en général (crise de l’industrie des machines, puis affaire Cointrin).
Il est difficile d’être exhaustif sur ce sujet en quelques lignes. Le but de l’article, rappelons-le, était d’esquisser quelques points de comparaison (ou de non-comparaison) entre la Belgique et la Suisse.
Bien à vous,
S. Tendon
18 décembre 2007 à 10:55
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Contrairement à ce que dit l’article Poschiavo n’est pas une commune bilingue, mais italophone. Le fait que M. Tendon croie que Poschiavo se trouve au Tessin ne m’étonne pas. En Romandie on ne sait pas que la Suisse italienne ne se limite pas au Tessin mais qu’elle inclut aussi une partie des Grisons.
18 décembre 2007 à 11:00
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Merci, Poschiavo est rendu au canton des Grisons!
18 décembre 2007 à 13:20
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Dont acte, vérification faite, Poschiavo est une commune italophone du canton des Grisons. Les habitants de la commune sont à plus de 90% italophones, d’après le recensement 2000 que wikipedia répercute ici:
http://de.wikipedia.org/wiki/Poschiavo#Sprachen
La langue de l’administration de cette commune est l’italien uniquement. La commune offre-t-elle des facilités aux 7,91 % des citoyens qui parlent allemand ou aux 0,43 % qui parlent romanche? Je vais écrire à la commune de ce pas et vous tiendrai au courant!
Ces correctifs fort bienvenus prouvent que l’idée de tenir une liste sur internet des communes bilingues et des prestations offertes à leur(s) minorité(s) a son sens.
Par ailleurs, promis, je programme le Val de Poschiavo-Puschlav dans mes prochaines vacances, et ne m’arrêterai plus à l’Engadine!
ST
18 décembre 2007 à 15:12
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M. Tendon dit que dans les cantons monolingues les communautés autochtones se sentent menacées par les étrangers plutôt que par les Suisse d’une autre langue. Ceci vaut peut-être en Romandie et Suisse alémanique mais pas vraiment au Tessin. Dans ce canton on peut trouver des bistrots où le personnel parle le suisse allemand mais pas l’italien. Il est aussi arrivé dans des petits villages à forte immigration alémanique, que dans le seul jardin d’enfants du lieu on ne parle pas l’italien. Je vous garantis que dans ces situations les autochtones maudissent les Alémaniques, pas les étrangers. Ces derniers apprennent l’italien. Si au Tessin la loi règle la langue de l’affichage et des enseignes dans les lieux publics, obligeant l’utilisation de l’italien, c’est bien par crainte de germanisation.
19 décembre 2007 à 14:54
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Et le camarade Joseph, vous l’oubliez lui!
Il vient de nul part, il va nul part, il nous coûte un maximum pour soutenir l’idéologie communiste.
L’Etat est cette grande fiction sociale à travers laquelle chacun essaie de vivre aux dépens de tous les autres.
Le communiste bénéficie toujours de l’impuissance du souvenir.
19 décembre 2007 à 17:35
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Votre analyse est pleine d’intelligence, et peut-être même pertinente au point de vue constitutionnel. Mais pour autant vous ne devriez pas sous estimer la force de propagande que va conférer à l’UDC son entrée proclamée dans l’opposition.
Cela lui permettra de ne plus être affectée du tout par l’impopularité que pouurra encourir la politique gouvernementale.En revanche les socialistes souffriront d’être membres à part entière d’un gouvernement menant une politique bourgeoise.
Cela lui donnera les coudées franches pour mener une politique intransigeante sans devoir le moins du monde prendre de gants à l’égard de collègues d’un collège gouvernemental. (Vous me direz qu’elle n’en prenait déjà bien peu. Mais là elle sera totalement déliée de toute obligation de le faire.)
Cela lui donnera un prestige supplémentaire – celui de l’opposition – lui permettant d’arrondir encore considérablement sa pelote électorale déjà énorme.
Bref cela créera une sitution comparable, à certains égards, à celle de la gauche en France avant l’élection de Mitterrand. Malgré les insuffisances et incohérences de la mouvance mitterrandienne, elle avait le vent en poupe car elle se posait en seule porteuse du désir de changement.
Ici l’UDC bénéficiera du désir de changement dont la gauche ne bénéficie pas étant aux affaires et n’ayant pas eu l’habileté, elle, de se dire dans l’opposition.
Bref cette situaion peut lui permettre de s’approcher d’une position majoritaire car de plus en plus les partis gouvernementaux à 100% PDC, PRD, PS seront confondu pour l’opinion dans un certain discrédit commun.
Enfin, et pour couronner le tout, même quand le gouvernement prendra des mesures très à droite, afin de complaire à l’UDC (car le conseil fédéral, on le sait bien ne pourra se permettre de mener une politique de centre gauche) l’UDC pourra encore, et à juste titre car ce résultat sera du à la pression exercée par elle, s’en attribuer le mérite.
Elle pourra donc tout à la fois dicter à un gouvernement, qui de fait est de droite, une politique intransigeante, et en même temps bénéficier de tous les avantages psychologiques de l’opposition.
Si on y ajoute le fait que les électeurs UDC ont pour M. Blocher un vrai sentiment d’affection, sincère, et profonde, qu’on aurait tort de traiter par le mépris, et que ces mêmes électeurs sont sincèrement attristés de la façon dont leur leader bien aimé a été maltraité, s’ajoute à toutes les forces énumérées ci-dessus, l’avantage majeur d’une vague sentimentale d’adhésion au leader et d’identification au parti.
Bref, vraiment, pour les adversaires de l’UDC il n’y pas de quoi pavoiser. Ils ont cru débarrasser le pays d’un dirigeant qu’ils jugeaient (à mon avis à tort) dangereux. Ils ont décuplé sa puissance par leur propre faute.
S’ouvre maintenant devant l’UDC un boulevard qui peut la mener, sinon à rassembler un électorat majoraitaire, du moins à se rapprocher de cet objectif dans des proportions telles qu’elle pourra peut-être atteindre une masse critique la rendant pour le coup incontournable.
Du beau travail, vraiment messieurs Zisyadis, Recordon, Neyrinck, Steiert, Levrat, Darbellay et consorts. Quels grands esprits politiques vous faites. Bravo!
19 décembre 2007 à 22:43
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Belle analyse et merci beaucoup. Cependant, je ne crois pas que M. Blocher reculerait même devant le fait de n’avoir recueilli aucun suffrage… son immense ego n’en a cure!
Une brèche ou une pression forte y suffirait. Par contre, il me semble qu’il aurait du mal, à part pour ces camarades UDC, à rallier la chambre du peuple à ses idées.
Je reste confiant que la majorité qui n’a pas voté pour lui et la majorité du parlement qui n’a plus envie de travailler avec lui fassent la différence.
Un peu hors sujet, je pense également que le regain de personnes qui s’affilient à l’UDC ces derniers temps, et qui peut inquiéter certains, ne fera pas forcément le long terme, pour la plupart elles semblent plus faire partie des « profiteurs d’un problème » pour grossir les rangs, en fait des « chic, il y aura de la bagarre ». Je doute donc que cela amène beaucoup d’eau au moulin de M. Blocher.
«Blocher II – Le retour», c’est possible, mais pas forcément ticket gagnant !
19 décembre 2007 à 22:59
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Mercipour votre analyse de la situation. Elle est la bienvenue pour des personnes qui pourraient encore douter.
L’UDC a fait un tel « tabac » (sous-entendu du battage populiste) que je ressens fortement la peur infondée chez des personnes qui me sont proches… familles, amis, relations de travail.
Pour moi, gouverner par la peur n’est pas une solution à long terme. Restons «zen», c’est non seulement un terme à la mode… mais c’est aussi un mode de pensée, il n’y a pas péril en la demeure, seulement quelques braises chaudes dans nos foyers qui sont à surveiller.
Confiance pour la suite…
19 décembre 2007 à 23:32
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Environ 65% des Suissesses et des Suisses, si l’on en croit un récent sondage, se déclareraient heureux de la non-réélection de Blocher et env. 30% en seraient chagrinés. Combien d’événements dans ce pays pourraient réunir un tel taux d’adhésion? N’en déplaise à « gli », notre assemblée nationale a pris une décision conforme à l’opinion majoritaire des citoyennes et citoyens de notre pays, pour lesquels Blocher n’a rien à faire au Conseil fédéral. Certes l’UDC avait obtenu 29% des voix au conseil national, mais il serait peu honnête de considérer que la totalité de ces suffrages soutiennent l’aile blochérienne de l’UDC. Il faudrait donc retrancher à ces 29% une majorité des voix UDC grisonnes et bernoises, sans compter les UDC Romands qui sont loin d’idolâtrer Blocher. Plusieurs commentateurs politiques l’ont d’ailleurs justement relevé.
19 décembre 2007 à 23:41
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Comme vous l’analysez justement, c’est certainement cette force de M. Blocher –non-imputable à l’UDC – de «forcer le mot» pour en faire une politique.
Et ce que je considère de plus grave, c’est le fait d’avoir pu, par les mots, instaurer la «peur» de tout en nos concitoyens et en même temps avoir réussi à mettre la police dans une situation de ne plus pouvoir bien faire son travail de prévention et de devoir agir dans l’urgence, faute d’effectif. Cherchez l’erreur!
Qui plus est quand on est ministre de ce dicastère…
A qui profite le crime… toujours le même, il critique la délinquance, ce qui lui permet de se faire des voix, mais il ne donne pas la possibilité de faire que cette délinquance soit jugulée!
Vraiment, c’est n’importe quoi et pas digne d’une autorité…donc on revient au 12 décembre… pas d’étonnement, sauf pour celui qui peut accepter des contradictions notoires, pour les autres ce n’est que normal!
19 décembre 2007 à 23:49
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Désolé, ma 1er réaction est partie sans être finie… pas erreur !
Comme vous l’analysez justement, c’est certainement cette force de M. Blocher –non-imputable à l’UDC – de « forcer le mot » pour en faire une politique.
Et ce que je considère de plus grave, c’est le fait d’avoir pu, par les mots, instaurer la « peur » de tout en nos concitoyens et en même temps avoir réussi à mettre la police dans une situation de ne plus pouvoir bien faire son travail de prévention et de devoir agir dans l’urgence, faute d’effectif. Cherchez l’erreur !
Qui plus est quand on est ministre de ce dicastère…
A qui profite le crime ? Toujours au même, il critique la délinquance, ce qui lui permet de se faire des voix, mais il ne donne pas la possibilité de faire que cette délinquance soit jugulée !
Vraiment, c’est n’importe quoi et pas digne d’une autorité…donc on revient au 12 décembre… pas d’étonnement, sauf pour celui qui ne peut accepter des contradictions notoires, pour les autres ce n’est que normal !
20 décembre 2007 à 6:53
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Franchement on peut s’étonner que des gens de gauche s’enthousiasment autant pour une femme, peut-être très sympa, qui a le même programme à 95% que l’homme fort évincé.
L’inconvénient c’est que le fauve désormais est lâché dans la nature et va causer encore beaucoup plus de dégâts dans les rangs de l’électorat socialiste qu’il ne le pouvait en étant au Conseil fédéral.
J’ai explicité tous les avantages que je vois, pour l’UDC, à son passage dans l’opposition, dans un petit texte intitulé « du beau travail! » en réponse à l’article « L’UDC s’emploie à détourner le sens des mots »de M. Jean-Daniel Delley sur ce forum.
Chacun son avis, mais je me demande si ce n’était pas une réaction infantile de pousser de tels cris de joie juste parce que l’épouvantail idéal de la gauche a été remplacé par une illustre inconnue un peu « moins pire » que lui.
Ceux qui ont ainsi triomphé comme des gamins ayant obtenu le renvoi d’un prof, pourraient avoir des déconvenues à l’avenir.
20 décembre 2007 à 17:20
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@concordance:
Je n’oublie pas Josef Zisyadis. A la différence du cas évoqué dans l’article, Josef Zisyadis s’est toutefois présenté aux suffrages des électeurs et était le candidat ayant obtenu le plus de suffrage sur la liste après la candidate élue. On aurait pu aussi mentionner que des candidats qui n’ont pas vraiment l’intention de siéger se présentent fréquemment tout au moins aux niveaux cantonal et communal (ex. de personnes se présentant à l’exécutif et au législatif).
@elzing
En effet. D’ailleurs, il n’y était pas parvenu en 24 ans de présence au Conseil national.
23 décembre 2007 à 19:42
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Les négociateurs patronaux ont fait d’importantes concessions pour accepter de conclure une nouvelle CCT de la construction. L’accord avec UNIA est intervenu peu après l’éviction de Christoph Blocher. Il y a peut-être une relation de cause a effet. Les entrepreneurs auraient assoupli leur position par crainte d’une opposition plus musclée de l’UDC qui aurait pu mettre en péril la reconduction de l’accord sur la libre circulation des personnes.
1 janvier 2008 à 11:47
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Tout à fait d’accord en ce qui concerne les personnes physiques. Pour les personnes juridique on peut se demander si on est sur la voie de l’exonération des impôts. On risque dans ce cas d’arriver à une situation semblable à celle de l’ancient régime ou les noble et le clergé étaient exonérés des tributs fiscaux….
On va voir. J’espère d’être pessimiste…
1 janvier 2008 à 18:22
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Merci à vous pour cette belle leçon de calcul, mais permettez-moi d’ajouter, si mes sources sont bonnes, qu’il a quand même réussi à affaiblir le corps de police et donc l’ordre: cherchez à qui profite le crime. Toute sa campagne est basée sur l’insécurité!
Si les corps de police pouvaient faire de la prévention à la place de courir «au feu», il y aurait moins d’incivilités, ce qui effectivement ne profiterait pas à la politique blochérienne!
Non, décidemment, je ne crois pas en cette politique qui veut nous mener par le bout du nez… l’histoire a donné… passons en 2008 et à plus de sérieux: M. Blocher laissez nos conseillers fédéraux travailler en paix, y.c. ceux de l’UDC, même si je ne suis pas de ce parti, avec eux, je n’ai pas de problème. Vous avez échoué, il est temps de vous retirer… définitivement et dans votre retraite vous pourriez aussi emmener vos fidèles lieutenants…
Que le calme et la paix règne enfin sur notre pays, avec son emblème à croix, qui n’a rien à voir avec une certaine croix… n’en déplaise à celui qui a utilisé ce symbole national pour son discours fallacieux lors du 1er août dernier en Valais!
1 janvier 2008 à 19:08
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Cohérent, compromis, conviction, quelques mots au regard du défi de notre planète et de sa viabilité, l’eau, l’énergie…
Tous les partis sont plus occupés à se «manger» les uns et les autres, mais de vraies questions se posent…
Il faudra une vraie «politique» pour l’avenir… quel parti ?
2 janvier 2008 à 13:05
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Un humoriste suisse disait aux Dicodeurs: « la plupart des gens n’ont pas d’avis, ils n’ont que des émotions. » Comme cela est vrai. Il suffirait pourtant d’utiliser à bon escient son cerveau, de réfléchir à ce qui est dit, d’analyser les données pour comprendre immédiatement toute l’ineptie des discours de Blocher. La plupart d’entre eux ne survivent pas une analyse complète (et même souvent juste partielle!). Dommage que trop peu de gens prennent la peine de réfléchir, en fait, car il n’aurait dès lors plus aucun crédit. C’est comme le reportage fait sur Le Pen sur France 2, il y a quelques années déjà: quand on analyse discours, postures, attitudes, ce qu’il fait et ce qu’il dit, et qu’on met tout cela bout à bout, tout devient clair: nous n’avons affaire ici qu’à d’habiles manipulateurs, à de simples prestigiditateurs. Dangereux et malins, malheureusement.
6 janvier 2008 à 15:44
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Dans plusieurs pays des personnes interessées se réunissent et créent des logiciels ou des concepts pédagogiques pour soutenier ce projet. En Suisse un tel groupe se réunira le 15 janvier à Berne pour démarrer des projets.
Si vous êtes intéressés, contactez Michele Notari
6 janvier 2008 à 16:16
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Merci pour votre « bilan ». Il vaudrait vraiment la peine de suivre sérieusement les efforts, ou leur absence, de nos collectivités publiques en matière de DD, de manière impartiale, sérieuse et systématique. N’y aurait-il pas un institut universitaire en mal de légitimation qui pourrait s’en charger. Et pas pour passer de la brosse à reluire.
7 janvier 2008 à 14:07
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Cher Monsieur,
Si je partage avec vous l’idée qu’il n’est pas sain de restreindre l’accès à la justice « de proximité » (disons, pour le droit actuel, les litiges portant sur une valeur de moins de 30′000 francs en droit du travail, soumis à une procédure « simple et rapide » en vertu de l’art. 343 CO), je ne suis pas certain que les catégories que vous faites soient pertinentes.
Quelques remarques:
- Les syndicalistes connaissent mieux le droit du travail: c’est certainement vrai en ce qui concerne les conventions collectives, que les bons représentants syndicaux connaissent souvent mieux ou plus complètement que les juges des prud’hommes. C’est malheureusement nettement moins vérifiable en ce qui concerne le droit de fond et la jurisprudence. Tous les avocats ne sont certainement pas de valeur égale; mais ceux qui pourront se prévaloir du titre de spécialiste FSA – Fédération suisse des avocats – en droit du travail (dès cette année 2008 en suisse romande) auront en principe une meilleure connaissance de la matière.
- La plupart des salariés n’ont pas d’assurance de protection juridique, à l’inverse des employeurs: de mon expérience tant d’avocat que de magistrat de prud’homme, on trouve davantage de protections juridiques individuelles que d’entreprise. Il est en revanche exact que les moyens financiers des employés sont souvent bien plus faibles.
- Dans de nombreux cantons, les juges ou assesseurs des juridictions du travail sont des juges laïcs: c’est vrai, malheureusement dirais-je même s’ils ne sont pas chapeautés par un juriste. Le droit du travail est complexe et difficile. Que l’on défende l’employeur ou l’employé, personne n’a à gagner à ce que le tribunal soit composé de personnes à ce point incompétentes que la présence d’un avocat permette d’obtenir une solution par hypothèse injuste. J’ai assisté en particulier à Genève à une audience lors de laquelle le président disait ouvertement ignorer la jurisprudence et ne pas vouloir l’appliquer si on la lui citait. C’est bien sûr un cas extrême; je crois quand même que l’assistance d’un avocat a plutôt rendu service à l’employé que je défendais en l’espèce…
- Syndicalistes et secrétaires patronaux sont beaucoup plus enclins à transiger et à liquider l’affaire avant jugement, alors que de nombreux avocats poussent à mener les procès à leur terme, puis à recourir, afin de justifier et d’augmenter leurs honoraires: cliché lourd et peu justifié. Il y a à l’évidence un ou deux moutons noirs dans la profession, mais ce n’est guère la règle; le même problème se retrouve du reste chez les secrétaires patronaux ou syndicaux. En revanche, certains syndicats (heureusement pas en majorité) confondent défense judiciaire de leur client et défense professionnelle de la profession: j’ai vu ainsi des syndicalistes affirmer haut et fort que les tribunaux ne valaient rien « parce qu’ils leur donnaient toujours tort » tout en refusant une transaction favorable à leur client au motif que la « défense des salariés l’interdisait ». Il s’agit d’une dérive politique en principe inconnue des avocats dont ce n’est pas la vocation.
En synthèse, je demeure favorable aux représentations par les associations professionnelles pour les « petits » litiges. Prétendre cependant qu’il s’agirait d’une panacée ne correspond pas la réalité, pas plus que ne serait vraie l’idée selon laquelle la justice serait mieux rendue par des laïcs, dont la fontion doit demeurer non de juger mais d’apporter au président juriste l’éclairage pratique nécessaire pour mieux comprendre un litige.
Olivier Subilia
8 janvier 2008 à 0:15
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Salut Jean-Daniel
Tu liras sur mon blog ce que m’inspire la question de l’évaluation des ministres.
JFM
8 janvier 2008 à 21:11
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Bien entendu que la vaste majorité des étrangers contribuent à la prospérité de la Suisse. D’ailleurs j’ai de la peine à qualifier «d’étranger» un voisin qui a un permis de travail depuis 10 ans, ou un immigré de seconde génération né en Suisse.
Mais en quoi cela diminuerait il la validité d’un discours «populiste» si celui-ci s’attaque uniquement a la frange de profiteur qui entend prendre sa part sur cette prospérité par abus d’aide sociale ou par des activité criminelle. On ne parle pas ici des mêmes personnes. D’ailleurs le meilleur moyen de saper le populisme n’est il pas de lui faucher l’herbe sous les pieds en réglant ces problèmes minoritaires au lieu d’en détourner le regard par angélisme?
On peux aussi sérieusement se demander en quoi des personnes d’origines et de cultures différentes, mais qui partageant la même vision de la vie en société basée sur le travail et le respect d’autrui, auraient besoin de «cours d’intégration» ou d’une quelconque action de l’état dans ce domaine.
AF
9 janvier 2008 à 14:29
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Bien sûr que les étrangers contribuent à la richesse de la Suisse. Mais votre réflexion, qui prend une allure de soutien implicite à l’immigration passée et future vers la Suisse, est très étriquée et manque de considérer d’autres paramètres majeurs.
Mettons-nous à la place des indiens d’Amérique du Nord de la région de New York et faisons un bilan similaire à celui de l’OCDE pour la région concernée pour la période 1800-2008. Aucun doute: la croissance a été magnifique; le PIB a cru de façon vertigineuse. L’apport de l’immigration et des étrangers a été hyper « positive ». Il n’en reste pas moins que si j’avais été les indiens concernés au 18ème siècle, j’aurais stoppé cette immigration dès le départ. Leur région a été dévastée; leur nature pillée; il n’en reste que quelques herbes en bordure d’autoroutes, des parcs publics et des jardins privatifs. D’ailleurs en plus, les indiens y ont disparus. On peut faire le même bilan affligeant pour de nombreuses et vastes régions du monde.
L’avenir de la Suisse est dans un développement durable impliquant obligatoirement une baisse substantielle de sa population. La faible natalité du pays permet cette évolution (avec certes d’énormes problèmes économiques afférents). Pour en prendre le chemin, la Suisse doit freiner son immigration.
9 janvier 2008 à 23:35
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Dans sa rubrique économique, Le Matin Dimanche du 6 a également consacré un article approfondi au XO.
Par ailleurs on m’a signalé une vidéo québecoise ici qui est en effet très informative (nécessite QuickTime). Je la recommande chaudement à celles et ceux qui veulent en savoir plus!
10 janvier 2008 à 11:42
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Très bonne analyse d’une dérive visant à jeter de la poudre aux yeux du citoyen. D’autre part, on sait ce que valent ces audits d’instituts privés. Il n’est que de se souvenir d’un certain rapport d’Arthur Andersen commis à Genève dans les années 90. A part quelques rares bonnes remarques, les conclusions étaient délirantes, notamment si elles avaient dû être appliquées au personnel enseignant!
10 janvier 2008 à 23:34
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@ Alain Ferdal
Le discours populiste, parce qu’il dénonce systématiquement l’origine étrangère des abus et de la criminalité, contribue à stimuler la xénophobie. Bien entendu il ne s’agit pas de nier les problèmes. Mais l’UDC se nourrit de ces problèmes, elle ne’st pas intéressée à les résoudre.
Les immigrés n’ont pas besoin de « cours d’intégration ». mais l’amélioration de leurs chances sur le marché du travail passe par la maîtrise de la langue et le développement de leurs compétences.
@Raphael Coquoz
Votre référence aux Indiens d’Amérique du Nord n’est pas pertinente. Les immigrés en Suisse ne sont pas des colonisateurs qui viendraient piller un pays conquis. Bien au contraire la Suisse a bénéficié des vagues successives d’immigration pour son développement économique. Et le phénomène est valable aujourd’hui encore. Sans immigrés, la Suisse ne pourrait survivre longtemps. Pour vous en convaincre, faites un tour dans les hôpitaux et les EMS. Une population vieillissante n’est pas un gage de développement durable. Même constat pour la plupart des secteurs de l’activité économique.
11 janvier 2008 à 21:57
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Raphael, Comment vous arrivez, dans une discussion vraisemblablement intelligente, à comparer un afflux de travailleurs étrangers avec l’extermination systématique d’une population indigène? Quel manque de raison et de respect.
12 janvier 2008 à 9:26
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L’ennuyeux avec le secret bancaire c’est que rien n’est simple dans cette question.
D’abord il faut savoir que ce n’est pas qu’une affaire suisse, par exemple si on lit le livre de Piere Péan *L’argent noir » on s’aperçoit que le secret bancaire suisse est un outil utilisé ou qui a été utilisé par l’Etat français pour payer des commisions, d’importantes commissions. Donc tout en pestiférant par médias interposés contre le secret bancaire suisse, les Français et pas seulement l’Etat en font un large usage. Voilà pour un premier point.
Deuxième point, lorsque au cours d’un déplacement en Italie, en discutant avec un homme d’affaire italien, j’avais émis quelques critiques sur le secret bancaire suisse, cette personne m’a aussitôt repris en m’expliquant que si elle n’avait pas pu mettre de l’argent à l’abri du fisc (vorace) italien elle n’aurait en aucun cas pu monter une nouvelle entreprise qui donnait du travail à plusieurs salariés…
Ensuite il faut dire que la Suisse actuellement n’est plus considérée dans la liste des « Paradis fiscaux » eh oui (Le secret bancaire par Sylvain Besson).
Bon on pourrait interdire le secret bancaire partout dans le monde, il se trouverait toujours un moyen quelconque pour cacher l’argent pas blanc. Il n’en reste pas moins que le secret bancaire tel qu’il a été pratiqué avec des dictateurs, tel que Mobutu, était totalement immoral et malhonnête vis à vis des peuples spoliés. Il semble tout de même que les banquiers suisses en on pris conscience. Finalement on devrait faire un débat parrallèle: secret bancaire contre Etat vorace et inhibiteur d’emplois.
12 janvier 2008 à 14:02
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Très bien, merci, c’est du concret. D’autre part, ne dit-on pas, que la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. Accepter et reconnaître cette limite c’est comprendre et confesser la liberté. Il en va de même de la souveraineté. A défaut de délimitations naturelles, il reste la force ou la négociation. La négociation, la plus évoluée des deux, est devenue incontournable. Le repli sur soi n’est qu’une solution provisoire. Faire «le gros dos» ne dure qu’un temps. La Suisse l’apprendra à ses dépends et cela ne saurait tarder sauf prise de conscience entre temps.
12 janvier 2008 à 16:22
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Cher Monsieur Delley,
Si on parle de droit d’asile, il est évident que les abus seront attribués à des étrangers. Et dans ce cas la responsabilité de la xénophobie générée est partagée entre les populistes qui s’engouffrent dans la brèche et l’état incapable de maîtriser les abus répétés d’une minorité pourtant bien visible. Quand vous dites que ce problème est le fond de commerce de l’UDC, c’est sûrement vrai, et d’autant plus incompréhesible que les autres partis ne semblent pas pressés non plus de le régler.
Concernant les chances des immigrés sur le marché sur travail: Pour ce qui est des immigrés de première génération, à l’image des ouvriers du bâtiments de l’Europe du sud dans les années 70-80 ou des médecins roumains, il me semble évident qu’ils sont venus en Suisse parce que le marché du travail leurs tendait les bras. Quand à leurs enfants, l’école publique et gratuite dont ils bénéficient comme tous le monde n’est elle pas suffisante?
Maintenant la démarche inverse qui consisterait a d’abord venir s’installer, ensuite demander des aides et formations, pour finalement peut-être trouver un travail, elle me semble plus difficile a soutenir et en particulier moins évidente en terme de «contribution a la richesse de la Suisse».
12 janvier 2008 à 22:37
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Pardon, erreur de logique de ma part: 165′000 ordis vendus à 400$ les deux pendant l’opération Give 1 Get 1, cela ne représente pas autant de privilégiés aux Etats-Unis (ou en Suisse), mais bien la moitié… La formule devrait être répétée voire pérennisée pour les achats en provenance du premier monde: elle donne un volant de manoeuvre à la Fondation pour accompagner de dons la commande de XOs dans les pays destinataires, abaissant ainsi le prix à l’unité.
14 janvier 2008 à 22:50
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Peut-on dire qu’une presse est responsable quand elle utilise sans réflexion et par automatisme des expressions trompeuses du type: « coûts de la santé » quand il s’agit des coûts du système sanitaro-mercantile,ou des raccourcis abusifs: « Lausanne veut tel type de transport », alors que c’est sa Municipalité qui le veut,ou « la gauche », quand il s’agit de « la gauche et les Verts »?
Les abus de langage font certes partie du champ de l’expression de chacun. Mais est-ce acceptable ou éthique quand ils induisent dans la société des comportements asociaux ou trompeurs? Et que dire du travail des titreurs pour la plupart desquels la volonté d’accrocher au détriment de la vérité est quasi-consubstantiel à la fonction.
14 janvier 2008 à 23:21
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N’ajoutons pas sur les emballages déjà surchargés d’inscriptions de composition, de données concernant les risques allergiques, de kJ et composition des graisses, de dates de vente et de consommation, de barre codes, de mode de recyclage, toutes indications devenues indispensables, des données qui ne seront lues que par les convaincus. Trop d’informations tue l’information. Le consommateur n’est pas une andouille: il sait pertinemment que les ananas et les mangues proviennent des tropiques, que les fraises en plein hiver viennent de l’hémisphère sud, que les tomates hollandaises poussent sous serres chauffées au gaz ou au mazout, alors faut-il lui donner mauvaise conscience en introduisant des étiquettes CO2 pour les fruits et légumes vendus en vrac. Qu’il y ait une brochure pérenne ou une affiche concernant le bilan écologique sur le lieu de vente, soit. Qu’on préfère l’information aux taxes incitatives, soit. Mais si on veut influencer un tant soit peu la consommation d’énergie fossile il faudra plancher sur quelque chose qui a plus d’effet. Rien que le fait de rassembler une commission pour discuter d’une mesure aussi illusoire et très lourde à mettre en oeuvre consomme une énergie sans commune mesure avec l’effet escompté. Cela ne devrait pas dépasser le stade d’un «remue méninges» initial afin de ne pas tuer dans l’oeuf toute idée nouvelle.
Finalement je doute que le consommateur choisisse ses roses (non, non, je ne les mange pas) en comparant le bilan écologique des roses du Kenya avec celui des roses provenant de cultures sous serres européennes. La discussion et les calculs seront sans fin.
14 janvier 2008 à 23:51
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Merci pour cet éclairage. J’ajouterais également, que la presse en Europe, voire dans le monde, se trouve dans une profonde crise. Elle s’interroge pour savoir comment subsister (notamment face au Web 2 et bientôt 3) et ressent un profond malaise par rapport à la dégradation continuelle de la qualité du travail journalistique. Visiblement, le code de déontologie des journalistes, notamment suisses, ne suffit plus, tout comme l’organe de surveillance en la matière. Et le cas qui nous occupe, le démontre bien. Pas sérieux, donc pas responsable. Et la gangrène gagne du terrain! Alors, les jouralistes autant les victimes que les lecteurs? Certainement.
15 janvier 2008 à 8:30
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L’article est bien clair; ce qui n’est pas clair c’est que le PSS (et d’autres partis) n’insistent pas avec force sur le fait que l’indépendence de la Suisse est autant menacée par les Etats-Unis que par l’UE et n’accusent pas les responsables de l’UDC d’hypocrisie.
15 janvier 2008 à 14:45
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J’ai un peu de peine à comprendre votre position sur cet objet. Il me semble que vous vous ralliez à la majorité de la commission parlementaire qui considère qu’il n’est pas possible d’imposer ce marquage énergétique des produits. Si tel est le cas, que proposez-vous d’autre? Une obligation européenne? Un recours à l’initiative privée? Une campagne de la Fédération des consommatrices/teurs exigeant ce marquage? A mon avis, l’information « énergie » des produits est trop importante pour que ses partisans se contentent de prendre acte de l’avis négatif d’une commission.
15 janvier 2008 à 22:21
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Je suis assez d’accord avec mes préopinants. Je ne crois pas que l’étiquetage changera l’habitude des consommateurs en ce qui concerne le choix des produits.
Par contre l’augmentation de la taxation des produits importés contre toute logique écologique, hors saison et provenant de pays qui peinent à nourrir leur propre populations. Une partie des taxes pourrait être attribué à l’aide au développement des pays d’origine et une autre partie pour nourrir ici les réfugiés de ces mêmes pays en situation illégale chez nous. Ceci jusqu’à ce que cesse ces absurdités.
Je vous recommande de voir le film «we feed the world» édifiant!
16 janvier 2008 à 17:45
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M. Haury a bien compris mes propos. La Suisse participe presque intégralement au grand marché européen mais elle est restée à l’écart du processus de décision de Bruxelles. Elle a perdu la capacité de réglementer son marché de manière autonome. Il n’y a qu’une solution à cette impasse: l’adhésion à l’Union européenne. Dans l’intervalle, les petits coups de pouces des entreprises individuelles et des organisations de consommateurs sont les bienvenus.
17 janvier 2008 à 9:25
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Attention à la confusion. Il n’y a qu’une infime minorité de personnes ou de familles qui possèdent plus de 10% de grandes entreprises, alors qu’il y énormément de petits patrons qui dépassent cette barre. Le seuil de 10% permet justement de réserver cette atténuation aux propriétaires entrepreneurs, donc aux « petits » actionnaires et d’éviter que les purs investisseurs en profitent. Exemple: une personne qui possèderait 1% des actions Nestlé auirait une fortune de 1,8 milliards au cours actuel. Le propriétaire d’une petite entreprise de construction qui a 100% des actions de sa société a peut-être une fortune de 800′000 francs.
Pour mémoire, si ce petit entrepreur prélève son bénéfice sous forme de dividende, son taux d’imposition total dépasse 50%. L’atténuation le fait passer à un peu plus de 45%. Cela reste très lourd par rapport à ce que paient les salariés.
Quant à l’inégalité de traitement, faudrait-il supprimer le seuil prévu par la loi, avec pour résultat de favoriser le « petit » actionnaire de Nestlé avec ses 1% du capital? Pour éviter cet écueil, les juristes et fiscalistes qui ont récemment critiqué la réforme préconisent comme remède d’abaisser l’imposition du bénéfice au lieu d’alléger l’imposition de l’actionnaire.
21 janvier 2008 à 22:58
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Au vu de l’opacité de l’action gouvernementale dans tous les pays où l’administration publique est pléthorique, autiste et corporatiste au delà du décent, est-il vraiment constructif de descendre en flammes la tentative, certes maladroite, mais qui peut tout de même être éclairante, de voir comment on pourrait évaluer publiquement cette action et ses effets concrets?
D’ailleurs même la discussion sur les critères est instructive.
Le petit Nicolas sera évidemment cohérent et crédible s’il applique honnêtement cette analyse à lui-même et à son équipe Elyséenne … Mais le Roi est-il prêt à se laisser évaluer « objectivement »?
21 janvier 2008 à 23:47
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Je comprends la réaction de Pemesanio. Mais ce sera toujours comme ça avec Sarko: esbroufe et activisme tous azimuts. C’est comme pour la ‘politique de la civilisation’: nous qui sommes depuis toujours admirateurs d’Edgar Morin, nous retrouvons frustrés car Sarko a réussi d’un coup à déconsidérer Morin, à dévaloriser son concept et à s’approprier une grande idée à laquelle nous ne pouvons donc opposer le moindre argument, mais en en faisant une coquille vide. Ici idem: c’est vrai que l’idée est excellente, mais il en fait un instrument sans intérêt, dévalorisant la notiond’évaluation, car il applique à la va-vite des critères quantitatifs pauvres qui ne diront rien,
tout en renforçant une position de petit monarque vis-à-vis de ses ministres-collaborateurs qui, en principe, devraient répondre devant le parlement et pas devant lui. Et ça va continuer comme ça.
22 janvier 2008 à 7:56
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bravo de mettre en évidence la gloutonnerie spatiale et énergétique de Yahoo, en définitive sans le moindre intérêt pour la région.
22 janvier 2008 à 12:10
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Le cri du coeur d’Angela Merkel est certes pathétique, mais elle devrait en bonne logique « européenne » se réjouir qu’un pays « frère » encore au bord du sous-développement gagne quelques emplois hautement qualifiés! Ironie à part, ces délocalistions « internes » à l’UE devraient faire réfléchir tous les Eurolâtres. Une Europe aussi outrancièrement libérale ne peut que dresser les pays membres les uns contre les autres. Et qui paie les pots cassés? Les citoyens-salariés, qui de toute manière n’ont rien à dire, leurs « représentants » se taisant en leur nom. Est-ce à cette Europe-là que certains voudraient faire adhérer la Suisse?
23 janvier 2008 à 2:38
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Bonsoir, ne pouvons-nous pas intégrer la garderie jusquau niveau enfantine dans le système scolaire, intégration de nos juniors dans un système égal pour tout le monde, charge financière prise en compte dans nos impôts? Cela serait la meilleure solution. Après un congé parental d’un an minimum, suivi de l’enfant par un/une spécialiste de la petite enfance, l’enfant continue ensuite par sa scolarité le plus simplement du monde.
23 janvier 2008 à 18:40
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Je me méfie un peu de l’hostilité autarcique à des implantations comme celle de Yahoo. Par définition, ce type d’équipement excèdera toujours les besoins locaux, consommera des ressources sans comparaison avec l’usage local; si tout le monde fait le même raisonnement, il ne pourra être construit nulle part… Ou faut-il le laisser aux Etats-Unis, pour pouvoir ensuite s’en plaindre?
Voracité énergétique pour voracité énergétique (dans l’intérêt des utilisateurs du monde entier), je préfère qu’elle soit satisfaite dans un pays qui tire surtout son électricité de l’hydraulique plutôt que de combustibles fossiles.
23 janvier 2008 à 21:44
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Mal informé et naïf, cet article nécessiterait une longue réponse. Mieux vaut renvoyer l’auteur à ses sources et lui demander comment il étaie, si faire se peut, son propos.
23 janvier 2008 à 21:59
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Pour répondre au lecteur précédent, on ne voit bien pas en quoi le problème de la délocalisation diffère suivant qu’elle se fait dans un pays de l’UE ou ailleurs. Les effets sur les travailleurs et sur Mme Merkel sont les mêmes; seule change la possible exploitation populiste antieuropéenne ou antiroumaine du cas. Économiquement bien trop « libérale » (quoique largement biasée sur ce plan, comme le relève l’auteur de l’article), l’UE ne l’est cependant pas davantage – au contraire – que le reste du monde.
24 janvier 2008 à 23:16
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Les effets de cette réforme, escomptés par les uns ou les autres, passent largement au-dessus de la tête de la majorité d’entre-nous, moi compris. Ne subsistent malheureusement que les mots d’ordre des partis, la confiance ou la méfiance vis à vis de notre conseil fédéral et du ministre des finances. J’apprécie la tentative de DP de donner un éclairage original mais je ne la trouve pas facilement convaincante. En quoi la capitalisation des gains dans l’entreprise est-elle moins favorable que la distribution pour le réinvestissement par le petit patron qui détient plus de 10% du capital? Qu’est-ce qui l’empêche de réaliser ses projets plus rentables dans le cadre de cette entreprise? Pourquoi serait-il à raison de 5% dans 2 entreprises plutôt qu’à 10% dans une seule (comme patron, pas comme rentier). Serait-ce que pour limiter les risques et avoir plusieurs oeufs dans son panier en cas de casse. On ne peut assurer tous ses arrières sans payer une contre partie. J’ai l’impression que le résultat de la votation ne sera basé que sur des sentiments peu étayés de justice ou d’injustice et pas sur des faits.
25 janvier 2008 à 21:42
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Le Conseil fédéral propose de compenser le manque à gagner des bas revenus en raison du taux unique par une augmentation des subsides assurance-maladie.
Un allégement fiscal pour certains produits alimentaires en 1941 dans le cadre de l’impôt sur le chiffre d’affaires, quand les dépenses pour l’alimentation constituaient plus de 35 % des dépenses des ménages et que les familles nombreuses étaient courantes. Cet allégement a été maintenu au moment du passage à la TVA. Aujourd’hui, un ménage ne consacre en moyenne que 8 % de ses dépenses à l’alimentation. Par ailleurs, la Confédération dispose avec la subsides assurances-maladie d’un moyen de répartition sociale qu’elle n’avait pas à l’époque.
Que vaut-il mieux: des allègements fiscaux aveugles ou des subsides ciblés?
La tendance européenne va indiscutablement vers la réduction du nombre de taux TVA.
26 janvier 2008 à 0:57
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Votre analyse me laisse perplexe: là où je m’attendais à voire une analyse des pour (arguments des initiants) et des contres suivie d’une conclusion, vous nous exposez que les points négatifs, un peu comme un communiqué de presse d’un parti politique qui prend position.
C’est décevant.
26 janvier 2008 à 9:10
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Bonjour,
si la proposition des communistes d’offrir les transports publics gratuits à l’ensemble de la population est jugée trop onéreuse et terriblement risquée pour le futur du réseau des TPG, elle a l’avantage d’être simple et de ne discréditer que les gros pollueurs. Et bien sûr, ce sont eux qui fustigent cette initiative.
27 janvier 2008 à 18:04
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Merci pour cet article d’une clarté et d’une simplicité exemplaires qui font qu’il n’y a pas grand chose à y ajouter.
Sur un sujet aussi tabou, peut-être que la mise en évidence de hiatus par des juristes aura plus de chance de provoquer des modifications législatives nécessaires que le lobbying des associations de défense des gais et des lesbiennes.
Autres « hiatus » à prendre en considération: un couple homo d’Espagne vient en Suisse avec un enfant adopté selon la loi espagnole. On sait que la Suisse ne va pas annuler le lien adoptif et du coup il y aura une inégalité de traitement par rapport aux couples homos autochtones, inégalité qui ne sera pas supportée longtemps…
28 janvier 2008 à 18:03
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Je signale également l’analyse du rapport Attali menée par les socialistes de gauche de la revue « Démocratie et socialisme »:
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=1408&titre=Les-316-decisions-de-la-Commission
28 janvier 2008 à 18:33
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La suggestion du lecteur précédent correspond au modèle des pays scandinaves qui, à quelques nuances près, connaissent un congé parental d’une année suivi d’une prise en charge garantie et bon marché (au maximum environ 250 fr./mois pour un plein temps) des enfants dès un an. Ces pays sont à la fois ceux où le taux d’emploi des femmes et le taux de natalité sont parmi les plus élevés de l’OCDE. Le coût est évidemment une fiscalité élevée, mais que ne contestent sérieusement ni les particuliers, ni les entreprises, qui y voient chacun des avantages.
29 janvier 2008 à 16:57
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D’accord avec le fond de l’argumentaire de Jean-Daniel. Mais je m’étonne qu’il écrive que « Les Communistes » sont appuyés par (…) et les syndicats. Première nouvelle! Que des syndicalistes les soutiennent à titre personnel, soit, mais pas leurs organisations. Ou alors, lesquelles?
Amitiés.
Jan Doret
3 février 2008 à 11:09
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Merci Monsieur Schwaab.
Vous avez mis le doigt sur la blessure. La volonté d’appliquer partout ou cela sera possible les solutions du libéralisme sauvage est la manière d’envisager le monde du travail de demain. Les entrepreneurs voient à terme leur personnel divisé en trois équipes travaillant 24 heures par jour et 7 jours sur 7.
Les propositions des cliniciens dentistes et leur cabinet ouvert 7 jours sur 7, approvisionné de prothèses préfabriquées dans les pays à bas salaires, sont en réalité la pointe du coin qu’on enfile dans notre organisation du travail dans le but au final de la démanteler totalement.
Il ne fera pas bon être au service de ces bourreaux inhumains dans quelques décennies. Le siècle des lumières, la révolution et la paix du travail auront fait place à la plus imbécile organisation de la société. Restera-t-il quelqu’un ayant le temps de consommer et surtout de payer, hormis les grands manitous ? L’homme sera au service de la production mais la production servira-t-elle l’homme? Rien n’est moins sûr.
4 février 2008 à 10:49
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A l’att. de Jan Doret, les syndicats qui soutiennent l’initiative: SIT, Comedia, SPG, ADETRA et CGAS.
6 février 2008 à 16:36
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Pour contenir les maux du capitalisme libéral, dont souffre Madame Jaggi, Léon Trotsky a un remède imparable qu’il administre au citoyen Vendervelde en 1932:
« Le régime des soviets ne se pare pas des plumes de la démocratie. Si le passage au socialisme était possible dans les formes d’Etat créées par le libéralisme, la dictature révolutionnaire ne serait pas nécessaire. Pour le régime soviétique, on peut et on doit poser la question de savoir s’il est capable d’enseigner aux ouvriers la lutte contre le capitalisme. Mais il est absurde d’exiger que la dictature prolétarienne observe les formes et les rites de la démocratie libérale. La dictature a ses méthodes et sa logique bien sévères. Les coups de cette logique atteignent assez souvent les révolutionnaires prolétariens qui ont participé à l’instauration du régime de la dictature. Oui, dans le développement d’un Etat ouvrier isolé, trahi par la social-démocratie internationale, l’appareil bureaucratique a acquis une puissance dangereuse pour la révolution socialiste. Je n’ai pas besoin qu’on me le rappelle. Mais en face des ennemis de classe, j’assume pleine responsabilité, non seulement pour la Révolution d’Octobre qui a engendré le régime de la dictature, mais aussi pour la République soviétique telle qu’elle est aujourd’hui, avec son gouvernement qui m’a exilé à l’étranger et privé de mes droits de citoyen soviétique. Nous avons détruit la démocratie pour maîtriser le capitalisme. Vous défendez le capitalisme soi-disant au nom de la démocratie. Mais où va-t-elle se nicher, cette démocratie? »
12 février 2008 à 21:58
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Désolé mais dans cet article vous donnez vous-même tous les éléments pour invalider votre analyse.
D’abord les chiffres, si on ne prend en compte que les viols, brigandages et lésions corporelles, qui sont quand même parmi les crimes les moins acceptables, les jeunes étrangers sont coupables d’environs les deux tiers de ces actes. Or comme ils ne représentent qu’un cinquième de la population, cela signifie que leur taux de criminalité est presque 8 fois supérieure. (et ça même le sondage en question ne l’a pas précisé)
Il est également ridicule de mentionner le taux de condamnation pénale de 1.37% des jeunes de 7 à 17 ans. Quand on sait ce que ça demande, quoiqu’il fasse,pour condamner pénalement un mineur de moins de 16 ans. Donner donc les chiffres de 16 à 18 ans par nationalité…
Maintenant pas de généralisation primaire, les premiers a souffrir de cette situation sont les jeunes étrangers bien intégrés et respectueux des lois, qui se voient de facto attribuer une mauvaise réputation. Et c’est précisément pour eux, ainsi que pour ne pas laisser champ libre à l’exploitation populiste de ces actes,qu’il ne faut pas ignorer les faits mais y apporter des solutions énergiques. Du moins pour la minorité de délinquants chroniques qui pourrissent à eux seules la situation pour l’ensemble de la population.
Considérer meurtres, viols, tabassages avec lésions graves comme «une phase épisodique de la jeunesse» est également un point de vue qui vous dessert grandement. Non, quoique en dise le psychologue x ou y, nous savons tous que ce n’est définitivement pas le fait de jeunes «normaux» avec un encadrement familiale et social correct.
Le terme «capitaliser sur l’émotion de l’opinion» me semble d’une suffisance grave. L’opinion c’est vous, c’est moi, c’est le citoyen en général, son émotion a des raisons réelles, et ce n’est pas une option de la considérer avec une arrogance hautaine. Après tout, traditionnellement vous êtes les premiers a vous appuyez sur le poids de «l’opinion publique».
AF
13 février 2008 à 9:57
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Je pense qu’il ne devrait pas y avoir prescription à l’égard des auteurs d’abus sexuels sur mineurs, qu’ils appartiennent par ailleurs au clergé ou à tout autre corps professionnel. En effet, y a t-il prescription dans la souffrance d’une victime, même au bout de dix ans? Non, bien sûr! Alors, pourquoi accorder cette prescription aux auteurs? Je pense qu’une reconnaissance pénale, même dix ans après les faits, soulage une victime qui n’a pas osé s’exprimer avant par peur des représailles de l’auteur. Et on sait que ces derniers ne manquent pas d’imagination pour effrayer leur victime! Alors, non, les auteurs d’abus sexuels n’ont pas droit, à mon avis, à l’oubli!
14 février 2008 à 7:42
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Le Web et le MP3 datent de la première moitié des années 1990, et se sont largement répandus dans la seconde moitié. L’industrie audiovisuelle a 15 ans de retard, dont 10 ans de retard catastrophique. Leur retard est tellement catastrophique que leurs propres (ex-)clients ont fini par créer un système de distribution eux-mêmes! Napter a été créé en 1999 par un étudiant.
L’industrie audiovisuelle est un boulet.
Et qu’a fait l’industrie audiovisuelle lorsque leurs clients excédés d’attendre en ont été réduit à s’échanger entre eux les oeuvres par des systèmes douteux infesté de mauvaise copies? Elle s’est attaquée à ses clients (procès Napster en 2001).
L’industrie audiovisuelle est un boulet hargneux.
Ça fait 10 ans qu’on peut tout trouver sur Internet (chez Amazon par exemple). Mais on ne le trouve que sous forme de CD et autres médias du siècle dernier.
L’industrie audiovisuelle est un boulet et ce sont les lois sur le droit d’auteur qui lui donne son inamovible masse.
Et pour couronner le tout, ces boulets vivent désormais en parasitant l’industrie informatique par le biais de taxes sur ses produits.
14 février 2008 à 14:40
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J’en connais, des enfants devenus grands, qui auraient aimé avoir le droit à l’oubli. Qui auraient souhaité qu’il existe prescription de leurs douleurs, de leur sexualité brisée à jamais. Ayant grandi avec ce secret sombre et honteux qu’il fallait cacher à tout prix pendant des années, ils ne devraient plus avoir le droit à ce que la société reconnaisse les faits, les coupables?
Un enfant qui a été abusé n’aura pas pu développer cette force de caractère qui permette à une personne non-endommagée de s’opposer à un agresseur: il lui faudra des années avant qu’il ne soit prêt à faire face d’égal à égal à l’agresseur. Non, la prescription, le droit à l’oubli, c’est bafouer les souffrances et le vécu des enfants abusés.
Loin de moi l’idée de la vengeance: elle n’est jamais constructive et elle ne contribue en rien à la guérison de l’être meurtri. Une poursuite pénale de l’auteur, même plusieurs dizaines d’années après les faits, sera « bénéfique » pour la victime uniquement dans le sens qu’elle aura pu défendre ses droits d’être humain, chose qu’elle ne pouvait pas faire en tant qu’enfant.
L’oubli n’est PAS synonyme de pardon qui lui seul peut contribuer à la guérison, ET de la victime ET de l’abuseur. Si ce dernier est prêt à accepter cela, alors je suis d’accord qu’il y ait prescription et droit à l’oubli. Enterrer les faits tant qu’ils ne sont pas reconnus, cela signifie ne pas donner droit de vie aux souvenirs de l’enfant abusé.
15 février 2008 à 9:14
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Eh non, les principaux syndicats concernés, ceux des TPG, ne soutiennent pas l’initiative…. Précisions importantes !
16 février 2008 à 19:55
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La raison d’être essentielle de la prescription, quel que soit le crime considéré, n’est pas le droit à l’oubli mais la difficulté de l’établissement des faits. Comment établir 30 ans après un délit ce qui s’est vraiment passé, d’autant plus sur un témoignage de mineur?
Les abuseurs n’ont pas le droit à l’oubli, mais nous devons aussi nous souvenir que de nombreux pères sont abusivement dénoncés pour abus sexuels lors de divorces par exemple.
La justice doit hélas parfois renoncer à poursuivre quelqu’un, car il serait beaucoup plus grave qu’elle condamne un innocent.
18 février 2008 à 8:59
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J’ai conscience que le titre était un peu provoquant, voire réducteur. On n’ « oublie » pas non plus un mort mais on continue à vivre, on fait son deuil, on avance. Dans la même logique, plusieurs experts psychiatres pensent que les victimes peuvent « oublier » – continuer à vivre avec le traumatisme et sans qu’il prenne toute la place. On est surpris pas la capacité de certaines victimes à le vivre. La réouverture d’une procédure longtemps après les faits peut aller à l’encontre de cet objectif.
En outre, avec l’évolution des preuves scientifiques (ADN, tracabilité informatique etc), l’écoulement du temps sera de moins en moins un obstacle à l’établissement des faits. Faut-il pour entend supprimer la prescription? Je ne le pense pas.
23 février 2008 à 18:07
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Ls situation actuelle concernant les fusions de communes dans le Canton de Vaud est directement le résultat des travaux de la Constituante. Comme sur de nombreux points, ce chapitre a débouché sur des demi-mesures (certains diraient des compromis boiteux) entre des groupes poursuivant des objectifs différents.
Pour les communes, on trouvait d’un côté les irrédentistes de l’autonomie communale, de l’autre les pro-européens. Au final, le chapitre sur les fusions de communes comporte peu d’incitation aux fusions ou de politique volontariste de fusions.
De plus, la nécessité que toutes les «fiancées» acceptent le mariage pour que celui-ci soit prononcé est, jusqu’à présent, un obstacle quasi-infranchissable. Jusqu’à aujourd’hui, les irrédentistes ont donc de quoi se frotter les mains… mais les problèmes touchant les petites communes restent et la volonté de l’administration de faire disparaître les communes de moins de 500 habitants est à soutenir, car elle irait dans le bon sens.
Du côté des pro-européens, pour des raisons propres à leurs objectifs de l’adhésion, leur volonté consistait à empêcher la création d’un véritable niveau intermédiaire entre les communes et le canton (région, agglomération). Au final, les dispositions propres aux agglomérations sont insuffisantes tant relativement aux compétences qui peuvent lui être attribuées que concernant le cadre politique puisque les instances ne forment qu’une couche supplémentaire des municipalités et des conseils communaux. Sur la Riviera, région avec une longue tradition de collaborations intercommunales, cette situation devient kafkaienne avec 68 collaborations intercommunales aux formes et aux géométries variées. Tant les municipalités et les Conseils communaux des 10 communes courrent les séances intercommunales au risque de l’épuisement et les citoyen-nes vivent la région dans leur vie quotidienne, mais restent aveugles et interdit-e-s de participation dès qu’il s’agit d’intercommunalité.
Dans le même temps, ces communes sont très largement au-dessus des 500 habitant-e-s et ce n’est pas leur taille qui pose question, mais bien leurs interdépendances et leurs interrelations. Avant de penser à la fusion d’un espace comptant aujourd’hui 70′000 habitant-e-s ou de la réaliser, l’existence d’un véritable niveau politique intermédiaire répondrait à des besoins concrets et pragmatique non pris en compte par les Constituants. De plus, c’est certainement un passage obligé avant une éventuelle fusion sur une échelle-temps de 15 à 20 ans.
J’appelle donc les services cantonaux et le Conseil d’Etat à ne pas limiter leurs réflexions aux communes de moins de 500 habitants et à proposer une amélioration des outils constitutionnels et légaux à la disposition des agglomérations.
Lyonel Kaufmann
municipal La Tour-de-Peilz
26 février 2008 à 8:34
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Bravo M. Cranach. Voilà une manière spirituelle de traiter un sujet assez répugnant.
26 février 2008 à 10:16
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Je partage entièrement l’avis d’André Gavillet. Après plus de 30 ans de pratique dans l’urbanisme, je ressens très fort le décalage entre le discours politique et les faits. Le fait d’avoir déplacé le Service de l’aménagement du territoire (devenu Service du développement territorial) du Département dirigé par François Marthaler, où il était « à sa place » en particulier à côté du Service de la Mobilité est la preuve de ce « double discours ». Il ne fallait pas qu’un « Vert » au nom du développement durable empêche les communes de continuer à faire n’importe quoi!
Avez-vous été sensibles aux publicités des banques, de la banque cantonale vaudoise, pour les prêts hypothécaires? Le couple au sourire béat, entouré de ses beaux enfants devant leur villa « Sam’ suffit ». C’est cet urbanisme là que la Conseil d’Etat, représentant d’une part significative de l’actionnariat, souhaite promouvoir?
3 mars 2008 à 21:47
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L’indice des prix, épuré des loyers, existe déjà… puisqu’il existe un indice des loyers. Cette épuration, ô surprise, ne modifie pas fondamentalement la courbe des majorations. 1980-2007 (je vois large!) l’IPC augmente de 79,7%, et l’IPC sans loyers de 67,1%. L’avantage de la référence à l’IPC par rapport au système actuel (lequel autorise à reporter sur les loyers 40% du renchérissement!), basé sur l’évolution du taux de l’intérêt hypothécaire, est une forme de lissage des majorations, un peu analogue à celle préconisée par la dernière initiative de l’Asloca, rejetée en votation.
4 mars 2008 à 15:55
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La réflexion de Pierre Imhof est intéressante à plusieurs titres. Il est incontestable que les mesures pour limiter le trafic sont souvent décrétées de manière désordonnées sans cohérence urbanistique. D’un autre côté, c’est un peu vain de rétorquer à chaque proposition qu’il en existe d’autres au moins aussi efficaces. De ce fait, vu le fonctionnement des institutions, on promeut le statu quo.
Autre remarque sur le prétendu aspect antisocial du péage. C’est une tarte à la crème! Comme si les « pauvres » ne payaient pas déjà une taxe « antisociale » sur le parking, l’essence, etc. D’autre part, si les recettes du péages servent au développement des transports publics ou à la diminution du prix du billet, les « pauvres » obtiennent largement compensation.
5 mars 2008 à 8:49
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Difficile de trouver des termes originaux pour exprimer mon accord complet avec l’analyse de J.-D. Delley… Une remarque cependant, en complément: je partage mon temps entre la région genevoise etcelle de Grenoble, qui ne manquent pas de points communs: mes camarades français engagés sur le plan politique s’étonnent souvent de l’usage souvent paradoxal, en Suisse, de droits essentiels comme l’initiative ou le referendum (qu’ils nous envient?) et de leurs conséquences. Quant au divorce entre les institutions et les « citoyens de base », il est largement partagé de part et d’autre de la frontière.
5 mars 2008 à 9:41
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Excellente allusion d’A. Gavillet dans son tout aussi excellent article au statut du sol.
Le fait que la gauche ait si peu de vision quant à ce phénomène de la chèreté de la construction en Suisse et que les municipalités ne se préoccupent pas d’acquérir des terrains est révélateur. Il faut réactualiser ce débat! Merci!
5 mars 2008 à 19:12
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D’accord sur le fond avec Pierre Imhof, mais d’où sort-il ses informations sur la lenteur croissante des transports publics? Ne les prend-il jamais? En tout cas à Genève, c’est certainement le contraire qui est vrai, sauf comme argument pour ne pas les utiliser sans même avoir essayé.
Concernant le caractère anti-social, les revenus du péage pourraient servir à payer l’abonnement des transports publics (ou l’achat d’un vélo) pour les plus démunis qui en ont besoin.
Finalement, un péage différencié selon la capacité de pollution serait judicieux.
8 mars 2008 à 19:02
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Les renseignements concernant la vitesse commerciale se trouvent généralement dans les rapports d’activités (ou les annexes à ceux-ci) des compagnies de transports. Pour les cinq lignes de tram genevoises, la vitesse commerciale moyenne était de 15.03 km/h en 2004, de 14.21 km/h en 2005 et de 14.75 km/h en 2006. 2006 marque une hausse par rapport à l’année précédente, mais reste moins « bonne » que 2004. Il existe d’ailleurs un site largement consacré à ce sujet. Pour rappel, Genève s’est fixé comme bjectif dans la loi d’atteindre une vitesse commerciale de 18 km/h. Il existe également un rapport de la Commission d’évaluation des politiques publiques à ce sujet.
S’agissant du caractère antisocial du péage, c’est un fait, mais qui ne suffit évidemment pas à condamner ce mode de gestion du trafic. Un lecteur relève à juste titre que les autres taxes qui grèvent l’usage de la voiture ont également antisociales). Le péage, toutefois, limite l’accès à des zones entières du domaine public et crée donc des ségrégations géographiques. Quant au financement des transports publics par l’argent récolté grâce au péage, pourquoi pas, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’en abaisser le coût (une mesure qui ne provoque pas de réel transfert) mais d’en améliorer les performances.
9 mars 2008 à 1:58
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Si la gestion du problème des chiens dangereux par les autorités fédérales et cantonales a été misérable, je considère que la votation récente est une très bonne chose. Elle a donné un signal très clair que la population entend être protégée de ces bêtes dégénérées et sélectionnées pour leurs caractère agressif. Un point c’est tout. Que l’on trouve une manière d’en appliquer l’esprit (interdiction des races dangereuses et surveillance / éducation pour les autres) mais de laisser de côté les dispositions qui sont inapplicables.
Il ne faut pas confondre le vote des genevois (responsable et mature) avec la frilosité des Parlements.
9 mars 2008 à 13:38
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Le rapport d’évaluation sur la vitesse commerciale des TPG, mentionné par Pierre Imhof, peut être consulté à l’adresse suivante: http://etat.geneve.ch/cepp/faq.jsp?id=2874&id1=2733&id2=2618
10 mars 2008 à 14:29
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Je suis 100% d’accord avec les conclusions de l’article de M. Dupraz.
En plus des raisons indiqués je mettrais également l’accent sur le fait que les coûts énormes pour une initiative (La récolte des signatures par les bénévoles est devenue pratiquement nuls!) ne permet plus qu’aux organisations riches et leurs sponsors de lancer de telles initiatives. Comme le récent passé a largement prouvé, c’est que dans ce cas on cherche rien d’autre que l’appui populaire basé sur l’émotionnel dans le seul but d’en retirer des avantages politiques purement partisans.
L’autre raison est que la majorité des sujets traités n’ont tout simplement pas de raison de figurer dans la constitution d’un l’état. Ils le dévalorisent!
10 mars 2008 à 18:47
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Les experts ont parlé et formulé des propositions, à juste titre. Mais combien de temps faudra-t-il au parlement puis au peuple pour modifier les pratiques actuelles, celles qui offrent au populisme toutes les portes ? Car, en définitive, le problème vient du fait qu’une partie de la population et certains leaders politiques n’ont pas compris que la nation « Suisse » doit s’insérer dans un concept juridique plus large. S’en est fini de la réserve indienne.
10 mars 2008 à 20:34
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Il est amusant de voir comme les « démocrates » (mais ne seraient-ce pas plutôt des technocrates du « droit » qui voient que des fragments de pouvoir peuvent leur échapper) se hérissent quand des initiatives ne sont pas « politiquement correctes »: les initiatives sont TOUJOURS dirigées contre des minorités, puisqu’elles mettent en évidence le comportement de gens qui ne sont pas nécessairement conformes au « propre en ordre » panurgesque. Quant au mot « discrimination », on en use et abuse. On peut simplement remarquer que la discrimination, qui permet par exemple aux démolisseurs de l’initiative populaire de discerner ce qui leur convient de ce qui ne leur convient pas, peut très bien ne pas être confondue avec la condamnation ou avec l’exclusion, ni entraîner l’une ou l’autre. Les possibilités d’invalidation d’une initiative sont incompatibles avec les incantations à la souveraineté populaire, proférées à gauche comme à droite, sauf à considérer le juridisme comme substitut de la démocratie ou comme béquille des administrations ou des puissants.
11 mars 2008 à 8:48
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Les 20 Gigawattheures que Yahoo! consommera seront facturés par le Groupe e qui pourra engager des techniciens supplémentaires pour entretenir ces lignes. Le chantier pour construire le site nécessitera une main-d’oeuvre importante dans la construction. Les impôts que le géant de l’Internet va payer permettra à la ville d’Avenches d’investir dans les infrastructures de la cité. Une entreprise de sécurité connue (Securitas SA) qui va ouvrir une antenne dans la Broye dans peu de temps pourra engager du personnel pour la sécurité du site. etc. En fait, Yahoo! va investir 100 mio de francs dans un premier temps pour engager 35 personnes seulement ? C’est peu d’emplois directs, mais ces 100 mio vont être distribués dans les entreprises de la région. Ces entreprises pourront engager de nouveaux collaborateurs ou au pire, elles pourront payer leur personnel grace à cet apport d’argent au lieu de licencier..
Je ne crache pas sur l’artisan local qui se contente de quelques centaines de mètres carrés, il est autant utile si ce n’est plus que Yahoo!. Je pense simplement que ces types d’entreprises sont autant utiles l’une que l’autre.
11 mars 2008 à 9:09
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@Pemesiano: le Tribunal fédéral examine déjà la validité des initiatives populaires cantonales sans que l’on crie à la république des juges. Il ne s’agit pas de considérer que tout repose sur des concepts juridiques abstraits ou qu’il y a au départ une souveraineté populaire. Le propre de la démocratie est d’organiser l’expression de la volonté populaire par des règles de droit.
13 mars 2008 à 22:13
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Si « on » ne réagit pas en criant à la république des juges quand certains juristes-politiciens autorisent le 3ème pouvoir à se comporter en grignoteurs de la prééminence basique de la volonté démocratique, c’est peut-être simplement que « on » est épuisé par la difficulté du combat contre les abus de l’Etat de juridisme (qui s’auto-proclame Etat de droit). Le « souverain » qui, par une initiative, rappelle qui est le souverain, a aussi le droit d’être fatigué. Mais cette fatigue conforte hélas la technocratie juridique…
14 mars 2008 à 12:15
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Finalement les seules données récentes semblent être la vitesse commerciale des trams, ce qui correspond à une partie du réseau. D’ailleurs on peut penser qu’elle va augmenter à nouveau avec la mise en place du tram jusqu’à Meyrin.
Je ne pense pas que l’on peut considérer que la vitesse commerciale est un bon indicateur de la vitesse de déplacement, par exemple lorsqu’on supprime un arrêt, la vitesse commerciale augmente, mais la vitesse de déplacement peut diminuer.
L’évolution du réseau à Genève permet en outre, à mon avis, difficilement de comparer les vitesses commerciales sur les 10-15 dernières années.
Il serait plus judicieux de considérer un modèle de
100 (peut-être plus) déplacements choisis au hasard et de calculer la vitesse moyenne (à première vue le modèle horaire des CFF de rue à rue semble assez fiable, ce ne serait donc pas trop coûteux.
15 mars 2008 à 11:29
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Et si… plutôt que de créer tout un ensemble de nouveaux mécanismes qui seront à leur tour dépassés un jour ou l’autre, on se contentait de tripler le nombre de signatures pour faire aboutir une initiative populaire?
17 mars 2008 à 13:43
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@Pemesiano: alors espérons que les Tibétains ne soient pas trop vite fatigués.
@Tiouk: oui, plutôt que de comprendre un mécanisme compliqué, restreignons massivement les droits populaires, c’est plus simple.
17 mars 2008 à 15:14
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Cet article me rappelle le constat de la philosophe allemande Hannah Arendt:
Eine Demokratie die sich nur auf Mehrheiten abstützt ohne in ein Rechtssystem eingebunden zu sein ist eine Autokratie!
19 mars 2008 à 3:10
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Je comprends que le besoin de rassurer la population est important, étant moi-même père d’un garçon de bientôt 5 ans et d’une petite fille de 2 ans ; mais se laisser aller à faire des amalgames entre personnes prenant un chien pour faire peur ou commettre un délit et la responsabilité du chien, qui lui n’obéit qu’aux sollicitations du maître, pousse à diaboliser certaines races de chiens. Ceci en corrélation avec les préjugés populaires découlant de la pression médiatique et de la rétention d’informations de cette dernière concernant les accidents par morsures occasionnées par d’autres races de chiens que celles « listées » (ceci démontré par le résultat des votations genevoises).
Pourtant, malgré le fait que tous les spécialistes du chien soient du même avis, certains politiques et certains médias assènent au peuple que la forme de la mâchoire de certaines races de chiens en font des armes.
Il convient de préciser que tous les chiens appartiennent à la même espèce biologique, les canis lupus familiaris. Le concept de race tel que nous l’entendons est purement humain et le fruit de croisements divers à travers les époques. Un Yorkshire Terrier peut biologiquement saillir un Saint-Bernard, un Jack Russel Terrier un Dogue Allemand, etc. Le patrimoine génétique est identique entre tous les chiens et leur construction physiologique et biologique est donc identique, construction de la mâchoire y comprise.
Dr Lehr Brisbin :
« Il n’existe aucune étude scientifique qui permettrait de comparer ou d’évaluer la puissance de morsure de différentes races de chiens. En outre, il y a des raisons impérieuses et politiques pour lesquelles des techniques décrivant la capacité à mordre en termes de « kg par cm carré » sont demandées. Tous les chiffres décrivant la puissance de la morsure dans de telle ou telle condition ne peuvent qu’être attribués, soit à des rumeurs sans fondement ou, dans certains cas, à des articles de journaux sans aucune réalité justifiée. »
Résultats d’études réalisées à l’université de Hanovre.
Le Land de Niedersachs (Allemagne) figure parmi les régions ou pays qui ont édicté des lois basées sur des listes de races. Le gouvernement de cette région a, en 2000, établi deux catégories différentes de chiens soumises à conditions, en raison d’un degré de dangerosité prétendument différent. Les chiens dits « dangereux » ont l’obligation de se soumettre à un test de comportement officiel.
L’université de Hanovre a réalisé diverses études afin de déterminer si les résultats obtenus étaient différents en fonction des catégories de chien. Une première étude (A. Mittmann, 2002) réalisée sur 415 chiens a établi que seuls 5 % des chiens « dangereux » testés présentaient un comportement d’agression inadéquat, dont un seul était pathologique. L’étude conclut que l’obligation de soumettre l’ensemble des chiens « listés » au test officiel n’est pas justifiée.
Une deuxième étude (A. Böttjer, 2003) compare les résultats obtenus au test officiel par les 2 catégories de chiens « listés » en ce qui concerne les réactions d’agression intraspécifique. Cette étude indique qu’il n’y a aucune différence entre les 6 races/types de chiens et conclut qu’il n’y a aucune raison de les considérer différemment en ce qui concerne leur dangerosité (donc qu’il n’y a donc pas de raison de créer de sous-catégories).
Enfin, une troisième étude (T. Johann, 2004) a comparé les résultats obtenus pour ce test par les chiens listés à ceux qui sont obtenus par 70 Retrievers. Il n’apparaît aucune différence significative entre les deux groupes.
En résumé, ces études concluent que les tests d’agressivité réalisés ne mettent en évidence aucune différence entre le type Pitbull, la race Rottweiler et la race type Retriever/Labrador.
Résultat d’études réalisées en Grande-Bretagne.
La Grande-Bretagne été parmi les premiers pays à avoir introduit une législation (Dangerous Dog Act) définissant des mesures d’interdiction à l’encontre de plusieurs races (1991).
Une étude a été consacrée à l’évaluation de l’efficacité de cette loi (Klaassen et Al., 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur (1998-1999). Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si « la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n’a pas été atteint ».
Le résultat de l’enquête faite en 2007 démontre qu’une loi sur les chiens dangereux touchant des races et pas l’ensemble des chiens est complètement inappropriée.
Augmentation des hospitalisations suite à des morsures de chien :
+ 43 % en 4 ans sur l’ensemble du pays.
+ 119 % à Londres pour la même période.
+ 20 % chez les enfants sur l’ensemble du pays.
+ 58 % pour les adultes sur l’ensemble du pays.
+458 % d’augmentation des combats entre chiens sur l’ensemble du pays (cas instruits en 2004, 24, et en 2007…134 !)
(Source: The Greater London Authority, Metropolitan Police, RSPCA and Battersea Dogs’ Home)
Quels changements pour ceux qui ont un chien comme « faire-valoir » ou comme « arme » ?
- Un « délinquant » aura-t-il plus à craindre, s’il est attrapé par la police, de l’objet de sa délinquance ou d’une déclaration à la mairie ?
- L’amende qu’il ne paiera pas conduira évidement à l’euthanasie de son chien. Mais 10 n’attendent-ils pas dans une cave ?
Pour finir, qui aura la capacité de reconnaître la race du chien (75 % de bâtards en Suisse), sachant qu’aucun test n’existe pour déterminer l’appartenance raciale d’un chien ? et n’aurons-nous pas une population de « chiens croisés » et plus aucun élevage reconnu dans les 20 ans à venir ?
Enfin, le Groupe Suisse des Amis du Molosse demande que les législateurs relèvent leur impuissance face à un phénomène médiatique et de mode de certaines typologies canines. Et que, lors du traitement de la motion Kohler (interdiction des Pitbulls) ou de l’élaboration de lois cantonales, ces dernières prennent en compte la réalité : tous les chiens peuvent êtres de formidables compagnons de la famille, de même que tous les chiens peuvent devenir dangereux dans certaines conditions.
26 mars 2008 à 10:01
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Et pourquoi donc les cantons ne devraient-ils pas avoir la liberté de traiter selon leurs règles les holdings et les sociétés d’administration? Si une législation pose problème, il suffit de corriger cette législation; cela n’implique pas d’obliger tout le monde à suivre le même régime.
27 mars 2008 à 10:02
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bonjour,
la multiplicité des types de réactions des soldats face à cette horreur de la guerre est aussi sans doute due à leur vécu différent, ainsi qu’ à leur perception nécessairement partiale des évènements. de plus la responsabilité des médias est fortement engagée quand à la manière de rendre compte de l’ensemble des faits relatifs à ces périodes. oui la guerre est une aberration et une horreur, et je pense que les témoignages des anciens combattants doivent être écoutés pour éviter de nouveaux massacres au nom d’idéologies politiques démagogues.
29 mars 2008 à 19:06
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Merci de vos explications un peu compliquées pour le citoyen de base. Mais, tout compte fait, restera-t-il une différence, après les bilatérales III, entre la situation qui en découlera et une adhésion pure et simple à l’UE? Que cherchons-nous donc, en vérité, à sauver, défendre, protéger, par tant de complications coûteuses, en temps, en diplomatie, et en argent ? Pourriez-vous, SVP, nous rappeler les avantages (s’il y en a) de notre soi-disant Allein Gang ?
6 avril 2008 à 7:07
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Oui, l’UDC est un parti voyou. Je suis en pleine réflexion sur l’identité Suisse et je n’arrive tout simplement pas à me faire entrer dans la tête qu’une majorité de Suisses puissent avoir une telle mentalité. Sommes-nous à ce point stupide pour ne pas réagir à aux attaques de ce parti? Ne peut-on rien faire contre cette attitude ignoble et sans éthique? Le monde de demain nous attend au coin de la rue… ne faut-il pas s’y préparer?
Tout ceci est vraiment désolant et je réfléchis pour savoir comment contrer ce parti dangereux pour notre démocratie.
JP Geissberger
6 avril 2008 à 10:32
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Si, dans les grandes ligne, je suis d’accord avec votre analyse, l’ UDC n’est, très malheureusement, pas le seul à dégrader la culture politique, pour autant que celle-ci existe encore!
J’ai la très nette impression que cette culture a disparu au détriment d’une culture de la personnalité de type « people ».
Pour ne citer que quelques exemples:
- Madame Calmy-Rey qui chante
- Monsieur Brélaz qui nous raconte sa vie sexuelle et sa femme qui nous parle tous le samedis de sa perte de poids dans « Le Matin ». De plus, samedi dernier qu’elle aurait voulu épouser un chat (probablement un chat-foin)
- Madame Savary qui nous raconte des balivernes aussi dans « Le Matin » tous les mercredis.
Les politiciens n’ont plus d’éthique, ils n’ont que des tics.
6 avril 2008 à 18:43
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Ben tiens! Il serait tellement plus simple en politique que les partis adverses soient purement et simplement interdits… Et dire que les méchants électeurs ne comprennent pas cela. Il faut les rééduquer… d’urgence, camarades!
8 avril 2008 à 6:36
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Il est louable que des caisses maladies cherchent à limiter les primes. Ce texte nous présente des calculs d’économistes fort sophistiqués mais, à l’origine de toutes ces dépenses, n’y a-t-il pas des hommes, des femmes et des enfants qui vont ingurgiter des sommes astronomiques de médicaments sans conscience de tous les effets produits, de tout ce qu’ils perdent en autonomie biologique et en compréhension de ce que leurs corps veut leur signifier?
8 avril 2008 à 15:19
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A lire vos 2 articles de cette semaine et d’autres qui les précèdent, on constate l’accord des rédacteurs et des lecteurs sur ce parti répugnant, mais quelles idées trouve-t-on pour le neutraliser?
Les mensonges sont si gros et si faciles à accepter qu’il faut un travail énorme pour espérer convaincre de la réalité.
Je compte sur vous, journalistes, et si possible sans nommer ceux qui tirent leur gloire de la moindre mention.
Toute idée sera la bienvenue
(rendez-vous à Berne vendredi pour soutenir Evelyne W.-S.)
8 avril 2008 à 11:52
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Vous l’avez démontré assez souvent l’UDC n’est plus un parti politique crédible mais un clan à la sortie du match gagné avec ses casseurs qui tabassent l’adversaire ou le traître supputé. Les propres membres modérés, emportés, adoptent le comportement de meute hurlante et le succès appelle le succès et le lynchage. Sous le drapeau de l’information, les médias y compris DP consacrent beaucoup trop de place au phénomène et font le jeu des meneurs. Faites le compte, vous verrez. La question est comment désamorce-t-on les mines antidémocratiques posées par une bande pareille sans que tout nous pète à la figure? Le silence radio est-il une solution? Qu’en pensent les spécialistes des comportements de groupe?
8 avril 2008 à 8:27
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Concernant l’élection de Mme Widmer-Schlumpf, le mauvais polar de la TV alémanique aurait-il pu être suscité, influencé, voir financé par certains pontes de l’UDC? C’est ce qu’il faut « investiguer » de toute urgence.
8 avril 2008 à 8:40
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Dans une Suisse où les libéraux disparaissent, les radicaux faiblissent, les socialistes s’égarent, les chrétiens se laïcisent, n’est-il pas réconfortant de se cramponner au dernier parti de la légitimité et des certitudes? Un parti qui se considère porte-parole de toute la Suisse bien que les deux-tiers des citoyens ne votent pas pour lui, un parti qui confond les élections des Chambres fédérales avec celle du Conseil fédéral, un parti qui fête l’éviction de Dame Metzler en 2003 et se scandalise de l’éjection de son infaillible gourou en 2007?
Qu’attend le peuple suisse pour se réfugier entièrement sous la coupe des thaumaturges de l’UDC?
Un peuple, un parti, une doctrine! N’est-ce pas merveilleux?
8 avril 2008 à 8:49
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La majorité du peuple suisse ayant voté le statu quo en matière de protection contre le renchérissement de la politique sanitaire nationale, le peuple a maintenant le privilège d’en payer les conséquences.
- Vous chantiez ? J’en suis fort aise. Et bien dansez maintenant !
8 avril 2008 à 16:48
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Pour « ceux qui ont la malchance de gagner un peu plus que les minimaux sociaux » s’est créée à Vevey l’Association pour des soins dentaires populaires, qui, pour une cotisation annuelle de 25 f(40/familles)permet de se faire soigner selon ses ressources, avec un point dentaire dégressif selon le montant des revenus attestés par la notification fiscale de l’année.
9 avril 2008 à 9:58
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Vous avez la mémoire courte ou sélective. En matière de harcèlement, le PS a été tout aussi implacable quel’UDC lorsqu’il s’est employé, en 1993, à barrer le chemin du Conseil fédéral à un Francis Matthey pourtant fidèle à la ligne de son parti.
Je garde à l’esprit les propos débridés, peu amènes et souvent haineux (oui, oui,…) tenus à l’époque par des militants socialistes et des organisations féministes tout aussi excités et déchaînés que le sont aujourd’hui les gens de l’UDC. Francis Matthey, en renonçant à son élection, a agi dans l’intérêt de son parti. Exemplaire!
Avec mes bonnes salutations.
B. Meizoz
9 avril 2008 à 10:07
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Peut-être que l’on en parle dans l’article de l’INED cité, mais il ne faut pas oublier une chose essentielle dans ce genre d’étude: elle est effectuée sur des générations « éteintes ». Donc les personnes de 35 ans dont on parle vivaient au moins il y a plus de 50 ans, puisque l’espérance de vie à 35 ans dont il est question se situe entre 42 et 52 ans. Le problème est que les ouvriers – et c’est sans doute moins vrai pour les cadres – qui ont aujourd’hui 35 ans n’ont absolument pas les mêmes conditions de vie de ceux d’il y a 50 ans. Cette étude est certes très intéressante, mais pas très utile pour tenir un discours sur la situation présente. Ce n’est que dans plus de 50 ans que l’on pourra dire si les ouvriers vivent toujours moins longtemps que les cadres…
Bien à vous,
NHvB
9 avril 2008 à 10:31
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J’aime assez la réaction de Salvatore. En tout cas, je me suis fait une réflexion analogue toute cette dernière année à propos de Christophe BLOCHER: moi qui ne regarde presque jamais la télévision, j’ai l’impression de l’avoir tout le temps vu dans la petite lucarne (que regarde assez souvent mon épouse). Et j’ai le sentiment que certains animateurs pensent remettre les choses en place en le critiquant. Las, on dirait que cela l’a conforté dans sa position (peut-être parce qu’il devenait finalement une victime). Quel conseiller fédéral connaissait-on mieux que lui ?
Dans ce registre, Madame Widmer-Schlumpf ne doit pas être perçue uniquement comme une victime, justement. Elle défend les thèses de l’UDC, après tout. Voir à ce propos le récent éditorial du COURRIER de Genève, qui dit à peu près: “Laissons les loups se dévorer entre eux”.
Ce qui n’enlève rien à la critique sur les moeurs de ce parti et de sa Direction en particulier, comme vous le relevez ainsi que quelques lecteurs…
Mais voilà que je parle de l’Union démocratique du centre, au lieu de faire silence… On n’en sort pas !
9 avril 2008 à 19:18
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L’étude évalue l’espérance de vie des personnes qui avaient 35 ans en 2003 (et non pas il y a plusieurs dizaines d’années).
Il existe une méthode statistique pour effectuer ce genre d’évaluation. Celle-ci tient compte des conditions de vie au moment de l’étude, mais pas des progrès que la médecine fera entre cet instant et l’année statistique de décès des personnes concernées.
Cette méthode est notamment utilisée par les assurances pour effectuer des calculs actuariels.
Elle sert également de base pour estimer l’espérance de vie à la naissance et est en quelque sorte « normée » puisqu’elle permet des comparaisons entre pays, notamment dans les études de l’OCDE.
10 avril 2008 à 18:14
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Pierre Imhof a malheureusement raison, il n’existe aucune étude détaillée sur les inégalités sociales en matière de santé en Suisse. Il peut être d’autant plus intéressant de rappeler un rapport « gris » sur le sujet, établi par l’OCIRT à Genève et qui confirme les tendances générales: E. Gubéran & M. Usel, Mortalité prématurée et invalidité selon la profession et la classe sociale à Genève, et Ecarts de mortalité entre classes sociales dans les pays développés.OCIRT Genève 2000. Intéressant également: E. Zimmermann & W. Weiss, Santé, maladie et inégalités sociales, dans C. Suter et al., Rapport social 2004. Seismo, Zurich 2004, pp. 42-67
14 avril 2008 à 11:03
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Je me suis mal exprimé. On applique en effet, à un moment donné, aux 35 ans le nombre moyen d’années qui restent à vivre de tous ceux qui sont plus âgés, classe d’âge par classe d’âge (étude transversale). Mais les personnes de 35 ans dont on parle ne vivront pas dans les mêmes conditions de celles étudiées pour déterminer, ce qu’il faudrait appeler une estimation de leur espérance de vie. Si mon espérance de vie à 40 ans est d’encore 40 aujourd’hui, l’espérance de vie dans 40 ans de ma génération sera peut-être de 85 ans (étude longitudinale) ou… bcp moins si le système de santé se casse la gueule comme en Russie ou bcp plus si la médecine fait encore des miracles, comme la maîtrise des maladies cardio-vasculaires et des cancers. N’oubliez pas que quand on a instauré l’âge de la retraite à 65 ans c’était parce qu’à l’époque l’espérance de vie était de 65 ans… D’où nos problèmes avec l’AVS. On a simplement « oublié » d’intégrer dans le système le vieillissement de la population et bien sûr aussi la modification du rapport actifs – retraités. Dans un encadré de l’article il est d’ailleurs mentionné « si les conditions de vie et de santé du moment continuaient à s’appliquer dans le futur. », etc. Cela étant, il est effectivement raisonnable de penser que l’espérance de vie continuera à être fonction de la richesse. Mais il est tout aussi raisonnable de penser que l’écart entre les classes sociales face à la mort et la maladie va lui aussi diminuer si les conditions générales de vie de la population continuent de s’améliorer. Ce qu’il faudrait – et les assureurs le font effectivement – c’est adapter en permanences les cotisations en fonction de l’évolution des conditions de vie. Mais cela voudrait dire des taux de cotisation variables dans le temps. Imaginez la valse sur les feuilles de paye et les batailles autour de l’interprétation des chiffres du moment et de leur extrapolation pour le futur. Il me semble qu’il vaut mieux se battre pour des prélèvement plus sociaux càd en fonction des capacités financières de chacun.
15 avril 2008 à 12:15
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La crise bancaire a et aura des conséquences importantes. Il est tout d’abord normal que le contrôle soit renforcé par la CFB. Passer par une augmentation des fonds propres paraît légitime. Peut-être faut-il aussi contrôler la mission de la banque comme le suggère André Gavillet sachant que cette tâche apparaît difficile en pratique et très bureaucratique. Les clients feront eux aussi changer le paysage bancaire. Ils quittent aujourd’hui les grands instituts du pays brassés par la crise. Ils les quittent parcequ’ils craignent pour leur argent. On en revient à une dimension de base de la relation client-banque: « mon argent est-il en sécurité? ». Lorsqu’un doute s’insinue, lorsque le client se pose la question de savoir si son argent est à l’abri, on touche à un réflexe infra-rationnel qui motive au changement. Les clients cherchent alors des banques plus sûres. Qu’entend-on par là? Au fond, je crois que l’on pense à des banques privées qui n’utiliseraient pas l’argent de leurs client pour alimenter le circuit économique. Qui ne feraient pas de prêts, ni hypothécaires ni commerciaux, qui,en d’autres mots, ne joueraient pas le rôle de banque traditionnelle. Le client anxieux pour son argent au point de changer de banque va chercher à se rassurer de manière durable. Il ne fera pas la nuance banque d’affaires (qui peut dire ce que cela signifie?) et banque commerciale. Il raisonnera plus basiquement: est-ce que la banque à qui je confie mon argent le garde toujours disponible pour mon usage ou est-ce qu’elle le prête à d’autres en attendant que j’en aie besoin. Dans le climat de peur qui domine en ce moment, la préférence ira à la première réponse. Inutile de dire qu’un tel comportement à large échelle aurait des conséquences d’envergure sur le fonctionnement de l’économie et la circulation des liquidités. Mais ceci est une autre histoire.
15 avril 2008 à 18:08
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A propos de voisins jaloux et abuseurs de la recourite je ne peux qu’approuver: cela existe !
Je suis moi-même propriétaire d’une petite maison villageoise de 2 logements sur le canton de GE.
Cette maison est à réhabiliter entièrement à l’intérieur – ce pour lequel autorisation a été obtenue en bonne et due forme.
Le voisin – visiblement malintentionné – trouve cette occasion super pour faire opposition si je ne lui accorde pas la suppression de mon droit de passage à pied sur 3 metres de sa parcelle
Ce passage est indispensable pour accéder au logement situé à l’étage (escalier aboutissasnt sur cette parcelle) et je suis au bénéfice d’une servitude dûment inscrite au RF!!
Ce charmant voisin – ou plutôt triste sire – s’est déjà fait débouter devant la commission de recours avec des conclusions assez sévères à son égard ( recours chicanier – à la limite de la témérité etc.)Nonobstant il fait encore recours devant le TA et m’a d’ores et déjà fait savoir qu’il ira jusqu’au TF et qu’ainsi j’en prendrai pour 4 ans ( de perte de valeur locative – aussi!!)
C’est ainsi que 2 logements ne peuvent être mis sur le marché – où la pénurie fait pourtant rage. N’existe t-il- donc aucune loi qui empêche ce genre d’agissements et amener les individus mal-intentionnés et egoistes à cesser de telles pratiques??
Julie
16 avril 2008 à 23:58
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Donc si on comprend bien, vous proposez de transformer l’essai pour instituer une coordination PS, PRD, PDC et établir une plateforme minimale de gouvernement.
C’est à dire que vous préconisez de donner raison à l’UDC qui clame partout qu’il y a en Suisse un gouvernement de centre gauche.
C’est une idée, en effet.
Elle apporterait de l’eau au moulin de l’UDC qui n’aurait pas de peine à en tirer profit pour augmenter son pactole électoral, à 35, ou 40%.
Riche idée !
17 avril 2008 à 17:24
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Il faut d’abord faire pression ou coincer les dirigeants de pays pauvres qui viennent déposer illicitement l’argent du peuple à l’étranger. Que le Seigneur vous bénisse.
21 avril 2008 à 21:56
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Mon cher ancien Secrétaire général fait là une analyse tout à fait lucide de la situation et je peux l’assurer que toutes les pistes qu’il propose sont examinées avec le plus grand soin depuis plusieurs semaines.
Je me contenterai d’un commentaire relatif aux intérêts objectifs des CFF pour des financements ou pré-financements du canton de Vaud. En effet, la ligne Lausanne-Genève fait certainement partie des lignes « rentables » du réseau: les CFF peuvent donc tabler sur un retour assez rapide sur un investissement qui accroîtrait sa capacité. D’où une idée que j’ai discutée voici déjà deux ans avec Benedikt Weibel: un partenariat public-privé (PPP) entre la Confédération (voire le canton) et l’ancienne Régie fédérale autorisant un tel investissement. Malheureusement, pour l’heure, la définition du réseau ferroviaire résulte d’un arbitrage entre des intérêts régionalistes (la portion congrue revenant à la Suisse romande) plutôt que des besoins de l’exploitant. A quoi peut donc servir l’autonomie accordée aux CFF? Et que signifie la demande de la commission des finances du Conseil des Etats d’étudier le PPP pour réaliser la suite du développement de l’infrastructure ferroviaire suisse?
22 avril 2008 à 0:41
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Le machiavelisme florentin de tout ce dispositif a de quoi dérouter le peuple suisse! Nous avons choisi de rentrer dans le club européen en jouant la carte du membre effarouché qui veut choisir les prestations offertes et les obligations selon ses humeurs et son égoïsme à géométrie variable.
Si la Suisse veut persévérer dans la voie de la non-adhésion, qu’elle ait au moins le courage de l’Islande, de la Norvège et du Liechtenstein de rejoindre l’espace économique européen (EEE) qui donnera un cadre clair et convenable à nos relations tortueuses et risibles avec Bruxelles.
Imaginons les douanes suisses à la mode Schengen : pas de contôle d’identité, mais la question rituelle . »avez-vous quelque chose à déclarer? » J’ai fait récemment la route de Lisbonne à Tallin : sans le savoir, la Suisse a inventé le musée européen de la Douane! Heureusement que le ridicule ne tue pas, parce que la Suisse n’existerait plus!
Mesdames et Messieurs les politiciens, remettez l’EEE sur le tapis, le monde a évolué depuis le dimanche noir de M. Delamuraz!
22 avril 2008 à 16:59
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Il est vrai que les conséquences de deux non en cas de votations fédérales séparées ne seront pas les mêmes .. en apparence! Mais à moyen terme si, car un seul non rendra toute nouvelleextension des bilatérales impossible. Conclusion: Les bilatérales n’ont pas d’avenir, alors autant les balayer. Il y a 50 ans, la Suisse n’était pas au rendez-vous avec l’Europe. Pourtant pour nous jeunes Suisses de l’époque nous avions aspirer à une Europe de paix et d’ouverture. Mais les politiciens, surtout bourgeois, méprisaient cette Europe à genoux. Ils se sont magistralement trompés! Ils préféraient adhérer à cette sortede contre-Europe d’AELE jusqu’à ce que les Anglais, les Irlandais, les Suédois puis aussi les Autrichiens l’ont abandonnés pour la vrai Europe!La voie bilatérale, mise en route après 1992 et d’entente avec une Europe des quinze bienveillante à notre égard, n’a fait que sauver in extrémis l’apparence d’un statut « indépendant ». Non, elle n’a pas d’avenir à terme. Alors je veux bien qu’on essaye encore quelques années, mais alors je trouve juste qu’on en fasse un paquet de deux sujets sinon liés, du moins inséparables. Cela sera oui ou rien. En cas de non il nous restera que deux possibilités: L’adhésion à lUE (evt. à l’EEE) ou l’Alleingang! Vous serez alors surpris qui, en cas d’un non, veut tout-à-coup entrer dansl’Union Européenne!
28 avril 2008 à 22:31
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Cher Gilles merci pour un regard sur ces espaces tellement importants et tellement mal traités, si ils le sont. Ne veux-tu pas t’entrainer grandeur nature avec la place principale de Fribourg?? Un thème qui prendra je l’espère de l’importance prochainement. Mais un petit coup de main depuis l’extérieur ne fait pas souvent du mal, non??
laurent thévoz
29 avril 2008 à 7:48
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Je suis d’accord avec votre raisonnement!
Mais maintenant que la camapagne est lancée, qu’est-ce que les caisses vont nous sortir comme mensonges, du même genre que lors e la votation pour la caisse unique, il y a un an.
Des baisses de primes? Pour économiser 20 francs sur le dos des patients et des médecins?
NON MERCI!
Et je me réjouis d’avance de voir des pleines pages vantant ce mérite. Payées avec nos primes.
30 avril 2008 à 1:07
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Les syndicats se demandent pourquoi?
Ils devraient plutôt se demander où?
Où étions nous lors des premières erreurs de management chez Swissair?
Où étions nous lors des erreures de stratégie à l’UBS?
Où sommes nous quand Mme X a signé un contrat lui offrant un salaire plus bas que M. Y?
Où sommes nous quand un gérant de franchise se prend pour un patron de multi-national?
Où sommes nous quand des petits chefs se prennent pour des commandants de l’armée suisse?
Où sommes nous quand les décisions d’une direction vont mener à une faillite inévitable?
Quand nos syndicats arrêteront de faire de la politique et re-commencerons à faire leur travail, je pense que les gens (y compris les dirigeants) re-découvriront l’utilité d’être syndiqué.
La politique au politicien, le travail au travailleur.
30 avril 2008 à 8:27
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Merci pour cette excellente mise au point. La scélératesse des autorités fédérales ne connaît bientôt plus de limites, soutenue par la candeur ou sottise populaire.
30 avril 2008 à 8:38
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Depuis des décennies, la Confédération se défausse sur les cantons de ses responsabilités, surtout financières. N’est-il pas admirable qu’elle s’intéresse soudain aux bénéfices des loteries cantonales et qu’elle veuille en faire profiter ses protégés des casinos privés? Le peuple suisse devrait être bouleversé par tant de vertu.
3 mai 2008 à 14:19
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sommes-nous gouvernés par des politiciens
ou par des gamins capricieux. mettre un point
final à ces bétises svpl
6 mai 2008 à 14:19
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Je suis tout à fait d’accord avec Jean-Daniel Delley. Une société dans laquelle le peuple peut changer les règles du jeu sans respecter certaines procédures c’est une dictature populiste, fille de la démagogie et incompatible avec l’Etat de droit, donc avec la philosophe libérale.
Cela dit, il faut aussi constater que parfois on utilise les conventions internationales pour limiter de facon inutile les droit démocratiques. On comprend bien la méfiance du peuple suisse à l’égard de l’Union Européenne, soumise à la bureaucratie de Bruxelles.
5 mai 2008 à 19:10
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En parfait accord avec votre commentaire, je me permets d’ajouter mon inquiétude quant aux méthodes de l’UDC parfaitement arbitraires et contraires à une démocratie bien comprise pour prendre leur revanche sur celle qui a été une meilleure politicienne qu’eux, puisque élue et aujourd’hui assise dans le fauteuil, tant convoité par M. Blocher, de ministre de la justice !!!
6 mai 2008 à 10:07
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Que vous n’aimiez pas l’UDC ça se comprend puisque vous êtes socialiste.
Mais pourtant Mme Widmer-Schlumpf a menti. C’est un fait. Si vous trouvez que le film de la TV était mauvais, c’est une question de goût. Mais comment expliquez vous que Luc Recordon ait pu dire ?: « nous savions qu’elle accepterait et donc j’ai pu retirer ma candidature. »
Ben voyons! C’est évident. Toute cette affaire était cousue de fil blanc.
Autre mensonge: M. Samuel Schmid, poursuivant les efforts de Ogi, et sur la lancée de Cotti qui avait signé les traités de « PARTENARIATE FOR PEACE » et de de DEFENSE MILITAIRE DE L’EUROPE OCCIDENTALE sont bien en train de faire entrer l’armée suissse dans l’OTAN, en mentant au peuple. Car nous sommes dans l’OTAN et nous envoyons des troupes supplétives de l’OTAN et des conseillers militaires dans les Balkans, et même en Afghanistan, en attendant pire.
Donc combattez l’UDC, c’est votre rôle d’homme de gauche. Mais laissez le public juger les mensonges de ceux qui nous gouvernent, quand ces mensonges sont manifestes.
Car ils ont menti. Ils nous mentent. Tout le temps. Ca c’est un fait et vous n’y changerez rien.
6 mai 2008 à 20:31
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Je pourrais être syndiqué, je ne le suis pas. Je ne conteste pas le fait que je sois influencé par une société individualiste. Cela mériterait d’ailleurs une analyse: il me semblerait réducteur de restreindre l’individualisme à la question du client consommateur qui ne souhaite que du pain et des jeux… En ce qui me concerne,je peine à me reconnaître dans l’action syndicale actuelle car elle me semble atteinte de cécité face aux modifications du travail.
Certes, cela peut être posé en terme organisationnel: dans quelle mesure l’organisation syndicale est-elle compatible avec l’organisation du travail? Il est en effet intéressant d’imaginer des modèles pour épouser les processus de production. Mais l’organisationnel ne résume pas tout. Le travail change et une des difficultés actuelles est celle de ne pas pouvoir faire son travail. Le courant de l’ergonomie de langue française et, face à la tertiarisation de l’économie, les études centrées sur la relation de service, montrent à quel point il devient usant de travailler. Une brève visite sur le site de l’éditeur Octarès permet de se faire une première idée des enjeux actuels.
En d’autres termes, les conditions de travail ne concernent plus seulement des questions physiologiques. La pénibilité du travail est notamment due au fait que le travail est rendu impossible. Le management ne se soucie guère du résultat du travail mais mise avant tout sur les résultats économiques. Les responsables politiques, dans leur fonction managériale, s’intéressent souvent à une autre économie, celle de leur réélection, quitte à prendre des décisions sans se poser la question de leurs conséquences ou à solliciter le Dieu communication qui modifie la réalité au point de la rendre méconnaissable pour le travailleur, c’est-à-dire à nier les difficultés qu’il rencontre dans son quotidien.
De cela, les syndicats n’en parlent pas, ne s’y intéressent pas. Le raisonnement prédominant continue à être celui de l’organisation, quitte à être flexible, c’est-à-dire celui-là même qui nie le travail. Bref, en tant que travailleur, je ne me reconnais pas dans les problématiques posées par les syndicats… Mais peut-être suis-je mal informé?
6 mai 2008 à 21:19
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je n’ai pas le souvenir qu’il y ait eu autant de déballage pour la non-élection de Madame Metzler…
7 mai 2008 à 19:21
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…qu’on avait la grande finesse de Romaine Jean pour ne pas laisser dévier le débat sur des problèmes de politique, trop compliqués pour nos petites têtes.
Nous avons compris que, même si on ne dit pas de vilains mots, la moitié – de gauche – de notre parlement nous dirige par les mensonges et les complots.
9 mai 2008 à 8:27
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Je cite : « le Conseil d’Etat a délibérément menti à ses voisins français » : mentir, ce n’est pas bien. Le député du Chablais-Giffre, Marc Francina, a accusé les Genevois de ne pas assez construire de logements, pour se justifier de ne pas participer aux réunions transfrontalières. On a pu penser qu’il était animé par de mauvais sentiments. Mais pour le prouver, il faudrait justement parvenir à lui donner tort sur le fond.
11 mai 2008 à 9:19
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L’initiative de l’UDC n’est nullement contraire à ce qui se pratique actuellement dans les cantons romands (à l’exception du droit de recours prévu par le canton de Vaud).
On dit beaucoup de choses sur cette initiative sans en lire le texte, qui est pourtant clair. Elle vise à introduire dans la constitution fédérale un nouvel article 38 alinéa 4 dont le contenu est le suivant:
«Le corps électoral de chaque Commune, arrête dans le règlement communal, l’organe qui accorde le droit de cité communal. Les décisions de cet organe sur l’octroi du droit de cité communal sont définitives».
L’initiative de l’UDC ne prive donc nullement les communes de désigner un organe exécutif, ou même un service de l’administration, pour se déterminer sur les demandes de naturalisation. Elle énonce simplement que l’organe compétent doit être désigné par le corps électoral de chaque commune.
Cette initiaitive n’est donc nullmeent à « rebrousse-poil » par rapport aux pratiques actuelles dans les cantons romands, qui ne devront que très légèrement adapter leur système pour que le système qu’ils ont choisi soit approuvé par le corps électoral de chaque commune.
En cas d’acceptation de l’initiative, le canton de Vaud devra revoir sa consitution, pour qu’elle n’évoque plus de droit de recours, puisque l’initiative stipule que l’organe désigné par le coprs électoral de chaque commune rend des décisions sans recours.
13 mai 2008 à 11:41
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Armand oublie, ou ignore, que la Constitution vaudoise prévoit expressément une voie de recours (art 69) et que la loi cantonale désigne la Municipalité instance compétente en matière de naturalisation. Accepter l’initiative, se serait priverl’Etat cantonal d’une partie de sa souveraineté qui veut que le droit cantonal soit le même sur tout son territoire. Le canton devrait accepter que l’accès à la naturalisation soit différent selon que l’on habite à Cossonay, Payerne ou Bex. Ce serait changer profondément des règles du jeu aussi vieilles que la création du canton et tout récemment confirmées par le peuple. L’initiative UDC va vraiment à rebrousse-poil.
12 mai 2008 à 19:52
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Indécence est le mot: il n’existe en effet plus aucune justification morale, juridique, politique et même économique au maintien des dispositions fiscales du secret bancaire. La distinction entre évasion et fraude est dans notre pays une affaire de jésuites, et même entre jésuites ils ne sont pas d’accord entre eux.
13 mai 2008 à 14:44
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La création d’une controverse artificielle sur le thème récurrents des étrangers prétendument profiteurs est une règle de base du bréviaire de l’UDC. Ce texte n’en est qu’un nouvel avatar.
13 mai 2008 à 14:53
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Dommage que notre système financier ne favorise pas davantage le mouvement (ré)industrialisant notre économie dans l’optique de l’innovation.
13 mai 2008 à 15:14
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Allons, allons: le secret bancaire est une excellent chose … pourvu que ce soit avec la petite exception fiscale!
Précision technique: l’ « Anstalt » du Liechtenstein ne correspond pas vraiment à notre fondation (de droit suisse); il s’agit d’une institution sui generis, qu’il vaut mieux traduire par le terme d’établissement (de droit liechtensteinois).
13 mai 2008 à 19:50
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Je l’avais déjà écrit à l’occasion des moutons noirs de … tiens, encore l’UDC! Je le redis ici à nouveau: je suis née italienne d’une mère suisse et d’un père italien dans les années 60. Je n’avais pas dix ans à la première initiative Schwarzenbach et je peux vous dire que je ne risquais pas d’oublier que j’étais étrangère (même si je suis née en Suisse et parle mieux le français que l’italien) tant on n’omettait jamais de me le rappeler. Becs à maïs (nous mangions de la polenta, rendez-vous compte!), ritals et « voleurs de pains », nous étions malvenus, mal considérés, forcément des voyous. Aujourd’hui, nous sommes européens, mieux! nous sommes des « secondo » dont tout le monde est fier… laissez-moi rire. Car, tamouls, « yougos », serbes, croates ou africains vivent aujourd’hui ce que nous, ritals, espingouins, puis portugesh, vivions hier. Les années passent, les c… ne vieillissent pas apparemment. A quand une initiative pour faire déguerpir les crétins? De tous bords. Je suis un peu lasse d’entendre depuis plus de 30 ans les mêmes âneries au sujet des étrangers dont, je ne sais pas par quel miracle, je ne fais plus aujourd’hui partie! C’est que, disent-ils, les Suisses- et les Italiens aussi maintenant
– sont, c’est bien connu, bons travailleurs, bons citoyens, honnêtes et toujours respectueux des lois. Point de voyous chez eux, il sont tous chez les étrangers! Excusez ce mouvement d’humeur, mais je suis lasse de ces débats stériles et à la stupidité sans fond. Or, comme je bénéficie aussi de la nationalité suisse (achetée enfant, même si née de mère suisse…), que croyez-vous que j’aie voté? Quand on vous disait qu’il fallait se méfier des étrangers? Ils mordent la main qui les nourrit
13 mai 2008 à 22:32
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Il est surprenant que sans arrêt des émissions et articles sont fait concernant M. Blocher, en montrant qu’une face d’un individu qui devrait être poursuivi pour crime contre l’humanité.
En effet ce Monsieur à fait et continue de faire sa fortune en fabriquant et en vendant des mines anti personnelles, malgré plusieurs dérapages dans ces livraisons, jamais rien n’a paru. Ni même sa complicité avec le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz concernant leurs petites combines en Afrique du sud en période d’apartheid.
Le plus grave est que ces Messieurs ont été élu au Conseil fédéral par une majorité de politicien qui eux connaissaient très bien le chemin de ces deux individus.
Corruption ? Active ? Passive ? Et l’information dans tout cela ?
Arrêtons de parler de liberté d’expression.
18 mai 2008 à 10:47
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C’est l’un des thèmes central de mon livre, « l’Utopie Urgente », paru chez Slatkine en octobre 2007. Avec cette précision que pour pouvoir mettre en place un tel impôt sur la transmission des très gros patrimoines, il est impératif de prévoir une coordination fiscale internationale.
Sinon, c’est peine perdue.
18 mai 2008 à 21:14
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L’enjeu est simple : conservons même, par commodité, le terme de propagande puisqu’il sied aux initiants. Il faut ensuite savoir qui propage : un gouvernement collégial élu démocratiquement et qui n’interdit pas aux autres d’afficher leurs opinions; ou bien la loi du plus riche, tout simplement.
Mais par chez nous, on aime bien les riches…
22 mai 2008 à 9:03
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Je me souviens d’une interview de Pascal Couchepin par Darius Rochebin.
)
Pur bonheur !
Les questions de M. Rochebin, fines et incisives, avaient le don de mettre M. Couchepin hors de lui, au point qu’il en oubliait grammaire, conjugaisons, sujets, verbes, compléments d’objets directs et indirects. Même Georges Marchais n’aurait pas été capable de fournir une aussi belle prestation.
On en redemande !
24 mai 2008 à 21:00
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La demande en essence est notoirement « inélastique » : une hausse des prix de 10% ne provoque une baisse de consommation que de 3%, voire 0.4% selon les études. Comme un litre d’essence fournit l’équivalent de 13.7 kWh d’électricité, soit Frs 2.70 à 20 cts/kWh, on peut penser que le moment où le raisonnement « vert » se vérifiera approche.
Mais si on considère qu’1 Fr par litre est en réalité un impôt et qu’à long terme l’Etat devra soit également taxer l’hydrogène ou l’électricité utilisée pour la mobilité individuelle, soit augmenter d’autres impôts, il faut se rendre à l’évidence : le brut de pétrole doit encore tripler de prix avant que les énergies de substitution deviennent compétitives.
Mais si le pétrole vaut aujourd’hui 130$ le baril, il faut savoir que seuls les gisements où les couts d’extraction sont inférieurs à 15$ le baril sont actuellement exploités. Même en comptant le transport, le raffinage et de gros bénéfices, les pays producteurs de pétrole ont une large possibilité de maintenir les prix du pétrole au dessous du prix des énergies alternatives jusqu’à l’épuisement de leurs gisements. Qui peut leur reprocher d’exploiter au maximum leur ressources naturelles ? D’autres pays, comme le Canada par exemple, attendent avec impatience que les prix du pétrole montent de façon définitive à des niveaux leur permettant d’exploiter leurs gisements de schistes bitumineux ou de charbon…
Le prix actuel du pétrole est un peu dû à la spéculation, un peu à la hausse du dollar, beaucoup à la baisse de la production russe suite à une énorme taxe à l’exportation imposée par le Kremlin. Mais à long terme il n’y a que peu de doute : le prix du pétrole augmentera encore, puis se maintiendra juste en dessous des énergies favorisées par les « verts » et ceci jusqu’à épuisement des ressources.
On brulera vraiment tout. http://drgoulu.wordpress.com/2007/05/25/on-brulera-vraiment-tout/
26 mai 2008 à 9:35
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J’ai l’impression que si les Verts ont un jour voulu une hausse significative du prix de l’essence (à travers la taxe CO2) que leur a refusé le Parlement, c’était aussi pour utiliser les rentrées de la taxe de manière à *permettre* le changement d’habitude de la population. Actuellement, l’augmentation des rentrées est principalement le fait de la TVA et vont remplir les caisses sans que le Parlement ou le Conseil fédéral se décide à utiliser ces ressources financières supplémentaires pour limiter les effets négatifs de la hausse du prix du pétrole. On le voit avec le plafonnement du Fonds d’agglomération ou la décision de ne pas entrer en matière sur les ZEB. La proposition des Verts étaient donc une volonté d’activer le changement. Les hausses spéculatives ne vont pas dans le même sens. Elles financent effectivement des golfs (entre autres), malheureusement pas des infrastructures dans notre pays. Les Verts ont encore du pain sur la planche pour que la cause avance…
26 mai 2008 à 15:24
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Bonjour,
Pour les personnes intéressées, nous avons mis en place une pétition concernant cette hausse de prix.
Pour signer, rendez-vous ici :
http://www.joecarbure.com/Petition
Salutations.
26 mai 2008 à 20:41
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La souplesse qui consiterait à laisser aux parents le choix de l’établissment scolaire ne favoriserait pas l’intégration des enfants étrangers. Ce serait plutôt encourager l’apartheid. Les petits Suisses fuiraient les classes à forte densité d’élèves étrangers. Pour assouplir le principe de l’enclassement au lieu de domicile, on pourrait étudier les propositions du conseiller national radical genevois Hiltpold. Les élèves non francophones seraient répartis de manière équilibrée dans toutes les classes. Cela impliquerait évidemment un système assez compliqué de transports d’enfants. Ce serait pourtant reprendre le « busing » imaginé aux Etats-Unis pour lutter contre la ségrégation.
Albert Adrien
27 mai 2008 à 9:30
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Il existe encore un grand nombre de critiques à adresser à cette idée d’introduire la concurrence dans le domaine du trafic voyageurs. Même si seule l’exploitation des trains était privatisée, il faudrait régler la question de savoir si on peut circuler dans un train de la compagnie A avec un titre de transport de la compagnie B. Si ce n’était pas le cas, la qualité de la desserte serait divisée par le nombre de compagnies en concurrence. Au contraire, si cela était possible, c’est que le principe de tarification nationale serait maintenu et qu’aucune concurrence ne pourrait se jouer sur les prix.
Quelques arguments peuvent encore être lus sur http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2008/05/18/moritz-leuenberger-il-faut-que-les-cff-entrent-en-bourse-pour-trouver-des-capitaux/
27 mai 2008 à 10:48
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La libre circulation des personnes (ou plus exactement de la main-d’oeuvre) n’est rien d’autre qu’un moyen utilisé par le « Capital » pour maximiser ses profits en faisant pression sur les salaires.
La délocalisation des travailleurs est à mettre au même niveau que la délocalisation des entreprises, que le licenciement ou la fermeture d’usine.
Le patronat ultra-libéral a la grande chance de pouvoir compter sur la gauche pour arriver à ses fins… Entre « mondialistes » on s’entend toujours!
3 juin 2008 à 23:30
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Je suis décu de la démarche de la FSF, que je soutiens habituellement…
Quel discrédit que d’aller grignoter les miettes de la cagnote des congés sabbatiques (droit déjà bien chiche face à ce qui a été perdu à l’époque…) pour faire passer la pilule de la nouvelle grille salariale!
N’est-ce pas une manière implicite de reconnaître que l’Etat n’a effectivement pas les moyens de payer correctement ses employés?
4 juin 2008 à 23:00
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Si le prélèvement augmente au fil de l’avancement de l’âge du collaborateur, il semblerait souhaitable de le faire baisser graduellement à partir de 60 ans jusqu’à 70 ans.
Il restera à faire estimer par des actuaires les effets d’une baisse de cotisatisation LPP pour les années travaillées entre 60 et 70 ans.
Il est stratégique de pouvoir faire travailler des seniors et la cotisation LPP actuelle est bien un élément à charge.
5 juin 2008 à 18:29
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Bonjour.
Votre analyse est très intéressant, mais je suis seulement à moitié d’accord. C’est à dire, je suis d’accord avec la défense du « fédéralisme » comme la manière dont le pluralisme et les différentes idées et points de vue sont mieux représentés, et la manière dont la démocratie est mieux servi. Mais aussi je voudrais vous signaler qu’il y a, dans mon opinion, sujets où le « fédéralisme » est simplement néfaste, comme dans l’éducation. On a aujourdhui presque la même quantité de systèmes éducatifs que cantons dans la Confédération. Et pour « respecter le fédéralisme » et laisser chaque canton choisir, les seuls perdants sont les étudiants, donc les habitants, lesquels devraient être les bénéficiaires du fédéralisme, et pas ses victimes.
7 juin 2008 à 16:55
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André Gavillet a le jugement bien péremptoire pour qualifier de « repli communautariste » la volonté du SEV de se retirer de l’Evénement syndical pour mieux articuler la publication de ses trois journaux actuels (en français, allemand et italien).
Il y a même de sa part une suffisance assez désagréable qui donne à penser qu’il est le seul à réfléchir aux incidences des nouveaux moyens de communication pour assurer les liens entre un syndicat et ses membres.
La démarche du SEV n’est pas une marque de repli mais la volonté d’améliorer sa communication avec ses membres.
Pierre-Alain Gentil
Président du SEV
8 juin 2008 à 21:12
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Juste un mot pour vous remercier de cet hommage. Je ne lisais pas encore DOMAINE PUBLIC à ses débuts, mais je trouve juste de parler d’un “sage” : une telle éthique mérite bien cela. Bravo et merci !
9 juin 2008 à 17:27
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Précisons que les deux véritables syndicats, c’est-à-dire SUD et le SSP s’opposent à cette mesure. Seule la fédération corporatiste FSF l’a proposée… Attention à ne pas mettre tout le monde dans le même sac.
9 juin 2008 à 18:18
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Les mouvements démographiques sont des phénomènes qui expliquent les effet sur la longue période. Ils n’intéressent donc pas tellementla majorité de notre société, (ni par conséquant nos politiciens),qui s’occupe principalement des phénomènes à court terme, donc ceux qui sont mésurés par la Bourse.
Pour cette raison le problème est de difficile solution dans un pays dominé par les milieux économiques.
9 juin 2008 à 19:29
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Il est intéressant de voir soutenue dans « Domaine public » (au titre parlant en l’occurrence) la confiscation d’un paysage, bien collectif accessible à tous, au profit d’une minorité de nantis. On doit reconnaître que M. Gavillet le fait en marchant sur des œufs et avec sa courtoisie traditionnelle. Mais au nom de quelles priorités et de quelle éthique devrait-on faire silence sur les multiples violations de la législation de protection des rives de lac que comporte le Plan d’affectation cantonal sous-tendant le projet, violations reconnues par un représentant du Conseil d’Etat à la tribune du Grand Conseil, ce qui prouve qu’il n’y avait même pas besoin du jugement du Tribunal administratif pour constater ces illégalités? Et au moment où on nous dit qu’il faut densifier, on mite le paysage avec une masse bétonnée en bordure de lac. Et que penser des multiples insultes proférées par les promoteurs de ce mitage (notamment comparaisons avec Goebbels) à l’encontre de ceux qui proposent que le projet soit soumis au peuple? Le projet est-il si mauvais qu’on doive insulter plutôt que de décrire ses éventuelles qualités? Vu les illégalités prônées en l’occurrence par certains pouvoirs publics, il est bon que le peuple dise aussice qu’il en pense. Le peuple aimerait peut-être aussi se permettre l’illégalité de ne pas payer des impôts qui servent à rétribuer ceux qui violent la loi au plus haut niveau…
10 juin 2008 à 8:58
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Voilà le débat lancé sur un énième site. Avec l’inévitable réaction de ceux qui crient au viol de la loi alors que les rives du lac ne sont déjà que très peu accessibles à Bellerive.
Ce qui m’intéresse, dans l’argumentation sur l’accès aux rives, c’est l’espèce de mystique qui semble la sous-tendre. Peu importe sous quelle forme, peu importe par quel chemin, le citoyen doit pouvoir toucher (du regard) le lac. Il est de fait inaccessible à la baignade et à la pêche? qu’importe, la possibilité putative est là, en chaque point du pourtour le plongeon est concevable.
Mais ce qui m’intéresse, c’est la conception de la démocratie qui s’exprime dans le fait même que DP publie un nouvel exemplaire de ces contributions qui, comme d’autres, semblent enfin avancer la solution marquée au coin du bon sens qui résout les problèmes.
Ce qui m’intéresse encore davantage, c’est la coalition hétéroclite qui s’oppose au nouveau musée à Bellerive. Contre la thèse d’une simple coalition de circonstance, je défendrais, si j’avais le temps, un autre point de vue: les opposants ont un point commun, ils conçoivent volontiers la politique comme une somme de cas particuliers. Ce qui les entraîne à mélanger allègrement argument politiques et techniques, points de vue de citoyens et points de vue d’experts.
Dommage que DP, même sans afficher d’opposition obtuse, se rallie à la ligue de ceux qui savent mieux.
16 juin 2008 à 14:07
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Je ne suis pas du tout d’accord avec le raisonnement de Mme Jaggi, les preuves ont été données jusqu’à ce jour par les agissements de Monsanto et ses méthodes de corruption au plus haut niveau Politique ainsi que les agissement de Syngenta société Suisse qui n’hésite pas à faire évacuer des paysans de leurs terres et tuer les syndicalistes paysan par des milices, ceci afin de pouvoir faire ses essais d’OGM, dont les vrais résultats sont caché au public.
Le niveau Politique Suisse est tout aussi noyauté et au plus haut niveau par l’industrie pharmaceutique et chimique.
Quand des parlementaires mettent au Conseil Fédéral en toutes connaissance de cause des personnes qui ont trempé dans la pluparts des magouilles avec l’Afrique du Sud, la vente d’armements et de mines, les caisses maladies et l’industrie pharmaceutique, la farine animale, pour ne citer que quelques cas. Je me permets de penser que malheureusement il n’y a plus beaucoup d’espoir à avoir avec la majorité de nos élus.
JCMo
17 juin 2008 à 0:16
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Vous avez raison de réagir ainsi. Bien sûr il y a des aspects laxistes dans la conception de la nouvelle partie générale du CP, mais cela concerne surtout le fait que les peines privatives de liberté pour primo-délinquants sont systématiquement assorties de sursis et qu’ainsi les délits « moyennement graves » ne sont de fait pas sanctionnéssi la peine est inférieure à deux ans (je simplifie).
Par contre je rappelle que l’idée du jour-amende est une sanction progressiste qui, tendanciellement, frappe le (petit) délinquant selon le volume de son porte-monnaie (je simplifie aussi). Elle provient d’ailleurs d’une intervention parlementaire d’un ami de DP, leregretté conseiller national socialiste (de gauche) Arthur Villard dans les années 70…
17 juin 2008 à 9:00
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Je regrette que vous ne fassiez pas l’effort de suivre avec attention notre travail et que vous fassiez une analyse partielle de nos actions. Je tiens donc à préciser deux aspects que vous traitez dans votre article:
La commission lait d’Uniterre est membre depuis une année maintenant de l’European Milk Board (EMB) qui regroupe aujourd’hui près de 100′000 producteurs de lait en Europe. Les membres d’Uniterre ont signé un contrat qui reprend les demandes d’EMB: prix qui couvre les coûts de production (actuellement calculé à 1 franc en Suisse), gestion des quantités de lait pour éviter les surproductions, mandat de négociation et év. grève du lait comme outils ultime. Voir: http://www.uniterre.ch/Dossiers/lait.html
En ce qui concerne la souveraineté alimentaire la définition exacte de ces concepteurs en 1996 (La Via Campesina dont Uniterre est membre) c’est le droit des populations à choisir le type de politique agricole et alimentaire qu’elles souhaitent pour autant que celle-ci ne provoquent pas de dumping dans d’autres pays. Définition: http://www.uniterre.ch/Dossiers/souvAlim.html (à ne pas confondre avec sécurité alimentaire comme vous l’avez fait). Ce concept politique donne le droit de se protéger des importations à bas prix par des taxes à la frontière et renonce aux subventions aux exportations qui provoquent du dumping. Un autre point inclu dans ce concept est le fait d’avoir le droit d’obtenir des prix agricoles liés aux coûts de production (par ex 1 franc par litre de lait; pas irréaliste mais juste!). Uniterre s’est toujours engagé pour une gestion des quantités et a toujours dit qu’il serait nécessaire de produire moins de lait, d’exporter moins mais obtenir un prix correct pour nos produits, essentiellement vendus sur notre marché (priorité à la production locale pour la population). Il n’y a donc pas de contradiction entre notre action sur le lait et la souveraineté alimentaire qui entrera peut-être, grâce à une initiative, dans la Constitution.
18 juin 2008 à 12:16
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Se permettre de penser, oui. Agir en vandales, non. Avec la réaction de JCMo, on sort du domaine des OGM pour entrer dans celui des redresseurs de tort et personnes amères ou blessées, tout aussi abusives intellectuellemnt que les firmes mentionnées qui essaient de faire leur « business as usual ». Quels que soit les torts de ces compagnies et le soi-disant noyautage de la politique suisse, je soutiens les seules mesures que sont l’usage de règles démocratiques et de la justice. Pas de révolution violente de la société mais une évolution, très lente c’est vrai, vers plus de justice et un respect, une prise en compte de tous les aspects, avantages et désavantages, sans saccage et sans anathème.
18 juin 2008 à 18:26
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vous décrivez très bien les enjeux techniques entre un choix immédiat et un autre à long terme.
Il est regrettable que ceux qui ont les yeux rivés sur leurs calculs d’économistes ne perçoivent pas davantage, avec tous leurs autres sens, les transformations très rapides de notre monde, tant climatiques, financières qu’humaines. Il semblerait que le pouvoir inné de l’homme de réagir en relation avec l’environnement soit abruti par son confort matériel!
18 juin 2008 à 18:46
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Un programme national semble sérieux. Or, quand on constate que le programme national d’évaluation des médecines complémentaires a été décapité peu avant ses conclusions, on a le droit de se demander si les-dits programmes ne sont pas des jouets aux mains de nos dirigeants!!!
20 juin 2008 à 13:07
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Opposer la confiance du citoyen? Vous me corrigerez, mais -Genevois passé par la France et d’autres cantons- il me semble que la République de Genève est très française dans sa conception? L’administration suit un code napoléonien, sa structure est centralisée, et l’état est perçu comme protecteur du citoyen – qui donc investit à priori sa confiance en celui-ci. Contrairement à la conception plus à l’est de la Suisse, où l’état est presque un mal nécessaire à surveiller attentivement.
Pourtant, face à cette « confiance du citoyen moyen », il est piquant de constater que les informaticiens et scientifiques, qui connaissent le fonctionnement des outils du vote électronique, manifestent au contraire une grande méfiance. Et, à voir les taux faibles ou décroissants d’utilisation des essais, à entendre les parlementaires qui vont débattre des projets de loi, cette confiance tant invoquée semble bien avoir été ébranlée.
Car, avant même les remarques négatives sur la sécurité, il y a le critère de l’adéquation aux règles démocratiques. Or, les systèmes pilotes actuels ne répondent pas à plusieurs critères essentiels du vote : la transparence, la garantie du secret, la preuve d’authenticité du bulletin et d’intégrité de la motivation, etc.
Ces doutes élevés régulièrement, le mépris -voire la brutalité- avec lesquels ils ont été reçus par ceux qui pilotent le projet genevois, la maladie du secret qui a entouré toute cette aventure, ont peut-être pesé négativement sur cette fameuse confiance. Et baissé les taux d’usage. Or, les sondages, ou les attentes de nos enfants (18 et 19 ans), montrent par contre une grande potentialité d’utilisation, en particulier par la génération cyber.
Pourtant, il est possible d’observer les critères essentiels du vote démocratique. D’offrir la transparence (avec la nécessaire publication du logiciel, mais ce n’est pas suffisant), le maintien inconditionnel du secret, les outils probants de résolution des réclamations, la preuve de bonne fin pour le citoyen, la recomptabilité des bulletins, etc.
Plusieurs blogues romands ont récemment traité ces points (voir la liste sur mon site). Je suis en train de rassembler ces interrogations-réponses en une foire aux questions (FAQ), que je publierai prochainement sur http://www.kroepfli.ch
20 juin 2008 à 16:54
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Le positionnement de l’UDC apparait plus clairement sur une représentation bidimensionnelle que sur le traditionnel axe gauche – droite. Si vous examinez les résultats des élections fédérales 2007 données par smartvote.ch et compilées sur http://drgoulu.wordpress.com/2007/10/30/le-nouveau-parlement-suisse-en-2-dimensions/ , vous verrez que l’UDC est bien à droite, mais pas notablement plus que les radicaux, à part le noyau dur zurichois.
La caractéristique dominante de l’UDC est le conservatisme, qui inclut évidemment une composante xénophobe, voire raciste (les élus UDC les plus à droite n’étant pas forcément les plus conservateurs, ni vice-versa).
En positionnant son parti comme conservateur, Blocher a ravi des voix au PDC devenu trop progressiste, et il va bénéficier de l’effet démographique du vieillissement de la population qui tend à devenir conservatrice avec l’âge.
La gauche ne peut pas combattre l’UDC en tirant encore à gauche. Le seul moyen est de devenir (un peu) conservatrice, pour empêcher l’UDC de devenir à la fois « nationale + socialiste » …
22 juin 2008 à 0:14
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Je partage le point de vue de M. Imhof et apporte les précisions suivantes.
Les demandes formulées à la Municipalité de Lausanne par les nombreux participants aux ateliers de quartier 21 sont restées lettre morte. Que les citoyens participent en amont des projets, dans les phases d’intention. Résultat, après quelques années. Le néant. Tout le contraire à vrai dire. Un mauvais projet sorti du chapeau d’une nouvelle municipalité en formation. Un exécutif qui n’a pas même consulté ses services administratifs spécialisés. Alors ne parlons pas des citoyens. Et pourtant la mise en place d’un véritable processus participatif à l’échelle de la ville, voire de l’agglomération est vital. L’usager à son mot à dire dans le développement de son quartier de sa ville, de la région. Comme le dit le municipal lausannois O.Français, il y a 120′000 urbanistes à Lausanne. Profitons de cette richesse. Un vrai défi pour une majorité de gauche qui n’est pas relevé. Les points non négociables du projet métamorphose en sont la preuve. Le concept d’un éco-quartier, c’est la négation de l’urbain. C’est toute la ville, tous les quartiers qui se doivent d’être éco. Le bon choix n’a pas été fait avec le récent PGA accepté en 2006 encore moins avec la construction de tridel (éco-..objectif zéro déchet). Un gros effort doit être fait sur l’ensemble du parc immobilier existant. A ce sujet rien. Ce projet Lausanno-Lausannois nie l’agglomération, comme le politique et fixe des priorités qui n’en sont pas. L’habitat doit se développer le long des axes de transport existants selon le plan directeur cantonal. Une forme de participation résultera de la votationsur l’initiative en cours. Merci de la signer échéance au 24 juillet.
22 juin 2008 à 18:09
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Il y a hélas des fadas dans toutes les armées du monde, comme dans toute entreprise humaine.
Ce tragique accident en révèle un, il y en a eu d’autres et il y en aura inévitablement d’autres.
Raison de plus pour la hiérarchie politique – dans une armée de citoyens-soldats comme la nôtre – de garder les yeux ouverts et d’éliminer ou au moins de bloquer tous les aspirants-Rambo.
22 juin 2008 à 23:13
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Je dois avouer que je ne comprends pas comment un parti peut professer le racisme sans mériter l’étiquette de l’extrême-droite. Le fait de ne pas user de violence et d’accepter le jeu démocratique ne me semblent pas être des arguments suffisants, ou alors il faudrait que cela s’applique aussi au Front national français…
Et que dire des partis toujours étiquettés à l’extrême gauche, pourtant non-violents et jouant le jeu de la démocratie ?
Je comprends bien que vous ne faisiez que relayer les recherches citées…. mais ce titre si affirmatif ?
23 juin 2008 à 19:08
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Il est vrai que le vote électronique soulève toute une série d’objections:
comment vérifier, est-ce que cela coûte moins cher que le système de vote par correspondance, est-ce la une priorité pour les administrations?
Par contre, l’argument technologique d’exiger de réécrire le logiciel de vote en langage/technologie open source est un débat de spécialistes qui éludent les questions précédentes.
Il suffirait que le votant puisse consulter son vote online jusqu’à l’échéance pour valider le système, et ce qu’il soit écrit en langage x, y ou z, tant que la base de données est décryptable et lisible par le CTI de l’Etat de Genève (ou d’ailleurs).
24 juin 2008 à 8:37
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Quel scandale, l’armée recrute aussi des militaristes?! Tout le monde sait pourtant que les meilleurs soldats sont les petits rats d’opéra de Paris… Après avoir interdit de Fête nationale les nationalistes, voilà qu’il faudrait interdire les militaristes dans l’armée.
Pour trouver grâce aux yeux des « socialos », il faut être internationaliste, pacifiste et de gauche, tout ce qui est « national » ou de droite est forcément nuisible… L’ « ostracisation » par les médias et les biens pensants remplace (pour le moment) le goulag, mais le mode de pensée semble être le même: salir et détruire tout ce qui n’est pas conforme à l’idéologie de gauche.
Les membres des « associations paramilitaires » comme vous dites, ne sont pas des « rambos », mais des citoyens qui s’engagent dans leurs fonctions militaires et veulent améliorer leurs compétences dans ce domaine.
Je rappellerais juste qu’une des missions de l’armée c’est de faire la guerre, et qu’on ne la fait pas avec des enfants de choeur. Ces « rambos » que vous décriez tant sont des gens qui sacrifieraient leur vie pour défendre les « gentils civils » que vous êtes, alors un peu de respect!
Si faire partie d’une association avec des gens partageant le même intérêt pour une activité est « sectaire », cela veut dire que les choeurs mixtes, les fanfares, les samaritains et j’en passe sont aussi des sectes. Très pertinent!
Et si on parlait de la secte des journalistes désinformateurs et incompétents? Parce que prétendre comme vous le faite que ces groupements servent à « conforter chez ceux qui dirigent le plaisir de soumettre autrui à sa volonté (…) », c’est de la désinformation et de l’incompétence.
Il y aura des cons, des incompétents et des inconscients dans l’armée aussi longtemps qu’on recrutera les militaires parmi les civils… Un peu comme dans le journalisme…
L’officier en question a commis une grave erreur aux conséquences dramatiques, mais le vouer aux gémonies parce qu’il est militaire et militariste, c’est petit!
26 juin 2008 à 14:13
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Marre de payer cher votre essence ? Venez rejoindre la résistance sur http://www.station-service.ch !
26 juin 2008 à 19:13
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« Le vandalisme à but idéal n’existe pas. Même au nom d’une juste cause, l’action directe, en force et masquée, demeure injustifiable ».
Mais oui, bien sur, et au moment de lutter contre des ennemis beaucoup plus forts que vous à tous les niveaux, il faut continuer à distribuer des tracts, écrire des articles sur des sites internet sociaux-démocrates sans véritable audience et attendre que la population à majorité imbécile veuille bien comprendre les enjeux de nos jours et peu à peu tout s’arrangera.
Désolé, je n’y crois pas, la lutte violentes a ses vertus, elle n’arrange pas tout mais a l’avantage de donner une bonne visibilité à certains thèmes.
Je déteste cet angélisme qui nous fait stagner.
24 juin 2008 à 11:21
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Je suis d’accord avec la réaction de ce jour sur votre article. C’est un peu démagogue vos propos. Le fait d’être pro-militaire et d’avoir l’esprit combattif n’est pas un mal en soi. Et heureusement qu’il y a encore des gens qui croient en l’armée et qui prenent leur rôle à coeur. Si justement dit, « on ne fait pas la guerre avec des enfants de choeur ». Pour protéger notre pays, il faut des soldats compétents et préparés et ce n’est pas en leur faisant suivre des camps de scouts qu’on va les rendre efficaces.
Là où l’erreur est claire c’est dans la gestion des risques: oui aux excercices poussés et aux entraînements efficaces mais non à l’inconcience. Le vrai problème dans l’armée d’aujourd’hui c’est les engagés qui n’ont pas l’envie et les compétences d’être là! A quand une armée professionnelle avec des soldats engagés et motivés?! ABE
24 juin 2008 à 12:51
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(A) La caractéristique « Open Source » d’un logiciel ne relève pas d’une discussion technique!
Il ne s’agit ni d’un langage de programmation, ni d’une technologie.
De placer un logiciel en licence « Open Source » relève d’un choix de gestion de son droit d’auteur. Il consiste à publier l’ensemble du texte source (programme lisible) du logiciel et à octroyer certains droits à ses utilisateurs (possibilité de chargement et copie, libre exploitation, liberté de modification, autorisation de redistribution, etc.).
Cette caractéristique relève de la transparence démocratique, et fait donc partie du débat politique.
(B)(1) Permettre au votant la consultation de son bulletin en ligne (après transmission à l’urne) contreviendrait à la protection contre la vente du vote ODP art.27h al.4 sec.part. et pourrait (dans la plupart des implantations) aller à l’encontre du maintient de l’anonymat ODP art 27f al.2, ODP art.27h al.2
(B)(2) De permettre un accès au contenu décodé de bulletins avant clôture du scrutin serait contraire au critère de temporalité de la votation ODP art.27f al.5, en inverse de ODP art.27m al.2
(B)(3) Que le contenu de l’urne soit décryptable (donc consultable) par un service de l’Etat (ou toute autre entité) pourrait être -en plus- en opposition au secret du vote. Un critère central de la votation, qui est constamment réaffirmé dans les textes légaux LDP art.5 al.7 etLDP art.7 al.4, LDP art.8 al.1, LDP art.8a al.2, ODP art.27d al.1d, ODP art.27g al.1
Note : LDP = Loi fédérale sur les Droits Politiques, ODP = Ordonnance sur les Droits Politiques; (état 1 janvier 2008).
26 juin 2008 à 11:11
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Si l’énergie nucléaire ne paraît plus une solution d’avenir (raréfaction de l’uranium, coût élevé de la recherche pour des centrales produisant plus d’énergie et moins de déchets, projet ITER, etc.) il est peut-être utile de prolonger son utilisation pour 30 ans pour compléter les énergies renouvelables.
Réduire la consommation est certes la piste qui coûte le moins cher avec la réfection des toitures et des vitrages, l’utilisation généralisée de panneaux solaires pour les bâtiments commerciaux, la virtualisation des ordinateurs fonctionnant 24/24 pour réduire la consommation énergétique du secteur tertiaire.
Quant au militant: « L’appui des radicaux et de l’UDC à ce projet illustre l’incompétence en matière énergétique et l’absence de vision d’avenir de la droite politique. », il omet de dire que des radicaux et des libéraux romands font partie d’Ecologie libérale.
30 juin 2008 à 20:26
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Je me permets de signaler l’article de Ludovic Monnerat, Les limites de la sous-traitance, dans son blog
30 juin 2008 à 21:53
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Il serait grand temps que les banques se remettent à faire le travail qui était le leurs, c’est-à-dire être à disposition des PME pour des comptes courants et du public pour des prêts Hypothécaires et des comptes épargne.
Actuellement il est pratiquement impossible pour des petites entreprise d’obtenir des comptes courants sans avoir des garanties de pratiquement le double des montant demandés. Pour ce qui est des hypothèques c’est vraiment un parcours du combattant pour obtenir des conditions acceptables, de plus même en ayant un terrain à disposition et payé les banques font la fine bouche.
Un grain de folie s’est emparé des banques qui ne pensent qu’à faire fructifier leurs avoirs (au détriment de leurs clients) et ce, par n’importe quel moyen.
Une réglementation devrait être imposée aux banques, réglementation qui imposerait des répartitions entre les différents financements, hypothèques, comptes courants, PME, etc…
Malheureusement au niveau politique rien ne peut se faire car trop de politicien sont «mouillés» pour avoir passé dans les conseils d’administrations des banques, Hans-Rudolf Merz, Couchepin, Blocher, pour n’en citer que trois qui malgré leurs frasques sont toujours intouchables.
JCMo
28 juin 2008 à 12:33
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Oui, il faut un musée nouveau. Le programme est séduisant, le projet bien mené, presque à son terme.
Il n’empêche. On se demande qui a pris cette décision d’implantation au bord du lac.
Décision encore accentuée par le lauréat du concours qui va le plus dedans possible.
C’est difficilement compréhensible. Même les plus convaincus partisans semblent un peu gênés.
Néanmoins ce n’est pas dramatique, ni inacceptable.
Aucun argument censé ne justifie le refus d’un bâtiment public bien construit et à cet endroit.
Quant au parcours piéton sur la rive, devant la plage, il ne faut pas masquer la difficulté.
On ne va pas à la plage seulement pour la piscine.
On s’y installe près du lac pour y nager aussi.
Les enfants pour y jouer sous les yeux de leurs accompagnants.
Le gardien doit pouvoir intervenir en cas de noyade.
Et ainsi de suite. Il faut une enquête sérieuse pour déterminer les besoins et désirs.
On verra que le maintien de la grille hivernale, avec deux ou trois portes, serait une atteinte, non seulement à l’ambiance du lieu, mais aussi à la liberté de mouvement des usagers.
30 juin 2008 à 23:44
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Les problèmes rencontrés aux Etats-Unis par l’UBS se sont produits chez nous aussi. Dans de nombreux Cantons, dans le Canton Vaud à notre échelle aussi. Qu’en est-il du Crédit Foncier ? De la Banque Vaudoise de Crédit ? De la BCV et j’en oublie. Nous sommes nous posés les bonnes questions dans le cadre de la disparition de nos différentes banques locales et des problèmes rencontrés par les autres
«Le subprime» ou la surprime ! Le résultat direct de l’application de taux variables. Le loyer de l’argent pour la même prestation augmente. Le client est mis en difficulté de paiement est devient un client à risque transformé en un crédit à risque. Comme il n’arrive plus à faire face à ses obligations, l’organisme bancaire pour l’aider le fait bénéficier d’une prime supplémentaire. C’est le chat qui se mord la queue. Comment exiger plus de celui qui n’arrive pas à donner le tour. Objectif atteint c’est dans le mur. La vente forcée du bien immobilier. La banque s’y retrouve du moment qu’elle engrange les fonds propres, les loyers versés et les amortissements. Sans compter comme propriétaire une éventuelle plus-value sur la revente de l’immeuble suivant sa situation. Pour autant que les acheteurs répondent présents!
A petite échelle ce ne sont que quelques drames individuels, voire quelques suicides ! A plus grande échelle ces crédits à risques, des clients tous lâchés en même temps par les financiers peuvent faire couler le navire. On ne scie pas une des branches sur laquelle on est assis!
Pourquoi ne pas adopter une tout autre attitude. Bloquer les taux et offrir des aménagements en fonction des possibilités de paiement du plus grand nombre. Comme ça se fait pour les plus gros clients ! Il est vrai, mieux vaut devoir 100 millions à son banquier que 100 mille francs ! Dans le premier cas il prend régulièrement des nouvelles de votre état de santé, dans le deuxième il vous envoie les huissiers.
Pourquoi dans notre Canton le politique propriétaire de la Banque qui fixe la variation du taux en fonction du marché n’a-t-il pas à l’époque stoppé la hausse des taux d’intérêts? Par la suite politiciens et banquiers se renvoyaient la patate chaude. En fin de compte, le Canton s’est porté financièrement au secours de sa banque.
Derrière les termes de marché, de crédits à risque se trouvent des individus qui décident pour les uns et subissent pour les autres. Peut-on éthiquement se satisfaire d’une logique qui envisage le dénuement de certains pour l’unique profit des autres. La morale ne rattrape-t-elle pas nos financiers. Par les différentes pressions exercées, ne cherchent-on pas à les aider à changer de stratégies pour faire en sorte qu’ils puisent se regarder dans une glace le matin!
A l’heure ou le partenariat privé public à le vent en poupe, c’est un sérieux revirement. Pour que le public accorde sa confiance il faut fixer des règles et des obligations à nos usuriers. Pourquoi ne pas appliquer des surprimes?
E.Magnin
4 juillet 2008 à 14:50
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Il s’agit d’un thème qui à présent retient l’attention de plusieurs auteurs. On analyse différents aspectes du déclin de la démocratie pour essayer de trouver des solutions comme fait Al Gore (The assault on the reason) ou bien pour proclamer que la démocratie est en train de disparaître come fait Guy Hermet (L’hiver de la démocratie).
Je suis d’accord avec les buts annoncés par Andreas Gross, faciliter les naturalisations ainsi qu’octroyer le droits de vote et d’éligibilité au niveau local et régional aux étrangers après 5 ans de résidence, pourvu qu’ils connaissent la langue du lieu suffisamment pour comprendre la TV ou lire nos journaux.
Il me semble pourtant nécessaire de faire quelques observations, surtout si on veut faciliter l’acceptation du principe de l’élargissement de droits politiques en Europe par les populations intéressées:
1) «Les migrations inéluctables …» Il faudrait préciser que ces migrations représentent et pourront représenter une solution absolument insuffisante sinon négligeable aux problèmes provoqués par l’explosion démographique des pays africains et de certains du Moyen Orient.
Donc il faut dénoncer l’attitude irresponsable des gouvernements de certains pays de provenance des immigrés ainsi que celle des Etats Unis (en tant que pays donateur) sur le contrôle des naissances.
2) «L’égalité entre tous les individus est un principe fondamentale des droits de l’homme.» Il faudrait distinguer entre les droits fondamentaux des personnes et les droits politiques des citoyens.L’article 16 de la Convention européenne sur les droits prévoit la possibilité de restrictions des droits politiques des étrangers comme principe qui n’est pas contraire à la prohibition de discrimination (art 14).
3) «La proportion de résidents étrangers varie fortement d’un pays à l’autre.»
Il faut constater que le fait de posséder les droits politiques a une influence moindre sur le degré d’intégration des immigrés.
4) «Les Helvètes ont encore du chemin à parcourir pour suivre les recommandations du Conseil de l’Europe.». Il faudrait souligner le fait qu’en Suisse, les modifications législatives nécessitent l’approbation (implicite ou explicite) des électeurs. Quand on a eu l’occasion de voir les autres peuples européens se prononcer directement sur un sujet spécifique – Français, Hollandais et Irlandais – on a constaté qu’ils votent comme des Suisses. La différence réside dans le mode d’approbation, plutôt que dans la mentalité.
6 juillet 2008 à 15:50
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Pourquoi une personne doit-elle avoir la nationalité d’un pays pour pouvoir exercer des droits politiques et avoir des documents d’identité? A quand un monde dans lequel on vote, on est éligible et on reçoit passeport et carte d’identité là où on paie les impôts ou où on vit, sans que cela implique avoir une nationalité quelconque? J’imagine que quelqu’un doit y avoir réfléchi et avoir pensé aussi à tout ce que ceci impliquerait au niveau de l’organisation des Etats.
8 juillet 2008 à 1:06
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D’accord avec cette analyse. Malheureusement, le Conseil fédéral ne la partage (officiellement) pas, au vu de sa réponse récente au postulat 08.3188.
8 juillet 2008 à 16:59
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Vous pouvez consulter les Dix Critères essentiels d’un système de vote conforme au droit et aux principes démocratiques: http://www.kroepfli.ch/xVote/20080705_2125.html
8 juillet 2008 à 18:10
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C’est probablement de bonne guerre, pour un secrétaire syndical, de convoquer de manière caricaturale et alarmiste le spectre de Bolkestein pour tenter d’influencer la législation en préparation sur les marchés publics en Suisse.
L’arrêt Rüffert ne traite pas tant de la directive Services que de la directive sur le détachement de travailleurs. Et le problème soulevé est surtout celui du caractère protectionniste de la règle locale (et non social, qui serait parfaitement acceptable pour autant que cela soit fait dans les formes). Voir cet article sur l’excellent « Coulisses de Bruxelles » de Jean Quatremer, le correspondant de Libération: http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/04/pour-la-cour-de.html
13 juillet 2008 à 1:57
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A force de parler par études, théories, des recherches anglaises ou martiennes pourquoi pas… on oublie, qu’ici,au coin de la rue, j’ai ouvert ma fenêtre… hier soir on hurlait: je veux me suicider. Et que l’année passée … un voisin l’a fait, et un ami l’année d’avant. et un parrain encore avant…
Oui, ici ,ici en Suisse, je n’écris pas de ma résidence secondaire, je n’écris pas de ma chambre d’hôtel… ni du haut de ma haute fonction. Hier, on m’a insultée dans un service de proximité. Aujourd’hui, cette personne formée par nos bons soins helvétiques, certifiée, post-gradée, socialement sécurisée, anuitée, est en vacances, elle ouvre sa fenêtre, en chantant: qu’il est beau mon paxs romand… …. …et mon voisin ouvre la fenêtre, et se jette, c’était l’année passée, il ne chante pas, il ne chante plus, et lui a peut-être aussi passé dans le bureau de notre personnel formé, certifié, annuité.. vive les vacances…. les pieds sur terre. Désolée pour le style un peu terrien..
10 juillet 2008 à 7:31
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Les inégalités sociales ont aussi comme pendants les différences de choix de vie, de mentalités, de perception du sens de la vie…
La santé peut passer bien après d’autres priorités selon les personnes: pour certains, c’est un luxe, pour d’autres un droit, pour d’autres la nécessité d’une apparence…
Chez les peu favorisés, matériellement ou psychologiquement, la fatalité peut peser lourdement et , par conséquent, diminuer l’incitation à lutter et la conscience du droit à la santé.
15 juillet 2008 à 8:36
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Si l’article est (assez) informatif pour ce qui concerne les pertes pour les cantons, il est mensonger dans ses conclusions. Les employés (y compris supérieurs) de l’UBS sont les premiers touchés par la crise en terme de licenciements et de salaire.
En outre, s’il y a une socialisation des gains par l’impôt, il est également juste qu’il y ait une socialisation des pertes, non? Ne présenter qu’un côté de la même pièce n’est pas très honnête.
13 juillet 2008 à 2:36
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Bonjour Daniel,
Rencontré ailleurs,en Suisse, oui, rien n’est jamais assez « adéquat » semblerait-il…. sauf pour moi: quel soulagement que sortir de nos frontières, oser regarder à deux kilomètres, la France, l’Europe, l’aventure, déjà…
Atmosphère linguistique oblige et comme chacun sait, les moyens en Suisse manquent toujours, peut-être notre devise nationale. Depuis l’enfance on me répète : nous manquons de moyens, je n ‘ai pas les moyens, chercher notre point d’équilibre, notre juste mesure.
En rentrant d’Europe, ces jours (quelques petits crochets par Palerme et sa banlieue nord: le ZEN, Zone Extension Nord , 16000 habitants.et une moyenne de 70% de chomâge…i maginé par un architecte fort demandé et aussi, la mer, l’Afrique, l’aventure… sauf pour les boat-people, …. mais je retrouve ma douce et moyenne Helvétie.
Vraiment rien n’est assez parfait pour nous.
Et Interreg, qui s’y mettrait?
Ana Landa
15 juillet 2008 à 8:42
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M. Schwaab aurait-il oublié que la décision de supression du CFC de photographie n’a pas été faite par l’OFFT, mais par les deux associations faitières qui, seules, ont le pouvoir de cette décision prise à l’issue d’un vote démocratique? Et que seule s’y oppose une section d’une des deux associations ? Et que la conseillère d’Etat du parti de M. Schwaab, qui s’érige en égérie de l’Ecole de Vevey a elle-même entamé le mouvement de sa fermeture en détruisant la formation qui faisait son attrait (et qui n’est pas le CFC), sur les conseils mêmes de… la section romande de la PpS, qui souhaitait plus de cohérence avec le papier que l’OFFT est en train de supprimer…
15 juillet 2008 à 9:53
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Madame,
Votre article est incompréhensible. La compensation des pertes existe en droit fiscal dans presque tous les cantons suisses. Qu’elle soit applicable à l’UBS n’a rien d’extraordinaire.
Dans le Jura, après la recapitalisation de la BCJ, en 1997, cette banque dont l’Etat détenait 55% du capital n’a pas payé d’impôt pendant sept ans, par compensation des pertes subies. Elle est aujourd’hui florissante, a augmenté son dividende et son bénéfice chaque année sans exception depuis 1998. L’Etat est le premier bénéficiaire de ce relèvement.
La pratique que vous dénoncez est tout à fait légale. Si vous jugez que c’eat une « socialisation des pertes »- ce qui reste à démontrer – il faut en changer par les moyens légaux (motions, iniitatives, etc..).
Loin de moi l’idée de défendre UBS qui ne récolte que le fruit de ses erreurs. Mais ne lui reprochons pas de se conformer à la loi.
Quant aux « collectivités les plus touchées » ce sont celles qui ont le plus engrangé de recettes fiscales, ces dernières années, quand UBS alignait les milliards de profits. Juste retour du balancier.
Votre article est un coup d’épée dans l’eau.
15 juillet 2008 à 18:20
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Pour sortir des cours magistraux dont la Suisse romande est si friande il était bon, cet après-midi à Carouge (Genève), d’entendre les interventions en souvenir du Professeur Charles-Henri Rapin, pionnier de la lutte contre la douleur et les maltraitances. Si les bouches s’ouvraient, simplement et et pas seulement formatées par les statistiques… nous les connaissons tous, particulièrement dans ce journal… j’entends depuis toujours ces statistiques d’en haut et depuis toujours l’intolérance du haut vers le bas. Je trouve que le Dr Rapin nous aide à donner de la voix, ici par exemple, pour tenter de changer cette Suisse et son domaine public… merci Professeur…
15 juillet 2008 à 18:34
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Pourquoi la Suisse n’a-t-elle pas pris le chemin de la Validation des Acquis de l’Expérience? Encore un problème de manque d’argent? En rentrant d’Italie ou de France, j’ai toujours de la peine à sentir ce concept: le manque d’argent…: qui peut expliquer cela? Le manque de débat public? Note fermeture à l’Europe? Et la reproduction sociale (ter)?
16 juillet 2008 à 12:40
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Et pourtant … si c’était vrai? que le PS reçoit plus d’argent que l’UDC, en provenance des milieux économiques.
L’économie est vendue à l’Europe, prostituée serait un mot plus juste. Elle ne conait plus la patrie, qu’elle est prête à bazarder sur l’autel de l’Europe. Or l’UDC s’oppose à l’Europe, rechigne même aux bilatérales. L’UDC n’est donc pas le chouchou du grand capital.
Le PS, lui, ne voit de beau que l’Europe, dont elle espère la charte sociale européenne, un système redistributif dans lequel les camarades pourraient s’installer comme dans un fromage, mais plus grand que celui que leur offre la Suisse.
Donc il est évident, vu le cynisme et l’absence de moralité du grand capital international de Suisse, que pour ces milieux c’est de bonne guerre d’alimenter les caisses du PS.
L’UDC peut certes compter sur quelques grosses fortunes de la bourgeoisie d’affaires suisse, patriote, pro armée etc. Mais face à Novartis & Co, ça ne pèse pas lourd. Même en comparaison des syndicats, – bailleurs de fond du PS et du PS seul – ça ne pèse pas lourd. Aucun milliardaire privé n’est assez riche pour se permettre de débourser des millions chaque année de sa poche pour la politique. Il serait vite ruiné.
Quant au financement public des partis politiques, – qui semble avoir votre préfèrence -, et qui impliquerait une vraie transparence,illusoire, c’est le plus mauvais de tous les systèmes, car il crée une classe de politiciens professionels qui doivent tout à l’Etat et qui se cooptent entre eux dans l’Etat. C’est donc la mort de la vraie démocratie, le règne de l’oligarchie fonctionnarisée, du copinage, des féodalités bureaucratiques, de la carambouille partisane et la mort de toute espèce de liberté.
Le PS parti du « peuple travailleur », en réalité stipendié du grand capital -, retire un bénéfice scandaleux du système actuel, c’est à dire de l’opacité totale du financement des partis. En plus, démagogiquement, il joue sur le velours en dénonçant « les 20 millions de l’UDC », le « milliardaire » Blocher, etc. Ce qui est un comble!
Eh! bien, malgré tout ça, le système actuel, c’est vrai, est encore le moins mauvais système possible.
16 juillet 2008 à 13:13
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Je suis assez d’accord avec cet article, si ce n’est qu’à mon avis la totale indépendance du ministère public est une vue de l’esprit.
S’il en allait autrement on ne verrait pas que dans tous les pays, sans exception, le ministère public est, de facto au moins, soumis au ministre de la justice, garde des sceaux ou autre. La Suisse en voulant se montrer une fois de plus première de la classe risquerait fort de se causer à elle-même des dommages incalculables par son zèle irréaliste.
En revanche, là où je suis tout à fait d’accord c’est que dans cette affaire Roschacher-Blocher-Holenweger, qui était tout de même, ne soyons pas hypocrites, une manoeuvre de basse police pour dégommer Blocher, et à ce titre déjà scandaleuse, on oublie complètement ce pauve Holenweger.
Il est pourtant la victime d’un système judiciaire aveugle et injuste, qui l’a ruiné.
Qui était cet Holenweger? Un financier d’origine modeste qui s’était fait lui-même. Dans ce monde du secret bancaire où les loups (UBS, Crédit Suisse, Pictet, & Co) ne se mangent pas entre eux, il n’avait que le tort d’être un petit poisson.
Il n’avait pas fait plus de blanchiment que ne le font les grandes maisons de l’establishment à journée faite. Il n’avait fait qu’usage de la législation existante qui crée une large zone grise dans laquelle les banquiers peuvent agir. Seulement c’était un petit acteur dans le amrché. Il ne pesait pas lourd. Sur lui on pouvait faire feu à volonté.
Sa modeste réussite, son aisance acquise grace à son travail et à son savoir faire, sans violer les règles du jeu, tout a été entièrement détruit par les procédés de cow boy d’un petit juge à la mode, qui a pu engager des truands comme informateurs, fermer sa banque sans raisons sérieuses, et donc réduire en cendres sa réputation et sa situation dans le marché. Le tout dans une parfaite bonne conscience.
Holenweger ne s’en remettra pas. C’est un homme d’affaires qui a été démoli. On finira probablement par s’apercevoir qu’il n’a commis aucune infraction. Il n’a probablement rien fait d’autre que de se mouvoir un peu dans la « zone grise », comme les autres. Son seul crime aura été d’être un parvenu, et encore un petit parvenu. S’il était devenu milliardaire, il aurait eu d’autres moyens de se défendre. Seulement, lui, on pouvait « se le payer ». il n’était pas dommage.
Qui dédommagera le banquier Holenweger du dommage qu’il subit par la faute d’un petit juge irresponsable?
Ca soulève le coeur. Si on veut que la Suisse soit encore un pays de liberté, où les droits de l’individu, fut-il dans les affaires, soient protégés, de telles chsoes ne devraient plus jamais arriver.
Alors à quelle informations ont droit les commissions de gestion? Le débat me paraît académique. Il me semble surtout que dans un Etat de droit, tant qu’une affaire est couverte par le secret de l’instruction, – ce qui était le cas – aucun document, absolument aucun, ne devrait être communiqué à qui que ce soit, et surtout pas au parlement. Ou alors, que reste-t-il de la présomption d’innocence et des droits de l’individu?
Toute cette affaire a senti mauvais. Elle n’a été qu’un montage politique, pour lequel certains ont jugé que tous les coups étaient permis. On devrait reconnaître que la Suisse a régressé là de plusieurs crans dans l’échelle des pays civilisés, dits libres. On est tombé en pleine république bananière.
Le seul qui ait eu un peu de décence, en mettant le hola aux dangereuses dérives de ce juge sans foi ni loi, c’était…. Blocher.
16 juillet 2008 à 22:36
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Marc Piccard a eu la courageuse idée de proposer qu’on pende un architecte par jour. Avec les 120′000 urbanistes d’une ville aussi enlaidie que Lausanne, on a un peu de marge et on peut voir venir.
Et si je peux me permettre, pour un peu de justice : alternons avec les ingénieurs, les politiciens et les …journalistes. ‘Privilège contestable’, ‘infime minorité’. Les baigneurs en eau plus ou moins vive, outrés, demandent leur comptant de victimes.
17 juillet 2008 à 10:16
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Marre de lire toujours les mêmes vieilles salades. Le système genevois est à 80% en logiciels libre. Le 20% appartient à l’Etat, donc à vous et à moi. Les contrôleurs de partis y ont accès, la future commissioin électorale aussi y aura accès.
S’il vous plaît, allez à la source des infos, avant d’écrire des resuscées de mauvaises prises de position.
En outre: le Grand Conseil se prononce sur un principe, pas sur une technique. Distinguons les deux! Or tout le débat actuel efface cette distinction ppur mieux cacher les enjeux et aveugler les députés.
Et dites-moi comment le public assiste au décompte des bulletins postaux, ça m’intéresse
.
Michel
17 juillet 2008 à 15:31
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Votre article est très bien vu, pas du tout alarmiste, bien au contraire il est encore en dessous de la réalité.
Il est bien évident que l’adhésion de la Suisse à l’UE, tant prônée par le PS aurait pour effet de livrer les travailleurs suisses pieds et poings liés à la concurrence salariale des Polonais, et autres pays européens à bas salaires. Et les tribunaux suisses rendront les mêmes arrêts qu’en Basse-Saxe.
Il est bien évident aussi, d’ailleurs, que le même danger est en filigrane derrière les accords bilatéraux et cela va se ressentir bientôt avec la récession qui s’annonce.
A cet égard il est scandaleux que les parlementaires – au premier rang desquels le PS – aient imposé le viol du consentement des citoyens, par non respect du principe de l’unité de la matière, en joignant la question de la reconduction des accords bilatéraux à celle de la libre circulation avec la Bulgarie et la Roumanie.
Quand on voit avec quelle mauvaise foi ils sont capables de tous les coups tordus pour arriver à leurs fins, ces gens qui crient L’Europe! L’Europe! L’Europe! en sautant comme des cabris sur leur chaise, tant ils sont pressés de bazarder la Suisse, ses droits populaires et ses conventions collectives, on voit bien qu’il n’y a aucune illusion à se faire: quand la Suisse aura mis vraiment le doigt dans l’engrenage européen, la conséquence sera pire que le pire que puisse craindre tous ceux qui sont attachés aux avantages durement acquis du système suisse.
Ces pro – européens sont tellement serviles qu’ils iront au devant des désidératas les plus fous de tous les Bolkenstein du monde. Et qui c’est qui trinquera ? l’ouvrier suisse que les syndicalistes prétendent défendre, bien entendu !!!
Alors messieurs et mesdames les socialistes, qu’attendez-vous pour ouivrir les yeux et pour comprendre que votre ligne pro – européenne constitue le plus abject reniement de tout votre héritage socio-démocrate ?
Pourquoi cela?
Je pose la question comme ça, mais la réponse je la connais déjà. Je l’ai exposée moi-même dans ma réaction à l’excellent article de Jean-Daniel Delley « Financement des partis politiques, les budgets gonflent mais l’opacité demeure » du 13.08.2008.
Pourquoi le PS travaille-t-il pour l’Europe et contre l’intérêt des travailleurs salariés suisses? C’est très simple: le PS est payé pour cela par la grande industrie suisse. Si je n’an ai pas la preuve, j’en ai la certitude absolue. Et d’ailleurs les chiffres semblent bien l’indiquer.
La seule chose que je ne comprends pas, c’est pourquoi les syndicalistes, qui sont aussi socialistes comme M. Schwaab,et comme M. Levrat et consorts, acceptent cette compromission qui va directement à l’encontre de leur mission et de la loyauté qu’ils devraient avoir envers leurs mandants.
Si vous pouvez m’expliquer les raisons – autres que péciuniaires-de ce grand écart, je vous serais reconnaissant, car pour moi c’est non seulement choquant, mais surtout incompréhensible.
Si vous continuez comme ça, il ne faudra pas vous étonner de vous ramasser encore aux prochaines élections, au profit de l’UDC. Il ne faudra pas dire que c’est la faute aux autres.
18 juillet 2008 à 13:24
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Michel, dois-je commencer comme vous en écrivant:
Marre de cette propagande fumeuse ?
Mais, pas besoin de fulminer, les faits et les arguments rigoureux suffisent à rétablir l’information :
[1]Les 80% si généreusement attribué au logiciel libre sont -de toutes évidences- le texte de logiciel serveur Web standard Apache utilisé par l’application de vote genevoise. Un fonctionnement classique, avec un logiciel équipant la moitié des sites du World Wide Web.
Un minimum d’honnêteté, ou de décence, voudrait qu’on se retienne de le compter comme du logiciel eVoting …
[2]Les 20% restant, qui forment effectivement le logiciel de vote, et donc sont les seuls qui peuvent être comptés ici, ne sont pas libres du tout. Conséquemment, et correctement dit, le 100% du logiciel n’est pas libre. Et ce n’est pas la commission électorale qui va l’étudier à fond; et -je suppose au vu de ce qu’on a osé faire dans le proche passé- qu’il lui serait livré à nouveau seulement sur une impression papier indigeste (sera-ce à nouveau sur des feuilles rouges ?).
Enfin, d’étudier un programme source ne prouve pas que le logiciel s’exécutant sur le serveur a bien les mêmes propriétés que celles lues (modifications ou corrections ultérieures, impact des appels bibliothèques tierces ou fonctions du système, etc.).
[3]Que le logiciel soit propriété de l’État nous fait une belle jambe pour sa transparence, et ne nous avance pas la moindre pour établir notre confiance sur sa validité ou sa fiabilité.
[4]Le Grand Conseil se prononce deux textes distincts. Un premier projet d’article constitutionnel, donc lui de principe, *ET* un second projet d’article de loi. Or, ce second projet de loi (PL9931A) est gravement biaisé vers le fonctionnement et la forme du pilote actuel; Il est pollué, car croisé avec les buts poursuivit par un simple règlement d’application.
Ce projet de loi en débat est donc bien lié à une technique et l’accepter revient à accepter l’architecture spécifique d’un système particulier. C’est pour laisser ouvert l’avenir à Genève qu’il doit être rejeté.
[5]Pour la présence du public au décompte du vote par correspondance, je ne vois pas ce qui gênerait le chef du service des votations et élections. Il reçoit déjà les visites inopinées des scrutateurs lors des dépouillements et donc, est déjà sous contrôle politique – les scrutateurs étant nommé par les partis représentés au Grand Conseil. À ce propos, avec le vote par correspondance, les scrutateurs peuvent _voir_ le dépouillement, les bulletins sont visibles, il n’y a rien sous les tables. Les éventuelles difficultés ne viennent pas du mode de dépouillement, juste de l’heure nocturne (début à minuit). Par contre, pour la scrutation du vote électronique, la commission électorale peut tout juste admirer une boite noire, examiner l’opacité obtuse d’un ordinateur !
Voir aussi ce commentaire du Conseil Fédéral : http://www.kroepfli.ch/xVote/20080705_2125.html#Visibilite-note
En apostrophant le Professeur Delley de « resucer de mauvaises prises de position » au lieu d’être « allé à la source des infos », sans référence, feriez-vous donc allusion à la « Vérité » assenée par la Chancellerie ?
17 juillet 2008 à 15:32
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Votre article est très bien vu, pas du tout alarmiste, bien au contraire il est encore en dessous de la réalité.
Il est bien évident que l’adhésion de la Suisse à l’UE, tant prônée par le PS aurait pour effet de livrer les travailleurs suisses pieds et poings liés à la concurrence salariale des Polonais, et autres pays européens à bas salaires. Et les tribunaux suisses rendront les mêmes arrêts qu’en Basse-Saxe.
Il est bien évident aussi, d’ailleurs, que le même danger est en filigrane derrière les accords bilatéraux et cela va se ressentir bientôt avec la récession qui s’annonce.
A cet égard il est scandaleux que les parlementaires – au premier rang desquels le PS – aient imposé le viol du consentement des citoyens, par non respect du principe de l’unité de la matière, en joignant la question de la reconduction des accords bilatéraux à celle de la libre circulation avec la Bulgarie et la Roumanie.
Quand on voit avec quelle mauvaise foi ils sont capables de tous les coups tordus pour arriver à leurs fins, ces gens qui crient L’Europe! L’Europe! L’Europe! en sautant comme des cabris sur leur chaise, tant ils sont pressés de bazarder la Suisse, ses droits populaires et ses conventions collectives, on voit bien qu’il n’y a aucune illusion à se faire: quand la Suisse aura mis vraiment le doigt dans l’engrenage européen, la conséquence sera pire que le pire que puisse craindre tous ceux qui sont attachés aux avantages durement acquis du système suisse.
Ces pro – européens sont tellement serviles qu’ils iront au devant des désidératas les plus fous de tous les Bolkestein du monde. Et qui c’est qui trinquera ? l’ouvrier suisse que les syndicalistes prétendent défendre, bien entendu !!!
Alors messieurs et mesdames les socialistes, qu’attendez-vous pour ouivrir les yeux et pour comprendre que votre ligne pro – européenne constitue le plus abject reniement de tout votre héritage socio-démocrate ?
Pourquoi cela?
Je pose la question comme ça, mais la réponse je la connais déjà. Je l’ai exposée moi-même dans ma réaction à l’excellent article de Jean-Daniel Delley « Financement des partis politiques, les budgets gonflent mais l’opacité demeure » du 13.08.2008.
Pourquoi le PS travaille-t-il pour l’Europe et contre l’intérêt des travailleurs salariés suisses? C’est très simple: le PS est payé pour cela par la grande industrie suisse. Si je n’an ai pas la preuve, j’en ai la certitude absolue. Et d’ailleurs les chiffres semblent bien l’indiquer.
La seule chose que je ne comprends pas, c’est pourquoi les syndicalistes, qui sont aussi socialistes comme M. Schwaab,et comme M. Levrat et consorts, acceptent cette compromission qui va directement à l’encontre de leur mission et de la loyauté qu’ils devraient avoir envers leurs mandants.
Si vous pouvez m’expliquer les raisons – autres que péciuniaires – de ce grand écart, je vous serais reconnaissant, car pour moi c’est non seulement choquant, mais surtout incompréhensible.
Si vous continuez comme ça, il ne faudra pas vous étonner de vous ramasser encore aux prochaines élections, au profit de l’UDC. Il ne faudra pas dire que c’est la faute aux autres.
21 juillet 2008 à 22:21
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La Nation (un journal pas exactement dans les mêmes tendances que DP) avait également pronostiqué dans les années 80 – et donc me semble-t-il bien avant M. Hubacher – que les radicaux, avec leur slogan « Moins d’Etat! », disaient en fait « Moins de nous ».
Les radicaux ont donc été exaucés…
La semi-privatisation du Musée des Beaux-Arts vaudois et la confiscation du paysage, bien collectif, par le projet d’emplacement – illégal – à Bellerive, du dit musée, est un chemin analogue que suivent de facto maintenant certaines têtes pensantes socialistes. Arrivera-t-il aux socialistes les mêmes bricoles qu’aux radicaux?
22 juillet 2008 à 1:27
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Ce n’est pas la procédure pénale, close, ni son sort, désormais réglé à jamais par une présomption irréfragable dinnocence, qui doit donner lieu à débat. C’est au contraire l’ensemble des faits qui, indépendamment de cette procédure, dont ils ont fait partie ou non, qu’importe, révèlent des aspects de la personnalité du colonel commandant de corps Roland Nef pertinents au point de vue de l’évaluation de son aptitude à occuper sa haute fonction; celle-ci exige en effet de pouvoir prendre des décisions opérationnelles rapides et raisonnables, parfois très graves dans leurs conséquences, difficiles dans leur élaboration et sous un fort « stress ».
22 juillet 2008 à 9:31
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Tout à fait d’accord: pour être précis on devrait considérer comme prototype de l’extrême droite le parti national-socialiste en Allemagne dans les années ‘30.
Commencons par le mot: la véritable traduction de Nationalsozialismus est « socialisme national ».
Le nazisme (mais aussi le fascisme italien) sur le plan économique est caractérisé par:
une forte intervention de l’Etat dans la production économique, avec une programmation gouvernementale et des entreprise controlées par l’Etat – Volkswagen en Allemagne, IRI et ENI en Italie.
une législation sociale plus poussée que dans les Etats liberal-bourgeois.
En somme le « socialisme national » sur le plan économique se trouvait en quelque sorte dans une position intermédiaire entre les régimes socialistes (sovietiques) et les régimes libéraux.
L’UDC au contraire économiquement est orientée vers le libéralisme, donc elle se trouve dans une situation opposée à celle du nazisme e t du fascisme.
22 juillet 2008 à 16:04
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L’article qui précède a été écrit et publié avant les dernières révélations de la Sonntagszeitung. Cela étant, ces faits scabreux, même s’ils sont avérés, ne sont pas de nature à modifier mon point de vue.
De par sa carrière, Roland Nef a forcément suivi un entraînement exigeant de résistance au stress. Dans le cadre de la procédure de sélection pour le poste de chef de l’armée, il a dû subir une évaluation exigeante de ses compétences. On ne voit pas qu’un fait relevant de la vie privée et resté inconnu jusqu’ici soit de nature à modifier diamétralement cette évaluation. Ou alors c’est à en pleurer de la qualité de la formation des officiers et des multiples tests de personnalité réalisés lors des procédures de sélection. Admettre, comme le fait Luc Recordon dans la réaction ci-dessous, que la connaissance de ces faits au demeurant peu reluisants est de nature à modifier l’appréciation des compétences de M. Nef, ce n’est pas déjuger M. Nef mais tout le processus de sélection qui a conduit à sa nomination. C’est aussi dire que M. Nef aurait dû confesser ses péchés, puisqu’ils étaient suffisamment importants pour faire vaciller la confiance de l’autorité.
En réalité, chacun le sait, c’est le fait que ces éléments privés soient devenus publics qui porte atteinte à la crédibilité du chef de l’armée et rend sa position intenable. Cas échéant, l’autorité pourrait aussi tenir compte de l’impact qu’a pu avoir la publication de ces faits sur la personnalité même de M. Nef et son aptitude à exercer ses fonctions. On serait déboussolé à moins.
23 juillet 2008 à 8:47
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Jean Daniel a tout à fait raison parce qu’il considère le problème au niveau mondial. Le problème n’est pas seulement suisse. Il faudrait donc une convention stipulée dans le cadre de l’ONU, ayant pour buts pas seulement la lutte à l’évation fiscale, mais également celle contre les commerces illégaux (drogue, prostitution, ) ainsi que la lutte contre la corruption des fonctionnaires publics et des organisations internationales.
23 juillet 2008 à 9:23
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En ma qualité d’ancienne journaliste, d’accord avec Alex Depraz. Je ne peux que déplorer la manie « tabloïdienne » de la presse de faire dans le croustillant pour vendre, particulièrement en période estivale. A vomir. Il me semble que tout a déjà été dit et écrit à ce sujet. Je n’insiste donc pas.
En ma qualité de femme toutefois, je fronce les sourcils. Si ce que la Sonntagszeitung a révélé correspond à la réalité, on ne peut que conclure que Roland Naef est un drôle de monsieur – je mâche mes mots sur mon clavier – et que le processus d’évaluation des personnes par l’armée repose sur des bases assez curieuses.
Pour moi, ce comportement supposé de Roland Naef relève d’une basse envie de vengeance, d’une incapacité de renoncer à quelque chose, d’une grande dépendance affective envers sa partenaire voire d’un besoin mal réprimé de pouvoir et de domination. S’agit-il des qualités requises pour diriger des forces armées? Je vous laisse donner la réponse. En principe, les traits profonds d’un caractère s’exercent autant dans la vie privée que dans le cadre de la profession.
Dès lors, faut-il penser que le processus d’évaluation de l’armée est biaisé voire pourri par de graves partis pris (machisme, antiféminisme, misogynie, complicité de fratrie armée, etc.)?
Mais mes soupçons portent aussi sur la qualité de l’enquête journalistique derrière l’affaire. J’ose espérer que les révélations de la Sonntagszeitung reposent sur des preuves solides et sur une interprétation correcte des faits – de tous les faits, y compris la tactique de Samuel Schmid.
Si oui, il fallait dévoiler les faits. Il en va non seulement de la crédibilité (un de ces exaspérants mots perroquets) de l’armée mais aussi des dérapages qui pourraient l’affecter (ou qui l’affectent déjà?). Il en va aussi de la mentalité et des non-dits enfouis derrière les processus décisionnels qui nous gouvernent.
Si non, je dois conclure de cette affaire que les dérapages médiatiques sont encore pires que tout ce que j’ai déjà observé et pu imaginer.
Quoi qu’il en soit, c’est à pleurer dans les deux cas. Et la madame tout le monde que je suis ne va pas voir croître son amour pour l’armée et les médias.
23 juillet 2008 à 15:21
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Je partage le point de vue de Luc Recordon. Au surplus, je pense que le cas Roland Nef interpelle à d’autres niveaux.
1.Fonctionnement institutionnel: Si, en plus de l’occultation au Conseil fédéral de l’existence de la plainte pénale en cours de traitement, le dossier de nomination de Nef a été effectivement communiqué une heure avant la décision aux membres au Conseil fédéral et qu’aucune discussion ou question n’a été posée, alors que le candidat est un haut officier de 2éme rang – comme le relate Peter Bodenmann dans le Blick du 20 juillet – est vrai, il est certain que l’importance réelle de la fonction du chef de l’armée dans le fonctionnement de l’Etat n’est plus celle à laquelle nous pensions. Le Conseil fédéral partageant par son mode de décision cet avis implicitement. Cette perte d’importance estcertainement la conséquence de l’absence actuelle d’un rôle précis pour l’armée et qui soit politiquement largement partagé.
2. Violence domestique: L’attitude de Roland Nef à l’égard de son ancienne fiancée – qui selon les révélations du Blick et de la Sonntagszeitung relèveraient du harcèlement et de l’humiliation -ne peut être minimisée et renvoyée exclusivement à la sphère privée. La lutte contre les violences domestiques – dans lesq uelles s’inscrivent les agissements de Roland Nef – et la détection précoces de ces comportements sont récemment et fort heureusement devenus une tâche de l’Etat. Dans les domaines où l’Etat cherche à faire changer les comportements, pour un homme ou une femme publique, comme l’est le chef de l’armée depuis sa nomination, il est difficile de séparer de manière hermétique la sphère privée et la sphère publique, lorsque des soupçons de comportement contraire au droit dans la sphère privée ont lieu.
Reste la question de la pesée des intérêts entre la protection de la sphère privée et l’intérêt du public à connaitre la cohérence d’un-e élu -e ou d’une femme ou d’un homme de pouvoir que doit faire le média qui à connaissance d’une information. Plus la morale ou la droiture est invoquée publiquement et invoquée par la personnalité en cause, le manque de cohérence personnelle peut justifier la publication d’informations. La divulgation d’informations sur l’engagement de personnel au noir (phénomène fortement combattu), la conduite en état d’ébriété (alors que l’Etat cherche à combattre ce fléau) ou la violence domestique exercée (alors que ce sujet est thématisé par l’Etat) doivent être traités de la même manière. je pense qu’il faut que le public sache. Probablement, le Conseil fédéral n’aurait jamais nommé Roland Nef s’il avait su en détail quel avait été le contenu du dossier pénal.
24 juillet 2008 à 8:23
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La réaction de Sarcastique est un plaisant raisonnement par l’absurde, ironique, mais dénué de fondement.
La réalité est décevante de simplicité: l’UDC en particulier et les partis de droite en général sont massivement soutenus par les grandes entreprises, qui ne s’en cachent même pas. L’association d’actionnaires ACTARES a effectué en 2007 une enquête auprès des 20 sociétés du SMI (www.actares.ch), qui n’ont pas voulu donner de chiffres mais ont reconnu soutenir les partis bourgeois.
Ont-elles intérêt à mentir? Aux USA, où toutes sont actives, mentir aux actionnaires peut mener un dirigeant en prison. Vasella, Ospel (à l’époque) et compagnie ne prendraient jamais un tel risque pour des broutilles.
Et puis le démantèlement de l’AVS, de l’assurance-chômage, les réductions des budgets publics, tout cela renforce massivement la position du grand capital face aux travailleurs et aux consommateurs. Quant à l’harmonisation européenne, les entreprises transnationales n’en ont aucun besoin: elles déplacent leurs activités où elles veulent quant elles le veulent.
Bien essayé, Sarcastique, mais le raisonnement ne tient pas la route.
24 juillet 2008 à 8:58
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Quel rapport avec le musée, parfaitement légal de surcroît? Il serait peut-être préférable de voir les dons privés (d’oeuvres surtout) partir accroître le « bien collectif » de la population d’un autre canton?
24 juillet 2008 à 16:50
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Je n’ai jamais dit, ni pensé, que les milieux économiques ne finançaient pas les partis bourgeois. Ils financent les partis bourgeois ET le PS. C’est cela qui est ironique.
24 juillet 2008 à 17:14
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Il y a sans doute du vrai dans cette analyse.
Comme les radicaux tenaient leur prestige de leur position dominante au coeur de l’Etat, en semant le « moins d’Etat » ils devaient récolter le « moins de nous » comme l’avait prédit La Nation avec justesse.
Mais il me semble que ceci n’est que la moitié de l’explication du déclin du « grand vieux parti ».
L’autre moitié est la trahison par les radicaux de leur attachement à l’indépendance du pays, qu’ils avaient défendue avec succès de 1848 à 1992, en passant par la défense des frontières lors de l »affaire de Neuchâtel », la guerre franco-alleamnde de 1871, la 1ère et la 2ème guerre mondiale, ainsi que la guerre froide.
En devenant partisan de l’adhésion à l’Union Européenne avec Jan-Pascal Delamuraz, alors que sociologiquement leur base restait foncièrement atachée à une Suisse indépendante et neutre, comme l’étaient les radicaux pur sucre: Georges André-Chevallaz, Jean-Pierre Bonny, Otto Fischer, et tant d’autres, les radicaux non seulement se sont reniés eux-mêmes, mais ils ont renié 7 siècles d’efforts patients de la Suisse pour se soustraire aux pouvoirs suprantionaux qui n’ont jamais cessé de convoiter ses libertés.
Ce faisant ils sont scellé leur arrêt de mort.
D’ailleurs les démo-chrétiens ont fait la même erreur, et les socialistes aussi.
L’erreur de positionnement stratégique sur la question européenne, l’option européeiste, par conformisme idiot devant les sollicitations des partis frères des pays environnants, (et par attrait des confortables sinécures bruxelloises), scie les branches sur lesquelles sont assis tous les partis de l’establishment: PS, PRD et PDC et explique pour une grande part l’ascension de l’UDC, qui n’a eu qu’à prendre à son compte la défense de l’indépendance du pays, majoritairemenmt plébiscitée par les gens, mais reniée par la classe politique.
Il faut bien voir que la population suisse, dans sa majorité, est « eurosceptique », tout comme les populations de tous les autres pays européens qui chaque fois qu’elles sont consultées le font savoir nettement (comme la France et la Hollande en 2005, et l’Irlande tout récemment.)
Il suffirait que le PRD, le PDC et le PS renoncent définitivement à un projet européiste dont la population – qui connait son véritable intérêt – ne veut pas, et ces partis retrouveraient une moitié des électeurs qu’ils ont perdus au profit de l’UDC. Malheureusement pour eux, et heureusement pour l’UDC, ces partis s’enferrent dans l’impasse européiste qui causera leur perte.
28 juillet 2008 à 14:28
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Bonjour,
Tout cela révèle peut-être simplement notre imperfection humaine à gauche comme à droite.
Savez-vous qu’en Suisse on ne trouve pas (à ma connaissance) de projet pour l’accessibilité aux bibliothèques publiques pour les handicapés de la vue?
En fait je vais à Marseille, pour rédiger un petit projet suisse sur ce sujet. Marseille est une des villes les plus pauvres de France, on y trouve des postes de travail en bibliothèque, j’y suis une sorte de réfugiée culturelle…très bien accueillie.
Et je m’étonne aussi que des sites de partis politiques de gauche n’offrent pas à leurs membres une version italienne de leur site national (sans parler du romanche).
Bon été
Ana Landa
Etudante suisse en Europe
28 juillet 2008 à 17:13
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Le sites web des partis de gauche n’ont pas de page en italien car de facto l’italien n’est pas une langue nationale; elle l’est seulement sur le papier et dans l’hypocrisie premieraoûtienne. Vous aurez peut-être remarqué que l’italien était pratiquement absent de l’exposition dite nationale; que la RSR dans sa revue dite de la presse nationale ne considère pas celle en langue italienne; que le secrétaire d’état à la recherche a été critiqué, entre autre, pour avoir répondu en italien à des journalistes de langue italienne pendant une conférence de presse; que la plupart des produits en vente dans les supermarchés suisses ne sont pas étiquetés en italien, même pas en Suisse italienne; que quand on parle allemand ou français avec accent italien au nord des Alpes on est tout d’abord perçu comme étranger; une liste exhaustive de discriminations linguistiques pourrait remplir un rouleau de papier de toilette.
Pour revenir aux sites web, souvent les pages en italien, quand elles existent, semblent avoir été écrites par des semi-analphabètes et ont un contenu réduit par rapport à celles dans les deux langues nationales.
30 juillet 2008 à 20:40
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Excellent analyse.
30 juillet 2008 à 21:18
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Après la séance des deux commissions de sécurité des Chambres, que je m’étais employé à demander, avec d’autres, notamment pour respecter le droit d’être entendu dans la procédure parlementaire (garantie qui est in casu un pendant de la présomption pénale d’innocence), je considère que ce droit de M. Nef a été observé et que les faits peuvent être considérés comme suffisamment sûrs en matière administrative (et non pénale), en tout cas parlementaire (le gouvernement devra en faire autant avant de statuer sur l’offre de résiliation des rapports de service d’un commun accord et sur les efets d’icelle) pour porter une appréciation politique convenable. Je pense dès lors pouvoir dire que la décrédibilisation de l’intéressé ne résulte pas seulement de la campagne de presse, si détestable qu’elle fût; l’inaptitude à exercer la fonction de chef de l’armée (et au moins d’autres hauts commandements militaires) était très vraisemblablement antérieure à la campagne de presse.
La procédure de contrôle de sécurité – postérieure à la nomination et à son annonce! -et les vérifications antérieures sur la personnalité de cet officier sont en effet gravement en cause et impliquent une profonde réforme, du reste délicate (moment et durée du contrôle, rapport avec d’autres procédures, critères, obligation de déclarer spontanément des faits pouvant être pertinents, annonces des résultats – même partiels – du contrôle au chef du département et au Conseil fédéral, etc.), ce que suppute Carole Lambelet et que note André Gavillet dans un autre article de DP.
On peut sortir en effet les mouchoirs. Tout cela est aussi affligeant qu’inquiétant.
31 juillet 2008 à 16:54
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Merci à Luc Recordon pour ces intéressantes précisions.
D’accord avec toi: la réforme de la procédure sera délicate.
Car si on sait tout sur quelqu’un, le risque existe que l’on écarte des candidatures pour des motifs véritablement liés à la vie intime.
On sauvegarderait bien entendu l’image de l’armée (et de son responsable politique) en évitant tout risque de scandale. Mais en risquant de se passer de certaines compétences.
31 juillet 2008 à 17:19
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Jean-François Aubert parlait toujours dans ses cours des lunettes limitant le champ de vision du TF dans son contrôle de la constitutionnalité des lois fédérales. A mon sens et à distance avec une pointe de regret. On dirait que dans ce pays, et contrairement à la France cette fois, une déconcentration organique des pouvoirs soit un obstacle à l’introduction d’un tel contrôle qui pourtant me paraîtrait essentiel, ceci depuis des lustres.
4 août 2008 à 12:55
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En tant que femme, je suis constamment horrifiée par les méfaits relatés par les ONG qui sont causés par des soldats lors de guerre sur… le plus souvent, des femmes, quant ce ne sont pas des fillettes.
En tant que femme dans un pays en paix (et qui, à mon avis, n’a nul besoin d’une armée, mais cela est un autre débat), je suis consternée par les réactions qui osent parler de respect de la vie privée pour un homme exerçant de telles fonctions et qui n’est pas capable, lui, de respecter celle d’une femme (et de sa fille, ne l’oublions pas!). Et cela, en temps de paix…
Comment, dès lors, faire confiance à ses capacités de maîtrise émotionelle et de soi en période de crise? On peut se permettre d’en douter, non?
Les faits qui lui sont reprochés sont graves et s’ils ne sont pas perçus comme tels par certains, c’est peut-être parce qu’ils sont graveleux, ne croyez-vous pas?
Mettez-vous une seconde à la place de cette femme et de sa fille, de la peur qu’elles ont pu ressentir. Tout cela, en temps de paix, rappelons-le.
5 août 2008 à 15:27
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« …la jurisprudence a reconnu des droits constitutionnels «non écrits» aussi fondamentaux que la liberté d’opinion et d’expression. »
Les libertés d’opinion et d’expression ne sont donc pas inscrites dans la constitution fédérale? Olala, ça me parait inadmissible dans un pays démocratique. Comment est-il possible? Je vais lire la constitution et voir. Une constitution écrite au nom d’une entité surnaturelle et qui ne contiendrait pas les droits d’opinion et d’expression. Dans quel pays il m’a fallu naître!
5 août 2008 à 21:01
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M. Schmid est-il assez lucide pour comprendre qu’on ne nomme pas à la tête d’une grande organisation comme l’armée (le parallèle avec une grande entreprise est tout à fait justifié) un cadre supérieur dont l’équilibre psychique est – disons – « discutable »?
Est-il assez critique envers lui-même pour comprendre qu’on ne pose pas avec de jeunes Miss en bikini pendant les obsèques de jeunes cadres de l’armée. Qu’il ne pense pas opportun d’assister aux obsèques pour des raisons – disons – « politiques » est une chose, sourire devant les objectifs en si gracieuse compagnie pendant ces mêmes obsèques en est une autre.
A-t-il suffisamment de bon sens pour comprendre, toutes considérations politiques mises à part, qu’une personne telle que lui à la tête « politique » de l’armée n’est pas un gage de sérieux et de crédibilité, et qu’une retraite anticipée serait un soulagement pour nombre de citoyens-soldats, tous grades confondus?
L’idée un peu faux-cul, il est vrai, de M. Levrat a au moins le mérite de poser indirectement ces questions.
A quand les réponses ?
6 août 2008 à 8:39
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Je découvre aujourd’hui cet intéressant article de M. Tille dont je partage le point de vue.
Il me semble que l’UDC, parti de droite et nationaliste classique, développe aujourd’hui comme d’autres en Europe un nationalisme identitaire qui recourt au racisme faute de pouvoir ancrer le nationalisme dans le seul culte rendu à l’Etat-nation, fragilisé par la « mondialisation ».
A la différence de Dr Goulu, il ne me semble donc pas que la gauche doive aller dans cette direction, mais au contraire valoriser une citoyenneté internationale fondée sur le respect intransigeant de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Karl Grünberg
6 août 2008 à 9:05
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@Algor : c’est sous l’empire de la Constitution fédérale du 29 mai 1874, qui ne contenait pas de catalogue des droits fondamentaux, que le TF a reconnu des droits constitutionnels non écrits. La Constitution du 18 avril 1999 garantit expressément les libertés d’opinion et d’information (art. 16).
6 août 2008 à 9:46
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Revenant de voyage, je prends tardivement connaissance des excellentes analyses induites par l’affaire Nef, particulièrement celles d’André Gavillet et de Luc Recordon. Je prends aussi maintenant connaissance de la démission de Roland Nef. Cette affaire touche donc provisoirement à sa fin, du moins du point de vue de la personne incriminée.
Restent toutefois la question de la procédure, l’aspect le plus grave et encombrant de toute l’histoire. Je ne puis bien évidemment pas me prononcer sur sa réforme, n’étant de loin pas suffisamment qualifiée pour m’y risquer. En revanche, je souhaite apporter une précision à l’affirmation d’Alex Dépraz selon laquelle prendre en compte la vie privée des candidats pourrait amener à écarter des compétences importantes.
Définir la frontière entre vie privée et vie publique constitue un sérieux problème que les médias résolvent selon des critères – essentiellement commerciaux – qui leur sont propres. Ils se posent de moins en moins la question essentielle, à savoir: est-ce que le comportement privé d’une personne révèle des attitudes qui pourraient handicaper son comportement professionnel? Si oui, le monde médiatique estime légitime de porter la vie privée – ou seulement certains de ses aspects – à la connaissance du public.
Il est parfaitement possible d’utiliser une grille d’analyse pour fixer la frontière vie privée/vie publique, cette grille variant plus ou moins selon la profession de la personne. Les médias n’ont de loin pas les moyens d’enquête et de recherche dont l’armée dispose – ou du moins devrait disposer – pour la forger et empiètent souvent gravement sur le domaine vie privée.
En revanche, l’armée doit pouvoir enquêter plus profondément sur la personne, d’autant qu’elle n’a aucun intérêt à porter ce qu’elle découvre à la connaissance du public. Si sa grille d’analyse l’amène à écarter une candidature dont les compétences professionnelles lui paraissent essentielles, elle n’en souffrira pas. Car je reste persuadée que certaines tares privées ne peuvent que porter préjudice aux compétences professionnelles les plus affirmées ou, même, révèlent que ces compétences n’en sont pas. Et personne n’est irremplaçable, que je sache.
Quant à la grille d’analyse, l’armée dispose certes des moyens nécessaires pour la forger. Avec l’aide de personnes qualifiées en la matière et dont c’est la profession.
10 août 2008 à 10:03
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Pour avoir connu HFL en 1956 et jusqu’en 1976, la critique de Jeanneret dit l’essentiel sur ce Vaudois hors du commun. Que va-t-on trouver dans les 550 pages du bouquin? J’ai presque envie de lire pour savoir si « tout » est dit!
12 août 2008 à 19:22
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Ne sombre-t-on pas avec une telle biographie à cette mode « storytelling » ? Raconter les histoires de vie des managers est limite de formater les esprits pour une société néolibérale.
14 août 2008 à 8:12
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Merci de cet excellent article de saison qui contient une proposition originale.
Une remarque concernant la professionnalisation. Elle entraîne bien sûr certaines dérives. Mais, ily a aussi un effet paradoxal: les professionnels les mieux payés au monde sont prêts à venir participer à cette compétition uniquement
par ce qu’elle représente sur le plan sportif. L’émotion de Federer comme porte-drapeau n’est pas feinte. Un joueur
de
football comme Messi préfère venir jouer avec l’Argentine aux JO qu’avec son club de Barcelone (l’affaire a
d’ailleurs
donné lieu à un litige tranché en faveur des clubs). Les Dream Team américaines de basket se succèdent. Je ne suis
pas
dupe des contrats publicitaires. Maisla participation de certains professionnels est
finalement plutôt bénéfique pour l’esprit olympique.
Une autre remarque concernant le nombre de disciplines. Les JO d’été de 2008 en comptent 28; les JO de 1908 (Londres) en
comptaient 25, dont certaines aussi fokloriques pour l’époque que le taekwondo ou le BMX aujourd’hui (jeu de paume, crosse, tir à la
corde). Malgré les pressions des fédérations de toutes les disciplines (y compris…le bridge), le CIO a finalement plutôt limité leur nombre. Pour 2012, il a par exemple exclu les baseball et les softball. L’athlétisme a peut être perdu un peu de son prestige au détriment d’autres sports, mais je ne suis pas sûr que ce soit une mauvaise chose.
Finalement, les sports collectifs très populaires (le basketball en particulier) font appel à des autres valeurs que le culte de la performance et son lot de cas de dopage. Le programme des jeux d’hiver est d’ailleurs plus équlibré, ski alpin et hockey sont presque à égalité de prestige.
14 août 2008 à 18:26
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Comme toujours Jean-Daniel Delley c’est la lucidité et la rigueur intellectuelle dans l’analyse.
Malheureusement on ne peut pas en dire autant de Christian Levrat.
Recherche de l’effet, du coup médiatique, alors qu’il est plutôt balourd et sans charme, donc peu doué pour l’exercice. Mais comme il est vaniteux, il pense qu’il ne peut mal faire. Alors il fonce et commet des bourdes.
Diriger le PS dans une phase historique où les tendances lourdes sont contre la social démocratie (chute du mur de Berlin, mondialisation, etc.) est certes une gageure. Donc ne tirons pas sur le chauffeur de l’ambulance. Mais puisqu’il a accepté cette casquette, mieux vaudrait que Christian Levrat tente de renforcer sa formation, ou du moins de minimiser ses inévitables pertes, en mettant l’accent sur la substance, non en se gonflant de vanité comme un dindon et jouant au petit Sarko de gauche, pour essayer de surfer sur le superficiel et l’inconsistant.
Un conseil camarade Levrat: prenez Jean-Daniel Delley dans votre équipe comme conseiller spécial. Et chaque fois que ça vous démange de faire le malin sous les sunlights, d’abord demandez lui son avis. Vous ferez moins de coup d’éclats, mais aussi moins de coups d’épée dans l’eau et moins de pets sur des toiles cirées.
Ainsi les vaches socialistes seront mieux gardées.
16 août 2008 à 7:27
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Votre article est très vrai et bien que tout le monde sache que des affaires obscures se déroulent en Campanie et qui arrosent le monde entier, TOUT LE MONDEs’en fout ! Je ne comprends pas que l’UE ose encore « aider financièrement » des projets, dans cette région, alors que tout est détourné !!!! je connais des pauvres femmes qui sont payées 1 Euro pour confectionner une cravatte qui lui prend 45 minutes ! Mais tout le système est pourri et le donneur de travail n’est pas beaucoup mieux payé ! Tant que les autres pays, (dont la Suisse avec ses banques) y trouveront leur compte rien ne changera ! J’ôse espérer que ce cher Saviano aura fait bouger les consciences !
16 août 2008 à 14:57
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C’est bien de s’intéresser à un entrepreneur: son parcours, ses états d’âmes, dans un journal socialiste; même si ça étonne un peu, le travail temporaire étant souvent considéré comme une industrie de négriers.
Mais pourquoi faut-il opposer un milliardaire qui s’est fait lui-même, et qui a souffert de la pauvreté dans sa jeunesse, donc « gentil », comme Henri-F. Lavanchy, avec un qui a hérité, donc « méchant » comme Ernesto Bertarelli?
Ca n’est pas honnête intellectuellement.
De deux choses l’une:
Soit on admet qu’il est utile que des entrepreneurs partis de rien comme Henri-F. Lavanchy puissent devenir milliardaires, car cela crée des emplois, ca fait marcher l’économie et contribue donc à la prospérité générale, et en plus c’est un espoir pour tout le monde de savoir qu’il est possible à un pauvre diable de devenir riche; alors on admet aussi la propriété privée et l’héritage, même si on est de gauche.
Dans ce cas là on doit admettre qu’il y aura transmission des fortunes et on ne peut exclure que les enfants des gentils Lavanchy naissent eux aussi « avec une cuillère en argent » et soient des méchants héritiers comme s’ils sortaient de la famille Bertarelli. Donc on ne parveindra pas à extirper la mauvaise herbe capitaliste.
Ce cher Bertarelli, après tout, n’a pas choisi de naître avec une cuillère en argent plutôt que comme crève la dalle allant glâner à Reverolle pour avoir à manger pendant la crise. Il s’est contenté, l’Ernesto, de gérer de son mieux une situation donnée avec ses avantages et ses inconvénients. Et il l’a fait d’ailleurs plutôt brillament en développant son entreprises et lançant des projets extraordinaires comme Alinghi, dont des retombées bénéficient à des milliers de gens. Même maintenant qu’il a tout vendu, ses milliards seront plus utiles gérés par lui que confisqués, car il ne manquera pas de les investir plus intelligemment que s’ils étaient dilapidés par un état socialiste.
Ou alors on prône l’expropriation de toute chose, la propriété collective des moyens de production et d’échange, etc. Pas moyen de transmettre autre chose que le strict nécessaire. Alors c’est le maoïsme du bol de riz en fer, l’extermination des koulaks en URSS, et la lutte de classes à outrance. On sait que l’application de cette idéologie conduit à ce que les gentils Lavanchy soient condamnés à crever la dalle toute leur vie. Il ne leur este même plus rien à glâner. Et la masse de la population reste dans la mouise éternellement, seuls le 1 pour mille, les dirigeants du parti, connaissant les privilèges et le luxe.
C’est une position tout à fait logique mais il faut choisir. Le misérabilisme sentimental et la distinction entre bons et mauvais riches est de mauvais goût.
16 août 2008 à 17:18
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Un dixième des électeurs français ça fait combien de millions de signatures?
Et quelles seront les embuches administratives? Quel délai pour la récolte des signatures? Comment les signatures seront-elles légalisées? Chacun devra-t-il se déplacer personnellement à la mairie pour ce faire? Ou les organisateurs pourront-ils s’en charger comme en Suisse ? Quels seront les frais ? Bref quel sera le budget de lancement d’un référendum d’initiative populaire: 20 millions d’Euros? Plus? Moins?
Il semble que la barre est placée tellement haut que personne ne pourra jamais l’atteindre. Même pas les grandes centrales syndicales, ou patronales, même pas les grands partis, ni les grands groupes de presse. Et de toutes façons seuls les groupements hyperpuissants faisant partie de l’oligarchie le pourraient, wenn überhaupt.
On ne peut pas dire que ce sera un grand renforcement des « droits populaires » ni de la démocratie de proximité.
Beaucoup de gens dont moi seraient sans doute reconnaissants à Domaine Public de continuer à les informer sur cette intéressante question, au fur et à mesure que les détails d’applications seront mieux connus.
18 août 2008 à 9:55
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Effectivement, il serait plus judicieux de densifier nos villes comme cela a été le cas lors de fortes migrations ou en période pré-industrielle (réforme, XIXème) « construire la ville en ville » au lieu de s’étaler. Le projet avancé de Renens et celui moins abouti du PAV à Genève sont dans cette logique. Par contre, les communes, les propriétaires terriens mais aussi le Canton du valais comme Verbier, Saas-Fee, Zermatt, Montana et d’autres ont largement entamé leur patrimoine pour un gain rapide sont les seuls responsables. Le phénomène des « lits froids » dans ces stations est un constat de semi-échec pour l’économie de ces régions car ce phénomène est volatile et saisonnier. D’ailleurs, l’architecte anglais Norman Foster a constaté aussi ce développement urbanistique désordonné et quasi anarchique le long du Lac Léman dans un récent interview. Après un aménagement tout azimut, une loi trop restrictive sur les constructions risquerait de gêner le futur développement économique du Plateau, pourquoi ne pas développer parallèlement un développement efficace des infrastructures?
18 août 2008 à 19:18
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Une telle transaction, dans un laps de temps aussi bref, pose une troisième question en relation avec l’actionnariat de la société bénéficiaire. Qui sont les détenteurs économiques de SUPRAM SA, immatriculée au RC luxembourgeois le 8 mars 2006 ?
19 août 2008 à 0:01
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L’orthodoxie est le dessèchement et la mort de la foi vivante. Le libéralisme (théologique) en est l’antidote nécessaire, avec toutefois le risque (avéré pour le protestantisme) de n’exister qu’en opposition à la première, et de ne rien pouvoir apporter de positif, de nourrissant. A ne pas confondre avec la théologie négative (ou apophatique), qui est un moment important dans l’histoire de la théologie et indispensable à mon sens dans tout parcours théologique individuel.
19 août 2008 à 21:27
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L’Office fédéral du développement territorial a conduit une étude approfondie de cette proposition. Sa concrétisation pose une multitude de problèmes et s’avère surtout incompatible avec l’actuelle répartition des compétences entre la Confédération et les cantons.
Au travers d’un mandat confié au professeur Thalmann de l’EPFL, j’ai voulu tester d’autres modèles plus simples pour réformer la fiscalité foncière en favorisant un aménagement durable du territoire. Le rapport qui m’a été rendu discute des droits à bâtir échangeables et des difficultés de mise en oeuvre. Ce rapport peut être téléchargé ici.
24 août 2008 à 17:31
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1) En ce qui concerne la gymnaste He Kexin, un internaute est parvenu à retrouver (dans un cache) un document retiré d’un site officiel chinois attestant qu’elle a 14 ans et non 16 comme le soutiennent les autorités. C’est le Times de Londres qui l’a révélé vendredi. Jacques Rogge a annoncé une enquête, qui pourrait conduire au retrait de sa médaille d’or.
2) C’est aussi en anglais, mais le Magazine du FT Weekend a publié il y a quelques semaines un passionnant reportage sur la stratégie militaro-industrielle de prospection, dès l’enfance, et d’élevage des futurs champions chinois Et encore, vous échappez aux photos de bambins suspendus aux espaliers de la version papier!
3) De quoi toutefois se rassurer sur la santé de cette belle jeunesse: Sex and the Olympic City un tour de force journalistique publié également par le Times (dans le cahier magazine quotidien) que je ne résiste pas au plaisir de communiquer…
25 août 2008 à 22:36
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Très saine analyse en effet. JDD aurait aussi pu se gausser du fait que
l’on retrouve parmi ces municipalités tétanisées aussi bien des édiles de « gauche en mouvement » à Nyon ou Lausanne que les plus conservateurs des bourgeois ailleurs.
Notons pourtant des réactions de bon sens dans le courrier des lecteurs de 24Heures, rappelant à ces messieurs d’autres saoulographies de leur jeunesse ou aujourd’hui encore socialement admises.
Mais surtout l’analyse tout en finesse de Perre Maudet dans Le Temps et son « Non mais » de président de la Commission fédérale pour la jeunesse.
Le rapport à la jeunesse: encore un dossier qui met à mal les clichés gauche droite.
26 août 2008 à 8:56
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Lors des traditionnelles beuveries organisées, une équipe se porte responsable pour la sauvegarde des gens et le nettoyage après la fête. Certainement que si le généreux inviteur de Montbenon avait tout de suite annoncé qu’il se portait garant de la remise en ordre, tout le monde se serait réjoui d’une initiative si originale et spontanée. Pourquoi ni lui ni d’autres ne l’ont-ils fait?
27 août 2008 à 20:12
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Le réglage fin a peut-être fait son temps.
Depuis quelques bonnes années, les autorités modifient les activités des prestataires de soins et diverses prestations en cherchant à limer progressivement tout ce qui se présente en périphérie, un peu comme on mange la soupe en prenant des cuillerées sur les bords parce que moins brûlantes.
Ce limage a commencé par les physiothérapeutes et les 5 médecines introduites par Mme Dreifuss puis retirées par M. Couchepin. Au passage, élimination de bons petits remèdes qui ne coûtaient pas cher mais qui font partie d’un système non maîtrisable parles grands dirigeants.
Puis une limitation des séances de psychothérapies et des soins en EMS. Dernière cruauté: les laboratoires du praticien; il s’agit vraiment d’une cruauté car c’est amputer les médecins d’outils indispensables à une pratique qui a fait ses preuves.
Toutes ces décisions sont prises à base de calculs sans tenir compte de leurs valeurs thérapeutiques.
Il est temps de ne plus parler des coûts de la santé quand il est question du coût des soins financés par l’assurance de base. Les coûts des soins dépendent en fait
a) des coûts de l’assurance de base
b) des coûts des assurances complémentaires
c)des participations des assurés
d) de tout ce que le patient paie spontanément de sa poche.
Je propose donc de parler des coûts des soins et non pas des coûts de la santé.
La santé est un bien combien plus important que ce qui résulte des décisions de nos dirigeants.
Tout récemment, ils ont défini le but de la promotion en soulignant particulièrement la capacité
fonctionnelle de la population et la productivité du système économique.
De telles déclarations démontrent bien la préoccupation de notre gouvernement: la santé économique doit primer sur tout.
Or, la santé, c’est bien autre chose. L’OMS l’a clairement définie en déclarant: «La santé estun état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité» Cette définition implique que tous les besoins fondamentaux de la personne soient satisfaits, qu’ils soient affectifs, sanitaires, nutritionnels, sociaux ou culturels et du stade de l’embryon, voire des gamétes à celui de la personne âgée. (Wikipédia).
Que ce soit santésuisse ou le Conseil fédéral, aucun n’est en mesure d’apporter les éléments nécessaires à la santé, Ils ne savent effectivement que soigner les coûts. Il est donc temps de créer une fédération des thérapeutes, médecins ou non, afin de mettre ensemble nos moyens pourtendre à la définition de l’OMS et offrir à nos patients une réponse à leurs besoins de santé plutôt que des offres de primes plus ou moins onéreuses.
Dr Marie-France de Meuron
28 août 2008 à 9:22
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Botellones s’écrit sans accent, contrairement à botellón.
Merci. Nous avons corrigé dans le texte (le webmaster).
31 août 2008 à 17:55
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Bonjour,
retour d ‘un stage universitaire à Palerme… 2 mois dans une famille de l’anti-mafia, derrière le Palais de jusitce construit pour juger les assassins de Giovanni Falcone et Paolo Borsellino ….qui auraient été des enfants de coeur …faites moi peur….
C’est votre champ lexical qui serait à analyser dans votre article qui voudrait nous affoler mais qui utilisele vocabulairede la presse à scandale.. des héros de bandes dessinées ou en avatar de Second Life.
Pour Palerme, il se dit que le bras armé de la maffia a été démantelé par le juge Giovanni Falcone, et elle est donc devenue moins sanglante. Maintenant c’est la maffia financière qui règnerait. Certains »progrès » sont donc possibles.
Passé ces deux moischez Maria et Nino, Maria née (ou qui aurait osé naître…) dans un bourg sicilien trop traditionnel,battue par son père, enfermée, exorcisée par des prêtres catholiques acharnés… mais ELLE a gardé les pieds sur terre … études, travail social et toujours à pied d’oeuvre, sans plaintes, sans peurs.
Ce qui me paraît manquerle plus dans presque tous les articles de DP, c’est un regard antrhopologique, des compétences en sociologie qualitative, je recommenderais le livre de François Laplantine: « la descriptionethnographique » et qui nous apprend a hiérarchiser et organiser le réel par l’écriture… par exemple votre énorme méduse composée de sueur et de sang….puisque nous ne somme pas Homèreon trouve de nos jours le livre de Laplantine en bibliothèqque, une première petite lecture pas si facile pour ne pas être contaminépar votre peur.
Ensuite, encore une fois sur DP,et pour ce que je sais de l’Italie, vous pourriez lire le livre de Ferdiando Fava sur le Zen, banlieue de Palerme,une anthropologie de l’exclusion; on letrouve aussi à Genève en bibliothèque universitaire ou par le prêt entre bibliothèque. Vous pourrez apprécier son approche humaine et modeste au milieu des tas d’ordures.
Pour comprendre modestement l’Europe, allez en France… un petit séminaire de projets européens par exemple: Relais Culture Europe à Paris que j’ai tenté,Vous y rencontrerez quelques opérateurs qui vous suivront sur vos projets, j’imagine qu’on peut en trouver d’autres….en septembre à Marseille, à moins de 4h en TGV allez voir l’exposition du photographe Franco Zecchin sur la maffia, au centre culturel italien,allez lui parler, renseignez-vous, ou cherchez ses photo sur Internet,étudiez…
A bientôt, je prends l’avion pour Palerme…
Ana Landa
1 septembre 2008 à 16:11
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Madame Landa, vous parler de la Sicile et de la mafia, mais le livre de Saviano est sur Naples et la camorra. Naples n’est pas en Sicile et la camorra n’est pas la mafia. Comme disait Falcone, que vous citez, si on veut y comprendre quelque chose il faut distinguer mafia de camorra de ‘ndrangheta de sacra corona unita, qui sont des organisations différentes, qui agissent dans des régions différentes, sont formées par des gens différentes, avec des cultures différentes et qui ont des modalités de fonctionnement différentes. Vous ne pouvez pas lire un ou deux livres sur Palerme et prétendre avoir compris Naples. Vous dites qu’il y a de l’espoir car la mafia (sicilienne) aujourd’hui n’est presque plus violente. Mais Falcone disait que quand la mafia est tranquille ses affaires vont bien et quand la mafia tue elle a des problèmes.
1 septembre 2008 à 22:54
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Votre appel du pied à la « droite » PDC-PRD est intéressant. Au fond ce que vous suggérez c’est une coalition de centre gauche, visant à maintenir l’UDC en dehors du pouvoir.
Permettez qu’on soit pessimiste quant aux chances de succès de cette démarche. Bien sur il y a beaucoup de gens au sein du centre droit, du centre, et du centre gauche voire de la gauche authentique, qui au nom de leur aversion commune pour le conservatisme eurosceptique de l’UDC, et au nom de « valeurs républicaines » assez floues, seraient d’accord de tenter la « petite concordance » comme a essayé de la théoriser Andreas Gross.
Seulement, et pardonnez l’expression, le PRD et, encore plus le PDC, sont bien trop « faux culs » pour jouer le jeu loyalement.
Ces partis n’ont aucune convergence avec votre voie sociale démocrate réformiste.
Ca les a simplement amusé de mêler leurs voix aux vôtres, juste pour se débarrasser d’un personnage, Blocher, qui leur donnait de l’urticaire. Au coup par coup, ils seront encore d’accord de faire front communavec le PS, comme force d’appoint dans leur stratégie à la petite semaine.
Mais pour élaborer une vraie plateforme réformiste de centre gauche, – ce que vous désirez -, ils n’ont pour cela ni la détermination, ni l’audace de conception, ni la capacité manoeuvrière, ni la loyauté nécessaire et en aucune façon la touche de générosité que cela demanderait.
Ces partis, nous le savons, sont achetés par des intérêts économiques. Le PS l’est aussi, mais le PS est utilisé par ces intérêts économiques comme force d’appoint dans la mesure ou le PS peut aider à entrer dans l’Europe. Il n’y a que ce sur ce seul point que le grand capitalisme et la gauche socialiste suisses se rejoignent.
Donc, il n’y aura pas de coalition de centre gauche.
La seule question qui intéresse cette fausse droite européiste, c’est de savoir de quelle façon elle pourra amaner l’UDC à baisser pavillon sur l’essentiel: c’est à dire l’Europe et la défense nationale. Moyennant quoi, le grand patronat et les partis PDC/PRD rêveraient d’une coalition de centre droite bien anti sociale, pouvu qu’on puisse entrer dans l’EUROTAN par la petite porte et en cachant la vérité au peuple.
Tous ces gens sont acquis à un programme néo-libéral. Et c’est pourquoi il s’opposent au souverainisme de l’UDC, qui les gêne dans leur désir de bazarder les droits populaires et de se faire admettre dans l’Olympe des élites internationales, celles du commerce, de l’Europe intégrée, et, bien entendu, de l’OTAN.
Au fond ce qu’ils aimeraient le mieux serait de trouver deux conservateurs à la Samuel Schmid, qui soient d’accord de brader la Suisse, à condition de faire une politique ultralibérale et antisociale.
Bref, vous n’avez rien à espérer de ces gens là.
Heureusement, après l’énergique mise au pas qui a eu lieu dans l’UDC, ce sera difficle de trouver deux autres « idiot(e)s utiles » à la Schmid-Widmer-Schlumpf, pour reprendre l’expression aimable de Mme Chantale Tauxe dans l’Hebdo.
Donc, ne perdez pas de temps à espérer beaucoup d’écoute de la part du PRD/PDC. Ils sont trop occupés à se demander jusqu’où ils feront des concessions à l’UDC dure pour mieux se passer de vous.
Votre suggestion de s’entendre avec le centre droit sur la question de l’armée laisse également perplexe. Selon les déclarations de divers porte paroles socialistes, on sent bien que ce parti, s’il a réussi à se défaire de sa préférence pour l’abolition pure et simple de l’armée, penche pour une armée professionelle de 30′00 hommes au plus, qui devrait se concentrer uniquement sur des opérations de « maintien de la paix » dans le monde, du genre Kosovo, en attendant qui sait ? la Géorgie, en attendant l’Afghanistan si ce n’est pire.
Comme le monde est en guerre, ces histoires de maintien de la paix sont des billevesées, destinées uniquement à décharger l’OTAN de tâches accessoires confiées à des troupes supplétives (comme celles de la Suisse) pour lui permettre de se concentrer sur ses guerres de conquêtes coloniales comme celle d’Irak etc.
Donc, la pression augmentant, les USA exigeront de plus en plus, et les troupes suisses, si on entre dans cette spirale, finiront par être appelées à se faire tuer, comme les Farnçais, en Afghanistan et ailleurs dans des missions de guerre. Vous verrez que le Samuel Schmid de service, et la Calmy-Rey, si elle est encore là, les enverront à la mort d’un coeur léger.
out cela pour dire que la vision d’une armée de 30′000 professionels du maintien de la paix n’est en aucun cas pensable pour notre pays.
De ce point de vue, je ne saurais vous cacher que je comprends les réticences des partis PDC/PRD à vous suivre sur ce terrain. Et j’ajoute que de défendre une telle vision, en effet, n’est pas de nature à renforcer la confiance que nos concitoyens patriotes peuvent faire au PS.
Puisque vous n’avez rien à attendre de la fausse droite sur le terrain social, pourquoi n’envisagez vous pas une autre stratégie ?
Négocier avec l’UDC en commençant par vous rallier sans réserve au principe de la défense nationale forte dans la neutralité armée. L’UDC est capable de transcender les purs intérêts économiques. Elle l’a prouvé en s’opposant aux bilatérales.
C’est pourquoi j’estime que vous auriez plus de chances d’obtenir des concessions de politique sociale de l’UDC que du PDC et du PRD; à condition qu’en contrepartie vous garantissiez à l’UDC de vous opposer à l’entrée dans l’Europe – qui laminerait les avantages sociaux que vos syndicats ont durement gagnés en trois générations – et que vous souteniez également une défense du territoire digne de ce nom, laquelle est dans le meilleur intérêt de la classe ouvrière, comme tant de socialistes y compris des camarades officiers socialistes que j’ai bien apprécié au cours de ma carrière militaire, en prouvé qu’ils en étaient convaincus.
C’est très simple: Avec le PDC/PDC vos chances d’obtenir des concessions sont égales à zéro virgule zéro. Avec l’UDC, en revanche,àcondition de lui apporter loyalement et sans chipoter la contrepartie que je vous suggère, vos chances sont infiniment meilleurs. Elles sont en tous cas réelles.
3 septembre 2008 à 6:36
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… aux Etats-Unis pour les retraités les moins fortunés.
Je pense que l’UDC, comme d’habitude, cherche à faire les grands titres de la presse car il y a de plus en plus de retraités qui vivent de plus en plus longtemps donc le système est précaire.
Mais sur le fond il y a une injustice sur les petites retraites que la « gauche » américaine perçoit dans un contexte économique difficile.
3 septembre 2008 à 21:59
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Chaque liste arrive avec un programme défini et des idées précises pour attirer des voix le 19 octobre. Comment pourrait-il en être autrement? Il faut bien dire aux électeurs ce que l’on défend pour qu’ils puissent se prononcer. Il y a pourtant là un paradoxe: si le idées sont arrêtées avant la discussion, celle-ci risque fort de ressembler aux débats parlementaires dont Genève a le secret: beaucoup de bruit, beaucoup d’agitation et peu d’avancée réelles. Pour que la constituante soit un succès, il faudra que les candidats élus fassent preuve d’ouverture et de patience. Qu’ils ou elles prennent le temps de discuter à 80 du futur souhaitable pour Genève avant de se mettre le nez dans le guidon de la législation.
3 septembre 2008 à 22:15
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Bravo à Jean-Daniel Delley bien connu pour la finesse de ses appréciations; je partage complètement son analyse.
Ce qui me fait réagir, c’est la lecture du point de vue énoncé par Mme de Meuron au sujet de l’article de J.-D. Delley: ce dernier en appelle aux assureurs pour qu’ils rejoignent la table autour de laquelle cantons et médecins se sont réunis. L’auteur aurait pu également souhaité que d’autres les rejoignent aussi: représentants du corps infirmiers, des organisations de patients, pour n’en citer que deux. A cela, Mme de Meuron répond en substance qu’il est grand temps que les médecins et autres prestataires se regroupent en une « fédération des thérapeutes » d’où nous viendra le secours et l’avenir radieux du système de santé!
Le problème est bien là: tant qu’une des parties du système de santé voudra imposer aux autres sa propre vision des réformes à entreprendre, nous resterons dans l’impasse. Dans ce champ de tensions où de multiples acteurs interagissent en fonction de leur logique et de leurs intérêts, où la démographie, le tableau épidémiologique, les progrès de l’industrie bio-médicale évoluent constamment, seule la concertation permanente peut conduire à des changements acceptables pour toutes les parties.
André Contandriopoulos, professeur à l’Université de Montréal et spécialiste des systèmes de santé, identifie quatre logiques au-moins dont la confrontation permanente conditionne la gouvernance et l’évolution du système: la logique professionnelle (celle que veut nous imposer Mme de Meuron), la logique de marché (celle que P. Couchepin , les assureurs et les cliniques privées souhaiteraient pour nous tous), la logique technocratique (qui relève essentiellement des administrations sanitaires) et la logique démocratique (qui s’incarne dans nos parlements par ex.). Les tentatives d’enfermement du système dans l’une ou l’autre de ces logiques conduirait au désastre. A bon entendeur!
4 septembre 2008 à 11:53
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La seule souveraineté qui vaille, c’est celle qui concerne les choix de société.
De toute manière, quand on est un poids plume – ce que nous sommes – à quoi ça sert de participer à l’élaboration des règles communautaires ?
Si c’est pour faire acte de présence aux côtés d’autres figurants, comme l’Estonie, Chypre, la Slovaquie et les Pays-Bas, c’est non merci.
8 septembre 2008 à 16:53
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Qu’est-ce qu’un projet en forme d’additions de politiques publiques gravées dans le marbre constitutionnel. Cher Jean-Daniel, à part le brio de la formule, on n’avance pas beaucoup! Mais je suis d’accord avec cet article. En particulier, le projet d’agglomération valdo-franco-genevois dont notre conseiller d’Etat Robert Cramer se fait le porte-drapeau pas toujours convaincant (CF DP 1779 et 1786) devrait donner lieu à un réexamen des compétences institutionnelles Canton-Communes urgent dans le sens esquissé par J-F Mabut dans TdG du 3.09.2008.
8 septembre 2008 à 18:44
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Sincèrement, nos édiles du gouvernement, à une ou deux exceptions près, créent un tort considérable à la Suisse politique. Hélas, nous ne pouvons pas compter sur les parlementaires pour changer les choses, puisque chaque écurie soutient son poulain, quelle que soit la crotte déposée. Oui, les élus ne font pas leur boulot et le citoyen est impuissant. Il faut donc renforcer le rôle du souverain.
8 septembre 2008 à 20:02
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Quelle que soit la formule choisie, une élection au suffrage universel tendrait à porter des fortes têtes au gouvernement. Une fois le gouvernement ainsi constitué, il deviendrait très difficile de fonctionner de façon collégiale (comme des expériences récentes l’ont bien montré…).
Est-ce que ceux qui soutiennent ce genre de propositions envisagent aussi un « chef de gouvernement » pour tenir ce genre de groupe à la dynamique particulièrement vive?
On ne peut probablement pas changer ce mode d’élection sans véritablement toucher tout l’édifice…
11 septembre 2008 à 17:24
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Il n’est pas dans mon intention de contester des éléments fondamentaux de la
fiscalité: imposition directe fondée sur le principe de la capacité
contributive, respect de l’égalité de traitement devant l’impôt…
Je suis surpris cependant du ton général de l’article de Pierre Imhof qui,
pour l’essentiel, traduit plus une forte réserve à l’égard de la situation
« privilégiée » des rentiers plutôt qu’une critique des procédés populistes
utilisés par l’UDC.
Comment interpréter le titre de son article (« Exonérer de l’impôt les rentes
AVS: à qui profite le crime? »)?
Puis, plus loin, l’enchaînement de formules telles que
- « Cette idée de base portant sur l’image largement dépassée, même si elle
n’a pas totalement disparu, du petit rentier peinant à nouer les deux bouts. »
- « …il y a davantage de pauvres chez les travailleurs et les familles
monoparentales qu’il n’y en a chez les retraités ».
- « …les personnes âgées bénéficient de l’épargne accumulée »
- « le filet social est particulièrement développé en Suisse pour le troisième
âge. »
laisse songeur.
Il est certain que des injustices « fiscales » perdurent. On trouve aussi des
anomalies dans l’exploitation de l’assistance sociale. Faut-il en arriver à
faire des comparaisons entre pauvres et moins pauvres pour stigmatiser une
mesure qui finalement ne ferait que compenser l’absence d’adaptation des
rentes au renchérissement ou l’important décalage dans le temps de cette
adaptation (et la diminution du pouvoir d’achat qui en découle).
Pierre Imhof est certainement favorable à une adaptation réelle et
systématique des rentes AVS. Je pense qu’il serait utile de ne pas laisser
seule l’UDC « faire vibrer la corde des pauvres rentiers ». Un électorat
nouveau n’est pas forcément un électorat jeune !
12 septembre 2008 à 8:40
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Avant que la récolte de signatures débute, la Chancellerie fédérale fait un examen préliminaires des initiatives « quant à la forme et aux exigences de la loi » (art. 69 de la loi fédérale sur les droits politiques). Mais, la Chancellerie ne peut empêcher les initiants de déposer une initiative. L’Assemblée fédérale ne statue qu’en bout de course, une fois les signatures récoltées. Voilà pour le droit positif. En droit désirable, on pourrait imaginer un contrôle de la validité a priori par une autorité judiciaire.
9 septembre 2008 à 2:21
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Je suis d’accord avec « Scipion ».
En revanche l’article m’a déçu. Généralement les articles de J.-D. Delley me frappent par leur lucidité. Mais là je le trouve en petite forme. M. Delley veut-il vraiment qu’on renforce encore la collaboration avec l’OTAN? Ne voit-il pas que cette collaboration va déjà trop loin? Elle a pour conséquence que d’ores et déjà notre neutralité n’est plus crédible. Comment le serait-elle? alors que nous avons reconnu le Kosovo, prenant ainsi fait et cause pour un charcutage territorial contraire à toutes les résolutions de l’ONU et en fait un diktat américain. Notre position ne peut être comprise par la Russie que comme un acte d’hostilité envers elle qui nous classe dans le camp de ceux qui veulent l’encercler et la réduire à quia. Cette reconnaissance du Kosovo aura des connaissances tragiques pour la Suisse. Une guerre en Europe n’est plus impossible. Dans ce cas, nétant plus neutre et étant intégrés à l’OTAN nous serions logés à la même enseigne que les autres membres de l’OTAN. Il faut de toute urgence annoncer notre retrait du « partenariat pour la paix » réaffirmer la neutralité permanente et rendre crédible à nouveau notre défense territoriale. Sinon le jour viendra ou nous risquerons l’occupation. La guerre en Afghanistan est déjà perdue pour l’OTAN quand cette défaite sera patente, l’onde de choc sera terrible. Le rapport de force défavorable à la Russie prendra fin. L’OTAN refluera dans les théatres d’opérations extra-européens et alors on s’apercevra que l’Europe occidentale n’est pas défendue. Pour peu que la Russie veuille pousser son avantage…
Enfin en ce qui concerne l’UE, M. Delley veut-il vraiemnt y adhérer? Ne voit-il pas le danger de cette Europe du libéralisme pour les acquis sociaux?
J’ai lu aussi le texte de von Däniken que j’ai trouvé un concentré du conformisme de haut-fonctionnaire.
9 septembre 2008 à 7:48
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Il faut rappeler ä Mme Widmer-Schlumpf, concernant l’Union européenne, que le pacte sur l’immigration et l’asile présenté par la France au Conseil européen le 7 juillet de cette année à Cannes évoque des retours également vers des pays de transit, ce que Mme Ruth Metzler avait tenté de négocier avec le Sénégal en janvier 2003 et il serait bon de relancer des discussions dans ce sens.
François Brélaz, Cheseaux-sur-Lausanne
9 septembre 2008 à 14:37
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Ok j’ai vu hier la fiduciaire qui s’occupe de ma déclaration d’impôts et qui m’a dit qu’il avait toujours plus de clients qui doivent attendre les bonus de fin d’année pour finir de payer leurs impôts, donc ils sont toujours endettés.
10 septembre 2008 à 9:45
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Pour une gestion efficace des communes vaudoises, il me semble qu’il serait judicieux que celles-ci comportent un minimum de population (disons au moins 2′000). Cela permettrait aux élus, en nombre plus restreint,de gérer des entités plus importantes. De plus, il faut encourager les réalisations intercommunales.
11 septembre 2008 à 16:20
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Ne pourrait-on pas imaginer aussi qu’en vertu du fameux droit international impératif, le fait même de déposer une initiative contraire à ces dispositions constitue en soi une violation du droit positif suisse ou international suisse qui entraîne l’invalidité ab initio du texte ?
12 septembre 2008 à 19:05
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Le marché sans le profit, c’est le Graal de la gauche moderne, le triomphe de la triangulation… Mais un tiers-secteur monopolistique dans certains domaines, est-ce bien raisonnable? N’est-ce pas plutôt une paresse de la régulation?
Car après tout rien n’oblige aujourd’hui les intéressés à choisir le privé, c’est pourquoi il faudrait l’interdire… Pour un autre point de vue (patronal, je m’en doute), voire cette tribune parue dans Le Temps.
Quant au 2e pilier, il me semble qu’il appelle une réforme bien plus profonde et moins frileuse (cotisation non liée à l’âge, désenchaînement des assurés à leur employeur, pour commencer).
12 septembre 2008 à 23:19
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Ne faudrait-il pas simplement pas imposer aux assurances ce que les banques ont l’obligation de faire avec leurs clients?
Il s’agit de devoir attribuer individuellement à chaque caisse les actifs investis. C’est à dire qu’il faut interdire des répartitions avec des clés que personne ne connait. Par exemple si une assurance achète 100′000 actions de la société « X », elle doit en attribuer chaque partie à chaque caisse avec un prix clairement indiqué, tous frais déduits. De même lors de la vente. Et ceci pour chaque investissement. Finis les pots communs, finis les répartitions après coup.
En appliquant cette règle dès 1985, les investissements des caisses auraient été plus rentables et probablement qu’il n’ y aurait jamais eu les défaillances du début du siècle.
13 septembre 2008 à 1:14
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Le critère de la rente AVS est beaucoup trop large, sans relation avec la situation financière des bénéficiaires de l’aide proposée. Par exemple, l’amélioration des prestations complémantaires (PC) de l’AVS (et de l’AI) se révélerait bien plus pertinente (et plus proche del’idée d’Obama).
16 septembre 2008 à 8:26
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Plutôt qu’être pour ou contre les avions, pourquoi ne pas envisager de diminuer leur rôle?
La fonction de l’avion de chasse suisse ayant un rôle limité dans un contexte de défense européenne, est-ce qu’une étude sérieuse a été faite pour remplacer une grande partie des avions de combat par des hélicoptères de combat?
Ceux-ci seraient bien plus utiles en Suisse car aussi utilisables pour des missions civiles ou de protection de sites. Cela pourrait également servir d’école de pilotes civils comme avec les avions de chasse qui ont été un booster pour les pilotes de Swissair.
17 septembre 2008 à 0:00
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La notion même de l’existence d’un droit international impératif (jus cogens) est très controversée en doctrine. Ce n’est qu’une théorie et elle est loin de faire autorité.
De toutes façons, aucune des initiatives en question (minarets et expulsion des étrangers criminels) ne contredit le droit international impératif; seulement, à la rigueur, des conventions internationales qu’il est loisible de dénoncer à tout moment si le peuple souverain le veut.
En aucune façon cela ne ferait de la Suisse une dictature totalitaire où les libertés publiques ne sont pas respectées.
Bien sûr on peut interdire toute initiative qui s’opposerait si peu que ce soit à une convention internationale. Mais au fait, démo-cratie qu’est ce que ça signifie? Un concentré d’idéologie tel qu’on peut le trouver dans certains textes signés par des diplomates à l’insu de la population? Ou le pouvoir du peuple?
17 septembre 2008 à 0:02
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Un lecteur nous pose la question du respect du droit à l’image et à la confidentialité de la procédure pour les requérants qui apparaissent à l’écran, considérant quelque part que le film peut porter atteinte à leur dignité. Il se réfère à un texte trouvé sur l’Internet (dans le cache de Google, la source n’est pas accessible directement):
« Droit d’asile suisse, une forteresse de confidentialité?
9 août 2008
Le documentaire « La Forteresse », présenté succinctement lors du TJ de ce soir, pose une question juridique épineuse. En effet, la confidentialité des éléments d’informations relatifs à une personne sollicitant l’asile en Suisse – à commencer par son image – constitue une garantie essentielle du droit d’asile. L’obligation pour les intervenants (autorité suisse, médias publiques, etc) d’assurer le respect de cette garantie résulte en outre des dispositions relatives à l’inviolabilité de la procédure. La méconnaissance de cette obligation peut avoir pour conséquence l’aggravation des craintes exprimées par le demandeur. Elle peut même créer, à elle seule, les conditions d’une exposition à des persécutions (Vous n’avez qu’à penser au cas d’un repenti de la mafia qui serait filmé dans l’enceinte d’un commissariat pour vous faire l’image de ce que représente une demande d’asile pour certains gouvernements de notre si belle planète… / pour un exemple récent trouvé sur le site internet de l’administration [consid. 4.6]). Il s’agit donc d’une question ayant trait à la dignité humaine de ces personnes.
Or je me réjouis de voir cet automne comment un documentaire de près de 100 min peut réussir à concilier les strictes règles de confidentialité d’une telle procédure (aucun prénom, nom, visage, récit, indication géographique, etc) et l’intérêt des spectateurs [...]. »
Il n’est pas douteux que le droit à l’image est complexe, tout comme la gestion des problèmes qu’il pose. A noter cependant que d’une part, tous les protagonistes du film ont donné leur accord préalable pour être filmés (en connaissant aussi les buts poursuivis par le réalisateur). D’autre part, qu’il n’y a pas de voyeurisme gratuit dans cette oeuvre qui se veut avant tout un témoignage.
On peut donc aussi imaginer que le film rend, avec leur accord, une certaine dignité aux protagonistes. Quant à la confidentialité de la procédure, c’est aussi pour la préserver que les auteurs du film devaient solliciter l’accord individuel des intéressés. Les requérants filmés y ont eux-mêmes renoncé.
18 septembre 2008 à 23:28
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Le marché c’est moi. Et le marché se porterait bien mieux (de 27 centimes par litre de lait pour être précis) si les paysans suisses étaient éradiqués. Le marché ne consent qu’à recevoir des remerciements personnels et circonstanciés de la part de chaque paysan suisse, pour les wagons d’argent qui ont été déversés dans ses poches depuis des décennies.
21 septembre 2008 à 11:53
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Une lectrice (dont les coordonnées sont connues de la rédaction) nous communique une illustration édifiante: « bonjour
je suis a l AI je touche 1750.- par mois + PC 762.- + 100.- rente de mon ex mari soit 2612.- mon loyer s’élève a 1100.- c est une misère .j habite a granges marnand je dois déménager et ne trouve pas de logement… »
27 septembre 2008 à 21:43
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« Bien avant d’avoir été repris de la langue anglaise pour traduire la dépendance à une drogue, le mot addiction s’est appliqué en droit à lacontrainte par corps exercée sur un sujet du fait d’une dette qu’il ne pouvait payer » (le mystère de l’anorexie). Les ménages américains ont augmenté massivement leur endettement en parallèle avec l’explosion du levier dans les comptes bancaires. Nombreux propriétaires US ont utilisé leur maison comme un mini hedge fond qu’il s’agissait de remplir de dettes jusqu’aux tuiles pour consommer, consommer et consommer encore.Dans la quête de coupables, d’accord de commencer par les banquiers infantiles et irresponsables mais n’oublions pas le bon yankee moyen gavé d’écrans plat et d’ipod dernier cri. Et, soyons fous, regardons un peu de notre côté pour voir ce qui se passe au niveau de la dette des ménages, la Suisse étant un des pays (avec les Etats Unis) où la dette immobilière est la plus élevée en relation avec le PIB (plus de 100%). Mais ceci est une autre histoire…
29 septembre 2008 à 10:20
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Le droit est sans doute responsable de l’importance de la dette immobilière en Suisse. Le montant fixe de l’hypothèque de 1er ou 2ème rang qui grève les immeubles helvètes jusqu’aux tuiles – une garantie en béton – est une formidable incitation au crédit hypothécaire. Sans parler des mirobolantes perspectives fiscales qu’offre la déduction des intérêts hypothécaires. Sujet à cocher.
29 septembre 2008 à 10:51
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Comme le révèle une enquête d’un magazine américain, c’est l’explosion des produits structurés dérivés qui entraîne une compétition à la dérégulation entre New York et Londres.
Intéressant de voir que les banques, toujours soucieuses de se protéger sur leurs investissements, notamment liés à des dettes hypothécaires titrisées, ont fait explosé le business d’assurances de crédits.
D’après le NYT, AIG – le plus grand assureur mondial – est tombé parce que sa filiale londonienne s’est trop engagée à assurer les dérivés de crédits hypothécaires qu’elle croyait sûrs et qu’elle n’aurait pas intégré les risques d’exposition de sa filiale au niveau du groupe.
La chute d’un géant de l’assurance aurait certainement eu des répercussions sur le monde entier. Comment l’Etat aurait-il pu intervenir alors que la finance est globale?
Faut-il limiter par établissement dans une directive (de type Bâle X ?)les volumes des paris ou engagements futurs que constituent les produits dérivés en fonction des sous-jacents détenus en direct (pour autant qu’on en connaissance les dépendances)?
29 septembre 2008 à 14:03
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Vous avez bien raison d’écrire qu’il faut « procéder à un réexamen » et ce, sic:
« en mettant au travail de réflexion toutes les «forces vives» engagées dans les relations internationales, l’aide internationale, la sécurité, la recherche historique (les historiens devraient avoir une place dans une réflexion globale sur la défense nationale), la technologie avancée. »
Tout cela est bel et bon. Mais ne pensez-vous pas qu’il serait utile de prendre en considération, aussi: les conditions de la sécurité et de l’intégrité du territoire suisse?
Oh c’est juste une petite question comme ça, sauf votre respect.
Cela vous a apparemment échappé, mais ne pensez-vous pas qu’éventuellement cela mériterait réflexion aussi?
Et ce n’est pas une question teintée d’une « idéologie » de droite. C’est Jaurès qui a dit: « La patrie c’est la fortune de ceux qui n’ont rien. »
30 septembre 2008 à 0:47
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En effet, il est essentiel de se demander quels sont les menaces réelles pour le pays et de ne plus se contenter des menaces obsolètes et fantasmées, Armée XXI a fait la moitié du chemin, parcourons enfin la seconde moitié. On pourra ensuite en revenir à la définition des moyens.
30 septembre 2008 à 0:52
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D’accord. En outre, l’illusion de pouvoir confondre tardivement un pédophile conduira le plus souvent à un nouveau traumatisme des victimes, celui provoqué par l’acquittement de l’accusé au bénéfice du doute. « Qui veut faire l’ange fait la bête ».
30 septembre 2008 à 1:00
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Que voici une victoire de Voltaire qui a dû faire plaisir à Rousseau! Qu’en dit … derot? Vivement vos lumières à ce sujet.
30 septembre 2008 à 8:01
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L’article est bon, mais pourquoi y inclure des mots anglais – shop, sponsoring – alors que des équivalents existent en français.
Soigner l’orthographe et la grammaire ne serait aussi pas un luxe: 945.000 sur trois ans au lieu de en trois ans, de bonne augure, au lieu de bon augure.
Salutations.
Réd. Corrigé en ligne de bon augure, merci!
30 septembre 2008 à 8:59
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Je ne me prononce pas sur le fond, mais je constate une fois de plus que la gauche qui prétend soutenir les « travailleurs » n’arrive pas à se libérer de ses vieilles frustrations anarchistes lorsque les « travailleurs » sont des gendarmes – qui, horresco referens, se permettent d’arrêter de pauvres gentils voleurs.
13 octobre 2008 à 15:54
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Prétendre que l’initiative « pour un âge de l’AVS flexible » abaisse l’âge de la retraite à 62 ans est une mauvaise lecture et du texte de l’initiative et du système des retraites.
Il est erroné de croire que le 90% des salariés qui auraient théoriquement droit au libre choix de l’âge de la retraite dès 62 ans en feront tous (ou presque) usage. En effet, l’initiative n’accorde qu’une rente AVS. Une rente complète, certes, mais une rente AVS uniquement. Le salarié assuré au 2ème pilier, si son plan de prévoyance ne prévoit pas de retrait anticipée, devra subir une réduction actuarielle de ses futures rentes. Ceci garantit que seules les personnes qui ne peuvent vraiment plus travailler jusqu’à l’âge légal de la retraite, p. ex. pour raison de santé ou à cause du marché du travail, bénéficient du libre choix de l’âge de l’AVS. En revanche, les travailleurs en bonne santé et bénéficiant d’un emploi motivant ne feront certainement pas usage de leur libre choix de l’âge de la retraite. A charge aussi aux employeurs de proposer à ces salariés des emplois intéressants!
http://www.avs-online.ch/
1 octobre 2008 à 21:19
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Est-on payé pour écrire de telles bêtises?
J’espère que vous ne serez jamais seul en face de 4 malabars en train de forcer votre porte d’entrée avec un pied de biche pour vous cambrioler.
Dans ce cas qui allez-vous appeler?
Si vous souhaitez vous rendre intéressant, trouvez autre chose qui soit à votre niveau pour une analyse.
2 octobre 2008 à 2:01
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On constate qu’aujourd’hui les menaces sont beaucoup plus difficiles à identifier. A la fois plus diffuses et plus soudaines, elles n’en restent pas moins réelles. Baser une analyse des menaces en utilisant une grille idéologique est le plus sûr moyen d’avoir une mauvaise analyse des risques.
Toutefois, même une liste exhaustive des menaces pouvant affecter la Suisse ne va pas clarifier ni donner du sens en soi parce qu’elle aboutit à une palette extrêmement large de risque et de cibles.
Pour développer une approche plus pragmatique nous devons accompagner l’analyse des menaces par une approche basée sur les compétences clés en matière de sécurité dont nous voulons disposer sachant qu’elles doivent nous permettre de réagir avec rapidité, proportionnalité, polyvalence et flexibilité.
6 octobre 2008 à 18:09
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Chaque épargnant suisse n’est assuré qu’à hauteur de CHF 30′000.- en cas de faillite de sa banque (si celle-ci n’est pas cantonale).
C’est très faible et même les Etats-Unis viennent d’augmenter considérablement ce montant via le plan Paulson.
Il est temps que le CF, la BNS et la CFB se penchent sur le sujet pour protéger les épargnants au moins jusqu’à 150′000.- !!!
6 octobre 2008 à 20:08
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Mon professeur de français au Gymnase J.-L. Seylaz m’a énormément apporté. Après un collège classique plutôt ennuyeux, ce fut l’ouverture non seulement aux « classiques », mais à Dostoïevski, Marguerite Duras et autres auteurs peu lus dans le cursus scolaire des années 60. Je lui dois sans doute en partie mon goût pour la littérature, qui m’amena à un mémoire de licence sur Aragon …sous la direction de J.-L. Seylaz. Pour celles et ceux que cela intéresserait, j’ai réalisé il y a une dizaine d’années une interview vidéo de cet authentique homme de gauche.
7 octobre 2008 à 11:59
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Le propos de Luc Recordon est inquiétant d’irresponsabilité. On sent trop qu’au fond, pour lui, il n’y a aucune menace, ni actuelle ni potentielle, sur l’intégrité territoriale de la Suisse. C’est un sentiment très répandu à gauche. Or une telle menace est toujours présente, dans nimporte quel cas de figure. Et au moment où elle apparaît improbable, c’est alors qu’il importe le plus de se souvenir qu’elle peut surgir à nouveau de manière inattendue.
Par conséquent l’élémenatire devoir de tout homme d’Etat est de préserver, en tout temps et en toute circonstance, une capacité au moins minimale de défense territoriale. Faute de quoi, la crise tragique survenant, et elle surgit toujours sans crier gare, on est comptable des vies, et du territoire perdus.
S’agissant de la situation actuelle, tout en sachant que l’aveuglement sur ce sujet est total, et tout en sachant que les propos suivants s’attireront des sarcasmes , qu’il soit permis à un esprit curieux et sceptique, d’exposer une analyse lucide de la situation:
Aujourd’hui il est très évident pour tout observateur non superficiel, que l’Europe occidentale court à la guerre.
Les territoires des nations européenes, membres de l’OTAN, ne sont plus défendus, puisque l’OTAN n’est plus une alliance défensive, mais, depuis la « fin de la guerre froide », une alliance offensive et belligérante qui guerroie en Asie centrale dans le but de contenir à la fois la Russie, la Chine et l’Inde.
Quant à défendre les territoires des pays européens eux-mêmes, tintin! Ces pays ont tous aboli la conscription. Ils n’ont plus de défense nationale. Ils ne font que fournir des troupes supplétives pour les expéditions aventureuses d’oncle Sam, en Mésopotamie, en Afghanistan, etc., très loin de l’Europe qui, elle, reste sans défense.
Or, l’oncle Sam a « overextended » sa puissance. En Irak, en Afghanistan il mène des guerres de « pacification » qui sont en réalité des guerres coloniales comparables à la guerre d’Algérie et promises à une défaite inévitable.
D’autre part, le système financier améraicain est en plein collapse. Les USA ne pourront bientôt plus conserver au dollar son rôle de monnaie de réserve internationale, qui leur permet de faire financer par le reste du monde leur rôle de gendarme de la planète. Par conséquent la base elle même qui a permis à l’Amérique de se projeter militairement dans des régions du monde excentriques, pour pratiquer une politique hégémonique et impériale qui ne défend pas ses intérêts vitaux, cette base n’existe virtuellement plus.
Les USA devront pour la première fois équilibrer leur budget, et vont être réduits au rang de puissance comme les autres, certesnucléaire, comparable au Brésil. Ils vont être contraints de se replier partout. L’Europe se retrouvera devant une débâcle, un reflux de l’OTAN, et alors on s’apercevra soudain qu’elle n’est plus défendue.
Ce sera d’autant plus grave qu’entretemps, en ayant refusé de considérer la Russie comme un partenaire, on l’a laissée redevenir une puissance revancharde. Il n’y a plus en Europe de l’Ouest qu’une armée potentiellement capable de mener une guerre européenne: l’armée russe en phase de réarmement rapide.
En résumé, l’Europe marche à la guerre. Il ne faut pas attendre 3 ans, juste pour sauver la mise à M. Samuel Schmid et arranger les combinaisons politiciennes de la coalition anti UDC. Il faut immédiatement revenir à une défense prioritairement territoriale crédible.
Hélas il ne sera probablemnt pas possible, au moins dans l’immédiat, de retirer la Suisse du Partenariate for Peace auquel elle avait été contrainte, sous le chantage, d’adhérer. Mais il convient, en maintenant les obligations minimales de ce funeste traité, de recentrer l’effort sur le rétablissemnt d’une défense crédible, qui à l’heure actuelle, et par l faute de MM. Ogi et Schmid, n’existe plus.
Il faut un signal clair indiquant que la Suisse n’est pas dans l’OTAN et n’a pas l’intention d’y aller. Sinon, en cas de conflit armé en Europe occidentale, dont la vraisemblance est réelle, la Suisse sera traitée à la même enseigne que les membres de l’OTAN, c’est à dire occupée.
Malheureusement la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo était un geste clair, impardonnable d’irresponsabilité, indiquant notre appartenance de fait à l’OTAN.
Fasse le ciel que la Suisse soit à nouveau protégée et que lui soient épargnée les conséquences de l’irresponsabilité criminelle de ses dirigeants, (à l’exception de Blocher et des siens qui avertssent du danger depuis trente ans et ne sont pas entendus par une classe politique tétanisée par l’attraction de l’Europe de Bruxelles et de l’OTAN ce qui d’ailleurs revient au même.)
Maintenant allez-y. Vous pouvez ironiser et vous moquer.
7 octobre 2008 à 12:30
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C’est aux autres partis: PDC, PRD et PS d’accepter le changement voulu par le corps électoral. Cela signifie entériner le virage conservateur et eurosceptique de la population, tout comme les conservateurs ont accepté l’Etat fédéral de 1848, et comme les socialistes ont accepté la défense nationale.
C’est cela la démocratie semi directe, la concordance et le gouvernement collégial.
Tant que les 3 partis non UDC s’y refuseront, il y aura, en effet, une situation instable et des tensions.
Or la soumission aux usages de la concordance n’aurait rien de tragique car dans un gouvernement collégial les changements d’orientation se font en douceur. Donc le passage de l’UDC d’1 à 2 sièges qui devront être occupés par des personnalités fidéles à la ligne majoritaire de ce parti, modifiera certesl’équilibre général dans un sens plus conservateur, mais en laissant subsister 2 sièges socialistes. Cela permettra le maintien d’un compromis social. C’est le garde fou qu’a sagement prévu le système contre les sautes d’humeur du public. Cela n’existe pas dans les pays qui connaissent l’alternance.
Il n’est jamais agréable de céder les avantages d’une situation à laquelle on s’était accoutumé. Cela explique la mauvaise foi des partis de l’establishment, qui, ayant perdu la faculté de faire valoir les intérêts de leur cartel qui a perdu les élections, trichent, et refusent de jouer le jeu. Cela durera un temps, mais ça ne pourra durer très longtemps.
Il faudrait peut-être que les milieux de sensibilité de gauche et du centre, s’ils entendent exclure durablement l’UDC, et se refuser à la correction que comportent les résultats des élections, théorisent le concept d’une coalition de centre gauche. Cela, au moins, aurait une certaine cohérnce, qui n’esxiste pas dans la pratique brouillonne actuelle.
Cependant ce sera difficile, car les partis du centre: PDC et PRD ne sont pas de bonne foi avec la gauche. Ils sont d’accord d’exclure l’UDC, pour mieux défendre leurs fromages, mais ne sont pas d’accord de faire des concessions sociales à la gauche en vue de construire une majorité de gouvernement.
D’autre part, à supposer même que les trois partis PS, PDC et PRD s’entendent sur une plateforme de gouvernement commune, cela n’aurait que peu de chances de succès, précisément à cause de la nature de notre régime politique qu’il est exclu de modifier à moins de supprimer les droits populaires.
Une politique de centre gauche susciterait une opposition puissante de la droite dure, qui aurait beau jeu de mettre en échec tous les projets du gouvernement par des référendums.
Dans un pays de majorité sociologique très conservatrice, d’autant plus conservatrice que les classes moyennes suisses ont à défendre un niveau de vie exceptionellement élevé en comparaison internationale, – l’existence d’un gouvernement de centre gauche serait perçu comme traumatique par cette majorité des classses moyennes, et aurait donc pour conséquence un renforcement jamais vu de la droite dure.
On pourrait alors voir l’UDC monter à 40%, ce qui lui donneriat droit à 3 sièges au CF.
Bref, en conclusion, il semble bien que le plus sage serait de pratiquer la concordance en intégrant deux UDC blochériens, et que tout ce qu’on peut espérer, si l’on déplore cette conséquence de notre système politique, c’est de faire usage des possibilités du système collégial pour amortir les chocs.
On peut en débattre, mais mon avis personnel est que la gauche aurait plus à gagner, ou moins à perdre, à cette politique, qu’à l’exclusion du plus grand parti qui n’aboutira qu’à le renforcer hors de toutes proportion.
9 octobre 2008 à 11:46
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Le mieux ne serait-il pas que l’exécutif soit voté par le peuple ?
Le mieux ne serait-il pas que celui qui prétendrait faire partie de l’exécutif ait unelimite d’âge fixée par le peuple également ?
Le mieux ne serait-il pas que les dicastères se répartissent selon la compétence dans le domaine qu’ils représentent ?
Le souhait du peuple n’est-il pas d’avoir un PF qui ne ressemble pas à des réglements de compte personnel ?
Se serait-il pas judicieux, de faire valoir un être compétent plutôt que de voter des partis ?
Je suis pour abolir tous les partis politiques ce serait beaucoup plus créatif pour concrétiser des idées.
13 octobre 2008 à 21:02
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Ce qui frappe dans toute cette histoire c’est le nuage de fumée et l’absence de réflexion sérieuse sur l’alternative au soutien massif par les Etats. En gros on nous dit: « c’est cher et douloureux mais ne rien faire serait pire ». Pire? Comment donc? Une baisse plus importante à la bourse? La fin du système de paiement? On aimerait en savoir un peu plus et pouvoir décider en connaissance de cause. Au lieu de quoi, des sommes monstrueuses sont engagées sans débat démocratique simplement en faisant très peur au simple pékin. Comme les Etat-Unis partis en guerre contre l’Irak sous le prétexte de la menace d’armes de destruction massive qui ne furent jamais trouvées. Et si tout cela se résumait plus simplement: une bureaucratie publique vient au secours d’une bureaucratie privée pour éviter toute nouvelle répartition des cartes?
13 octobre 2008 à 21:15
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Le lumpenprolétariat que nous sommes a grand besoin d’explications simples et claires sur les tours de magie de nos néolibéraux et de leurs souteneurs politiques. Ce qui reste de gauche européenne parviendra-t-il à offrir au monde une autre solution que le refinancement du casino?
13 octobre 2008 à 21:35
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Que cette situation suscite chez le lampiste désarroi, colère ou révolte, il passe toujours pour un imbécile. Seules l’admiration et la reconnaissance béates sont admissibles.
13 octobre 2008 à 21:43
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Judicieuse idée! Qui doit poser la question au Conseil fédéral? Qui doit exiger une réponse? Les Suisses sont-ils prêts à rouler en plein soleil plutôt qu’avec les habituels phares à brouillard?
14 octobre 2008 à 0:58
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Vous avez du courage, mais vous avez raison! Vous êtes le premier à gauche à oser dire cela, alors que ce devrait être l’évidence. Du point de vue politique, comme vous l’expliquez. Mais aussi du point de vue démocratique, car le groupuscule blochérien a su par démagogie s’attirer des masses d’électeurs, mais sans vraiment en représenter l’idéologie traditionnellement conservatrice mais non extrémiste. Le PBD a peut-être, c’est à souhaiter, un plus grand avenir devant lui que ne l’ont prédit les spécialistes patentés.
14 octobre 2008 à 8:00
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Rappelons que le libéralisme économique est une notion née au 18e siècle qui prône la liberté de commercer et l’obligation d’exécuter ses contrats vis à vis de tiers mais qui ne dit pas si tous les produits peuvent être traités de la même manière et s’il faut des bourses pour les échanger.
Par conséquent être pour le libéralisme économique n’implique pas que l’on soit nécessairement opposé à la régulation.
Ce qu’on dénonce par excès du libéralisme s’appelle en fait dérive de la capitalisation car un marché totalement dérégulé conduit à une hypercapitalisation où – de manière caricaturale – un semblant de concurrence anime 20% du marché pendant que 80% du jeu est réservé à un club cartellisé ou monopolisé qui prélève sur la société un intérêt toujours plus élevé du fait de ses propres excès.
La lutte contre les cartels et la découpe de grands groupes industriels ayant été largement abandonnées depuis les années septantes, faute de moyens et d’outils internationaux, l’Etat se retrouve après une bulle de crédit sans précédent désormais actionnaire de ces entreprises.
Pour ne pas perdre ses billes, il faudra désormais que l’Etat ait des représentants compétents du point de vue financier pour superviser ces entités.
L’Etat voudra-t-il plus de dividendes comme actionnaire ou bien un plus gros bénéfice comme taxateur ? Joli paradoxe.
14 octobre 2008 à 11:45
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Il faut différencier les caisses en capitalisation pure (dans le privé) et les systèmes mixtes répartition + capitalisation (secteur public).
Avec la répartition, les prestations vont inexorablement diminuer en raison du rapport actifs-pensionnés qui ne cesse de diminuer. Avec la capitalisation c’est l’épargne elle-même qui s’évapore maintenant.
Moralité: dans tous les cas de figure, les petits vont devoir troquer le châteaubriand aux cèpes contre le cervelas.
14 octobre 2008 à 18:24
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J’adhère entièrement au commentaire laissé par mon préopinant et aimerais ajouter une chose: il est de notre devoir, à gauche, de ne pas nous laisser avoir par la rhétorique de droite qui consiste à dire que toute réforme sociale coûte trop cher. Dès que la pression est là, dès que le rapport de force (dans les urnes ou la rue) est à l’avantage des travailleurs, l’argent fait son apparition miraculeuse. Il suffit de comparer les annonces catastrophistes des Cassandre d’il y a quelques années avec la réalité de l’AVS actuelle pour s’apercevoir que les assurances sociales ne se portent pas si mal.
Enfin, réduire la durée du travail doit rester notre combat fondamental! Rien que pour cela, l’initiative de l’USS a du bon.
14 octobre 2008 à 18:30
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Mais que veut dire exactement M. Tille?
Je n’ai très sincèrement pas tout à fait compris le sens de l’article. En revanche, les faits présentés me semblent démontrer une chose: l’inanité du faible système de régulation suisse. D’où se dessine l’alternative: laisser tomber la régulation et adhérer franchement au capitalisme, ou alors réguler plus dans l’objectif de le dompter vraiment.
Mais augmenter les salaires des cadres de la Confédération… là, je ne vois pas le but.
16 octobre 2008 à 0:01
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Et peut-on connaître le niveau d’absurdité que devra atteindre l’idéologie libérale avant que l’obligation pour les États d’emprunter aux banques privées soit remise en question?
16 octobre 2008 à 3:01
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Vous souhaitez des solutions pour faire face à la crise financière internationale:
Aujourd’hui il faut comprendre et agir vite!
Faites appel à Cheminade!!!
Depuis 1995, Jacques Cheminade l’avait dit!!!
Aujourd’hui Jacques Cheminade propose ses solutions!!!
Vite demandez un VRAI Nouveau Bretton Woods !!!
Nous avons fait le bon diagnostic, en regardant la réalité en face l’hiver dernier. Maintenant, soutenez avec nous ces mesures: c’est le médecin qui fait le bon diagnostic qui rédige la meilleure ordonnance.
David C.
david.cabas.over-blog.fr
16 octobre 2008 à 10:05
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Les Etats empruntaient aux banques privées bien avant la naissance de l’idéologie libérale. Aux 13.ème et 14.ème siècles la couronne d’Angleterre était fortement endettée avec les banques florentines des Peruzzi et des Bardi. Ces banques ont fait faillite après que le roi Edward III refusa de payer la dette, qui était énorme.
19 octobre 2008 à 10:54
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Sans crier gare, le Conseil fédéral nous balance un plan de sauvetage de l’UBS de 70 millards.
La banque affirmait pourtant il y a peu que la situation s’était normalisé, que le retour au bénéfice était prévu pour 2009. Ces affirmations résument à elles seules le comportement de l’UBS.
Cette grande banque ne cesse de mentir sur sa situation réelle. Plus personne ne croit
les dirigents lorsqu’ils affirment qu’il n’y a aucun risque pour les épargnants.
Pour restaurer la confiance, il faudra plus qu’un plan de sauvetage.
La solution proposé par le CF comporte d’énormes risques pour les finances fédérales. Il sera inefficace car la banque a définitivement perdu la confiance des clients. De plus, il est totalement immoral. C’est une récompense à la piraterie bancaire!
Reprenons depuis le départ. A qui profite ce plan?
Ce plan profite aux dirigeants, aux ex-dirigeant de la banque et aux actionnaires. Les premiers ne méritent en aucun cas ce coup de main providentiel. Pour les seconds, personne ne les a obligé à acheter des action UBS, ni à les conserver. Une action est par nature un placement à risque. Si les actionnaires estiment avoir été trompé par les dirigent de la banque, c’est à eux qu’ils doivent demander leur argent via des procédures civiles et pénales. Si la volonté du CF et du parlement est de venir en aide aux banquiers et actionnaires, alors il faut le dire! Dans le cas contraire, ce plan rate la cible.
Le bon sens voudrait que les bénéficiaires de ce plan soient les épargnants, les clients hypothécaires et les entreprises. En tant que garant des institutions financières, l’Etat a une responsabilité vis à vis de ces citoyens.
L’épargne doit être garantie à 100% pour tous les épargnants. Les titres de quelle sortes que se soit sont exclus de toute garantie. Le fond de garantie interbancaire et subsidiairement l’Etat a le devoir de garantir l’épargne. Il en va de la crédibilité du pays.
Les clients hypothécaires doivent avoir la possibilité de changer d’établissement. Les banques cantonales sont en mesure d’assurer ce service simplement et rapidement. L’Etat apportera sa garantie pour une période de 5 ans à l’établissement qui reprendra le client aux conditions actuelles.
La clientèle commerciale doit être assuré de pouvoir poursuivre ses activités. L’Etat accordera une licence bancaire à Postfinance qui renforcera la structure destinée à la clintèle Entreprise.
Les clients que l’UBS ne serait plus en mesure de financer auraient ainsi la possibilité d’avoir un partenaire sûr et fiable. L’Etat apportera les liquidités nécessaires à cette opération.
Par ces mesures, l’Etat apporte confiance et sécurité là où cela est nécessaire. Le risque de récession en sera très largement diminué. Le coût de ce plan est tout à fait supportable pour les finances publiques. Les employés qui auraient perdu leur emploi à UBS serait en partie repris par les autres banques.
Le plan du CF est très dangeureux. Les actifs transférés de l’UBS sont et resteront invendables.
Quels clients trouver pour des titres qualifiés de pourri? Les banques avides d’argent facile sont aujourd’hui en faillite. Alors, dans dix ans, l’UBS pourra les racheter à vil prix pour solde de tout compte. La ficelle est un peu grosse et rappelle furieusement Swissair.
UBS est loin d’être tiré d’affaire, même avec le plan du CF. Rien, mais alors absoluement rien ne nous garanti que la banque ne sortira pas de son chapeau de nouvelles créances pourries dans six mois ou une année. C’est même probable. Et l’Etat sera alors obligé d’ allonger les millards pour ne pas perdre l’argent déjà investi.
Il faut également penser aux conséquences morales. Une telle aide créé un précédent que le Crédit Suisse pourra à son tour exiger. Il faut s’y attendre à plus ou moins brève échéance. Non, la confiance dans les banques ne reviendra pas par cette voie. Le capitalisme en sera totalement décrédibilisé.
Un système économique sain se doit de sanctionner les aventuriers du capitalisme sauvage. C’est aux dirigeants de la banque de sauver le navire. Et avec des capitaux privés.
En cas d’echec, la justice doit poursuivre tout les hauts dirigeants de la banque d’affaire UBS et la direction général du groupe, séquestrer les millards de bonus accumulé depuis 2004 et envoyer pour quelques années derrière les barreaux ces criminels de la finance.
Alors les clients retrouveront la confiance dans le système bancaire!
Le plombier
18 octobre 2008 à 9:55
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Ce monsieur devrait écrire les articles d’Edipresse cela nous changerait de la daube journalistique.
18 octobre 2008 à 12:08
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Dans, mettons 5 ans, la crise est passée et l’UBS annonce des milliards de bénéfices comme il y a pas si longtemps.
De l’autre côté les 54 milliards de fonds pourris à la charge de la Confédération sont dévalués à 30, 15 milliards.
Ce n’est pas improbable ! La bourse n’est pas un yoyo pour toutes les valeurs! Les mauvais fonds restent à l’écart des phases spéculatives ascendantes.
Ce serait le sommet du scandale! On veut bien avaler le traitement de faveur accordé à l’UBS pour éviter une faillite catastrophique dans l’intérêt général.. Mais avec un minimum de garantie de récupérer la mise!
Là est la discussion de fond actuellement.
Un débat public sur la méthode, l’ampleur et les risques de l’opération.
Avec débat parlementaire et éventuellement renvoi de la copie à l’expéditeur..
(Il s’agit de 60 milliards et non des feuilles mortes de l’automne..)
19 octobre 2008 à 16:02
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Peter Kurer (PK), le nouveau directeur de l’UBS,nous a été présenté comme un gars intelligent. Pourquoi ne pas le croire? Visiblement, cet avis est partagé par le Conseil fédéral (CF) qui semble lui accorder sa confiance. Avec lui, fini la grande vie, place à l’humilité.
Le citoyen lambda a donc été sidéré lorsque PK a annoncé, avec l’arrogance usuel des dirigeants de l’UBS, que son salaire annuel serait de 10 millions et qu’il n’était nullement exlu de verser des bonus du même ordre.
Les journeaux de tous bords ont crié à l’outrage. Le CF s’est mis hurler avec les loups que, via d’obscur directive, il allait mettre le holla. Nul doute que les oreilles de PK ont dû sifflé.
Comment le brillant PK a-t’il pu commettre une pareille bourde?
Et bien, c’est simple. Ce n’est pas une bourde! Après avoir créer le scandale, PK fais des excuses
publiques, renonce à son bonus et incite ses collègue à faire de même. C’est trop beau, c’est trop gentil!
Le petit malin PK vise trois but:
1)Focaliser le débat sur les bonus (il n’y a aucun problème à rendre quelques centaines de millions de bonus lorsque l’on reçoit 70 millards de l’autre côté).
2)Redorer l’image des dirigeants de la banque en faisant semblant d’avoir compris la leçon.
3)Donner l’impression au CF qu’ils sont prêt a lui obéir comme comme de petit enfants qui ne feront plus de bêtise.
Il y a là un cynisme absolu. Un mépris sans limite pour le peuple et ses institutions.
Et nous devrions aider ces gens-là! Quo vadis?
Le plombier
21 octobre 2008 à 0:10
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J’avoue que je ne comprends pas le sous-titre de l’article.
Il y a bel et bien socialisation des pertes, puisque 6 milliards d’argent public sont investis directement dans les fonds propres d’UBS. Que la Confédération mise sur la relance économique pour récupérer au moins sa mise en change rien au problème, puisque les crises sont cycliques. A chaque fois, les pouvoirs publics sauveront les capitalistes en déroute – voilà le message.
Il n’y a pas retour du dirigisme, c’est vrai – mais devons-nous nous en réjouir? Le Conseil fédéral demande à pouvoir exprimer sa voix sur la question des bonus et des parachutes – comme si le vrai problème était là! Le problème, ce sont les rémunérations exorbitantes des dirigeants de ces banques qui tondent leurs centaines de milliers de clients captifs. Le problème, c’est le système , et non les fioritures que sont les bonus et parachutes dorés.
21 octobre 2008 à 3:08
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Cette manière de disséminer l’insolvabilité des consommateurs américains à travers la planète via les grandes places bancaires n’est rien d’autre qu’une escroquerie.
La plupart des établissements financiers tablaient sciemment sur la tromperie pour permettre à ces créances pourries de continuer à circuler. Nous savons que la finance ne vit et ne se vivifie que si elle circule sans jamais s’arrêter. Exactement comme notre circulation sanguine, le captage d’intérêts n’est réalisable qu’à travers les opérations de change. Plus il y a d’opérations, plus se captent d’intérêts.
La coagulation due à la bulle immobilière a été l’accident prévisible que personne n’a voulu prévenir. Cette coagulation a provoqué la fatale lésion cérébrale tant redoutée.
Les responsables de cette crise sont bien ceux qui se sont initiés à titriser les créances irrécupérables, et ceux aussi,qui se préposent au conseil par leur notation. Ces derniers en porte une lourde responsabilité: distribuer des bonnes et mauvaises notes n’est pas un acte innocent. Curieusement, celles portant sur ce genre de titres étaient notées comme bonnes voire excellentes. Donc très fiables.
Il est indéniable que ceux-ci connaissaientla nature néfaste de ces créances.
Vendues aux grandes banques de la planète, elles se mettent à leur tour à lestitrisées (une énième fois sans doute) pour les proposer comme produits sérieux de bon rapport à leurs clientèles-Qui n’a pas été courtisé par son conseiller pour placer ses petites économies en errance sur son compte salaire ? -Le produit de rapport: l’insolvabilité des américains.
Qu’on spolie institutionnellement les peuples de la planète ne suffit plus, à présent, il faut que leur gouvernement s’y mette et lâche de gros paquets de milliards de dollars. Avec un intérêt de combien pour ces prêts?
Depuis le 11 octobre, les établissements financiers des pays occidentaux se sont succédés auprès de leur gouvernement respectif pour solliciter leur sauvetage. Aussi insolite que notre Conseil Fédéral, Nicolas Sarkosy a annoncé, ce soir, sa bonne disposition à sauver ses institutions et prévoie déjà une belle rallonge pour 2009.De la part d’un chef d’Etat, cette déclaration est déroutante. Encourage-t-il les banques à venir frapper à sa porte?
Même s’il estimait que la crise allait s’inscrire en profondeur et dans la durée, devait-il le dire avec cette engeance à l’argent facile?
Le malheur a voulu qu’on croie pendant longtemps que le marché financier produit des richesses et que le libéralisme stimule l’économie.
Avec cette expérience, force est de constater que le financier devenumarché est complètement déconnecté de l’économie réelle et que les auteurs d’une telle philosophie a déjà formaté plusieurs générations d’étudiants qui nous ont préparé le basculement d’aujourd’hui. Traders ou boursicoteurs, ils ont formé de dociles troupes modernes et adaptés à la société de consommation symbolique et virtuelle. Ils ont été acquis au phénomène de mode et possédés par cet univers abstrait et irréel, vendant avec sincérité leurs propres convictions du système.
Malheureusement, il arrive un moment donné où on est confronté à l’épreuve de matérialité primaire comme celle de se nourrir et de se loger.
A cette crue évidence, le marché financier n’apporte aucune réponse acceptable.
Par ses tendances naturelles à concentration des richesses, ce marché, consommateur d’énergies et de potentiels, a réussi à tuer l’économie, la création, l’activité humaine et sa propre redynamisation. Il a été et le restera le prédateur de toute économie quelle qu’elle soit (libérale ou socialiste ou bureaucratique). Il est le prédateur du capitalisme lui-même.
Les banques, prises dans une telle tourmente passionnelle, nécessite une thérapie de choc par l’autoritéde main de fer et une sévère diète.
La tutelle de l’Etat se justifierait pleinement.
21 octobre 2008 à 15:21
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OUI il est temps de reprendre notre souffle. Et de fermer les écoutilles: les mêmes experts qui n’ont rien vu venir sont pleins de solutions pour l’avenir.
Faut-il être pessimiste, douter que l’homme maîtrise quoi que ce soit à commencer par la signification des actes qu’il pose?
Ou croire encore dans les Lumières et la capacité de la raison d’éclairer ce qui a été obscurci?
Et une dernière question pour la route:
pourquoi le mot récession fait-il si peur alors qu’il signifie produire et consommer moins ce que, par ailleurs, beaucoup semblent appeler de leurs voeux?
21 octobre 2008 à 6:10
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Quel plaisir de lire de tels explications et commentaires ! Combien de temps faudra-t-il encore aux Suisses pour qu’ils cessent de se laisser danser sur le ventre.
26 octobre 2008 à 9:56
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Ces messieurs (où sont les dames?) les « responsables » préfèrent tirer un profit, au moins momentané, plutôt qu’une leçon, par définition plus durable, de la crise financière actuelle et probablement économique future. Jean-Daniel Delley montre bien qu’en matière de chasse aux avantages concurrentiels, certains trésoriers publics valent bien les financiers privés.
28 octobre 2008 à 6:34
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Encore une fois merci d’éclairer notre lanterne sur les agissements de nos spécialistes en finance et de nos autorités censées défendre nos intérêts de citoyens contribuables
28 octobre 2008 à 6:38
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Pourquoi se gêneraient-ils puisque la mère patrie est là pour les sortir du pétrin et que tous les partis « responsables » expliquent au bas peuple que c’est pour son bien?
29 octobre 2008 à 6:04
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Si le livre est bien accepté en Suisse, ce n’est probablement pas étranger au fait qu’effectivement, la Suisse est présentée comme un modèle exemplaire. Ce qu’elle est objectivement, car si on compare avec ses voisins, peu de domaines, qu’ils soient économiques, sociaux ou politiques peuvent rivaliser avec ce qui se fait en Europe, et particulièrement en France (je suis français).
Le livre serait probablement plus utile aux lecteurs français, tant leur méconnaissance de la Suisse est forte: François Garçon casse les mythes, je dirai même les fantasmes suisses, pour mieux les représenter en réalité.
Pour ma part, j’ai déclaré ce livre « d’utilité publique » pour tout étranger qui souhaite s’installer ou travailler en Suisse.
Les Suisses verront un intérêt tout particulier dans cet ouvrage: celui de ne pas suivre certains exemples européens. En prenant un peu de hauteur et en comparant plusieurs modèles, François Garçon vous dit « Mesdames et Messieurs les Suisses, votre modèle n’est peut-être pas parfait mais il est indéniablement moins mauvais que les autres ». Ne reniez pas cette évidence.
29 octobre 2008 à 8:44
Permalien
On dirait que ça vous gêne qu’on dise du bien de la Suisse! Ca ne vous gênait pas quand notre pays a été la cible d’une campagne de diffamation mondiale?
François Garçon, en effet, voit la Suisse par contraste avec les déficiences tragiques de l’Uunion Européenne, qui sont telles que l’on peut dire sans crainte qu’elle est désormais un échec patent.
La comparaison est légitime, non pas pour en conclure qu’il n’y en a point comme nous, mais au moins pour comprendre qu’il faut nous garder comme de la peste d’aller nous enliser dans les sables mouvants de ce machin institutionnel (l’UE) dans lesquels sont englués les pays voisins, qui en crèvent.
Heureusement l’homme de la rue a déjà compris, et depuis longtemps.
29 octobre 2008 à 23:00
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Le paradoxe gastronomique
Manger est un plaisir. Bien manger est plus qu’un plaisir.
L’envie de découvrir une nouvelle table découle souvent de la lecture de la presse quotidienne.
Dans ce domaine, il y a deux écoles. Celle qui parle de ce qu’on mange et celle qui parlent de ceux qui font à manger. En tant que client, je paye pour ce que mange et je respecte les choix et opinions du patron.
Actuellement, la tendance est plutôt à savoir si le chien du patron mange les restes du client.
C’est un problème qui n’est pas propre à la gastronomie. Prenons un exemple. La finance.
Je suis abonné au Temps. Tous les lundis, les spécialistes débattent de la meilleure façon d’emballer la merde:
structurés, options, call put, total warant. What is that?
C’est la cour des miracles. Les analystes dissertent à longueur de colonne sur d’hypothétique possibilité de gain sans jamais parler du fond du problème. La multiplication des pains. Ma première leçon d’économie, je l’ai prise dans Luky Luke sur cette réplique définitive mais au combien réaliste:
>Quand vous avez compris cela, vous avez compris le capitalisme et le communisme. En effet, les deux systèmes se rejoignent sur la finalité des choses, mais pas dans la pratique. Le capitalisme sous-entend que le mélange des deux ingrédients génère une plus-value qui justifie la vente de deux portions. Le communisme suppose que le partage des aliments, aussi faible en soit la quantité, est une forme de justice qui justifie que le portion est suffisante pour deux personnes. Ce n’est pas parfait, mais nous avons assimilé ces règles.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui ce n’est plus valable. Et je retourne à la finance.
UBS a besoin d’argent. Les clients n’ont plus confiance et l’avenir est sombre.
L’Etat verse 6 milliards pour une portion de haricot + une portion de lard UBS. C’est un pari difficile car le joueur de casino ne goûte que très peu ce plat gras qui laisse des traces partout ou l’on passe. Mais la Suisse a les moyens de prendre ce risque, alors acceptons-le.
Ce qui passe moins bien, c’est la partie de poker au sous-sol entre la BNS et UBS.
Les règles frisent la triche. La BNS joue découvert, l’UBS cartes cachées. Elle veut jouer gros, mais elle n’a pas un sous. Normalement, l’histoire aurait dû s’arrêter là. Et bien non ! La BNS a emprunter 60 milliards pour que l’UBS puisse continuer à jouer. Les intérêts, 3 milliards par an, seront pris en charges par l’organisateur de la soirée.
Merci à tous en bonne continuation.
Le plombier
30 octobre 2008 à 3:37
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Là, il faut mettre un blazer avec un écusson suisse sur la poche et utiliser la brosse à reluire.
2 novembre 2008 à 10:56
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Mme Estier, J’apprécie le panorama de votre bilan des élections de la Constituante. Il est bien surprenant pour ceux qui vont de l’avant.
Il est relativement facile d’imaginer qui sont les votants pour 1/3, beaucoup d’aînés bien soutenus par leurs associations et par leur sens du devoir civique! Pour les 2/3 abstinents,
il serait intéressant de percevoir ce que représentepour eux leurs places dans la société. Une trops grande partie de la population est dépressive donc a perdu l’intérêt pour transformer des situations insatisfaisantes. D’autres sont déçus à la suite de toutes les fois où ils ont été rabroués ou désavoués. Que faire pour redonner le goût de se démener et le sens de sa valeur à tous ceux qui n’ont même pas la force de glisser une liste compacte dans leur enveloppe de vote?
3 novembre 2008 à 18:03
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Il est normal de baisser le taux d’imposition du bénéfice car la double imposition des actionnaires donne lieu à ce délire des bonus qui explosent depuis 10 ans dans le monde entier.
D’autre part sur les banques, pourquoi les politiciens ont attendu la crise de 2008 pour se rendre compte que les banques étaient sous-capitalisées ? Parce que les banques s’autorégulent notamment via les accords de Bâle II et que les politiciens comme la population n’ont pas de prise sur une finance mondialisée et ultra complexe.
Du coup, le seul moyen de pression c’est le ratio capital/bilan exigé par les banques nationales pour autoriser une banque à exercer dans le pays.
La débâcle des banques cantonales à la fin des années 80 devraient rappeler aux politiciens de tous bords que quand on joue avec l’immobilier comme aux Etats Unis et en Europe cela déstabilise non seulement le crédit, l’économie réelle mais aussi les retraites qui se basent sur le foncier pour payer les rentes.
La leçon c’est que les politiciens devraient se concentrer pour réglementer le secteur immobilier et surveiller les banques cantonales et les caisses de retraites AVS/LPP, pour le reste les grandes banques feront toujours ce qu’elles veulent et ce n’est pas l’argent des suisses qui pèse le plus lourd dans la balance.
8 novembre 2008 à 10:15
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Effectivement, à la lecture de ce livre, d’aucun pourraient être tenté de reprendre en coeur « Y’en a point comme nous » mais attention de ne pas se laisser éblouir. Tout ce qui brille n’est pas d’or! Je reste néanmoins convaincu qu’à l’instar des autres pays de la zone euro, la Suisse peut se permettre de jouer une partition différente tout en restant en mesure avec la musique.Il ne faut pas sacrifier notre déontologie helvétique sur le bûcher de l’UE. Gardons la tête froide et améliorons ce qui peut l’être et soyont critique envers nous-mêmes, nos institutions et nos politiques.
9 novembre 2008 à 13:58
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Si la Suisse abrite le tiers de la fortune mondiale offshore, c’est en grande partie en raison du secret bancaire qui protège l’évasion fiscale. Il permet aux banques d’augmenter les prix de leurs prestations et de rendre leurs clients plus captifs.
10 novembre 2008 à 22:41
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» … reconnaître les standards internationaux en matière de concurrence fiscale … «
Je découvre à travers votre article qu’il existe des standards internationaux en matière de concurrence fiscale … Quels sont-ils et de quel organisme émanent-ils? On aimerait bien le savoir …
La fiscalité relève de la compétence des Etats et chacun adopte la fiscalité susceptible de répondre aux besoins budgétaires des pays.
En France, on parle de « niches fiscales ». Qu’est-ce donc sinon du dumping? Que dire des aides d’Etat, par exemple à l’industrie aéronautique, accordées par la France et l’Allemagne à EADS? N’est-ce pas du dumping?
Finalement, tout est question de vocabulaire!
10 novembre 2008 à 22:55
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Intéressant article. Cependant, il fait comme si les acteurs d’un système libéral avaient réellement intérêt à ce que ce système soit le plus « justement » libéral possible. Une entreprise, une banque par exemple, prône évidemment une concurrence loyale et non faussée. Mais en réalité tout acteur économique d’un système libéral fait passer la maximisation du rendement du capital bien avant le principe, apparemment sacro-saint, de la concurrence. Un acteur dans un système libéral ne peut que chercher à distordre, à fausser, à détourner la concurrence – en témoignent les ententes tarifaires, cartellaires et les monopoles privés.
Rien d’étonnant, dès lors, à ce que le Conseil fédéral, défendant l’intérêt privé des banques suisses, n’aie de cesse de défendre leur marché particulier, celui de la fraude fiscale, quitte à promouvoir une claire distorsion de concurrence…
11 novembre 2008 à 10:18
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Voilà un article qui remet les pendules à l’heure: concernant le souci de Benoît Gaillard, le remède est peut-être dérisoire, mais c’est le seul qui me vienne à l’esprit: dénoncer le sophisme que commettent ceux qui étendent le principe de concurrence aux rapports entre les états eux-mêmes et exiger, toujours, la sincérité dans le débat. On ne peut peut-être pas attendre des miracles du politique; mais la cohérence et la fidélité aux principes qu’on affirme me semble le minimum substantiel exigible pour que le débat puisse simplement avoir lieu.
Je retiens encore du commentaire de Jean d’Hotaux qu’il a évidemment raison d’étendre les facteurs de distorsion concurrentiels aussi aux subventions déguisées: la constatation de la multiplicité d’injustices de ce genre devrait alors, semble-t-il, le pousser à abonder dans le sens de l’auteur. Sa conclusion pourtant inverse, si je le comprends bien, m’étonne donc: on voudrait en savoir plus ici. Notons que cette question de l’homogénéité législative du marché n’est pas un simple problème local, c’est une des questions-clé de l’ordre économique mondial.
11 novembre 2008 à 11:29
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Entièrement d’accord. Cependant, je ne crois pas à une régulation possible sans changement de modèle, en effet je crois que le système, qui pourrait être modélisé par une analyse numérique basée sur des matrices (comme pour la météo), a atteint ses limites et est en train de diverger. C’est un système réticulé qui est entré en raisonnance de manière dangereuse.
Comment le changer? Aller à une économie de rationnement mondial, il nous manque encore le gouvernement? Un moratoire sur certains achats à terme? Je suggère qu’économistes et ingénieurs commencent enfin à travailler ensemble pour le bien commun et cessent de se renvoyer la balle.
11 novembre 2008 à 19:22
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@ Jean d’Hortaux: L’OCDE et l’Union européenne ont édicté des règles en la matière.
Vous avez raison, la Suisse n’est pas seule en cause. Voilà pourquoi au-lieu de faire le dos rond, elle aurait avantage à prendre l’initiative pour l’élimination de toutes les formes de distorsions fiscales improprement qualifiées de concurrentielles.
@ Benoìt Gaillard: Certes les acteurs individuels – personnes et entreprises – ont une forte propension à brider la concurrence lorsqu’elle les désavantage. D’où la nécessité de règles collectives pour préserver une concurrence loyale, comme le droit des cartels par exemple.
12 novembre 2008 à 23:34
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@ Jean-Daniel Delley :
Merci de m’avoir répondu !
Dans votre réponse, vous citez l’UE et l’OCDE – merci pour le lien – comme organismes ayant édicté des règles en matière de concurrence fiscale.
S’agissant de l’UE, la fiscalité directe – je ne parle pas de la TVA – relève encore de la compétence des Etats membres que je sache. Au sein de l’UE, l’harmonisation n’en est encore qu’au stade des intentions. En conséquence, et même si de fortes pressions s’exerceront sur la Suisse, je ne vois pas comment on pourrait la contraindre de se plier à des règles non encore établies et surtout non encore appliquées aux Etats membres de l’UE.
Concernant l’OCDE, ce sont d’accords bilatéraux dont il s’agit et non pas de règles applicables à tous. La Suisse a d’ailleurs signé nombre d’accords bilatéraux en matière fiscale, avec les USA, l’UE, etc. S’agissant de la réunion du 21 octobre : « Nouvel élan politique contre les paradis fiscaux », il faut rappeler qu’elle fut organisée à l’initiative conjointe de la France et l’Allemagne et non pas de l’OCDE elle-même. La Suisse n’y a pas participé, les USA, l’Autriche et le Luxembourg pas davantage. On peut critiquer cette dérobade, mais pour ma part je ne vois pas l’intérêt pour la Suisse de se rendre à Canossa…
L’harmonisation fiscale est un sujet vaste et très complexe et il y a encore loin de la coupe aux lèvres.
Maintenant, vous suggérez que la Suisse prenne l’initiative … Oui, pourquoi pas, mieux vaut être pro-actif que réactif …
Bien à vous !
14 novembre 2008 à 14:37
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L’article comporte deux erreurs importantes. La première est de croire qu’une harmonisation matérielle permettrait d’améliorer la compétitivité et l’efficience du système. Cela reviendrait à donner un blanc-seing au plus mauvais. C’est exactement ce que nous reproche l’UE. Nos règles juridiques sont propres à chaque pays. La seconde erreur est de croire qu’il faut se laisser imposer des règles de l’étranger. La richesse est créée par la diversité et non l’uniformisation et la jalousie. Car ne l’oublions pas une uniformisation matérielle reviendrait à privilégier le médiocre et non à favoriser le méritant.
16 novembre 2008 à 19:13
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@Tomi et Jean d’Hotaux
Les standards internationaux auxquels je fais référence ne portent pas sur une harmonisation matérielle des fiscalités nationales mais, par exemple, sur les règles relatives à l’évasion fiscale (transparence, échange d’informations). Pour l’UE, voir ici.
17 novembre 2008 à 11:10
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J’ai déjà réagi à la publication du lire de Raymond Spira et André Gavillet a reçu cette
réaction, mon commentaire. Je trouve excellent la manière dont Pierre Jeanneret commente et le livre et l’expérience de la NGSN.
Amitiés à tous. Pierre Aguet
17 novembre 2008 à 18:31
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En droit pénal, le principe pas de peine sans loi signifie qu’en l’absence d’une norme pénale réprimant l’acte, il n’y a pas de peine. On cherche en vain dans le code pénal une norme réprimant le fait de ne pas être irréprochable.
Le problème se situe plutôt sur le fait que le législateur ne réprime la soustraction pénale que dans les codes fiscaux cantonaux et sous l’angle pénal administratif et par une peine pécuniaire soit une contravention sous l’ancien code pénal.
17 novembre 2008 à 18:39
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L’article du Crédit suisse a le mérite de nous montrer où sont les gouvernements les plus respectueux des deniers publics.
Un gouvernement qui jette l’argent de ses contribuables, comme c’est la cas dans les cantons latins ne mérite que la réprobation. Avoir deux hôpitaux universitaires à 60 km de distance engloutissant 2 Mia d’impôts c’est du gaspillage.
En outre, le canton de GE remet au goût du jour toutes ses lignes de tram à coût de Milliards alors que le canton les avait toutes enlever en 1965 sauf la ligne 12!
Par contre,Bâle ville, Zûrich et Berne ont toutes gardé leurs lignes de tram, cherchez l’erreur.
17 novembre 2008 à 19:24
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C’est en effet une très bonne idée qui, de surplus, me semble d’une mise en oeuvre très facile. Seul bémol: pour être réellement efficace, elle devrait être déployée à l’échelle européenne, voire internationale.
Quoi qu’il en soit, merci pour l’info (très utile pour qui n’a pas le temps d’éplucher toute la presse d’Outre-Sarine).
18 novembre 2008 à 7:41
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Hypnotisés par leur cupidité, les roseaux pensotants de la grande finance ne songent qu’à traiter la production agricole comme la production d’automobiles. Qu’attend-on pour confier tout le problème à Monsanto?
18 novembre 2008 à 11:45
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@Tomi:
Il me semble qu’André Gavillet met en avant dans son article le fait qu ele comportement de Raoul Weil – et donc de la direction de l’UBS – pourrait contrevenir à la Convention de diligence, voire à la loi sur les banques. Ce dernier texte prévoit des sanctions administratives mais aussi des sanctions pénales.
18 novembre 2008 à 14:54
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Le classement du Crédit Suisse ne dit pas tout, c’est évident, mais il souligne malgré tout des clivages significatifs. Il est exclu de répartir les divers territoires de la Suisse dans des catégories qui diraient tout à l’aide d’une seule couleur. Seule une série de classements juxtaposés et s’appuyant sur des critères différents peuvent rendre compte de la complexité de nos territoires, une fois favorables à celui-ci ou celle-ci et une autre fois à celle-là ou à celui-là. Et bien entendu, chaque territoire comporte encore en son sein des catégories fort différentes, d’autant plus qu’il est peuplé. La carte aurait gagné à être représentée avec des aires proportionnelles à la population.
18 novembre 2008 à 17:47
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L’UDC est déjà au Conseil Fédéral, mais elle ne veut pas de ses membres. Peut-être mon propos sera t’il perçu de simpliste, certes, mais il est à l’image de ce que l’UDC tente de faire pour (re)placer Blocher. Comment se fait-il que l’UDC demande d’avoir un Conseiller Fédéral alors qu’ils en avaient deux et que pour des raisons internes ils ne les reconnaissent plus comme faisant parti de l’UDC. Mesdames, Messieurs les citoyens UDC qui devant les sections cantonales avez décidez de ne pas garder Mme Slumpf et M Schimd, de quel droit pensez-vous avoir toujours un droit à un représentant. Si 25% de la population (la part des UDC) estime que leurs représentants ne les représentent plus ….alors quizz pour l’UDC et non pas pour les autres partis. C’est votre problème et pas celui du reste des Suisses et Suissesses.
Quand aux autres partis, j’ose espérer que vous ne ferez pas de concessions supplémentaires. L’UDC a démocratiquement décidé de se retirer du Conseil Fédéral en refusant ses deux membres, laissez-les ce débrouiller en famille. A priori, ils ont en fait une stratégie qui ne semble pas être la bonne. Ils sont dans un cul-de-sac, mais il s s’y sont mis tous seuls….comme des grands.
24 novembre 2008 à 2:21
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D’un autre côté, J.-C. Schwaab qui double son blog sur la plateforme de 24 Heures est un fervent partisan du MCBA, y a consacré plusieurs billets et s’exprime d’abondance sur les blogs « anti ». Il serait juste de le signaler dans cet article.
Cette campagne entraîne malheureusement des excès que ce soit d’un côté comme de l’autre, comme par exemple au Conseil communal de Lausanne, qui ne m’ont pas vraiment engagée à afficher une position claire, même si mon vote l’a été.
21 novembre 2008 à 21:14
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Bonsoir,
Je ne sais pas si l’UBS a organisé un barbecue mais ça sent très fort le grillé chez eux. Ca doit boire sec ces temps chez à l’Auberge des trois clefs. Les chefs se traitent publiquement d’incapable donc les mauvaises nouvelles sont imminentes.
Bien sur, UBS n’a pas son pareil pour placer ses billes dans tous les coups foireux des Etats Unis d’ Amérique. Ca faisait bien sur le CV, mais la trésorerie en a pris un méchant coup.
La chute de Citigroup sonnera la fin d’UBS. Les faillites en cascade de débiteurs gonflés aux hormones porteront le coup fatal. La déchéance de cette institution est tel qu’il est urgent de légaliser l’euthanasie. UBS agonise d’une maladie honteuse dont les symptômes sont l’avidité, l’égoïsme, la prétention, l’immoralité, l’absence de tout scrupule…
Des voix se lèvent enfin pour faire part de leur doute. De l’autre côté, l’éventualité d’une rallonge est pudiquement évoqué par les larbins de la banque. 70 milliards n’ont pas suffi à rétablir le cours de l’action!
Les CDS (Crédits Default Swaps) n’attendent plus que les douze coups de minuit pour venir hanter le sommeil des brillants gestionnaires de ce pays qui nous conduisent à la ruine.
Cété, peux-tu nous dire plus sur ces CDS qui représente plus de 50′000 milliards de dollar hors bilan?
Je suis sur que les placards de l’UBS en sont remplis.
J’ai beaucoup de plaisir à vous lire et vous souhaite un bon week end.
Votre plombier
24 novembre 2008 à 6:06
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Chère Madame Jaggi,
Débutant votre article par une dénonciation «blogs au poing» des opposants au nMBA, et poursuivant plus loin dans l’article sur ce sujet, vous semblez ou feignez ignorer les blog’s favorables au crédit… du musée. Dans un premier temps du moins. Vous maîtriser votre contradiction, puisque plus bas, vous avouez que «les sites anti-Bellerive et pro-Grand Rumine n’ont pratiquement pas bougé (…) alors que les sites de la campagne pour le oui (…)»
Ensuite, telle ce que les psychothérapeutes nomment «projection», vous continuez votre article avec un autoritarisme qui fait froid dans le dos!… Vous reprochez à vos adversaires (visiblement ils le sont de manière personnelle):
- l’invective, que vous pratiquez ici allègrement,
- le dénigrement des personnes, racaille «aigrie et ricanante», ce qui écrit par vous semble devenir légitime
- le mépris de tout ce qui n’est pas vous ou ne pense pas comme vous, ce qui est une preuve certaine d’ouverture à la discussion, et à l’acceptation d’une possible défaite.
- etc.
Je retiens encore de votre pensée, les termes de «populistes» (qui semble tenir du crime contre l’humanité) «activistes individualistes» (hélas, ils ne touchent pas l’équivalent de votre retraite de députée, ni le salaire d’élu(e) «socialistes»), et autres adjectifs stigmatisant du même acabit.
Enfin, en ce qui concerne les «pseudo», ils posent effectivement une question, mais politique, à savoir, quelle garantie à la libre expression «individualiste», «activiste» ou non, existe-t-il réellement(et même subjectivement, et dans ce cas quelle en est la raison ?) dans nos démocraties occidentales…
En effet, vu la colère omnipotente sous-entendue dans votre texte, qu’arriverait-il aux personnes qui exprimentdes idées contraires aux vôtres? Des procès systématiques,ruineux de frais de justice, jusqu’à ce qu’ils se taisent, par exemple?
Ceux-ci n’ont ni la garantie de protection des journalistes, de cénacles, ni l’immunité parlementairedes élus politiques…
Meilleures salutations
24 novembre 2008 à 10:47
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A quoi pense la Municipalité de Lausanne en ce qui concerne ce musée ??? alors que Lausanne est loin d’être à l’aise (voir la situation catastrophique de la Caisse Communale, le coût du métro (bienvenu).
Nous avons le musée de Rumine, lequel, bien restauré, serait l’idéal….nous ne sommes pas à
Bilbao, faut pas rêver……s’il vous plaît, ne soyez pas si prétentieux, il n’y a vraiment pas de quoi…… MERCI.
24 novembre 2008 à 18:22
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Les attaques personnelles de Madame Jaggi ne font que confirmer une chose: le projet d’implantation est indéfendable, notamment en raison de ses multiples illégalités (par exemple violation de la LAT- art.3.2.c). Il est évidemment plus facile de s’en prendre aux personnes que de répondre aux questions posées, et notamment:
- pourquoi, malgré de multiples demandes présentées au cours de maints débats, Mme Lyon refuse-t-elle de montrer les soi-disant engagements des « donateurs », qui ne seraient que des « déposeurs »?
- pourquoi le Conseil d’Etat se sent-il obligé de violer la loi sur l’exercice des droits politiques (art. 24) en diffusant dans la brochure officielle aux électeurs 8 pages de propagande pour 1 seule page laissée aux référendaires?
Toute notre compassion est offerte à Madame Jaggi de devoir en être réduite à ça… La culture ne mérite-t-elle pas mieux que ce type de défense?
Question complémentaire au modérateur du site: pourquoi ne sont-ce que les réactions qui doivent s’abstenir d’attaques personnelles et pas les textes suscitant les réactions?
25 novembre 2008 à 9:44
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Chère Yvette Jaggi,
En politique, l’estime se mérite. Dans le cas particulier des projets de musée, les autorités en charge de la culture démontrent qu’elles naviguent à vue. L’unique problème réside dans le fait que le canton de Vaud n’a aucune politique des musées cantonaux, aucune direction, aucun projet cohérent.
Le temps est passé, où des personnalités comme Paul-René Martin ou vous-même ont su imprimer à une communauté une véritable politique de développement culturel.
L’absence de projet a ouvert la porte à une véritable opération de « détournement de musée » de la part d’opérateurs privés, prêts à s’emparer du « maillon faible » que représente le Musée cantonal vaudois des Beaux-Arts.
S’il est singulier d’observer que les plus zèlés promoteurs de cette captation d’intérêt se recrutent dans les rangs de la social-démocratie, il est quasiment hilarant d’observer ces convulsions en période de pleine déroute idéologique et économique du libéralisme ultra!
Si en politique, l’estime se mérite; il arrive aussi qu’elle se perde. Vous saviez la mienne acquise.
Bien à Vous. Pierre Frey
25 novembre 2008 à 10:05
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Il vaudrait la peine de dresser un bilan des décisions du cons. féd. qui sont vraiment en faveur de tous les électeurs, si on en trouve, et de comparer avec toutes les dispositions favorables à la grande finance et aux mafias internationales.
25 novembre 2008 à 10:27
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Quand on n’a plus d’arguments, on attaque les personnes, c’est bien connu!
Mme Jaggi a toujours eu une petite faiblesse pour les élites sans accorder trop de confiance à la sagesse populaire.
Elle devra tout de même accepter le verdict du peuple sans trop critiquer les citoyens qui se seront opposés à l’emplacement de ce musée.
25 novembre 2008 à 11:44
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Cette tribune a hélas définitivement fait basculé le débat autour du musée dans le fossé. On peut comprendre que les partisans s’énervent devant l’indignation ou l’indifférence que leur projet suscite dans tout le canton. Mais cela ne saurait justifier la rancœur qui passe par l’attaque des personnes. Madame Jaggi, désolé de vous le dire, mais votre article sent mauvais.
Les référendaires, dont notre association fait partie, se sont regroupés sous la devise «pas au bord du lac». C’est bien pour la sauvegarde des rives que nous nous engageons d’une part, et d’autre part pour proposer une autre idée de l’urbanisme qui consiste à affecter intelligemment les espaces : les rives au lac, la culture dans la cité.
Il est regrettable que le scrutin du 30 novembre contraigne apparemment le citoyen à choisir par son vote entre deux patrimoines, l’un naturel, l’autre artistique. La différence entre les deux c’est que le second peut s’exprimer sans prétériter le premier. Et que le premier est source d’inspiration pour le second. La priorité est ainsi clairement énoncée, sans conflit. Il n’y a donc pas lieu ni de s’écharper ni de s’invectiver, ni surtout de s’en prendre à ceux qui ont une autre opinion que la sienne. Et un non dans l’urne ne détruira aucune œuvre alors qu’un oui gâcherait définitivement le paysage.
Il y a un fait simple: Bellerive est probablement une des plus belles plages lacustres d’Europe. Elle se trouve à peu de distance du site de Lavaux classé patrimoine mondial de l’UNESCO. La vue qui se donne à voir est exceptionnelle. Il semble ainsi parfaitement inopportun de placer à cet endroit un monolithe hors d’échelle et sans lien avec le lac.
En espérant que le résultat du vote de dimanche épargne à nos édiles la honte de devenir la risée des touristes que l’on souhaite rassembler en nombre à cet endroit pour leur faire découvrir les richesses des beaux-arts. Cela, c’est sûr, ils ne comprendraient pas! Ni eux ni nous ne voulons à l’avenir ne voir plus que 2% de notre lac et de nos montagnes…
Roland Wetter, membre du comité référendaire et du comité du Mouvement pour la Défense de Lausanne.
25 novembre 2008 à 12:12
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Merci Yvette Jaggi; vos arguments sont convaincants. Il est vrai que je suis un partisan du musées des Beaux-Arts sur le site de Bellerive.
Et je pose de nouvelles questions : à quand des salles permanentes pour l’oeuvre de Louis Soutter, ce grand artiste de stature internationale? A quand une salle Auberjonois, une salle Vallotton? Lausanne a autant d’atouts que Berne, Bâle ou Zurich qu’il faut mettre en avant.
25 novembre 2008 à 14:50
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L’argument d’Alphonse Layat est fondé et intéressant. Il mérite d’autant plus de considération qu’il est de l’ordre du principe, en quelque sorte « hors sol »; indépendant du lieu où se trouve l’édifice.
Oui, ces oeuvres devraient être accessible en permanence.
Il faut noter toutefois qu’il évoque là une vision traditionnelle du musée et de la consommation culturelle. Celle qui n’attire guère les foules. Monsieur Layaz le sait bien, il sait que la plus belle collection de Suisse (Oscar Reinhart à Winterthur) ne reçoit en moyennne « que » 11′000 visiteurs par an.
Celui qui sait cela comprend immédiatement qu’un musée d’art a besoin des autres institutions culturelles et qu’il a sa place au centre ville. A Rumine.
Pierre Frey
2 décembre 2008 à 11:22
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Intéressante analyse. Ces liens ne peuvent être détruits tant que la création artistique est tributaire de la vie de l’artiste, elle même tributaire du pain gagné difficilement. D’où la nécessaire implication de mécènes ou sponsors, étatiques ou non, dont une énorme motivation vient du narcissisme quasi inévitablement inhérent à l’exercice du pouvoir exécutif politique et du pouvoir économique.
La culture, sinon confidentielle (mais alors est-ce encore ce que l’on appelle communément « culture »), peut-elle exister sans cette interdépendance entre artistes et payeurs (que l’argent provienne de la sueur du contribuable ou de celle du burnous)?
3 décembre 2008 à 2:57
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Analyse très intéressante, mais vous aurez remarqué que Micheline Calmy-Rey ne la partage pas. Elle a demandé aujourd’hui à ses camarades d’élire le candidat UDC. C’est à dire Maurer, si on admet qu’elle ne souhaite pas se retrouver avec Blocher.
Bref elle n’a pas vos scrupules. L’affiche des moutons ne l’empêche pas de dormir.
On peut penser qu’elle fait le calcul suivant:
Si l’UDC est dans l’opposition, elle va se renforcer énormément d’ici à 2011. En période de crise, elle tirera un gain maximum de son opposition à la libre circulation qui mettra en porte à faux le monde du travail par rapport aux syndicats et au PS. L’UDCe gagnera sur, presque, tous les tableaux et attirera à elle, à coup sur, un nouveau pan de l’électorat PS.
Ce serait aussi la fin de la concordance et la naissance d’un système majorité opposition.
Donc, dans un pays à forte majorité de droite, avec une UDC encore renforcée, en 2011 on verrait un gouvernement de droite dure, et les socialistes seraient exclus du CF. Et ça, c’est ce qu’elle ne veut pas. Elle tient à sa place, Micheline!
Je crois qu’elle fait une analyse lucide.
30 novembre 2008 à 10:25
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Voilà plusieurs jours que l’article a paru sans susciter de commentaire: sommes-nous dépassés par les événements ou faisons-nous confiance aux princes qui nous gouvernent?
3 décembre 2008 à 3:11
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Maurer n’étant pas éligible à vos yeux, et Micheline Calmy-Rey ayant certainement raison de plaider prudemment pour la concordance, c’est à dire un UDC représentatif au CF, alors pourquoi les socialistes ne prendraient-ils pas sur eux de reconsidérer la situation et d’élire carrément Blocher lui-même?
C’est ce que préconisait Jean Ziegler le 19 novembre dans un article de la BAZ.
Ce point de vue de Ziegler est très intelligent.
Si Blocher est l’adversaire le plus redoutable du PS, mieux vaut l’affronter lui-même plutôt que son valet Uli. Ce serait plus net. De la part de la gauche ça aurait de la gueule. Et en plus ça limiterait la casse.
Si les esprits des parlementaires socialistes ne sont pas assez agiles pour ce genre de raisonnements, alors son intérêt bien compris condamne le PS à s’arranger pour que Maurer soit élu.
3 décembre 2008 à 18:46
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Quelle formidable apologie de la pensée unique. Il fut un temps où les valeurs de la gauche étaient le dialogue, l’ouverture, le respect de l’autre et le respect de ses opinions. La claque reçue est à la hauteur de la hargne et du mépris qui polluent ce texte.
3 décembre 2008 à 20:33
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De quel droit des pays peuvent-ils obliger les pays fiscalement attractifs, comme la Suisse qui n’est pas un paradis fiscal à proprement parler, d’abandonner des revenus? De plus la plupart des politiciens véreux de l’Europe possèdent des comptes en Suisse parce qu’elle est attractive alors faut arrêter.
4 décembre 2008 à 21:09
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La balle est évidemment dans le camp des radicaux-libéraux: le sursaut de lucidité va-t-il finalement prévaloir ou le grand vieux parti préfèrera-t-il une fois de plus jouer avec le feu en élisant un personnage aussi imprévisible que dangereux! A lire à ce sujet l’excellente analyse-argumentation de François Cherix développée dans l’entretien-débat face à Olivier Meuwly, publié dans « Le Temps » du 4.12.08.
La Suisse est à un tournant de son histoire politique le 10 décembre: espérons que le courage prévaudra sous la coupole fédérale…
7 décembre 2008 à 18:40
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Qu’est-ce qui vous choque?
***La collaboration avec les nazis n’a pas dépassé 1% des fournitures de guerre du Reich
***************
En mars 1940 les commandes de matériel militaire de la France se montaient à 142,7 millions de CHF, celles de la GB à 121,2 millions alors que celles de l’Allemagne n’atteignaient que 149000 CHF. Selon le ministère des armements du Reich les commandes de matériel militaire passées à la Suisse ne représentent que 0,5 % de la capacité allemande d’armement. Quant au ministre des Armements, il déclarait que le Reich pouvait fort bien se passer de ces fournitures si les exigences helvétiques s’avéraient exagérées…
J-J Langendorf « La Suisse dans les tempêtes du XXè siècle »
page 196
*****************
Le gros des fournitures à l’Allemagne vint du pays qui a accusé la Suisse: les EU
http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre_
et également de l’autre côté:
http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=38170
Et pour le dessert cette citation:
L’Histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré. [...] L’Histoire justifie ce que l’on veut. Elle n’enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout. Paul Valéry
Bien cordialement
Christian Favre
7 décembre 2008 à 19:02
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Point de vue sensé d’homme d’état expérimenté. Hélas choquant pour le simple pékin qui pensera: Comment? L’exercice du droit d’initiative devrait être soumis à l’autorisation préalable de quelques états islamiques, de leurs dirigeants fanatiques, si ce n’est de groupes terroristes? Dans quel monde vit-on?
Ceci étant dit, du point de vue de la responsabilité de l’homme d’Etat, la solution est simple: il faut reconsidérer la position majoritaire face à CB, constater qu’en magistrat responsable il s’est bien gardé de soutenir cette initiative excessive d’un de ses supporters (U. Schlür), et qu’au CF il a représenté la politique dure de son parti, mais avec une certaine modération de fait, en particulier dans les relations officielles avec les autorités étrangères, et en tous cas il a montré un grand sens du possible. Bref, il faut le réélire, lui, et non son double, qui n’a sans doute pas son calibre.
Ou alors, si c’est au dessus des forces de certains de pousser la rigueur du raisonnement jusque là, il faut accepter les conséquences connues d’avance de l’ostracisme envers l’UDC: c’est à dire le passage du système de concordance à celui de l’alternance, dans un pays votant à droite à trois contre deux, où le monde politique est dans la main d’une bourgeoisie d’affaires suisse allemande qui dans ses tripes appartient à la droite dure.
Quelle place pour une gauche réformiste dans une Suisse qui passerait au système de l’alternance que certains jugent si désirable?
Le PS est-il prêt à passer dans l’opposition à brève échéance, pour y rester peut-être pendant très longtemps? Le Mitterrand suisse n’est peut-être pas né, qui après cela réussirait l’alternance à gauche dans ce pays.
Cornélien comme situation, vraiment cornélien.
A tel point qu’on peut se demander si le stratège et tacticien CB n’a pas fait exprès de mettre en avant Maurer, justement à cause de cette affaire de minarets, et de quelques propos poujadistes qu’il s’est interdit à lui-même, précisément pour mettre tout le monde, et surtout la gauche réformiste, dans ce dilemne.
Qu’on doit haïr un adversaire aussi intelligent. Mais aussi, comment ne pas saluer l’intelligence d’un tel joueur d’échecs?
7 décembre 2008 à 22:34
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Vous semblez ne pas voir certaines réalités: L’option alternative à la concordance, telle que pratiquée jusqu’ici, c’est à dire incluant TOUTES les forces politiques importantes, n’est pas de « concorder » sur un consensus minimal.
L’autre option c’est un système d’alternance, comme dans les autres pays européens.
Il est à craindre que vous soyez dans l’erreur également quand vous dites que la politique d’opposition de l’UDC ayant été un tel échec, ce parti « est prêt à des efforts sur la forme pour réintégrer le plus vite possible l’exécutif ».
Tout semble indiquer au contraire que l’UDC fait le choix de la rupture.
Si le reste du monde politique n’est pas d’accord de la réintégrer au pouvoir aux conditions fixée par elle, et par elle seule, l’UDC est déterminée à s’installer dans l’opposition, pourrevenir en 2011 ou plus tard, mais cette fois ci en parti hégémonique dans une alternance de droite excluant le PS.
C’est une approche contraire à celle du PS, qui avait fait semblant d’être tenté par les charmes de l’opposition après la non élection de Lilian Uchtenhagen, mais qui n’avait aucune intention de franchir le pas, car elle avait choisi depuis longtemps de s’incliner devant une règle du jeu fixée par la droite bourgeoise.
Rappelons nous les paroles de Yann Richter: « Maintenant on sait qui commande ici! »
Ce que la gauche espère en ce moment, en spéculant sur la solidarité d’un « front » anti UDC, c’est d’être le senior partner d’un consensus « républicain » excluant l’UDC, où lui fixant des conditions, et de cimenter ainsi un statut de référence morale pour elle même, ses visions, ses choix, etc., au sein d’un mainstream un tantinet plus progressiste.
Autrement dit, la gauche espère pouvoir peser lourd dans un cartel de centre- centre gauche, qui traite l’UDC blochérienne de la même façon que la majorité bourgeoise a toujours traité le PS. C’est à dire en l’incluant, mais seulement parce que ça l’arrangeait, et à ses conditions (celles de la droite.)
Le hic c’est que l’UDC refuse d’être traitée comme le PS avait accepté de l’être, en partenaire subalterne.
L’UDC est vraiment déterminée à passer 4, ou 8 ans, ou plus hors du CF, en menant une opposition très dure. Sa base suivra « dürch dick und dünn ». Il n’y a qu’à voir comment cette base a accepté l’exclusion d’une section entière.
L’UDC est prête également à prendre en compte une certaine hémorragie en faveur du PBD car elle ne croit pas du tout aux chances de ce ruisselet d’augmenter d’une seule goutte d’eau la force électorale globale du centre. En revanche elle est convaincue de rallier à elle, dans la crise économqiue qui s’annonce, un électorat populaire pesant beaucoup plus lourd que les miettes qui rejoindront le PBD au dépens d’ailleurs surtout du PRD et PDC.
Le calcul ne semble pas si faux puisque plus de 12′000 nouveaux militants ont rejoint l’UDC dans la tourmente de l’éviction de Blocher puis pendant l’exclusion de Widmer-Schlumpf. Il y a eu aussi des défections mais négligeables en comparaison.
L’UDC (sa direction) est donc certaine que l’opposition, loin d’être un échec, est au contraire déjà un grand succès, et que ce succès ne fera que s’amplifier en cas de passage à un système d’alternance. Car dans ce cas, sa base, déjà incroyablement disciplinée, grossie de nombreux nouveaux éléments déterminés, se soudera et se raffermira de plus en plus dans sa combativité et sa volonté de devenir LE nouveau parti de gouvernement numéro un.
Effectivement le parlement ne sera probablement pas prêt à céder à ce que vous appelez un « chantage ». C’est à mon avis le piège tendu par CB et ce sur quoi la direction de l’UDC compte pour sa stratégie à long terme de véritable conquête du pouvoir. Car dans ce cas, la base UDC sera vraiment échaudée par ce qu’elle ressentira comme une profonde injustice et cela sera le triomphe des idéologues de droite à l’UDC sur les partisans de la concordance de papa.
Est-ce votre analyse qui est juste et non celle que je vous suggère?
Je serais de gauche et réformiste, je ne prendrai pas trop de risques et j’éviterais de laisser l’UDC donner libre cours à sa stratégie d’opposition pour la conquête complète du pouvoir.
Apparemment Mme Micheline Calmy-Rey partage mon avis.
8 décembre 2008 à 10:46
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Giovanni Segantini est né le 15 janvier 1858 et il est décédé le 28 septembre 1899, à Pontresina. Il vivait en Engadine depuis 1894 et c’est à Saint-Moritz, au Musée Segantini, que sont exposées quelques-unes de ses oeuvres majeures, dont le Triptyque de la Nature (ou des Alpes)…
► Merci, nous rectifions les dates dans l’article!
8 décembre 2008 à 17:39
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En affirmant que la concordance signifie la participation de toutes les forces politiques importantes à l’exercice du pouvoir exécutif, vous oubliez un élément central de la définition: pour autant que chacun des partis prétendant à l’étiquette gouvernementale adhère à un certain nombre de valeurs considérées comme centrales par ces partis. A la fin du 19ème, c’est la reconnaissance de la légitimité de l’Etat fédéral qui ouvre la porte du Conseil fédéral aux conservateurs; au 20ème siècle c’est l’adhésion à la défense armée, précédée par l’abandon de la lutte des classes qui rend fréquentable le PSS. Or actuellement l’UDC, par son opposition systématique à tous liens avec l’Europe, alors même qu’elle avait justifié son rejet de l’Espace économique par la possibilité de nouer des relations bilatérales avec l’UE, met en cause l’avenir du pays. C’est un parti irresponsable qui n’a rien à faire au gouvernement, quel que soit son ou sa candidate. Le maintenir hors de l’exécutif jusqu’à nouvel ordre n’implique pas de faire le choix de l’alternance, un type de régime qui sied à la bipolarisation politique que nous ne connaissons pas en Suisse. C’est au contraire prendre au sérieux la concordance et ne pas la confondre avec un foutoir.
9 décembre 2008 à 14:49
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Votre réflexion est très intéressante car elle introduit un argument que j’entends pour la première fois de ma vie:
Il serait exigé de l’UDC, de se rallier au rapprochement avec l’UE sous couvert de bilatérales, ligne voulue par les autres partis gouvernemntaux (car c’est bien ça que vous avez dit) de la même façon qu’on a attendu des catholiques conservateurs l’acceptation de l’Etat fédéral et des socialistes celle de la défense nationale et le renoncement à la lutte de classes.
Permettez moi d’exprimer ma vue des choses, qui diffère de la vôtre. Je suis un citoyen qui n’est pas membre de l’UDC mais vote pour ce parti, principalement parce qu’il se sent « blochérien » comme on est « gaulliste »: c’est à dire parce qu’on refuse l’abdication de l’autodétermination de son pays au profit d’un machin qui nous lierait les mains et serait désastreux pour notre avenir, qui serait à vrai dire la fin de la Suisse, réduite à une province gouvernée par un parlement continental dans lequel nous ne représenterions qu’environ 2% des droits de vote. Ce serait aussi la fin, évidemment, de notre démocratie directe.
Votre argument est vraiment stupéfiant, parce que jusqu’ici je n’ai jamais entendu ni lu personne l’exprimer si clairement. (Probablement c’est qu’on n’ose pas le dire.) Et bien entendu, vous avez raison, c’est exactement cela la raison principale de l’ostracisme qu’on observe envers les éléments UDC restant loyaux à leur parti sur la question européenne.
Je ne comprenais pas bien la raison de l’obstination de ce qu’il faut bien appeler la classe politique à refuser de s’incliner devant le changement d’orientation qu’impose les résultats électoraux des 15 dernières anées au cours desquelles on a vu la confirmation par le peuple de son refus de l’Anschluss. Vous me pardonnerez cette expression brutale, mais elle exprime à la fois mon sentiment et la réalité.
La raison de cette obstruction de la classe politique est son désir, sa volonté déterminée d’adhérer aux institutions contraignantes de Bruxelles, mais en contournant la volonté du peuple, par des accords bilatéraux visant, non à sauvegarder notre indépendance, mais à nous rendre entièrement eurocompatible en se passant du consentement de l’électeur.
J’estime pour ma part que c’était le devoir du monde politique de réexaminer sa position et d’adopter loyalement, et démocratiquement, une position eurosceptique consistant à jouer le jeu des bilatérales, mais de manière défensive, et non comme un cheval de Troie permettant par la tactique du salami de réduire à rien la liberté d’action de notre pays.
Je ne comprenais pas ce refus obstiné de respecter qu’en démocratie il faut savoir infléchir sa politique quand manifestement les votes du suffrage universel le requièrent. Vous m’avez enfin permis de le comprendre.
Dans ces conditions, et parce que je sens que vous avez raison, alors nous sommes dans une crise encore plus sérieuse que je ne le pensais.
Car dès lors la classe politique est REELLEMENT en porte à faux par rapport au peuple. Ce n’est pas une réthorique populiste peuple contre élites. Il s’agit d’une volonté de l’élite politique d’ignorer le sentiment majoritaire dans la population, qui penche vers une voie bilatérale défensive et non une voie bilatérale menant à l’adhésion masquée.
Vous pourrez dire que cela est discutable, et que le peuple n’a pas fait sa religion. Que peut-être il approuve l’adhésion rampante. Mais s’il l’approuvait, pourquoi ne lui dirait-on pas la vérité?
Non je pense qu’il s’agit là du même phénomène que l’on observe au sein de l’UE elle-même. Le suffrage universel n’est pas autorisé à trancher de l’essentiel. Exemple les référendums très clairs français et néérlandais de 2005, qui ont été ignorés. Exemple: le fait que le « traité de réforme » a été adopté « bei Nacht und Nebel », presque clandestinement, par des parlementaires apeurés et conscients d’aller directement contre la volonté de leurs électeurs. Exemple: le fait que le seul peuple consulté: le peuple irlandais, ayant donné la même réponse qu’auraient donné les autres peuples européens s’ils avaient été consultés, c’est à dire a confirmé les votes négatifs français et nérlandais de 2005, sur le même objet. Et maintenant ledit peuple irlandais est sommé de revoter. Etc., etc.
Que ce genre de choses ne révolte pas la conscience de tous ceux qui se disent démocrates est proprement stupéfiant.
Il apparaît donc très évident que le monde politique suisse, hors UDC, est sur la même ligne que ses homologues qui hors de nos frontières s’emploient à enterrer le suffarge universel qui avait été proclamé en 1848. certains.
Pour ne pas nous retrouver demain dans la même situation pitoyable que les peuples irlandais, français, néerlandais, dont les votes sont ignorés sans vergogne, la plus extrême vigilance eurosceptique est donc indiquée pour les Suisses, qui ont le privilège de n’être pas encore pris dans l’entonnoir, ou dans la nasse si on préfère.
La conséquence de tout cela est donc très évidente. Une nouvelle concordance doit être trouvée. Comme cela a été le cas dans le passé, il faudra que les minoritaires s’inclinent. Les minoritaires en l’occurence sont les partisans d’une adhésion hypocrite et masquée par la voie bilatérale ce qui contredit le sentiment majoritaire de la population. Jusqu’ici ils s’y sont refusés avec mauvaise foi. Mais il faudra que le rapport majorité minorité soit suffisament net pour qu’ils n’aient pas le choix mais soient contraints d’infléchir leur ligne.
Comme il n’y pas de conciliation possible sur la question essentielle, celle sur laquelle vous avez mis le doigt, car il s’agit de l’existence même de la Suisse comme pays indépendant, il comme il est évident que la classe politique est absolument déterminée à ne pas céder là dessus, alors il faut prendre son parti de l’exclusion de l’UDC du CF.
Il y aura donc un gouvernement homogène sur la question européenne. Et ceux qui tiennent à maintenir la liberté d’action de la Suisse dans le monde, disons simplement son indépendance, et sa non absorbtion dans une UE en pleine déconfiture, auront grace à Dieu (et aux radicaux démocrates de 1874) la ressource de se battre sur le terrain de la démocratie directe, victorieusement espérons le.
Il y aura donc un bras de fer, et on peut espérer qu’après un certain temps la partie « souverainiste » aura tellement progressé électoralement et la partie « annexioniste » tellement perdu d’électeurs, car pénalisée par son option européiste, que la majorité sera très nette et qu’enfin les partis centristes et pourquoi pas aussi de gauche (il y a des « nonistes » aussi à gauche) consentiront à manger leur chapeau et à se rallier à une politique intransigeante dans l’intérêt de la Suisse, bref une politique blochérienne, ou gaullienne sur cette question.
Cette lutte historique, je le vois bien, est inéluctable. Elle passe, au moins dans un premier temps, par un abandon de la concordance et le passage à un système européen classique d’alternance.
A vous lire je comprends que les intérêts électoraux du PS, qui a tout à perdre du système d’alternance où il risque de se retrouver poussé hors du pouvoir, pèsent moins lourd au PS que la cause européenne. Mesdames Calmy-Rey et Christianne Brunner ont pourtant mis en garde contre le rsique de pousser l’UDc hors du CF. J’espère qu’elle seront écoutées.
On verra. Je préférerais le maintien de la concordance et une attitude civique de la part des partis PS, PDC et PRD consistant à se soumettre à la volonté du suffrage universel en matière européenne.
9 décembre 2008 à 17:04
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Cher Albert Tille,
Votre sollicitude pour notre quotidien est touchante, elle nous honore. Elle aurait été encore plus complète si, en journaliste chevronné que vous fûtes, vous vous étiez donné la peine de vous renseigner sur la manière dont nous conduisons notre coup de sonde journalier auprès de nos lecteurs. Si vous aviez appelé la rédaction en chef (votre serviteur, ou son adjoint délégué au site internet), vous auriez appris plusieurs choses. D’abord, que nous n’avons jamais prétendu concurrencer MIS Trend ou la Sofres, que nous n’avons jamais osé présenter notre question du jour comme un sondage représentatif et scientifique, et qu’il s’agit là d’un simple coup de sonde, et qu’il est du reste perçu comme tel par l’écrasante majorité de nos lecteurs. Vous auriez aussi appris que, conscients de la possible manipulation technique de cette question du jour, nous en avons modifié l’accès, pour empêcher le même ordinateur d’envoyer plusieurs réponses, et que nous avons ajouté un filtre « captcha » à cet effet.
Vous vous seriez enfin aperçu que ce que vous appelez « des vagues dans la rédaction » a consisté en un échange de courriel entre Emmanuel Barraud et moi-même, avec demande de ma part (et non aval, comme vous l’écrivez, mais vous êtes tout excusé puisque vous ne pouviez pas le savoir) d’en faire un petit article pour dévoiler la manoeuvre de l’UDC. Nous avons déjà fait de même en d’autres circonstances, notamment lorsque le Centre patronal avait bombardé notre courrier des lecteurs de lettre préfabriquées et envoyées par des membres dociles. La question de supprimer le courrier des lecteurs ne nous est pas apparue justifiée. Vous-même n’avez pas réagi. Vous n’avez pas non plus réagi lorsque le Parti socialiste a usé du même stratagème que l’UDC. Mais ce n’était manifestement pas le coup de trop…
A mon tour de vous faire une suggestion, Cher Albert Tille: il vous suffirait de renoncer à vos commentaires bidon pour retrouver votre crédibilité.
Meilleures salutations,
Thierry Meyer
9 décembre 2008 à 18:15
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Je suis surprise par l’agressivité du ton utilisé par Thierry Meyer pour vous répondre. Touché! on dirait bien Monsieur Tille.
Ceci dit, 24Heures ne fait que succomber à la mode du « tout le monde a son petit avis, pertinent cela va de soi!, sur tout et doit le faire savoir au monde entier », même si, en réalité, il s’agit la plupart du temps plus d’émotions que d’opinions étayées et argumentées. En fait, les arguments et les faits, la synthèse et la retranscription intelligemment vulgarisée (et documentée!) font de moins en moins partie du paysage médiatique. Question de place à disposition et de temps accordé aux journalistes – dont je suis – pour faire leur travail. Résultat: des professionnels de moins en moins satisfaits de leur métier et de plus en plus désabusés. Ca, c’est la « vraie réalité », celle que les rédacteurs en chef actuels sous les ordres des éditeurs ne veulent pas connaître.
10 décembre 2008 à 14:01
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Ce n’est pas votre « expression brutale » qui m’attriste, « curieux », mais votre incapacité à lire un texte pourtant clair.
Je ne reproche pas à l’UDC de s’opposer à une adhésion de la Suisse à l’Union européenne, ni même d’avoir combattu victorieusement notre participation à l’Espace économique. C’est son droit. Mais elle a justifié cette opposition en affirmant que des accords bilatéraux feraient l’affaire. Or elle s’est opposée systématiquement à ces accords, tous approuvés par une majorité populaire. Il n’y a donc pas eu « contournement de la volonté populaire » comme vous l’affirmez. Les résultats électoraux de ces 15 dernières années – l’UDC, si elle a progressé, n’a jamais franchi la barre des 30% – n’infirment pas ce choix de la voie bilatérale, confirmée en votation à plusieurs reprises.
Votre curiosité s’émousse proportionnellement à la montée de votre passion. Dommage.
17 décembre 2008 à 10:12
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Il faut tempérer l’enthousiasme de DP.
D’abord nous ne sommes pas dans un système de surveillance des loyers, mais dans un système de liberté du marché, avec malheureusement dans les grandes villes un marché inexistant ce qui engendre des abus.<br><br>
D’autre part s’il faut saluer la décision du CF de n’indexer que partiellement les loyers, la réforme proposée ne s’arrête pas là.
Le CF propose aussi de changer le mode de de fixation du loyer initial en renonçant aux loyers fondés sur les coûts pour passer aux loyers du marché ce qui n’est pas acceptable par les locataires.
Si le projet est accepté seuls les 5% des loyers les plus chers seront considérés comme abusifs; de plus l’on ne tiendra compte que des baux conclus dans les 5 dernières années ( donc les loyers déjà les plus chers) et les bailleurs de logements d’utilité publique ou des collectivités publiques ne seront pas pris en compte!
La Confédération doit encore mettre en place un outil statistique coûteux qui permettra aux bailleurs l’économie de faire la preuve que leur loyer n’est pas abusif!
Or actuellement le nombre de contestations du loyer initial est faible et inexistant et suisse allemande : moins de 500 contestations pour toute la suisse en une année!
Pourquoi donc changer un système qui ne pose pas de problème pour un nouveau système opaque (les données ne seront disponibles que pour les autorités de conciliation et les tribunaux!) et coûteux?
Enfin aucune amélioration n’a été proposée contre les congés, en particulier les congés dits économiques à savoir ceux donnés pour relouer le logement plus cher mais à un autre locataire.
L’affaiblissement des possibilités de contestation du loyer initial donne le champ libre aux bailleurs hausser tous les anciens loyers.
On ne peut donc pas être d’accord à 100% avec le projet du CF.
François Zutter
18 décembre 2008 à 13:39
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Après avoir lu cet « article » il en ressort uniquement une rage certaine de la part de l’auteur comme un enfant qui n’aurait pas eu le cadeau de Noël qu’il avait commandé. Plein d’affirmations fausses et de raccourcis très faciles.
Bref sachez qu’il y a des gens qui sont contents de son élection et pas que des frustrés!
10 décembre 2008 à 20:43
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Tout à fait d’accord avec Thierry Meyer pour pratiquer la rigueur journalistique. Mais rien dans sa réaction ne permet de remettre en cause l’exactitude de mon article. Malgré les filtres mis en place, la « question du jour », qui s’appelle « sondage » sur le site de 24 Heures, reste vulnérable à la manipulation.
Albert Tille, journaliste RP
11 décembre 2008 à 2:54
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« salles du musée propice à la création »??? Mais, cher Monsieur, la majorité des créateurs exercent leur talent dans la misère, qu’ils aient ou non un « atelier », une soupente, une cave ou une chambre à lessive désaffectée, ou provisoirement un « chez eux ». Et ce avant Van Gogh! Et depuis rien n’a changé! Si, peut-être la tuberculose, moins virulente (mais de retour) à notre époque…
Dans un musée, Bellerive ou pas, on EXPOSE des oeuvres (y compris Van Gogh?), et les plus gonflés des peintres ou des dessinateurs que l’on y voit vivant COPIENT les oeuvres exposées afin d’acquérir ou de comprendre le MODE DE CREATION de ces dernières.
16 décembre 2008 à 7:11
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Vous parlez d’un « un pari sur la beauté ». De toute évidence, nous ne partageons pas les mêmes critères de beauté. Ce projet de musée était une illustration supplémentaire d’un problème récurrent: nombre d’architectes ne cherchent qu’à créer en oubliant qu’ils imposent leur « création » à l’ensemble de la population et pour longtemps. Un tas de béton supplémentaire: non merci !
16 décembre 2008 à 8:58
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Amusant de constater que les socialistes sont devenus les fervents défenseurs du grand marché et donc, du capital, et que malgré leurs grands discours sur la démocratie, ils veulent qu’on ne demande plus son avis au peuple, et que ce dernier confie son avenir à une petite équipe de députés et technocrates supranationaux.
Le système politique de l’Union européenne ne peut que leur plaire, avec un exécutif qui légifère, un parlement de façade, et une bureaucratie pléthorique, il n’est pas sans rappeler le système soviétique qui leur manque tant… (à ce sujet, lire le livre du dissident russe Vladimir Boukovsky « L’Union européenne, une nouvelle URSS? »).
16 décembre 2008 à 9:29
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Il me semble que dans le domaine de la « stigmatisation de groupes de la population », la gauche n’est pas en reste: « Les politiciens de droite sont des vendus » (message donné par les récentes affiches « On peut m’acheter »), « Les électeurs de l’UDC sont des racistes », « les possesseurs d’armes sont des criminels » (message véhiculé par les affiches sanguinolentes de l’initiative « anti-armes »), « Les capitalistes sont des salauds », « Les banquiers sont des voleurs », etc… C’est donc tellement de meilleur goût quand ça vient de la gauche?
Quant au fait que l’UDC pourrait attaquer un siège socialiste… Et alors? Seule la gauche et la droite molle aurait le droit de faire des « coups bas »?
16 décembre 2008 à 9:30
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Une robuste et permanente consolation dans le gachis politique fédéral: la quasi indéfectible union de la droite patriotique et économiquement fructueuse ( radicaux-libéraux, PDC, UDC) contre la gauche éternellement et éhontément revendicatrice. Le petit peuple se rend-il compte de sa chance?
16 décembre 2008 à 9:41
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Davantage que le CIO et son musée (je mets pour ma part un petit m), c’est le métro qui change l’urbanisme de Lausanne (comme le CEVA changera celui de Genève) et propulse la métropole parmi les exemples à suivre. Et c’est le peuple vaudois, pas si rétrograde que cela, en l’occurrence, qui l’a voulu.
16 décembre 2008 à 10:15
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Au delà de la leçon donnée par l’artiste qui rappelle à juste titre qu’un musée est fait pour exposer et non pour créer des oeuvres, le retournement de perspective est admirable: au lieu d’un beau paysage ouvert, profitant à tout le monde et pas seulement à l’ego d’une « élite », M. Moret vante une fermeture de paysage illégale, et qui plus est traîne dans la boue ceux qui ont analysé les avantages et les inconvénients de cette implantation heureusement défunte. Finalement je préfère être compté parmi les pessimistes qui, à Lausanne, préservent un paysage pour tous plutôt qu’un optimiste qui « métamorphose » ce paysage en masses de béton et détruit les bases mêmes de la santé psychique de tous. Mais… M. Moret, c’est justement pour que les artistes créateurs puissent continuer à créer à partir du beau (le paysage) que le peuple a refusé le laid…
27 décembre 2008 à 22:35
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@ Alain Robert:
Dans votre article vous faites référence à la CFB (Commission Fédérale des Banques), or pour votre information sachez que cet organisme n’existera plus en tant que tel à compter du 1er janvier 2009. C’est à cette date que la FINMA (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) démarrera ses activités.
http://www.finma.ch/f/aktuell/Pages/mm_2008-12-07.aspx
La Loi fédérale sur l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (loi sur la surveillance des marchés financiers, LFINMA), adoptée par les Chambres fédérales le 22 juin 2007, entrera ainsi totalement en application.
Avec la LFINMA, les trois autorités que sont l’Office fédéral des assurances privées (OFAP), la Commission fédérale des banques (CFB) et l’Autorité de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment d’argent (AdC LBA) sont ainsi réunies au sein de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA.
Sur le fond de votre article maintenant. Sur le principe, je suis d’accord avec vous, mais il faudrait pour cela légiférer à nouveau, alors que la loi sur la surveillance des marchés financiers, (LFINMA), adoptée par les Chambres fédérales le 22 juin 2007, n’est pas encore entrée en vigueur ! Certes depuis le 22 juin 2007 il y a eu la crise financière qu’il est vain de rappeler ici, et qui justifierait le renforcement de la LFINMA.
Sachez aussi qu’à ce jour l’actuelle CFB est extrêmement sollicitée par les conséquences de la crise financière et qu’elle est sous-dotée en effectifs pour faire face à la situation présente. Cette situation a fait l’objet récemment d’une intervention parlementaire de M. Alain Berset (Conseiller aux Etats) qui s’en est inquiété. Or ses pairs ont estimé qu’il n’y avait pas lieu d’intervenir et qu’il fallait laisser faire la CFB.
Légiférer est bien voire nécessaire, sinon indispensable, mais encore faut-il s’en donner les moyens. Or la tendance actuelle penche plutôt vers les économies budgétaires …
Cordialement!
12 janvier 2009 à 9:46
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Donc selon Dalmuti la Suisse doit accepter l’Anschluss, sous prétexte de mesures de rétorsions des européens, vous avez un drôle de concept de la démocratie. Vous semblez aimer les années trente, l’UDC pas. Votre argumentation reflète la position de propagande mensongère du Conseil Fédéral, l’immigration en suisse a fortement augmenté (source Crédit Suisse), les contrôles dans l’industrie du bâtiment ont reflété 80%d’abus.D’autre part la plupart des travailleurs n’ont pas de convention collective donc pas de garanties de salaire minima.
24 janvier 2009 à 18:29
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Malheureusement, sur la santé économique des banques, notre connaissance de citoyen est très limitée. Peu d’information, à part le cours de l’action de l’UBS, qui plonge et replonge, sans que ne transperce le moindre signal de remontée. La confiance est si basse, que l’on craint le pire. Mais nous attendons effectivement de nos représentants à Berne qu’ils prennent ce dossier en mains sérieusement, qu’ils ne se laissent pas endormir par des discours lénifiants, qu’ils arrivent à penser par eux-mêmes et qu’ils exigent en contrepartie de nos sous des mesures d’assainissement courageuses.
Pour raconter une anecdote personnelle, après avoir reçu les excuses du président de l’UBS, je suis allée pour placer plus de 100′000 frs à l’UBS, et le guichetier à peine aimable, m’en a tout simplement (encore) découragée, car les frais de gestion du compte allait coûter plus cher que ce que le compte d’épargne allait me rapporter! La politique de la direction n’est pas encore descendue à tous les échelons. Je trouve cela très inquiétant. Il est temps que l’UBS revienne sur terre et commence à s’intéresser VRAIMENT au petit peuple de Suisse.
13 janvier 2009 à 12:20
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Enfin un peu de lucidité sur la toile genevoise autour des relations entre la Suisse et L’Union Européenne.
En effet, la votation du 8 février est à l’instigation de la Suisse (ou d’une partie de celle ci) et non pas de l’UE. lorsque l’on lit les blogs genevois, on a l’impression que c’est UE qui remet en cause les relations entre la Suisse et L’UE. Il n’y a pas chantage de la part de l’UE mais simplement le respect des clauses des accords bilatéraux signés entre la Suisse et l’UE, à la demande de la Suisse, suite à la décision du peuple suisse de ne pas adhérer à l’UE.
Pour ceux qui écrivent que la Suisse a très bien vécu économiquement parlent malgré la non adhésion à l’UE, juste une précison: le gouvernement suisse a compensé les effets de la non adhésion justement par les accords bilatéaux.
Pour votre reflexion, voici l’évolution du Pib depuis 1992 (rejet de l’adhésion) en $ Us et en gommant les variation de change.
Suisse+28%
UE à 15 +41%
Nouveaux entrants UE (12 pays) + 83%
UE à 27 +43%
Le Pib de la Suisse représente 2,75% du PIb de l’UE.
l’UE à 15 ou à 27 se développe plus vite que le Suisse.
77 milliards d’euros c’est le montant des exportation de la Suisse en UE. Cela représente 63% des exportation de la Suisse et 5,5% des importations de l’EU.
92 milliards d’euros c’est le montant des importations de la Suisse de l’UE. Cela représente 83% des importations de la Suisse et 7,5% des exportations de l’UE.
L’UE serait très contente de la continuité des accord avec la Suisse, mais ils sont moins vitaux pour L’UE que pour la Suisse.
26 janvier 2009 à 22:44
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Bonjour,
pourquoi ne manifestons-nous plus dans la rue? Pourquoi ce silence? Où sont passées les générations de 68?
Ana Landa
26 janvier 2009 à 23:52
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Je suis affligé de lire autant d’idées rétrogrades dans un seul article: que de préjugés sur les informaticiens et quelle manque de confiance envers les nouvelles technologies! Bravo M.Delley. Si je prenais votre article à la lettre, l’ebanking semblant si dangereux et faillible, je pense qu’il ne resterait plus aucun denier sur nos comptes en banque … Un peu de pragmatisme: il existe des moyen de sécurisation assez simple et conviviaux, pouvant être compris par la majorité de la population. Maintenant si vous préférez vous lever les dimanches matin pour aller voter, libre à vous, moi je resterai au lit, près de mon ordinateur …
13 janvier 2009 à 12:41
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Comme le fait très justement remarquer M. André Gavillet, c’est l’aspect fiscal des relations entre la Suisse et l’UE qui est important.
Ce que l’UE demande à la Suisse, c’est exactement ce qu’elle a demandé et obtenu de la part de l’Irlande.
Il n’est pas normal que la Suisse réclame moins d’impots aux entreprise étrangère qu’aux entreprise Suisse. Cela s’appelle de la distorsion de concurrence et contrevient aux accords bilatéraux.
Un exemple pour bien comprendre.
Les chaines de distribitions Auchan, Carrefour, Leclerc pour ne citer que les plus connues, on établit en Suisse leurs centrales d’achats. Ce sont ces centrales qui achètent pour l’ensemble des magasins les produits. Prenons l’exemple des petits pois. Ils sont achetés par des entreprises établies en Suisse, mais les petits pois ne rentre pas en Suisse. Ils sont revendus par la centrale d’achat aux hypermarchés situés en dehors de la Suisse. Ces hypermarchés ne font que le minimum de bénéfices, car la marge est gardée par la centrale d’achat. Or cette dernière n’est imposée qu’au minimum par la Suisse, soit mois que les entreprises Suisses. C’est cela que l’UE condamne, beaucoup plus que le secret bancaire.
Mais il est tellement facile de manipuler l’opinion publique avec la protecttion du secret bancaire plutot que de mettre le doigt là où ça fait mal.
23 décembre 2008 à 9:17
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« Tout ce qui est bon pour la General Motors est bon pour les Etats-Unis » disait un spécialiste dans les trente glorieuses. Les Américains en apprécient les résultats maintenant. Aujourd’hui, il importe que tous les Suisses croient que « tout ce qui est bon pour les banques est bon pour la Suisse », et que l’Etat doit limiter son intervention au sauvetage, et surtout pas à la surveillance.
27 décembre 2008 à 10:13
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On en trouvera toujours de bonnes excuses en oubliant que la base du problème est une cupidité délirante,soutenue par un auto contrôle et des conseils d’administration croisés, dont les membres n’étant pas propriétaires des actions qu’ils représentent ne pensent qu’à leurs jetons de présence; pourquoi mon journal préféré ne lancerait il pas un concours du plus grand nombre de conseils – tant d’administration que de rémunération.
30 décembre 2008 à 0:17
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Une remarque cependant: les fonds propres bancaires ne sont pas en tant que tels « investis dans » des actifs particuliers, puisqu’il n’a pas de corrélation si étroite entre les postes de l’actif et du passif, ni dans un bilan ordinaire ni dans celui d’une banque. La question est et demeure de savoir si et dans quelle mesure les dirigeants bancairess et la FINMA devront autoriser ou faire corriger telle ou telle gestion de bilan, en scrutant les classes d’actifs suspectes et en se damandant sur cette base non seulement si les fonds propres suffisent, mais encore si la structure des fonds étrangers est adéquate.
30 décembre 2008 à 11:46
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Je voudrais dire: « attendons de voir ce qu’il dira et fera quand il sera au pouvoir », mais c’est ce qu’on a dit de Blocher quand il a été élu et on a vu le résultat. Il faut vraiment porter plainte contre toute dérive verbale ou toute déformation des faits.
Quelle surprise de lire le commentaire de Xen. Domaine Public a un large éventail de lecteurs. Tant mieux pour ceux qui sont contents de leur cadeau et le gouvernement qui se reposera sur lui.
5 janvier 2009 à 15:57
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M. Dépraz cite un exemple issu des pratique économiques. Il ne prend pas trop de risques. Mettons maintenant qu’un couple souhaite se marier sous le régime du droit coutumier africain et fasse exciser toutes leurs fillettes. Mmmm? Ou que, dans un même registre, madame soit battue et souhaite porter plainte, mais que le régime matrimonial choisi (inspiré de la pratique d’autres latitudes) ne le permette pas? Je sais, ces deux exemples ont peut-être le défaut inverse de ceux de M. Dépraz. Mais quand on parle de tribunaux coraniques, la pente me semble très glissante. Une prochaine fois, fournissez à vos lecteurs, dans un encadré, le texte de la loi islamique, la charia, même en version «digest» pour bien voir de quoi on parle.
5 janvier 2009 à 20:12
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La description des mécanismes de l’accord EEE, ses avantages et ses inconvénients appelleraient peut être des clarifications, qui dépassent le cadre d’un commentaire.
Quoi qu’il en soit, il me semble important de noter que le contrôle aux frontières extérieures ne relève pas du champ d’application dudit accord EEE, mais de la Convention de Schengen et/ou du TUE. Un meilleur exemple, d’actualité, aurait pu être les règles en matière d’échange de quota de gaz à effet de serre.
Par ailleurs, le rapport n’a pas encore été adopté par le Conseil ou le COREPER, il ne s’agit pour l’instant que d’un projet de conclusions. Mais bon, ce projet sera vraisembablement adopté tel quel, sous peu.
5 janvier 2009 à 21:25
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Ce n’est pourtant pas déjà le 1er avril?
5 janvier 2009 à 23:51
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L’histoire se termine bien pour vous – j’en suis heureux – la greffe n’est encore que le début de votre guérison. Je vous souhaite du courage pour la suite.
Je livre à votre réflexion et à celle des lecteurs le prix des médicaments contre la leucémie et leur inflation.
Novartis vend le Glivec à 2750€ la cure mensuelle – cette cure est indispensable à un certain nombre de malade atteint du chromosome de Philadelphie. C’est un traitement long terme qui à coûté en 2006 – 15 millions d’euros pour 645 malades à l’assurance maladie en Belgique.
Le nouveau traitement pour les malades qui rechutent malgré le traitement est le Tasigna qui dorénavant coûte pas loin de 5000€ par mois!
1) Nos nations vont-elles pouvoir et vouloir suivre à ce rythme?
2) Dans ces montants astronomiques quelle est la part du produit /
quelle est la part de la recherche ?
3) La Belgique conditionne le remboursement à un avis donné par un
Conseil de Sages – si votre cas est rejeté il faut demander le mode
compassionnel (l’usine vous fournit à titre d’expérimentation et
gratuitement le médicament)
Nos politiciens doivent prendre à bras le corps le prix du médicament
avant que les dérives de tous ordre n’apparaissent à moins qu’elles ne
soient déjà là ….
Remy
6 janvier 2009 à 11:12
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Compliments pour ce résumé clair et pertinent de la situation du deuxième pilier.
Je souhaite donner un complément à propos du troisième pas évoqué: le Professeur Dembinski, animateur de l’Observatoire de la Finance, tire depuis quelques temps la sonnette d’alarme à propos des bulles d’épargne engendrées par le système de prévoyance par thésaurisation.
6 janvier 2009 à 15:33
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LeiMeng a raison d’affirmer que l’application de normes externes est plus délicate en droit de la famille qu’en matière économique. Toutefois, ses exemples sont mal choisis: l’excision n’est – sauf erreur – pas une conséquence du mariage et elle est de toute manière contraire au droit pénal suisse. La protection de l’intégrité corporelle fait indubitablement partie de l’ordre public suisse. De même, pour le deuxième exemple, une règle étrangère ne peut faire obstacle à l’application du droit pénal suisse, selon lequel les voies de fait entre époux se poursuivent d’office et non sur plainte.
La jurisprudence donne quelques exemples. J’ai mentionné dans mon article la répudiation que le Tribunal fédéral a dans une jurisprudence datant de 1962 mais sauf erreur jamais démentie refusé de reconnaître. On peut citer aussi un > arrêt où les juges ont admis l’application du droit étranger (en l’occurrence, exotique puisqu’anglais) a une succession, droit choisi par le défunt dans l’unique but de soustraire l’entier de son patrimoine (réserve
héréditaire comprise) à ses descendants.
Cela n’a rien d’une farce et demandera un peu d’imagination de la part des juges, comme le relève M. Berney. Ceux-ci sont au fait et au prendre avec la réalité des situations qui, dans une société multiculturelle, sont nécessairement plus variées et compliquées que ce que veut bien voir le législateur. Ce n’est pas en fermant les yeux et en se bouchant le nez qu’on résoudra ces problèmes.
6 janvier 2009 à 8:38
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A vous lire, le paradis sera un peu plus compliqué à instaurer que certains croyants ne l’imaginent. Mais la piste a au moins le mérite d’exister et de pouvoir être explorée. Cela demandera tout de même, au delà de l’imagination, une certaine capacité à l’abstraction. Mais d’ici là peut-être la démocratie sera-t-elle représentative. Et son application imposée d’en haut. Bon courage en attendant.
11 janvier 2009 à 13:30
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Alors que l’industrie globale de la musique (concerts, produits dérivés…) est en croissance constante, c’est l’industrie du disque qui souffre…La rémunération des artistes ne devrait-elle pas passer par les concerts, par l’expérience unique que peut vivre en live un fan? La dématérialisation de la musique rend inévitablement le « bien musical » comme illimité et dans une économie de marché plus un bien est abondant, plus son prix tend vers zéro…c’est la nature propre de l’Internet, une suite de bits 1 et 0 que tout le monde peut potentiellement copier, modifier et redistribuer à volonté…quant aux maisons de disque qui souffrent, il faut qu’elles repensent leur rôle dans ce nouveau contexte en ligne. Ne pourraient-elles pas se transformer et devenir les représentants des artistes sur le net, en charge de leur promotion dans le social media?
http://www.mfavez.com/
13 janvier 2009 à 12:55
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Bravo pour l’article de M. Jean-Daniel Delley.
En réponse aux commentaires de Der alt:
L’adhésion à l’UE ce n’est jamais l’UE qui la demande, mais les pays qui souhaitent adhérer.
D’autre part, s’il n’y a pas de salaires minimum en Suisse, est ce la faute de l’UE ou bien la faute de la Suisse?
Lorsque une entreprise engage une personne, c’est qu’elle considère que le travail qui sera fournit par le salarié rapportera plus à l’entreprise qu’il ne coutera. Aussi, lorsque qu’un frontalier ou un étranger établi en Suisse travaille en Suisse, il enrichit l’entreprise qui l’emploi et par la même la Suisse.
Il est clair que l’intéret de la Suisse n’est pas la préoccupation de beaucoup de ceux qui s’exprime sur les blogs pour le Non le 8 février. Globalement, ces personnes pensent à leurs intérêts personnels (concurrence sur le marché de l’emploi) et non aux interets de la Suisse. et vous vous dites patriotes, pret à défendre les interets de la Suisse !!!!!
Balivernes.
22 janvier 2009 à 10:45
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Salut Dani,
Quelques imprécisions dans ton article
> Les mesures techniques de protection appelée « DRM » ne sont pas seulement synonymes de « cryptage », que tu utilises pour lier l’article de 24heures.ch (qui d’ailleurs parle de « verrous musicaux », terme plus exact)
> As-tu des chiffres qui te permettent de dire « Il s’agit la plupart du temps des passionnés de musique qui achèteront ensuite le CD. »?
A part ça, je suis d’accord avec ta conclusion: les majors devraient réaliser que leur modèle économique est dépassé, au lieu de chercher à maintenir à tout prix ce qui leur a permis de se gaver à l’âge d’or du CD.
Je me permettrais un parallèle avec les constructeurs automobiles, qui viennent pleurer auprès du gouvernement français alors qu’il faudra bien, un jour ou l’autre, sortir du modèle « tout voiture »!
A bientôt, ici ou ailleurs.
27 janvier 2009 à 0:25
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Merci Ana, je me croyais tout seul…
Et bravo pour cet article si éclairant! Cela va de soi, personne ne penserait à le contredire, mais dans la pratique personne, à commencer par la CSIAS et en finissant par les responsables socialistes de services sociaux, ne pratique autre chose que son contraire. Alors à bientôt Ana.
27 janvier 2009 à 0:39
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@notsoft :
Moi aussi, je dors le dimanche matin : mon enveloppe part avec la poste ou je la dépose en passant dans la boîte aux lettres communale.
Mais pourquoi ces dépenses pour le vote électronique? Les avantages sont extrêmement minces, les inconvénients (contrôle confié aux spécialistes par ex.) sont assez substantiels…. A part suivre le mouvement de mode du « tout électronique et internet », quelles sont les raisons sérieuses de voter sur internet? Toutes celles qui ont été évoquées sont de l’ordre de la cosmétique…
Etre moderne, c’est adopter des changements qui représentent réellement un progrès, pas « changer pour changer » par fascination béate de la technique!
27 janvier 2009 à 7:16
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La constatation la plus révélatrice de l’article est: aux particuliers, il n’est pas demandé de consommer pour vivre, mais pour faire vivre ce système, autrement dit: il ne faut pas consommer pour vivre, mais vivre pour consommer. Pour ce système, en aucun cas les qualités sociales, créatrices, artistiques et spirituelles n’entrent en ligne de compte, à moins qu’elles ne se traduisent en profit financier immédiat.
De même, depuis Thatcher et Reagan, l’Etat spoliateur n’est plus toléré pour garantir le bien-être du peuple, mais pour corriger les errances de la spéculation.
Le peuple, par ses représentants à Berne, reprendra-t-il ses affaires en main ou préfère-t-il s’en remettre à l’UBS?
27 janvier 2009 à 8:51
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Si nous ne réagissons plus, c’est que, peut-être, les causes pour lesquelles il faudrait réagir sont si nombreuses qu’il nous est impossible de choisir. Pourquoi défendre telle cause plutôt que telle autre? Mais on pourrait se mobiliser pour plus de bon sens. Ca servirait à coup sûr toutes les causes.
Ha, le bon sens… c’est une denrée de plus en plus rare malheureusement. Et si les politiques, les administrations donnaient l’exemple?
27 janvier 2009 à 15:00
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Il semble devenu évident que tout ce qui vise à « faciliter » est bon à prendre. Et en particulier l’exercice du droit de vote. Je pense au contraire que certains biens de haute valeur ne doivent être accessibles qu’au terme d’un certain effort personnel. Ainsi du droit de vote, qui est un bien de haute valeur, dont beaucoup donnent leur vie pour l’obtenir. Il me paraît donc essentiel que l’exercice du droit de vote ne puisse être confondu avec des consultations de tout ordre, ni avec des sondages ou des concours commerciaux. Je partage donc votre avis contre le recours à Internet pour l’exercice du droit de vote. Mais je pense, dans le même sens, que la signature d’un référendum ou d’une initiative ne doit pas se faire par Internet : la récolte de signatures constitue un des éléments de la vitalité démocratique qui doit demeurer une forme de conquête. En revanche, pour une pétition, Internet me paraît tout-à-fait opportun, sachant que la pétition n’a qu’une valeur consultative.
Là où notre constitution apporte au peuple un droit décisionnel, recourir à Internet comme outil de facilité serait certainement la plus sûre manière d’épuiser les droits démocratiques.
27 janvier 2009 à 22:53
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Pourquoi le monde politique ne parle pas du risque de l’augmentation de la criminalité dans la cas où le peuple suisse vote OUI le 8 février?
28 janvier 2009 à 1:26
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Pourquoi en effet ne pas parler du risque de hausse de la criminalité pouvant résulter dún oui le 8 février? Ce serait la bonne occasion de montrer que ce risque est nul. A terme, on peut penser que l´amélioration des conditions de vie dans les Etats membres de l´UE découlant de la libre circulation est un facteur favorable à la baisse de la criminalité importée.
28 janvier 2009 à 15:39
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Nous ne pouvons récolter l’argent du beurre et le beurre. Je pense que nous sommes arrivés à un point où nous ne devons pas nous barricader sur notre « île », mais nous ouvrir au monde, avec le risque d’accueillir pas seulement des êtres désirables. Pourquoi ne pas reprendre l’idée de la Georgie, qui est prête à accepter dans ses prisons les personnes délinquants que nous ne désirons pas garder dans nos prisons over-bookées (moutons noirs … selon UDC). Eviterait également d’engager des interprêtes.
A mon avis, MCR aurait intérêt d’inclure dans ses pourparlers cette question cruciale! Est-ce utopique?
28 janvier 2009 à 16:27
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Sans remettre en question le bon sens énergétique que détaille l’article, je trouve réducteur, et non constructif, de le lier aux milliards injectés pour soutenir l’économie…
On pourrait presque penser que la relance économique (ainsi que le règlement complet de la crise) ne tient finalement qu’à un changement de cap énergétique…
Si c’est le cas, il faut foncer tête baissé, cela résoudra certainement aussi la faim dans le monde, la pauvreté, et les épidémies…
En dehors de cette étrangeté, je suis 100% d’accord avec vous M. Delley sur la nécessité de déployer enfin une politique énergetique forte, à l’instar du nouveau Président américain (que les actes suivent les dires…).
30 janvier 2009 à 14:41
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Pour en savoir plus sur le vote par internet et choisir votre mode de vote en toute connaissance, lire cette étude d’un chercheur d’un laboratoire CNRS d’informatique « Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance », Legalis.net, pp.13-31, #3, septembre 2008.
http://www.sciences.univ-nantes.fr/info/perso/permanents/enguehard/perso/Enguehard_Legalis2008.pdf
30 janvier 2009 à 18:04
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Effectivement, Calmy-Rey a fait une très bonne analyse de la situation.
En cas de non, le chemin sera très tortueux. Et la Suisse risque de terminer avec un accord EEE-bis encore pire que l’EEE rejeté en 1994. Les bilatérales, c’est pas terrible, mais au moins cela permet de réfléchir et discuter sereinement, sans le couteau sous la gorge. Et envisager un mieux.
31 janvier 2009 à 18:07
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Il faut effectivementconserver des rédactions distinctes pour assurerla diversité. Mais on pourrait imagnier un service du personnel commun mais avec deux guichets. Cela permettrait de faciliter le passage d’un média à l’autre pour les journalistes et aussi d’autres collaborateurs. L’indépendance des rédactions ne serait pas mise en cause , mais les échanges d’expériences et des parcours plus ouvertspour les collaborateurs seraient un gain pour chacun
1 février 2009 à 1:36
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Eh bien moi j’aimerais bien pouvoir voter électroniquement. Je suis un cas isolé parce que je voyage beaucoup. Voter par correspondance devient un parcours de combattant politique. Mon matériel de vote pour le 8 février est arrivé chez une amie (qui reçoit mon courrier). Elle l’a envoyé à l’Ambassade suisse au Costa Rica. Là, j’ai dû les persuader d’accepter et de m’avertir quand le courrier arrive. Je suis allée à l’Ambassade – à l’autre bout de la ville – pour voter, remettre le tout dans une autre enveloppe au nom de mon amie et prier l’Ambassade d’avoir l’obligeance d’envoyer cette enveloppe par courrier diplomatique. Quand mon amie l’a reçue, elle l’a ouverte et a envoyé le contenu – l’enveloppe de vote dûment signée par moi et contenant mon bulletin – à la commune. Voilà la marche à suivre.
Vive le vote électronique!
2 février 2009 à 16:16
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La Radio suisse de langue italienne (Rsi) et la Télévision suisse de langue italienne (Tsi) sont depuis toujours (ou presque) fusionnées (Rtsi), tout en gardant chacune son site et ses rédactions et ça à l’air de marcher. Pourquoi les romands ne seraient-ils pas capables de faire de même?
2 février 2009 à 21:21
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Acculée suite à la polémique sur les bonus versés, l’UBS vient d’aggraver son cas en publiant… le salaire et le bonus moyens!
Quant on sait l’écart entre les employé-es de guichet et les cadres, qui font dire depuis longtemps: « je ne travaille plus pour l’UBS mais pour le bonus de mon chef »; quand on connaît la politique salariale particulièrement inéquitable et peu attractive, par rapport à des jobs comparables du tertiaire, on ne peut que s’indigner du procédé. Le pire est la reprise stupide de cette information par le TJ, grossièrement tombé dans le panneau. Quelle vista ce Darius.
2 février 2009 à 23:27
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Dommage, il est trop tard pour convaincre ceux qui ont déjà voté. En cas d’introduction du vote par Internet, il faudra limiter la possibilité de voter à quelques jours seulement avant la date de la votation.
3 février 2009 à 7:37
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Bravo Madame la Syndique!
Vous avez bien su résumer la situation en soulignant l’attitude partiale de nos dirigeants. Pour eux, les lois servent à juguler la racaille et à favoriser les accapareurs.
5 février 2009 à 15:42
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Lamentable! Les rentiers AI ne reçoivent d’ailleurs pas des salaires mirobolants. Et puis, ce sont des gens qui consomment et dépensent en besoins de base. Ils font profiter pleinement, en quelque sorte, la société de leurs gains. Ceci devrait encore encourager l’augmentation du taux TVA pour subvenir aux personnes défavorisées. Cela serait une vraie solidarité.
9 février 2009 à 1:19
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Grâce à tous les quinquas mis au rencart des 400 jours de chômage, la jeunesse européenne- extrêmement bien formée grâce aux impôts de nos voisins – trouve refuge et salaires chez nous pour nos chefs d’entreprise et leurs cadres majoritairement d’un certain âge.
N’est-ce point une discrète et modeste contribution de quelque 5 milliards de notre caisse de chômage aux efforts d’intégration ?
Les quinquas seraient-ils devenus transparents ?
(Mise au Point – le CHUV & les constatations relevées par la presse sur le rajeunissement de l’Arc lémanique !)
9 février 2009 à 16:55
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C’est un point de vue intéressant.
Reste à en convaincre les milieux bancaires, plutôt influents, qui ont tout à perdre à « la liquidation du différend fiscal dans un esprit de partenariat ».
Le total des fonds déposés dans les banques suisses n’est pas connu exactement, discrétion oblige. Il y a dix ans déjà on parlait de 2′000 milliards. Compte tenu de l’augmentation en 10 ans et malgré la chute actuelle des marchés, ce chiffre est vraisemblablement plus proche de 3000 milliards aujourd’hui. Il s’agirait d’un tiers de la fortune mondiale. Même si ce n’était qu’un quart, et même un cinquième, ou un dizième soit 10% de la fortune mondiale cela resterait colossal, surtout relativement à un petit pays comme le nôtre.
Dans ces 3000 milliards (admettons ce chiffre) quelle est la proportion des fonds déclarés en toute transparence au fisc de leurs pays par les propriétaires des fonds?
Certainement moins de la moitié, beaucoup moins de la moitié.
Sur ces montants, les comptes appartenant aux politiciens et hauts fonctionnaires de l’EU sont sans doute relativement peu de chose mais ce qui est sur c’est que la plupart de ces personnalités ont des comptes en Suisse. Ils ne sont pas encore mis à la mode de Singapour. Quant aux milieux d’affaires de l’UE, ils ont besoin de la place financière suisse telle qu’elle existe actuellement. Et cela pèse encore plus lourd que les marionnettes politiciennes, surtout en considérant que tout cet édifice européiste est bâti principalement selon les volontés des multinationales européennes et de leurs dirigeants.
On peut regretter cet état de fait. Mais il est massif et incontournable. Ca arrange tout le monde et d’abord les élites européennes, qu’il y ait une Suisse, fiscalement accueillante.
La partie immergée de l’iceberg des intérêts appuyant le secret bancaire, n’est pas en Suisse même. Il y a des intérêts énormes, dans le monde entier, et d’abord en Europe, derrière cette institution. Et ces intérêts feront jouer tous leurs « relais », nombreux et bien introduits. « Toutes leurs courroies de transmission se mettront en action » elles le sont déjà , pourq ue les gnômes ne tuent pas la poule aux oeufs d’or.
Donc, bien sur la pression va s’accentuer: enbonne partie ce sera une comédie à l’attention des opinions publiques allemandes, françaises, etc., sans réelle volonté de lever le secret des coffres suisses.
Mais s’il y a un point sur lequel la résistance passive du pouvoir suisse va montrer qu’elle n’est jamais à court d’imagination ni de ténacité c’est celui-ci. D’autant plus qu’il y aura connivence avec les intérêts des dirigeants des autres pays. Pensons seulement à l’Italie berlusconnienne, mais on peut en dire autant de la majorité des pays européens.
M. Rudolf Merz ne disait-il pas? « Le secret bancaire a sept vies comme les chats ».
Edouard Herriot dans les années 20-30 du siècle passé parlait du « mur d’argent ».
Bon courage pour vous attaquer à ce mur là, et bien du plaisir.
D’autres s’y sont déjà cassé les dents.
9 février 2009 à 18:39
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Visionnaires, les Verts
Irresponsables Les Verts ? Visionnaires, plutôt. Proposer de remettre à l’ordre du jour la demande d’adhésion de la Suisse à l’Europe au lendemain du plébiscite pour la reconduction de la libre circulation n’est en effet pas dénué de sens ni de raison. La Suisse doit se préparer à des moments difficiles, ne serait-ce que sur les sujets délicats de la fiscalité et du secret bancaire. Si le vote zurichois contre le forfait fiscal pose un premier jalon, notre gouvernement devra tôt ou tard abandonner la voie tortueuse du consensus pour conserver à la Suisse une position aussi enviable que celle qu’elle connaît aujourd’hui. Enfin, il serait temps de participer activement aux décisions prises à Bruxelles. Ce serait là un avantage non négligeable, un pas de plus franchi dans le sens de la démocratie et une position claire contre les discours nauséabonds d’une UDC qui n’hésite plus à recourir au mensonge et à la manipulation pour propager des idées dont on sait déjà le potentiel.
Si on peut se réjouir de voir près de 60 % des votants approuver la reconduction de la libre circulation avec l’Union européenne, ainsi que son extension à la Bulgarie et à la Roumanie, on ne peut en oublier pour autant les prises de position tranchées des partisans du non. Tous autant que nous sommes à nous réjouir du résultat des urnes, nous devons considérer ceux qui ne pensent pas comme nous et nous poser la question de ce qui les motive. Quel que soit leurs arguments, ils méritent d’être écoutés et respectés, 40 % de votants en faveur des allégations des auteurs de l’affiche des corbeaux, cela fait beaucoup de mécontents.
En 1992, les médias surtout, mais la classe politique dans son ensemble avait superbement ignoré ces personnes. Christophe Blocher, dans un premier temps, Toni Brunner et Pirmin Schwander aujourd’hui, ont saisi cette opportunité pour attiser les peurs et propager la haine auprès d’une partie fragilisée de la population.Rare aujourd’hui sont les journaux à dénoncer ces excès et à combattre intelligemment le discours populisme de « la droite de la droite », pour reprendre une expression par trop consensuelle. Ne nous méprenons pas sur l’opinion de ceux qui ont voté non hier, tous ne soutiennent pas le discours radical des ténors de l’ASIN et de l’aile dure de l’UDC. Pour beaucoup, c’est sans doute l’incompréhension de la chose politique qui s’est exprimée dans les urnes et sur les forums. Mais les tribuns nationalistes montent le ton et des pommiers dessinés naïvement ne suffiront pas à les faire taire. Nous devrions aujourd’hui retenir les leçons de l’Histoire et ne plus prendre à la légère ce qui, pour l’instant, ne fait que nous incommoder, voire nous plonger dans une perplexe indifférence.
9 février 2009 à 23:06
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Avec plus de 7 votants sur 10, la convivialité et le modernisme a gagné haut la main. Plus besoin de trouver du temps pour aller à la boîte aux lettres communale ou de perdre 0.85cts pour affranchir son enveloppe (une opération d’ailleurs très démocratique …). Je suis sûr qu’à terme ce type de vote permettra d’augmenter le taux de participation et facilitera la vie à certain (ex: les étrangers).
Quant aux craintes évoquées en terme de sécurité, à chaque époque ces risques … mesurés. Etant responsable informatique dans une grande société suisse, ancien développeur et très bien informé en terme de sécurité, j’ai beaucoup souri en lisant le travail très académique de Chantal Enguehard du CNRS, qui manque un peu « de bouteille »… Aucun système n’est certes parfait, mais avec un peu de technologie bien réfléchie et de bonne volonté politique sur le plan national, on pourrait à un coût raisonnable mettre en place un système fiable, mais qui ne remplacera jamais nos bureaux de vote que j’apprécierai toujours.
10 février 2009 à 12:09
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Bien entendu j’ai voulu écrire « relais » et non « ralis ». Pouvez-vous corriger?
10 février 2009 à 12:23
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Intéressante contribution à la compréhension de ce magma émotionnel dans lequel nous baignons quotidiennement. Merci de la référence et de l’aide à réflexion.
17 février 2009 à 19:26
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Nous ne saurons pas les tenants et aboutissants de la fameuse restructuration, en outre seulement quelques specialistes pourront en tirer des appreciations qui seront naturellement divergentes.
J en viendrai à vous dire que la banque ou les banquiers ne produisent rien, tout l´argent gagné est sur le dos d´un particulier ou d´une société.
Il est temps d´établir des règles claires.
Plus de ventes à découvert
Plus de marché de subprime
Plus de bonus
Pus de secret bancaire. Eh oui, on ne peut plus faire confiance aux banquiers qui se sont plantés et nous avec.
16 février 2009 à 10:48
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Très intéresant, c’est exactement la situation que je vis en travaillant dans une petite assoc’. L’aide sociale préfère maintenir les gens la tête dans la boue que de les aider à s’en sortir réellement. Au mieux, ils peuvent espérer être engagés comme temporaires et ils seront toujours le premier bouchon à souter à chaque crise.
16 février 2009 à 12:45
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Enfin un commentaire qui reconnait et inclus les aspects nouveaux et globaux de la « crise » actuelle. Investir dans les infrastructures routières alors que le « pic oil » est probablement derrière nous et absolument incompréhensible.
16 février 2009 à 21:36
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M. Blocher se succède à lui-même, il puise depuis peu dans le socialisme les recettes de l’anticapitalisme et brouille des pistes. Vous avez mis dans le mille, M. Gavillet: quelle intuition!
17 février 2009 à 9:47
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Depuis combien de temps savons-nous tout cela, et depuis combien de temps nos responsables politiques et autres répondent à côté? Il est vrai qu’une petite entreprise familiale agricole ou industrielle n’offre pas de si bonnes places dans son conseil d’administration que nos grandes sociétés pétrolières, nucléaires et autres.
Le Ch.B. qui loue l’article peut-il ne pas être Christophe Blocher?
18 février 2009 à 9:52
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Une revue de la presse alémanique pour expliquer le Tessin en Romandie. Fantastique! C’est comme si on faisait la revue de la presse allemande pour expliquer ce qui se passe en France. Vu que le Tessin se trouve en Suisse italienne et pas en Suisse alémanique, pourquoi n’allez-vous pas lire la presse tessinoise pour essayer de comprendre un aspect du Tessin?
18 février 2009 à 11:20
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C’est bien d’analyser les contradictions de l’UDC, mais on risque d’enfoncer des portes ouvertes car tout cela est au fond bien connu. Il me semble que la question importante est celle de comprendre pour quelle raison les thèses de la gauche (disons la social-démocratie) sont si peu populaires, et pour quelle raison l’électorat « modeste, plutôt âgés, résidant dans les zones campagnardes ou semi-urbaines » en est arrivé à penser que ses intérêts sont mieux défendus par un millardaire monomaniaque comme Blocher plutôt que par des structures étatiques, certes imparfaites mais sous contrôle démocratique. C’est un mystère…
Il y a un gros travail d’analyse sociologique et d’intelligence politique à faire pour comprendre comment les classes populaires en sont venues à fuir les syndicats et les partis de gauche au cours des 40 dernières années. Le phénomène n’est pas propre à la Suisse, un Berlusconi par exemple s’est fait élire trois fois à la tête de l’Etat Italien.
18 février 2009 à 18:08
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Dès lors qu’il s’agit de défendre ses intérêts sur le dos d’autrui, la Suisse se trouve en bonne compagnie. Le forfait fiscal, voire l’absence d’imposition ne connaissent pas les frontières (voir cette info).
19 février 2009 à 22:03
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Hé oui, DP est pratiquement le seul organe de presse romand à s’intéresser de manière sérieuse à ce qui se passe hors-Romandie. Que ses animateurs soient chaudement félicités pour cet effort de recherche.
S’intéresser aux autres régions du pays, c’est assurer la pérennité de la « culture suisse ».
21 février 2009 à 15:26
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Le monde entier se souvient très bien de la période quand la Suisse encourageait le vol de biens et de fonds privés durant le fascisme allemand… et encourage maintenant (essentiellement) la même chose en permettant les grands capitalistes américains d’éviter le paiement équitable des taxes imposées sur le reste de la population. Il serait peût-être temps que la Suisse abandonne cette loi régressive et arbitraire.
25 février 2009 à 17:18
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On entend ici et là des avis disant qu’il faudra peut-être abandonnerla distinction entre fraude et évasion fiscale, mais qu’il ne faut pas que la Suisse le fasse sans contrepartie, qu’il faut négocier….
Aujourd’hui c’est trop tard, il fallait jouer ce jeux il y a un an, mais après la dernière affaire UBS nous ne sommes plus crédible.
Le choix est d’abandonner nous-même cette distinction et de tenter de s’aménager un délais d’adaptation (2 ou 3 ans) pour notre place financière ou de subir encore une fois les attaques extérieures et de devoir renoncer à protégerl’évasion fiscale étrangère sous la pression internationale.
26 février 2009 à 21:18
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Il ne faut pas oublier les avantages financiers du secret bancaire:
- pour le client qui a la possibilité de soustraire une partie de son revenu au fisc de son pays,
- pour la banque qui dispose d’un client prêt à payer des commissions élevées et à se satisfaire d’un rendement faible.
Un client pratiquant l’évasion fiscale est un client relativement captif, peu enclin à prendre le risque de changer de banque, même si les les conditions offertes sont peu avantageuses.
27 février 2009 à 10:17
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Sur le fond d’accord avec André Gavillet et la réaction de Marc.
J’ai un immense respect pour André Gavillet, et sur sa carrière d’homme politique au sens large du terme, mais sur la notion d’humiliation, de fierté, là je ne le suis pas du tout. Ce genre de notion me rappelle l’honneur national de funeste mémoire. Nous n’avons pas à être fiers d’être Suisses, nous avons simplement la responsabilité d’aider à sa gouvernance dans la mesure de chacun de nos moyens.
Le fond du problème actuel vient d’après moi de la faiblesse du Conseil fédéral, et cela ne tient pas à ses membres, mais à sa structure.Les cantons, le parlement à Berne et les milieux économiques n’ont jamais voulu d’un gouvernement central en Suisse qui exerce réellement son pouvoir, même s’il le possède constitutionnellement; nous en payons aujourd’hui le prix au niveau interntional. La Suisse est un petit pays qui a voulu rester seul, et son gouvernement n’a pas de pouvoir, c’est un nain politique.
Il faut se rappeler de la réflexion de Pascal Couchepin, qui n’était pas qu’un trait d’humour: j’avais plus de pouvoir en tant que maire de Martigny qu’en tant que conseiller fédéral.
1 mars 2009 à 15:31
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ok avec les réflexions de M. Gavillet sauf sur un point: il peut certes alléguer que la concurrence est biaisée concernant l’UBS suite à l’aide de la Confédération. Mais celle-ci est de bien peu de poids par rapport à la garantie de fait ou de droit donnée aux banques cantonales. A l’heure où la confiance est plus que jamais le coeur du problème, les banques cantonales savent parfaitement jouer sur l’illusion d’une caution publique…
3 mars 2009 à 8:07
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Les animaux malades de la peste. Haro sur le baudet suisse!
3 mars 2009 à 8:18
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Cinquante ans pour créer une assurance vieillesse, une semaine pour sauver l’UBS délinquante; cinquante ans pour trouver les moyens de financer une assurance maternité, une semaine pour dépanner une banque au bord de la faillite: les autorités suisses travaillent effectivement et efficacement pour le bien du petit peuple helvétique.
3 mars 2009 à 8:22
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Voilà les choses nettement plus claires. Merci.
3 mars 2009 à 11:45
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Ma première réaction au projet Atalante a été négative. Non, pas de ressources militaires suisses pour protéger des agents économiques qui ne songent qu’à leurs propres intérêts. D’autant que la piraterie somalienne est apparue, comme le souligne très justement Yvette Jaggi, parce l’effondrement institutionnel de ce pays ne lui permet plus de protéger ses eaux territoriales, dès lors pillées par les flottes de puissants chalutiers en provenance des pays – riches pour la plupart – qui pratiquent la surpêche industrielle. Si les Somaliens se livrent à la piraterie, c’est qu’on les a privé de leurs ressources économiques en piratant leurs stocks halieutiques.
Je me rends toutefois aux arguments d’Yvette Jaggi et ok pour l’opération Atalante. Cependant, la fine allusion de l’auteur (« n’en déplaise aux bonnes âmes pour qui la faim justifie tous les moyens ») mérite un petit prolongement. Je n’ai jamais pensé que la faim justifie tous les moyens (nous en avons discuté Yvette Jaggi et moi et l’allusion m’était certainement adressée, entre autres personnes). D’autant que, dans le cas somalien, d’autres facteurs – entre autres politiques – entrent en ligne de compte qui permettent à ces pirates « d’être supérieurement organisés ».
Mais le cas somalien entraîne par force une réflexion sur les ressources halieutiques. Il y a longtemps que le « jour du dépassement global » a été atteint dans ce domaine. Les ressources halieutiques se sont donc brutalement et gravement effondrées, menaçant particulièrement la survie alimentaire des populations du Sud. Les protéines maritimes constituent en effet l’alimentation principale de plus d’un milliard de personnes, toutes situées au Sud…comme par hasard. Les projections actuelles indiquent que, vers 2050 et si on laisse faire, le manque de poisson entraînera des famines catastrophiques dans de nombreuses zones de l’hémisphère sud.
Or les ressources halieutiques sont en voie d’effondrement du fait des agissements des flottes des pays du Nord qui considèrent que, dans les eaux internationales, tout leur appartient. De plus, ces flottes ne respectent aucun quota de pêche, exploitent gravement des espèces protégées et fraudent tant qu’elles peuvent sur les quantités et les aires d’exploitation. Elles rejettent en mer plus d’un tiers de leurs prises considéré commeinvendable aux riches tables du Nord. Ou alors livrent ces stocks pour être transformées en farine d’alimentation animale.
Bref, ce qui se passe dans ce domaine dépasse actuellement les pires cauchemars imaginables et mérite le qualificatif de PIRATERIE majuscule. Une piraterie bien plus grave que celle qui justifie l’opération Atalante puisqu’elle menace la survie, ou en tout cas la qualité de vie, de plus d’un septième de l’humanité.
Or la plupart des pays du Nord laissent faire au prétexte de protéger l’emploi chez eux. Prétexte fallacieux s’il en est puisque l’ont sait que l’emploi « pêche » au Nord ne constitue qu’une mince frange de l’emploi total. Et lorsque l’on sait en outre qu’il a de toute manière tendance à diminuer car le progès technique en matière de pêche entraîne une augmentation des prises de 4% par an tout en économisant le facteur humain.
Combattre uniquement la piraterie qui s’en prend aux navires marchands revient donc à casser le thermomètre pour nier la fièvre. Il y a tout lieu de penser, en effet, que l’effondrement des ressources halieutiques, combiné à divers facteurs d’ordre politique, nous amènera tout droit à une croissance exponentielle de la piraterie marchande.
S’il faut lutter contre la piraterie somalienne, luttons alors contre toute les pirateries. Et les vaches maritimes, marchandes et halieutiques, seront bien gardées.
3 mars 2009 à 13:04
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Monsieur Gavillet, vous nous dites que « la maîtrise de ces dossiers est possible, par décision autonome ou par négociation ».
Mais je crois qu’il est trop tard pour la négociation (et avec qui pourrions-nous négocier?). La sagesse nous impose de supprimer rapidement la distinction perverse entre fraude et évasion fiscale, et lorsque la finance Suisse aura retrouvé un peu de crédibilité, alors nous pourrons nous joindre aux nations qui souhaitent une régulation maîtrisée des flux financiers mondiaux et donc la fin des paradis fiscaux.
5 mars 2009 à 10:48
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M. Bartoli, des «scénarios conduisant à un traitement plus favorable dans certains cas à l’égard de migrants anglo-saxons qu’envers les minorités nationales du pays» existent déjà depuis beaucoup d’années en Suisse; il n’est pas nécessaire de les imaginer. Par exemple quand, il y a une dizaine d’années, un institut fédéral demandait que les candidats à un poste soient de langue maternelle allemande, française ou anglaise; ou quand le Canton de Vaud publie son site web officiel en français, allemand et anglais.
6 mars 2009 à 14:14
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Ma parole, mais est-ce que les députés suisses, qui représenteraient au mieux 2% des voix au parlement européen, auraient ne serait-ce qu’une miette de « souveraineté »?
Ceci dit c’est vrai que la Suisse aurait pu, au moins tenter, de négocier des contreparties. Si elle ne l’a pas fait c’est peut-être parce que nous avons affaire à une grande puissance dominatrice et arrogante qui refuse le dialogue amical et entend imposer sa volonté impérialiste.
Ca s’appelle la « Gleichschaltung ».
Dans cette situation, plutôt que l’abolition formelle de la souveraineté, irrémédiable, que serait l’adhésion, mieux vaut encore une souveraineté factice dont on peut espérer qu’elle cessera de l’être quand le moloch se sera effondré, ce qui finira bien par arriver et plus tôt qu’on ne pense.
9 mars 2009 à 17:21
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Monsieur Delley a bien raison: la manière surréaliste qu’ont les autorités vaudoises de faire accélérer au frein à main l’application de l’initiative de protection de la Venoge approuvée en 1990 par le peuple est un autre exemple de la nécessité de surveiller de près ce que fait (ou ne fait pas) l’administration et le Conseil d’Etat qui lui est soumis. Mais peut-être cela fera-t-il partie des plans de revitalisation de l’économie, qui ne saurait passer durablement que par la restauration de la nature et du respect pour elle.
7 mars 2009 à 15:01
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Le papier d’Albert Tille est excellent. L’indépendance de la presse romande n’est bien sûr pas du tout en danger. Une plus grande distance géographique et culturelle entre les autorités politiques de nos cantons et les propriétaires des journaux régionaux pourrait même se révéler bénéfique.
En fait le principal problème est celui de la perte d’un centre de décision important pour la ville de Lausanne. En Suisse romande il y avait une sorte d’accord implicite, d’équilibre des forces entre Genève et Lausanne. Aux gens du bout du lac, la télévision et un grand quotidien national, « Le temps », à Lausanne, la radio et les centres de décisions de la presse écrite romande, Edipresse et Ringier Romandie. Avec la disparition d’Edipresse et le possible transfert à Genève des centres de décisions de la SSR pour la radio, c’est une eprte de substance évidente pour le chaf lieu vaudois.
Ce qui distingue une cité de province d’une capitale, c’est justement cela: l’absence de lieux de pouvoirs. Et si cette perte a lieu dans le domaine des médias c’est toute la vie intellectuelle de la cité qui peut s’en ressentir.
9 mars 2009 à 22:57
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Élémentaire. N’oublions pas les frais de transport pour se rendre au travail. éventuellement deuxième voiture etc.
10 mars 2009 à 2:49
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La tendance masculine est de s’intéresser par priorité aux pouvoirs formels, visibles; c’est le syndrome du coq. La tendance féminine est de moins dédaigner les pouvoirs plus informels, plus discrets (par exemple les municipalités vaudoises de moins en moins prisées). La sociologie des organisations montre que le second choix n’est pas forcément un leurre. Cela ne justifie rien, mais cela encourage pour l’avenir.
Luc Recordon, conseiller aux Etats (pouvoir très formel)
10 mars 2009 à 11:34
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Pas de problème suir le fond de votre texte.
Mais sur la forme, il y a à dire.
Vous écrivez: « être de plein pied »au lieu de »être de plain-pied »; « jusque là » au lieu de « jusque-là »; « leur solide capacité à faire » au lieu de « leur solide capacité de faire » et encore
« se sont cassés les dents » au lieu de » se sont cassé les dents » (compl. direct après le verbe, donc pas d’accord!).
Le respect du lecteur c’est aussi le respect de l’orthographe et vice versa…
Bonnes salutations…quand même.
(réd) Pardon et merci: du moins est-ce maintenant corrigé!
10 mars 2009 à 3:06
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Donc, si l’on se dote en Suisse, d’un plan de relance d’ensemble (Confédération, cantons et communes) susceptibles de produire des effets sensibles, p. ex. de dix milliards de francs environ, on augmente encore M1 de 4% et M2 de 2,5%, ce qui ne change pas grand chose au risque inflationniste et pourrait se révéler fort utile à l’économie, si le ciblage et le calendrier sont bien maîtrisés; au besoin, un resserrement ultérieur est possible et sans drame. Si au contraire on ne fait rien ou que peu le risque grave de déflation est réel et la parade sera très malaisée.
Luc Recordon, conseiller aux Etats
10 mars 2009 à 8:36
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Je ne partage guère l’analyse d’Albert Tille sur cette délicate question. Mon très estimé confrère voit avec un bel optimisme le verre à moitié plein. Pour ce qui est de l’autre moitié, voici trois gros bémols:
1) les deux entreprises (TA Media et Edipresse) ont annoncé que leur mariage leur permettra d’économiser 30 millions de francs l’an. En dégraissant le management? En économisant des coûts industriels?
2) ou en faisant pression sur les journalistes? Sur ce front, TA Media fait partie des éditeurs alémaniques qui refusent une convention collective (qui n’est plus en vigueur), alors qu’Edipresse est au bénéfice d’un «accord interne» plus généreux que la Convention collective romande (CCT), heureusement sauvegardée, même si elle a dû être négociée à la baisse dans sa dernière version (et je me souviens que l’excellent Albert Tille avait trouvé que ses confères s’étaient mal défendus face aux éditeurs romands!)
3) à Berne, la question de la double survie de la BZ et du Bund est loin d’être résolue. Le premier, quotidien des champs, s’oppose au second, quotidien de la ville. Ils sont déjà sous le même toit, imprimés par les mêmes rotatives. Et Berne est la seule ville de Suisse où subsistent deux quotidiens locaux d’importance (ni Le Temps, ni Le Courrier ne prétendent jouer ce rôle à Genève, pas plus que Le Matin orange à Lausanne). Jusqu’à quand? Et avec quelle rationalisation? Même le rédacteur en chef du Bund s’attendait au pire…
Derrière chaque concentration se profilent des pertes d’autonomie, d’emplois, de richesse culturelle… surtout en période de crise économique.
Les confrères qui le souhaitent peuvent venir en débattre mardi prochain 17 mars, dès 11 h., au Buffet de la Gare de Lausanne, Salle des Cantons, à l’assemblée annuelle d’impressum-vaud (réservée aux membres d’impressum).
10 mars 2009 à 8:51
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La Suisse à plat ventre devant les E-U. grâce aux crapuleries de l’UBS, la Suisse à plat ventre devant l’UE parce qu’elle n’a pas voulu en faire partie, espérons que cela n’empêchera pas les Suisses de dépenser des avions militaires pour des millions afin de défendre leur indépendance.
10 mars 2009 à 9:58
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L’anglais prédominant en Suisse? « Swisscoy, Swisstennis, Swisstourism et surtout UBS, Union Bank of Switzerland. Lors du roadshow Volvo au salon de l’auto de Genève, découvrez en live le système city safety ». Dans la pratique, c’est déjà bien avancé. Les quelques rastacouères qui s’obstinent à s’exprimer encore en ces pauvres langues que sont le romanche, l’italien, l’allemand ou le français ne tarderont pas à disparaître.
10 mars 2009 à 15:19
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Lors d’une première lecture en diagonale de votre article, j’ai cru que vous parliez d’Eric Stauffer…
10 mars 2009 à 19:06
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Bravo pour votre analyse pertinente; à quand la suite du feuilleton?
11 mars 2009 à 15:14
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La nationalisation de l’UBS représenterait un risque énorme et sans avantages compréhensibles.
L’alternative proposé par contre serait probablement une bonne chose, si techniquement possible.
11 mars 2009 à 21:54
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Il est est en effet bien plus efficace, et surtout, bien plus complexe « en fait, ON le sait » de ne rien faire et de RÉFLÉCHIR comment mettre en placeune commission de CONCERTATION et éventuellement une cellule psychologique avec à la clé un CONTRAT entre les parties sans oublier, bien sûr, de prendre soigneusement la MESURE des changements de la société qui ON le sait (la société) ne donne pas aux enfants l’envie d’apprendre contrairement à la période1880-1980 où ON le sait on avait su faire coïncider (sans contraintes, dans le dialogue permanent, sans paternalisme et dans la joie d’apprendre des enfants) « les ambitions des parents pour leurs enfants et les missions d’éducation remplies par l’école » ON le sait! Tout est dans tout et réciproquement!!! Chuut … ON RÉFLÉCHIT … ON agira … quand les changements de la SOCIÉTÉ nous le permettront. Enfin, pour autant que l’ON nous laisse réfléchir!
12 mars 2009 à 10:20
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Et oui, la hache est enterrée, et la loi reste sexiste… Plus de 25 ans après l’adjonction de l’égalité des genres dans la Constitution.
Il faudrait mettre en prison tous ceux qui créent des lois sexistes, et tous ceux qui laissent des lois sexistes. Pourquoi est-ce que le raciste est durement puni et pas le sexisme? Ca va changer…
13 mars 2009 à 15:33
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Et les pauvres enfants islandais qui n’ont pas de noms de famille! Imaginez la souffrance du petit Lars Ulfarsson, qui a les mêmes parents mais pas le même nom que sa sœur Björk Ulfarsdottir, et qui est copain d’école d’un Thör Ulfarsson, lequel n’a rien à voir avec sa famille car l’Ulfar père de Lars et de Björk n’est pas l’Ulfar père de Thör. Ils doivent souffrir affreusement les pauvres islandais.
Le problème est que certains gens croient que des théories qui sont, ou paraissent, logiques et cohérentes soient automatiquement vraies et ne se préoccupent pas de les confronter aux données. C’est une démarche plus proche de la théologie que de la science.
13 mars 2009 à 16:57
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Je ne sais si dans leur séance pousse-café nocturne les membres du Conseil fédéral ont eu le temps de lire les quelques 50 pages de l’accord proposé entre UBS et le Département de la Justice US (DOJ) ou s’ils se sont contentés de l’avis d’un ancien cadre de l’UBS, président de la FINMA , avant d’entériner cet accord. L’UBS s’y reconnaît comme coupable de conspiration criminelle et accepte tous les chefs d’accusation énumérés. Elle reconnaît devoir s’abstenir également de toute contestation juridique à l’avenir et se livrer entièrement au pouvoir discrétionnaire du DOJ, .Il ne s’agit donc nullement d’un règlement pour solde de tout compte, comme l’UBS aimerait le faire croire, mais d’une capitulation sans conditions et d’un marché de dupes.
La lecture de ce document a fait remonter en moi un événement qui a marqué mon enfance. Dans la nuit du 15 au 16 mars 1938 à Berlin, Emil Hacha, président de la république tchèque, a signé sous la menace un accord instituant un «protectorat» allemand sur les restes déjà tronqués de la Tchécoslovaquie. Le lendemain, les troupes allemandes envahissaient le pays. Certes les GI ne viendront pas demain occuper la Paradeplatz. Mais la peur existentielle, la lâcheté sous-jacente, les pressions psychologiques et les moyens utilisés sont étrangement similaires
16 mars 2009 à 17:15
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Bravo Françoise.
Il y a longtemps que Domaine Public se préoccupe de la place et du dialogue sur la relation parents-écoles, cette contribution est très intéressante, je ne partage les réserves latentes de Aigle45 dans son commentaire.
Je crois que ce débat sur les sanctions financières est très vif en Suisse allemande, peut-être y a-t-il outre-Sarine une autre sensibilité (une autre citoyenneté), mais je suis tout à fait d’accord sur le fait que la culture ici en Suisse romande n’est pas prête à les accepter.
Un autre exemple de cette différence de culture est l’insistance du PS alémanique sur la socialisation de l’enfant dans un cadre institutionnel et pas familial (pasl’entrée à l’école) à partir de deux ans. Je renvoie à ce sujet aux nombreuses conférences de Jacqueline Fehr, vice-Présidente du PS et co-présidente de Pro Juventute. Jacqueline parle même d’un véritable « KulturKampf » en faveur de la crèche.
A bientôt.
16 mars 2009 à 20:47
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Je me suis personnellement passablement investi pour défendre, à la RSR, mon ex-collègue Jorge Resende, informaticien licencié après avoir découvert une affaire de photos pédophiles, et quelques années de syndicalisme actif. Il est en ce moment dans les procès jusque au cou, et a payé cher son affront. J’aimerais beaucoup sentir de la part du PS un soutien à cet homme mal armé pour se défendre face à la force de frappe d’une entreprise aux ressources pratiquement illimitées.
17 mars 2009 à 10:43
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Evidemment, si l’on est déterminé à sacrifier la place financière suisse, on est obligé de présenter les choses ainsi.
Mais cette place financière d’importance mondiale, il ne faudrait pas oublier qu’elle apporte environ 13% des recettes fiscales de la Suisse. Combien de recettes fiscales pour l’industrie des machines ? Ca m’étonneriat que ce soit beaucoup plus.
Cette place financière joue dans la cour des grands en gèrant 28% de la fortune mondiale, – raison pour laquelle la cité de Londres, les îles anglo normandes de sa majesté et les places offshore sous contrôle US entendent la détruire pour lui prendre sa clientèle grâce aux naïfs qui ne voient pas la guerre économique en cours, cynique et hypocrite.
Et même si les établissements spécialisés dans l’évasion fiscale fiscale internationale sont peu nombreux, et concentrés en grande partie à Genève, ce sont eux qui génèrent le gros des revenus fiscaux, pas les petites banques coopératives et caisses d’épargnes.
Quand à dire que 60% des fonds étrangers sont des institutionnels et déclarés au fisc, ça fait bien rigoler. On vient de publier le chiffre total de ces avoirs: 2′150′000′000′0000 soit 2′150 milliards. Personnellement je pense comme Jean Ziegler, que 80% de ces montants ne sont pas déclarés au fisc de leur pays d’origine. Une grande partie s’en ira sous d’autres cieux.
Il y a aussi les banques étrangères, qui comptent beaucoup dans le chiffre d’affaires de la place et offrent beaucoup de places de travail. Celles ci vont s’en aller.
Pour preuve: quand la Suisse a refusé le traité EEE, en un an, toutes les banques belges se sont installées en Suisse. La Suisse avait acquis un avantage fiscal décisif sur le Luxembourg embourbé dans les contraintes européennes. Maintenant que la Suisse a tout lâché, et s’aligne sur l’OCDE, ces banques nomades n’ont plus aucune raison d’e rester ici. Bye bye les banques étrangères et leurs beaux jobs pour les employé-e-s suisses!
Manifestement Rudolf Strahm est un idéologue de gauche qui tord les choses selon sa vision partisane et prêche pour sa paroisse.
On espère que la masse des employés de banques qui votaient PS saura faire payer à ce parti le prix du vilain rôle qu’il joue en ce moment
24 mars 2009 à 13:03
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Pourquoi ???toujours attendre que les annonces des médias provoquent des situations de panique, avant de faire paraître et expliquer la situation réelle.
Suite à des obligations pour obtenir ou conserver la licence bancaire, des règlements ont été mis en place, à savoir le contrôle de la provenance de tous fonds entrants en Suisse, .. cerificats etc, des départements bancaires ont été munis de dépt. COMPLIANCES, un nouveau métier bancaire est né dont la source c’est enrichie par le réseau des Inspecteurs – Contrôleurs provenant au départ des fiduciaires etc… alors pourquoi toujours attendre que la situation dégénèreavant de faire paraître et faire connaître la réalité de la situation, ce qui ferait cesser les accusations de certains pays, qui ne se gênent pas d’avoir leurs nombreuses banques (propriétaires- voir actionnaires voir… sous autres formes propriétaires tout de même) laisser notre pays et nos banques suisses se laisser attaquer et dévaloriser sans réagir me sidère, qu’attendons nous, même mes enfants sont révoltés. Il convient tout de même de rappeler que la situation économique mondiale est tombée en crise, à cause de 2 pays et les situations qui sont dénoncées régulièrements depuis de nombreux mois, semblent venir de cetains qui nous attaquent sans se gêner, il faut dire nous avons déjà été attaqué à maintes reprises, et nous n’attendons aucun cadeau des Français ou des Américains, mais nous avons aussi un raz-le-bol, quand je pense que mes grands-parents se sont retrouvés démunis, aprés avoir durant toute la guerre accueilli des femmes et enfants qu’ils ont nourris, cachés, protégés durant toute la guerre, et qu’en plus mon arrière-grand mère était une petite française orpheline adoptée heureusement qu’elle n’est plus de ce monde ou autrement vous l’auriez entendue.
Notre problème notre éducation, la période des sages qui nous ont éduqués, qui nous répétaient inlassablement,, patience, il vaut mieux attendre, on était sencé attendre que les sots et vilaines langues se taisent, mais non – non – non – nous ne vivons plus sur la même planète et je puis vous affirmer que nos jeunes ne vont plus se tairent longtemps.. attention le réveil risque d’être violant.
Une suissesse qui en a marre d’entendre son pays se faire salir sans que des représentants prennent la parole pour enfin rappeler certaines vérités qui pourraient faire taire, ceux qui se permettent de nous agresser, avec une intention qui n’est même pas cachée de réduire notre pays à une situation financière précaire, alors Mesdames, Messieurs, vous qui nous représentez qu’attendez-vous !!!
Chrisl..
20 mars 2009 à 11:04
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Très bien. Mais il faut dire « interlocuteurs sociaux » à la place de « partenaires sociaux ».
Un « partenariat » suppose une communauté d’intérêts qui en l’occurrence n’existe pas. Le vocabulaire n’est pas innocent, il peut servir à décrire la réalité ou à l’occulter, par exemple losqu’on parle de « réformes » quand il s’agit du démantèlement de la protection sociale ou des droits syndicaux, ou de « dialogue social » pour éviter de dire « négociation ».
20 mars 2009 à 18:02
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Très juste.
Mais là ce sera intéressant de voir si les grandes puissances qui ont déclenché cette guerre économique contre la Suisse, sous des prétextes hypocrites, vont accepter de mettre à plat aussi les privilèges de ces juridictions exotiques.
Evidemment non!
La Suisse, ses élites dirigeantes, mais aussi son opinion publique y compris et surtout dans les milieux modestes, devra alors se demander si elle peut se permettre des concessions douloureses en termes d’emplois et de niveau de vie de masse, alors qu’il n’y a aucune symétrie des sacrifices.
L’arnaque sera vite ressentie par les gens, qui ne permettront plus aux autorités de sacrifier un intérêt vital de la place économique suisse, sans contrepartie. Ce réflexe pourrait même se manifester de manière brutale.
Un peu de politique fiction, sous les réserves d’usage: ne se pourrait-il pas que ceci contraigne la Suisse, nolens volens, même contre le voeu de ses dirigeants, à redevenir comme plusieurs fois dans son histoire une forteresse assiégée ? obligée dès lors de renoncer au rêve européen… ?
21 mars 2009 à 15:15
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Tout à fait d’accord avec Jean Christophe Schwaab et avec le collègue de M. Jorge Resende, de la Radio suisse romande. Il est attristant que le courage civique soit puni dans notre pays!
25 mars 2009 à 9:57
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Les peuples sont écoeurés et révoltés par cette crise, due à l’imbécilité et à la crapuleriedes grands manitous de la finance et très mal maîtrisée par les grands manitous de la politique.
C’est le moment pour la gauche d’expliquer clairement les errements des puissants et de rappeler ses priorités de justice sociale et ses vues à longue échéance. Quel dommage que le parti socialiste ne publie plus un journal ou un hebdomadaire achetable dans les kiosques, où les petites gens pourraient aussi exprimer leur déception de l’économie néolibérale et leur colère contre ses abus!
29 mars 2009 à 17:51
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Il y a du vrai dans ces propos, mais c’est tout de même un raisonnement intellectuel bien éloigné du ressenti immédiat des gens. Le cri du coeur de « Chrisl » en réponse au dernier article de M. Gavillet paraît refléter mieux ce ressenti « au niveau du vécu ».
Le sentiment, tel qu’il est ressenti, c’est qu’on est fier des banques, on approuve l’idéologie du secret bancaire qui a contribué à notre prospérité, et peut-être même on espère pouvoir en bénéficier personellement un jour. On est exaspéré de ces nouvelles attaques perfides contre notre pays qui n’a fait de mal à personne et à qui on veut enlever tous ses avantages. Cette perception est probablement majoritaire et il ne faut pas dire qu’elle est entièrement fausse. Elle contient aussi beaucoup de vrai.
On peut blâmer un parti – en l’occurence l’UDC – de faire vibrer la corde sensible en masquant certaines réalités, que sans doute ses dirigeants connaissent bien. Mais ce blâme moral n’apporte pas grand chose.
Nous vivons dans un régime de démocratie électorale. Dans ce régime les votes sont liés au ressenti des gens. Donc si on admet ce système, il faut accepter que les acteurs (dirigeants des grands partis, etc.) donnent jusqu’à un certain point dans le registre émotionnel, parce que c’est le jeu. Une fois au pouvoir, ils suivent une politique plus pragmatique.
Le reproche ne devrait pas être adressé à la seule UDC. Toute la rhétorique de la gauche repose au moins autant sur des illusions soigneusement entretenues, et sur des sentiments viscéraux. Il fait faire payer les riches! etc. Une illusion typique, soigneusement entretenue, est qu’en augmentant indéfiniment les impôts des « riches » on pourra résoudre tous les problèmes. La réalité pratique nous enseigne que les vraiment riches trouveront toujours des « paradis fiscaux » même si on détruit celui de la Suisse à l’avantage de nos concurrents. En revanche le principe « trop d’impôt tue l’impôt » est démontré.
Autre argument fallacieux pour faire pleurer dans les chaumières: comment se fait-il qu’on trouve des milliards pour les banques alors qu’on nous dit que les caisses sont vides pour des plans de relance?
Il y a un populisme de gauche comme il y en a un de droite. Les gens de gauche ne voient pas la part de réalité qui existe derrière les slogans populistes de droite. Les gens de droite ne voient pas part de réalité derrière l’égalitarisme niveleur de la gauche. Mais au fond ni l’un ni l’autre discours ne sont tout à fait faux. Ce sont des discours, électoralistes.
Le discours de l’UDC n’est pas aussi illusoire que ça, il est probablement plus proche de la perception de « la Suisse du bas de laine » qui est une force très importante qu’il ne faudrait pas sous estimer.
Il faudra beaucoup compter avec cette Suisse du bas de laine dans les années à venir. Beaucoup d’épargnants appartenant aux classes modestes et ouvrières ont ammassé sou par sou, en se privant, des sommes incroyables qu’ils n’ont aucune intention de déclarer au fisc, ni leurs héritiers après leur mort. Tout cela a un poids électoral. Chaque propriétaire d’un magot petit ou grand a de la famille. Le poids électoral des employés de banques et des tous les milieux dont le bien-être dérive indirectement du secret bancaire, pèse et pésera aussi très lourd.
Bref, l’UDC vise, et touche, le coeur de la cible. Elle est dans le réalisme politique le plus exact.
La question, pour pronostiquer l’avenir, est de savoir si dans cette affaire, les élans populistes anti banques d’un Levrat, auront plus d’écho auprès des petites gens, que le patriotisme du bas de laine de l’UDC.
C’est une question d’appréciation que même les sociologues les plus pointus auront de la peine à trancher. On aura la réponse en octobre 2011. Mais s’il s’agit de faire une estimation intuitive au jugé, je parierais que les thèmes UDC sont très nettement plus porteurs dans un pays où les anciennes classes ouvrières ont été remplacées par une classe moyenne modeste consciente d’avoir beaucoup à perdre.
Personnellement je pense que les attaques contre le secret bancaire tombent au plus mal pour la gauche socialiste. Elle va y perdre beaucoup de plumes en apparaissant comme complice des ennemis du pays.En revanche tout celà est du pain béni pour l’UDC. Le tout électoralement parlant, s’entend.
31 mars 2009 à 19:16
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On devrait en effet réformer le système en profondeur pour qu’il enclenche un cercle vertueux de développement durable: http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2008/11/15/moraliser-le-secteur-financier-la-bcv-pourrait-ouvrir-la-voie/
8 avril 2009 à 0:04
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» … l’OCDE n’ayant pas respecté les règles procédurales d’enquête. «
C’est plus qu’un euphémisme, je parlerais quant à moi de transgression du droit international…
Assez d’accord avec votre analyse, notamment sur le fait que le Conseil fédéral a été davantage réactif que proactif. Il n’en reste pas moins que cette réunion du G20 s’apparente au mieux à un dîner de cons, au pire à une monstrueuse conspiration!
Il est temps maintenant pour le Conseil fédéral de reprendre l’initiative, mais cela va être dur avec notre fédéralisme qui ne va rien accélérer!
Cordialement!
12 avril 2009 à 20:21
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A propos de Manor et de sa politique récente,qui pourra me renseigner? Je fréquente peu ce magasin (à Genève). J’y suis allé il y a quelque temps et quelle ne fut pas ma surprise de voir un personnel très “USP”, en effet, mais surtout très jeune. Les vendeuses, les vendeurs avaient entre 18 et 25 ans, apparemment. Je n’ai pas fait une enquête, mais il m’a semblé, au moins dans les deux ou trois étages où je suis passé, qu’il n’y avait plus aucune personne de quarante, cinquante ans, ces vendeurs ou vendeuses qu’on voyait régulièrement à la Placette et qui semblaient faire partie des meubles. Y a-t-il eu un un vaste licenciement?
13 avril 2009 à 23:10
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Sur les boîtes aux lettres de mes voisins, il y a souvent autant de noms de famille que de personnes vivant dans l’appartement. Et non, ce ne sont pas en majorité des familles recomposées mais la plupart du temps des familles « traditionnelles » comportant des parents mariés et leurs enfants. Mais voilà: un bon peu de mes voisins ne sont pas suisses. Merci à Alex Dépraz d’avoir rappelé que chez nos voisins (au sens plus large que ceux de mon immeuble) les législations diffèrent et que règne en ce domaine un joyeux chaos.
A se demander si les « espécialistes » qui sont persuadés de la portée symbolique du nom de famille sur le lignage et l’identité sont, eux, allés voir chez nos voisins, chez leurs voisins. Les miens, de voisins, vont très bien, et leurs enfants aussi, merci.
15 avril 2009 à 8:54
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A quelle adresse électronique faut-il adresser son message pour participer à la consultation fédérale?
► En fait la consultation a lieu directement sur le site, à la page http://www.polsec09.ethz.ch/Discussion-en-cours-Le-role-de-l-armee.
17 avril 2009 à 18:53
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Sauf erreur, le peuple à adopté à une majorité des deux tiers une loi sur l’asile préparée par le Conseiller fédéral Blocher. Même si cette loi déplaît à certain cela devrait donc régler la question et il suffit de s’y tenir.
Ou alors, on n’y comprend plus rien.
27 avril 2009 à 15:52
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Cher rédacteur,
Votre article est intéressant, mais je crois qu’il est techniquement imprécis.
La baisse du taux de conversion lors de la 1ère révision LPP était dû à la longévité augmentée depuis 1985, et n’a pas conduit à une baisse des rentes grâce à un financement obligatoire supplémentaire (baisse du seuil d’entrée salarial pour les cotisations).
La baisse actuelle est due à la baisse de rendement d’un portefeuille diversifié. Du 1er janvier 2000 au 24 avril 2009, la performance annualisée de l’indice Pictet LPP 2000 (25% actions) a été de 1′76% l’an (alors qu’il faut 4 % l’an, + 0′5% pour les frais et la croissance de la longévité future pour le taux d’intérêt technique garanti dans la conversion minimale annuelle actuelle). Or, les taux d’întérêts nominaux (Conf 10 ans) n’ont jamais été aussi bas historiquement, et cela dure depuis 1996/1997.
Qui nous garantit que les rendements nominaux obligataires/performance des actifs réels (actions, immobilier) vont être les mêmes que la période 1980-2000 ces 5 à 10 prochaines années?
C’est malheureusement le problème.
La gauche de proposition va donc devoir se poser des questions difficiles.
Bien à vous.
24 avril 2009 à 19:35
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On ne dira jamais d’un dentiste belge qui a un compte en Suisse: « Il a fait un placement sur ».
Parce que le compte en Suisse du dentiste belge, du pharmacien ou du notaire allemand, du garagiste ou de l’épicier français, du boucher italien (il n’y a pas que des millionaires et des dictateurs qui ont des comptes en Suisse) toute cette épargne est en Suisse absolument pas pour la sécurité des placements ni la qualité du service, (même des Belges peuvent offrir des placements surs et un excellent service) mais UNIQUEMENT pour la non transmission des informations, pour la non incrimination des infractions fiscales et donc la non entraide judiciaire en matière fiscale, bref pour le SECRET BANCAIRE SUISSE tel qu’il est apprécié par tous les épargnants contribuables qui veulent protéger une part de leur épargne contre le vol fiscal de gouvernants incompétents, dépensiers, arbitraires, corrompus et prévaricateurs comme le sont les gouvernements belges, français, allemands etc.
Quand il n’y aura plus cette protection parce que l’ordre juridique suisse acceptera de transmettre les informations bancaires relatives aux affaires de soustraction fiscale simple, plus personne, de cette catégorie d’épargnats, n’aura plus de compte en Suisse, tout simplement.
Ceux que vous appelez des « fraudeurs », et qui ne sont que des écureuils prudents, trouveront d’autres solutions pour leur bas de laine. Les Bahamas et Singapour se démocratiseront, ce qui sera très facile car tout le monde voyage.
La place financière suisse diminuera de moitié, elle devra se reconvertir, sera remplacée par d’autres secteurs économiques. La reconversion sera très douloureuse et prendra vingt ans au moins.
Ce ne sera pas la fin du monde, seulement la destruction de 100′000 à 200′000 emplois si ce n’est plus en comptant les emplois induits, et la perte de dizaines de milliards de recettes fiscales pour l’état, y compris l’état social, ce dont la gauche socialiste portera la responsabilité et devra payer le prix électoralement pendant longtemps.
Qui a travaillé des années dans les services bancaires de clientèle privée sait que la grande masse des propriétaires de « comptes en Suisse » sont des gens ordinaires, de toutes opinions politiques y compris socialistes. C’est pourquoi la direction du PS fait fausse route dans cette affaire.
Dès que quelqu’un a gagné un peu d’argent non déclaré, il commence à changer d’état d’esprit et ne tolère plus la ponction ficale si elle excède un certain degré. Il trouve donc TOUJOURS un endroit où mettre cet argent en sureté. Jusqu’ici il y avait le compte en Suisse, qui avait la faveur de ces gens. Mais il y a mille autres possibilités et cet argent sera de toute façon perdu pour les fiscs belges, allemands et français, même si le secret bancaire suisse disparaît. Il ira ailleurs c’est tout.
Ceci est du à une grande loi universelle connue depuis la plus haute antiquité et qui s’énonce aisni: « Trop d’impôt tue l’impôt ».
Les canaux pour éluder le fisc dès qu’il devient excessif, – ce qu’il est dans tous les pays qui nous entourent, – sont inombrables et rien ne pourra jamais dissuader cette masse d’argent de « s’vader ». C’est une vue de l’esprit que de le croire. Autant vaudrait prohiber la consommation d’alcool ou la prostitution.
Rien non plus ne sera plus facile que de remplacer la Suisse comme abri pour les milliards que représentent et représenteront toujours les bas de laine de tous ces épargnants contribuables soucieux du lendemain. Ce ne sont pas les très riches qui composent la plus grande masse.
Le critère, pour savoir où ira cet argent, est essentiellement fiscal. Ce marché est celui de l’évasion fiscale. Produits fiscalement défiscalisés, assurances, l’imagination des professionels ne connait pas de bornes. Mais le bon vieux « compte noir » ne sera jamais détrôné.
La seule question est de savoir si la Suisse est assez stupide pour lâcher ce marché aux juridictions offshores anglo saxonnes comme on tente de l’y forcer par le chantage politique, avec la complicitéde la gauche suisse.
16 mai 2009 à 4:03
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Bon, je me suis appuyé l’interview du professeur d’ »éthique » Thielemann. Plutôt longuette, mais enfin je l’ai lue.
Vraiment c’est incompréhensible que la « Hochburg » du monde des affaires suisse allemand, la Haute Ecole de Saint Gall, ait nommé un individu pareil comme « professeur ».
Que ses propos plaisent à Domaine Public n’a rien d’étonnant. Ils reflètent la vision du monde exposée par Domaine Public depuis des décennies, notamment le rejet fondamental du secret bancaire. Mais, précisément, ce qui est aberrant c’est qu’un intellectuel de gauche pareil, en plus prétentieux, moralisant, sentencieux, « besserwisserisch » etc., etc., (ce que Domaine Public n’est pas) soit payé par la HSG pour propager une idéologie de gauche, auprès d’étudiants destinés à être des patrons de grandes d’entreprises formés selon les critères de l’establishment suisse allemand des affaires, c’est ça qui est le plus aberrant, et choquant.
Il est évident que le secret bancaire est entré dans les moeurs en Suisse et qu’il est considéré comme légitime par une majorité de la population. Une critique fondamentale de cette culture nationale, et encore par un théoricien qui n’a jamais été actif dans la vie des affaires proprement dite, et qui en plus a tous les tics de comportements reprochés par nos confédérés aux Allemands, évidemment cela ne peut que susciter une exaspération sans bornes dans l’opinion alémanique.
Rien d’étonnant donc que cela ait causé un tel tollé.
En Suisse romande nous avons bien eu Jean Ziegler, mais il avait plus d’esprit que Thielemann, et surtout il n’enseignait pas à HEC, mais à l’Université, en sociologie. Ca change tout. Il n’empêche que Jeanne Hersch (pourtant une socialiste irréprochable) et Herbert Lüthy avaient rendu leurs doctorats honoris causa de l’Université de Genève à cause des excès de Ziegler.
Non vraiment c’est incompréhensible qu’on ait nommé quelqu’un pour prêcher une doctrine aux antipodes des fondements même de la Haute ecole de Saint-Gall. Nos confédérés nous étonneront toujours. On les croit tout d’un bloc, cohérents, logiques. Eh! bien non. Ils sont pétris de contradictions et n’hésitent pas à donner des verges à un Allemand pour les fouetter. C’est invraisemblable…
17 mai 2009 à 17:32
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@ curieux
Ne brouillez pas le débat en y introduisant une dimension gauche-droite. Le professeur Thielemann n’est pas un intellectuel de gauche, pas plus que son patron l’éthicien Peter Ulrich qui vient de prendre sa retraite. Leur réflexion sur l’éthique économique ne procède du marxisme, mais plonge ses racines dans la pensée libérale. Non pas celle de ces pseudo-libéraux anglo-saxons des années 90 qui ont absolutisé le marché, mais celle d’un Adam Smith pour qui un marché efficace n’était pas concevable sans un Etat régulateur et des valeurs morales communes aux acteurs économiques (http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/10102.shtml).
Quant à l’Université de Saint-Gall, si elle ouvrait ses portes à de plus nombreux Thielemann et Ulrich, les futurs cadres de l’économie qu’elle forme disposeraient d’une vision du monde plus large que celle qui a conduit leurs aînés à précipiter la crise actuelle.
17 mai 2009 à 22:35
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@ Yves Cogne
La levée du secret bancaire ne conduit pas à livrer « à tout va les montants des dépôts des clients », mais à communiquer sur demande fondée ces informations aux autorités fiscales des intéressés.
Je ne suis pas un expert en droit fiscal. Mais quelles que soient les règles en vigueur dans les pays voisins, le principe du domicile me paraît primordial. La Suisse ne peut invoquer des lacunes dans le droit fiscal d’autres pays pour justifier son démarchage auprès de leurs contribuables.
Je persiste: ce n’est pas la souveraineté helvétique qui est en cause dans les attaques que subit la Suisse; mais bien la souveraineté des pays spoliés qui est mise en cause par l’activité de recel de la Suisse.
18 mai 2009 à 16:09
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Vous avez sans doute raison: ce Thielemann n’est pas marxiste et ne se réclamerait peut-être pas de la « gauche » mais bien plutôt du libéralisme, comme il le comprend. Certains pourraient vous objecter que le libéralisme en soi est déjà une idéologie de gauche. Mais n’allons pas jusqu’à ces profondeurs philosophiques.
J’ai surtout eu l’impression, en lisant l’interview de ce monsieur, que sa vision du monde est aux antipodes de tous les sains réflexes libéraux et conservateurs de la bourgeoisie d’affaires suisse allemande, qui certes est aussi libérale, mais d’un libéralisme bien différent, celui du principe de la liberté du commerce et de l’industrie de la constitution fédérale de 1848, et dont le sens était d’abroger les contraintes « éthiques » du système corporatif « ständestaatlich » qui existait en Suisse avant cette date.
Qu’on les classe à droite ou à gauche ou ailleurs, les concepts pseudo éthiques de M. Thielemann consisteraient, s’ils étaient appliqués, à une restriction arbitraire – puisque basé sur une définition de l’ »éthique » soumise à interprétation – de la liberté du commerce et de l’industrie. Ce serait une sorte de nouveau corporatisme, baptisé du nom flatteur de « soziale Marktwirtschaft » ou autre, et un recul par rapport au principe sûr, et en somme progressiste de la liberté du commerce et de l’industrie.
Personnellement je ne pense pas que la crise actuelle soit un aveu d’échec de la liberté économique même si elle permet à certains de nous servir cette interprétation populiste. Je l’interprête tout autrement: comme une crise due à une manipulation de pouvoir d’un certain groupe financier oligarchique américain archi puissant autour de Goldman Sachs (dont sont issus tous les Geithner, Paulson & consorts), visant à créer un « boom » puis un « bust » plus ou moins artificiellement, pour provoquer une concentration à leur avantage dans le secteur financier. Ceci a été facilité par la politique irresponsable de l’administration américaine visant à favoriser l’accès à la propriété de personnes à peu près insolvables, l’absence de scrupules des agences de notations et l’esprit mouton de Panurge de beaucoup de gens qui trouvaient tendance d’acheter des produits structurés.
S’y est ajouté, en ce qui concerne les banques étrangères aux USA, notamment suisses, comme l’UBS, un phénomène difficile à comprendre: mélange de bêtise, de conformisme et d’appât du gain, qui les a fait s’engouffrer dans le paneau avec une totale inconscience. Dans les conseils d’administration de très grandes entreprises, il y a toujours une pression énorme. Quand on voit la concurrence faire de gros profits dans un business dangereux, il faudrait avoir une grande force de caractère pour s’opposer à ceux qui veulent imiter cette folie. Un patron de l’UBS qui aurait prétendu interdire ou limiter drastiquement l’investissement dans les subprime, aurait sans doute été désavoué, comme l’aurait été un patron de Holcim qui aurait mis en garde contre les dangers de l’amiante ou un dirigeants de Swissair qui aurait voté contre la « stratégie du chasseur ».
On peut se demander aussi s’il n’existe pas une certaine volonté politique de démolir l’importance de la Suisse comme centre financier, pour mieux favoriser une gouvernance mondiale sous hégémonie américaine que gêne l’existence d’un centre aussi puissant dans un petit pays indépendant, tout comme gêne le franc suisse, ayant quasiment une couverture or et c’est le pourquoi des pressions visant à nous contraindre à vendre notre or, pressions qui se font sentir depuis une quinzaine d’anées sous des prétextes divers, hypocrites et cyniques. Cette conspiration peut compter, hélas, sur la complicité du mainstream pro-européen, pro-ONU, pro-OTAN etc., du monde politique suisse. Mais les milieux bancaire vont peut-être se réveiller in extremis car ils ont trop à perdre. Malheureusement les grandes banques suisses sont vulnérables à cause de leur exposition excessive aux USA.
Dans tout cela, les bons conseils d’un intellectuel en chambre à la Thielemann n’apportent rien, n’auraient servi à rien, et les remèdes préconisés par lui n’auraient fait, probablement qu’empirer le mal.
Je trouve plus intelligentes les propositions visant à limiter la taille des grandes banques dont dépend l’économie nationale pour réduire la vulnérabilité du système. De ce point de vue les propositions de M. André Gavillet se rapprochent sur certains points de celles de M. Christoph Blocher, même si leur esprit est bien différent. Ca c’est de la politique et de l’économie intelligente, proposée par des hommes de gouvernement: pas de l’éthique vasouillarde à la Thielemann.
28 avril 2009 à 12:13
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la démonstration manque de précisions. Il me semble que le million de bénéfice extraordinaire placé en Suisse ne sera pas imposé, mais seulement le revenu (intérêt) qu’il dégagera par l’impôt à la source. Ce revenu serait aussi imposé en Allemagne et à un taux probablement plus élevé.
28 avril 2009 à 12:23
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On ne mesure pas l’étendue des dégâts causé pas cette lamentable affaire UBS dont les responsables ne sont nullement inquiétés. Plusieurs Suissses qui sont allés récemment en voyage se sont fait invectiver par des indigènes et d’autres touristes lorsqu’ils déclinaient leur nationalité. Un Suisse est devenu un individu résident dans un pays qui s’enrichit, par conéquent enrichit ses citoyens, en accueillant l’argent d’activités maffieuses. Au point qu’ils n’osaient plus décliner leur véritable nationalité et préféraient se faire passer pour des Français ou des Belges.
1 mai 2009 à 14:27
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« Mais faut-il concourir pour abriter des hedge funds, ces prédateurs qui s’emparent d’entreprises pour les dépecer et les vendre? »
Apparemment on confond ici les hedge funds avec private equity funds… La rédaction devait faire ses recherches plus soigneusement.
(Réd.) Merci de cette correction. Effectivement, les «hedge funds», contrairement aux très agressifs «private equity funds», ne visent pas expressément l’intégrité des sociétés dans lesquelles ils
investissent.
3 mai 2009 à 18:05
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La Suisse semble être incapable de se montrer solidaire de la communauté internationale. Rappelez-vous la « Fondation Suisse solidaire » annonçée tambour battant en 1998 et morte en 2002 avoir d’avoir pu voir la jour.
3 mai 2009 à 18:18
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Les débats sur le deuxième pilier partent trop souvent de la discussion sur le niveau du taux de conversion et tournent alors en rond; pour avancer, il faudrait probablement changer l’angle d’approche.
Le taux de conversion, qui permet de calculer la rente de vieillesse sur la base de l’avoir accumulé par l’assuré au moment où celui-ci atteint l’âge de la retraite, est bien sûr un repère essentiel dans le processus du deuxième pilier.
En simplifiant, on peut dire que le taux de conversion dépend principalement de deux facteurs:
1) La durée moyenne qui reste à vivre au moment de toucher sa rente, durée inconnue qui doit être estimée sur la base des dernières tables de mortalité et de l’évolution présumée de la mortalité.
2) Le taux d’intérêt technique correspondant au rendement du capital que les caisses de retraite peuvent raisonnablement espérer durant la période correspondant à la durée qui reste à vivre des nouveaux rentiers; actuellement, à 60 ans, en moyenne de l’ordre de 28 ans pour les femmes et de 25 ans pour les hommes. A 65 ans, ces durées sont respectivement de 20 ans et de 23,5 ans.
Cette explication est simplifiée puisque il faut aussi tenir compte d’autres éléments: comme la probabilité qu’une rente de survivant doive être versée (pour le conjoint ou pour un orphelin), comme une réserve pour les «risques d’erreur» ou comme les frais de gestion de la caisse de retraite.
De mon point de vue, si l’on veut progresser sur la difficile question du niveau minimal du taux de conversion, il faut commencer les débats séparément au niveau de chacun des deux points évoqués ci-dessus et non pas au niveau du taux de conversion, qui est le résultat d’un calcul complexe (avec un impact qui lui est facile à comprendre).
En ce qui concerne le premier point, je signale que mes travaux sur la mortalité par génération sont souvent ceux qui sont pris en compte en Suisse pour le calcul des tables de référence. Un rapport est disponible sur le site du SCRIS (http://www.scris.vd.ch/main.asp?DomId=1939&DocId=5085).
Pour ce qui est du deuxième point, pour que le débat ne s’enlise pas, il serait utile de distinguer la fixation du taux technique, pour le calcul du taux de conversion, de la question, en général pas abordée explicitement, de la manière d’utiliser les gains supplémentaires (rendement du capital supérieur au taux pris en compte pour le calcul du taux de conversion), dans la mesure où il y en aurait: réserve pour les caisses? redistribution aux rentiers? versement à l’Etat dans la mesure où, en contrepartie, ilgarantirait les rentes ? Ce point doit être explicitement abordé et réglé pour que les rentiers puissent toucher leur rente sans avoir l’impression de se faire voler s’ils vivent dans une période de prospérité.
5 mai 2009 à 10:42
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Merci pour ces explications. C’est très intéressant! AdC
5 mai 2009 à 12:02
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Comme André, je dis merci! Je trouve l’article précis, instructif et bien argumenté. Au départ, l’idée de cette franchise me paraissait intéressante, mais je trouve là une bonne raison de la trouver contestable.
5 mai 2009 à 16:46
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Ce que j’apprécie dans cet article, c’est le côté citoyen. Je m’explique, il s’agit d’offrir au lecteur une approche qui tient compte de deux entrées possibles, sans préjugés idéologiques. Les deux entrées sont expliquées de manière très pédagogique, et la conclusion s’impose. Le style d’article me fait penser à Gérard Escher (qui parle dans le langage sciences et techniques), que je salue au passage, et dont je regrette l’absence très marquée.
12 mai 2009 à 6:57
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je ne partage pas l’avis d’Alain Robert. Ceci en raison des trois points principaux suivants:
1. Une nouvelle banque sur le marché peut en effet représenter un danger pour les banques en place que la Conféderation essaie de sauvegarder.
2. La Conféderation est déjà fortement représentée sur le marché banquaire par les banques cantonnales. Nombres de cantons cherchent à se séparer de leurs investissement. Ceci en particulier à cause de point 3.
3. Est-il vraiment concevable d`être à la fois régulateur et propriétaire? La même question se pose au sujet d’UBS. Et on voit bien où cela mène.
16 mai 2009 à 0:10
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Cher Monsieur,
J’ai lu votre article avec attention.
Ainsi, à vous lire, les pays qui connaissent le secret bancaire, c’est-à-dire ceux qui ne communiquent pas à tout va le montant des dépôts de leurs clients, s’arrogeraient le droit de libérer leurs clients de leur devoir fiscal.
Bigre!
Voilà une sacrée responsabilité!
Pourtant, une brève analyse des systèmes fiscaux mis en place par nos voisins vous aurait rapidement montré la réalité des faits:
L’Allemagne, (dont vous parlez), pas plus que la France, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, ne prélèvent d’impôts sur les intérêts qu’ils versent à l’étranger. Ainsi, dans ces pays, la totalité des fonds étrangers qui financent soit le déficit public, soit les entreprises, sont totalement exonérés d’impôts!!!
Depuis de nombreuses années, la Suisse, au travers de son impôt anticipé de 35%, prélève un impôt sur tous les intérêts, qu’ils soient versés en Suisse ou à l’étranger. Dans les pays voisins, aucune retenue. L’économie de ces pays est financée sans que les créanciers ne participent aux coûts des infrastructures nécessaires à la production de cette richesse.
Un paradis fiscal (un vrai, pas la Suisse, où le taux d’impôt atteint 45 %) n’est rien d’autre qu’un tube, dans lequel les fonds entrent le matin à 8h00 pour repartir à 8h10 dans les pays qui ont une vraie économie, productrice de richesse. C’est trop facile, l’intérêt encaissé n’est pas soumis à l’impôt dans le pays d’où il vient. Par conséquent, si ces pays prélevaient A LA SOURCE un impôt sur les revenus qui sont payés à l’étranger, les investisseurs paieraient leur juste part.
C’est tellement vrai que la France prélève un impôt à la source sur les intérêts qui sont versés aux résidents français. En revanche, depuis 1987, il n’y a plus en France d’impôt prélevé sur les intérêts payés à l’étranger.
En plaçant vos économies en France, vous échapperez à l’impôt!!!
Voilà un vrai paradis fiscal.
Je me réjouis de vous lire.
Yves Cogne
30 avril 2009 à 12:41
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M. Gavillet a raison. Il ne faut pas compter sur la Suisse officielle pour se convertir sincèrement à une nouvelle conception « vertueuse » de la défense des intérêts bancaires.
Il est évident que tout se fera à reculons, en finassant, et en attendant la première occasion favorable pour introduire des cautèles juridiques inédites, permettant de faire renaîtresous une autre forme l’avantage compétitif que constitue la protection du « fraudeur », comme vous aimez à dire.
De toutes façons je ne pense pas non plus que M. Gavillet, – qui connaît ce monde ayant été responsable des finances d’un grand canton -, croie une seule seconde que le beau concept de « loyauté compétitive » prônée par lui sera mis en oeuvre par un nouveau Conseil fédéral, quel qu’il soit. Je pense que cette belle idée est défendue parce qu’on estime que c’est un devoir d’homme de gauche de le faire, mais tout en sachant qu’elle ne sera jamais suivie par la majorité politique de ce pays.
Les esprits peuvent diverger quant au jugement à porter sur cette politique de gros sous. On peut la critiquer pour des raisons idéologiques, ce qui peut se concevoir, ou pour des raisons morales, ce qui est idiot, sauf si la morale est ici utilisée comme argument oratoire au service de l’idéologie politique que l’on défend, ce qui je pense est le cas.
On peut aussi – c’est mon cas – être parfaitement indifférent au côté moral de la chose, qui est absolument irrelevant s’agissant d’une lutte dans laquelle « wright or wrong my country », alors que nous sommes confrontés à des truands, des maîtres chanteurs, et des cyniques sans scrupules, partisans du droit du plus fort, et qui osent nous faire la morale hypocritement pour s’emparer d’une part d’un juteux marché mondial sur lequel la Suisse est un leader trop important à leur goût.
On peut même, et c’est encore mon cas, penser que l’existence d’un secret bancaire le plus strict possible est en soi un bienfait, qui contribue à modérer un peu la tentation irrépressible qu’ont les ministres des finances des pays voisins de pressurer leurs contribuables jusqu’à la dernière goutte comme des citrons.
Mais de toute façon, quelle que soient les sentiments et opinions, il y a une situation de fait: c’est que la Suisse gère un tiers de la fortune mondiale d’une part, ce qui forcément attise des convoitises et c’est pourquoi le conflit va s’aggraver de plus en plus au point de dominer l’horizon politique, dans notre pays du moins, et, d’autre part, cette part de marché énorme à la dimension du monde, se traduit par l’importance écrasante du « secret bancaire » dans l’économie de notre petit pays.
Donc, on peut regretter que la Suisse officielle ne se rallie pas à la « loyauté compétitive » mais la cruelle réalité, c’est qu’elle n’en a pas la possibilité, et qu’elle ne l’aurait pas, même si elle le voulait.
Personnellement je pense que, même si peut-être on pourrait préférer que la Suisse n’ait pas cette chaîne d’or au pied, ce qui lui rendrait plus facile de rejoindre le paradis européen (ce n’est pas ma conception mais c’est apparemment celle de DP) il est illusoire de s’imaginer que la Suisse pourra agir comme si elle n’était pas lestée de ces deux mille milliards qui menacent de s’envoler. Elle en est bien trop profondément dépendante.
Beaucoup de gens sous estiment le fait que, même en le voulant, il n’est pas envisageable pour la Suisse de se débarrasser de cette situation. Il y aura un jour où tout cela aura été remplacé par autre chose. Mais ce sera probablement dans des générations et même des siècles. D’ici là il y aura encore beaucoup de crises, dont chaque fois le secret bancaire renaîtra vainqueur. Il y a eu dans le passé des industries de mercenariat qui ont été critiquées pendant des siècles, notamment par Zwingli, sous toutes sortes de raisons morales et politiques, et qui renaissaient toujours, durant des siècles, même si certains les jugeaient nuisibles à l’intérêt du pays, parce qu’une part trop important de la population en était dépendante.
Un pronostic qui m’apparaît une évidence mais qui fera hurler certains, est celui ci:
La crise s’aggravera, s’intensifiera, s’aigrira, causant une crispation identitaire. L’adversaire (G20, OCDE, Sarko, Merkel, & Co) s’apercevra, comme M. Gavillet, que la Suisse financière n’est pas devenue un enfant de coeur et qu’elle finasse. D’où augmentation de la tension, pressions insupportables, humiliantes, accentuation de la crispation identitaire. Sur fond de crise économique et de chômage, la masse comprendra NETTEMENT que son intérêt est dans une place financière forte, grosse pourvoyeuse d’emplois bien rémunérés, et tant pis pour les leçons de morale. Il y aura une radicalisation inévitable. La droite dure, qui fait de la surenchère sera finalement suivie par la droite molle, qui lui emboîtera le pas en pleunichant lâchement sur le « style », le « populisme » etc., car elle sentira que l’opinion devient poujadiste et chauffée à blanc et elle sera contrainte de suivre cette opinion radicalisée.
En pratique: la Suisse, qui voulait l’éviter à tout prix, sera obligée de se comporter comme une citadelle assiégée, car elle le sera bel et bien devenue.
Et à la fin, le résultat sera que la Suisse ne cédera, en pratique, que sur des apparences, et même les concessions déjà consenties imprudemment par un Merz pas au mieux de sa forme seront de fait caduques, si elles ne sont pas tout simplement révoquées, bien sur le tout couvert pas beaucoup de bonnes paroles et rideaux de fumée de part et d’autres.
Les classes dirigeantes internationales, y compris sociales-démocrates, pousseront discrètement un énorme ouf de soulagement voyant qu’elles pourront garder leurs comptes en Suisse. Et tout reprendra comme avant.
Mais il y aura quand même eu du changement: d’une part la gauche sera sanctionnée électoralement car elle aura passé pour complice des méchants qui font chanter notre beau pays. Et d’autre part, la Suisse officielle aura appris – contre son gré, et à son corps défendant – que pour résister efficacement et protéger au passage les intérêts de ses amis et alliés autrichiens, luxembourgeois, monégasques, belges etc., qui tous la supplient à genoux de le faire et brûlent des cierges pour que la Suisse tienne bon, il faut renoncer à l’actuel « Techtel-Mechtel » avec Bruxelles, car tant que la Suisse reste un pays candidat à l’adhésion, même à très long terme, elle est vulnérable au chantage sans limite.
Donc cette affaire risque bien d’être surtout l’occasion d’un nouveau virage à droite, et le début d’une politique vraiment eurosceptique de la Suisse, avec des dirigeants qui devront la mener, nombre d’entre eux, contre leur gré et sous la pression des nécessités.
Comme patriote je préférerais que les dirigeants suisses tournent le dos à Bruxelles pour des motifs plus désintéressés que la défense du secret bancaire, mais faute de mieux je me contenterai de ça.
Enfin, ce n’est qu’un pronostic. On verra bien…
23 mai 2009 à 7:21
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De 1986 et 1996, une petite SA vaudoise à direction bicéphale a détourné la ristourne sur achat de l’un de ses fournisseurs. Le montant total non déclaré et partagé entre les deux directeurs était de 80’000.-CHF sur 10 ans.
Après dénonciation et enquête, la SA à été condamnée à payer, reprise d’impôt et amende comprise, la somme de 84′000.- CHF et chacun des directeurs la somme de 42′000.-CHF. Cette entreprise occupait 28 employés faisait un chiffre d’affaire moyen annuel de 2,5 millions.
Après avoir vécu ainsi la rigueur du fisc, peut-on comprendre les discussions sur le secret bancaire?
19 mai 2009 à 22:54
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Cher Monsieur,
Vous relevez que vous n’êtes pas un expert en droit fiscal. Permettez-moi alors d’essayer d’éclairer un peu votre lanterne.
Le secret bancaire que vous critiquez ne protège pas (ou plus depuis longtemps) les fraudeurs. S’il s’agit de communiquer, sur demande fondée, des informations aux autorités fiscales des intéressés, n’est-ce pas justement ce qu’a fait une grande banque de la place récemment, avec la bénédiction (certes postérieure) du TAF ? Plus encore, alors même que nos dispositions internes et nos accords internationaux permettaient cet échange d’information (on vient de le voir), le chef du Département des Finances a annoncé que la Confédération levait sa réserve sur l’article 26 de la convention modèle OCDE.
Le secret bancaire n’a strictement rien à voir avec cela. Sauf à ce que vous fassiez allusion à ce que demandent nos voisins (l’UE), à savoir l’échange automatique d’information. Et alors là, je maintiens que cela revient à « livrer à tout va les montants des dépôts des clients ». Cela va même au-delà de ce que recommande l’OCDE, pourtant « gendarme » en la matière. C’est dire !
Quand à prétendre que nous invoquons les « lacunes dans le droit fiscal d’autres pays pour justifier son démarchage auprès de leurs contribuables », j’avoue ne pas vous suivre. Où donc avez-vous constaté que la Suisse invoquait quoi que ce soit dans ce dossier ? N’est-ce pas plutôt nos voisins qui revendiquent ? Le fait qu’un pays n’arrive pas à conserver la substance imposable de ses contribuables est-il de notre ressort ?
Bien au contraire, ma réponse à votre propos consistait à relever que, pour qu’un investissement fait dans un pays soit rentable, il est justement nécessaire que ce pays bénéficie d’infrastructures permettant de rentabiliser cet investissement. Dans ce contexte, n’est-il pas légitime que ce pays, demandeur d’investissements mais « offreur » d’infrastructures, en fasse payer une partie par ceux qui bénéficient de ces infrastructures, à savoir les investisseurs ?
L’OCDE elle-même prévoit, à l’article 11 de sa convention modèle, alinéa 2 : « Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans l’État contractant d’où ils proviennent et selon la législation de cet État, mais si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de l’autre État contractant, l’impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des intérêts. »
Dès lors, ne sont-ce pas les pays qui renoncent à prélever une retenue à la source sur les intérêts versés à l’étranger qui ne respectent pas les standards de l’OCDE ?
Cela étant, la notion de recel à laquelle vous faites allusion découle sauf erreur d’une infraction contre le patrimoine, catégorie à laquelle la soustraction fiscale ne semble pas appartenir, à tout le moins en droit suisse. Or, je crois me souvenir que la notion de double incrimination prévoit justement que, pour qu’il y ait recel en droit suisse, il faut qu’il y ait infraction contre le patrimoine en droit suisse.
Si notre ordre juridique ne vous plait pas, lancez une initiative pour le changer. Dans l’intervalle, il faudra bien que l’on continue à appliquer nos lois.
Je me réjouis de vous lire.
Yves Cogne
22 mai 2009 à 15:09
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On aimerait pouvoir compter sur autant de bonne foi, civisme et respect de la majorité en matière européenne.
Par exemple on serait en droit d’attendre que les dirigeants s’inclinent devant le résultat du scrutin du 6 décembre 1992, où la population a rejeté souverainement une volonté unanime de l’establishment, des médias et de tous les collabos de l’impérialisme paneuropéiste.
Là cette majorité, même étroite, méritait pourtant un respect spécial, car exprimée contre le voeu du pouvoir en place.
C’est curieux: les principes du civisme républicains et démocratique sont jugés valables dans tous les domaines, sauf en matière européenne.
Là, le droit de l’oligarchie à imposer sa volonté à n’importe quel prix, le despotisme éclairé, le matraquage de la propagande, le déni du suffrage universel, la contrainte exercée sur le corps électoral, (comme par exemple en Iralande, contrainte de revoter sur un traité 3 fois caduc: retoqué par les Français, les Néerlandais et les Irlandais) le chantage, le fait de bafoeur la démocratie la plus élémentaire, avec l’approbation des médias, sont portés aux nues par l’idéologie officielle et ses laquais.
Pourquoi cela ? On aimerait bien le savoir.
26 mai 2009 à 11:02
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C’est très curieux ce que vous dites là. Pour ma part je n’ai remarqué aucun signal envoyé par Christophe Darbellay, tout de même chef du parti PDC, indiquant un infléchissement vers la gauche.
J’ai noté au contraire une déclaration très révélatrice de sa part, dans le débat sur le secret bancaire. Il a déclaré que si les pays anglo saxons ne donnent pas la réciprocité, c’est à dire ne font pas de sacrifice symétrique à celui consenti par M. Merz, en faisant la transparence dans leurs paradis fiscaux à eux (ce dont tout le monde sait qu’ils ne le feront jamais!) alors il conviendrait de revenir sur les promesses d’étendre l’entraide administrative à la soustraction fiscale.
Il s’agit là d’une prise de position dure, de la part d’un président de parti, qui montre que ce Rastignac va prendre ses ordres auprès des milieux bancaires jusqu’auboutistes.D’ailleurs on le sait, ce petit arriviste est tout dévoué aux intérêts du gros argent, bancaire comme chimique.
Donc je me demande comment vous pouvez imaginer que le PDC puisse jouer la carte de ce que vous appelez la « loyauté compétitive ».
26 mai 2009 à 21:56
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D’accord sur la défense de la culture face aux « valeurs » financières et économiques. Il faudrait cependant préciser ce qu’on entend par culture. Cette dernière ne se résume pas à la « création artistique » (cf. le deuxième paragraphe) et même cette cération artistique ne fait pas nécessairement partie de la culture. Je définirais la culture comme l’ensemble des moyens qu’une société offre à ses membres pour les aider à vivre, à vivre mieux, à résoudre les problèmes qui leur sont posés par l’avenir qu’ils ont à construire.
28 mai 2009 à 14:09
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@curieux : C’est précisément l’inverse. Même si l’écart de voix était infime lors du vote du 6 décembre 1992, les autorités ont tourné la page de l’EEE pour entrer dans l’ère des bilatérales. On n’a plutôt eu un phénomème « d’interprétation extensive » en essayant de faire croire que le non à l’EEE était un non à toute ouverture vers l’Europe. Les scrutins sur les bilatérales ont démontré par la suite que tel n’était pas le cas.
30 mai 2009 à 14:44
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Vous avez raison: il existe de puissants freins au développement à la droite de l’échiquier genevois et l’opposition au CEVA en témoigne. Vous faites en revanche dans la théorie du complot quand vous voyez ces mêmes intérêts derrière la demande d’augmenter le nombre de logements sur le PAV (votre raisonnement est torturé). Et vous êtes finalement borgne en omettant de mentionner les freins tout aussi puissants qui se trouvent à la gauche de ce même échiquier. Voyez, les référendums contre le PAV, l’OMC ou la traversée de Vésenaz.
2 juin 2009 à 12:23
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Une fois de plus, André Gavillet signe un article magnifique de clairvoyance, de clarté et …d’humanité. Continuez! Merci!
3 juin 2009 à 13:30
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Recours contre les résultats de la Votation populaire du 17 mai 2009
Une semaine après la publication des « résultats » de la Votation citée en référence, des
Citoyennes et Citoyens dans plus de 18 Cantons de toute la Suisse nous signalent
avoir fait recours contre les résultats officiels qui sont contestés, particulièrement
dans le Canton de Lucerne (nombreuses aberrations statistiques en sus de plusieurs
votations passées d’ores et déjà contestables, donc contestées), mais aussi ceux
pratiquant le dépouillement du vote anticipés par pesage / avec des enveloppes
transparentes / ne permettant pas la fermeture de l’enveloppe / ceux dans lesquels est
(déjà) pratiqué le vote électronique.
Toutes méthodes de dépouillements/consolidations électroniques qui permettent des
fraudes électorales, fortemment suspectées pour cette votation au résultat très serré et
aux enjeux politiques (contexte actuel des relations et sujets de tensions entre la
Suisse et les USA et l’UE), et économiques importants (plusieurs milliards de CA
pour l’industrie de la Biométrie au frais des contribuables suisses et de leurs libertés
citoyennes).
Nous vous remercions de porter ces informations à la connaissance de vos lectrices et
lecteurs.
8 juin 2009 à 15:07
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C’est en effet regrettable que notre classe politique soit composée en majorité de lavettes, qui ne savent rien faire d’autre que reprendre servilement des textes européens au lieu d’oser aller à leur encontre, si c’est notre intérêt, – quitte à en subir éventuellement quelques conséquences (en fait aucune).
Si on cessait de céder d’avance aux voeux des maîtres de l’empire, comme le font ces caniches, on se ferait mieux respecter et on remarquerait très vite, d’ailleurs, qu’il n’y a pas de rétorsions.
L’attitude actuelle, peu digne, est regrettable. Mais à qui la faute? A la servilité pro européenne du mainstream politique, à part l’UDC, et aux médias entièrement noyautés par le parti pro européen, bien entendu.
Un exemple typique: le cassis de Dijon.
Malgré tout, même si on ne s’en sert pas il est préférable de conserver la faculté de ne pas reprendre automatiquement telle ou telle ukaze de Bruxelles.
On conserve cette facultétant qu’on reste en dehors. Car si nous étions dans ce machin, alors, avec la douzaine de députés que nous aurions au Parlement européen, nous n’aurions pas le début du commencement de l’ombre d’un soupçon de mot à dire. Et de toute façons les décisions européennes s’imposeraient à nous obligatoirement dans tous les cas en rendant caduque notre démocratie directe. Sans parler, pour les gens de gauche et syndicalistes du démantelement de nos protections sociales par les directives Bolkenstein et la jurisprudence de la cour de justice, à laquelle d’ailleurs, nos « élites » pro européennes ont déjà commencé à céder par anticipation, avec la complicité de la gauche et des syndicats.
Là aussi, d’ailleurs, on se demande pourquoi ce positionnement suicidaire des forces dites de gauche, et il ne faudra pas s’étonner, si cette compromission et cet abandon des intérêts sociaux que la social-démocratie et les syndicats sont censés défendre, ont pour conséquence une érosion continue du PS et une montée encore plus forte du vote populiste. C’est d’ailleurs ce qui vient de se passer à l’chelle continentale ce week end et cela constitue une signe avant-coureur de ce qui ser passera lors des élections fédérales de 2011.
Donc, ce qu’il faut appeler de nos voeux c’est un peu plus de décence de la part de nos politiques: qu’ils cessent de se mettre à plat ventre: qu’ils retirent enfin cette grotesque demande d’adhésion: qu’ils osent aller à l’encontre des pressions poussant à la Gleichschaltung.
Alors nous serions traités avec les égards dus à ceux qui ne désirent pas devenir membres.
Tant que nos dirigeants resteront des carpettes sans vergogne, désireuses de jouir des délices et poisons de ce système continental qui les a moralement achetés en leur faisant miroiter de confortables sinécures, les choses iront à vau l’eau.
14 juin 2009 à 19:32
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Intéressant papier, Monsieur Gavillet. Mais la citation du début n’est pas achevée et vous auriez dû mettre des points de suspension : « Mais l’homme politique doit sentir ce qui est juste et acquérir la conviction que c’est cela qu’il faut faire et pas autre chose. »
Donc, c’est la conviction personnelle qui confère à « ce qui est juste » son statut, non pas d’être vrai, mais d’être convainquant. Et je ne suis pas certains que cela se réduise au seul flair, même si le flair est un élément important dans le processus de sélection de l’action politique. La phrase de Couchepin insiste sur ce double mouvement : sentir et acquérir la conviction. D’ailleurs, agir correctement est ensuite dans le même paragraphe assimilé par Couchepin avec le fait d’agir de manière cohérente. Or aucun flair n’est à lui seul garant de cette cohérence.
Mais votre titre est bon.
15 juin 2009 à 11:12
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Votre argumentation, comme celle de votre précédent article sur le Musée d’art et d’histoire auquel vous renvoyez, repose sur une erreur historique. En effet, les ordonnances somptuaires étaient un corpus de lois évolutif. L’interdiction d’orner sa maison avec des « peintures de prix » et des sculptures a bien existé, mais elle a été promulguée pour la première fois en 1698, a été abrogée l’année suivante, est réapparue en 1710 et a été définitivement abrogée en 1772. Cette interdiction est donc contemporaine des collections qui l’ont notoirement enfreintes, comme celle du peintre Arlaud (1668-1743) ou des magistrats Burlamaqui (1694-1748) et Tronchin (1704-1798). Je n’ai pas la place de développer ici l’analyse de sociologie historique qui permet de replacer ce simulacre d’interdit dans son contexte rhétorique, mais il s’avère qu’il s’agit, à cette époque, d’une manière de hiérarchiser la société genevoise en permettant à l’élite de se placer « au-dessus des lois ». Votre article contient d’autres erreurs, minimes: Josef Mueller ne s’est jamais établi à Genève; Simon Rath n’était pas collectionneur et n’a pas été le mécène du musée du même nom (ce sont ses soeurs qui ont librement disposé de son héritage pour une « oeuvre utile »); Auguste de Niederhäusern, que vous qualifier de « rajouté », était simplement de Vevey, comme Alexandre Calame, et bien d’autres artistes « genevois » nous sont venus du canton de Vaud… Parler de « gène culturel » dans les termes où vous le faites, c’est-à-dire, si je vous ai bien compris, comme d’une sorte de tare congénitale dont les Genevois seraient affectés à cause de Calvin, exigerait une meilleure information.
15 juin 2009 à 22:08
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« La succession de Couchepin ne peut donc pas être un élection ordinaire »
Je ne sais pas comment interpréter cette phrase ni la suite du paragraphe. Ce souhait semble présenté comme une évidence, comme une prévision. Il ne me semble pourtant pas qu’on puisse croire que ce qui est décrit ensuite puisse se produire. Qui, dans la droite nationale, serait actuellement capable de lancer un tel débat?
(et, Monsieur Romain, sauf erreur, « convaincant » s’écrit avec « c » lorsqu’il est employé comme adjectif verbal, ce qui est le cas ici, et non comme participe présent)
15 juin 2009 à 22:16
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C’est amusant que vous citiez cette affaire du renvoi sans gloire des chefs de la révolution de 1848 par les petits messieurs Druey et Cie.
Il est aussi intéressant de savoir que Pascal Couchepin, issu du landerneau radical vieillot du Bas-Valais, où l’on cultive encore l’esprit de Mazzini & consorts, prisait cette anecdote comme le fin du fin de la grande politique. Ca nous donne l’aune à laquelle il faut mesurer l’homme et son parti. Elle n’est pas bien grande.
Cet épisode peu reluisant est aussi relaté par Toqueville dans ses souvenirs. En effet, à ce moment là, l’auteur de La démocratie en Amérique était ministre des affaires étrangères.
Permettez moi de citer ce passage savoureux:
« J’essayai d’abord de faire entendre raison aux Suisses et de leur persuader de ne point attendre qu’on les menaçât, mais de chasser eux-mêmes de leur territoire, comme le droit des gens les y obligeait, tous les principaux meneurs qui menaçaient ouvertement la tranquillité des peuples voisins. « Si vous allez ainsi au devant de ce que l’on peut vous demander de juste, répétai-je sans cesse au représentant de la Confédération à Paris, comptez sur la France pour vous défendre contre toutes les prétentions injustes ou exagérées des cours. Nous risquerons plutôt la guerre que de vous laisser opprimer ou humilier par elles. Mais si vous ne mettez pas d’abord la raison pour vous, ne comptez que sur vous-mêmes, et défendez-vous seuls contre toute l’Europe. » Ce langage avait peu d’effet, car rien n’égale l’orgueil et la présomption des Suisses. Il n’y a pas un de ces paysans qui ne croie fermement que son pays est en état de braver tous les princes et tous les peuples de la terre. Je m’y pris alors d’une autre façon qui me réussit mieux. Ce fut de conseiller aux gouvernements étrangers, qui n’y étaient du reste que trop disposés, de n’accorder, pendant quelques temps, aucune amnistie à ceux de leurs sujets qui s’étaient réfugiés en Suisse, et de leur refuser à tous, quelle que fusse leur culpabilité, la permission de revenir dans leur patrie. De notre côté nous fermâmes nos frontières à tous ceux qui, après s’être réfugiés en Suisse, voulaient traverser la France pour se rendre en Angleterre ou en Amérique, à la foule des réfugiées inoffensifs aussi bien qu’aux meneurs. Toutes les issues étant ainsi bien closes, la Suisse resta encombrée de ces dix ou douze mille aventuriers, gens des plus remuants et des moins ordonnés qui fussent en Europe. Il fallut les nourrir, les héberger et même les solder afin qu’ils ne missent pas le pays à contribution. Cela éclaira tout à coup les Suisses sur les inconvénients du droit d’asile. Ils se fussent bien arrangés de conserver indéfiniment parmi eux quelques chefs illustres malgré le danger que ceux-ci faisaient courir à leurs voisins, mais l’armée révolutionnaire les incommodait fort. Les cantons les plus radicaux demandèrent les premiers à grands cris qu’on les débarrassât au plus vite de ces hôtes incommodes et coûteux. Et comme il était impossible d’obtenir des gouvernements étrangers d’ouvrir leurs territoires à la foule des réfugiés inoffensifs qui pouvaient et voulaient quitter la Suisse, sans avoir préalablement chassé les chefs qui eussent trouvé bon d’y rester, on finit par expulser ceux-ci. Après avoir failli s’attirer toute l’Europe sur les bras plutôt que d’éloigner ces hommes de leur territoire, les Suisses les en chassèrent volontairement afin d’éviter une gêne momentanée et une médiocre dépense. Jamais on ne vit mieux le naturel des démocraties, lesquelles n’on, le plus souvent, que des idées très confuses ou très erronées sur leurs affaires extérieures, et ne résolvant guère les questions du dehors que par les raisons du dedans. »
Ce texte plein d’esprit peut être lu dans le tome XII des Souvenirs d’Alexis de Toqueville, édition définitive, Gallimard, 1961 pages 246-7.
Je l’ai relu souvent et j’y ai toujours vu une parfaite explication des succès de l’UDC. « … pas un de ces paysans qui ne croie fermement que son pays est en état de braver tous les princes et tous les peuples de la terre. » Et « … les Suisses les en chassèrent volontairement afin d’éviter une gêne momentanée et une médiocre dépense ».
Mais aussi ce texte nous révèle la mentalité de village des chefs radicaux, qui n’ont pas changé, de Druey à Couchepin.
Nul doute que Toqueville aurait jaugé froidement le petit politicard de province Couchepin, et son flair de vieux renard rompu auxpetites combines politiques entre clans, (par exemple celles rondement menées avec son compère valaisan Bodenman). Il aurait vu en lui, sans aucun doute, le digne successeur des rustauds médiocres dont il se gaussait avec tant d’esprit vers 1849.
Parler d’ »homme d’état » pour un maquignon roublard comme Pascal Couchepin, c’est aller un peu loin. Que restera-t-il de Couchepin? Un buste en bronze sur la place des platanes à Martigny. Et ce n’est déjà pas mal pour un homme comme lui.
Pardonnez-moi (comme dirait Darius Rochebin) mais votre conclusion place le débat à un niveau trop haut pour des protagonistes comme le conseiller fédéral sortant. Eux et leurs congénères (Darbellay, Widmer-Schlumpf, etc.) ne sont pas prêt à entamer le genre de réflexion à laquelle vous les invitez. Ils se contenteront de faire ce qu’ils ont toujours fait: compter les voix arithmétiques qu’ils pourront rassembler au cours de la « nuit des longs couteaux » pour sauvegarder au mieux les petits intérêts momentanés de leurs petits partis, leurs petites ambitions personnelles et leurs petits egos.
Ainsi va la Suisse, aujourd’hui comme en 1848, et le comble c’est qu’elle a l’air de s’en sortir assez bien malgré tout ça.
15 juin 2009 à 23:48
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Mais alors pourquoi les partis sociaux démocrates n’ont ils même pas essayé de défendre les régies d’état, monopoles et services publics qui étaient ses bastions et qui protégeaient les intérêts de leurs adhérents? Pourquoi ont-ils même prêté la main, avec un zèle insensé, à leur démantelement ?
Ayant laissé s’écrouler ses propres remparts sans tenter de les défendre, en allant jusqu’à manier elle-même les outils de démolition, la social démocratie est entraînée dans leur chute.
Comment s’en étonner?
Toute la clientèle sociale démocratique, attachée à ces services publics dont elle dépendait matériellement, se sentant lâchée par ceux qui auraient défendre ses intérêts, a jugé que la sociale démocratie n’était plus digne de confiance. Elle s’en est donc détournée.
Maintenant cette clientèle ne sait plus ou aller. Elle n’est pas tentée par les partis libéraux ni conservateurs. Elle hésite encore un peu à rallier les souverainistes et populistes (peut-être pas pour longtemps). Mais elle ne retournera plus aux partis socialistes auxquels elle ne fait irrémédiablement plus confiance.
C’est peut-être une des causes principales de l’abstention.
Vous suggèrez que l’avenir est dans un « nouveau modèle de développement et de solidarité ». Malheureusement, faute de l’avoir proposé à temps, et n’ayant même pas tenté de maintenir l’ancien modèle qu’elle avait durement édifié en plusieurs générations, ce ne sera pas la social-démocratie qui pourra être porteur du nouveau modèle, qui d’ailleurs n’a même pas été défini et dont personne ne sait à quoi il pourrait ressembler.
Ce nouveau modèle, qui serait à la dimension du nouveau cadre européen que les socialistes ont tant aimé au point de se suicider politiquement à cause de lui, sera donc nécessairement porté par d’autres.
Il n’y a d’ailleurs aucune chance que la nouvelle Europe voie renaitre des services publics sur une plus grande échelle, du moins pas avant des générations, puisque précisément cette nouvelle Europe, bâtie avec l’aide active des socialistes, consiste uniquement en l’élaboration régime juridique normatif et contraignant de privatisation systématique et d’élimination par principe des services publics. Elle a été conçue et mise en oeuvre uniquement pour ça, soutenue sans faille dans ce dessein par les partis sociaux-démocrates.
Bref, il n’y a aucune chance pour que ce courant politique de la fin du XIXe et du XXe siècle ne poursuive pas sa chute.
Quoiqu’étant personnellement opposé à la conception socialiste je ne me réjouis pas de cette constatation mélancolique.
J’aurais mille fois préféré que le PS suisse, par exemple, se range – au nom de la défense des CFF, des PTT etc. – parmi les opposants au rapprochement de la Suisse avec l’Union Européenne.
Et je suis convaincu que s’il l’avait fait, jamais ce parti n’aurait connu cette descente aux enfers (qui n’est pas terminée) et jamais l’UDC ne serait devenue la première force politique du pays.
Mais pourquoi diable les partis de gauche ont-ils été amoureux de cette Europe là au point de ruiner leurs propres intérêts électoraux? Je ne le comprendrai jamais.
A mon avis, si un parti socialiste anti européen se créait demain en Suisse, du jour au lendemain ce parti pourrait rassembler environ 10% des votants.
18 juin 2009 à 10:21
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Cher Monsieur,
J’ai lu avec intérêt votre commentaire. Vous me pardonnerez ma franchise: vouloir tout expliquer par un front doctrinaire schématique «gauche – droite» me paraît relever du fantasme, démodé de surcroît. Il n’y a plus aujourd’hui – heureusement à certains égards, malheureusement à d’autres – de fronts clairement définis et homogènes sur de nombreux sujets.
Pour prendre l’exemple du CEVA, l’égoïsme n’est ni de droite ni de gauche, il est…. humain tout simplement! Et je connais beaucoup de militants ou de sympathisants des partis de droite (à commencer par moi-même) qui sont favorables à ce projet d’infrastructure important, essentiel même, pour Genève.
En ce qui concerne le projet du PAV, j’y suis favorable également, mais j’avoue que je n’avais pas imaginé une seconde un lien avec le développement, ou le non développement qui en résulterait, d’autres zones urbaines genevoises! Le projet du PAV est flou dites-vous? C’est vrai jusqu’à un certain point, mais depuis quand peut-on, doit-on, définir les détails de l’urbanisation d’un périmètre (surtout d’une telle importance!) au moment du déclassement? Ce serait absolument «mettre la charrue avant les bœufs», et s’interdire de tirer le meilleur parti des opportunités offertes par ce périmètre, ce qui nécessite en effet de garder une certaine flexibilité (cette urbanisation se fera, globalement, sur 50 ans et non 5!).
Un mot sur les Communaux d’Ambilly pour terminer: je suis assez «modérément favorable» au projet tel qu’il va probablement être réalisé. Sur le principe, le développement de cette zone est une bonne chose, par contre, on a une fois de plus voulu «ménager la chèvre et le chou», en adoptant une densité moyenne totalement insuffisante (à priori inférieure à 1). C’est un gaspillage hautement regrettable – une fois de plus! – de terrains constructibles, selon une systématique genevoise très regrettable et très inquiétante et dont nos enfants paieront hélas le prix. Mais c’est malheureusement une caractéristique de nos sociétés modernes que de vivre à crédit et de reporter la résolution des problèmes sur les générations futures (environnement, assurances sociales, endettement public, etc).
Veuillez agréer, cher Monsieur, mes salutations les meilleures.
20 juin 2009 à 8:57
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« La communauté musulmane se défend moins bien » écrivez-vous. Devant l’intimidation des mouvements xénophobes, beaucoup de musulmans font profil bas. Le racisme est colporté jusque dans les hautes sphères politiques et financières. Beaucoup trouvent cela normal car démocratique. Les gens sont élus sur la base du choix des citoyens. Le combat sera encore long et peut-être jamais terminé. Et quand on voit comment on néglige certains idéaux de base en les sacrifiant sur l’autel des préjugés, du ressentiment, du rejet de la différence singulière, on peut être pessimiste quand à une évolution plus positive.
22 juin 2009 à 10:49
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Oh, je doute, cher André, que ce choix dépende de mon vote…
22 juin 2009 à 20:08
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Mais voilà une idée qu’elle est bonne! Que n’y a-t-on pensé plus tôt! J’adhère complètement à cette nouvelle assurance perte de gains universelle et me demande comment faire pour qu’on en parle plus.
22 juin 2009 à 22:00
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Je ne serais pas aussi optimiste qu’Albert Tille dans son article. Si les Services Industriels en Suisse ont échappé à l’appétit des multinationales de l’eau, c’est en grande partie parce qu’ils constituaient des compagnies petites. Qui s’intéresse à la distribution de l’eau de Moudon ou de Corminboeuf? Avec la concentration des services de toute une région – ou à juste titre comme le dit l’auteur – de tout un bassin, nos Services Industriels deviennent beaucoup plus attractifs. Qui dit que dans une éventuelle négociation future de l’OMC, l’ouverture à la privatisation ne va pas toucher les services industriels? et que le choix ne pourra pas se faire dans l’absolu mais selon un marchandage qui mettra dans la balance différents services publics? Et la propriété des Services Industriels est beaucoup plus importante que la propriété de l’eau dans la perspective de continuer à assurer ce service public à tous, efficacement et à un prix raisonnable. J’espère vivement que l’avenir donnera raison à Albert Tille mais nous devons rester très vigilants.
22 juin 2009 à 22:26
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Tout à commencé à mon avis depuis 2007 et les manipulations du PDC. Ils ont tout focalisé sur Blocher. Ils ont transformé l’élection des conseiller fédéraux en véritable guerre de pouvoir. J’ai certains doutes par rapport à leur réussite lors des prochaines élections (2011). La population leur en voudra je pense.
22 juin 2009 à 22:32
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Est-ce qu’un Suisse moyen, athée, conservateur et égoïste (si, si, l’addition de ces qualités existe), qui lancerait une initiative contre les clochers et les cloches qui sonnent le dimanche matin et troublent son repos voire son sommeil serait taxé de christianophobe? Par ailleurs, n’a-t-on pas le droit de détester une religion (mais pas les gens qui la pratiquent) dans ce qu’elle représente d’atteinte à la dignité de telle ou telle catégorie d’humains. Ai-je le droit de vilipender, de vomir une doctrine qui réclame la mise à mort des homosexuels (mais je sais que je suis partial puisqu’il se trouve que je suis concerné)?
Ai-je le droit de dire que le fantasme de la toute-puissance de la divinité suprême dans le Coran est rabaissant pour l’humain, et insultant pour le Dieu qui se révèle dans la faiblesse à travers une incarnation pour le chrétien que je suis? Dans toute les évocations mythologiques plus ou moins imagées et plus ou moins mythologiques de l’après-vie proposées par la Bible (jardin, cité ou royaume, justes promus au rang d’anges ou d’astres rayonnants, etc.) avec une remarquable parcimonie, y a-t-il quelque chose d’aussi ridicule que les 72 vierges du paradis coranique qui sont réservées aux mâles croyants? Sans parler des beaux jeunes gens qui seront au service des représentants du sexe fort, précise le texte dicté par l’archange Gabriel.
Quand il s’agit des idées, des croyances, des doctrines, le refus de tout ou partie de l’islam n’est pas comparable à du racisme, à de la xénophobie ou à de l’homophobie (avec leurs conséquences mortelles quand elles sont extrêmes). Le rejet, l’aversion et les préjugés à l’égard d’une population qui se trouve, dans la compréhension qu’elle a d’elle-même, être musulman, comme c’est le cas des Arabe relèvent par contre du racisme ou, version atténuée, de la xénophobie. Ceci dit, je voterai non à l’initiative contre les minarets, car elle atteint gravement au principe de laïcité qui est au fondement des valeurs libérales-et-chrétiennes qui sont les miennes.
22 juin 2009 à 22:54
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Vous écrivez. « …l’intervention militaire dans la bande de Gaza a grossi les attitudes hostiles à Israël… », puis « …les musulmans se défendent moins bien que d’autres communautés religieuses ».
Dois-je comprendre que ladite intervention a été délibérée, qu’elle explique la réactivation de l’antisémitisme latent et qu’aucun missile venant de Gaza n’est jamais tombé sur la population civile israélienne? Et que l’auteur regrette beaucoup que « d’autres communautés religieuses » suisses se défendent mieux que les musulmans?
Dans ce paragraphe transparaît un parti-pris malsain qui pourrait être relevé dans le prochain rapport annuel de la fondation.
23 juin 2009 à 11:15
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Depuis longtemps, on peut se demander en quoi le Conseil fédéral travaille vraiment au bien de la population suisse; la politique énergétique n’est qu’un exemple. On peut espérer que lorsque de grandes entreprises commenceront à se soucier de développer les énergies renouvelables, plusieurs conseillers verront leur intérêt à les encourager, à condition qu’elles aient des places à offrir dans leurs conseils d’administration généreusement rémunérés.
24 juin 2009 à 16:33
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Cher Jean Christophe,
Il faut absolument quelque chose de ce genre…
A ce sujet je signale avoir publié une petite contribution – avec la même idée fondamentale – dans les dossiers d’ARTIAS (Association romande et tessinoise des institutions d’action sociale) de mars 2009.
Amitiés Philippe
21 juillet 2009 à 0:01
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C’est amusant de voir qu’il n’y a souvent pas pires amateurs de juridisme que des non-juristes. In casu, le traité dit qu’il faut détruire des documents, voilà des gens pleins de componction pour clamer sentencieusement qu’il faut détruire sans délai et sans montrer les pièces même à un juge, même avec un luxe de précautions. Voilé bien des amis du droit qui nont pas entendu parler d’un de ses principes cardinaux: celui de la proportionnalité.
21 juillet 2009 à 11:55
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Les personnes qui disent savoir ce qui est écrit dans ce traité, l’ont-elles lu vraiment?
22 juillet 2009 à 23:08
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Le 10 juillet, éclate cette affaire rocambolesque digne d’un James Bond ou d’une opérette d’Offenbach. Une commission de gestion du parlement finalement peu fouineuse, une procédure soudaine d’un juge fédéral qui s’arrête aux portes d’un coffre mystérieux (quasi mystique), pas de conséquences politiques, pas une tête ne tombe! Le 12 juillet, les USA entament des négociations avec la Suisse au sujet de l’affaire UBS! Allez, oserai-je encore une libre association d’idée? Le 22 juillet nos affaires avec la Lybie vont s’arranger! Ces documents détruits, ils doivent en éclabousser du monde!
26 juillet 2009 à 12:05
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À mon point de vue, le problème premier — soulevé par le renvoi de personnes non suisses ayant commis des actes délictueux d’un certain degré de gravité — provient du fait qu’ils sont victimes d’une forme d’arbitraire. La peine infligée à la commission d’un délit relève d’un jugement… judiciaire, lequel doit tenir compte de tous les aspects du droit en vigueur, de la doctrine et de la jurisprudence. Et dans ce pays, normalement la Justice est indépendante de l’Exécutif. Quoi que … il semble exister au moins une exception, le Ministère public de la Confédération. Contrairement à la Justice,l’Administration est dépendante de l’Exécutif et varie en fonction des croyances politiques du chef de département et des chefs de service. La justesse des décisions devient inégale.
D’où une double peine, alors qu’il devrait être explicite que dans toutes les situations relevant de la justice pénale, c’est le Tribunal qui est chargé de décider ou non d’une mesure d’expulsion, le pouvoir administratif s’effaçant devant le pouvoir judiciaire. L’unité de la peine est ainsi réalisée. Dans ce cas d’espèce, compte tenu la complexité de la situation, tout prévenu doit être défendu par un avocat.
Secondement, il n’est pas acceptable que les résidents de certaines régions de ce pays vivent dans la crainte. Ce qui soulève deux questions, l’intégration des nouveaux venus et la lutte contre la haute délinquance. Dans ma perception de citoyen lambda, je ne perçois ni les tenants et aboutissants d’une volonté politique d’intégration clairement affichée (ouvertures – limites), ni une politique clairement établie autour de la lutte pratique contre la criminalité organisée (manque de moyens, de coordinations…).
Pour exemples (parmi tant d’autres) :
• Est-il acceptable de demander à une famille (2 adultes – 3 enfants) le renouvellement mensuel ou bimestriel du permis de séjour de réfugié durant des années (6 ou 7 ans) ? Comment s’insérer ? Comment se projeter dans l’avenir ? Comment et pourquoi faire des choix ?
• Est-il plus acceptable de refuser à un jeune au sortir de l’école (16 ans) de faire un apprentissage, au motif que son statut de réfugié ne lui donne pas le droit à un permis de travail ? Tracasseries administratives injustifiables et coûteuses ? Atteintes aux droits de l’homme ? Atteintes aux droits de l’enfant ?
Faut-il le rappeler, le trafic de stupéfiant se traduit par des atteintesà la santé physique, psychique et sociale (déf. de l’OMS), voire la mort de nombreuses personnes. Le trafic d’êtres humains aussi (une partie de la prostitution). La vente de stupéfiants dans la rue rend apparente la présence de systèmes mafieux qui envahissent petit à petit nos territoires. La lutte contre ce type de délinquance ne devrait-elle pas relever d’une « union sacrée » de toutes les forces politiques de ce pays, autant que d’alliances avec d’autres pays avec lesquels des collaborations sont possibles ?
24 juin 2009 à 22:31
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La conclusion de ton article, cher André, est fort drôle! La situation l’est moins car elle donne une image de grand guignol de la scène politique fédérale.. Ces départs selon le « bon vouloir » illustrent une totale désunion de ce collège, un programme de gouvernement inexistant, etc.. Vrai que les médias rajouteront une couche quotidienne vu la saison… sur les nouveaux étalons!!
25 juin 2009 à 19:02
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Etant donné:
- que nous vivons dans une société qui a (heureusement) accepté l’idée que personne ne doit être laissé dans le dénuement,
- que le financement des assurances sociales est néanmoins un combat de plus en plus ardu,
- qu’il y a un immense gachis à laisser des personnes inactives alors que d’autres se surmènent dans le stress,
il me semble qu’il y a un volet complémentaire à ajouter au projet que vous développez. Ne serait-il pas judicieux de mettre la totalité de la charge du système d’AGR sur les entités productives (entreprises, indépendants, services de l’état) ayant le potentiel théorique d’employer la force de travail des personnes au bénéfice d’une AGR ? Toute personne au bénéfice momentané ou prolongé d’une prestation AGR, se verrait attribuer par tirage au sort un lieu de travail auprès d’une entité productive. On peut estimer très grossièrement que 5% du chiffre d’affaire de chaque entité/entreprise serait nécessaire pour financer le système.
Maintenant, si je me mets à la place d’une entreprise qui paie 100′000 CHF par an de primes AGR, admettons que le tirage au sort lui attribue une personne bénéficiaire d’AGR, elle peut certes la laisser à la maison, mais elle aurait tout intérêt à en faire bon usage et à utiliser sa force de travail. Il faudrait que l’attribution par tirage au sort soit pondérée sur la base des primes versées par les entités. Ces primes pourraient être calculées sur la base du chiffre d’affaire. Les entités apprendraient vite à faire bon usage des personnes qui leur seraient attribuées. Le système pourrait être conçu pour laisser la porte ouverte à l’inventivité des acteurs (possibilité d’échanges de personnes attribuées entre les entreprises, etc.).
Une telle idée nécessite bien sûr une maturation approfondie, mais j’ai la prétention de croire qu’il y a peut-être là une piste féconde.
29 juin 2009 à 18:36
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La proposition n’est pas si incongrue que cela. Les formations visées par le quorum de M. Couchepin se trouvent dans les trois grands cantons où le quotient est forcément peu élevé (évangéliques zurichois et bernois, parti écologiste libéral à Zurich, Zisyadis dans le canton de Vaud). Cela fait déjà six sièges qui pourraient peser lourd le 16 septembre.
L’article de M. Gavillet ignore les apparentements et sous-apparentements qui sont des facteurs correcteurs: alliance entre chrétiens-sociaux et verts dans le canton de Fribourg, p.ex. qui donne un siège aux premiers. Le cas du parti démocratique bourgeois est différent car il résulte d’une dissidence de l’UDC. Quand aux libéraux qui malgré la fusion ont présenté des listes séparées de celles des radicaux, ils se concentrent dans les cantons romands dits protestants et la Lega qui n’est que tessinoise.
Ces partis seraient noyés si l’on retenait un quorum national de 5%. Le système Gavillet qui prendrait en considération la totalité des suffrages exprimés dans toute la Suisse part de l’idée que chaque parti est présent presque partout ce qui n’est le cas que des cinq grands (UDC, PS, PLR, PDC, Verts). M. Couchepin soulève un problème réel même s’il ne lui donne pas une solution pleinement satisfaisante.
5 juillet 2009 à 20:14
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Le quorum est toujours défendu par les forces politiques en place. C’est bien davantage un rempart contre l’innovation et contre la remise en question des idées reçues qu’un obstacle à la cohérence; du moins en Suisse à l’échelon national, où les électrons libres du Parlement se rallient généralement à des groupes grands ou moyens. D’ailleurs, ils ne s’illustrent guère comme fossoyeurs efficaces de l’unité politique du pays.
6 juillet 2009 à 10:51
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Voici précisément ce que j’appelle le cynisme de la droite: affaiblir l’Etat au détriment de la population et au profit de quelques privilégiés.
Résumé en quatre ou cinq phrases brèves, cet article devrait servir de rappel à chaque prise de position politico-économique.
6 juillet 2009 à 11:04
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Tout comme ses collègues du cons.féd, notre charmante Doris ne voit que l’aspect économique du problème des prix. Comprendra-t-elle un jour que l’agriculture suisse a aussi des aspects écologiques, sociaux, paysagers, dont se soucient ni les banquiers, ni Monsanto, ni les grands distributeurs?
6 juillet 2009 à 17:52
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Parfaitement dénoncé: Maurer et le CF ont perdu plus qu’un tie-break
6 juillet 2009 à 23:15
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Il est déplorable à quel point certains politiciens ont une facilité basse à jouer sur les peurs et une difficulté déconcertante à élever leur niveau par quelques mots de respect et d’admiration sincère face à une représentation forte d’une Suisse gagnante, mais, et c’est là que le bas blesse sûrement,respectueuse de ses adversaires… étrangers !
7 juillet 2009 à 2:58
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Une remarque additionnelle: le facteur décisif ayant conduit Amgen à ne pas installer en Suisse son centre de recherche ne tient pas tant, comme on le pense d’ordinaire, aux difficultés rencontrées par cette société en matière d’aménagement du territoire, mais au nombre insuffisant de biologistes et de labornatines et laborantins disponibles sur le marché suisse du travail.
7 juillet 2009 à 9:19
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Oui dommage, car roger federer est vraiment la fierté de tout un pays, et il méritait d’être reconnu comme tel par nos chers dirigeants…..
7 juillet 2009 à 10:54
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Ueli Maurer répondait pourtant au micro de la RSR le soir du sacre. La radio a fait croire qu’il se trouvait à Wimbledon. Illusion d’optique… Le silence de nos sept nains est lamentable. L’ambassadeur de Suisse en Grande-Bretagne était-il au match, au moins? Sur l’écran, en tout cas, il n’y en avait pas trace. Pauvre Suisse, pour une fois qu’un événement positif la mettait en évidence.
8 juillet 2009 à 11:46
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Bonjour,
Pas le temps de lire votre article très helvétique, à quand la possibilité de se former à distance en Suisse romande ??? Ce serait une vraie question…
Birgit étudiante adulte suisse en Europe et qui y reste
8 juillet 2009 à 12:38
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Je ne vous suis pas. Je trouve justement très appréciable qu’en Suisse les politiques ne croient pas devoir toujours se mêler de tout (contrairement à la presse d’ailleurs). Les Suisses aiment Roger Federer. C’est très bien comme ça. Ne nous inventons pas un problème. J’apprécie sinon toujours beaucoup vos articles et vous en remercie.
9 juillet 2009 à 23:18
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La gauche a depuis fort longtemps promu l’idée d’une société idéale faite de gens ayant tous fréquenté longuement des écoles de formation de haut niveau dans laquelle chacun s’est épanoui dans la formation qu’il a choisie en fonction des ses aspirations profondes.
J’espérais que nous avions dépassé cette vision qui mesure le mérite des citoyens au temps qu’ils ont passé à se former sur les bancs d’école. Nous pourrions, me semble-t-il trouver de meilleurs critères pour mesurer l’efficacité de notre système de formation. Se demander si la formation que chacun suit, universitaire, praticien, technicien ou autre permet aux gens qui la suivent de s’intégrer au tissu économique de la Suisse que ce soit dans le primaire, le secondaire ou le tertiaire. Il me semble que sur ce point en tout cas nos objectifs sont mal définis. Les situations ont évolué rapidement et les formations définies dans le passé ne sont parfois plus adaptées. Nous devrions repenser notre manière de former les jeunes pour leur assurer un avenir aussi bon que celui que les générations précédentes nous ont organisé avec le système de formation que nous voulons réformer.
Si nous pouvons sans doute tous adhérer à l’idée que des réformes sont nécessaires pour s’adapter aux nouvelles situations, je ne suis pas sûr que nous attaquions le problème par le bon bout en comparant le nombre de diplômés universitaires en Suisse et se désoler que la proportion en est plus faible que dans le reste de l’Europe. En effet, il semble que la préoccupation première de ceux qui définissent les maturités, les bachelors et autres masters en tous genres est d’assurer l’eurocompatibilité de tous ces titres. L’idée est généreuse en soi, cela évitera bien des problèmes à ceux qui exercent leur métier dans un autre pays que celui dans lequel ils se sont formés. J’approuve sans réserve cette préoccupation, mais cela reste un peu court. Pour faire reconnaître un titre dans toute l’Europe, il n’est pas nécessaire de couper systématiquement tout ce qui donne à chaque personne formée des atouts supplémentaires par rapport à une formation minimaliste dispensée partout. Nous pourrions parfaitement maintenir un système de formation performant, nos diplômés de haut niveau verraient leurs compétences reconnues et leurs titres ne seraient que plus facilement reconnus par les pays voisins. Au lieu de cela qu’avons nous fait ? Un exemple: dans la formation des ingénieurs HES, nous avons retranché près de 40% des heuresde formation par rapport à l’ancienne formation ETS. Elle n’était pas considérée comme une formation universitaire, mais elle était très appréciée dans l’industrie par les employeurs des ingénieurs qui en avaient profité. Bien sûr, on me dira que l’on exige des étudiants HES davantage de travail personnel que dans le passé et que cela développe leur personnalité et leur sens des responsabilités, puisqu’ils sont obligés d’apprendre par eux-mêmes ce que l’on n’enseigne plus. Ma pratique de professeur au niveau universitaire me prouve le contraire. Les étudiants souhaitent que nous soyons présents pour donner des cours, ils veulent apprendre avec efficacité tout en discernant ce qui est important de ce qui est secondaire et cela passe par un langage qui n’est pas toujours verbalisé, mais qui nécessite du temps et du travail. Pour les ingénieurs HES formés selon le nouveau modèle, le bilan est clair, ce sont certes des universitaires, mais leur niveau est bien inférieur à celui qu’obtenaient leurs collègues ETS. Ce ne sont bien entendu ni les professeurs des HES ni leurs directeurs qui ont souhaité ce type de réformes, elles sont nées de l’activité de technocrates bien intentionnés auxquels la société n’a pas défini les bons objectifs de la réforme.
Le bilan est d’ailleurs aussi inquiétant dans les EPF que dans les HES. Le changement amorcé ces dernières années nous pousse vers des formations au contenu certes très scientifique, mais dans lesquelles se perdent la dimension de l’ingénierie, qui, comme l’indique la définition de Wikipedia, « désigne l’ensemble des fonctions allant de la conception et des études, y compris la formalisation des besoins des utilisateurs, à la responsabilité de la construction et au contrôle des équipements d’une installation technique ou industrielle ». Cette définition met bien en évidence ce dont ont besoin les industries de notre pays pour être prospères, des hommes et des femmes qui se préoccupent des besoins des utilisateurs, qui ne sont pas seulement capables de faires de brillants articles, mais qui sont aussi doués d’imagination et de créativité pour inventer les produits que nos industries pourront fabriquer et vendre.
Les orientations prises par nos EPF et nos universités vont toutes vers la formation de scientifiques capables de faire des publications dans des journaux référencés par leur index de publication au niveau international. Les marchés de niche n’y ont pas cours puisque les comparaisons internationales n’y sont pas possibles. Pour paraître en bonne position dans les « rankings », nous abandonnons toutes les spécialités qui ont fait notre force pournous mettre dans le sillage des universités célèbres en créant des formations de type internationales, mais qui ne correspondent pas à nos besoins.
Bien entendu, nous devons aussi continuer de former des scientifiques dans nos hautes écoles, mais il est mauvais de hiérarchiser le niveau des formations en donnant plus de poids à celles obtenues dans une université. Il vaudrait mieux s’intéresser aux objectifs des formations, à leur adéquation avec les besoins de notre société, au lieu de nous préoccuper du pourcentage de ceux qui ont une maturité.
13 juillet 2009 à 18:45
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On peut se demander si l’initiative ou le contre-projet seronr rédigés de manière si raide qu’ils empêchent une interprétaion conforme à nos engagements internationaux de la Suisse, en évitant ainsi les écueils cités. quoi qu’il en soit, comme toujours avec ce genre d’initiatives, la solution adéquate réside dans l’application intégrale, sévère mais sensée, du droit en vigueur et non dans la manie de légiférer sans discernement sur la base de l’émotion.
13 juillet 2009 à 22:00
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C’est vraiment dommage que la gauche humaniste éclairée s’obstine à ne pas voir là où la chatte à mal.
Tous les arguments que vous développez me semblent justes (et qui suis-je pour en juger, moi qui suis totalement laïc en matière de droit) et certainement conformes au droit et, le plus important, conformes aux normes et aux idéaux des droits humains.
Mais tant que vous, la gauche humaniste et éclairée, ne signalez pas haut et fort que vous avez conscience des problèmes actuellement insurmontables et insupportables que pose, par exemple, l’impossibilité de renvoyer des étrangers récidivistes au statut illégitime, vous ne serez pas entendus par les affreuses couches populaires qui sont, dans leurs votes, passées de la gauche à l’UDC.
Si vous veniez résider quelques semaines dans le quartier des Pâquis (j’y ai mon bureau) ou derrière la gare, vous comprendriez de quoi je parle. Même si statistiquement parlant, vous ne trouvez pas que c’est significatif (c’est possible, mais un meurtre suffit pour traumatiser les gens simples comme les bourgeois), visuellement parlant, cela se passe de commentaires.
Je crois savoir que certains Socialistes ont cherché à empoigner le problème, mais ils se sont fait mal recevoir par la majorité.
Jusque là, on est dans l’ordre des choses. Mais là où je veux en venir, c’est qu’au centre-droite, les Radicaux genevois ont tenté quelque chose, dans ce domaine, certes maladroitement, et qu’ils n’ont pas eu davantage de succès auprès de leurs pairs PDC et Libéraux, qui ont poussé des cris d’orfraies en rivalisant de déclarations humanistes.
Est-ce à dire que c’est un statut quo injuste et inhumain pour tout le monde qui doit prévaloir?
18 juillet 2009 à 0:16
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Bonjour à toutes et à tous,
en matière de prolifération d’armes atomique, les signataires du traité, dont la Suisse, n’ont pas d’alternative, ils doivent détruire les documents, les installations, les produits destinés au développement d’armes atomiques.
Le Conseil fédéral a fait exactement ce qu’il fallait, au moment opportun. Les magistrats lésés par cette destruction ne peuvent en rien se placer au dessus de la sécurité de millions d’Etre Humains.
Un plan de bombe entre de mauvaises mains, ce sont des millions de vies en jeu.
Et dans ce cas de figure, le nombrilisme de quelques juristes devra se satisfaire du « Augen Nur ».
Bien à toutes et à tous,
Stéphane
18 juillet 2009 à 11:08
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ce ne sont pas des documents, même précis qui forment l’obstacle le plus difficile à surmonter pour fabriquer une bombe atomique, sinon les terroristes en auraient depuis longtemps.
Vous ne pouvez pas en construire une sans Uranunium enrichi, ce qui constitue un des principaux obstacles, puisque ça ne se trouve pas au marché du coin.
L’accés aux technologies de pointe représente l’obstacle le plus important qui ne peut être franchi qu’avec la complicité de grandes entreprises privées ou étatiques.
Et vous ne pouvez réaliser cet objectif que si vous disposez d’une infrastructure qui n’échappera à personne aujourd’hui.
Non, le CF ment sur cette question, car il ne veut pas que la justice s’ent mêle, comme il a empêché par le passé de s’occuper des affaires des fonds juifs, des activités avec l’Afrique du Sud,…
La culture du secret bien helvétique!
18 juillet 2009 à 12:15
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Le traité est en effet formel, mais une certaine gauche, on l’a vu, souhaite qu’on ne respecte que certains traités et qu’on en viole d’autres, comme celui sur la non-prolifération des armes nucléaires ou celui de Dublin, lorsqu’il nous obligeait à renvoyer un requérant d’asile débouté en Suède.
Quant à la rocambolesque histoire d’espionnage avec la CIA, c’est proféré sans aucune preuve à l’appui. Une simple insinuation ne reposant sur rien, typique de la conception socialiste du journalisme.
31 juillet 2009 à 15:18
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Votre position aboutit en réalité à préconiser l’adhésion de la Suisse à l’OTAN. Ce serait plus net de le dire explicitement.
L’OTAN est devenue une alliance offensive visant à encercler la Russie et tenter d’occuper l’Asie centrale. Elle n’assure plus la sécurité de l’Europe occidentale. Elle est en train de subir une défaite militaire d’ampleur historique, absolument inéluctable, en Afghanistan. Elle a perdu toute crédibilité depuis qu’à la face du monde elle a démontré son incapacité à tenir ses promesses envers la Géorgie.
Désolé mais comme citoyen soldat je ne veux pas que la sécurité de mon pays dépende decette planche pourrie.
1 août 2009 à 0:01
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Nous avons depuis 1815 échappé à tous les conflits européens en nous mêlant de nos propres affaires et en ne laissant personne s’en mêler. Nous n’avons que gagné à cette politique.
Nous nous sommes démerdés seuls entre 1939 et 1945. Ces braves et oh !combien valiants G.I.s et Tommies se retrouvaient alors à des millions de kilomètres et sur une autre planète.
Le premier devoir de tout Gouvernement est s’assurer la sécurité de la population qu’il gouverne. Le Gouvernement suisse a toujours fait cela, avec succès. En tant que Protestant, j’ai une pensée émue pour Saint Nicolas de Flüe. (ne vous mêlez pas des querelles des autres..)
3 août 2009 à 13:13
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Très bonne analyse, mais comment faire pour que la troisième revendication, concernent une enquête pénale, ne tombe pas dans les habituelles failles de la justice face à ce genre d’affaires?
La sévérité de la justice ne s’applique qu’aux petits délinquants, on se souvient du procès des dirigeants de Swissair ou de l’affaire de l’espionnage d’Attac par Nestlé/Sécuritas. Tout cela finit par un non-lieu.
6 août 2009 à 1:38
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Le Conseil fédéral veut effacer les traces de la CIA (voyage Blocher aux USA en juillet 2007) et d ela responsabilité de cette dernière dans la prolifération nucléaire (Lybie, Iran) selon le même shéma que le clan Khan au Pakistan. Ridiculisés en Irak où l’on sait désormais qu’il n’y avait pas d’armes de destructions massives, Bush & Co avaient depuis longtemps mis au point de « vraies preuves » de prolifération (et de possession) via la famille Tinner… abritée derrière la fameuse neutralité suisse. Cela fait deux fois que le CF nomme un procureur spécial pour étouffer la presse, la justice et les parlementaires suisses. Une vraie petite dictatude, juste sous notre nez de citoyen innocent. Deux otages suisses en Libye y changeront-ils la donne? Et le siège européen de la CIA à Berne aussi? Et le petit cadeau d’adieu de Blocher à ses sympathiques collègues du CF à qui il y fait gober que des terroristes viendraient dans les locaux de la justice fédérale pour y dérober les fameux plans… Il y a des ministres belges, français, allemands et américains qui seraient en prison à cette heure…
10 août 2009 à 21:32
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Il existe sinon une alliance objective, du moins une convergence d’intérêts flagrante, entre le fisc américain, d’une part, la banque suisse et la Confédération, da’utre part. Comme vous le soulignez, plus le délai se prolonge d’ici à ce qu’un accord soit conclu, plus la pression augmente sur les contribuables fautifs, pour qu’ils se dénoncent d’eux-mêmes, avant le deadline du 23 septembre (et non 25).
Or, plus ils seront nombreux à se dénoncer (sur une base volontaire), moins la banque, et la Confédération, seront exposées à leurs réclamations et plaintes en dommages et intérêts, pour avoir été « livrés » au fiscaméricain, au gré de l’accord en question.
Jouer la montre sert donc les trois principaux acteurs du drame, étant entendu que le quatrième – un cocu indéfendable du fait de sa naïveté – sera le client off-shore de la banque, qui, au nom du secret bancaire, se sera reposé sur les « institutions » suisses, dans l’illusion de pouvoir tromper le fisc de son pays en toute impunité.
Comme quoi les tenants du pouvoir, financier et politique, auront toujours le dernier mot.
12 août 2009 à 11:13
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Bonjour,
cet article pose la question de la crédibilité du PS… Or ainsi que vous le mentionnez, celle-ci est fortement écornée par les piètres prestations des autres partis sovialiste européens.
Les plus importantes atteintes aux droits des travailleurs ou des acquis sociaux en France ont été mises en place sous la responsabilité de M. Jospin. Vous mentionnez également la débâcle de M. Blair…
Chez nous, ce sont M. Leuenberger, le directeur de la poste et l’ancien directeur des CFF qui ont mis en place les structures permettant une privatisation rapide, pour l’instant future, de ces institutions.
Puis-je encore accorder quelque crédit que ce soit au PS? La réponse traditionnelle à cette question est la suivante: « Si nous n’étions pas là, ce serait pire! » Belle logique!
Pour moi, le PS s’est déconsidéré par une pareille manière de faire. J’aurais préféré des démissions motivées plutôt que ces compromissions.
Cordialement.
17 août 2009 à 19:50
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Cette plainte va surtout nous éclairer sur le fonctionnement de notre merveilleuse justice. Après la démonstration du cas Swissair, la condamnation de ces messieurs est plus que douteuse. On peut aussi se demander combien d’indemnité le tribunal leur accordera pour atteinte à leur honneur.
R. L.
17 août 2009 à 19:08
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Bravo et enfin! Même si je n’y crois guère… Mais, au moins, on aura essayé…
L’article résume exactement mon sentiment dans cette affaire depuis le début: merci.
19 août 2009 à 21:30
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Enfin une réaction saine de la part d’un parti politique!!!!
20 août 2009 à 22:49
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Personnellement je ferais plutôt le pronostic suivant: Ospel sera peut-être condamné au pénal, bien entendu symboliquement et avec sursis, juste pour qu’il soit dit qu’il n’y a pas d’impunité. Mais ça m’étonnerait qu’il ait un sou de dommage et intérêt à payer au titre de sa responsabilité civile, que ce soit pour négligence ou pour faute. Car si sa responsabilité civile et était mise en cause, patrimonialement, on changerait presque de régime et plus aucun grand patron ni administrateur ne pourrait plus dormir tranquille.
On est encore en Suisse, et en Suisse : « les affaires sont les affaires. »
Ca peut choquer mais les autres systèmes proposés pour ce genre de cas ont aussi des gros inconvénients.
23 août 2009 à 9:26
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Optimisme tempéré?
http://www.reuters.com/article/businessNews/idUSTRE57J3G320090820?pageNumber=1&virtualBrandChannel=11611
25 août 2009 à 9:53
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Le problème, dans ce dossier, c’est qu’il n’y a aucune transparence. Que sait-on des accords négociés par la Suisse? La Suisse en a signé un avec le Danemark mais Berne ne donne pas de détails. L’évasion fiscale est-elle sanctionnée, finalement? Dans quelles circonstances? Avec d’autres Etats comme la France, l’échange automatique d’information ne serait pas du tout un sujet tabou. On nous dit que le peuple aura le dernier mot. Je me demande bien comment on va nous présenter tout ça.
25 août 2009 à 11:03
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Intéressante analyse.
On parle toujours des otages suisses, presque jamais des ex-domestiques et du frère disparu… S’en soucie-t-on vraiment si peu? Quant aux entreprises qui, il est vrai, donnent du travail à beaucoup de gens, elles semblent s’accommoder de n’importe quel régime! Une vraie « économie » bien comprise devrait pourtant être plus regardante… dans l’intérêt général.
25 août 2009 à 23:43
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On ne peut voir les choses comme vous ni se réjouir de cette désolante situation, quand on a été nourri des années par la place financière suisse et ses avantages compétitifs, que cet accord et les normes OCDE réduisent à rien au profit de truands anglo saxons sans foi ni loi.
Reste à espérer que l’initiative UDC pour inscrire le secret bancaire dans la constitution sera adoptée. Ce n’est pas exclu, car la population est attachée au secret bancaire. Il n’y a pas que les « riches » qui possèdent un bas de laine.
L’argument moral ne convainc pas en cette matière ou domine le froid calcul d’intérêt.
Le point de vue cher à un ancien responsable des finances d’un grand canton, c’est à dire l’intérêt du fisc a pourchasser les oublis de quelques contribuables, se comprendrait un peu mieux. Malheureusement, il est certain que le manque à gagner pour la caisse publique du à la baisse massive des revenus des banques dépassera infiniment le minime résultat de la traque aux contribuables suisses négligents.
Vivement que le peuple se prononce et démontre que sa perception de ces problèmes est empreinte de plus de réalisme terre à terre et de moins de moralisme que ce qu’on entend et lit ça et là.
30 août 2009 à 21:44
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Monsieur Gavillet,
Je partage votre analyse de la situation, mais pense que vouloir limiter le changement institutionnel au nombre de Conseillers fédéraux – pour une meilleure prise en compte des minorités notamment -, à l’élargissement des compétences du Président de la Confédération et à la durée du mandat de celui-ci, est très notoirement insuffisant pour améliorer la situation …
En effet, ce sontnos institutions politiques dans leur ensemble qu’il faudrait revisiter, après avoir fixé des objectifs et redéfini le degré de fédéralisme que nous souhaitons, tant il est vrai comme vous l’écrivez, que ce fédéralisme auquel nous sommes tous très attachés affaiblit le pouvoir du gouvernement fédéral.
Par ailleurs, passer de 7 à 9 membres rendra encore plus complexe le fonctionnement collégial du Conseil fédéral, alors ne faudrait-il pas plutôt créer une fonction de Premier ministre, fonction qui serait couplée avec celle de Président de la Confédération ? Dans un tel cas de figure, il va de soi que le Conseil fédéral devrait émaner d’une coalition qui aurait été élue sur la base d’un programme de législature …
Quant à M. H.-R. Merz, je pense moi aussi qu’il a été naïf, pas uniquement avec l’affaire de la Libye,naïf il l’a été aussi lors de l’organisation de la réunion du « G20″ à Londres, alors qu’il disait faire confiance à Gordon Brown, qu’il tutoie, et qui l’aurait rassuré … En revanche, mais ne le connaissant pas personnellement, je ne saurais dire qu’il est orgueilleux ?…
Cordialement !
1 septembre 2009 à 1:32
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Mais si, c’est une proposition qui a le mérite d’être réaliste et réalisable. Bien sûr, on pourrait imaginer – et souhaiter – une réforme plus profonde du gouvernement. Mais plusieurs tentatives ces dernières années n’ont abouti à rien face à un parlement frileux. Alors cette idée permettrait déjà d’ouvrir le système actuel à l’idée même de changement et son contenu (pas seulement l’élargissement, modeste, de 7 à 9, mais aussi une présidence d’un nouveau type) de faire de ce collège un vrai gouvernement.
1 septembre 2009 à 9:23
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Réglementer, encore réglementer et toujours réglementer, voilà ce que nos zélées autorités risquent de faire si par miracle elles parviennent à en trouver la volonté et l’énergie. Or, les règlements ne font que freiner l’esprit d’entreprise et enchérir les réalisations, tout en stimulant l’envie de les contourner. Les choses s’amélioreront peut être lorsque les populations auront changé d’état d’esprit, cessant de croire que la fortune fait tout et d’admirer les scélérats qui s’enrichissent sur le dos des autres.
Le jour où les « élites » milliardaires se rendront compte que les gens les dédaignent, ils perdront vite l’envie de flouer le monde.
1 septembre 2009 à 11:31
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Vous comparez des pommes et des poires. L’impôt à la source suisse proposé vise l’EPARGNE que votre avocat allemand aurait déposé den Susse, c.a.d CHF 580,000. Si l’avocat allemand est malhonnête et ne paie pas ses impôts en Allemagne: à qui la faute? A New York on ouvre un compte au nom d’une société par fax sans divulgation d’ayant froit économique et sans impôt à la source : voilà la solution pour votre avocat allemand.
2 septembre 2009 à 17:16
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La confiscation du vote par Internet par la technocratie administrative du canton de Genève (refus de transparence réelle et ouverte à propos du système), pourrait aussi devenir un enjeu intéressant non seulement pour ce « parti », mais aussi pour les autres…
3 septembre 2009 à 9:35
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Je ne trouve pas vraiment étonnant que la question de l’utilisation des systèmes d’information, de la protection de la sphère privée, que la question de la liberté (ou non) d’utiliser certains contenus finisse par faire naître un groupe de pression. Cette thématique est complètement ignorée des partis traditionnels. D’ailleurs même votre revue n’a pas de thématique propre aux systèmes d’information alors qu’ils conditionnent très fortement et depuis des décennies l’activité des entités publiques.
3 septembre 2009 à 18:21
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C’est ça. Un nouveau landaman de la Suisse, en changeant juste le vocabulaire. Une figure monarchique, imposée par les circonstances nouvelles.
En effet, pourquoi pas? L’idée est vraiment intéressante.
Si ce n’est que Forrer, Ochsenbein, Druey, Munzingen, Franscini, Frey-Hérosé et Näff, les très républicains frères fondateurs de la Suisse de 1848 qui avant tout et à tout prix avaient voulu éviter précisément cela, et qui dormaient paisiblement dans leur orient éternel depuis 161 ans, là pour le coup ils vont se retourner dans leurs tombes!
5 septembre 2009 à 10:22
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Le communisme prétendait changer l’Homme. On a vu le résultat. Monsieur Le Coutre, lui, préfère attendre que l’Homme change et oublie la propension du genre humain au toujours plus, et encore plus.
En attendant ces jours bénis ou l’Homme n’aura plus que l’ambition du bien vivre de l’autre, je pense qu’il est quand même préférable de réglementer les mécanismes financiers.
Mais peut-être que Monsieur Lecoultre peut nous garantir que l’Homme a changé et que toutes ces tracasseries sont obsolètes…
8 septembre 2009 à 1:04
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J’étais d’accord avec André Gavillet rappelant il y a peu une réflexion toute simple et immédiatement praticable à propos de la constitution du Conseil fédéral et de la fonction présidentielle. J’ai trouvé pitoyable la pauvreté de la réaction de la plupart des candidats à ces propositions.
Andy Gross et ses amis du Club Helvétique sont plus courageux que, semble-t-il, la majorité du groupe PS. Le rejet de Blocher a ouvert la voie à un possible premier léger déplacement du gouvernement vers le centre-gauche. Le plus beau symbole de ce déplacement serait l’élection maintenant – hélas proposée par personne – du radical Dick Marty, plutôt que du conservateur Schwaller.
N’ayons pas peur de penser.
8 septembre 2009 à 10:28
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Peut être un état major est-il nécessaire. Mais avant l’instrument la substance : le DFAE est censé remplir ce rôle. Il ne peut y avoir deux politiques étrangères,celle du Président et celle du DFAE ! La question centrale est celle de la discipline :la politique menée par le DFAE doit être celle que porte le Conseil fédéral tout entier, et non celle du seul chef de département.
8 septembre 2009 à 12:26
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En vérité, depuis l\’instauration des politiques d\’économie, les budgets ont été tellement mis à mal, que la loi existante peine à être appliquée (déjà que précédemment ce n\’était pas si simple et pas toujours le cas); les projets novateurs ont été souvent abandonnés ou vidés de leur substance; le tout dans le silence et l\’indifférence et pour certains, dans l\’autosatisfaction.
Couper à la hache dans les budgets aurait dû s\’accompagner d\’une explicitation des conséquences. La modification des lois contraignantes ne pouvant plus être appliquées ou plus que partiellement aurait dû être proposée. Ainsi, nombre de législateurs et de citoyens auraient pu prendre la mesure de ce que signifiait dans la pratique les économies budgétaires et réagir en défendant des priorités.
Las, rien n\’a été entrepris (à dessein ?). Tout simplement, ce qui se faisait ne peut plus se faire. Personne ne le dit. Personne ne le sait. Le silence s\’est installé au détriment des plus démunis.
Circulez, il n\’y a rien à voir.
Ce n\’est même pas la peine de faire le procès de l\’administration. Elle se soumet bien souvent à l\’autorité — très exactement comme l\’a décrit Stanley Milgram — ce qui la conduit à des décisions cruelles. Qui s\’en soucie?
18 septembre 2009 à 20:28
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Je me demande comment doivent agir les pauvres personnes qui se retrouvent malheureusement en fin de droit. Ne me dites pas qu’il y a toujours une aide à quelque part…combien de personnes ne mangent pas à leur faim, ne peuvent plus payer leurs factures etc…. alors: si tu es au chômage…passe l’arme à gauche, comme ça tu n’embête pas la société et de plus tu laisses une place de travail libre pour tous les immigrés y compris nos voisins. Alors bravo à tous nos politiciens qui ont me semble-t-il des ornières!!!!
13 septembre 2009 à 16:17
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Avec ça vous ne nous dites pas si votre préférence, et celle des rédacteurs de Domaine Public, est plutôt pour l’un des deux candidats officiels du PLR: le terne Burkhalter ou le brillant Lüscher, ou au contraire pour le Sprengkandidat Marty, poussé par le grand penseur Andreas Gross, Luc Recordon, et tout le « Lobby Dick » parfois aussi appelé « groupe des 13« , progressiste et pro européen.
On reste un peu sur sa faim, ce d’autant que tout récemment, Domaine Public voyait en Mme Chassot, PDC, la candidate idéale parée de toutes les vertus. Son élection aurait pourtant causé une rupture de la concordance que vous prônez aujourd’hui…
13 septembre 2009 à 16:45
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J’ai approuvé la conférence Hayek, Blocher, Levrat & Co. Je suis donc assez d’accord avec vous.
Que l’état fixe des règles du jeu, c’est légitime. Qu’il dispose par exemple que les établissements de crédit ne doivent pas dépasser une certaine taille pour ne pas devenir « too big to fail », ça l’est aussi. Ce ne seraient là après tout que des mesures de « police économique », comme l’était mutatis mutandis la clause du besoin des cafetiers restaurateurs, qu’on a eu tort d’abolir.
De là à poser en définition que la finance n’est pas une industrie mais un service public, est en revanche difficilement soutenable. Je pense que c’est une erreur conceptuelle.
Car, qu’on le veuille ou non, c’est bien une industrie, peut-être même la plus importante dans notre pays où elle génère plus de 12% du PIB. En Angleterre c’est plus de 6%, sauf erreur.
Connaissez-vous beaucoup de services publics générant plus de 5% du PIB d’une économie nationale importante et diversifiée?
Une industrie a besoin de quelques règles. Tout à fait d’accord. Mais c’est un animal tout à fait différent d’un service public, dont ce n’est pas la nature d’être dans la concurrence. On devrait peut-être revenir au service public pour certaines activités, qu’on a eu tort de privatiser. Je serais bien d’accord. Mais transformer en service public ce qui par nature est une industrie compétitive, c’est irréel.
8 septembre 2009 à 16:50
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Ce coûteux couac législatif ne résoud en rien le problème de l’initiative législative qui visait à obtenir un changement rapide de la loi, sans nécessiter la double majorité constitutionnelle des voix et des cantons. S’agit-il de la mauvaise volonté des Chambres qui tiennent à leurs prérogatives, ou la question est elle juridiquement impossible à résoudre ? L’information officielle contenue dansle matériel de vote me paraît lacunaire sur ce point.
10 septembre 2009 à 12:17
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21 septembre 2009 à 18:09
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Voilà un papier qui fleure bon la candeur ou la découverte tardive du monde de la finance. Ajoutons qu’il s’agit d’un énième cliché sur la question qui ne fait pas avancer le débat..
Le cours de l’action dicte la stratégie de l’entreprise? Cela va dans les deux sens: les investisseurs sanctionnent les actes des entreprises aussi.
Quant à votre étonnement que la radio en parle de la même façon que la météo, je vous rappelle que vous vivez et devez votre prospérité bourgeoise à la place financière suisse. Je vous rappelle aussi que la Bourse n’est pas qu’un casino. Enfin, ces analyses de bobos me font bien rire, car à l’origine de la richesse de chaque gauche caviar se trouve un parent de droite, qui a trimé dans l’économie capitaliste!
21 septembre 2009 à 21:15
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C’est une évidence qu’il y a un large public que la presse actuelle ne nourrit plus. Les blogs bien faits tiennent souvent mieux au corps, c’est dire l’inanité de la presse suisse romande actuelle! Les éditeurs ne semblent pas s’en rendre compte et produisent tous plus ou moins la même info, balisée, concise et sans recul, ni prise de position. Je rêve de journaux à l’image des trois décrits dans votre article, mais avec Edipresse et Tamedia, il semble bien que cela ne soit pas, malheureusement, pour demain. Dommage!
22 septembre 2009 à 9:20
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Vous avez bien raison de vous élever contre les contradictions internes de ce livre blanc. Pour ma part je qualifie ce rapport d’incohérent. Les analyses des problèmes actuels sont assez pertinentes, en revanche la description de la future situation de la formation en 2030 s’appuie sur une idéologie de la formation des élites à laquelle j’espère bien que nous échapperons. Ce document ne reflète pas l’ensemble des opinions des 4 académies suisses, il a le mérite de provoquer des réactions internes dans les académies, ce qui pourraient ouvrir un débat mieux construit que ne le fait ce pamphlet.
22 septembre 2009 à 9:22
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Il est vrai que dans la presse actuelle, il ne reste plus que les lettres de lecteurs qui présentent un peu de caractère et de fantaisie.
23 septembre 2009 à 13:11
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Moi j’aime bien les articles de André Gavillet, mais je suis heureux de voir que celui-ci fait bien rire Mr Alain Testaing, en espérant qu’il ne se torde pas trop les entrailles… Mais la question est justement d’expliquer en quoi la bourse n’est pas qu’un casino. Quand en entend les témoignages de certains tradera ou d’ex traders, ça fait froid dans le dos.
Au sujet des clichés, il y a un partout, parce que traiter quelqu’un de « bobo gauche caviar » dès que son analyse remet en question le sacro-saint capialisme, c’est un peu facile. Cliché pour cliché, le »parent de droite, qui a trimé dans l’économie capitaliste »,a sans doute fait fortune en exploitant les masses prolétariennes.
25 septembre 2009 à 14:20
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Il est bien évident que la Suisse va forcément chercher diverses cautèles permettant de sauver au moins quelques plumes de la poule aux oeux d’or qui fait vivre tant de gens.
La place financière représente 12 à 15% du PNB, à peu près autant des recettes fiscales de l’état, 200′000 places de travail, plus un multiple de ce chiffre en emplois induits (juristes, publicitaires, informaticiens, fournisseurs de toutes sortes…). L’ »évasion fiscale » représente beaucoup plus de la moitié de ce courant d’affaires, malgré les pieux mensonges de certains, y compris parmi les professionnels de la branche qui veulent jouer à la vertu et n’osent pas dire les choses comme elles sont, en quoi ils ont tort.
Et vous vous imaginez que ce pays peut annuler tout ça d’un trait de plume?
Allons, allons….!
Le numéro IBAN du compte du client… astucieux. C’est une bonne idée, je n’y avais pas pensé. Mais heureusement que les gens qui se préoccupent des intérêts résumés plus haut, tellement vitaux, ont un peu d’imagination.
25 septembre 2009 à 14:40
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Permettez moi juste d’ajouter un point. J’espère qu’on ne me jugera pas trop bavard.
Vous écrivez: « Le DFF croit-il pouvoir ainsi rouler le partenaire français par un tour de passe-passe sémantique? »
Pardonnez-moi, comme dirait Darius Rochebin, mais il me semble que Domaine Public fait ici preuve d’une certaine naïveté.
Ne croyez-vous pas plutôt, que, bien au contraire, il ne s’agit , en grande partie, que d’une gigantesque mise en scène de théatre, et que personne n’est « roulé ».
Dans un souci de populisme planétaire, les hauts et puissants du monde entier se sont mis d’accord pour organiser des réunions: G20 OCDE, etc., pour fournir au bon peuple une explication simple (mettre la faute sur les banquiers et les paradis fiscaux, boucs émissaires commodes) et promettre des mesures. Le petit avocaillon Sarkozy, a joué le jeu en en rajoutant question effets de manche. Lui qui était spécialisé dans le maniement des comptes numérotés en Suisse, sociétés offshores, structures de défiscalisation en tous genres au profit de ses riches clients de Neuilly qui l’ont hissé au pouvoir! Comique, non?
On peut même se demander si lui-même, personnellement, ainsi que son clan, ses ex-femmes et son actuelle épouse richissime, ne font pas eux aussi personnellement un usage immodéré de ces facilités si agréables offertes par la Suisse, ce pays si difficile à remplacer par un autre aussi fiable.
Alors, bien sûr, il a fait des discours démagogiques pour la galerie. Il a dit: « l’époque du secret bancaire est révolue » etc. Poudre aux yeux, écrans de fumée!
Personnellement je penserais plutôt que Mme Lagarde, dûment briefée par le patron, a commencé par expliquer à ce gentil petit Suisse de Hans-Rudolf: « Vous me comprenez bien. On va jouer la comédie. On va signer ce papier, mais on vous supplie de trouver un truc (par exemple l’astuce du numéro IBAN) pour que tout change sans que rien ne change ». Et l’autre aura répondu: « Mais Voui, chère Matame, ch’ai pien combris. On est pas si bêtes, nous les Suisses. »
Je suis convaincu que ce dialogue a eu lieu et que c’était la partie française, non la partie suisse, qui a SUPPLIE pour qu’on lui propose une solution permettant de sauver l’essentiel de ce à quoi les élites dirigeants françaises tiennent à tout prix.
Et vous pouvez être sûrs d’une chose: Si les socialistes étaient au pouvoir en France, ç’aurait été exactement kif kif. Jamais aucun pouvoir n’a été plus friand de comptes en Suisses que celui de M. François Mitterrand et de ses successeurs.
25 septembre 2009 à 17:31
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Sérieusement, si les nationalités des « suspects » étaient également réparties, en quoi est-ce que ça poserait un problème de le mentionner?
Alors soyez honnête avec vous même, veut-on cacher une certaine realité dans le but, certes louable, d’arriver a une meilleure intergration, ou le simple pekin nommé « citoyen » a il le droit de savoir qui commet quels crimes?
25 septembre 2009 à 19:42
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La question à se poser n’est pas si « on ne doit pas indiquer les nationalités », mais si « on doit les indiquer ».
La mode qui consiste à les indiquer systématiquement est par nature stigmatisante pour certains groupes nationaux, même si, comme le signale le précédent commentateur, elles participent d’une information plus complète.
Mais en raisonnant ainsi, ne faudrait-il pas alors aussi indiquer la profession, le niveau d’études ou la religion des suspects et des délinquants. Ces caractéristiques, du moins les 2 premières, ne seraient pas moins informatives que la nationalité. On a suffisamment mis en évidence que la condition sociale était un facteur plus « prédictif » que la nationalité dans les situations de délinquance.
Cela relativise beaucoup l’importance d’indiquer la nationalité… à moins, comme le signale l’article, qu’elle ait réellement une importance dans des cas particuliers.
26 septembre 2009 à 11:50
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Intéressant en effet de se pencher sur des expériences qui se développent hors de nos frontières. Il faut rappeler ici LE COURRIER, quotidien genevois et romand indépendant, qui affiche le même credo que celui des trois journaux indiqués. Il n’a pas les moyens de se payer des illustrations très somptueuses et n’a pas le format tabloïd. Son public se limite pratiquement à la Romandie, ce qui le rend évidemment moins robuste que d’autres quotidiens. Les lettres de lecteurs y tiennent une place privilégiée. Notons encore que LE COURRIER tire peu de recettes de la publicité en comparaison avec les autres quotidiens romands, par choix davantage encore que par nécessité. Il ne tient qu’à Aubergine, à Monsieur Richard Lecoultre et à toutes celles et tous ceux qui aspirent à une presse critique, de s’y abonner (si ce n’est déjà fait), pour encourager ce type de presse, unique dans notre région. A toutes fins utiles, si l’on ose.
27 septembre 2009 à 13:53
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Au contraire du 2ème pilier — qui avait fait l’objet d’âpres discussions avant la votation qui l’avait institué — l’AVS et l’AI ont ceci de particulier que ce sont des assurances sociales qui ne thésaurisent pas, hormis leurs réserves légales. L’argent des cotisations circule pour être immédiatement versé sous forme de rentes.
Il semblerait que cette solution soit bien plus résistante aux aléas de l’économie triomphante dont on connaît aujourd’hui les faiblesses gravissimes qui ont conduit à la crise actuelle. Combien de caisses de retraîte relevant du 2ème pilier — sans compter le fameux 3ème pilier dont plus personne en parle — ont perdu des sommes importantes aux jeux de hasard auxquels se sont livrés les gérants de capitaux. Quelle proportion de rentiers voient leurs revenus tronqués sans qu’ils n’y puissent rien ? Quels effets ces pertes ont-elles sur le système économique de notre pays?
Ne serait-il pas temps de réfléchir la pertinence de notre système de prévoyance sociale, eu égard à ce que la crise nous apprend aujourd’hui ? N’y aurait-il pas lieu de construire une Constitution économique mondiale qui définisse des objectifs moraux pour les échanges de biens et de monnaies (par ex. : http://www.ecce.name) ? N’est-il pas temps que les citoyens se mobilisent?
28 septembre 2009 à 12:06
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C’est tout de même incroyable cette façon d’appeler de ses voeux une TVA à 15% ou plus, de façon à se mettre en conformité avec une intégration européenne… dont le peuple a dit par 75% de majorité qu’il la refuse!
2 octobre 2009 à 13:17
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Picasso se voulait plus qu’un développeur (qui a beaucoup emprunté à Georges Braque, pendant une époque). Il déclaré: « On passe sa vie à copier. Vient un jour où l’on rate sa copie: c’est un original ».
4 octobre 2009 à 16:18
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Vous avez raison de fustiger l’attitude ambigüe du Conseil fédéral. Si le Conseil fédéral était composé de démocrates, il aurait du retirer depuis longtemps, officiellement, la demande d’adhésion de la Suisse à l’Empire européen qui étend sa domination illégitime sous nos yeux. Ce faisant le CF se soumettrait à la volonté clairement exprimée du peuple.
Ce geste ferait retomber immédiatement la pression et cesser les chantages qui s’exercent sur la Suisse. En effet ces chantages ne sont si intenses et couronnés de succès, qu’en raison du fait qu’à Bruxelleson sait les dirigeants suisses désireux d’adhérer à l’UE.
Si la Suisse manifestait qu’elle a, au contraire, la volonté de rester en dehors, pour mieux défendre ses intérêts, alors la Suisse serait traitée avec les égards dus aux pays non candidats comme le Maroc. Jamais l’UE ne se permtettrait de molester le Maroc comme la Suisse. C’est que le Maroc n’est pas demandeur… d’adhésion. L’UE fait donc des efforts pour lui complaire.
A part ça, ça fait froid dans le dos de lire une argumentation fondée sur la surpuissance impériale à nos portes, laquelle nous imposerait une sorte de devoir moral de nous soumettre et de collaborer. Où serions nous si on avait suivi les Anpasser qui argumentaient exactement de la même façon en 1940-41?
Le spectacle de l’infâmie, comme ce consentement extorqué aux Irlandais par la menace et la contrainte, n’est -il pas pour tous les démocrates un avertissement aussi grave que le fut en son temps l’Anschluss?
5 octobre 2009 à 9:47
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Il n’y a aucune lâcheté ou infamie dans l’article de A. Tille. L’infamie c’est de comparer l’Union Européenne au régime Nazi, comme le fait sans vergogne l’auteur du premier commentaire ci-dessus.
5 octobre 2009 à 12:07
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L’article d’Albert Tille est parfait. J’ai même souligné qu’il a raison de dénoncer l’ambigüité du rapport du Conseil fédéral. La position d’Albert Tille n’est pas la mienne, mais elle est cohérente et je la respecte.
Ce que je considère comme une infâmie c’est la manière d’extorquer le consentement à un petit peuple sous la menace. Or ce petit peuple, le peuple irlandais, était porteur des espoirs de tous les autres peuples européens, qui en grande majorité auraient voté NON au traité Giscard réchauffé, s’ils avaient pu se prononcer. Or ils ont été muselés.
Toute cette construction d’un super Etat européen est donc entachée d’un vice du consentement fondamental. C’est pourquoi elle est illégitime. (Légitimité = consentement.)
Je ne fais pas de parallèle entre l’idéologie nazie et celle actuellement dominante dans l’UE, mais entre les méthodes employées pour étendre un pouvoir impérial par la menace et le chantage.
Le webmaster de Domaine Public a fait preuve d’ouverture d’esprit et de tolérance en publiant cette réaction, en désaccord avec la ligne du journal. Je l’en remercie.
5 octobre 2009 à 22:50
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Il est incroyable que l’on continue à prôner l’entrée dans un gigantesque machin technocratique et corrupteur qui tuera (et a déjà commencé à tuer) la démocratie semi-directe (surtout le référendum qui est la seule digue contre le béni-oui-ouisme des Chambres fédérales – voir notamment le Cassis de Dijon « à la Leuthard ») dont nous jouissons en Suisse. Même si elle n’est à peu près qu’un droit de bavardage, cette digue a tout de même quelques effets positifs, ne serait-ce que de rappeler aux egos de nos parlementaires fédéraux qui les a élus. Par « corrupteur », j’entends évoquer notamment la présence de « Monsieur » Barroso à la tête de la Commission européenne et ses efforts pour empoisonner les Européens par les OGM.
6 octobre 2009 à 22:33
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Albert Tille démontre qu’il connaît l’Europe et son fonctionnement. En revanche, le lecteur affirmant « Par « corrupteur », j’entends évoquer notamment la présence de « Monsieur » Barroso à la tête de la Commission européenne et ses efforts pour empoisonner les Européens par les OGM », ignore encore que ce sont les chefs d’Etats qui déterminent la politique de l’EU et non « Monsieur Barroso »… Cette ignorance est malheureusement l’apanage de beaucoup d’opposants à la construction (difficile et longue, certes) de l’Europe et à l’intégration de la Suisse à ce projet historique!
9 octobre 2009 à 14:40
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Vous avez peut-être raison. C’est peut-être une illusion de croire que la Suisse obtiendra un système d’impôt à la source libératoire, permettant d’éviter l’échange d’information.
Mais là où vous même, comme tous les moralistes anti secret bancaire, êtes dans l’illusion, c’est quand vous croyez qu’on pourra changer l’humain et que l’évasion fiscale pourra être éradiquée.
L’évasion fiscale c’est comme la prostitution. Impossible de la supprimer. Selon le cathéchisme de l’église catholique l’évasion fiscale est un péché. Bien entendu. Seulement l’humanité vivra avec ce péché, et avec les autres péchés, jusqu’à la fin des temps.
Si la Suisse n’est plus ce havre paradisiaque où les pécheurs sont pardonnés, il ne manquera pas d’autres cieux miséricordieux, aux Caraïbes ou ailleurs.
Et tant pis pour les contribuables suisses qui devront payer plus d’impôts quand les recettes fiscales des banques seront diminuées. (Ca représente des milliards chaque année tout de même.) Et tant pis pour les employés de banque suisses qui perdront des centaines de milliers d’emplois bien payés, liés au secret bancaire, sans compter autant d’emplois induits d’avocats, graphistes, informaticiens, etc., etc.
13 octobre 2009 à 21:32
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Ai-je bien lu: « c’est à la loyale qu’il s’agit de combattre l’initiative anti-minarets »… Mais où est la loyauté, où est la raison, où est le respect de l’autre dans une affiche attisant la haine, les clichés, les amalgames?
JDD est-il bien certain que l’article 261bis n’est pas violé?
Quelle candeur… comme à Berlin en 1931?
14 octobre 2009 à 18:16
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Interdire, c’est ajouter à la surenchère de publicité autour de cette affiche (elle a même été publiée dans 24Heures en page rédactionnelle!). C’est l’arme des faibles. Les municipalités « interdiseuses » nous dictent ce qu’on ne doit pas voir et étouffent le débat démocratique.
19 octobre 2009 à 12:51
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La crise économique est une crise sociétale qui dépasse nos frontières. Mais vous avez raison, le bon sens commande de balayer chez nous pour retrouver de la crédibilité, au moins à nos yeux. Nous sommes tous complices par notre silence d’avoir laisser certains chefs d’entreprise se comporter comme des voyous.
Mais alors la question est: «La Justice peut-elle s’auto-saisir car il s’agit de délits poursuivis d’office?» ou «Est-ce notre gouvernement qui devrait — dans sa clairvoyance — saisir la Justice?» ou encore «Est-ce certains représentants du peuple — tous partis confondus parce que ce n’est plus un problème politique, mais un problème de morale et de droit, une question personne qui doit trouver réponse — qui doivent s’en charger?» et enfin «Est-ce un groupe de citoyens qui doit s’y atteler?»
Pour l’instant, il me semble qu’il manque un leadership. D’autre part, chacun a tendance à déléguer sa responsabilité. D’aucun diffère parce qu’il suppose ne pas avoir le temps. Il n’en est pas moins vrai qu’il faut du savoir-faire et du savoir-être pour s’atteler à une telle tâche qui me paraît non seulement nécessaire, mais indispensable.
Je n’ai pas ce savoir, ni des connaissances suffisantes du dossier. Je suis d’accord de m’allier avec ceux qui accepteraient de s’y coller parce qu’ils en ont les compétences. Ainsi, j’apprendrai.
16 octobre 2009 à 20:59
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On se demande pourquoi, quand-même, des personnes âgées n’ayant eu qu’une éducation rudimentaire, sont capables d’écrire un français parfait aux points de vue orthographe, grammaire, syntaxe, ponctuation, et même écriture, alors qu’aujourd’hui des docteurs de l’université sont incapables d’écrire une phrase, d’une écriture cochonnée, sans faire une faute à chaque mot?
Les anciens étaient-ils tous des génies? Ou y a-t-il eu quelque chose de déficient dans l’enseignement depuis toutes ces réformes scolaires qui ont mis la pagaïe au point que les plus diplômés sont devenus analphabètes?
19 octobre 2009 à 13:13
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Le vrai problème est que les différents acteurs travaillant dans la protection des mineurs ou avec des mineurs n’apprennent pas à travailler ensemble, ne serait-ce que pour comprendre la logique des différentes institutions, leurs limites autant que leurs modalités de travail. Et je ne parle pas de formation spécifique ou permanente, car là c’est le super marché et il y a à boire et à manger!
Politiquement il n’y a pas d’objectifs à moyen et long terme discernable. Ce n’est apparemment pas un problème prioritaire. il n’y a pas de stratégie, tout se règle au coup à coup. C’est ainsi que des organisations caritatives s’emparent des problèmes et tentent avec les limites de leurs moyens et surtout de leur statut de faire ce que le gouvernement ou les représentants du peuple ne font pas. Pour l’économie, il y a du temps et des moyens. Pour les enfants maltraités et la prévention … Une honte.
Bref, une énergie énorme est perdue parce que tout ce qui peut se faire ne peut l’être que par des bénévoles, lesquels ne peuvent assumer qu’un problème à la fois.
Pour ma part, je ne voudrais à aucun prix que la situation prenne la tournure que celle des États-Unis. La vengeance fait appel à l’émotionnel et non à l’équité. Or, c’est d’équité et de justesse que nous avons besoin. Par contre, la proposition de M. André Kuhn, criminologue à l’Université de Lausanne, me semble en rapport avec ce que je prétends plus haut:
— André Kuhn remet en cause l’utilité de cette initiative. «L’article 67 du Code pénal prévoit déjà qu’un juge peut interdire à quelqu’un d’exercer une profession. Il suffirait de le modifier.»
19 octobre 2009 à 18:01
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merci pour cette courte réflexion, essentielle et particulièrement pertinente. Nos fantômes nous permettront-ils collectivement de faire le pas? j’en doute mais j’espère encore. merci
19 octobre 2009 à 20:01
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La réponse à votre question, Curieux, tient dans l’article lui-même. Aujourd’hui, le nombre de matières enseignées à l’école est beaucoup, beaucoup, vraiment beaucoup, plus grand et cela est absolument nécessaire pour pouvoir vivre et travailler dans le monde actuel. Moins de leçons de français = moins de connaissances en français: cqfd. Ceci dit, je ne partage pas l’avis de l’auteur: moi, je suis pour une réforme de l’orthographe surtout quand on sait que certaines graphies sont le fait d’erreurs d’anciens scribes qui ont perduré. Moi qui n’ai que peu de problèmes en orthographe – et qui rame quand même avec certains accords, notamment les participes passés et les mots composés, mais quelle galère sans logique vous avouerez! –, je me sens comme une autiste atteinte du syndrome d’Asperger tant, autour de moi, sont nombreux – et pourtant cultivés – ceux qui peinent et peinent et peinent encore. Je trouve que c’est injuste (l’orthographe et la grammaire françaises étant tellement difficiles par rapport à d’autres langues, comme l’italien par exemple) de discréditer et disqualifier des personnes au seul fait qu’elles font des fautes. La belle affaire! N’a-t-on pas autre chose à faire aujourd’hui que de sanctionner l’obsolète beauté d’une langue qu’au demeurant j’adore? Et que dire de tous les étrangers parfaitement capables de s’exprimer en français léché, mais qui ratent l’examen social de l’écrit?
Allons, lâchons donc du lest! D’ailleurs, si nous ne le faisons de nous mêmes, l’avenir nous y obligera car, qu’on le veuille ou non, une autre orthographe est déjà en train de prendre place. Cordialement.
19 octobre 2009 à 22:54
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Avant, l’essentiel de la scolarité était consacré à la maîtrise de l’orthographe, qui était devenue le moyen de sélection privilégié pour l’accès aux études, donc un outil important d’écrémage social. Il faudrait maintenant dépasser cette vision.
On peut effectivement considérer comme un immense gaspillage intellectuel que de passer des années à essayer de maîtriser un système totalement illogique et antisocial à l’heure des correcteurs orthographiques intégrés. C’est un peu la même chose avec les calculettes pour l’arithmétique.
A « curieux »: il n’y a besoin d’aucun génie pour maîtriser l’orthographe. Il suffit d’une bonne mémoire visuelle et d’avoir vu beaucoup, beaucoup de mots écrits (justes!), ce qui est de moins en moins fréquent dans notre société audio-visuelle. Et on a aussi connu des anciens qui écrivaient comme leurs pieds, ainsi que des diplômés alphabétisés.
En complément: lire l’entretien avec François de Closets paru dans Migros-magazine du 28-09-09 (2 pages séparées)
1ère page
2e page
19 octobre 2009 à 23:17
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L’orthographe est davantage qu’une convention, une matière dont la maîtrise serait réservée à une élite plus studieuse qu’une autre. En français, il est un héritage, qui témoigne des évolutions de la langue et en dit aussi les racines. Apprendre l’orthographe est peut-être ardu, mais pas impossible. Admettre des fantaisies, des erreurs orthographiques, tant que le sens de la phrase reste clair? Dans ce cas, pourquoi ne pas admettre également l’imprécision arithmétique? Ceux qui n’ont pas la « bosse des maths » ont eux aussi peiné en faisant leurs devoirs. On ne propose pas un assouplissement de la mathématique pour autant, où 2+2 = 5 vaudrait 9 sur 10 à l’interro. Les passages obligés de la grammaire valent autant que la rigidité des chiffres.
20 octobre 2009 à 0:16
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Malgré une sotte remarque sur le refus d’une participation suisse à Atalante, la thèse générale de cet article est pertinente.
20 octobre 2009 à 9:33
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Papassin, je trouve votre analogie pour le moins curieuse. En effet, le résultat final d’une addition erronée ou d’une orthographe fantaisiste n’est pas le même! Si j’écris éléfant à la place d’éléphant, on me comprend quand même. Si je donne 5 francs à la place de 10, bonjour les embrouilles! On ne peut comparer que ce qui est comparable et là, à mon avis, ça ne l’est pas.
J’aime le français, je maîtrise (je crois) son orthographe, j’ai acquis les grosses bases de la grammaire et je vois des fautes partout y compris dans la presse où les correcteurs humains ont été remplacés par les correcteurs informatiques. Et oui, je trouve ça dommage! Et oui, ça me hérisse le poil de lire de plus en plus souvent « au temps pour moi » à la place de « autant pour moi », ce qui enlève carrément tout le sens de l’expression.
Il faut pourtant se rendre à l’évidence, il y a de plus en plus de fautes partout des livres aux magazines, des lettres officielles aux courriels. Alors pourquoi vouloir ramer à contre-courant? C’est un prix que personne n’est prêt à payer, à part quelques irréductibles qui ne feront pas le poids. Pourquoi ne pas réformer ce français une bonne fois pour toute? Je ne comprends pas ces résistances à vrai dire. Autant faire quelque chose d’académique et de réfléchi, non, plutôt que de laisser la rue faire n’importe quoi?
20 octobre 2009 à 11:57
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Bravo pour l’article de Lucien Erard.
L’orthographe n’a rien à voir avec l’arithmétique. Une langue est vivante, diverse, évoluante, et est faite pour communiquer.
Si on se comprend bien en parlant ou en écrivant, c’est l’essentiel. L’orthographe a été imposée par des élites, ce n’est pas une chose naturelle, ni un progrès, mais un carcan inutile, imposé à la grande majorité des citoyens. Vouloir imposer une orthographe fixe, c’est vouloir une société autoritaire et conservatrice. Je n’en veux pas. Comme déjà dit, l’essentiel est de se comprendre, pas de se juger.
20 octobre 2009 à 18:32
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A tout vouloir simplifier, on tombe dans la caricature, voire l’erreur.
La vie, la nature, la société sont complexes.br>
Les solutions aux problèmes sont rarement simples, au risque d’être simplistes.br>
Conclusion: l’éducation, l’instruction ne doivent pas donner l’illusion que la simplification est synonyme de progrès. Se donner la peine d’apprendre l’orthographe n’est qu’une part de l’apprentissage difficile de la vie; y échapper peut signifier tomber dans la facilité, caractéristique malheureuse de notre époque…
21 octobre 2009 à 9:44
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Montaigne à écrit les Essais laissant à l’éditeur la tâche de corriger son orthographe, qu’il ne maîtrisait pas. Ceci prouve qu’un contrôle parfait de l’orthographe n’est pas nécessaire pour exprimer des pensées complexes et même assez intéressantes pour être lues pendant des siècles. Personnellement, n’étant pas francophone, je n’en fais pas une tragédie si ce que je suis en train d’écrire contient des fautes d’orthographe, pourvu qu’on me comprenne.
21 octobre 2009 à 10:52
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C’est… curieux, comme cette question passionne les foules.
Je reste tout de même frappé par la constation que les anciennes générations étaient capables d’une orthographe parfaite, quel que soit le niveau d’étude, et aujourd’hui l’analphabétisme l’a emporté alors que tout le monde fait des études universitaires. Cela prouve à l’évidence que les nouvelles méthodes pédagogiques ont raté.
On a voulu céder à l’idéologie anti autoritaire de mai 68 et en plus que tout le monde étudie. Le résultat est à l’évidence une aggravation des contrastes sociaux. L’école ne permet plus aux enfants bien doués de milieu modeste de s’élever dans la méritocratie, au contraire il les rends moins bien armés dans la vie par une instruction générale plus faible et il nivelle tout le monde dans un pseudo intellectualisme généralisé qui fait ressentir encore bien plus durement les origines de classe, alors que naguère on pouvait devenir président de la Société de Banque Suisse, colonel commandant de corps ou Conseiller fédéral en n’ayant fait qu’un apprentissage.
Le véritable résultat de ces réformes ratées pour cause d’idéologie, c’est que les gosses de riches sont beaucoup plus avantagés qu’auparavant car ils ont accès à des écoles privées, puis par la suite à des cursus professionnels privilégiés qui leur sont réservés exclusivement. Bref la réformite scolaire a cassé l’ascenseur social. C’est triste mais c’est ainsi.
Enfin, M. Ducommun, si vous pensez que l’exigence d’une orthographe fixe est voulue par les élites pour imposer une société autoritaire et conservatrice, je crains que vous ne soyez très déçu en cas de passage à l’orthographe libre. Cela accentuera, là encore, le contraste social. Car il y aura une société à deux vitesses. Ceux qui mettront leur point d’honneur à maîtriser l’orthographe traditionnelle se reconnaîtront ainsi entre eux comme une élite, pour mieux exclure discrètement ceux qui feront des fautes. Cela créera donc un nouveau critère d’exclusion sociale, inutile, comme par exemple en Angleterre le fait de garder un reste d’accent cockney, des quartiers populaires, vous exclut définitivement et irrémédiablement de certaines carrières, ce qui permet de les réserver à ceux qui sortent des collèges privés de l’élite et donc maîtrisent le « queen’s english ».
C’est toujours pareil avec ces nouveautés éducatives: elles partent toutes du désir d’égalité et finissent toujours par renforcer, en fait, le privilège.
21 octobre 2009 à 11:41
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« La justice zurichoise étudie la possibilité d’inculper les voyous qui ont déclenché la crise et en ont bien profité ». N’est-ce pas merveilleux de la part de notre justice?
Et pourquoi ne parle-t-on déjà plus de ces milliers de clients qui, écoeurés par l’attitude des chefs, ont retiré leurs économies de l’UBS? Leur geste n’a-t-il aucun sens?
21 octobre 2009 à 15:48
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Manifestement, l’orthographe est en effet un thème qui mobilise…
Mais je suis surpris du ton de certaines interventions qui laissent une impression de tout ou rien. Je n’ai pourtant pas le sentiment que l’auteur de l’article voulait en venir à une orthographe parfaitement phonétique…
Il serait tout à fait envisageable d’accepter plusieurs possibilités dans certains cas (ce que fait d’ailleurs l’Académie française dans sa réforme de 1990 – que les dictionnaires viennent d’accepter de prendre en compte – en autorisant à la fois l’orthographe ancienne et celle de la réforme). Mais il est également sain de maintenir une orthographe qui fait sens, afin d’éviter d’avoir des confusions entre tant, temps, taon ou tend.
La possibilité d’un juste milieu existe, en réformant en douceur (et en laissant une marge de liberté, comme dans le cas de clé et clef) et en s’efforçant de garder à l’orthographe française son caractère principalement étymologique.
Pourquoi faudrait-il refuser catégoriquement de mettre le même nombre de « r » à chariot et à charrette?
Et combien d’adultes sont-ils capables d’écrire du premier coup correctement la phrase « En l’occurrence, l’imbécillité est un dilemme étymologique »? (Faites l’essai, la plupart des gens font au moins 3 erreurs!)
Il y a une marge entre défigurer une langue et la réformer.
22 octobre 2009 à 10:08
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Merci Dani,
Moi, ça ne m’étonne pas que ce thème mobilise. C’est tant mieux d’ailleurs. Cependant, en lisant toutes ces réactions (de gens qui, à l’évidence, savent écrire), c’est ce que m’a frappée, ce sens du tout ou rien (et la rigueur? et l’effort! et le nivellement par le bas, blablabla… comme si la rigueur et l’effort ne devaient jamais subir aucun changement de mode et de manière…) sans aucune entrée en matière sur – comme je le disais plus bas – une réforme « encadrée » qui, sans faire n’importe quoi, rajouterait de la logique là où, à l’évidence, il n’y en a pas (chariot et charrette, sans parler de l’imbroglio de l’accord des participes passés qu’il est pratiquement impossible de faire apprendre correctement à des étrangers, tellement c’est compliqué). Pourquoi vouloir, sous le faux prétexte d’enseigner la rigueur et l’effort, ne rien changer? C’est d’autant plus bête que, de toute façon, la langue change. Qu’on le veuille ou non.
25 octobre 2009 à 20:04
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Je redoute que la réforme évoquée ne soit ni simple, ni indispensable.
- Qui la fera? Des « intellectuels reconnus? » J’ignore si nous en avons, et dans ce cas, j’aurais quelques travaux plus urgents à leur suggérer.
- Dans un contexte ou « reconnu » rime avec « conservateur », le risque qu’on s’éloigne d’une réforme utile (avec comme point de mire l’efficacité du SMS) est assez important.br>
- L’auteur affirme « Le monde moderne exige, pour y survivre, toujours plus de connaissances, d’informations, de capacités ». A supposer que ce soit vrai, est-ce qu’on pourrait pas plutôt travailler là-dessus? Mes trois derniers employeurs ont exigé de moi que je parle trois langues, et je n’en ai jamais parlé qu’une seule au travail.
- Il y a des fautes dans ce texte, mais franchement, qui s’en soucie (si jamais, trouvez-les)? A défaut d’être d’accord, vous m’avez compris, ou bien?
31 octobre 2009 à 17:45
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Je suis 100 pour 100 d’accord avec cette analyse. On pourrait du reste la
raffiner en se posant la question suivante sur la sécurité: de quoi les
gens ont-ils peur? Très probablement c’est l’insécurité économique qui leur
fait le plus peur mais elle est reléguée dans l’inconscient et elle
s’exprime par des peurs imaginaires (des étrangers, de la drogue, du
terrorisme, etc.). A mon avis, la base du PS s’est rétrécie parce que les
classes populaires ne sont plus salariées ou que irrégulièrement. Et le
phénomène ira en croissant, avec la pauvreté. Il s’agit donc que le PS se
penche sur ce problème – qui est un problème créé par le système capitaliste
partout dans le monde – et élabore un programme économique solide pour
changer la direction de l’économie (le politique doit reprendre les rênes)
et ainsi redonner confiance aux classes populaires.
3 novembre 2009 à 10:56
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Evidemment l’initiative ne sera pas acceptée et si elle l’était, la Suisse n’aurait pas le courage de dénoncer la CEDH.
Pourtant ce serait une bonne chose de se débarrasser de ce machin juridique. En quoi la Suisse en a-t-elle besoin? Est-ce que les libertés publiques fondamentales des pays civilisés n’étaient pas respectées en Suisse avant l’existance de la CEDH?
On voit bien que cette convention ne sert à rien et qu’elle ne sert qu’à introduire une pression idéologique tendancieuse dans notre ordre juridique et dans notre vie civique.
D’ailleurs c’est inquiétant que le TF ait à se prononcer sur la conformité ou non de telle ou telle disposition légale par rapport à ce corps étranger dans notre ordre juridique, surtout si l’on considère la dérive scandaleuse du TF dans sa jurisprudence récente.
Par exemple on a appris hier que le TF a rendu un arrêt jugeant qu’un agent de police s’étant permis de gifler un petit voyou pris de boisson qui l’avait copieusement insulté avait commis un abus d’autorité!!!
Voilà le monde qu’on nous prépare avec cette mièvrerie idéologique style TF et CEDH: Absence de fermeté dans les normes juridiques, notion même d’autorité bannie, biais 68ard antiautoritaire bêlant, sensiblerie pleurnicharde dans l’application des lois comme dans l’éducation, etc. Le résultat: il est sous nous yeux: des « ados » suisses laissent pour mort un quidam qu’ils avaient choisi au hasard pour le tuer, juste comme ça, pour s’amuser.
Il est beau le résultat!
3 novembre 2009 à 11:03
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Moralité: c’était une erreur de signer le traité de Dublin!
4 novembre 2009 à 14:19
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@curieux : votre présentation des faits n’est pas exacte.
1. La CEDH n’est pas un corps étranger dans notre ordre juridique. La Suisse a une conception moniste du droit international. Tout traité ratifié par la Suisse est automatiquement incorporé à notre ordre juridique et devient aussi du droit suisse, publié au recueil systématique.
2. La jurisprudence du TF par rapport à une disposition du Code pénal sanctionnant l’abus d’autorité n’a rien à voir avec les garanties figurant dans la CEDH. Le rôle du TF dans l’affaire que vous citez était d’assurer une application uniforme du droit fédéral, en l’espèce du Code pénal. La CEDH n’oblige pas non plus les Etat à faire preuve de moins de sévérité en matière pénale.
3. La condamnation de la Suisse par la Cour EDH est à l’origine de changements ayant apporté une amélioration des droits des justiciables. Je citerai le célèbre arrêt Belilos rendu en application de l’article 6 CEDH qui a obligé les cantons à réformer leur organisation judiciaire de manière à ce qu’une autorité administrative ne puisse plus sanctionner un individu sans que sa cause puisse être examnée par un tribunal indépendant et impartial.
Libre à vous de considérer que le fait que nos droits soient protégés par des tribunaux indépendants de l’Etat n’est pas un progrès!
27 octobre 2009 à 13:34
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Les arguments de Lucien Erard me sidèrent. Ils se fondent sur des statistiques qu’il interprète à sa façon. Rien ne démontre que les coûts inférieurs de la santé dans les cantons où la propharmacie existe proviennent de celle-ci.
le Jura a interdit la propharmacie dans les années 80. Les médecins se sont adaptés et aucun n’a fait faillite. Pleurer sur la rentabilité de leur cabinet me fait bien rire. Quant à « travailler à moindre coût » si vous connaissez un médecin de ce type, donne-moi son adresse.
L’argument de JD Delley est pertinent: que les toubibs vendent les médicaments au prix de revient. Les coûts de la santé (et de la maladie!) baisseront…
28 octobre 2009 à 19:34
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Payer des impôts est rarement un plaisir et c’est pourquoi on a de la peine à comprendre, dans d’autres pays, que le peuple suisse accepte, en votation populaire, des nouveaux impôts et même des augmentations d’impôts.
27 octobre 2009 à 14:01
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Pourquoi Merz ne devrait-il pas soutenir la place financière tessinoise après avoir soutenu la place suisse contre les attaques de Steinbrück? Qu’il ait raison ou tort il ne peut pas discriminer selon la région du pays atteinte. Finalement c’est la prospérité de tout le système bancaire suisse qui tire des grands avantages de l’évasion fiscale, pas seulement celui du Tessin. Si Genève avait un problème avec la France comparable à celui du Tessin avec l’Italie, et que Merz ne disait rien, je ne doute pas que les réactions des élus et de la presse romands seraient hystériques.
27 octobre 2009 à 19:27
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Vos avis sur les frontaliers sont vus par le petit bout de la lorgnette. Les frontalisers ne remplacent pas des « enfants » (sic) insuffisamment formés, mais des « enfants » qui ne veulent pas faire des travaux de subalternes. Il y a aussi des frontaliers qualifiés et ceux-là gardent leur emploi, meme en temps de chômage.
Autre point: vous écrivez une hérésie monumentale en affirmant que « personne ne peut comprendre » (sic) que la démocratie directe permet aux contribuables de « voter » (d’accepter, en français) leurs impôts. C’est une base de la démocratie, le vote des lois par le peuple (ou ses représentants). Si vous la contestez vraiment, alors je ne comprends plus rien à rien.
5 novembre 2009 à 10:35
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Cher Monsieur Dépraz, vos précisions sont sans doute très pertinentes.
1. Comme juriste je sais bien que dès qu’un pays a ratifié un accord international celui-ci est incorporé dans son droit interne. Ce que j’ai voulu dire c’est surtout mon exaspération de ressentir que cette CEDH est truffée de concepts idéologiques dont on se passerait bien.
Les politiques qui ont tenu à ce qu’on y souscrive ont sans doute cru bien faire en suivant le courant comme des moutons de Panurge. Je pense que nous vivons une époque d’exagération de l’idéologie droit-de- l’hommiste tellement frénétique qu’elle en devient délètère. Donc, si nous avions été gouvernés par des vrais hommes (et femmes) d’Etat, ils-elles auraient eu la vision des dérives auxquelles cela allait conduire et auraient conclu que nous n’avions aucun besoin de ce document.
J’estime que la Suisse moderne est un des pays qui vivait le mieux – en pratique – depuis plus d’un siècle le respect humain et les libertés publiques garantissant les droits individuels développés au cours d’une longue civilisation, réalisant ainsi au mieux l’idéal commun du christianisme et des lumières.Peut-être que d’autres pays européens, juste convalescents de dictatures, avaient besoin qu’on leur mette des points sur les i avec cette CEDH. Pas la Suisse! Pour la Suisse, selon mon sentiment, il s’est agi d’un excès de zèle et d’une injection inutile de droit-de-l’hommisme idéologique à haute dose qui ne pouvait que nuire au vécu quotidien des droits de l’homme réels et pratiques que nous connaissions.
2. Vous avez sans doute raison de relever que cet arrêt détestable n’est pas lié directement à la CEDH. Il est scandaleux et CHOQUANT, révélateur d’une profonde décadence du sens des réalités, et sa conséquence sera sans doute la mort prochaine de plusieurs agents de police à la suite de violences encouragées moralement par le laxisme irresponsable du TF. Je pense cependant que cet arrêt participe d’un certain esprit dont la CEDH participe aussi.
3. Je ne connaissais pas l’arrêt Bellilos. Il y a probablement eu quelques effets positifs, c’est heureux. Mais je me demande pourquoi la Suisse n’aurait pas pu réformer cet important point de procédure d’elle même, sans y être contrainte par un instrument juridique supranational et inutile.
En général j’ai tendance à penser qu’en toute chose l’excès est dangereux. Et je dirais: « trop de droits de l’homme tue les droits de l’homme ». D’ailleurs, la nocivité fondamentale d’un certain esprit de cette fameuse CEDH vient d’éclater au grand jour dans un arrêt de la Cour Européenne de Justice publié cette semaine et condamnant l’Italie au motif que la présence de crucifix dans certains édifices publics violerait la liberté de religion, c’est à dire la CEDH. On va voir ce qu’il advient de cette affaire. Toute l’Italie est sous le choc. Pour calmer les Polonais et autres citoyens – et électeurs – catholiques de l’UE, on finira peut-être par accepter que les crucifix appartiennent à l’identité culturelle italienne et on les permettra peut-être quand même pour cette – mauvaise – raison. Mais cette affaire aura démasqué la vraie nature de la CEDH.
Et cela pourrait donner des idées aux gens ici. Car en interprêtant la CEDH strictement on devrait aussi interdire les crucifix à Fribourg, en Valais, à Lucerne, Schwytz etc. Je comprends très bien que certains n’apprécient pas de voir un crucifix dans un tribunal mais si une décision étrangère imposait de l’enlever ce serait insupportable.
Je reconnais que ma position n’aurait pas été tout à fait tenable, mais je pense vraiment que les vaches seraient mieux gardées si la Suisse n’avait jamais adhéré : a) au Conseil de l’Europe b) à la CEDH et c) à l’ONU, ainsi qu’à quelques autres institutions qui toutes ont pour but de démolir nos libertés historiques.
5 novembre 2009 à 17:41
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Assez d’accord quand vous préconisez le retour au Glass Steagall Act et critiquez la politique de l’autruche du CF. (Mais pas d’accord avec le couplet sur la nécessaire repentance bancaire et fiscale.)
En fait il aurait probablement mieux valu laisser UBS aller en faillite malgré les conséquences dramatiques, parce que le sauvetage d’UBS reviendra à la mort de la place financière suisse. Je recommande à M. Gavillet et aux lecteurs de DP un article de l’économiste marxiste Jean-Claude Paye que vous pourrez trouver en cliquant sur le lien suivant:
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15766
Selon cet auteur, pour voler au secours d’UBS les autorités suisses ont accepté de se prostituer en acceptant qu’UBS se fasse indic du fisc US, ce grand prédateur aux abois et prêt à tout pour tenter de sauver l’impérialisme américain qu’est l’hégémonie du dollar. Il faut lire cet article qui est effrayant de lucidité.
Une mesure que la Suisse aurait du appliquer depuis longtemps aurait été d’interdire à toute banque suisse qui prétend faire de la gestion de fortune d’avoir la moindre succcursale dans tout pays d’origine d’une partie seulement de sa clientèle, et surtout dans des pays de gangsters comme les USA. Ainsi on aurait évité la fatale dépendance envers ce pays, qui permet à Oncle Sam de mettre au chantage la Suisse entière pour la contraindre à tout lâcher de ce qui a fait la prospérité de sa place financière et donc de sa population.
L’UBS et les autres grandes banques sont vulnérables parce qu’elles ont trop d’intérêts aux USA pays où elles ne peuvent pas se permettre le retrait de leur licence bancaire.
Les banquiers privés avaient compris cela depuis longtemps. Ils restaient chez eux à attendre leurs clients et n’étaient pas vulnérables. Hélas, maintenant que Merz a capitulé et lâché le secret bancaire, les banquiers privés en subissent les conséquence comme les autres.
Vous avez tout à fait raison de demander le départ de Merz. En voilà un qui n’aura pas brillé!
Quand on pense que cet homme de confiance de la famille Schmidheiny avait été nommé préciséement pour défendre les intérêts qu’il s’est empressé de brader.
5 novembre 2009 à 18:37
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Je suis tout à fait d’accord que l’initiative est absurde du point de vue formel comme écrit Alex Dépraz.
Mai elle n’est pas du tout absurde du point de vue des intérêts des ses auteurs. En effet elle pourrait facilement avoir comme conséquance la formation d’une entente entre des groupes absolument étranges entre eux, soit les Turcs (la Turquie a été pratiquement alliée d’Israel pendent des disaines d’années; de toute façon dans la commune ou je vis les Turcs ne fréquentent pas les deux mosqueé gérées par des imans arabes, le pire des insultes pour un Iraniens c’est de lui dire qu’il est un Arabe), les Arabes des différents pays, les Iraniens, les Bosniaques etc., et former une bonne aggregation anti-occidentale parmi nos immigrés. Bref, après un siècle et demi de paix on pourrait finalment avoir des luttes de caractère religieux, ce qui serait très profitable pour certains politiques ambitieux et sans scrupules. Bien sûr, probablement la plus grande partie des dirigeants UDC (et similairs) espèrent pouvoir gagner des voix sans risques, étant convaincus que l’initiative sera repoussée.
De toute facon il n’est pas question de s’abstenir dans cette querelle pour des raisons esthétiques: la seule attitude rationnelle et responsable s’est de voter NON
6 novembre 2009 à 21:44
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Ma décision de soutenir l’initiative est prise pour des raisons éthiques. Et tant pis pour les emplois des entreprises engagées dans l’armement proprement dit. Le risque sur l’emploi dans les branches dont les affaires militaires ne sont qu’annexes ,comme l’a dit le patron d’une boîte fribourgeoise que je connais bien et au-delà de tout chantage, est néanmoins réél de par l’impossible séparation des technologies (type de développement, ligne de production) et des souhaits et activités de leurs clients à productions multiples pour des composants susceptibles d’être monté presque indifféremment sur des équipements civils ou militaires, d’où la tentation de délocaliser si de plus d’autres considérations économiques (monnaies par ex) interviennent. Les entreprises attachées à la Suisse vont vouloir trouver des définitions lénifiantes (style boulon à haute résilience pour tous usages) et les fonctionnaires responsables des autorisations d’exportation feront des contorsions. A se demander si le régime actuel n’est pas tout autant efficace avec tous ses incohérences.
9 novembre 2009 à 17:39
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Une autre lecture de l’affaire Wendy Whitaker peut être faite.
Qu’elle ait des échos bien au delà de la Géorgie étatsunienne prouve qu’il n’est pas besoin d’être un grand cinéaste pour provoquer une certaine mobilisation.
Le total arbitraire dont elle a été et est encore victime jette un cruel éclairage sur le fonctionnement de la « justice » étatsunienne et peut permettre de mieux comprendre pourquoi Polanski, entre les pattes d’un juge corrompu qui un jour promettait de clore le dossier et le lendemain lui faisait craindre 50 ans de prison, ait préféré, après un an d’instruction, prendre un aller simple vers la France.
9 novembre 2009 à 17:53
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Excusez mon retard, mais j’ai lu l’article dans le Temps seulement aujourd’hui.
Votez selon votre conscience. Je ne sais pas si les auteurs de l’initiative ont un but aussi tordu. Par contre, après l’arrêt contre la présence de crucifix en Italie sur recours d’un (1) couple italien, en tant qu’Italienne et pourtant agnostique, je me pose des questions: il y a quelque choses qui ne me paraît pas très logique dans tout ça.
9 novembre 2009 à 22:31
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Merci pour cet article. On dirait vraiment, à voir les réactions des autorités, et en partie des médias, qu’il est normal de rouler le fisc. C’est à décourager l’honnête citoyen-ne.
Bien sûr que nos voisins peuvent avoir des visées autres que sociales en engrangeant des impôts. Mais alors parlons de cela et non du prétendu scandale qu’il y a à vouloir récupérer son dû, simplement son dû.
A propos, j’ai signalé à l’administration fiscale genevoise une erreur dans son relevé: le service chargé de ma déclaration d’impôts avait oublié une inscription et c’était à mon avantage. J’ai voulu rétablir un calcul juste, ce qui évidemment me desservait financièrement. J’ai reçu le rectificatif sans un mot de remerciement… Tant pis, je ne me découragerai pas d’être scrupuleux dans ce domaine car je sais tous les besoins sociaux que l’Etat se doit de couvrir…
10 novembre 2009 à 6:58
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Il faut bien constater que les futures places aux conseils d’administration sont de plus en plus chères.
10 novembre 2009 à 7:03
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La dévotion des autorités suisses envers les banques est bouleversante. Les électeurs sauront-ils prouver leur légitime reconnaissance à la prochaine occasion?
10 novembre 2009 à 8:44
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Un peu facile de jeter la pierre à la Suisse, alors que la directive européenne sur l’imposition de l’épargne est un véritable filet troué. A l’époque, Kaspar Villiger et ses services avaient attiré l’attention de nos amis européens sur les innombrables défauts de leur texte, voulus notamment par des membres disposant d’une industrie financière puissante. La Suisse n’a fait que reprendre cette directive. Elle verse tout de même des dizaines de millions aux pays européens, dont l’Allemagne et l’Italie sont les principaux bénéficiaires.
http://www.estv.admin.ch/dokumentation/00075/00076/00946/index.html?lang=fr&download=NHzLpZeg7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1ae2IZn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCDdoB,fWym162epYbg2c_JjKbNoKSn6A–
10 novembre 2009 à 15:21
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L’idée d’une taxe mondiale, qu’elle soit due au prof. Tobin ou à un autre, même justifiée par un prétexte hypocrite ou plutôt par une nouvelle RUSE DU POUVOIR comme la lutte contre le réchauffement climatique qui, soit-il du réellement à l’action humaine ou pas, peut et doit être combattue par une collaboration libre entre pays indépendants, cette idée de taxe mondiale donc, prélevée par des bureaucrates mondiaux, totalement ignorants des réalités et générant une manne financière mondiale qui sera distribuée par des canaux opaques, soumis aux intrigues de couloirs de l’ONU, et donc deviendra nécessairement un facteur de corruptions, enrichissements, scandales, dysfonctionnements, trafics, abus de toutes sortes, bref le début d’un Etat mondial, cette seule idée est absolument insupportable.
Que des représentants de la Suisse plaident pour une telle horreur et une telle tarte à la crème du conformisme idéologique prêt à porter du moment est une honte. Nous sommes vraiment mal gouvernés.
En plus, concernant cette affaire de « peak oil » et/ou « global warming », etc., c’est très intéressant de constater à quel point tout l’establishment politique international, et les médias, gobent ces immenses bobards qui ont été élaborés par une agence de l’ONU appelée IPCC Intergovernmental Panel on Climate Change, truffées de savants achetés par des intérêts économiques liés à l’industrie pétrolière US, aux grands intérêts financiers anglo américains ainsi qu’au complexe militaro industriel américain pour légitimer leur « full spectrum dominance ».
Toujours la ruse du pouvoir!
Ceux qui désirent prendre connaissance d’une démonstration de cette manipulation planétaire peuvent consulter un exposé de l’expert indépendant William Engdahl à l’adresse suivante:
http://www.dailymotion.com/video/x79wik_engdahl-vortrag_news
C’est en allemand.
11 novembre 2009 à 11:51
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Cette enquête révèlerait probablement qu’il y a bien eu tentative de tirer parti de la lettre de l’accord pour en contourner l’esprit, mais ce dans la légalité. Devons-nous nous fouailler nous-mêmes face à des concurrents sans scrupules et d’une mauvaise foi totale qui en prendront avantage contre nous?
Il sera temps, lors du renouvellement de cet accord, de préciser d’un commun accord que l’impôt à la source doit s’appliquer à tous les revenus des comptes dont le bénéficiaire économique final (ultimate owner) est une personne physique. Mais en attendant cette renégociation, ne donnons pas des armes à nos ennemis.
On constate qu’il existe deux partis en Suisse et dans l’opinion: un parti du secret bancaire et un parti anti secret bancaire, auquel appartient l’ex procureur Bernasconi et par exemple DP.
Il est permis d’être choqués par la complaisance helvétique envers la peccamineuse évasion fiscale.
Mais si, dans la crise, on fait le jeu de puissants intérêts qui n’ont pas les mains blanches, et qui, par la force, entendent nous arracher à leur profit un avantage économique appréciable dont vivent des centaines de milliers de familles, il ne faudra pas s’étonner que de très larges secteurs d l’opinion jugent cela comme de la trahison.
Il est difficile de dire lequel des deux partis, dans l’opinion publique, est le plus fort. Personnellement je pense que le parti du secret bancaire à toutes les chances d’asseoir une forte position dominante, si, dans un conflit qui s’envenimera forcément, les tenants de l’autre parti accumulent les dénonciations de la Suisse à la manière de M. Bernasconi.
16 novembre 2009 à 21:20
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Simple question: si les entreprises appâtées paient un impôt forfaitaire ridiculement bas (vous parlez de sommes forfaitaires ridicules au milieu de votre article), à quoi sert-il de les appâter, justement? Il me semble qu’il y a une contradiction dans les termes.
16 novembre 2009 à 13:24
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Ok, ce titre a été gagné par une équipe qui symbolise la Suisse multiculturelle, et c’est très bien.
De là à utiliser le nom d’un joueur qui n’a rien demandé à personne, il y a un pas, non?
16 novembre 2009 à 14:48
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Si le sport est la seule religion, il n’a pas besoin des arrogants minarets qui sont le symbole de l’accaparement d’un territoire par une autre religion qui, celle-là, égorge, lapide et excise, la musulmane, tout le monde l’aura reconnue, puisqu’elle est la seule dans son genre.
« Cette Suisse-là n’est pas celle de l’UDC, ce parti qui a fait le hold-up du siècle en s’auto-proclamant défenseur d’une prétendue identité helvétique. »
Prétendue? S’îl n’y avait pas d’identité suisse, il n’y aurait pas de Suisse ni de Suisses, en vertu du même principe qui fait que s’il y a pas de Belgique ni de Belges – comme le notait déjà en 1912, le socialiste Jules Destrée -, c’est parce qu’il n’y a pas d’identité belge.
16 novembre 2009 à 18:21
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Résultant navrant et hélas en partie dû à l’imbécillité politique de l’extrême gauche genevoise: à un-e socialiste impur-e, elle a indirectement préféré une libérale qui, dès son élection, a affirmé vouloir mener une vraie politique de droite… Bravo!
17 novembre 2009 à 0:32
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L’équipe de foot des moins de 17 ans, le Cenovis, 26 constitutions cantonales, 1 constitution fédérale, 4 langues nationales, naître en Suisse mais ne pas être suisse, Victorinox, les cloches de l’église qui sonnent au loin, la gare de ma ville, les Alpes, les rivières, le soleil, la nuit, le jour, la lune, mes voisins saoudiens, portugais, indiens, ghanéens, la Migros, le lynx, les CFF, les lacs, la façade de la synagogue, le yoodle, les montres, Caran d’Ache (le crayon suisse a un nom russe), la voie lactée, la concordance, La Poste quand c’était les PTT, la naturalisation facilitée, tout cela que nous aimons un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout.
Moi j’espère mon raton laveur, le chant du muezzin. Parce que c’est beau, le chant du muezzin, beau comme la sonnerie des cloches, beau comme le soleil qui se lève sur les Alpes.
Merci pour votre article, Monsieur Dépraz.
17 novembre 2009 à 8:22
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Dans notre démocratie, une chose est claire: si les banques sont trop grandes pour faire faillite, la populace est aussi considérée trop bête pour comprendre et décider.
17 novembre 2009 à 9:20
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Pour les routes: OUI, mais pas pour les chemins de fer ou les transports publics!
Où est la logique, alors que l’on veut diminuer le trafic automobile et favoriser l’utilisation d’énergie propre et renouvelable?
17 novembre 2009 à 11:16
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un des fondateurs du PS… se retournerait dans sa tombe. La gauche bobo a perdu, loin des préoccupations des citoyens lambda. Je trouve bien que la droite ait été prête, sinon nous aurions l’extrême droite au pouvoir. Beaucoup de travail en pesrpective pour nous faire croire, bon courage. Une déçue.
19 novembre 2009 à 9:29
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La remarque d’André Gavillet est fondamentale mais elle mériterait d’être généralisée. Par exemple, dans le débat récent sur les rémunérations des managers des institutions financières ou industrielles, beaucoup de voix, y compris à gauche, se sont élevées pour exiger un droit de regard, voire de décision, des actionnaires. Je n’ai entendu personne suggérer que les salariés de ces entreprises, ou leurs représentants, puisse avoir leur mot à dire. Qu’il est loin le temps ou la gauche se battait pour les droits des travailleurs et pour la cogestion!
19 novembre 2009 à 19:26
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Très bon article.
20 novembre 2009 à 1:49
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Années ‘60: une armée surdimensionnée « à la prussienne » et inefficace. Coût, plus de 6 milliards/an.
Année 2010: une armée réduite (au doute?) et qui cherche ses « cibles ». Coût, bientôt moins de 3 milliards/an?
Quels gâchis, quel gaspi.
Voulez-vous mon avis ? L’armée, tout le monde s’en f… On a un sérieux problème!
20 novembre 2009 à 11:12
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Reconnaître le problème de surpopulation mondiale est-il monstrueux?
On peut schématiser les dommages environnementaux sous la forme d’un produit entre les trois facteurs que sont 1) le nombre de personnes qui consomment, 2) la quantité consommée par personne et 3) le degré de pollution/épuisement de ressources des technologies utilisées pour la consommation.
Au niveau des technologies, on fait déjà bcp (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas continuer): traitement des eaux usées et des déchets, réduction de la pollution des moteurs, interdiction des substance nocives (DDT, CFC, PCB, amiante, etc etc). Or ça ne suffit pas: on coupe trop de bois, on pêche trop, on épuise le pétrole, on émet trop de CO2, on ne sait pas que faire des déchets nucléaires etc.
Il est donc légitime de se demander comment agir sur les deux autres facteurs.
Réduire la consommation, ça s’appelle la décroissance. La simplicité volontaire peut être heureuse mais ce n’est pas Benoit Genecand qui va faire la leçon aux Verts dans ce domaine! Alors que 3 milliards de personnes sont prises dans la course économique qui va faire de l’Inde, du Brésil et de la Chine – pour ne parlez que d’eux – des pays de forte consommation, et alors que toutes les économies occidentales n’ont qu’un seul mot à la bouche: « redémarrage de la croissance », il est totalement illusoire de parler de décroissance actuellement à l’échelle mondiale.
Reste le facteur population. Restreindre la liberté de mouvement n’est pas intéressant dans le fond (d’ailleurs Bastien Girod ne le propose pas, pour ceux qui ne semblent pas avoir lu son papier) puisque le problème est mondial. Mais la décroissance de la population humaine n’est pas seulement souhaitable d’un point de vue écologique, elle est inéluctable, de gré ou de force.
Autant choisir le gré: prendre des mesures de développement et d’équité entre pays riches et pauvres pour accélérer la baisse naturelle de la natalité mondiale. Saviez-vous que ces mesures sont proposées dans le papier de Bastien Girod? C’est ça que vous appelez des monstruosités?
30 novembre 2009 à 6:06
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Mais pourquoi vouloir « démontrer que ce vote n’est pas dirigé contre la religion musulmane? ». Il l’est très clairement. Et il vaut la peine de lire le Coran pour comprendre que le texte fondateur de cette religion est bien plus inquiétant que la Constitution suisse révisée le 29 novembre 2009.
Contrairement à ce que prétend Ueli Leuenberger, interdire les minarets est un message contre un certain islam, et non contre les étrangers. Il faut se souvenir que les Jésuites ont été interdits en Suisse en 1874.Cette fois, les Suisses ont voulu freiner l’angélisme ambiant au sujet de l’islam et des dérives antidémocratiques de certains de ses leaders.Il vaut la peine d’entendre ces maîtres à penser plus ou moins intégristes donner des leçons de tolérance au monde alors que l’apostasie est interdite dans les pays musulmans. Aujourd’hui, de nombreux pays musulmans ne laissent pas construire d’églises.
22 novembre 2009 à 19:26
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Pour ceux qui ont de la peine avec les incessantes théories du complot qui fleurissent sur Internet (voir le commentaire précédent), on peut aussi se reporter à ce petit exposé du climatologue Jean Poitou répondant aux climato-sceptiques.
Je me permets aussi de noter que le GIEC (ou IPCC) n’impose pas une « vérité révélée », mais qu’il s’est borné à chiffrer la probabilité de ses conclusions (à 90 %) après de nombreux débats contradictoires. C’est tout autre chose que de s’exprimer par anathèmes (« immenses bobards ») en croyant démontrer ainsi une manipulation planétaire.
La question du changement climatique est bien trop sérieuse pour se satisfaire de discussions aussi vaines. A ceux qui veulent à tout prix « croire » que le réchauffement n’a pas d’origine humaine (si cela devait être avéré), il faut rappeler que ce serait beaucoup plus inquiétant !
23 novembre 2009 à 14:43
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Loin de toute considération partisane avec les Verts, je constate que l’augmentation de population de 2008, soit 108′000 personnes, à entraîné aussi: une augmentation du parc automobile de 60′000 voitures, soit une colonne, pare-choc contre pare-choc de Genève à Zürich; entraîne une augmentation de la consommation électrique équivalent à 1/4 de la production de Mühleberg (donc 1 Mühleberg tous les 4 ans rien que pour suivre…); le bétonnage de l’équivalent d’une ville comme Lausanne (il faut bien les loger et ce ne sont pas les logements libres…). Nul besoin de remonter à 1920, une année suffit à se faire une idée de ce qu’entraîne une augmentation démographique.
23 novembre 2009 à 18:18
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Le déchaînement anti-écolo est sans doute, pour Monsieur Genecand, la meilleure manière de promouvoir le partage de ressources limitées…
23 novembre 2009 à 18:24
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L’Humanité est un peu dans la situation d’un rentier qui, voulant améliorer son ordinaire, entame son capital (et du coup diminue sa rente).
La planète offre à chacun des 6 milliards d’humains actuels environ 1,5 hectare, et tout ce que cet hectare et demi peut produire (espace, oxygène, alimentation, ressources naturelles). Le problème, c’est que depuis les années 70, la Terre est surexploitée biologiquement, en pompant dans les réserves; en moyenne, chaque humain utilise les ressources de 2,5 hectares, avec des disparités énormes (un Américain: 10 hectares, un Européen: 5 hectares, un Africain: 1 hectare). Les réserves étant par définition limitées, il arrivera fatalement un moment où on ne disposera que de ce que la planète peut produire. Ce moment arrivera d’autant plus vite que le nombre d’humains continuera à augmenter et que chacun de ces humains voudra améliorer son niveau de vie.
Sans diminution volontaire de la pression sur l’environnement, obtenue soit par diminution du niveau de vie moyen, soit par diminution du nombre d’humains (2 utopies totales…),on laissera la nature choisir la manière de rétablir l’équilibre, ce qui pourrait être brutal.
…
“Un type saute d’un gratte-ciel. A chaque étage, il se dit: “Jusque là, tout va bien!”
23 novembre 2009 à 18:27
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L’alignement de slogans éculés à propos de Malthus et de ce qu’on attribue à des gens qui essaient de ne pas mettre la tête dans le sable ne remplacera pas une politique de sobriété et un réel partage des ressources. Peut-être faudrait-il aussi cesser la fin du culte débile de la croissance du PIB célébré aussi bien par la gauche bureaucratisante que par la droite nationaliste, les deux côtés par lesquels on attaque le gâteau…
23 novembre 2009 à 19:02
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Il n’y a de discours sérieux que global. L’intérieur du bocal est intimement lié à l’extérieur.
La planète offre à chacun des 6 milliards d’humains actuels environ 1,5 hectare, et tout ce que cet hectare et demi peut produire (espace, oxygène, alimentation, ressources naturelles). Le problème, c’est que depuis les années 70, la Terre est surexploitée biologiquement, en pompant dans les réserves; en moyenne, chaque humain utilise les ressources de 2,5 hectares, avec des disparités énormes (un Américain: 10 hectares, un Européen: 5 hectares, un Africain: 1 hectare). Les réserves étant par définition limitées, il arrivera fatalement un moment où on ne disposera que de ce que la planète peut produire. Ce moment arrivera d’autant plus vite que le nombre d’humains continuera à augmenter et que chacun de ces humains voudra améliorer son niveau de vie.
Sans diminution volontaire de la pression sur l’environnement, obtenue soit par diminution du niveau de vie moyen, soit par diminution du nombre d’humains (2 utopies totales…),on laissera la nature choisir la manière de rétablir l’équilibre, ce qui pourrait être brutal.
…
“Un type saute d’un gratte-ciel. A chaque étage, il se dit: “Jusque là, tout va bien!”
23 novembre 2009 à 21:34
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Enfin ! Je n’oublierai jamais ce que je dois à l’équipe de DP et en particulier Y.Jaggi à l’origine de mon engagement politique. Mais il est bon que Les Verts et le PS – même de manière très singulière – commencent à débattre sur les enjeux de fond plutôt que sur les seules échéances électorales…
P. Martinet, député Les Verts
23 novembre 2009 à 21:39
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Question au président français Giscard d’Estaing: « Monsieur le président,…xxx…? »
Réponse du président: « Merci de votre excellente question, en avez-vous une autre? »
Balayer les questions dérangeantes sous le tapis ne contribue en rien à leur solution.
DP nous a pourtant habitué à empoigner les problèmes avec plus d’audace.
24 novembre 2009 à 8:44
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Quel plaisir de lire l’article de Y. Jaggi après avoir pris connaissance de la condamnation sans appel de B. Genecand!
Intéressante, la structure de ce papier: un tiers consacré à la présentation du problème, et à ses implications politiques locales, près de deux tiers pour répondre avec brio à la question « Comment en est-on arrivé là ? », et, enfin, deux paragraphes, l’un pour opposer (sous forme de questions !) la théorie à la réalité, le second pour faire un constat d’impuissance.
Si c’est la seule réponse que la gauche peut donner au problème, il y a de quoi désespérer…
Les tenants de l’orthodoxie socialiste, les lieutenants de la bien-pensance de gauche me lyncheront-ils si je dis que le vaisseau spatial terre (pas la barque: il n’y a pas d’océan où rejeter les indésirables, nous sommes tous concernés) se remplit dangereusement, et que la seule réponse logique est d’aider tous les habitants à trouver une place digne sur ce vaisseau, en créant les conditions qui permettent de limiter l’arrivée de nouveaux passagers?
La réponse de la gauche à ce problème n’est-elle pas toujours et encore de prôner le développement, facteur naturel de limitation des naissance, et frein aux migrations? La différence étant qu’il est maintenant impérieux de parler d’un développement durable, quitte à contrôler la démographie de nos bovins, s’il faut en passer par là, malgré le constat d’impuissance de Mme Jaggi.
Trop d’utopie tue, mais un peu d’utopie est nécessaire pour nous aider à respirer…
27 novembre 2009 à 18:53
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Merci pour ce dernier numéro de Domaine Public et félicitations pour l’article d’Albert Tille (mais les références sont inexactes, il s’agit de I Timothée v.11 et 12 et I Corinthiens, chap. 11, v.7 à 10).Ce n’est bien sûr qu’un modeste exemple des nombreuses horreurs contenues dans la Bible, comme p.ex. Ephésiens 6, v.5 ou Juges 19, v.29; etc, etc.
Toujours très intéressé par la lecture de DP.
Un lecteur au Canada
29 novembre 2009 à 15:27
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Bravo. Clair et bien envoyé.
29 novembre 2009 à 22:33
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La liste d’attentes « à titre de rappel » va dans diverses directions. Mais peut-on attendre des acteurs mentionnés, tels que banques ou FINMA, qu’ils agissent dans ces diverses directions? Sous quelles pressions publiques finiront-ils par agir? Qui, si ce n’est le Conseil fédéral, pourra en adresser à la FINMA? Le texte d’André Gavillet est-il donc en fait une lettre ouverte à Micheline Calmy-Rey? Mieux aurait valu, puisqu’elle ne répondra pas, demander et discuter d’emblée les intentions du Département.
29 novembre 2009 à 22:55
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Oui, il est temps de faire cesser la pression injuste et abusive des redevances perçues sur les ménages pauvres, assistés ou non, jamais dispensés et toujours mis aux poursuites pour non-paiement. Qu’on ait dû attendre jusqu’à ce jour pour entendre cette suggestion de simple bon sens me dérange beaucoup!
24 novembre 2009 à 10:12
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Simple demande d’information: qui sont ces «personnalités féministes» qui vont voter oui à l’interdiction des minarets? Des noms, merci.
24 novembre 2009 à 11:54
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Telle a toujours été l’armée suisse, et elle continue.
24 novembre 2009 à 12:19
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Très intéressant et important. Que faire ?
24 novembre 2009 à 12:21
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Excellent!
24 novembre 2009 à 15:58
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Article court qui en dit long! Merci
24 novembre 2009 à 23:54
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Dans la présentation chiffrée, un point me paraît critiquable: « la population (…) a doublé, de même que la proportion des étrangers ».
En effet, une lecture rapide du texte fait oublier qu’on compare une population (nombre absolu) et une proportion, lesquelles, si elles ont également doublé, changent complètement les chiffres. A l’arrivée le nombre des étrangers a, en effet, quadruplé!
Petite démonstration:
1920 :1000 habitants, 10% = 100 étrangers
2009(le double):2000 hab., 20% = 400 étrangers.
Dieu (ou quiconque!) me préserve de tomber dans les rets de l’UDC mais l’honnêteté commande qu’on soit prudent et extrêmement clair dans ses explications lorsqu’on défend une cause!
25 novembre 2009 à 17:27
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Quelle bonne idée. En plus si elle passe il deviendra plus difficile de ne pas envisager le même type de financement pour la santé à la différence que les médias devraient émarger sur l’impôt fédéral uniquement, la santé devant être partagée entre TVA et impôt cantonal…
26 novembre 2009 à 21:34
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N’oubliez pas de dire pour quelles raisons les pharmas courtisent les politiciens. En grande partie, pour pouvoir « enfiler » aux Etats leurs programmes de vaccination et éteindre dans l’oeuf les controverses que ceux-ci soulèvent au sein même de la communauté des scientifiques. Ici, contrairement au réchauffement de la planète, il n’y a pas de consensus scientifique sur l’utilité des vaccins, loin s’en faut, il n’y a que beaucoup d’argent et des dessous de table. Plus près de nous, demandons-nous qui paie la chaire universitaire de Claire-Anne Siegrist… Ecoutons vraiment ce qu’elle dit et passons ses mots au simple filtre du bon sens… Eloquent pour qui prend la peine de s’informer, ce qui n’est pas le cas des journalistes qui « balancent » les communiqués de presse tels quels ou presque (ha, allez, ils y ont mis leur petite touche personnelle, leur griffe, mais où est passé l’analyse des faits?). Les anti-vaccinations sont souvent présentés comme une secte, voire un lobby. Or, un lobby est productif en termes financiers ce qui n’est pas le cas des citoyens qui se mobilisent contre ces campagnes qui ne sont que d’immenses rackets sur l’argent de la santé publique. Pour qui s’informe, il est évident que les pharmas sont aujourd’hui une menace pour la santé des citoyens du monde entier.
30 novembre 2009 à 9:13
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Peut-être que le vote tessinois sur la réduction de l’imposition des entreprises aurait pu être mentionné, vu l’intérêt qui suscite le thème de la concurrence fiscale entre cantons.
30 novembre 2009 à 9:54
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Je suis de ceux qui ont voté pour l’initiative et pourtant je ne suis pas de l’extrême droite. Le malaise évolue au point où il n’est plus soutenable. Le Suisse, intelligent dit-on, regarde et analyse l’évolution d’une mouvance de par le monde de l’Islam par des faits relatés par les médias. L’Islam modéré, intégré à l’Occident dit-on, se fait très discret avec cette mouvance (pas ou peu de communication à ce sujet). L’attitude du clan Kadafi, les thèses soutenues par des intellectuels de l’Islam sur nos terres justifiant la place de la femme, la charia, la lapidation, etc… ont pesé sur la décision de dire STOP à la construction d’un édifice, aussi beau soit-il, représentant cette mouvance qui va à l’encontre de nos valeurs judéo-chrétienne.
Certe ma position et celle de mes compratriotes vont à l’encontre de l’image de la Suisse et du tissu économique. C’est peut-être le prix à payer pour garder l’équilibre religieux, ma liberté de penser et celle de mes enfants, petits enfants etc… . C’est aussi un signe au monde islamique modéré de se réveiller et de montrer leur VRAI visage en prenant les mesures nécessaires face à leurs extrêmes et en communiquant sans détour leur prise de position.
La prise en otage d’intérêts ou de personnes suisses ne fera que renforcer ma perception de l’intolérence islamique vis à vis de notre culture judéo-chrétienne et de notre démocratie. La liberté s’arrête là où elle empiètre sur celle de l’autre. Aujourd’hui j’ai le profonds sentiment que le monde islamique veut nous imposer sa façon de vivre et de penser avec des pressions économiques ou des menaces d’actes de violences. Désolé de ne pas être d’accord avec eux et de l’avoir exprimé.
30 novembre 2009 à 13:45
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On a de la peine à suivre votre raisonnement. Je croyais que nous vivions en démocratie, système contestable mais qui postule que le peuple a toujours raison et qu’il est souverain. Certains, comme l’autre journal romand de réflexion originale: La Nation, estiment que ce système est mauvais. Mais je croyais que Domaine Public restait démocrate.
Que DP souhaite un consensus gouvernemental entre les forces politiques avec lesquelles il se sent en accord sur l’essentiel, très bien. Mais poser en loi constitutionnelle non écrite que tel parti, qui a osé soulever un tabou du politically correct et a recueilli pour cela l’assentiment massif de la population, devrait être mis au ban des forces « regimentsfähig » , sous prétexte qu’il aurait nui à notre « image » à l’extérieur c’est y aller un peu fort.
Que l’UDC et ses campagnes vous déplaisent, c’est normal. Vous êtes adversaires. La question de l’image, ça se discute. Il est probable que le vote d’hier, au contraire, va donner à la Suisse une image très positive dans les opinions publiques internationales, lesquelles sont muselées et privées d’exprimer leurs sentiments légitimes, notamment leur vœu profond d’empêcher l’islamisation rampante du continent. L’aspirationde mettre le holà à la prolifération de signes ostentatoires de domination territoriale par une religion prosélyte étrangère à notre culture, est légitime. L’assentiment de 57.5% des votants le démontre d’une manière indiscutable.
Ceci pour dire que le motif invoqué pour proposer la mise au ban d’un parti, l’UDC, est intenable en démocratie. Un tel raisonnement ne serait de mise que dans un système institutionnel oligarchique assumé.
En revanche, la constitution de majorités de gouvernement sur une plateforme programmatique excluant l’UDC est tout à fait concevable. Elle se heurte simplement à des impossibilités, notamment le fait que tous les partis bourgeois, et même le PS, ont besoin des votes UDC pour faire élire leurs conseillers fédéraux. Aucun parti ne peut donc, en pratique, se permettre d’exclure l’UDC du pouvoir. Leur intérêt en cela prime sur tous les arguments de principe aussi nobles soient-ils.
Ce que vous demandezserait possible mais reviendrait à mettre en place un contrat de gouvernement de centre gauche entre partis centristes et sociaux démocrates. Or ceci n’aura pas lieu parce que ce que DP appelle volontiers la « classe dominante », disons les groupes les plus influents du pays, les grands intérêts économiques, n’en veulent pas.
Et pourquoi exiger une « cohésion gouvernementale » allant jusqu’à interdire l’expression d’une aspiration profonde et légitime de la population ? Ce serait châtrer la démocratie et cela ne s’est jamais vu. A ce taux là il aurait fallu exclure la gauche du pouvoir plusieurs fois déjà depuis 25 ans.
30 novembre 2009 à 16:54
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OUI, c’est le fond du problème, et je vais même plus loin.
Dans une démocratie, nous devons laisser s’exprimer toutes les opinons, même celle des non-démocrates. Et l’UDC, malgré son nom trompeur, n’est pas un parti démocratique, même si son aile agrarienne l’est.
Donc nous le laissons s’exprimer, mais nous devons combattre ses idées, fondamentalement, sans jamais entrer dans un débat avec eux.
Cela veut aussi dire de refuser toute participation à un exécutif avec eux, sans concession aucune.
C’est la seule et unique méthode pour les isoler et les combattre. Tant que tous les partis démocratiques n’ont pas compris cela, la peste brune aura de beaux jours devant elle.
30 novembre 2009 à 23:35
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@ André Gavillet:
A bas les intellectuels, de droite comme de gauche. Suivons votre exemple. Restons dans l’émotionnel.
1 décembre 2009 à 10:54
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Parmi les arguments que nous servent l’UDC et leurs amis on trouve la lutte contre la discrimination des femmes et la négation de toute xénophobie. Mais si on se reporte à la votation sur le suffrage féminin de 1971, on trouve- est-ce un hasard – parmi les cantons qui ont l’ont refusé Uri, Schwyz, Obwald, Glaris, les deux Appenzell, Saint-Gall et la Thurgovie. Ce sont aussi les cantons qui ont accepté l’interdiction des minarets avec les plus hauts scores. Et la naturalisation facilitée des 2ème générations sur laquelle nous avons voté en 2004 a été acceptée par les seuls cantons de Fribourg, Bâle-Ville, Vaud, Neuchâtel, Genève et Jura. Malheureusement cette fois Fribourg et le Jura se sont rangés dans le camp des xénophobes. Cette votation a denouveau permis que s’expriment les voix de ceux qui veulent imposer à toute la population l’image d’une Suisse pure et chrétienne, retranchée derrière ses montagnes, hostile à tout ce qui sonne étranger, y compris l’allemand parlé par les Allemands en Suisse alémanique, dont les habitants adopteraient tous le langage et l’allure d’un adepte du populisme.
1 décembre 2009 à 15:25
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Pour un esprit suisse, cette proposition n’est-elle pas justement trop simple et trop efficace pour être adoptée?
1 décembre 2009 à 15:37
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Après ce vote désastreux, Mr Gavillet revient pour la Xème fois sur la demande d’expulsion de l’UDC du gouvernement. Il ne convainc plus que les déjà convaincus. J’attends de DP une vision moins polarisée et plus originale que celle de l’adversaire UDC polarisé lui sur les « droits populaires » au plus mauvais sens du terme. On est condamné à vivre ensemble alors essayons de trouver des solutions et ne prononçons pas des anathèmes inapplicables.
En attendant, qui est susceptible d’attaquer l’application de ce nouvel article constitutionnel devant les droits de l’homme?
1 décembre 2009 à 16:35
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«Une démocratie basée uniquement sur des majorités sans être encadrée par un Etat de droit n’est pas une démocratie, mais une autocratie.» Hannah Arendt
Ainsi tout est dit! J’espère que ce seront les tribunaux qui auront le dernier mot et décideront si cette initiative est compatible avec notre constitution et le droit de l’homme européen. Comme jadis le droit de vote de femme a dû être imposé aux appenzellois réticents par le tribunal fédéral. Le peuple suisse n’est pas un peuple divin, il peut et a aussi le droit de se tromper et de se laisser induire en erreur par l’hypocrisie d’un parti populiste et par une équipe de xénophobe endurcie! Ce parti fait depuis vingt ans de la démocratie directe un sacrement aux dépens de l’Etat de droit bien plus important pour régler la vie temporelle des être humains de la planète.
Cette initiative n’aurait jamais dû être portée en votation! Le Conseil fédéral et le Parlement, dominé par la peur d’une extrême droite irresponsable, en sont coupables!
2 décembre 2009 à 1:47
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L’idée de financer la radio-télévision de service public par les impôts me fait très peur, c’est la « parfaite fausse bonne idée »! En théorie, ça semble plausible, mais en réalité ça fonctionne très mal au niveau de la liberté d’expression et de l’indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir politique. Les bons élèves: la Grande-Bretagne et sa BBC, Les Pays-bas et son NOS où même les toutes petites minorités peuvent s’exprimer, la Suisse. Quand la majorité change au niveau fédéral, on ne remplace pas les directeurs des chaînes radio et télévision comme en France. Que dire de l’Espagne où la redevance n’existe pas. L’Etat central finance, avec l’aide de la publicité, la TVE int. Les pressions subies par les journalistes y sont très grandes. Quand aux anciens pays communistes… n’en parlons plus!!!
2 décembre 2009 à 10:47
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Trés difficile de comprendre le point de vue « moral » ou « éthique » en matière de ventes d’armes. Il est évident que tout ce qui touche à la guerre est dans la logique du mal nécessaire. C’est mal. Mais c’est nécessaire. Car nous ne pouvons être désarmés dans un monde dangereux. Donc nous avons beoin d’armes, pour nous d’abord. Donc nous devons en fabriquer et du moment que nous en fabriquons, on peut même à la limite se demander au nom de quoi on pourrait mettre des restrictions à la vente des produits d’une industrie légale à quelques pays que ce soit, à part, bien entendu, les pays qui risqueraient de s’en servir contre nous. D’ailleurs c’est le principe, même pas cynique, objectivement réaliste, qu’appliquent tous les concurrents desmarchands de canons suisses, comme les Français, les Italiens, les Russes, les Chinois et pour tout dire tous les pays exportateurs d’armes sans exception, qui en la matière ne connaissent d’autre règle que celle du commerce pratiquement sans aucune entrave.
2 décembre 2009 à 11:07
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Bibi, vous sommez les politiques de « refuser toute participation à un exécutif avec eux (l’UDC), sans concession aucune ».
Vous préconisez donc de laisser l’UDC gouverner seule? Nul doute que votre suggestion sera vivement appréciée par ce parti.
Ou alors préconisez-vous un « front républicain » consistant à boycotter systématiquement l’UDC par une alliance systématique de tous les autres. Mais ceci, comme j’ai tenté de l’expliquer, n’est simplement pas possible en pratique, puisqu’en Suisse aucun parti, – vous le voyez bien -n’est prêt à vous suivre sur cette voie. Tous, sans exception, ont besoin de marchander des votes pour continuer de participer au Conseil fédéral. Ceci est vrai en tout premier lieu pour le parti socialiste.
Comme les partis centristes pour rien au monde ne rompront les accords de connivence intéressée, et de réciprocité, qui les lient à l’UDC, la seule façon pour le PS de suivre votre conseil consisterait à faire le choix résolu de l’opposition. Or le PS a fait semblant une fois, en 1983, d’envisager cette option. On a bien vu qu’il s’y refuse, en réalité, absolument.
Non, vraiment, avec vos suggestions, je crains que vous ne soyiez, comme on dit, « mal barré »…
2 décembre 2009 à 11:52
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Helmut, vous appelez de vos voeux le pouvoir des juges. Faut-il vous rappeler que tout projet de création d’une cour constitutionnelle habilitée à dire quelle initiative serait, ou ne serait pas, digne d’être soumise au peuple, sera elle-même sujette à référendum?
Bon courage…!
2 décembre 2009 à 16:06
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@RLB : en somme vous punissez les musulmans de Suisse pour les actes commis par Kadhafi, par les pays islamistes qui pratiquent la charia et la lapidation et par les divers extrémistes du monde musulman.
@curieux : si le peuple « a toujours raison », c’est que vous ramenez la raison à bien peu de chose. La majorité du peuple s’impose ici à une minorité, mais il n’est pas possible d’y décerner un acte de « raison ». D’autre part, il semblerait que vous ignorez totalement l’adhésion de la Suisse à la convention européenne des droits de l’homme (pourtant il y a 50 ans !) : c’est un certain bémol à votre conception plébiscitaire de la démocratie qui rappelle de mauvais souvenirs.
En Belgique, un parti d’extrême-droite (comme l’UDC et bénéficiant grosso modo du même poids électoral) est laissé à côté de l’action gouvernementale depuis des années. Oseriez-vous prétendre que la Belgique n’est pas une démocratie?
@Guillaume Barry : où voyez-vous de l’émotionnel dans le fait qu’André Gavillet répète ce qu’il a déjà dit à plusieurs reprises. « Emotionnel », c’est le nouveau mot à la mode?
2 décembre 2009 à 16:53
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Ouaip, je crois que ne voulez pas réaliser la gravité de la situation politique en Suisse que révèle le vote de dimanche dernier.
Exclure l’UDC des exécutifs, ce n’est pas leur donner le pouvoir. Il ont 30-35% des voix; peut-être en les mettant dans l’opposition arriveront-il proches de 40%, mais ce n’est pas la majorité.
L’heure n’est plus à de petits calculs électoraux, mais à celle de faire face à cette gangrène que distille l’UDC « zurichoise* dans la société suisse. Que vous appeliez cela « front républicain » ou autre, peu importe. Oui, je suis pour que tous lespartis démocratiques s’allient contre l’UDC, en respectant leurs divergences fondamentales, qui sont, elles, démocratiques. Et je souhaite vivement, en tant que simple citoyen, que les partis comprennent enfin qu’il est grand temps d’aller dans cette voie.
Quant au fond de votre argumentation, vous confondez démocratie et déviance vers le totalitarisme (lisez Hannah Arendt) : les droits fondamentaux des êtres humains, comme la religion et ses diverses expressions, doivent toujours être prioritaires, quand ils sont en conflit avec des votes démocratiques. Et le respect des minorités démocratiques est un droit fondamental et inaliénable en démocratie.
3 décembre 2009 à 13:28
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Dani et Bibi, je comprends votre point de vue même si je ne partage pas votre opinion.
Concernant l’UDC vous êtes partisan de ce qu’en Belgique on appelle le « cordon sanitaire » contre le populisme du Vlaams Blok, parti qui a été interdit puis s’est reformé aussi fort qu’avant sous le nouveau nom de Vlaams Belang. Ou alors vous souhaitez qu’on mette à l’écart l’UDC comme on le fait avec le Front National en France.
Si vous voulez qu’on fasse de même en Suisse envers l’UDC, et c’est clairement votre discours, c’est votre droit. Je pense simplement que vous n’y parviendrez pas et je me contente d’expliquer pourquoi, en relevant les différences existant entre la situation politique suisse et celle de pays comme la France ou la Belgique.
Dans ces pays il a été possible d’installer un « cordon sanitaire » contre certains partis, bref de les exclure du champ du pouvoir. Or cela n’est pas possible en Suisse avec l’UDC, ce parti dont vous qu’il est autant d’extrême droite que le Front National ou le Vlaams Belang (c’est votre appréciation, elle me paraît fausse mais je ne la discute pas).
Là où votre raisonnement pèche c’est que vous oubliez plusieurs différences essentielles:
- la construction historique du système suisse, dont la démocratie semi-directe est la pierre angulaire par la volonté des démocrates radicaux du XIXe siècle. On peut appeller ça « démocratie plébiscitaire » mais il aurait fallu le dire aux progressistes qui ont mis en place ce système aux alentours de 1874. Depuis lors le système est entré dans les moeurs. Les gens y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux et les gens ne voudraient pour rien au monde y renconcer. Il est donc, que vous le vouliez ou non LEGITIME.
- l’UDC est non un simple mouvement poujadiste protestataire, mais un parti gouvernemental depuis 80 ans, ayant à ce titre tissé des liens de réciprocité étroits avec TOUS les autres partis gouvernementaux: PDC, PRD et PS.
- l’UDC a une masse critique qui le rend incontournable, avec un groupe parlementaire d’une soixantaine de députés votant avec discipline. Rien ne peut se faire sans lui car, pour établir des majorités durables hors de lui, il faudrait passer à une sorte de coalition de centre gauche, ce dont les détenteurs du vrai pouvoir – économique – qui ont barre sur les partis du centre et même, en partie, sur le PS, ne veulent pas.
C’est pour ces raisons DE FAIT, qui n’ont rien à vois ni avec mes ni avec vos opinions, qu’il est – en pratique, pas en théorie – impossible de « laisser l’UDC à côté de l’action gouvernementale » comme le souhaiterait Dani.
Je ne fais que constater des faits.
Si la voie que vous préconisez était praticable, alors pourquoi le PS – qui a les mêmes vues grosso modo que DP – ne le fait-il pas?
Il le ferait volontiers, mais pour cela il aurait besoin des partis du centre. Avec seulement les Verts le PS est impuissant, la gauche étant minoritaire. Or les partis du centre ne le suivent pas sur cette voie, ayant besoin des voix UDC au parlement pour maintenir leurs positions acquises et donc leur existence politique.
Donc c’est la quadrature du cercle.
3 décembre 2009 à 14:14
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Ce qui est étonnant, c’est que personne n’a fait de remarque du fait que cette initiative à été présentée en votation en même temps que celle des Minarets.
L’initiative contre les Minarets à eu pour particularité de mobiliser un maximum de fachos et de nostalgiques, il suffit de voir la participation et les résultats. Donc le score de 31,8% est un bon score au vu de la manipulation du pouvoir.
3 décembre 2009 à 18:57
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@curieux:
Je n’ai nulle part dit que j’étais partisan du « cordon sanitaire »; c’est vous qui me mettez ces propos dans la bouche.
Je me suis simplement permis de réagir à l’assertion suivante de votre part : « Ceci pour dire que le motif invoqué pour proposer la mise au ban d’un parti, l’UDC, est intenable en démocratie. Un tel raisonnement ne serait de mise que dans un système institutionnel oligarchique assumé ».
Vos nouvelles explications se tiennent, mais la précédente était intenable, et c’est d’ailleurs pour cela que vous en changez. A moins, bien sûr, de considérer que la Belgique est un « système institutionnel oligarchique assumé ».
Vous seriez donc bien aimable d’exposer vos idées sans inférer celles des autres.
3 décembre 2009 à 20:58
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@curieux
Votre analyse est pertinente, rationnelle, très suisse je dirais (sans connotation péjorative).
Je n’aimerais pas monopoliser le site de DP, alors je serais le plus bref possible : une « erreur », une remarque et une suggestion.
L’ »erreur » :
Dire que l’UDC a 80 ans est juste, mais mettre dansla même analyse l’UDC de son origine jusqu’à celle d’il y a 15 ans environ, et l’UDC actuelle est un sophisme.
L’UDC traditionnelle, encore présente dans certaines régions rurales aujourd’hui, est un parti conservateur, souvent réactionnaire, mais autant démocratique que les autres grands partis, dits nationaux. La très grande majoritée de l’UDC actuelle, sous l’impulsion de la clique zurichoise bien connue, est en revanche devenue un parti totalitaire : ne pas le reconnaître, c’est fermer les yeux, se boucher les oreilles et se pincer le nez en même temps.
La remarque :
l’espoir fait vivre. Vous êtes hyper-réaliste, presque cynique, alors laissez-moi, laissez-nous place à l’espoir que quelque chose de fondamental puisse enfin changer en Suisse.
La suggestion :
elle est de François Gross – qu’on peut rarement accuser de gauchisme -, et j’y souscris pleinement. Il l’a écrite aujourd’hui dans une chronique du quotidien Le Temps, à propos du Conseil fédéral actuel :
« Pour stopper la machine à décerveler, il s’impose de changer l’équipe qui a perdu. »
Pour moi, c’est cela « Trancher le cercle ».
4 décembre 2009 à 0:59
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On connait l’antienne qui fait partie de l’argumentaire en faveur d’une cour constitutionnelle, institution dont le professeur Jean-François Aubert, auteur du fameux traité de droit constitutionnel suisse, disait qu’il n’en voulait pas parce que cela reviendrait à « mettre l’aristocratie là où on a voulu mettre la démocratie ».
Vous êtes inexact, quand vous dites que la position « blochérienne » selon laquelle le peuple est législateur consiste à revenir à 1291.
En réalité l’invention de la démocratie directe sur laquelle Blocher fonde son action ne doit rien aux Waldstätten ni à la Landsgemeinde. C’est le résultat du mouvement démocratique, issu de la gauche du radicalisme, qui a réorganisé le canton de Zurich vers 1867-69 avant que le système ne soit généralisé dans toute la Suisse. C’était à l’époque et cela demeure un système d’avant garde, que l’on nous envie dans le monde entier.
Ce sytème est d’inspiration républicaine moderniste et existe également dans plusieurs Etats américains. Il consiste dans les institutions famneuses du référendum permettant de corriger démocratiquement certaines bévues législatives, et l’initiative populaire permettant aux citoyens de modifier la constitution, qui a permis la votation de dimanche passé.
Dés le début, ce système avait pour but d’empêcher les abus d’une élite se considérant comme plus éclairée que le peuple.
Cette réforme modernisatrice, datant des années 1870, a rendu possible la politique de l’UDC aujourd’hui. Mais si l’UDC en fait habilement un usage « de droite », rien n’empêcherait une gauche offensive d’en faire aussi un usage efficace. Cela ne tient qu’à elle.
J’indique à M. Delley un article passionant de ses deux collègues HansPeter Kriesi et Dominique Wisler, qu’il connait sans doute très bien et qui ont même collaboré à DP. Cet article est intitulé:
« Réorganiser la Suisse? Ce sera peut-être facile… » avec comme sous titre: »Parce que le pays est petit, divisé et faible. Voyez la manière dont les Zurichois, puis les autres Suisses, se sont dotés, à la fin du XIXe siècle, des mécanismes révolutionnaires de la démocratie directe. »
Très probablement M. Delley connait cet article dans lequel est racontée la naissance de la démocratie directe suisse, (datant de la fin du XIXe siècle et non de 1291!) qui est d’ailleurs présentée de manière élogieuse comme un système à la fois novateur et progressiste. On sent bien que les auteurs Kriesi et Wisler souhaitent que l’on sache tirer profit de ce système excellent pour introduire aujourd’hui des réformes de gauche.
J’avais découvert cet article sur internet et l’ai enregistré tellement je l’ai trouvé intéressant: http://tinyurl.com/yh5khw6
La démocratie suisse peut être à l’occasion un peu turbulente. C’est vrai. Mais le peuple dans notre pays est pondéré et ne s’est jamais conduit en despote. Le « problème » causé par l’interdiction des minarets doit être relativisé surtout si on se rappelle que nous avons tous, sauf les tout jeunes, vécu dans un pays connaissant des dispositions bien pire concernant les Jésuites. Il serait donc dangereux de châtrer, sous prétexte de « political correctness », ce qui fait la vigueur de notre démocratie moderne et non pas archaïque, contrairement à la caricature que vous en faites.
4 décembre 2009 à 12:54
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Entre ce que rappelle JVM (et l’article, effectivement passionnant, qu’il signale) et aujourd’hui, il me semble qu’il n’y a pas de mal à reconnaître qu’il y a eu un changement considérable et globalement positif: la montée en puissance de ce que l’on appelle d’un germanisme malheureux l’Etat de droit, ou en français et de manière plus claire le principe de la suprématie du droit.
L’article y fait allusion: c’est à la Révolution française qu’est redevable le passage douloureux de la monarchie absolue à la souveraineté absolue du peuple. L’Angleterre et à sa suite le monde anglo-saxon, donc les Etats-Unis, eux, ont connu dès la Magna Carta de 1215 la reconnaissance par le souverain de la limitation de son pouvoir (« Rule of Law »), et un « Bill of Rights » dès 1689.
C’est seulement au 20e siècle, et même plus précisément me semble-t-il dans la deuxième moitié de celui-ci que le principe de la suprématie du droit et la portée des droits fondamentaux ont pris en Suisse le sens qu’ils ont aujourd’hui. Mais qu’ils n’ont pas toujours eu, comme en témoignent la première initiative populaire lancée et approuvée sur le plan fédéral qui s’en prenait, elle, aux juifs (interdiction de l’abatage rituel) ou les dispositions constitutionnelles discriminatoires relatives aux Jésuites, aux couvents et aux évêchés qui ont depuis, très laborieusement, été effacées.
L’initiative contre les minarets et son traitement par les autorités et le peuple sont coincés dans la charnière entre archaïsme et modernité, et ça fait mal… Reste à éviter de jeter la démocratie directe avec l’eau du bain dans une réaction extrême.
5 décembre 2009 à 17:28
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Une redevance fixe, obligatoire pour tous les ménages, accable les moins bien lotis de manière disproportionnée. Il est plus équitable de prélever le montant sur les impôts puisqu’ils sont encore plutôt progressifs.
7 décembre 2009 à 1:12
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Je n’ai jamais compris la frénésie de tous les partis, y compris de gauche, contre la Poste.
Cette institution est digne de respect au même titre que l’armée. Il faut la défendre.
Que le démantèlements de ces institutions ne puisse que péjorer les conditions de vie de nos concitoyens, tout le monde s’en fout! Pourquoi? Peut-on me le dire?
Vous nous dites que cette initiative est incompatible avec notre appartenance à l’UE. Excellent! Tout ce qui peut bloquer notre adhésion à ce machin infernal est bon.
Je vais donc signer cette initiative et voter « Pour une poste forte, dans une Suisse forte, avec une armée forte, une démocratie directe forte, un secret bancaire fort », et toutes les bonnes choses fortes auxquelle je tiens fortement, comme la majorité des Suissesses et des Suisses.
7 décembre 2009 à 14:11
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Je trouve drôle la réaction des gens au résultat de la votation contre les minarets. Dans une démocratie la volonté de la majorité devrait être incontestable. Bien, la majorité du peuple suisse a approuvé la loi et la volonté de cette majorité est en train d’être nié ou déconsidéré par une minorité de pseudo intellectuels et politiciens soi-disant démocratiques.
La démocratie messieurs n’est pas ça. Dans une vraie démocratie la volonté de la majorité s’impose et doit être respecté même si ça va contre nos convictions personnelles ou notre volonté.
Je vous demande donc d’être démocratiques et de si non accepter au moins de respecter la volonté du peuple suisse.
7 décembre 2009 à 17:17
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Je dirais même plus, les frapper d’incompatibilité nationale, destituer leur conseiller fédéral, arrêter tous ses dirigeants et les envoyer en camps de rééducation, interdire téléblocher et punir tous ses membres et sympathisants.
7 décembre 2009 à 18:54
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@André Bossard. Adressez-vous votre reproche à DP? Car je ne crois pas qu’André Gavillet ou un autre rédacteur ait contesté dans un quelconque article le résultat du vote. Nous essayons juste d’en tirer certaines conséquences politiques et institutionnelles, de prolonger le débat. Je peux être plus clair encore : il est incontestable qu’un alinéa interdisant la construction des minarets figure dans la Constitution fédérale. Et qu’il s’agit là de la seule conséquence d’une votation populaire.
8 décembre 2009 à 9:54
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Si je lis bien votre avis, vous êtes un chaud partisan de l’adage « vox populi, vox Dei »; mais avez-vous, par hasard, assisté à l’émission Infrarouge de la semaine dernière, où nous avons pu assister à un échange entre M. Cohn-Bendit et M. Freysinger? Remarquable, la différence entre les deux interlocuteurs! Quand M. Cohn-Bendit proposa que le peuple revote, M. Freysinger faillit tomber évanoui! Mais il s’est montré bien incapable de répondre à l’objection de M. Cohn-Bendit, qui rappelait l’exemple du peuple allemand majoritairement derrière Hitler dans les années 1933… Avait-il raison, le peuple allemand? Le peuple a-t-il toujours raison? Nous pourrions accumuler les exemples, pris chez nous ou ailleurs, qui montreraient où cela mènerait, le peuple qui a toujours raison. Peut-être aurait-il raison, s’il n’avait pas étémalhonnêtement manipulé par des gens qui m’ont souvent l’air de l’instrumentaliser à des fins qui sont tout sauf morales et qui ne se soucient pas vraiment de ce que l’on ose encore appeler le bien commun.
Et malheureusement, l’attitude de nos parlementaires semble parfois donner raison à M. Blocher et à ses disciples quand il dénigre systématiquement la classe politique et qu’il sacralise la volonté populaire préalablement « travaillée » par ses campagnes publicitaires et autres; et c’est peut-être cette attitude qui leur a fait manquer le coche lorsqu’il s’était agi de se prononcer contre la validité de cette fichue initiative. Et le plus révoltant dans tout ça, c’est qu’on se réclame des valeurs… traditionnelles, voire même chrétiennes; qu’on mette donc en parallèle les béatitudes – qui manifestent peut-être à l’extrême les valeurs folles de l’Evangile – et les affiches de l’UDC de ces 20 dernières années,l’esprit qui les anime les unes et les autres. N’y aurait-il pas de quoi être soufflé plus que par l’idée de devoir revoter sur cette question par ailleurs idiote, parce qu’elle laissait de côté les vrais problèmes et a généré le climat le plus défavorable à leur saine résolution.
8 décembre 2009 à 9:56
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Cette initiative me semble devoir être lue comme une opposition à l’actuelle représentation des échanges de biens matériels et immatériels, à savoir l’économie.
La libéralisation à tout va, l’abolition des règles pour favoriser une concurrence débridée… nous ont conduits à une crise révélatrice de pratiques financières et commerciales préjudiciables au plus faibles. Il en résulte une augmentation de la pauvreté dans des proportions effarantes, le démantèlement du tissu social au profit de l’individualisme qui fragilise… Le lobbyisme, la corruption et même le crime organisé international gangrènent nos modes de vie au point que nombre de citoyens abandonnent leurs devoirs civiques sur des sentiments d’impuissance.
En fait, il s’agit d’un état de belligérance, d’une sorte de «Troisième Guerre Mondiale» dans lequel le vocabulaire a changé. On ne parle plus de conquête de territoire, mais de conquête de marché et les stratèges déploient autant d’énergie et de hargne que les grands capitaines, les grands conquérants. Les combats ne produisent plus des morts, des blessés des mutilés de guerre et autres destructions de biens et de récoltes; mais des chômeurs de longue durée, des invalides et des personnes qui finissent par se suicider pour échapper à cet enfer; autant que des atteintes gravissimes à l’agriculture locale, les forêts et les paysages, ce qui conduit à un nouveau fléa : la crise climatique.
La Poste — version étatique — participait à la cohésion sociale, ses offices et ses cars postaux étant lieux de rencontres, comme les magasins de quartiers ou de village. Le facteur maintenait une interaction humaine avec des personnes isolées. Cet ensemble de prestations participait à un capital social commun, nécessaire à la vie humaine. Sans oublier que les fonctionnaires postaux incarnaient le « secret postal » et une déontologie professionnelle qui faisaient d’eux des personnages singuliers.
Il ne s’agit pas pour moi de défendre une image d’Épinal et passéiste. Mon point de vue cherche à rappeler l’importance des besoins humains fondamentaux, dont ceux de manger à sa faim, se sentir en sécurité autant que contribuer à la vie sociale et mettre du sens à son existence. À l’instar de Moustaki, les poètes ne s’y étaient pas trompés.
Ce qui inquiète beaucoup de personnes — et peut-être même le plus grand nombre — est qu’en libéralisant totalement le marché postal, ce sont les dernières protections de La Poste que l’on enlève et d’aucuns peuvent légitimement craindre de l’envoyer au massacre.
Je pense que si dans une première phase, une Paix économique mondialisée était négociée (projet ECCE : Espace Collaboratif vers une Constitution pour l’Économie…) la question se poserait différemment, parce que l’on pourrait remplacer «concurrence» (qui implique de battre un adversaire) par «émulation» (qui implique de se surpasser) et coopération. Des règles du jeu des échanges serviraient à nouveau de garde-fou. Ce ne serait plus un jeu à somme nulle (ce que l’un gagne est nécessairement perdu par l’autre), mais un espace de transaction dans lequel «coévolution» et «profit pour tous» forment les règles premières.
Lire cette initiative avec ces lunettes-là et corriger ses faiblesses par un contre-projet qui lui serait supérieur, apporteraient certainement une plus-value à la vie communautaire. C’est donc avec gratitude que cette initiative doit être accueillie et soutenue.
8 décembre 2009 à 11:22
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Je fais partie de ceux qui ont éprouvé de la honte en première lecture des résultats du scrutin. Cette honte ne m’a pas quitté, car je la considère toujours comme attentatoire à l’honneur et la probité de la grande cohorte des musulmans intégrés depuis des lustres en Suisse.
En revanche, avec du recul, je me demande si cette initiative n’aboutit pas à un résultat paradoxal. Dans ce scénario, la démocratie n’est pas en cause. Une nouvelle fois, l’UDC n’a pas gagné par sa provocation, car la réponse est en fait éloignée de la question sournoise qu’elle avait soumise.
La démocratie a fonctionné, et plutôt bien, car les citoyens ont dévoilé quelque chose de fondamental qui lui tient à coeur. Les débats passionnés et les prises de position multiples, variées et parfois contradictoires, avant et après la votation — souvent de personnes habituellement silencieuses et apparemment démotivées — a démontré une vitalité du corps social, perçu précédemment comme amorphe (désertion des urnes, manque d’intérêt pour la vie politique…).
Il y a peut-être une composante accidentelle dans cet événement, car on peut légitimement s’interroger sur les raisons qui ont conduit le Parlement à laisser passer une votation dont les termes impliquaient la mise en contradiction de la Constitution Fédérale avec nombres de Traités internationaux signés par la Suisse, de surcroît pas des moindres. Que ce serait un «acte manqué» (http://fr.wikipedia.org/wiki/Acte_manqué) collectif que je n’en serais pas étonné.
Je suis d’avis qu’il convient de mettre une grande valeur au résultat de ce scrutin. À ce titre, il faut impérativement mettre les moyens pour décrypter ce «paradoxe» composé d’intentions trop hétérogènes pour en confier la lecture aux seuls politiques et autres journalistes, aussi éclairés soient-ils.
Dans cette perspective, il ne faudrait pas se contenter d’interprétations plus ou moins «sauvages» de cette déclaration populaire. D’abord, il y a une distinction fondamentale à opérer: ll’UDC est populiste, le Peuple ne l’est pas. Il serait donc bien plus utile de procéder à un état des lieux qui donne une image plus fine des pensées et désirs complexes qui animent les citoyennes et citoyens de ce pays. L’éloignement existant entre les intentions des représentants élus du peuple par opposition celles des citoyens est révélé par ce vote qui est, en somme, une preuve par l’acte.
Par conséquent, le Parlement et le Conseil Fédéral seraient bien inspirés de confier à un groupe d’experts neutres — dans la même idée qu’avait été mandaté la «Commission Indépendante d’Experts Suisse – Seconde Guerre mondiale» — le mandat de décrypter ce que le peuple a voulu expliciter par son vote, sans y parvenir puisque, à l’évidence, chacun y va de son interprétation, laquelle évolue selon l’auditoire et le temps qui passe.
Ce groupe de travail devrait être transdisciplinaire. Notamment aux habituels sociologues, politologues et historiens, des ethnologues et des psychosociologues devraient en particulier y être associés.
Pour une fois, le peuple serait vraiment écouté et les représentants du peuple plus armés pour assumer leur fonction dans l’intérêt de ceux qui les élisent. Évidemment, le populisme perdrait de son emprise actuelle.
8 décembre 2009 à 16:11
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Un super groupe de travail pour décrypter ce que la vox populi a voulu transmettre, pourquoi pas. Cela permettrait peut-être de mettre en place une politique, l’interdiction des minarets mise à part?
On est dans une situation de grippe H1N1. Si l’UDC a été le vecteur de propagation du virus, les anti-corps n’étaient pas présents en quantité suffisante, le corps électoral n’avait pas été vacciné, la raison ne suffisant pas.La pandémie s’est répandue aussi dans la population ne partageant pas les idées de l’UDC.
Mais quelle est la nature du virus?
Virus hallucinatoire d’un islam envahissant?
Notre politique d’immigration ne suffit-elle pas ou alors est-ce un message indirect concernant l’extension future de l’UE à l’est et la libre circulation qui pourrait un jour en découler?
Notre industrie pharma est forte, pensons aux mesures préventives la prochaine fois.
Quant à re-voter, non, cela serait catastrophique de remuer le couteau dans la plaie. Seule l’action en justice permettrait de faire porter la chapeau.
Quant à couper l’accès de l’UDC au gouvernement c’est essayer d’agir contre le vecteur du paludisme mais pas contre le plasmodium. Il y aura toujours assez de marigots pour le développement du moustique. Les moustiquaires sont individuelles et doivent être entretenues.
8 décembre 2009 à 17:47
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Le résultat de cette votation pose problème, de toute évidence. Mais en l’affirmant sans chercher à comprendre et à prendre en compte, en l’affirmant très clairement, les causes de cette votation, on ne fait que renforcer le problème… et l’UDC. Affirmer que le peuple s’est trompé ou est victime de populisme, c’est taire les problèmes vécus comme dé sécurisants, difficiles à vivres…
Je pense qu’il y a une responsabilité que la gauche doit prendre : c’est reconnaître explicitement lorsqu’une partie de la population vit difficilement. Cela n’est pas vrai que pour l’emploi. La question de la sécurité et des valeurs l’est aussi.
Parfois, j’ai l’impression que nos politiques de gauche ne prennent jamais les transports publics, notamment après 20h… Ou alors, ils ont une capacité bien supérieure à la mienne à ne pas se sentir agressé !
8 décembre 2009 à 19:14
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Le peuple suisse n’a encore jamais pris de décisions absurdes. Même le vote minarets, si controversé, n’est pas si bête.
En revanche la possibilité d’avoir recours à l’arbitrage du peuple permet de corriger les bévues des politiciens, toujours vulnérables aux pressions, aux lobbies, aux modes politiques. Les juges c’est encore pire.
C’est pourquoi il est inconcevable dans notre culture politique de déposséder le peuple d’une compétence pour la confier à un aréopage de juges.
Quant à une convention comme la CEDH cela reste un traité qui n’est donc pas de rang constitutionnel. Sinon elle ne s’appellerait pas « convention ». Comme tous les traités elle peut être dénoncée. Il est aussi possible à un Etat de notifier des réserves envers une telle convention internationale si une modification constitutionnelle interne rend le traité incompatible avec l’ordre constitutionnel sur un point particulier.
9 décembre 2009 à 11:04
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Merci à curieux de sa réaction qui me permet de préciser un point. Admettre l’existence d’un droit international impératif – comme l’a fait le constituant en 1999 – revient à admettre qu’il existe un certain nombre de règles de la communauté internationale auxquelles les Etats ne peuvent librement se soustraire par voie de traité. C’est le sens de l’article 53 de la Convention de Vienne http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_111/a53.html.
Si on prévoyait – par une modification de la Constitution fédérale – que les révisions de la Constitution doivent également respecter la CEDH, on admettrait de la même manière le caractère « supraconstitutionnel » des droits de l’homme.
Le développement de l’idée de communauté internationale fait que le droit international impératif ne peut (plus) avoir un caractère purement conventionnnel.
A défaut, un Etat pourrait toujours choisir d’être au ban et de se mettre hors-la-loi.
La Suisse, dépositaire des Conventions de Genève et par là à l’origine d’un droit international « universel », s’honorerait en tenant compte dans sa propre Constitution.
4 décembre 2009 à 1:59
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Dani. Vous n’avez pas utilisé l’expression « cordon sanitaire » parce qu’apparement vous ne la connaissiez pas. Pourtant c’est très connu et il s’agit de la politique menée par l’establishment politique belge pour isoler, marginaliser, diaboliser, mettre à l’écart et neutraliser le Vlaams Belang.
Pour votre information, vous pouvez consulter ce lien, par exemple: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cordon_sanitaire_(politique_belge)
Je pense en effet que la Belgique, comme la France, est un régime oligarchique assumé, dans lequel la voix des citoyens n’est pas prise en compte. Tout tourne dans le circuit fermé d’une classe politique déconsidérée mais inamovible. C’est la culture politiques des pays de l’Union Européenne puisque tous ces pays sont des provinces de l’Europe Bruxelles, où tout se décide, de sorte que les votes des citoyens dans les différents pays n’ont plus aucun sens. (C’est pourquoi je souhaite que la Suisse reste en dehors de ça.) Exemples flagrants: l’adoption au forceps du traité de Lisbonne, véritable coup d’état oligarchique. Nomination (et non pas élection) de van Rompuy et la baronne Ashston pour diriger le continent. Ca s’est passé entre la poire et le fromage, lors d’un dîner de 27 chefs d’Etat et de gouvernement !
Bibi: je suis plutôt flatté par votre qualificatif « hyperréaliste ». Je m’en voudrais de décevoir votre espoir de « trancher le cercle ». Je pense que la classe politique suisse désire profondément faire ce que vous souhaitez, c’est à dire soit un cordon sanitaire soit un front républicain. Le putsch du 12 décembre 2007 c’était ça, la tentative de ça, de la marginalisation de l’UDC. Seulement cette politique, en Suisse, est inopérante, à cause de la concordance imposée par la démocratie semi directe. Dans les régimes parlementaires ne connaissant pas la démocratie directe, ces procédés oligarchiques permettent d’exlure un parti ayant jusqu’à 20-25% des voix, mais pas en Suisse. Pour l’UDC, d’ailleurs, on peut se demander, si elle se maintient au niveau actuel voire progresse, si elle n’a pas de toute façon atteint une masse critique qui dans n’importe quel pays la rendrait incontournable.
Dire que le PAB de Minger avant guerre était moins à droite que l’UDC actuelle, c’est une affirmation osée. Je pense qu’il était un cran plus à droite en réalité, dans l’esprit rural anti moderne et archi conservateur de Jeremias Gotthelf. Si l’aile « bernoise » a pu récemment être jugée plus modérée que l’aile zuricoise, c’était en réalité uniquement du à des questions de susceptibilités personnelles, M. Samuel Schmid ayant été fait conseiller fédéral uniquement dans le but de « trancher le cercle » c’est à dire pour nuire à Blocher. Comme il était attaqué par la tendance majoritaire du parti, les Bernois se sont solidarisés avec lui, contre l’aile zurichoise. Ce n’était pas pour des raisons de programme. L’ex PAB a les tripes très à droite. En revanche il est vrai que le « parti démocratique » dont provient les familles Schlumpf et Gadient aux Grisons, et qui a fusionné avec le PAB en 1971, n’était pas de droite. Son fondateur le Dr Gadient, grand père de Brigit, votait avec les socialistes à Berne. C’était une scission de gauche du parti radical d’avant guerre, alors que le PAB était une scission de droite. Le cas du PAI vaudois était, je crois, intermédiare, mais vous avez raison, le PAI vaudois n’était pas très à droite.
Si la fusion de 1971 a uni des sensibilités très différentes, depuis la montée de l’UDC zurichoise, c’est la tendance de droite, dopée par le succès, qui a pris le dessus. Et depuis l’affaire Widmer-Schlumpf les éléments de l’ancien parti démocratique des Grisons ont été mis à l’écart.
Quelles que soient les évolutions passées, il n’en reste pas moins que la présence du PAB, puis UDC, au CF et dans la cuisine politicienne fédérale, date de Minger. Depuis cette époque elle a été ininterrompue. Ca explique la solidité des relations incestueuses entre ce parti et TOUS LES AUTRES partis gouvernementaux.
4 décembre 2009 à 11:38
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Tout est dit, et de manière claire.
Dommage évidemment qu’un tel article ne soit pas reproduit dans la presse quotidienne populaire ou gratuite. C’est là qu’il y a beaucoup de grain à moudre.
9 décembre 2009 à 19:21
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Au risque de voir le mal partout, je crains que la Commission en question ne vise qu’à une seule chose: surveiller les surveillants. Je m’explique. Depuis six mois, la FINMA et la BNS ont mis sur pied un groupe de travail pour encadrer (un brin) plus sérieusement l’activité des grandes banques du pays. Et l’histoire de la taille ou du dépeçage d’une grande banque en cas de problème majeur n’est qu’un aspect du problème. En outre, ce travail se réalise en parallèle à ceux en cours du Conseil de stabilité financière (CSF). Or, au goût des grandes banques – le Crédit Suisse en particulier -, ces travaux présentent un risque d’aller un peu trop loin. D’où les attaques à peine voilée contre la BNS et son futur président dans la NZZ (octobre) ou Bilanz voici un mois. Avec des comptines du type: « menace contre la compétitivité » et autres « la Suisse veut jouer au premier de classe ». En faisant convoquer de la sorte une Commission fédérale, et sa composition est assez révélatrice à ce titre, les grandes banques ont trouvé le moyen de surveiller l’avancée des travaux entre la BNS et la FINMA. Plus qu’une réunion des entre-soi, cela sent surtout une future mise au pas.
10 décembre 2009 à 15:09
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Merci à M. Dépraz pour sa précision.
Que le constituant suisse ait admis en 1999 l’idée d’un droit international impératif est une chose. Cela range ledit constituant dans le camp d’une certaine partie de la doctrine, selon laquelle il existe un droit international impératif (jus cogens). Cette théorie ne fait pas l’unanimité et de nombreux auteurs la contestent.
Mais soit, notre ordre constitutionnel admet cette théorie qui a reçu une certaine consécration par la Convention de Vienne de 1969 sur les traités.
Encore faut-il rappeler que le jus cogens, si on admet qu’il existe, ne reconnait que très peu de normes « impératives ». Ainsi il prohibe le génocide, la torture, l’esclavage, et… ? je crois bien que c’est tout.
Par conséquent il n’y a rien dans les textes proposés par l’UDC qui soit en conflit avec le jus cogens, même pas d’ailleurs le principe, contesté, de non refoulement.
En revanche il se pourrait que le texte sur le renvoi de criminels étrangers et/ou l’article constitutionnel « minarets » puisse causer éventuellement un conflit avec certaines règles de la CEDH – n’appartenant pas au jus cogens -, mais seulement en cas d’interprétation particulièrement restrictive de ce texte. Il se pourrait aussi que l’interdiction des minarets soit jugée compatible avec la liberté de religion puisqu’elle ne touche pas le libre exercice du culte musulman.
Comme l’acte de souveraineté que constitue l’adoption par le peuple ET les cantons d’un texte prime par définition sur un engagement contractuel, on voit mal au nom de quoi on pourrait argüer que la dénonciation d’une convention comme la CEDH, puis sa re-ratification après avoir émis les réserves qu’impose la soumission à cet acte de souveraineté, puisse être impossible en droit.
Il faut prendre garde à ne pas donner dans une conception absolutiste et excessive du droit international qui tendrait à faire passer la liberté des Etats sous le joug d’un Etat mondial nécessairement débile, se nourrissant de belles paroles creuses pour masquer sa totale incapacité à maintenir un semblant d’ordre dans le monde. A suivre cette voie on aurait le résultat que le désordre finirait par s’installer chez nous comme dans les pays sans gouvernements dignes de ce nom, qui sont administrés par l’ONU.
Le maintien du droit humanitaire et des conventions de Genève sera à l’évidence mieux assuré, dans l’intérêt du monde, par une Suisse indépendante et sachant appliquer chez elle une politique humaine dans la DIGNITE et non en cédant aux chantages internationaux.
Il faut aussi arrêter de parler de « mise au ban ». Ce langage, ça ne prend pas!
S’appuyer sur l’art. 56 de la Convention de Vienne pour dire que la dénonciation d’un traité comme la CEDH serait impossible en droit serait une théorie osée, tendancieuse, tirée par les cheveux, insoutenable.
A ce taux là, la dénonciation du Traité qu’était le Pacte fédéral de 1815 (« qui ne contenait pas de dispositions relatives à son extinction et ne prévoyait pas qu’on puisse le dénoncer ou s’en retirer… » art. 56 al. 1 Convention de Vienne) par cet acte de souveraineté que fut la fondation de l’Etat fédéral en 1848 aurait été illicite et par conséquent nulle!
A ce taux là aussi les Puissances en 1848 auraient eu le devoir d’intervenir en Suisse pour rétablir le… jus cogens. Et nous aurions eu le devoir de nous soumettre, (ce qui d’ailleurs, soit dit en passant aurait notamment empêché l’éclosion ultérieure des Conventions de Genève et des ces monuments de la civilisation auxquels nous sommes attachés.)
Allons, allons…
11 décembre 2009 à 12:31
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1) l’article mélange trop de choses, p.exemple la situation dans les pays pauvres avec celle de la Suisse;
2) le fait que l’UDC profite d’une certaine affirmation ne signifie nécessairement que celle-ci soit fausse
3) pour citer les raisons expliquant des phénomènes complexes il faudrait utiliser la conjoction « et » plutôt que la « ou ». Cette dernière est préférée généralement par les dogmatiques.
4) Il est évident qu’ une forte croissance démograpphique pose des questions environnementales. A vrai dire elle pose aussi des questions au développement économique.
On peut constater que la plus part des pays ayant bénéficié d’un développement économique
ont poursuivi une politique de contrôle des naissance
5) depuis le début des années ‘80, les Etats Unis ont éliminé l’appui au planning familial (avec les moyens artificiels) dans les pays pauvres.
11 décembre 2009 à 12:52
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très intéressant; finalment on analyse la situation réelle sans être prisonnier de vieux clichés.
11 décembre 2009 à 16:48
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1) Je suis d’accord avec André Gavillet sur le faitque devant le reste du monde une cohésion gouvernementale aurait été trés opportune.
Néanmoins une nouvelle construction politique dans le sens envisagé par l’auteur est probablement plus difficile à atteindre qu’une différente attitude des citoyens vers l’initiative.
2) Une neutralité bénévole de l’UDC (le maximum qu’on aurait pu obtenir) n’aurait pas renversé le resultat.
3) Pour repousser l’initiative une campagne efficace pour le NON aurait été nécessaire, donc des moyens financiers. Alors on ne peut pas dire que la faute de la défaite est de l’attitude de l’UDC plutôt que du manque d’initiative et de courage des partis liberaux (liberaux dans le sens américains du terme).
Il ne s’agit pas d’une facon réaliste de voir le problème. Si on n’a pas eu le courage de s’engager dans cette bataille, il est doutable qu’on aura le courage de jeter l’UDC hors du gouvernement .
4) Les adversaires de l’initiative sont tombés dans le piège du manifeste: faut-il ou faut-il pas l’inderdire? On aurait du demontrer au gens q’il était irréaliste.
5) pour le futur il faut modifier l’attitude des polititiens, des milieux culturels et finalement des citoyens envers la question fondamentale: Etat de droit et démocratie (directe). Disons la démocratie comme elle est ressentie par une grande partie des citoyens(surtout en Suisse alémanique), c’est à dire la démocratie au sens étimologique du mot.
Pour atteindre ce but il est necessaire de faire connâitre la Constitution fédérale aux gens. (les Suisses connaissent leur Constitution comme le catholique moyen connait la Bible).
6) Quant il y a des initiatives contre l’Etat de droit il faut souligner le fait qu’elle violent un certain article de la CF, et non seulement remarquer qu’il y a une violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme ou de quelque convention européenne ou internationale. Le nationalisme – c’est assez normal dans les circonstances actuelles – joue un rôle important en Suisse.
15 décembre 2009 à 12:14
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Merci beaucoup pour cette article qui semble faire un quelques paragraphes le tour su sujet. Je sais maintenant comment voter sur cette importante question. Je recommandrai la lecture de l’article à mon entourage
15 décembre 2009 à 15:15
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Quelques bons exemples pratiques illustreraient utilement cet article.
15 décembre 2009 à 15:20
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N’est-il pas temps de calculer combien nous a déjà coûter notre « liberté » par rapport à l’Union européenne? (sans oublier toutes les consultations fédérales lancées par l’UDC à chaque changement)
15 décembre 2009 à 15:28
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Il a fallu des années aux grands sorciers du capitalisme pour imposer « la main invisible » du marché à tous les jobards de l’économie. Combien faudra-t-il attendre encore de lustres jusqu’à ce que les « souverains consommateurs » ouvrent les yeux?
15 décembre 2009 à 21:35
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Vous avez raison. Il serait plus digne que la Suisse sorte de Schengen.
17 décembre 2009 à 21:45
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Cet article est un des plus intéressants que j’aie jamais lus dans DP car y est exposé crument un choix politique fondamental: renoncement pur et simple au programme social-démocrate au profit du projet européen.
Or, on voit bien que ce projet européen est conçu essentiellement en faveur des intérêts des multinationales et revient à abroger radicalement toutes les protections sociales conquises en son temps par le mouvement ouvrier. (La preuve: directive Bolkenstein, arrêts de la cour de justice Rüffert, Alfa, Viking, notamment, rendant OBLIGATOIRE le dumping social dans l’UE.)
Vous appelez de vos voeux, pour mettre à l’écart l’UDC qui résiste à l’absorption de la Suisse dans l’UE, un « … accord gouvernemental, négocié ou implicite, fait de concessions réciproques, … difficilement conciliable avec un programme socialiste dur. »
Devant un renoncement complet à tout ce que la social-démocratie avait durement conquis, inutile de s’étonner que le PS perde inexorablement sa base électorale à chaque élection. Encore moins étonnant que l’électorat populaire – qui existe malgré tout – rejoigne l’UDC. Si ça continue, le PS va se retrouver bientôt à un étiage entre 12 et 15%, à égalité ou même au dessous des partis résiduels du passé: PDC et PRD.
Votre critique de la position incohérente de Rennwald est pertinente. Il faut choisir entre cette europe antisociale et le socialisme. Mais, aussi molle que puisse être la ligne sociale du PS, dans le vain espoir de trouver une plateforme pro européenne et anti UDC, le résultat risque d’être l’agonie électorale du PS, d’une part, et d’autre part pour l’accord avec le centre contre l’UDC, il faudra repasser. Trop d’intérêts communs lient ces partis à l’UDC.
Si le PS pouvait se maintenir environ à 20%, ce serait, arithmétiquement, un peu moins impossible. Le double discours d’un ouvriériste comme Rennwald, consistant à faire croire aux ouvriers qu’on ne les a pas lâchés, tout en restant pro européen, ce qui est incompatible avec la défense de l’acquis social, est donc peut-être une tentative de sauver les meubles.Vous la désavouez et vous rejetez aussi sa suggestion que le PS se refasse une santé dans l’opposition, au risque de laisser champ libre à l’UDC. Or, si ce n’est dans l’opposition, comment le PS pourrait-il espérer refaire ses forces?
Observateur extérieur, ce dilemme insoluble me semble indiquer que le PS est dans une phase de déclin historique irrémédiable, où, quoi qu’il fasse, il ne peut que perdre. Quand aux chances d’exclure l’UDC elles paraissent de plus en plus minces dans une situation où les différends vont se tendre et s’aigrir de plus en plus avec le monde extérieur (secret bancaire, libre circulation, minarets) et seront ressentis par la majorité comme prouvant la nécessité de défendre les avantages de la Suisse, avec un réflexe de citadelle assiégée, sans que personne ne puisse rien faire pour empêcher ce « repli identitaire »…
18 décembre 2009 à 15:19
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On peut aussi souligner que la sur-consommation de nos sociétés nous fait oublier la réelle valeur de la nourriture. Ces denrées alimentaires deviennent inépuisables à nos yeux tant la profusion et l’opulence caractérisent notre mode de vie occidental.
Étrange paradoxe de notre société qui ne semble pas voir le milliard de personnes dans le monde qui souffre de la faim…
http://blog.idpop.fr/index.php/coup-de-gueule/79-gaspillage-nourriture-vegan-faim
19 décembre 2009 à 9:05
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je suis tout à fait d’accord avec le considétations de JD Delley. J’ajoute la solution à ces problèmes est dificile surtout à cause du pouvoir de la finance, pas seulement chez nous, mais aussi au niveau de la planète.
19 décembre 2009 à 9:11
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Il s’agit d’un thème fascinant; il vaudrait la peine d’y insister et de porter des exemples concrets, comme il a été observé.
22 décembre 2009 à 7:42
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M. Erard, il me semble que votre billet démontre avant tout votre manque de connaissances du sujet. La question centrale que vous soulevez est « Comment des gouvernements responsables pourraient-ils prendre des engagements contraignants alors qu’ils n’ont encore que de vagues idées sur la façon dont ils pourraient les tenir? ». Elle sous entend que nous n’avons aucune idée quels aménagements faire, que le problème énergétique n’est pas encore résolvable. Ce point est totalement faux, comme le soulève également M. Bourqui dans son commentaire. Les solutions concrètes pour réduire nos émissions de CO2 de 50% d’ici à 2030 sont connues et pas juste de quelques sphères de scientifiques. Un exemple facile d’accès est « Heat: How to Stop the Planet From Burning » de George Monbiot. Tout en prenant en compte les considérations économiques nécessaires au maintient de notre confort, il explique comment réduire nos émissions carbones, et pas juste de 50% mais de 90%.
M. Erard, je vous invite à vous renseigner un peu plus sur les solutions qui existent déjà à ce problème planétaire, avant d’invoquer les Dieux…
21 décembre 2009 à 19:40
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Représentant le Conseil d’Etat vaudois, j’ai pour ma part été frappé par la narration qu’a donné l’ambassadeur d’Autriche auprès de l’UE des 15 ans de participation à la construction européenne. « Vous pouvez aussi être les architectes de l’Europe », a surenchéri M. Reiterer.
Cependant, les plans me semblent largement établis et il est très probable que la Suisse n’entre dans l’Europe qu’avec le statut de locataire d’un immeuble déjà bâti. Dommage, car nous aurions certainement apporté notre pierre à l’édifice en adhérant il y a 15 ans!
21 décembre 2009 à 19:41
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Le potentiel d’economies d’energie existe dans bien des secteurs et est bien connu des experts aujourd’hui, que ce soit dans les transports, dans l’immobilier residentiel, et dans l’industrie. Pourtant, souvent c’est bien un stimulus gouvernemental qui manque pour favoriser l’emergence de nouvelles voies dans l’economie. Ceci au detriment d’autres, energivores, polluantes, qui quelquefois sont si puissantes, qu’elles ont les moyens d’empecher le changement.
Parler d’incantation aux Dieux me parait completement depasse dans le debat d’aujourd’hui. Attendre encore une dixaine d’annees nous forcera alors a utiliser des moyens draconiens, qui pourraient etre tres lourds en sacrifices. Commencer aujourd’hui nous permettrait de decider de notre destin commun, et de le construire de maniere responsable!
21 décembre 2009 à 20:32
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Ce qui m’a frappé en écoutant J. de Watteville, c’est l’absence totale d’idéal européen dans ses propos. La Suisse ne fait que défendre ses intérêts à Bruxelles. Il est loin le temps des Delamuraz et des Felber. L’analyse de JdW est bien de constater que le bilatéralisme a atteint ses limites mais son employeur n’en tirera pas la conclusion qui s’impose: celle de préparer l’adhésion. En guise de réponse, onnous annonce qu’un Xe rapportsur des questions maintes fois étudiées (démocratie directe, TVA, franc suisse, agriculture, etc.). Le manque de leadership au niveau du Conseil fédéral est criant.
L’ambassadeur autrichien Schweisgut a bien mis en relief que la croissance de l’économie autrichienne constatée dès l’adhésion était bien supérieure à celle de la Suisse après le rejet de l’EEE et jusqu’à l’entrée en vigueur des bilatérales. Blocher n’a jamais reconnu ce fait pourtant capital.
Reiterer a aussi dit qu’il ne croyait pas à un fumeux « accord-cadre » qui fait rêver certains à Berne. Dont acte.
Pour la Suisse, la question européenne est posée depuis 52 ans… Schaffner nous a mis sur la fausse voie de la simple zone de libre-échange en 1958. Si elle adhérait aujourd’hui, la Suisse ne ferait que compliquer la construction européenne. Elle renforcerait le camp des sceptiques qui traînent les pieds (tchèque Klaus, certains Polonais, conservateurs britanniques bientôt au pouvoir et souverainistes de tout poil) alors qu’elle aurait beaucoup à apporter. Tout cela est bien triste et déprimant. Quelle chance l’Autriche a eu d’avoir des dirigeants clairvoyants qui l’ont mis sur la voie européenne avec l’appui de 66 % des électeurs.
21 décembre 2009 à 21:25
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On peut bien sur critiquer le discours anti élitaire de l’UDC. Mais il ne faut pas oublier que l’UDC n’a rien inventé. Elle se contente de reproduire et prolonger le discours de légitimation constant de la démocratie suisse moderne, depuis sa fondation.
C’est ce discours qui a permis au radicalisme de s’emparer du pouvoir au XIXe siècle: au nom des « petits » contre les « gros », en entretenant le ressentiment contre les « messieurs », les gensde « la haute »,les gens « idstingués » ou, litote vaudoise, « assez distingués », le « beau linge », « ceux qui ont des domestiques » ,etc. Le radicalisme c’était ça.
La grogne anti donneurs de leçons de l’UDC se coule donc dans des réflexes mentaux extrêmement profonds qui dans l’inconscient collectif se confondent avec la notion même de démocratie et de libre pensée. Elle reprend aussi le discours anti clérical des radicaux de naguère, contre les Jésuites, les curés, les pasteurs, les « mômiers », tous pareils, tous au service des messieurs distingués de la haute, tous donneurs de leçons, tous haïs au nom de la démocratie.
Cette culture anti élitaire est tellement invétérée qu’elle condamne au ridicule les avertissements du patricien Roger de Weck et son acolyte Andi Gross de ce Club Helvétique qui n’a aucun écho dans la masse, même s’il est chouchouté par les médias.
Il y a quelques temps j’ai cité ici un article de H.-P. Kriesi et D. Wisler exposant comment la démocratie semi directe a été inventée au XIXe siècle, d’abord dans la ville provinciale de Winterthur nourrissant un complexe anti zurichois. Il s’agissait avant tout d’une réaction anti élitaire contre le régime des « messieurs » libéraux, la caste parlementaire éclairée, de l’élite intellectuelle et économique incarnée par Alfred Escher, surnommé « princeps » par ses ennemis : un homme de progrès, élégant, brillantissime et riche à millions.
On ne veut pas de ça en Suisse, pas plus que des minarets. C’est dommage mais c’est ainsi. M. Blocher lui-même l’a compris et il sait bien que son brio d’industriel collectioneur ne lui est pardonnée que parce qu’il a un physique commun et qu’il s’est fait lui-même en partant de rien. Mais si l’élite véritable se reconnait au fait de porter un discours qui est entendu par les citoyens, alors Blocher est bien le représenantant principal de l’élite respectée, défiant l’élite méprisée et inaudible de l’establishment main stream, lui dont les commentaires hebdomadaires de teleblocher.ch sont suivis par environ 100′000 personnes soit le tirage de la NZZ à lui tout seul. Combien de visites sur le site du Club Helvétique?
Le fond anthropologique anti élitaire constitue en réalité le socle fondamental de la LEGITIMITE de notre Suisse moderne. On peut le déplorer. (Et de ce point de vue c’est intéressant de voir la gauche se convertir à l’élitisme.) Mais le fait est là.
On ne peut pas aller là contre et c’est pourquoi toute vélléité d’enrayer l’ascension de l’UDC par des mécanismes archi élitaires comme celui d’une juridiction constitutionnelle sera forcément perçue comme totalement ILLEGITIME et n’aura pratiquement aucune chance de réussir.
22 décembre 2009 à 14:13
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M. Brutsch, je vous rejoins à moitié seulement. L’article de M. Erard questionne d’avantage l’existance des mesures que leurs mise en oeuvre. Mais je vous accord que la question importante (au final) est leur mise en oeuvre politique.
24 décembre 2009 à 13:32
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Pourqui ne parle-t-on jamais d’interdire les placements à haut risque comme les produits dérivés qui peuvent décupler les gains mais le pertes aussi??
28 décembre 2009 à 14:30
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Il faut d’abord examiner la composition des produits financiers: les décortiquer jusqu’à la base aurait permis d’éviter la « formation » des subprimes et autres CDS.
Leur complexité est devenue telle que pratiquement plus personne n’y comprend quoi que ce soit.
Et disons aux actionnaires d’arrêter cette spirale infernale du profit à tout crin: en donnant des consignes claires et précises aux dirigeants de ces entreprises, histoire d’éviter une UBS 2!!!
28 décembre 2009 à 15:19
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Bref, nous avons la justice que nous méritons. Il est vrai qu’après ses prouesses avec les dirigeants de la Swissair, la justice zurichoise, avant d’ouvrir un procès contre les rigolos de l’UBS, devait bien s’assurer que le canton aurait les moyens de payer les indemnités aux accusés.
22 décembre 2009 à 10:51
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@ Michel Bourqui, Nicolas J.: La question n’est pas la faisabilité technique de mesures à prendre, mais leur mise en oeuvre politique, économique, juridique…
Juste pour illustrer la difficulté: le 29 novembre (en même temps qu’il rejetait l’initiative anti-minarets) le peuple du canton de Neuchâtel refusait massivement une excellente loi sur l’énergie.
22 décembre 2009 à 10:55
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Dans le discours anti-élitaire de l’UDC, Georg Kreis, historien bâlois et président de la Commission fédérale contre le racisme, est une de leur cible préférée. Récemment Georg Kreis, invité à la TV suisse alémanique après le vote contre les minarets, s’est posé la question de ce qu’il serait advenu d’une initiative, lancée par une UDC des années 30, contre l’«enjuivement» de la Suisse. Deux jours après, l’UDC demande la destitution de Georg Kreis en tant que président de la commission contre le racisme, et cela, entre autres, au nom de «toutes les Suissesses et de tous les Suisses qui se sont engagés pour les juifs persécutés sans en tirer de la publicité personnelle» (la lettre adressée au conseiller fédéral Didier Burkhalter figure sur leur site internet). Il y a effectivement eu des Suissesses et des Suisses qui parfois au péril de leur vie ont sauvé des juifs de la déportation. Ce sont, pour n’en nommer que quelques-uns: Elsbeth Kasser, Elisabeth Eidenbenz, Rösli Näf, Friedel et August Bohny et Maurice Dubois actifs pour le Secours aux enfants au sud de la France de 1939 à 1944, Gertrud et Gerhard Lutz en 1944 à Budapest, et Aimée Stitelmann qui a caché des enfants réfugiés à Genève et a été emprisonnée. Pendant des dizaines d’années ces gens ont été ignorés, parfois même diffamés. Ce sont des historiens comme Georg Kreis qui les ont sortis de l’oubli, «sans en tirer de la publicité personnelle». Il ne me semble pas que l’UDC se soit particulièrement engagée à les honorer publiquement.
28 décembre 2009 à 15:24
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S’il y a encore des citoyens suisses pour croire que leur gouvernement est à leur service et non à celui des grandes entreprises, ils devraient être au clair maintenant.
29 décembre 2009 à 3:03
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Une nuance cependant: tous les produits dérivés ne sont pas à diaboliser. Ainsi, ceux qui servent à une simple couverture d’opérations à terme peuvent être utiles et non parasitaires; ils permettent par exemple d’offrir des taux hypothécaires fixes plutôt que variables et cela contribue à une stabilité des loyers et des annuités des propriétaires de leur propre logement.
29 décembre 2009 à 20:54
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Intéressante contribution. La cupidité humaine est hélas avérée: des acteurs visant des profits immédiats sur le dos de l’industrie et des travailleurs, qui n’hériteront pas à couler le redressement occidental en transférant leurs portefeuilles dans des continents plus productifs, et qui chargeront les états de la mission de maintien de l’ordre public. Si cela a bien réussi une fois, pourquoi ne pas recommencer?
Pourquoi ne pas envisager un frein à cette cupidité en rendant obligatoire pendant au moins 6 mois-1année la détention d’un titre de propriété financière avant sa revente. Avec bien sûr les exceptions nécessaires, liées à l’utilisation industrielle immédiate des capitaux.
30 décembre 2009 à 11:26
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Il est à craindre que le diagnostic de « curieux » ne soit incontournable: le fond de commerce de la légitimité se conquiert, et pas seulement dans notre pays, au travers d’un discours contre les « élites »– ceux qui aux E-U reçoivent le surnom de « eggheads ». A titre de « evidences » de ce diagnostic, impossible de ne pas mentionner l’existence de sites comme ceux de DP et du Club helvétique, espaces où se déploient une connaissance et une finesse de réflexion politiques remarquables. Et cela, sans guère d’effets sur l’opinion publique si on en croit les résultats des votations. Combien en effet de visites sur ces sites? Et par qui, sinon par des déjà-convaincus et à la recherche d’informations et d’arguments complémentaires pour mieux étayer leur prise de position.
L’exemple de Blocher comme incarnation emblématique de la posture anti-élitaire dans notre pays est particulièrement parlant. Car, enfin, comment ne pas voir en Blocher, multimillionnaire, leader charismatique, un représentant de l’élite – non pas certes, celle des eggheads, des intellos universitaires,mais celle de l’économie et de la politique? Blocher est le représentant éminent de cette élite qui a saisi que la popularité passe par le mépris du discours intellectuel – peut-être parce que le « peuple » se sent exclu, du coup méprisé par cette forme de discours.
De sorte que la lutte sur la scène politico-médiatique peut être le mieux comprise, me semble-t-il, comme celle mettant en scène l’élite au pouvoir contre celle du monde universitaire-critique. Le récent déferlement de déclarations haineuses contre les analyses de U. Thielemann sur le secret bancaire en est une illustration exemplaire: une multiplication de condamnations sommaires et expéditives vouant à l’enfer de la haute trahison à la loyauté au pays hôte des analyses dont, alors, nul n’a plus besoin prendre connaissance.
Il faut peut-être même aller plus loin: dans le cas précédent, l’inconvénient (pour l’élite au pouvoir) est que les propos de M. U. Thielemann aient seulement pu trouver un écho dans les médias grand public. Le lynchage dont il a été l’objet constitue un avertissement à tout intellectuel critique: voilà ce qui t’arrivera si tu t’avises soudainement d’être entendu par le grand nombre; veille donc à rester parmi les tiens et à n’être entendu que d’eux. Tant que cela est ainsi, tu peux dire-penser-exprimer ce que tu veux: tu n’es pas un/en danger. Mais si tu franchis cette barrière, alors tu verras ce qu’il en coûte de mettre en cause notre pouvoir sur la grande scène médiatique.
S’il est une leçon à tirer du cas Thielemann pour la scène politique suisse, il me semble que c’est celle-ci. Gare donc à DP s’il parvenait, soudainement, à faire débat dans les médias grand public.Alors la vraie guerre avec la « vraie élite » commencerait.
30 décembre 2009 à 12:43
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À force d’avoir valorisé la levée des gardes-fou, la cupidité est devenue valeur dominante. Certes, de tout temps elle a existé avec sa comparse la corruption. Il est vrai que la Suisse est réputée plutôt bonne élève en matière de corruption. L’économiste Klitgaard a schématisé en une équation simple cette notion de corruption:
Corruption = (Monopole + Pouvoir) – Transparence(Corruption – Wikipédia)
Ce que j’ai trouvé d’intéressant dans ce qui est pour moi une découverte est que cette équation est composée de trois éléments centraux : le pouvoir, le monopole et la transparence. « Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ». J’ai envie de paraphraser Lord Acton en énonçant que « Le pouvoir pervertit et les monopoles pervertissent absolument ».
Je ne m’étendrais pas sur la puissance en terme de groupes de pression (lobbyisme) dont disposent les entreprises multinationales et les cartels monopolistiques pour influer en leur faveur le système politique. Il en va ainsi à Berne, à Bruxelles et ailleurs. Pour la démocratie, ce déséquilibre est calamiteux. De fait, force est de constater la méfiance du peuple envers leurs élus et le profond fossé existant entre gouvernants et gouvernés à croire que chaque partie perçoit une réalité différente et inconciliable.
Les monopoles ont ceci de particulier que nombre d’entre eux gèrent des budgets plus élevés que ceux d’États qui ne font pas forcément partie des pays dits sous-développés. Les moyens dont ils disposent leur confèrent un pouvoir contre lequel il est difficile de rivaliser, d’autant plus que ces facilités sont bien plus rapidement mobilisables que ceux d’un État démocratique qui doivent faire avec la plus ou moins grande célérité de leur administration, sans parler des débats parlementaires. Les dictatures bien sûr…
Les monopoles appauvrissent. Ils génèrent un fâcheux effet consistant à réduire le foisonnement de créativité qui échoue faute de débouchés. En témoignent les Microsoft, Monsanto, sans parler des conglomérats économico-militaires et j’en passe… Pour eux, pas de problèmes de financement. En revanche, les petites et moyennes entreprises, en lien direct avec le tissu social, n’accèdent pas ou si difficilement aux lignes de crédit ou de microcrédits qui leur permettrait de démarrer. Il était une fois le capital-risque…
Enfin — et à l’instar de l’affirmation selon laquelle le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais l’indifférence —, je me demande si le contraire de la transparence, c’est l’opacité ou la confusion. Et j’aurai tendance à croire que c’est la confusion et notamment la confusion dans le système des valeurs, autant que dans les objectifs. Les banques devraient être le « coeur » qui irrigue le tissu social au moyen de la circulation de la monnaie. Pour être juste, nombre de petites structures bancaires le font du mieux qu’elles le peuvent.
Cependant, le grand capital et nombre de grandes banques a créé des « produits » à caractère spéculatif, de surcroît réservé à des investisseurs disposant de capitaux élevés. Au lieu d’irriguer le tissu social, elles ont créé du vent — apparemment, cela finit par s’appeler des bulles spéculatives — quand ce n’est pas carrément des escroqueries telles les chaînes de Ponzi. La suite vous la connaissez… Une crise catastrophique à l’échelle planétaire, parce que les grandes banques et les grands fonds de pension notamment se sont compromis dans des jeux dignes des pires casinos. Notez qu’ils sont en train de remettre cela !
Pourtant, des progrès ont été accomplis, notamment en terme de lutte contre le blanchiment d’argent. À une certaine époque, cette lutte dirigée contre le crime organisé semblait impossible, car mettait en cause le sacro-saint secret bancaire et autre secret professionnel. D’aucuns pensent aujourd’hui que la Suisse est devenue exemplaire sur ce point. Rien n’est pourtant gagné définitivement. Il n’empêche qu’avec la Loi sur le blanchiment d’argent de 1997, les banques ont dû prendre de la distance avec l’argent du crime, sans qu’il n’y ait eu de catastrophe comme des retraits massifs de capitaux. C’était donc possible et aujourd’hui, cette lutte est perçue comme valeur positive. Nos banquiers ne se font pas fautes de le rappeler.
Pour conclure, M. Gavillet, j’ai dépeint la situation à coup de hache et certainement enfoncé des portes ouvertes. Bien sûr, vous avez raison, il est extrêmement regrettable que des malfaisants comme M. Marcel Ospel pour ne citer que lui — car j’en connais d’autres qui sévissent encore dans notre pays — ne puissent pas être soumis à la Justice et sévèrement condamnés.
Cependant, où faut-il placer notre énergie ? Dans les regrets ou dans l’avenir. Si notre choix porte sur l’avenir, alors soyons créatifs. Quelles modifications concrètes à la Loi sur les banques doivent être apportées pour qu’à la fois leur énergie, leurs compétences et leur créativité puissent être canalisées sur des objectifs profitables à tous ? Comment reconstruire de manière attrayante l’irrigation du tissu social par le flux monétaire ? Quels garde-fous efficients instaurer pour contenir les dérives dont nous connaissons l’existence par la lecture de l’Histoire ? Ce sont des défis qui nous appartiennent de relever au niveau de notre pays.
Il n’empêche que nous ne pourrons rien isolément. Donc, la question subsidiaire devrait être centrée sur la mobilisation de la communauté internationale pour sortir de cette confusion et établir une stratégie profitable à chacun, dans laquelle la majorité des peuples pourront se reconnaître. Dans cet esprit, notre pays pourrait jouer un rôle de leader, par exemple dans une structure comme l’ONU.
Comme c’est la période des voeux, je souhaiterais que les pages de Domaine Public soient emplies d’idées novatrices et enthousiasmantes. En somme que Domaine Public devienne le Social Impulse !
31 décembre 2009 à 8:36
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En quoi la non-construction d’un minaret empêche t-elle les musulmans de prier?
1 janvier 2010 à 18:49
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Vous avez raison phugace. Mais si ce populisme est bien ancré dans une certaine élite de la droite dure des affaires et de la politique, il ne faut pas oublier que cette élite là est suivie, plus que l’autre du moins, plus que l’élite pro européenne.
Ce n’est pas uniquement par démogagogie. C’est aussi parce qu’elle sait se faire l’interprête de préoccupations légitimes: L’attachement sincère des gens à leur autodétermination, à la démocratie directe, le scepticisme devant l’Europe de la libre circulation qui est aussi, selon les défenseurs les plus sincères de la classe ouvrière, muselés dans le parti social démocrate officiel, l’Europe de la « libre exploitation ». Et il est de fait qu’elle l’est.
Comment voulez-vous que les gens fassent confiance à une gauche qui brade leurs intérêts les plus évidents sur l’autel de l’Europe de la libre exploitation?
Vous me direz que le discours UDC est fallacieux. Mais si la gauche n’avait pas abandonné les intérêts sur lesquels reposait sa légitimité de mouvement ouvrier, le discours UDC ne mordrait pas sur l’opinion des couches populaires, qui existent bel et bien et continueraient de voter à gauche.
Alors, à qui la faute?
C’est la propre faute de l’élite intellectuelle progressiste si elle s’est mise dans l’impossibilité de traduire ces appréhensions réelles et légitimes des gens et donc dans l’impossibilité d’être entendue, à cause d’un suivisme européiste excessif.
Un parti antieuropéen de gauche, s’il était créé demain, aurait immédiatement 10% d’électeurs, à mon avis. C’est exactement l’électorat qui a quitté la gauche et le centre pro européen, pour rejoindre l’UDC et son langage carré.
Créez donc ce parti et qu’il prenne la défense de votre cher Thielemann. Vous verrez que ce discours sera entendu. Mais il ne peut pas être entendu venant d’une gauche pro européenne. Venant de pro européens les petites gens préfèreront penser « places de travail », craindre pour leurs connaissances employés de banque et huer le « Nestverschmutzer » qui ose mettre en danger ces places de travail.
3 janvier 2010 à 14:21
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Au lieu de lancer des initiatives aussi inefficaces que celle sur les minarets, nos partis politiques feraint bien de lancer celle qui permettrait de sévir contre nos escrocs de banquiers.
8 janvier 2010 à 19:27
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@curieux : « dans tous les pays du monde, le parquet est sous le contrôle du ministère de la justice ». Ce n’est le cas ni en Italie ni en Espagne ni dans 14 des 26 cantons. Je vous renvoie au Message du Conseil fédéral, p. 11-12 du document pdf. Bien à vous.
8 janvier 2010 à 18:43
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On ne pourrait que se réjouir de tout ce qui puisse faire du tort à la funeste EWS, qui a prêté la main à la plus lamentable farce politique de l’histoire suisse. Ceci dit, sur le principe, il ne faut pas se voiler la face: dans tous les pays du monde le parquet est sous le contrôle du ministère de la justice, qu’on l’appelle garde des sceux ou autrement. Il y a à ça de bonnes raisons.
On comprend mal la position de cette commission Dick Marty, Alain Berset & consorts. Tout le monde comprend qu’il faut à tout prix éviter la pagaille insupportable qu’on aurait si des petits juges commençaient à faire n’importe quoi dans des affaires sensibles où les intérêts supérieurs de la Suisse sont en jeu. Le comportement aberrant et dommageable de Roschacher n’a-t-il donc pas suffisament servi de leçon?
10 janvier 2010 à 14:19
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Merci pour cette précision. J’ai lu avec intérêt les pages que vous me signalez (pour le reste des 60 pages je m’y mettrai quand j’aurai le temps.)
En effet vous avez raison: en Italie et en Espagne ce n’est pas le ministère de la justice qui a la surveillance du parquet, mais je constate quand même que tel est le cas dans la plupart des pays. Dans certains cantons il y a un autre système, certes, le cas de Genève ou le procureur général est élu par le peuple étant particulièrement intéressant. Mais en général il me semble que dans les cantons tout le monde se connaît. Il y a donc un contrôle implicite qui empêcherait un procureur de « déconner » complètement, comme ça s’est vu au Ministère public de la Confédération.
Je note également que, comme le souligne le rapport, le ministère public ne ressortit pas au pouvoir judiciaire mais bien à l’exécutif (page 17 du rapport).
Bref, il y a beaucoup de possibilités ayant chacune des avantages et des inconvénients. Ma préférence va au système le plus réaliste: celui de la surveillance par le(la) ministre de la justice. Mais bien entendu ce sytème me plaît surtout dans la mesure ou ce poste ministériel est occupé par un homme (ou femme) de gouvernement digne de ce nom, idéalement de la qualité d’un M. Blocher, menant les affaires rondement dans l’intérêt du pays et en sachant où il va. Si on tombe sur un-e ministre idéologue, influencé-e par les pressions extérieures sur notre souveraineté, ou sot-te, alors ce système pourrait être très mauvais, et même pire qu’une commission parlementaire ou mixte qui risque de tout embrouiller à force de parlottes, excès de zêle, etc., sans parler du risque d’utilisations partisanes insupportables pour des coups tordus de basse police lancés dans le but de déstabiliser des adversaires politiques, comme on l’a vu lors du complot Holenweger-Roschacher de sinistre mémoire.
12 janvier 2010 à 7:42
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Grâce à Economiesuisse, nous serons aussi prêts pour la conversion écologique que nous le fûmes pour la toute récente crise financière.
12 janvier 2010 à 16:14
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Votre article met en évidence une problématique bien suisse qui a cours depuis longtemps dans ce pays.
Dans l’économie les hauts dirigeants se sont entendus pendant bien des années pour « tondre » le citoyen avec des cartels proposant des prix de 30-50% plus élevés que dans le reste de l’Europe. Heureusement que la concurrence est passée par là et que les choses changent (un peu) à ce niveau.
En ce qui concerne nos politiques, il est affligeant de voir à quel points ils peuvent être parfois médiocres et même bafouer la constitution (cas de l’UBS), sans avoir à répondre de leurs actes.
A quand une procédure d’impeachment en Suisse?
12 janvier 2010 à 23:48
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L’intérêt du pompage-turbinage ne se justifie pas seulement pour des raisons économiques, mais surtout techniques!
La particularité physique des réseaux électriques nécessite que la production d’énergie soit à tout instant adaptée à la consommation. Il est donc nécessaire de moduler cette production en fonction des besoins qui varient dans le courant de la journée, en fonction des jours de la semaine et des saisons. Cette consommation reflète la vie sociale et surtout l’activité économique d’une ville ou d’une région. Or seules certains types de centrales de production sont capables de varier leur puissance pour s’adapter rapidement à la demande.Cette restriction est d’ordre technologique uniquement et les centrales hydroélectriques de montagne sont particulièrement bien adaptées pour remplir ce rôle.
Cependant, pour pouvoir turbiner et produire de la puissance, il est non seulement nécessaire de disposer d’un bassin d’accumulation, mais encore faut-il que celui-ci contienne de l’eau! C’est pourquoi certains aménagements hydroélectriques complexes sont équipés d’installations de pompage-turbinage: Grande-Dixence, mais aussi Veytaux-Hongrin lié à l’origine à la présence de la raffinerie de Collombey et de la centrale de Chavallon, un aménagement qui date de plus de 40 ans maintenant. Ailleurs en France, Grand-Maison près de Grenoble, etc.
A défaut d’avoir la possibilité d’adapter à tout instant la production à la consommation, il faudrait produire à puissance constante et consommer le surplus d’énergie produite. C’est une des caractéristiques des centrales thermiques, technologie à laquelle appartiennent les centrales nucléaires. C’est ainsi qu’en France, pays équipé à près de 80% d’énergie nucléaire,on se chauffe beaucoup à l’énergie électrique (chauffage domestique).
Le pompage-turbinage n’étant possible qu’en régions de montagnes, du fait de la « Loi de la Gravitation », on ne risque pas d’en rencontrer dans les pays présentant peu de reliefs!
Conclusion: Le pompage-turbinage présente non seulement un avantage économique, mais constitue surtout une nécessité technique. Il contribue aussi à la sécurité de l’approvisionnement énergétique, car sans cette ressource, la Suisse serait contrainte de produire davantage ou d’importer en heures de pointe.
13 janvier 2010 à 15:16
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Contrairement à ce qu’affirme cet article, economiesuisse ne préconise pas un gel de la politique climatique. Notre organisation a approuvé l’objectif de réduction de 20% préconisé par le Conseil fédéral. Toutefois, faute d’accord à Copenhague, il manque le cadre international dans lequel inscrire une nouvelle loi sur le CO2. C’est pourquoi nous proposons de prolonger la loi actuelle et de fixer un objectif intermédiaire sur le chemin des -20% (-14% en 2014).
Cette manière de procéder permet à la Suisse d’éviter de créer une législation qui a toutes les chances de ne pas correspondre aux futures règles climatiques internationales. Cela assure une meilleure sécurité juridique aux nombreuses entreprises qui ont entrepris de réduire leurs émissions. Pour mémoire, les émissions de gaz à effet de serre des entreprises ont diminué de 8% entre 1990 et 2007, alors que le PIB réel progressait d’environ 30% durant cette période.
economiesuisse s’est fortement impliquée dans ce processus, en créant l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC). Cette dernière s’est engagée vis-à-vis de la Confédération a obtenir d’importantes diminution des émissions de gaz à effet de serre et une amélioration de l’efficacité énergétique. Les 2000 entreprises qui y sont liées ont déjà largement dépassé les objectifs fixés. En matière climatique, l’économie entend bien continuer à assumer ses responsabilités et à jouer un rôle moteur.
Voir notre dossierpolitique climat (fichier PDF)
16 janvier 2010 à 1:29
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Dans la lignée de votre article, vous mettez en avant que ces personnes sont détenues « sans jugement » à Cuba.
En cas d’accueil en Suisse, pensez-vous qu’il faille les juger? Et, dans l’affirmative, pour éviter qu’ils disparaissent comme certains anciens détenus de Guantanamo, faut-il les placer en détention avant jugement?
Idée inspirée de cette lecture.
Par surabondance, comme la Suisse est un Etat de droit, pourquoi est-ce que trois anciens détenus ont déposé une demande d’asile et, deux autres, en sont dispensés ? N’y a-t-il pas quelque chose d’étrange que l’Office fédéral des migrations ait refusé les trois cas qu’il a instruit et que le Conseil fédéral s’apprête à admettre sur son territoire deux personnes dont aucune autorité suisse n’a analysé une quelconque demande d’asile? Ne faut-il pas instruire leur cas pour estimer qu’ils ne présentent aucune risque pour la sécurité intérieure?
;o)
17 janvier 2010 à 0:30
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La manière hypocrite et sinueuse de Mme Widmer-Schlumpf est certainement très critiquable, comme d’habitude.
Mais au fond, pourquoi les USA ne sont-ils pas assez grands pour s’occuper eux-mêmes de ce problème?
Après tout ce sont les USA qui font cette sale guerre, et ce sont les USA qui ont ouvert ce bagne atroce de Guantanamo. C’est le Président des USA qui a promis de le fermer. Alors il n’a qu’à régler les cas de ces quelques centaines d’individus lui-même, sur le territoire américain. Cela paraîtrait logique.
Sinon quel honteux aveu de faiblesse la part de ce grand pays. Il serait donc incapable de régler aucun problème, quel qu’il soit, de manière humaine!
18 janvier 2010 à 10:55
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Bien trouvé! C’est vraiment une bonne idée de comparer ce bizarre projet Rubik avec la ferme générale.
Personnellement je pense que ce projet n’a aucune chance, et ce pour une raison bien simple: Les gens ne mettent pas leur argent en Suisse pour que le banquier suisse, en prélevant l’impôt à la place du gouvernement français, italien, belge ou autre, préserve leur anonymat. Ils l’y mettent pour ne pas payer d’impôt du tout, sur une partie de leur épargne, ou de leur fortune!
Si en mettant l’argent en Suisse il fallait s’attendre à payer à peu près le même taux qu’aurait réclamé le percepteur haï, plus aucune raison d’aller en Suisse.
Alors, soit la Suisse parvient à préserver la protection efficace et souvent légitime qu’elle offre à l’évasion fiscale depuis l’époque des dragonnades de Louis XIV, soit les fugitifs de la gabelle, s’ils ne sont que de petits épargnants accumuleront des Napoléons sous leur matelas, ou prendront le maquis (fiscal) par le système D en France même; s’ils sont très riches, ils auront des holdings sophistiquées aux Caraïbes.
18 janvier 2010 à 17:07
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La remontée de l’eau descendue aux heures de pointe avec de l’électricité de nuit est un système excellent que la Suisse a la possibilité d’utiliser alors que d’autres pays qui n’ont que quelques
mètres de déclivité pleurent de ne pouvoir faire davantage.
Passionné d’énergie renouvelable notamment d’éoliennes offshore, je vous signale que de l’ordre de 150 Millards d’euro vont être investi en Grande Bretagne et Mer du Nord.
Je vous signale que les possbilités de Raetia en Engadine dans l’hydrauliques sont encore très importantes.
La petite hydraulique des barrages du Rhin en Alsace mouline des volumes énormes sur quelques mètres de hauteur.
Bref vous me paraissez des idéologues totalement à coté de la plaque.
Henri Wibault
18 janvier 2010 à 23:06
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Au delà des considérations déjà développées par les intervenants précédents, n’oublions pas que les deux énergies renouvelables à promouvoir que sont le soleil et l’éolien ne sont pas régulables par une vanne. Si on met une hélice en drapeau ou qu’on déconnecte des panneaux photovoltaïques, l’énergie non produite est définitivement perdue. Et le soleil ne brille pas la nuit. Il est donc préferrable de produire l’énergie électrique et de la stocker sous une forme potentielle, soit de l’eau derrière un barrage. Vu le peu de développement actuel de ces deux énergies d’avenir en Suisse on peut encore règler le problème en modulant la quantité d’eau descendant des barrages mais il faudra aussi pouvoir stocker l’énergie produite n’importe quand par des grands champs d’éoliennes offshore en remontant de l’eau derrière les barrages.
Donc le pompage-turbinage n’est pas là que par logique marchande pour absorber le surplus d’énergie d’origine nucléaire mais sera nécessaire aussi pour les énergies renouvelables.
Je préfère voir les verres à moitié pleins.
25 janvier 2010 à 16:14
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En quoi la Suisse est-elle pique-assiette de l’Europe?
La réalité est inverse. Les accords entre l’UE et la Suisse bénéficient à l’UE plus qu’à la Suisse.
La raison en est, comme le secrétaire d’état Blankart l’a bien dit, qu’on n’a rien négocié. On s’est contenté de signer les yeux fermés tout ce que Bruxelles voulait:
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1956
http://www.mirabaud.com/jset/mirabaud/wwwmirabaudcom/data/communication/revue_de_presse/2004/200406_lagefi(FB)_fr.pdf
Non vraiment, on ne peut pas dire que la Suisse serait un pique assiette?
25 janvier 2010 à 16:11
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Indépendamment de la problématique abordée par les correspondants précédents, je me fais du souci pour mes capacités intellectuelles. Cette technique consomme 20 % de plus d’énergie qu’elle n’en produit. Donc, si l’on a besoin de 10′000 kilowatts, il en faut 12′000 pour les produire ? J’ai de la peine à voir ce qu’on y gagne…
Tant pis, je dois manquer d’énergie, sans doute!
26 janvier 2010 à 9:30
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Outre les activités ayant une faible empreinte écologique, celles qui tendent à réorienter la production industrielle vers un meilleur respect de l’environnement, soit l’écologie industrielle ou « clean tech »(la dépollution, les énergies renouvelables, etc.), sont très intéressantes aussi, y compris par leurs effets de levier plutôt sains: compétences pointues, exportabilité de compétences, surtout durabilité (même s’il est vrai que le recours à des matériaux rares ou polluants par leur processus d’obtention pose certains problèmes encore non résolus).
26 janvier 2010 à 9:50
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« Pas d’égalité dans l’illégalité »: donc la défense insuffisante de certaines parties dans tels procès pénaux ne jutifie nullement de refuser l’application correcte du droit dans d’autres situations. Affirmer le contraire tiendrait du sophisme, en voulant corriger une injustice persistante par le maintien d’une autre.
26 janvier 2010 à 11:26
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Ne pas oublier non plus que nous épargnons les frais élevés de formation des médecins, des ingénieurs, des biologistes et aussi dans les métierss non académiques qui vont avec. Cela en important en nombre et sans vergogne les spécialistes de ces domaines que d’autres ont formés (pas seulement l’Allemagne, car par un effet de domino elle se « réapprovisionne » en Europe de l’Est ou dans les pays du Sud). La périlleuse contrepartie, c’est que, le jour où par hypothèse les spécialistes d’Allemagne et des autres pays ne viendront plus, pour une raison quelconque, nous serons gravement le bec dans l’eau; nous tolérons une fragilité à long terme qui nous rapporte pour l’instant, mais pourrait nous coûter cher (on ne forme pas un médecin en moins de dix ans, un ingénieur ou un biologiste ne moins de cinq ans).
26 janvier 2010 à 22:28
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Cher Luc,
Ce n’est effectivement pas une raison de dire « non » mais un paradoxe que j’entendais relever. Car je doute qu’une initiative pour un avocat des requérants d’asile déboutés ou pour les criminels étrangers ait hélas le même succès!
30 janvier 2010 à 15:42
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Les Etats ont au contraire réagit vite et de manière variée: taxe sur les bonus, récupération fiscale immédiate des sommes versées, limite de taille et d’activités pour les banques, faisant preuve d’un mélange de créativité et de rapidité qui rappellent les comportements des banquiers d’affaires. Et qu’on ne vienne pas leur réprocher! Dans la partie politico financière, les Etats ne peuvent se contenter de courir derrière les banques avec des règles du jeu toujours dépassées. Ils doivent participer, quitte à modifier sans prévis les aiguillages qui départagent succès et échecs des acteurs privés. Du moins tant que ceux qui réclament un Etat passif – simple poseur de règles – n’auront pas débrouillé de manière convaincante l’histoire récente et expliqué pourquoi la règle de base du système libéral – succès pour ceux qui font les bons choix, faillite pour les autres – a été mise brutalement entre parenthèses pour donner un joker doré à ceux qui ont le plus profité des avantages du système.
Alors, si l’Etat devient joueur, mieux vaut compter sur Hildebrand que sur Merz dans le camp étatique…
30 janvier 2010 à 14:45
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Je ne peux que vous donner complètement raison, mais j’en ajoute une couche:
« Les citoyennes et les citoyens sont capables de trancher »…On souhaiterait en être parfaitement convaincu, mais le Temps signalait la semaine passée qu’un électeur sur sept s’était trompé en votant oui à la place de non à l’initiative sur l’exportation d’armes. Or, l’élection d’un gouvernement composite est d’une complexité incommensurablement plus grande que le choix binaire imposé par une initiative populaire.
D’autre part, les sièges réservés aux latins (qui pourraient être élus en arrivant au 10e et au 14e rang parmi les candidats) risquent bien de devenir une sorte de représentation folklorique.
30 janvier 2010 à 18:24
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Désolé, mais je voterai quand-même OUI à cette initiative. Pourtant le système qu’elle propose peut être discuté. Il n’aura pas que des avantages.
Ce qui me préoccupe le plus c’est le pronostic lu dans un article récent du Matin. L’élection par le peuple risque de favoriser des candidats « consensuels », wischy waschy, à la ligne politique molle ou pro européenne du genre Peter Spuhler, ou des girouettes comme Darbellay, (uniquement parce qu’il est connu dans tout le pays), et ce au détriment d’hommes de conviction dont la Suisse a besoin comme M. Christoph Blocher.
Ca, ça m’inquiète vraiment. Je l’avoue.
J’aurais préféré un système d’élection par le peuple proportionnel, au scrutin de liste, où les partis obtiendraient un nombre de sièges au CF proportionnel à leur résultat aux élections fédérales, et bien entendu ce devraient être leurs candidats têtes de liste officiels.
Ce système aurait eu ma préférencce car il m’aurait apporté la garantie qu’au moins deux UDC de ligne blochérienne, c’est à dire opposés à l’Anschluss, soient élus.
Je trouve que l’UDC fait preuve d’un esprit sportif peut-être excessif en s’exposant à un système majoritaire qui risque de pénaliser ses candidats les plus loyaux. Il faut du moins saluer ce grand esprit sportif.
Bref, au moment de voter j’aurai une certaine inquiétude, pour les raisons ci-dessus. Mais je voterai quand même OUI.
Risquer de vivre encore une fois une mascarade et un scandale comme le 12 décembre 2007… jamais!
2 février 2010 à 23:43
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Le problème, que certains ne veulent pas voir, c’est que l’abandon pur et simple du secret bancaire n’est pas une option. Le poids économique de cette industrie est trop lourd.
D’autre part, il y a encore un grand débat philosophique qui n’a pas encore été tranché par le souverain populaire. C’est la question suivante: existe-t-il une liberté publique, comparable à la liberté de conscience, comme au droit des journalistes à protéger leurs sources, permettant au citoyen de préserver une part de son avoir à la curiosité du fisc? (Ce qui comporte l’obligation du banquier de se taire s’il ne s’agit pas d’une affaire criminelle).
Jusqu’ici cette liberté est bel et bien légalement reconnue au citoyen, et elle est entrée dans les moeurs.
Maintenant les pressions internationales tentent de contraindre la Suisse à modifier sa pratique et sa culture dans ce domaine.
La question sera soumise au constituant par l’initiative de l’UDC visant à sceller la conception actuellement en vigueur dans le marbre pour obliger le monde à la respecter.
Cette votation aura lieu et elle sera cruciale. Elle se jouera non sur l’évasion fiscale étrangère mais sur le droit du citoyen suisses à détenir, oiu non, un bas de laine.
Jusqu’à maintenant des dirigeants incapables ont fait à la fois trop de concessions, parce qu’ils n’osent pas affirmer fermement la conception suisse de la vie, et trop peu, parce qu’aucune concession ne satisfera jamais les fiscs prédateurs de pays qui ne connaissent pas nos libertés.
Tant que le vote de principe n’a pas eu lieu le débat n’est que littérature. Même les TDI devront être ratifiés par le peuple.
Bien que les « élites » semblent faire mine de capituler, il se pourrait que le citoyen soit encore attaché à son droit au bas de laine. Nul ne saurait préjuger de son vote.
S’il refuse l’initiative UDC, et donc donne son consentement à la liquidation programmé du secret bancaire, alors la messe sera dite. On entrera dans une autre époque.
Si l’initiative est acceptée en revanche, le calme reviendra après un magnifique tollé international qui fera admirer la Suisse dans le monde entier, comme le vote sur les minarets. Les empiètements de l’étranger seront stoppés car ils se heurteront à la légitimité difficilement contestable, du vote d’un peuple libre.
Même la classe politique sera bien ennuyée. Encore une fois le peuple l’aura désavouée dans sa volonté de bradage et d’Anpassung. Même les banquiers seront gênés que le peuple leur donne une telle leçon, alors qu’eux-mêmes étaient prêts à se coucher.
Alors bien sur il y aura des remous. Ca « isolera » un peu la Suisse, pour un temps, et rendra pratiquement impossible son adhésion à l’UE. (Quelle bénédiction!) Mais il y aura des limites aux rétorsions possibles contre un pays qui est le troisième partenaire économique de l’UE qui ne peut pas s’en passer.
La place financière et la prospérité qu’elle génère sera sauvée pour plusieurs générations.
1 février 2010 à 19:33
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Le système électoral préconisé par l’initiative favorise l’UDC, qui avec un socle d’environ 30%, atteindra les quelque 35 % de pseudo majorité étant donné que les autres partis seront bien incapables de mettre sur pied une liste commune. On va tout droit vers la dictature d’un parti!
Le système de la majorité calculée sur les voix et non les bulletins valables est répandu en Suisse allemande pour l’élection du Conseil d’Etat et s’applique pour l’élection d’une grande partie des conseillers aux Etats. L’UDC a trouvé le « bon truc » qui la favorise!
Le système de la Ve République est quand même meilleur que celui de la IVe (les 13 tours pour élire René Coty en 1953). Et le système des grands électeurs de 1958 où dominaient les conseillers municipaux aurait favorisé l’élection de M. Pinay ou M. Poher… mais pas celle de M. Mitterrand! Et le premier président de la Ve R. n’a pas été le plus « dictatorial » parmi les six qui ont occupé cette fonction! On en a la preuve ces jours.
4 février 2010 à 10:01
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Tout à fait d’accordo avec JD Delley. Rien de nouveau sous le soleil.Il est en général plus facile – maintenant avec la TV encore beaucoup plus – de manipuler les masses que de manipuler les parlements. Aussi G.W. Bush l’avait bien compris (Voir à ce propos l’oeuvre de Al Gore « the assault on Reason » 2007) . Pour la Suisse une telle démarche serait plus injuste à cause des barrières linguistiques.
4 février 2010 à 10:24
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Bien sûr.la Suisse ne peut faire rien à elle seule. Mais il faudrait que les parties politiques prennent l’occasion pour examiner seriusement au moins les deux questions suivantes.
- Comment faire prospérer le système bancaire sans le fameux secret.
- Si la perspective « Suisse hors de l’UE » a encore des chances, et si oui dans quelle direction faudrait aller.
(A propos de l’UE: elle présente aussi le même défaut grave que notre pays – voire une évolution démographique suicidaire avec la conséquente tendence à l’irrationalité-, donc il faut pas attendre trop d’elle. )
Pour faire ça problablement un accord entre les partis serait nécessaire pour éviter les fuites démagogiques. En particulier il faudrait que l’UDC modères sa création de faux problèmes (le patois obligatoire dans les écoles maternelles, les minarets etc.)
8 février 2010 à 19:54
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Bien sur on ne tient pas le couteau par le manche. Mais:
Retirer la licence bancaire d’UBS aux USA c’est détruire 30′000 jobs, américains, plus les emplois induits. De quoi y réfléchir à deux fois en cette période de crise
.
Ne pas soumettre les CDI au peuple? N’est ce pas la constitution qui exige un référendum ? Ne pas les soumettre, même au parlement…? Donc procéder par ordonnances? Est-ce vraiment possible, en droit ? Peut-être, mais politiquement?
Les défenseurs du secret bancaire intangible sous-estiment peut-être la gravité de la situation. Mais ceux qui rêvent de voir le secret bancaire aboli d’un coup comme on tourne une page, ceux là ne rêvent pas moins.
Si le secret bancaire est à l’agonie, – une façon de voir les choses -, cette agonie très douloureuse pourrait durer très longtemps, plusieurs générations.
Même si le secret bancaire était cliniquement mort, ce qu’on a l’air de penser, ou souhaiter, à DP, il ne faudrait pas oublier que son cadavre pèse encore au moins 3′000′000′000 de francs ou dollars (ce qui revient au même): trois mille milliards, au moins, dont plus de la moitié non déclarée au fisc!
Pour le moment le magot n’a pas bougé. Les donneurs d’ordre des fonds attendent de voir comment, la Suisse se défendra. Le moment venu il suffira d’un clic d’ordinateur pour que l’argent s’en aille vers des juridictions qui ne criminalisent pas la soustraction fiscale.
Donc ça peut se faire à la dernière minute. D’ici là on peut attendre.
Tant que cet argent n’est pas parti, il trouvera une infinité de moyens pour peser dans la politique, sans bruit. L’argent ne parle pas, il murmure. Mais on l’écoute.
8 février 2010 à 20:27
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M. Gavillet vous avez un style magnifique. Mais pourquoi cette notion d’ »exigence égalitaire »?
Les sursalaires des managers sont choquants, d’accord avec vous. Non pas parce qu’ils blessent une idéologique exigence égalitaire. Plutôt parce qu’ils sont inéquitables, ce qui est bien différent.
Dans la foire d’empoigne entre les trois facteurs de la création de richesses que sont le capital, le travail, et la direction qu’on appelle aujourd’hui management, les directeurs-managers des grandes sociétés cotées abusent de façon déshonnête de leur position qui leur permet de fixer eux-mêmes la clé de répartition du résultat. Ils s’en attribuent la part du lion au détriment tant du capital qui a pris le risque, que du travail qui a fourni sa peine. C’est d’autant plus choquant quand des contrats léonins négociés dans la surenchère entre « chasseurs de têtes » leur garantissent des rémunérations exorbitantes même en cas d’échec du à une gestion hasardeuse.
Il faut remédier à ces abus, mais la notion d’égalité n’apporte pas la moindre solution là où il est question d’équité certes, mais aussi de décence, et surtout d’efficience dans la gestion à long terme des grandes entreprises et de financement sain de l’économie pour le bien commun.
8 février 2010 à 18:06
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« Le Champion est seul sur la plus haute marche du podium » Faux le champion de football n’est pas seul, il y a beaucoup de sportifs de haut rang qui gagnent énormement. Faux les vedettes de cinema ne sont pas uniques, il y a une foultitude de stars du spectacle qui gagnent des pactoles. De ceux là personne n’est jaloux, tout de même très curieux, mais des managers, les locomotives de l’économie qui boostent l’activité humaine et qui permettent à un tas de gens de vivre grâce à leur travail acharné et à leurs dons alors là la populace se déchaine, crève de jalousie parce qu’ils s’assimilent en quelque sorte à ces champions de l’économie qui font partie de leur monde. Ils sont salariés comme eux alors ils sont un peu comme eux, la base, et il n’y a pas pire jalousie qu’entre semblables alors que ceux du spectacle voguent dans l’olympe, ils sont inatteignables pour le bon peuple c’est pour eux une autre catégorie,un autre monde donc la jalousie ne peut pas les mordre.
8 février 2010 à 17:36
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Ce que vous dites n’est finalement qu’une collection de faits assez basiques, jusqu’à la conclusion:
A mon avis ce que vous qualifiez de mépris du travailleurs de base serait plutôt une forme d’indispensable motivation pour le low et midlle management en lui faisant miroiter des sommets (qu’il n’atteindra jamais).
Parce que soyons sérieux, même si vous privez tous les CEOs de leurs salaire pour le redistribuer a l’ensemble des « salariés meritants » ça ne changera strictement pas leurs vies, faites le calcul svp (42 mios de Vaselas sur les env 100′000 employé de Novartis = 35 Frs chacun par mois de plus!). Et si ça ne finit pas en peanuts dans la poche des salariés ça finira en peanuts dans la poche des actionnaires… belle victoire en perspective.
Alors soyez honnête avec vous-même, surtout qu’il est assez ironique que la gauche se batte contre des salaires trop elevés… Lol.
8 février 2010 à 9:04
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Mauvais temps pour les individus moraux: notre voisin allemand recompense le vol pour nous punir d’avoir commercé trop longtemps avec des menteurs. Nez sensibles s’abstenir. 2009 nous a enseigné/confirmé que les grandes banques ne s’imposaient aucune limite autre que la maximisation des profits à court terme. Et qu’une fois blessées par leurs errements, elles n’hésitaient pas à vider les caisses publiques. 2010 va nous montrer que les gouvernements sont prêts à tout pour sortir en tête du trou économique.
Je conseille une révision en profondeur des manuels d’éducation civique. Au plus rapide, on peut ressortir le prince de Machiavel. Plus adaptée à l’époque serait une éthique individuelle qui constate que les grands corps constitués – entreprises ou Etats – ne forment pas des modèles pour les particuliers. Ce qui a toute une série de conséquences que l’espace ici ne permet pas de développer.
9 février 2010 à 0:18
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Que diriez-vous si votre voisin, suisse moyen, engageait une aide de ménage à plein temps et qu’il la paye 9 francs par mois. ?
Vous diriez que c’est un salaud, c’est indécent.
Votre voisin a peut-être un revenu de 5800 Fr/mois, il ne peut donc pas décemment payer son employée 9Fr qui correspondent à 1/650 de son salaire.
Pourtant lorsque un patron de multinationale s’octroie 42000000 Fr de salaire annuel, c’est ce qu’il fait. Il estime admissbe d’être payé 650 fois le salaire du suisse moyen.
Les revenus de certains dirigeants et traders sont très clairement indécents. D’autre part cette caste de super riches est nuisible (ils polluent avec leur mazeratti et 4×4 géants, ils font exploser le prix de l’immobilier, ils détruisent les équilibres économiques en spéculant etc).
La solution doit être fiscale car toute autre solution sera bancale. L’état pourrait par exemple taxer à 90 % la part de revenus (= salaire+bonus+stock options et autres avantages) qui dépasse un certains montant. Disons 20 fois le salaire médian. Ainsi toute la partie du revenu d’un salarié qui dépasse 1,3 millions annuel serait taxée à 90%. Cela laisse tout de même plus de Fr 100′000 par mois pour vivre, ça n’est pas la misère.
Ce mécanisme ne toucherait pas les revenu hors salaire tel que des droits d’auteurs ou royalties sur des brevets, afin de ne pas décourager la création.
9 février 2010 à 9:07
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J’espère qu’un jour quelqu’un sera en mesure de calculer tout ce qu’a coûté à la Suisse, à ses entreprises et ses contribuables, le petit jeu de la « soustraction fiscale », en additionnant les frais administratifs, diplomatiques et juridiques, sans oublier le discrédit international.
9 février 2010 à 9:14
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Si 35 francs par employé ne signifie rien en regard des millions si mérités de M. Vasella, pourquoi M. Alan ne suggère pas que les 100′000 subalternes du grand patron ne lui envoie pas régulièrement 35 francs de prime supplémentaire en reconnaissance de ses immenses capacités. Puisqu’il n’est plus dans le coup, qu’ils le fassent à son successeur.
9 février 2010 à 9:26
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La majorité du peuple suisse croit encore mordicus aux vertus du secret bancaire, persuadée par nos dirigeants que c’est au peuple qu’il est profitable. Pourquoi la détromper alors qu’elle est prête à financer toutes les erreurs des vrais bénéficiaires?
9 février 2010 à 9:39
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Une explication évidente de la longévité des Combiers: le vacherin et la gentiane.
10 février 2010 à 16:26
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Que fais-tu de la frâche et des choux-raves? Salut.
10 février 2010 à 17:27
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les différences retributives actuelles (même dans le sport d’élite) sont excessives; elles ne peuvent nullement être justifiées avec des raisons économiques. Il s’agit d’une questione de pouvoir: le management exerce un pouvoir exessif à détriment des travailleurs et de la collectivité publique. (les haut retributions des sportifs d’élite devraient servir à justifier en quelque sorte celles des managers). Leurs retributions (salaires fixes, bonus, etc) ne se trouvent en relation avece le succès de l’entreprise.
Mais la chose principale c’est le critère de mensuration de ce succés: la cotation boursière et le profit net. En revanche – et ceci a été proclamé maintes fois par des entrepreneurs – la conservation et le dévelopment de l’entreprise ne sont pas pris en considération.
10 février 2010 à 20:58
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Que pensent DP et M. Gavillet de la proposition commune Minder-Blocher pour réguler les salaires abusifs des managers?
Personnellement je pense que c’est une excellente solution, disons la meilleure solution POSSIBLE.
En effet je trouve absurde la proposition socialiste de limiter les écarts de salaires par un coefficient arbitraire, (par exemple 12 x le salaire le plus bas). Si elle était adoptée elle ferait partir de nombreuses multinationales. Déjà M. Brabeck de Nestlé l’a fait savoir. Cela signifierait à la fois des pertes de places de travail, et de recettes fiscales. On se demande comment le PS peut faire des propositions aussi contreproductives.
J’espère que cette intelligente proposition de compromis sera acceptée par le Parlement. Faute de quoi je voterai l’initiative de M. Minder.
16 février 2010 à 7:44
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Mais n’importe quel taux de conversion prétérite les assurés ayant une espérance de vie inférieure!
16 février 2010 à 8:03
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Merci! Vous montrez le caractère simpliste du slogan « vol des rentes ».
On relèvera aussi qu’après avoir affirmé dans l’article II que la prudence des estimations n’est pas justifiée vous écrivez « les caisses peinent de plus en plus à s’écarter du régime minimal ». Que rapportent d’ailleurs les obligations aujourd’hui?
Certes il faudrait tout réformer, mais en attendant rien n’est vraiment clair. On a le choix entre principe de précaution et jusqu’au boutisme dont le but est de faire capoter le 2ème pilier.
15 février 2010 à 8:44
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Les hauts salaires vous choquent. Vous oubliez de relever qu’ils produisent une masse fiscale non négligeable.
Ce qui est bien davantage choquant, ce sont les bas salaires dans les entreprises. C’est cela que vous devriez dénoncer et pour l’amélioration des bas salaires que vous devriez lutter. DP se trompe de cible. Pour 10′000 salaires excessifs, il y a un million de travailleurs mal payés en Suisse. Ni la presse bourgeoise ni DP n’y font allusion. Voilà ce qui me choque. Jadis, la gauche défendait les petits. Aujourd’hui elle les ignore et s’attaque (mal) aux gros. C’est affligeant.
19 février 2010 à 1:18
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C’est que toutes ces contrées font partie du même pays, un royaume médiéval appelé Haute-Bourgogne ou Bourgogne transjurane, qui couvrait presque toute la Suisse actuelle, (à l’exception des zones vraiment alémaniques de Suisse orientale), à quoi s’ajoutait l’actuelle Franche comté, la Savoie, le Val d’Aoste, etc. Ce royaume vivait en symbiose avec le duché d’Alémanie ou Souabe, qui regroupait quand à lui la Suisse orientale actuelle, le Vorarlberg, le Brisgau, une bonne partie du pays de Bade et de Würtemberg, l’Alsace et dont notre reine Berthe était issue, puisque cette princesse avait été donnée en mariage par le duc Bourcard d’Alémanie au roi Rodolphe II de Bourgogne pour se réconcilier avec lui après l’avoir battu à la bataille de Winterthur (919).
Plus tard après 1032 la dynastie de Bourgogne s’éteignit et le royaume fut inclus dans le Saint Empire de Conrad le Salique. Son territoire fut disputé par plusieurs grands lignages dont celui de Guillaume-Otton un carolingien descendant des rois d’Italie qui domina la Comté de Bourgogne (Franche-Comté actuelle). La maison de Savoie tenta aussi de regrouper à son profit l’ancien royaume, avec certains succès dans le Pays de Vaud et en Valais avant d’en être chassée par les Bernois. Les Hohenstaufen par le mariage de Frédéric Barberousse et de Béatrice de Bourgogne rassemblèrenet toute la Bourgogne sous leur sceptre mais durent laisser un certain pouvoir aux Zähringen qui fondèrent Berne et Fribourg sans pouvoir s’imposer vraiment en Bourgogne. Beaucoup plus tard l’héritage de la transjurane sur le plateau suisse fut raflé principalement par les Bernois qui en laissèrent des mroceaux aux Fribourgeois et aux Valaisans lors des guerres de Bourgogne puis l’expédition de Nägeli en 1536. Dans ces actions Berne et Fribourg poursuivaient la vieille « politique bourguignonne » des Zähringen, leurs fondateurs.
Ce qui est de l’autre côté du lac resta à la maison de Savoie, dont les domaines jouxtaient Morgins. C’est pourquoi le Valais a des familles savoyarde comme Chappaz. La Franche-Comté, par héritage, passa aux Habsbourgs et donc à l’Espagne. Il reste des bornes dans votre vallée de Joux qui nous le rappellent.
C’est dommage que l’ensemble de la Haute-Bourgogne ne soit pas devenue suisse. Les Bernois avaient des vues sur la Franche-comté mais ils ont du se faire une raison à cause de Louis XIV. Après le traité de Plombières quand la maison de Savoie a lâché son duché ancestral, la Suisse aurait eu le droit d’occuper la Haute Savoie. Le conseiller fédéral Stämpfli, radical bernois, (toujours l’héritage des Zähringen) était pour mais Alfred Escher et les milieux d’affaires zurichois n’en voulaient pas, trop risqué.
Il n’en reste pas moins que tout ça, c’est le même pays, dont des morceaux nous manquent. Voilà pourquoi ces skieurs dont vous nous parlez jouent à saute-mouton sur la frontière suisse. Mais ils appartiennent tous au royaume de Haute Bourgogne auquel reviennent toutes leurs médailles.
18 février 2010 à 23:00
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Dans cette discussion, on évoque peu la responsabilité individuelle: il n’y aura pas d’économie d’énergie si les utilisateurs des logements (locataires ou propriétaires) ne modifient pas leurs habitudes en parallèle avec les travaux de rénovation. Si les fenêtres restent ouvertes, les lumières allumées, l’eau gaspillée (sans mentionner les week end à Barcelone…), il n’y aura pas grand progrès. On part de la prémisse que le locataire ne doit sentir aucun effet financier. Une manoeuvre neutre pour lui. Avec l’impression que l’environnement peut être sauvé gratuitement: sentiment erroné. Désolé pour les amateur de schémas répétitifs mais l’avenir de la planète, pour employer cette expression ampoulée, ne se laisse pas enfermer dans le prisme très genevois proprio-locataires.
21 février 2010 à 14:15
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La stagnation de l’agriculture biologique en Suisse est une conséquence directe d’une approche idéologique et dogmatique du concept même d’ « agriculture biologique ». Basés sur une philosophie écologiste fondamentaliste et parfois foncièrement religieuse (agriculture biodynamique) les carcans que s’impose cette méthode de production agricole conduit à un échec programmé. Le refus absolu d’intégrer les progrès de la génétique moderne (plantes hybrides, OGM) est un sérieux handicap. Confrontée à de réelles difficultés de maîtrise de certaines pathologies végétales, à des problèmes de perte de fertilité des sols, à un déficit chronique de productivité, l’agriculture BIO n’est sauvée aujourd’hui que par la grande distribution, les multinationales de l’alimentaire et la publicité: ironie des choses pour les purs qui rêvaient d’un monde débarrassé du grand capital et d’une société proche de la nature. Il n’y a qu’une porte de sortie possible: une remise en cause, non pas des objectifs de l’agriculture BIO mais des méthodes qui permettrons d’atteindre ces objectifs. Une production de proximité, respectueuse de l’environnement n’est-elle pas en fin de compte le but à atteindre? Il existe une science agronomique qui offre un monde plus vaste et plus efficace que celui étriqué de la doctrine BIO d’hier.
22 février 2010 à 16:23
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Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir s’il faut s’engager pour sauver la planète. A l’exception de quelques milieux réactionnaires, tout le monde est d’accord sur l’urgence de la sauver. Ce qui est en jeu c’est les moyens pour le faire et qui doit payer.
A ce propos, il est intéressant de voir comment les milieux immobiliers et économiques sont versatiles. A Neuchâtel, opposition totale à la nouvelle loi cantonale sur l’énergie, A Genève plein soutien à une loi qui ressemble beaucoup à la loi neuchâteloise.
La différence entre les deux lois c’est d’une part l’ampleur des déductions fiscales et les subventions en faveur des bailleurs et d’autre part la remise en question d’un système de protection cantonal contre les augmentations abusives de loyer (LDTR).
Les concessions financières obtenues déterminent l’engagement écologique des milieux immobiliers. Pourquoi la défense des locataires devrait-elle réagir différemment. Il n’est pas acceptable que l’assainissement se fasse sur le dos des locataires déjà fortement pressurisés par les plus hauts loyers d’Europe.
Les milieux immobiliers genevois le savent bien. La fameuse LDTR permet déjà de dépasser les plafonds de loyer après travaux qu’elle fixe si les loyers ne procurent pas un rendement abusif. Mais les bailleurs ont voulu exclure cette vérification.
Cela ne suffisant pas, ils ontobtenu de la majorité du Grand Conseil coordonnée par les Verts deux moyens d’augmenter les loyers sans devoir prouver que son rendement n’est pas abusif. Quelle aubaine pour les bailleurs du canton qui compte les loyers les plus élevés de suisse avec Zurich.
Mais ce qui plus est, les bailleurs ne doivent même pas prouver l’efficacité des travaux entrepris sur la baisse des charges. Ils obtiennent quel que soit le rendement, une majoration des loyers sur le calcul théorique de la baisse des charges. Or, une étude du canton de Vaud montre qu’en la matière les calculs sont à 2/3 inexacts.
Il y a plus, la modification de la LDTR prévue dans la loi modifiant la loi sur l’énergie empêche les contestations gratuites des loyers augmentés devant la commission de conciliation en matière de baux et loyer.
Dans ce contexte, défendre les locataires, comme le font l’ASLOCA et le parti socialiste genevois, ne relève pas du populisme. Que des partis populistes les rejoignent n’est aucunement surprenant, car de fait ces forces défendent les intérêts des petites gens, soit la majorité des locataires du canton. Il appartient aux forces progressistes, comme le parti socialiste, de renforcer leur présence et leur action politique en faveur de cette catégorie de la population pour éviter que des forces populistes ne prennent le dessus dans le débat politique et les élections.
La position du parti socialiste genevois qui invite à voter NON le 7 mars est ainsi tout à fait cohérente et juste.
23 février 2010 à 8:13
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L’enquête démontre que la vente de produits alimentaires biologiques sert surtout à gonfler les bénéfices de grands distributeurs et la vente d’organismes génétiquement modifiés aussi (Monsanto et Cie ne sont pas des oeuvres de charité). Le consommateur est maintenant renseigné, à lui de réagir avant que les paysans « biologiques » ne soient ruinés.
23 février 2010 à 8:24
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Les roseaux les plus pensotants de notre droite nationale nous ont déjà déclaré par d’innombrables contributions dans les médias que ces messieurs les anciens dirigeants des banques trop grandes pour faire faillite sont ininculpables.
La populace est-elle incapable de comprendre que la droite ne peut scier la branche sur laquelle elle perche?
23 février 2010 à 8:28
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Une proposition avancée rien que par des Welches?
Cela sera dur. Bon courage et patience!
23 février 2010 à 20:18
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A grand renfort de publicité et de déclarations, Coop annonce sa volonté de > au titre du développement «durable». Ces efforts s’inscrivent dans un souci de préserver notre environnement (on peut du moins l’espérer) et … dans une optique marketing très tendance.
La logique marchande reprend en effet vite le dessus. COOP vient en effet de lancer, en plein hiver, ses ventes annuelles d’asperges… du Pérou ! Bientôt viendront, comme chaque année en avril, le raison indien et les poires sud africaines.
COOP incite ainsi ses clients à un comportement irresponsable ; une véritable aberration écologique, quand on sait que ces asperges sont transportées par avion sur des milliers de km. Les coûts (externes) de la pollution par le CO2 et autres oxydes d’azote qui accompagne ce type de transport devraient à tout le moins être ajoutés au prix de vente de la botte d’asperges en application du principe du «pollueur payeur»
8 mars 2010 à 12:17
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« Délinquants », vous y allez un peu fort. Vous ne croyez pas?
J’ai été « gérant de fortunes » pendant 20 ans et j’ai constaté que le gros de la clientèle est constituée d’épargnants.
Il y a bien sur aussi les grandes fortunes, mais rassurez-vous, celles-ci n’ont aucun souci à se faire. Pour les vraiment riches, même si le système suisse des comptes numérotés est supprimé, il y aura toujours mille manières légales d’éluder l’impôt par des holdings, des trusts etc., dans les places anglo saxonnes.
Permettez moi de vous citer quelques cas humains que j’ai connus:
Une dame de petite vertu, française, devenue trop vieille pour vivre de ses charmes et tenant un kiosque à journaux. Elle avait mis en sureté en Suisse une petite pelote pour ses vieux jours à raison de nombreux versements modestes en espèces. Avec l’échange automatique, il suffira d’un dénonciateur malveillant pour que cette dame se trouve dépouillée de son épargne durement gagnée.
Une famille d’ouvriers suisses, dont madame, d’origine espagnole, avait hérité d’un petit terrain constructible dans une zône touristique, disons sur la Costa Brava, et avait pu le vendre avantageusement. C’est grâce à cet argent non déclaré que les enfants ont pu faire de longues études.
Un couple suisse: lui cuisinier dans un grand hôtel outremer, disons en Australie, et elle faisant des ménages. Ne comptant pas sur l’AVS pour leur retour au pays, ils avaient amassé sou par sou, en trente ans de privations, un bas de laine qui, augmenté par les intérêts et la hausse de la bourse, se montait à un million et demi de francs!
Je pourrais citer des dizaines de cas similaires, que j’ai connus.
Ces gens sont-ils des « délinquants »?
J’espère que mes petits tableaux pris sur le vif vous aideront à comprendre le côté humain du principe de la double incrimination, qui vous scandalise tant.
26 février 2010 à 18:10
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M. Imhof écrit, comme tant d’autres commentateurs de la loi sur les étrangers que l’apprentissage autorisé permettrait de « surseoir à un éventuel renvoi pour lui et sa famille pendant trois à quatre ans. Pour peu que plusieurs enfants se succèdent, c’est un séjour assuré en Suisse… »
Tant de commentateurs n’ont-ils pas encore vu que des centaines de personnes sans-papiers sont là depuis des années et n’ont aucune raison de repartir?
L’Etat de Genève a annoncé 5000 sans-papiers à Berne, sans succès depuis 10 ans! La Ville de Lausanne a dénombré 5000 sans-papiers voici plusieurs années également. Pourquoi faire comme si c’était nouveau d’avoir en Suisse « un séjour assuré » quand on est sans-papiers?
Les autorités cantonales refusent de traquer les sans-papiers, et les autorités fédérales refusent de régulariser le nombre de gens présents… On est bloqués là depuis bientôt une génération: normal que la génération suivante arrive! Et qu’elle vive ici sa vie entière!
7 mars 2010 à 19:06
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Toute petite précision Mr. Tille? Il me semble que c’est le municipal Oscar Tosato, avec l’appui de 5 de ses collègues dont le syndic Brélaz qui a habilement proposé au bon moment le projet provocateur?
Rendons à César ce qui est à César…. je me demande même si une petite correction ne s’impose pas…qu’en pensez-vous?
8 mars 2010 à 11:50
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Il est évident qu’avec un patron aussi démonétisé que le pauvre Merz, le secrétaire d’état risque de devenir le chef de fait. Mais n’est-ce pas une situation particulière due à la constellation fortuite du moment?
De toute façon, il ne faudrait jamais perdre de vue qu’un secrétaire d’état est et doit rester un haut fonctionnaire, même s’il était amené à faire des rapports techniques devant les chambres. Il y aurait quelque chose d’insupportable dans une démocratie, si un grand commis avait la même responsabilité qu’un magistrat élu.
Mais c’est vrai que le régime semble se modifier. Une évolution vers la bureaucratie se dessine et ce n’est pas une bonne chose. Avec des conseillers fédéraux comme ceux(celles) que nous avons: superficiels, ne possèdant pas leurs dossiers, donnant dans la coquetterie, le narcissisme ou le clownesque (suivez mon regard) ou ayant gagné leur siège dans le cornet surprise d’une révolution de palais, bien sur que la haute administration peut prendre le pouvoir. Seuls de véritables patrons, comme l’était M. Blocher il faut bien le reconnaître, pourraient empêcher cette évolution antirépublicaine.
Quand les chefs légitimes deviennent des rois fainéants, et ça s’est déjà vu dans l’histoire, on peut même voir se former des dynasties de grand commis. Ainsi la Sublime Porte au XVIIe et XVIIIe siècles a été gouvernée par la famille Köprülü, fonctionnaires d’origine albanaise qui ont fourni sept grands vizirs de 1656 à 1735. Les sultans étant trop accupés par leur harem.
5 mars 2010 à 14:36
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Le PLR et l’UDC croient soudainement aux tribunaux et à la justice. Ils n’ont pas trop montré d’indignation quand l’UBS à renoncé à poursuivre M. Ospel.
La démarche est inutile, elle est aussi très maladroite en termes de communication, les subtilités juridiques ne touchent pas les opinions publiques internationales qui verront une fois de plus la Suisse s’efforcer de défendre les intérêts des fraudeurs fiscaux.
Il eut été plus simple et direct, moins cher,que les banques achetassent ces cd-roms volés avant que l’Etat allemand ne le fasse.
8 mars 2010 à 16:05
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@curieux : Je suis sensible au côté humain. Les délinquants ordinaires sont le plus souvent des femmes et des hommes ordinaires. J’utilisais délinquant dans le sens littéral de celui qui commet un délit, ce qu’est la fraude fiscale (au sens large comprenant l’évasion) en Allemagne et en France.
8 mars 2010 à 21:26
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Un des gros problèmes de notre pays tient dans la composition des Chambres fédérales. La preuve est faite qu’elles ne représentent absolument pas la volonté populaire, mais les intérêts de quelques lobbys. Ne conviendrait-il pas de publier les noms des conseillers nationaux et aux Etats qui ont voulu l’abaissement des rentes et d’avoir ainsi, pour les prochaines élections, une liste d’individus à ne réélire en aucun cas?
9 mars 2010 à 8:18
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En effet, reste à voir si les étudiants adopteront les lieux. Une chose qui a été adoptée sans la moindre réticence par les autorités, les journalistes, toutes ces magnifiques élites d’un canton officiellement francophone et jusqu’il y a peu fier de l’être, c’est le nom barbare et putassier du bâtiment. Est-ce pour honorer ses architectes japonais ou ses élèves argentins qu’on lui donne un tel nom? Est-ce que chaque nouveau bâtiment officiel devra désormais afficher la marque qui a baillé quelques millions, de sorte que nous aurons bientôt un théâtre Toyota, pardon, un Toyota Playhouse, une piscine Danone, ou plutôt une Danone Swimming Pool, et le reste à l’avenant. On n’arrête pas le progrès ni la prostitution.
11 mars 2010 à 23:40
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Je comprends: vous dites « délinquants » au sens technique du terme, sans volonté de stigmatisation. Mais le choix de votre vocabulaire dénote pourtant de votre vision idéologique.
Vous considérez que ces personnes commettent des crimes, ou du moins des délits PENAUX, alors que jusqu’ici en Suisse ils sont considérés comme de simples contrevenants. Et c’est cela qui permet à la Suisse de ne pas prêter la main aux persécutions des agents du fisc qui traquent ces personnes.
Vous prêchez pour la suppression du principe de double incrimination, c’est à dire pour l’abandon de la distinction entre soustraction fiscale et fraude (ou escoquerie) fiscale. C’est ce qu’implique votre vocabulaire.
Il s’agit en fin de compte de différentes conceptions de l’existence.
Soit on considère que l’Etat n’a pas la légitimité pour fouiller dans les petits secrets intimes des personnes. Et on considère aussi que l’impôt n’est pas totalement légitime, qu’il s’agit d’une exaction, justifiée seulement jusqu’à un certain point, et qui ne l’est plus à partir du moment où il devient confiscatoire ce qui est le cas si la pression fiscale dépasse un certain niveau. On peut différer sur le niveau à partir duquel l’impôt devient du vol mais certainement le niveau atteint en France est intolérable.
Soit au contraire on considère que l’Etat a tous les droits et que les gains des individus, et leurs biens, ne sont en somme qu’un précaire, que les individus n’ont pas le droit de conserver et dont l’Etat a le droit de disposer comme bon lui semble, que par conséquent l’Etat a le droit de tout savoir sur le bas de laine de tout le monde, bref qu’il est normal que le citoyen soit nu devant l’Etat au point de vue pécuniaire, et alors on ne saurait accepter le secret bancaire et on perçoit le fait de venir s’abriter du vol gouvernemental, par exemple en ouvrant un compte en Suisse, comme de la « délinquance ».
Cette deuxième vision, votre vision, que je caricature à peine mais c’est de bonne guerre, ne prévaut pas jusqu’à maintenant en Suisse.
Au contraire l’ordre légal en Suisse autorise une zône de confort dans laquelle l’Etat n’a pas le droit de pénétrer avec les armes de la justice pénale.
A la limite – dans le sentiment du droit par les gens – il s’agit presque d’une liberté publique comme celle qui interdit à l’Etat de regarder par dessus l’épaule des citoyens dans l’isoloir.
Cette mentalité, certainement encouragée intelligemment par la « classe dominante » suisse depuis des générations et même des siècles, a été source d’une grande prospérité. Elle a aussi donné une souplesse extraordinaire à l’économie qui n’existe pas ailleurs, car le commerçant, l’entrepreneur, même modeste, a souvent un coussin de sécurité non déclaré permettant de traverser mieux les années difficiles et rebondir plus vite après les crises. Le tout est à l’avantage de l’emploi et de la prospérité générale et même du fisc car à la fin, si l’économie est plus prospère, la recette fiscale est meilleure, surtout quand les contribuables ne sont pas pressurés ni soumis à une inquisition détestable grâce au fait qu’ils ne sont pas considérés comme des « délinquants » en puissance.
Je ne sais pas si la lutte contre le secret bancaire se terminera par la victoire des gens qui voient la vie comme vous, ou par ceux qui la voient comme moi. Ce qui est sur c’est que si le genre de personnes que j’ai décrites étaient à l’avenir traités légalement comme des délinquants, – ce qu’ils ne sont pas aujourd’hui -, la Suisse perdrait énornmément. Les petites gens au bout du compte perdraient beaucoup. La Suisse ne serait plus le même pays dans lequel il fait bon vivre et la prospérité de TOUS en prendrait un coup terrible.
Les vrais riches, je l’ai déjà dit, n’en ressentiraient aucune conséquence. Ca c’est certain.
12 mars 2010 à 9:19
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« Un programme peu apte à promouvoir scolairement la progéniture de l’électorat de ce parti. »
Il est bien connu, en effet, que les meilleurs votent à gauche, et que les électeurs de l’UDC sont à la fois des feignants et des primaires, pour ne pas dire des primates…
12 mars 2010 à 12:07
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Je suis désolé mais, né en 1959 et ayant eu la chance de faire ma scolarité avant toutes ces réformes absurdes et ratées, je ne vois absolument pas le progrès qu’elles ont apporté.
Il me semble, en effet, que ça a été une orgie de foutaises idéologiques soixante-huitardes débridées, pour le plus grand désavantage des élèves et surtout de ceux de familles défavorisées qui en ont pâti plus que les autres.
En effet la seule manière d’aider les enfants intelligents de familles modestes à prendre l’ascenseur social consiste à leur transmettre des connaissances sérieuses avec des méthodes rigoureuses. C’est à dire à pratiquer une pédagogie de grand papa comme vous dites. Avec ces réformes le niveau a baissé et ceux qui en ont pâti sont bien entendu les moins favorisés. Les fils à papa ont pu aller dans des écoles privées et de toute façon ils ont des relations. Les gens de milieux modestes sont livrés sans bagage solide à la concurrence acharnée de plus riches et plus pistonné qu’eux.
Le résultat est donc une société incomparablement plus inégalitaire qu’avant. Comme résultat d’une idéologie qui prétendait favoriser l’égalité des chances ce n’est pas brillant.
Pas étonnant que le public ressente un malaise profond et accepte des initiatives, peut-être un peu simplistes, comme celle pour le retour des notes. Trop c’est trop. Il y a un ras le bol profond et on ne peut absolument pas avoir confiance. Les pédagogistes nous ont tellement prouvé leur dangerosité incompétente que peut-être on en est arrivé à se méfier d’eux, même quand ils font de bonnes choses. Mais dans ce cas, à qui la faute?
Enfin, pour l’entrée à l’école à quatre ans, si c’était facultatif pourquoi pas? Mais que ce soit OBLIGATOIRE, c’est bien la PREUVE de l’intention collectiviste et totalitaire qui est à la base de la réforme. Il s’agit de faire des enfants des ilotes de l’état communiste que l’on espère réaliser, en douce, par la contrainte scolaire, puisque les gens n’en veulent pas si ce projet leur est proposé à visage découvert.
Non merci! Ca ne passe pas et la population a nettement marqué son refus de cette évolution rêvée par mai 68.
Si on prétendait m’obliger à mettre mon enfant à l’école dès 4 ans et interdire à ma femme de s’en occuper jusqu’à 6 ou 7 ans, ce qui est bien asssez tôt pour aller à l’école, j’estimerais que c’est une raison suffisante pour déménager et installer mes pénates dans un pays de liberté.
15 mars 2010 à 11:42
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Il serait intéressant de savoir si la liste des 4′450 noms, à destination du fisc US, est toujours en train d’être élaborée ou si les travaux sont suspendus……
Une suspension de l’obligation de transmettre ces 4′450 noms n’est elle pas prévue dans le cas où 10′000 résidents américains se dénoncent volontairement?
15 mars 2010 à 16:17
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Oui, enfin un succès dans les urnes pour HARMOS! Bon, vu que la loi scolaire était déjà largement compatible, l’enjeu était biaisé. Reste que le populisme primaire n’a pas pris, c’est une bonne nouvelle en soi!
L’école est un sujet trop important pour être simplement brandi comme oriflamme électoraliste. Si quelqu’un veut discuter du fond, c’est avec plaisir, mais cela ne semble malheureusement pas être le cas… Le symbole central est l’entrée à l’école dès 4 ans, qui est déjà appliqué dans de nombreux cantons, et seule une petite minorité profite du statut facultatif des premières années. Pour ceux qui seraient à ce point effrayés, de nombreux cantons permettent de prendre en charge l’éducation de ses enfants à la maison: http://www.cruxmove.com/KantonalSummary.html.
L’école se doit de s’adapter à la société, et même anticiper les enjeux auxquels ses élèves seront confrontés. Le sujet n’est pas simple. Mais pour trouver et ajuster au mieux un équilibre qui permettra de faire progresser l’école, il est nécessaire que chacun entre dans le débat dans une optique constructive, pas simplement avec des bougonnements: « orgie de foutaises idéologiques soixante-huitardes », « pédagogistes [dangereux et incompétents]« , « intention collectiviste et totalitaire », « état communiste » (surenchère au gouvernement de centre gauche…).
J’aimerais encore signaler à M. Curieux que sa conception du Pays de Liberté semble en exclure 50% de la population, une autre conception d’un autre âge qui a encore la cote de l’inertie!
20 mars 2010 à 12:15
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Médialogues (podcast), de la RSR 1ère, tentait jeudi de soutenir la TdG. Jean Daniel Delley nous dit très exactement ce qu’il faut penser de cette publication indécente, stupide, contraire à toute éthique. Si on a suivi cette affaire dès le début, on a pu constater que le Raide en chef a plusieurs fois varié dans ses explications, témoignage de son embarras. La justice ne peut que condamner la TdG, sinon ses journalistes devront continuer de raser les murs…
15 mars 2010 à 22:21
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L’auteur semble se donner plus de peine à dénigrer les conservateurs avec de vieux clichés (l’école de grand-papa) qu’à argumenter en faveur d’Harmos.
Un débat similaire, avec le même genre d’arguments, se déroule dans le canton de Vaud. On est en droit de se demander, après plus de 20 ans de réformes, pourquoi il faut à nouveau tout chambouler. Les réformes d’il y a 20 ans étaient-elles donc si mauvaises? On peut le penser, mais pourquoi alors reprendre les mêmes réformateurs, la même idéologie idéaliste? C’est ce que le citoyen aimerait comprendre, pour un peu retrouver confiance dans ses autorités.
20 mars 2010 à 8:24
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Plus que d’accord avec vous. Depuis cette publication, je suis plusieurs fois intervenue dans des commentaires en disant que cette publication était un acte irréfléchi, qui, vu la susceptibilité des Khadafi , ne pouvait qu’envenimer la situation. Malheureusemenet, en disant cela je m’attaquais à la sacro-sainte « liberté de la presse » et à son « devoir d’înformer ». Mes commentaires n’ont en général pas eu l’heur de plaire aux modérateurs des sites. et pourtant, je n’insultais personne, je ne faisais que constater que ma « liberté d’être informée » n’exigeait pas du tout cette publication. Mais je me suis heurtée à cette défense corporatiste que les journalistes pratiquent pour eux, mais qu’ils critiquent si fortement pou les autres.
20 mars 2010 à 10:58
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Le corporatisme n’est, hélas, pas une spécialité journalistique. Cela dit, je m’étonne toujours des doctes commentaires qui prétendent, après coup, savoir ce qu’il aurait fallu faire dans telle ou elle situation. Et disant cela je ne cherche pas à défendre la Tribune de Genève.
La question que je me pose en revanche est la suivante: si aucun Suisse n’était encore retenu à Tripoli par le clan Kadhafi dont Hannibal n’est qu’un pitoyable mais vindicatif représentant, sa photo – anthropométrique ou artistique – ne représenterait qu’un fait divers dont personne ne se serait préoccupé sinon pour mettre en évidence le sort peu enviable des gens de maison exploités par certains diplomates peu scrupuleux.
On n’humilie pas Hannibal dit-on à Tripoli, mais ce régime – qui finira bien par disparaître un jour (le plus tôt serait le mieux) s’autorise toutes les crapuleries qu’on ne retrouve dans aucun traité de droit international, sinon au chapitre des sanctions.
20 mars 2010 à 21:05
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Il est vrai que le Tribune de Genève aurait été mieux inspirée en s’abstenant de publier les photos anthropométriques d’Hannibal pour des raisons éthiques, mais aussi et surtout pour sauvegarder l’intérêt des deux otages Max Göldi et Rachid Hamdani et contribuer ainsi à protéger leur intégrité corporelle.
Toutefois, il serait hasardeux d’affirmer que la publication de ces photos ont à elles seules retardé la libération de Rachid Hamdani et maintenu Max Göldi en otage. Cette publication a surtout servi de prétexte au régime Kadhafi, lequel à défaut de celui-ci en aurait trouvé un autre. On peut lui faire confiance en la matière!
Il est vrai que l’on est toujours plus avisé après un événement, plutôt qu’avant qu’il ne se déroule. C’est un pléonasme que de le rappeler!
La publication de ces photos n’a rien apporté de substantiel, sauf qu’on y découvre un individu pas rasé et mal coiffé, et pour faire bref, les photos d’un délinquant ordinaire, conformes à l’image que l’on se fait d’un enfant gâté en mal de repères au lendemain d’un rodéo nocturne plus qu’arrosé. Le dénommé Hannibal Kadhafi est de ceux-là!
Ceci étant posé, il ne faudrait tout de même pas inverser les rôles et faire d’Hannibal Kadhafi la victime de toute cette comédie humaine, alors qu’il en est la cause première, lui qui a infligé des sévices à ses deux domestiques.
Le régime libyen quant à lui ne s’embarrasse pas d’éthique, lui qui publiait récemment encore sur le site http://www.hannibal.ly – site aujourd’hui fermé (provisoirement?) – , de virulentes attaques contre la Suisse et de ses dirigeants, avec des photos relookées, agrémentées de croix gammées et d’autres niaiseries.
Sachons rester dignes et ne sombrons pas dans la facilité en maintenant le débat à un niveau intelligent, sans nous abaisser à répondre aux provocations d’un régime en recherche d’une légitimité plus qu’hypothéquée…
22 mars 2010 à 8:37
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… ou quand Domaine Public défend le libéralisme pur et dur et la concurrence sauvage!!! Ah mais c’est vrai qu’il s’agit là d’un libéralisme imposé, organisé et administré par l’Etat: alors je n’ai rien dit, vous êtes bien dans votre « créneau ».
22 mars 2010 à 22:33
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Merci pour cette prise de position très pertinente.
23 mars 2010 à 7:14
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Comme d’habitude, la Suisse manque d’argent pour la santé, la vieillesse, la jeunesse, les études, la nature, et maintenant même pour l’armée.
Mais pour se payer des enquêtes, des contre-enquêtes, des consultations, des magouilles, des procrastinations, ses autorités en trouvent toujours.
23 mars 2010 à 7:26
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Si M. Merz travaille si ardemment à réduire les diverses rentes de ses concitoyens, surtout des plus mal lotis, c’est pour les inciter à « prendre leurs responsabilités », selon le dogme le plus brillant de la droite. Chaque Suisse est né et reste responsable, sauf bien sûr s’il dirige une grande banque.
23 mars 2010 à 12:11
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Le droit à l’information n’est pas en jeu, cela est incontestable. Malgré le fait que la cause première de toute la question reside dans le comportement sauvage de Hannibal K. on a eu l’impression d’une certaine attitude raciste anti arabe, soit dans la police, soit dans d’autre milieux genevois. Ceci probablement a convaincu la Tribune de Genève à la publication.
25 mars 2010 à 0:09
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Vous avez parfaitement raison de tordre le coup à ce mythe qui consiste à faire croire que la majorité des Suisses seraient polyglottes. La maîtrise d’une seconde, voire d’une troisième langue nationale est de plus en plus rare. Cette évolution se fait en faveur de l’anglais.
En revanche vous êtes dans l’utopie en vous imaginant que l’administration fédérale mettra en place des services de traduction du français vers l’allemand « pour tous les textes qui doivent être publiés ».
Il y a plusieurs raisons à cela:
1° L’immense majorité des textes publiés par l’administration fédérale sont conçus, pensés et rédigés en allemand par des germanophones. Ils ne sont traduits qu’ensuite en français, en anglais et en italien, avec une priorité qui dépend avant tout de la nature des publication. Très rares sont les textes pensés et rédigés en français par des francophones. On ne parle même pas des textes rédigés en italien.
2° La traduction est un métier et une fois traduits, les textes doivent forcément être relus, adaptés et corrigés par des spécialistes du domaine traité eux-même locuteurs de la langue de publication. Or tout cela a un coût et en ces temps de vaches maigres, il n’y a aucune chance pour que l’administration fédérale change sa pratique. Celle-ci consiste à rédiger les textes en allemand puis ceux-ci sont confiés à un collègue francophone ou italophone, spécialiste du domaine traité, pour traduction.
Ces traducteurs occasionnels, issus des minorités linguistiques, jouent un rôle ingrat. Ils ne participent pas à l’élaboration du document et du fait du rôle dans lequel ils sont confinés, ils n’ont guère de possibilités progresser dans la hiérarchie.
Consultez les organigrammes des différents services de l’administration fédérale pour vous en convaincre. Vous pourrez constater que les germanophones, les Bernois en particulier, y sont surreprésentés dans les hautes sphères, à l’exception peut-être du DFAE. Il en va de même des organismes fédéraux autonomes, telle la FINMA (autorité de surveillance des marchés financiers) par exemple.
Cette réalité découle d’un rapport de forces, lui-même accentué par l’usage généralisé du dialecte.
L’usage généralisé du dialecte en Suisse alémanique, et notamment au sein de l’administration fédérale, est un réel handicap pour les francophones et italophones, ainsi que pour la cohésion du pays. Voir à ce sujet l’article rédigé par le conseiller national Antonio Hodgers et publié par « Le Temps » du 23 mars 2010.
25 mars 2010 à 10:31
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Réflexion fondée.
25 mars 2010 à 12:05
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Une chose m’agace dans cet article : la réduction des Suisses italiens aux Tessinois. Je ne comprends pas pourquoi ceci arrive toujours dans la presse romande et alémanique. On dirait que les journalistes du nord des Alpes ne soient pas allés à l’école en Suisse. Que dirait-on en Romandie si on appelait tous les Romands Vaudois?
Sinon j’ai une remarque. Exiger que chacun puisse s’exprimer et écrire dans sa langue dans l’administration fédérale implique que les Romands apprennent aussi l’italien pour comprendre les collègues Suisses italiens. Après être né et avoir grandi au Tessin, avoir vécu 8 ans à Zurich et 15 en Romandie et avoir travaillé 5 ans à Berne, il me parait évident qu’il est immensément plus probable de trouver des connaissances d’italien parmi les Alémaniques que parmi les Romands. Que les Romands, qui sont les handicapés linguistiques du pays, se mettent un jour à apprendre l’italien, je n’y crois pas.
D’où vient cette incapacité romande d’apprendre les langues? Pour des italophones l’allemand n’est pas a priori plus facile à apprendre que pour des francophones, pourquoi donc l’apprenons-nous mieux que vous? Je ne sais pas dans les Grisons, mais au Tessin on n’a pas plus d’ans d’allemand à l’école qu’en Romandie. A mon époque on était censé pouvoir faire des études universitaires en allemand après avoir appris cette langue pendant 5 ans à l’école (et ceux qui allaient au lycée avaient aussi en total 8 ans de français et beaucoup y ajoutaient 5 ans d’anglais facultatif; je parle du lycée scientifique pas du linguistique). Le fait d’avoir un enseignement d’allemand basé sur la pratique ne nous a pas empêchés de lire Max Frisch, Heinrich Böll, Arthur Schnitzelr, Ödön von Horváth pendant les cours. Et à l’école publique, pas dans un institut privé élitaire. De plus, la plupart des Suisses italiens de ma génération (j’ai 50 ans) ont appris l’italien standard à partir de l’école de l’enfance et par la télévision, parlant un dialecte lombard dans la vie quotidienne extrascolaire; une ultérieure complication que les Romands n’ont plus depuis maintes générations (pour qui ne le sait pas: les dialectes lombards, comme presque tous les dialectes d’Italie, sont aussi éloignés de l’italien standard que les dialectes alémaniques de l’allemand écrit).
25 mars 2010 à 22:35
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Ce débat est très intéressant. Il ad’ailleurs amené Antonio Hodgers à être provoqué en duel journalistique par le prof. Andreas Auer. C’est d’ailleurs la première fois de ma vie que j’ai été à 100% d’accord avec ledit prof. Auer.
Vous avez raison: imposer des quotas linguistique sous prétexte de protéger les langues latines, en les opposant à la langue de Goethe, pourrait aller à fins contraires.
D’autre part, l’apprentissage de l’allemand par les welsches devient de plus en plus un pensum, d’autant plus que l’allemand n’est, de fait, absolument pas la langue maternelle de nos chers Confédérés qui sont des Alémaniques. et non des Allemands.
Leur vraie langue est non celle de Goethe, mais celle de Johann-Peter Hebel , Jeremias Gotthelf (même si les passages en Bärndütsch de ce dernier avaient de son vivant été censurés par son éditeur berlinois), August Corrodi, Rudolf von Tavel, Otto von Greyerz et tant d’autres grands écrivains et poètes.
Je fais donc une proposition, certes cum grano salis, mais elle résoudrait complètement le problème et donc certainement elle mettra tout le monde d’accord:
Premièrement la langue alémanique devrait être ENFIN reconnue pour ce que qu’elle est: c’est à dire une LANGUE européenne à part entière au même titre que le Danois, le Suédois, le Néerlandais, etc. Il s’agit là d’autant d’idiomes germaniques qui n’ont rien de plus pour eux que le suisse alémanique.
Il existe d’ailleurs assez de dictionnaires du suisses allemands (schweizerisches Idiotikon, etc.) Une académie alémanique pourrait éventuellement être fondée, avec des écrivains alémaniques de talent, – ils sont nombreux -, y compris alsaciens, badois, württembergeois et vorarlbergeois. Cette académie veillerait à maintenir la diversité interne de la langue alémanique, tout en clarifiant quelques points quant à son usage officel.On aurait là un important instrument de rayonnement culturel de la Suisse.
Du même coup ce serait une décision politique allant complètement dans le sens européen actuel, particulièrement dans l’esprit de la charte européenne des langues régionales du Conseil de l’Europe. Ce serait aussi dans l’esprit des accords de Karlsruhe sur la collaboration transrégionale (puisque l’Alémanique est aussi la langue de l’Alsace, de la Souabe, et du Vorarlbverg et que nous sommes liés, dèjà, avec ces régions par les accords de Karlsruhe que la Suisse a signés et que les Cantons frontaliers ont ratifiés).
Ainsi on réussirait le tour de force de mettre d’accord à la fois les euroturbos et les lecteurs du journal Schweizerzeit de M. Schlür.
Bien entendu la constitution et la législation fédérale devraient être traduites en langue alémanique, et l’ancienne version en Hochdeutsch abandonnée progressivement.
Le « Hochdeutsch », « Schriftdeutsch » etc., langue importée de l’Allemagne ne serait donc plus une langue nationale. Bien entendu l’enseignement de la philologie allemande serait encouragé dans les universités pour les étudiants qui le désirent, mais les petits romands seraient libérés de l’apprentissage contre productif de l’allemand.
Comme langue commune à toute la Confédération, étant donné que l’espéranto, le vollapück, etc., sont des fumisteries ridicules; étant donné qu’il est exclu de privilégier une des quatre langues nationales que seraient le français, l’ alémanique, l’italien et le romanche; et étant donné que l’utilisation officielle de l’anglais serait indigne, une solution s’impose tout naturellement et elle évidentemment:
Le latin devrait être proclamé langue officielle de toute la Confédération, de l’administration fédérale, de l’armée, de l’administration fédérale, des programmes informatiques fédéraux, etc.
Ainsi on résoudrait le problème de la sous représentation de telle ou telle minorité. Le recrutement des fonctionnaires devrait simplement respecter un certain équilibre régional, non linguistique. La cohésion confédérale serait ainsi renforcée.
Le latin rénové serait enseigné à l’école à tous les enfants sans exception, comme une langue vivante et de façon excessivement ludique afin que le latin redevienne une langue parlée permettant à tous les Confédérés de se comprendre et de fraterniser.
Il y a un précédent célèbre: Le peuple juif, à l’initiative d’un linguiste génial nommé Eliezer Ben Yehouda, n’a-t-il pas réussi à retransformer en langue vivante, l’Ivrit, une langue morte: l’hébreu liturgique, en le modernisant? Aujourd’hui tout le monde parle couramment Ivrit en Israel.
Je ne doute pas que ces quelques propositions de bon sens ne s’imposent rapidement et règlent la question assez mal posée par Helvetia Latina, qui , en se ralliant à mes propositions, ferait honneur à son nom.
Liens
http://als.wikipedia.org/wiki/Portal:Alemannisch
http://als.wikipedia.org/wiki/Johann_Peter_Hebel
http://hls-dhs-dss.ch/textes/f/F11835.php
http://als.wikipedia.org/wiki/August_Corrodi
http://als.wikipedia.org/wiki/Rudolf_von_Tavel
http://de.wikipedia.org/wiki/Otto_von_Greyerz
http://www.coe.int/t/dg4/education/minlang/default_fr.asp
http://www.espaces-transfrontaliers.org/juridique.php
http://www.eda.admin.ch/eda/fr/home/topics/scoop/sclaw.html
http://mishauzan.blogspot.com/2009/02/la-creation-de-lhebreu-moderne.html
26 mars 2010 à 13:13
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@curieux:
Le latin rénové existe, il se nomme espéranto (voir aussi cet article).
Et seuls les parfaits ignorants de la réalité de cette langue osent soutenir qu’il s’agit d’une « fumisterie ridicule ».
26 mars 2010 à 16:37
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@curieux:
1- Quel latin utiliserait-on comme langue officielle? Celui de l’Eglise catholique romaine qui n’est pas à ressusciter car il n’est pas mort, étant employé aujourd’hui au Vatican? Le latin du moyen-âge qui servait de lingua franca sur tout le continent et qui n’était pas égal au latin de l’Eglise d’aujourd’hui? Le latin classique qu’on écrivait à Rome à l’époque de Virgile et qui probablement n’était même pas parlé par les romains et qui ressemblait très peu au latin écrit dans la même ville 200 ans plus tôt? Le latin n’est jamais mort mais a évolué comme toute autre langue; on le parle aujourd’hui dans des variantes régionales qu’on appelle italien, sicilien, piémontais, français, arpitan, castillan, portugais, sutmiran, puter, etc. Finalement, quelle variante de quelle époque et de quel lieu devrait-on choisir? Moi, je serais pour une variante nord-italienne actuelle.
2 – L’utilisation du latin pénaliserait la majorité germanique qui compte trois quart de la population du pays.
3- Cette idée d’une académie de la langue alémanique peut venir seulement à un francophone. Une langue n’a pas besoin d’une académie. L’anglais n’en a pas et se porte plutôt bien; après avoir absorbé des milliers de mots français pendant le moyen-âge il est en train maintenant d’en absorber des milliers de toutes les régions du monde sans qu’aucune académie s’en mêle. L’italien non plus n’as pas d’académie comparable à la française, à l’école on m’a toujours dit que le standard est plus ou moins calqué sur la pratique des écrivains.
4- Il me paraît qu’on exagère les problèmes liés au Schwiitzertüütsch. Moi, sans le parler j’ai fais mes études à Zurich, où j’ai eu une vie sociale fréquentant des alémaniques et même vivant quelques ans avec une Zurichoise. Je n’ai jamais parlé le zurichois et ce ne m’a pas posé des problèmes sérieux. La même chose vaut pour les alémaniques et les romands qui vivent en Suisse italienne sans apprendre le dialecte local. Si on maitrise la langue standard ce n’est pas une grande difficulté d’arriver à comprendre avec le temps le dialecte local, que ce soit au Tessin, aux Grisons ou à Zurich. Mais pourquoi vous les Romands vous êtes si mauvsais pour les langues? Expliquez-moi. Vous êtes bien les français de Suisse! Même l’anglais vous n’arrivez pas à l’apprendre décemment, à juger par l’exemple donné par les speakers de la RSR et de la TSR.
28 mars 2010 à 18:50
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Une solution simple serait d’apprendre la langue parlée par nos concitoyens, c’est à dire le Suisse-allemand, puisque l’Allemand N’EST PAS la langue maternelle outre Sarine. Rien n’empêche d’apprendre le Hochdeutsch à côté, si nécessaire.
Les avantages sont que 1) c’est bien plus facile à apprendre (la grammaire et la construction des phrases est bien plus familière pour un francophone que le datif-accusatif) et que 2) l’interlocuteur Suisse-alémanique sera bien plus heureux de pouvoir parler dans SA langue.
Considérer le Suisse-allemand comme un dialecte et non une langue semble une erreur. Le Néerlandais (inclus le Flamand) est une langue à part entière, alors qu’il descend du bas allemand comme le Suisse-allemand, et qu’il y a certaines similitudes entre ces 2 langues.
Mon avis rejoint d’ailleurs celui de « curieux », et j’en suis heureux: chaque fois qu’un débat sur cette problématique a lieu dans mon entourage, et que je fais part de cette théorie (ci dessus), on me regarde comme si c’était une utopie!
L’utopie n’est elle pas d’essayer depuis si longtemps d’imposer une langue qui n’est pas celle de 2 habitant sur 3 dans ce pays, vainement d’ailleurs?
28 mars 2010 à 19:56
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Analyse intéressante!
Toutefois:
« Pourquoi les Romands seraient-ils les mauvais élèves du plurilinguisme? L’explication relève pour certains de la psychologie du groupe – les Romands sont plus paresseux – voire quasiment de la génétique – ils sont aussi mauvais que les Français. »
Pour ma part je ne vois pas pourquoi les Romands seraient les mauvais élèves du plurilinguisme?
A mon avis la cause est ailleurs et je rejoins tout à fait l’analyse d’Antonio Hodgers – cf article cité en référence par Alex Dépraz.
Le problème résulte essentiellement de l’usage omniprésent du dialecte en Suisse alémanique. En effet, alors que notre Constitution fédérale cite l’allemand comme l’une des quatre langues nationales, celle-ci n’est en Suisse qu’une langue écrite, alors que la langue parlée est le dialecte. Or celui-ci n’est pas enseigné à l’école!
Pour le francophone (pour l’italophone aussi, c’est vrai) qui s’installe en Suisse alémanique – j’en ai fait moi-même l’expérience, y ayant vécu durant cinq ans au début de ma carrière professionnelle, dans deux régions différentes -, il est très difficile de s’intégrer réellement dans le tissu social sans maîtriser le dialecte.
Travailler en Suisse alémanique pour un Romand ne pose pas de problèmes majeurs en soi, pour autant que l’on fasse le deuil de promotions professionnelles.
Y vivre est une autre paire de manches!
Il est très difficile de nouer des relations sociales, autres que superficielles, avec les Suisses allemands si l’on ne maîtrise pas le dialecte.
J’ai lu la réponse d’Andreas Auer à l’article d’Antonio Hodgers, mais ne partage absolument pas les objections de M. Auer qui est dans le déni de réalité, comme la plupart des Suisses alémaniques d’ailleurs, lorsqu’on évoque le sujet avec eux.
Pour conclure une anecdote qui m’a été racontée par ma fille laquelle vit en Suisse alémanique depuis plus de dix ans. Elle a assisté à une conversation entre un Bernois et et un Allemand. La conversation se déroule en Hochdeutsch. Après quelques phrases, l’Allemand dit au Bernois: « … mais vous savez, je comprends très bien votre dialecte (sic) »!…
29 mars 2010 à 0:41
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Personnellement, ayant vécu environ 5 ans à Zurich et n’ayant jamais réussi à apprendre le « Mundart », je trouve les Suisses allemands très gentils, accueillants, très chaleureux et amicaux envers les romands, et pas du tout ennuyés quand on leur parle en mauvais allemand appris à l’école et non dans leur idiome local.
J’ai simplement constaté qu’avant d’être complètement intégré dans la vie sociale et invité par tout le monde, il faut vivre là bas environ trois ans. Ce qui me paraît normal pour faire son trou, où que ce soit.
Après 3 ans, et même si on ne parle pas le dialecte, et même si on a un accent à couper au couteau, on est adopté. Et c’est certain que Zurich est une des villes les plus sympas aui monde pour habiter.
Souvent nos confédérés font eux-mêmes l’effort de nous parler en français, et nombreux sont ceux qui parlent bien notre langue. Ils aiment leurs compatriotes romands. C’est certain.
En revanche, ils sont beaucoup moins tolérants pour les gens parlant Hochdeutsch si ceux-ci viennent d’Allemagne. C’est vrai qu’ils n’ont pas beaucoup de sympathie pour les Allemands, volontiers jugés « arrogants », et pas toujours à tort. Et ils craignent le « grand canton » et sa tendance à l’impérialisme.
Je trouve en tous cas qu’on n’a rien à reprocher aux Suisses allemands.
J’ai été là dessus à 200% d’accord avec Andreas Auer, un homme dont les idées, d’habitude, sont aux antipodes des miennes.
Il est assez normal que nous Welsches fassions un certain effort pour nous adapter, si nous envisageons de faire carrière outre Sarine. Et il y a vraiment beaucoup de belles carrières à faire en Suisse allemande, que ce soit dans l’économie et/ou, bien sûr, dans l’administration fédérale où les salaires sont incroyablement attractifs pour des fonctionnaires ayant la sécurité de l’emploi.
A vrai dire je ne vois absolument pas de quoi on, et Antonio Hodgers, se plaint.
29 mars 2010 à 1:30
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Joel, je crois qu’on y viendra. Le Suisse allemand a une telle prégnance. C’est tellement une langue nationale, pour tout un peuple, qui n’est pas du tout à l’aise en Hochdeutsch, et qui l’est de moins en moins, que je suisà peu près convaincu que le jour viendra où l’on finira par reconnaître officiellement que l’Alémanique est une langue à part entière et non un dialecte.
Il y a seulement un certain complexe culturel bourgeois, pas indigne de considération d’ailleurs, qui reste très attaché à l’allemand, langue de culture. Evidemment, le Suisse allemand paraît une sorte de patois, un parler de culs terreux. Et il l’est d’ailleurs un peu. Mais il faut donner au Suisse allemand les lettres de noblesse auxquelles il a droit, et qu’il peut encore acquérir d’ailleurs. Il n’est jamais trop tard pour accéder à la noblesse.
J’ai cité une brochette de beaux écrivains. On ne pourra peut-être pas rivaliser avec Goethe, Schiller. Mais ceux que j’ai cités sont plus qu’honorables. La Suisse allemande a d’ailleurs produit des génies mondiaux indiscutables, comme Jeremias Gotthelf et Robert Walser. Bien sur ces deux là ils ont été un peu contraints à écrire en Hochdeutsch, sous peine d’être condamnés à une diffusion réduite. Mais ce sont des auteurs alémaniques et si le Suisse allemand devient une langue à part entière les nouveaux talents seront plus incités d’écrire en Suisse allemand, leur langue maternelle.
A propos, quels sont les grands génies littéraires néerlandais, d’importance mondiale? A vrai dire j’avoue que cela ne me vient pas tout de suite à l’esprit, alors que c’est le cas pour les peintres: Jérôme Bosch, van Eyck, Quentin Metsis, Patinir, Ruysdael, Jordaens, Vermeer, Rubens, van Dyke, Rembrandt, Franz Hals, van Gogh pour ne citer que ceux qui me viennent à l’esprit immédiatement.
Evidemment, c’est que la diffusion d’un grand peintre n’est en rien limitée par la peinture, langage sans paroles, alors qu’un écrivain est limité par sa langue. Il doit bien y avoir quelques grands écrivains néerlandais, il faudra que je me renseigne.moins que les Hollandais, si doués pour la peinture, ne soient pas du tout prédisposés pour la littérature. Mais le norvégien n’est pas une langue très parlée, et la Norvège a bien eu Knut Hamsun, qui écrivait en norvégien, je pense, pas en allemand. Et Hans-Cristian Andersen, qui écrivait en danois, est mondialement connu. Donc pour les futurs génies littéraires alémaniques, tous les espoirs sont permis du moment qu’ils oseront écrire dans leur langue maternelle et non plus dans une langue étrangère comme avaient été contraints de le faire Dürrenmatt, Frisch, Gottfried Keller & Cie.
Je vous suggère Joel de lire le livre de Dante Alighieri intitulé: de l’éloquence en langue vulgaire. Dans cet essai, ECRIT EN LATIN ! « De vulgari eloquentia », il appelle de ses voeux ce qui pourrait devenir une langue italienne « illustre », « royale », « aulique », « curiale », si on pouvait la débarrasser de ses défauts dialectaux, municipaux, régionaux qui cachaient des fulgurances de pierre précieuse comme une gangue.
Il dit pis que pendre, par exemple du Toscan, qui a pourtant fini par devenir l’italien classique. Il se moque de la prétention des Toscans, à l’époque déjà, d’avoir la plus belle langue d’Italie. Il dit « presque tous les Toscans sont hébétés par leur horrible parler ». Il descend en flamme tous les dialectes particuliers: Le romain « lugubre jargon, le plus laid de tous les vulgaires italiens ». Il n’est guère plus tendre pour le sicilien, le milanais, le bergamasque, et tous les autres dialectes qu’il passe revue. Il donne sa préférence au vulgaire de Bologne, tout en lui contestant la « préférence absolue ».
Finalement, dans cet essai inachevé, il esquisse les règles de grammaire, rhétorique, et les réformes qu’il y aurait lieu de considérer pour que l’Italien devienne enfin une langue « illustre ».
Eh! bien les « vulgaires » italiens étaient exactement dans le même état pitoyable du temps de Dante que les multiples dialectes alémaniques, descendant de la langue parlée à la cour des Hohenstaufen qui a dégénéré en patois par suite de l’absence d’un état alémanique comparable à la France ou à l’Espagne.
Je suis convaincu que tout comme l’Italien « vulgaire » de Dante, du latin dégénéré, l’alémanique vulgaire et guttural d’aujourd’hui va redevenir une langue littéraire, poétique, et politique officielle, « illustre » et même « royale ».
Cette LANGUE a un brillant avenir devant elle.
29 mars 2010 à 22:19
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Voici, pour ceux que cela intéresse, les recommandations auxquelles concluait une étude empirique (« Le plurilinguisme de la Confédération. Représentation et pratiques linguistiques dans l’administration fédérale » réalisée dans le cadre du Programme de recherche national 56 «Diversité des langues et compétences linguistiques en Suisse» (www.nfp56.ch):
1. Investir dans la formation linguistique du personnel fédéral pour améliorer la maîtrise des langues minoritaires. L’usage des langues minoritaires dans un office fédéral est déterminé par les connaissances (défaillantes) de la communauté majoritaire. Dès lors, pour accroître l’usage des langues minoritaires au sein de l’administration fédérale, il faut améliorer les connaissances (du moins passives) du français et de l’italien pour les germanophones, ainsi que de l’italien pour les francophones. Dans ce but, la Confédération devrait d’une part mettre en place un programme de formation interne, adapté aux besoins spécifiques de son personnel aussi bien en termes d’organisation qu’en termes de vocabulaire. D’autre part, la Confédération devrait s’engager à promouvoir l’enseignement des langues nationales dans les cursus de formation scolaire sur l’ensemble du territoire helvétique.
2. Renforcer le travail de sensibilisation interne à l’administration. Les dynamiques menant à la discrimination des minorités linguistiques au sein des offices fédéraux ne sont pas intentionnées, bien au contraire. Un premier pas pour l’élimination de ces mécanismes discriminatoires consiste dès lors à améliorer la sensibilité du personnel (notamment germanophone) à cet égard. Une meilleure sensibilisation des cadres est particulièrement importante. Ainsi, la Confédération devrait renforcer les mesures de sensibilisation pour cette thématique à l’intérieur de l’administration. Il faut inciter, davantage que par le passé, la mise en place de programmes de promotion du plurilinguisme par les départements et les offices fédéraux. De même, il faut valoriser davantage le rôle des délégués au plurilinguisme. On peut imaginer aussi la formulation de guides contenant des « best practices », la conduite de campagnes de sensibilisation, l’organisation de séminaires de sensibilisation interculturelle, etc. Enfin, il serait souhaitable d’évaluer régulièrement les effets de ces mesures de sensibilisation et de rendre les résultats de ces évaluations publiquement accessibles.
3. Eliminer le biais linguistique dans le recrutement du personnel. Un biais de sélection linguistique est introduit dans le processus de recrutement lorsque celui-ci est géré en une langue du côté de l’unité administrative qui recrute. Puisque les germanophones sont plus nombreux dans l’administration fédérale, il y a une probabilité plus grande que les processus de recrutement soient gérés en allemand, ce qui joue en défaveur des candidatures issues des communautés linguistiques minoritaires. Pour éliminer les biais de sélection linguistiques dans les processus de recrutement, il faut que ceux-ci soient gérés de façon réellement plurilingue. La Confédération doit donc veiller au caractère plurilingue des processus de recrutement. Ainsi, on peut imaginer la mise sur pieds de commissions de recrutement linguistiquement mixtes, qui ont la charge d’assurer un traitement linguistique égal des candidats issus des différentes régions linguistiques, en ce qui concerne la mise au concours des postes à repourvoir, la pré-sélection des candidatures, ainsi que la conduite des entretiens d’embauche.
4. Recommandation structurelle: mettre en place un centre de promotion du plurilinguisme interne à l’administration. En comparaison internationale, la Confédération n’investit que faiblement dans la promotion du plurilinguisme au sein de son administration. Il est donc évident que la mise en place des mesures 1 à 3 proposées ci-dessus nécessite des investissements supplémentaires. Afin d’éviter un éparpillement des ressources à l’intérieur de l’administration, mais aussi afin d’assurer une meilleure planification et une coordination de ces mesures, il nous paraît souhaitable de créer un Centre de promotion du plurilinguisme (CPP) pour l’administration fédérale. En analogie au Commissariat des langues officielles qui existe au Canada, le CCP devrait être doté de ressources et de compétences importantes en matière de promotion du plurilinguisme. L’importance et le caractère transversal de la tâche requièrent un statut institutionnel fort du CCP ; il serait ainsi souhaitable qu’il soit rattaché directement à la direction d’un département – et non pas situé à l’intérieur d’un office fédéral.
5. Recommandation de processus: envisager une démarche contraignante au niveau de la représentativité linguistique du personnel. Notre recherche a montré que la représentation équitable des communautés linguistiques minoritaires au sein des offices est un élément déterminant pour la pratique effective du plurilinguisme dans l’administration fédérale. Or, cette représentation équitable est loin d’être atteinte pour tous les offices. En dépit des instructions de promotion de plurilinguisme, décidées par le Conseil fédéral en cinq versions successives depuis les années 1950, il existe encore de nombreux offices fédéraux dans lesquels les minorités linguistiques sont sous- représentées de façon éclatante. A notre avis, le moment est donc venu – et la nouvelle Loi sur les langues le permet – que le Conseil fédéral envisage de prendre des mesures contraignantes à l’égard des unités administratives défaillantes en matière de représentativité linguistique. Plus concrètement, on peut penser à un plan d’action en deux étapes. Dans un premier temps, il s’agira d’obliger les offices qui n’atteignent pas les valeurs cibles en matière de représentativité linguistique à formuler des plans de promotion de plurilinguisme et à mettre en place des mesures concrètes. A cet effet, ils seront soutenus par le CCP. Si malgré ces mesures, les valeurs cibles ne sont pas atteintes après l’écoulement d’une certaine période, les offices en question seront contraints, dans un deuxième temps, à appliquer une politique de discrimination positive à l’égard des communautés linguistiques sous-représentées. Cela veut dire qu’ils ne seront autorisés à recruter que des candidats appartenant aux communautés linguistiques sous-représentées jusqu’à ce que les valeurs cibles soient atteintes.
30 mars 2010 à 10:13
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Que voilà un sujet qui réveille les Welsches et les autres! La propagation d’une langue dépend plus de la puissance de l’Etat qui l’impose que de sa beauté: le latin sous l’empire romain, l’espagnol du temps de Philippe II, le français avec les Bourbons et jusqu’à Napoléon, avec une longue prolongation au XIXe siècle, l’anglais dès la guerre de 14-18, avec l’arrivée en force des Etats-Unis. N’oublions pas que les Américains de Roosevelt rêvaient de mettre la France défaite en régie et que le français a été admis comme langue officielle de l’ONU à une voix près.
Il y a cinquante ans, la république de Chine publiait des revues et des calendriers en français, quelques années plus tard, ils étaient en français et espagnol, et maintenant?
Ce n’est certainement pas en acceptant que la bibliothèque de l’EPFL s’appelle Rolex learning center que les Welsches vont sauver leur langue.
En attendant d’être obligés d’apprendre le chinois pour survivre, balayons devant notre porte.
30 mars 2010 à 10:17
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Curieux, en prenant l’évolution de l’italien pour soutenir tes arguments à faveur du Suisse allemand, tu te fais un mauvais service. L’italien standard est aux dialectes régionaux ce que le Hochdeutsch est aux dialectes allemands, compris les alémaniques. Il y a au moins la même distance linguistique, si pas plus. Jusqu’à la fin du 19ème siècle l’italien n’était parlé en Italie que par une petite minorité de gens cultivées. On a estimé qu’en 1860 peut-être 10% des italiens comprenaient l’italien et 5% le parlait, les dialectes étant les langues maternelles des italiens, pas l’italien. Je te rappelle que les dialectes italiens sont en partie inintelligibles entre eux; essaie de parler milanais à Rome et personne ne te comprendr ; essaie de comprendre le génois ou le napolitain après avoir grandi au Tessin et tu verras que tu ne piges pas un mot. Le premier roi d’Italie parlait piémontais et français, pas italien. Les italiens on donc adopté l’italien, langue semi-artificielle parlé nulle part telle quelle, même pas en Toscane, pour se comprendre entre eux. Les italiens sont donc passés de la langue locale à la langue standard, tout en gardant dans la plupart des régions la première. Ceci est le contraire de ce que tu postules pour les alémaniques qui devraient abandonner la langue standard pour rester avec la locale. Moi, en huit ans de vie à Zurich et 5 de travail à Berne j’ai toujours refusé de parler activement le suisse allemand. Je n’ai jamais accepté que les tessinois vivant en Suisse alémanique soient censé apprendre le suisse allemand quand les alémaniques qui vivent au Tessin n’apprennent pas le tessinois. Je suis pour la réciprocité des droits et des devoir entre les communautés linguistique et tant que moi, étant italophone, je n’ai pas les mêmes droits que les francophones et les alémaniques, je continuerai à détester la Suisse. Je pourrais même jeter le passeport suisse si j’en avais un autre.
31 mars 2010 à 15:26
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Merci Curieux et Joel! Je me sens moins seul avec mes propositions qui font sourire mon entourage…
Pourquoi s’énerver à apprendre une langue inutilisable dans la vie courante? Pourquoi obtenir des certificats Goethe que, pour ainsi dire, aucun Suisse allemand n’est capable de passer (véridique!!!)? A quoi servent tous ces diplômes si nous ne sommes pas capable de commander une bière ou un billet de bus?
A Zürich où j’ai déménagé en 1987 pour apprendre « le » Suisse Allemand (je croyais qu’il n’en existait qu’un…), aucun cours de Suisse Allemand n’était disponible (en fait si, mais uniquement pour les Suisse Allemands!!!). Grâce aux réunions du ZEF (Zürich en Français), j’ai pu apprendre les bases me permettant de mettre le pied à l’étrier (les plus importants: tout ce qui se termine par « -ung » se dit « -ig », « gsii » signifie « gewesen » et « gsee » signifie « gesehen »). A partir de là, il m’a enfin été possible de comprendre un peu plus les phrases.
En deux mots: apprenez l’Allemand jusqu’à ce que vous abordiez les formes passives. Rien ne sert d’aller plus loin pour vous débrouiller en Suisse Allemande.
Quant au Bärndütsch, il a l’avantage de résoudre certaines difficultés de l’allemand… mis à part certains mots, c’est la forme de politesse (« Ihr » et « Sie ») qui nous est tellement difficile à apprendre, alors qu’elle est utilisée en Bärndütsch de la même manière qu’en français (« merci à vous » se dit à ZH: « danke Ihnen » et à BE: « danke Euch »)… En deux ans, maximum, nous pouvons acquérir le Bärndütsch de sorte à pouvoir commander une bière ou un ticket de Bus…
En deux mots: vive le Bärndütsch, apprenons tous le Bärndütsch!!!
31 mars 2010 à 16:07
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Bonjour M. Delley,
Une des présuppositions clés de votre article est que ceux qui dissimulent leur argent au fisc de leur pays d’origine sont dans leur tort. Cet argument est défendable (même si à débattre) pour des pays démocratiques dont les régimes politiques, économiques et fiscaux ne sont pas basés sur la prédation de leur population. Par contre, le secret bancaire a aussi protégé des personnes, dont mon grand-père, de la spoliation de la part des autorités de leur pays.
En 1942, l’Etat turc a prélevé un impôt confiscatoire sur la fortune des minorités religieuses – ma famille a dû vendre la quasi-totalité de ses biens pour payer l’impôt. En 1964, l’Etat turc a expulsé mon grand-père, citoyen grec, tout en expropriant ses biens et son outil de travail. Cette fois-ci, grâce à de l’argent mis en sûreté en Suisse, mon père a pu reprendre l’activité commerciale familiale (dans la bijouterie) et mon grand-père recommencer une activité à Athènes.
Je suis persuadé que d’autres auraient des histoires similaires à raconter et suis donc inquiet des conséquences de la fin du secret bancaire pour tous ceux qui doivent faire face à un état inique et prédateur dans leur pays d’origine.
1 avril 2010 à 18:19
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Antonio (del Rio), même si ce n’est pas poli de tutoyer quelqu’un qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, je le ferai avec toi puisque tu en as pris l’initiative.
Tu as peut-être raison de dire que ma comparaison ne tient pas, entre le propos de Dante souhaitant élever au rang de langue littéraire la langue « vulgaire » qu’était à son époque l’italien dialectal par rapport au latin, langue noble que tous les clercs, dont lui, pratiquaient quotidiennement, et l’inévitable destin du suisse allemand qui à mon avis deviendra fatalement une langue officielle, tôt ou tard.
Je pensais à l’Italien vulgaire devenant langue littéraire par opposition au latin, par analogie avec le Mundart suisse allemand par rapport au Hochdeutsch.
Je prévoyais la disparition du Hochdeutsch comme langue parlée en Suisse, et l’élévation du niveau du suisse allemand, qui pourrait devenir une langue littéraire, ou plutôt le redevenir, car il l’a déjà été au Moyen-Âge sous le nom de Mittelhochdeutsch, langue de la cour des Hohenstaufen.
Le Mittelhochdeutsch survit sous la forme de patois et dialectes locaux appelés Bärntütsch, alsacien, alemannisch, Züritütsch, Baslertiitsch, Wallisertiitsch, etc. C’est une langue alémanique archaïque qui a retrouvé une forme classique et littéraire déjà avec la grand poète Johan-Peter Hebel au XVIIIe siècle.
Comme M. Lecoultre le rappelle très justement, c’est l’absence d’un état centralisé comme celui de Philippe II en Espagne, ou de Louis XIII et Richelieu en France, qui explique que l’ancienne langue courtoise de l’Alémanie ait dégénéré en dialectes. Mais le processus peut avoir lieu au XXIe siècle. Ce n’est pas trop tard, du moment que la Suisse reconnaîtrait enfin à cette langue un caractère officiel, constatant ce fait incontournable: le Hochdeutsch est une langue étrangère mal aimée par la population.
Donc ce que j’entrevois – je le vois plus comme une évolution inévitable que comme un souhait – c’est la naissance future d’une nouvelle langue standard alémanique, qui supplantera le « bon allemand » comme la langue satndard italienne a supplanté le latin.
Bien sur cette nouvelle langue ne tuera pas les dialectes, pas plus que l’italien standard n’a tué les dialectes locaux italiens dont tu nous rappelles à quel point ils sont restés forts.
Enfin, puisque tu craches ton venin contre la Suisse, ce pays que tu détestes, je ne vois pas ce qui t’empêche de demander la nationalité italienne.
Tu auras alors la possibilité d’être gouverné par la Lega Nord, qui propose quant à elle, la création d’une langue nouvelle: le Padan, issu des dialectes du nord de l’Italie.
Toi qui n’aimes pas le provincialisme suisse allemand, je suis sur que tu adoreras, en revanche, le « campanilisme » (esprit de clocher) padan. Dans cette ambiance particulièrement ouverte au monde et large d’esprit, tu pourras certainement t’épanouir mieux qu’au milieu de ces lourdauds de Suisses allemands qui ne te reconnaissent pas, estimes-tu, à ta juste valeur!
3 avril 2010 à 0:14
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Je ne comprends pas l’argumentation de l’article.
S’il est vrai que les alémanique parlent généralement mieux le français que les romands ne parlent l’allemand, dans l’administration fédérale il en va autrement : les romands la plupart du temps maîtrisent l’allemand et ce par nécessité ; les alémaniques qui n’ont pas cette nécessité maîtrisent souvent bien le français mais souvent aussi très mal. Le résultat est que les romands qui doivent lire l’essentiel de la documentation en allemand, souvent assister à des séances où les alémaniques s’expriment en suisse-allemand, doivent en plus s’adresser à leur compatriotes en allemand s’ils veulent être compris.
S’assurer que les alémaniques de l’administration fédérale maîtrisent le français paraît donc juste et équitable. « L’inverse » de fait est moins nécessaire car les romands n’ont pas le choix.
Je pense qu’il serait intéressant que M. De Buman puisse exposer sa position dans Domaine Public
3 avril 2010 à 14:58
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Je lis à réitérées reprises que les alémaniques maîtrisent mieux le français que les romands l’allemand. En est-on si sûr ? Je crains qu’il s’agisse-là d’une idée reçue parmi tant d’autres.
J’ai vécu pendant plusieurs années en Suisse alémanique (à Zürich) et j’ai trouvé bien peu de gens avec qui la conversation était plus commode en français qu’en allemand (sans que j’aie un niveau d’allemand extraordinaire…). En fait, la génération alémanique qui a aujourd’hui plus de 50 ans maîtrise effectivement particulièrement bien notre langue. De même, les alémaniques des régions limitrophes (Berne, Bâle, Soleure, Fribourg, Valais) sont souvent brillants en français. Mais une petite visite à Zürich, Winterthour ou St-Gall, en particulier auprès des jeunes, permet de remettre quelque peu en cause la belle idée reçue.
Une recherche, il y a quelques années, avait mis en évidence que les romands avaient tendance à sous-estimer leurs connaissances linguistiques et les alémaniques à les surestimer (dans les CV). Ce qui n’aide pas à sortir des idées reçues…Mes expériences dans des associations nationales auraient tendance à corroborer cela : les romands gardaient toujours les écouteurs sur les oreilles pour la traduction alors que les alémaniques écoutaient directement les orateurs francophones, en comprenant parfois fort mal. Nous l’avions très bien compris : les interventions vraiment importantes, nous les répétions en deux langues !
Au fond, s’il y a des confédérés à admirer pour leurs connaissances des langues, ce sont les suisses-italiens et les romanches. Mais c’est peut-être aussi une idée reçue…
Cette question mériterait une enquête nationale pour évaluer sérieusement les connaissances linguistiques des Suisses.
5 avril 2010 à 20:12
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Comme les élections régionales italiennes viennent encore de le confirmer, ceux qui sont perçus comme les défenseurs de l’immigration et de la surpopulation étrangère sont durement sanctionnés par les électeurs. Gianfranco Fini, ex-néo-post-fasciste reconverti dans la défense des immigrés, vient encore de l’apprendre à ses dépens.
7 avril 2010 à 17:54
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La riche analyse mérite d’être complétée : s’il y a une ligne de fracture évidente entre écologistes et socialistes, c’est au niveau de la croissance économique que l’on devrait la trouver. Toutes choses égales par ailleurs (frontières ouvertes ou fermées, migrations restrictives ou favorisées), un socialiste devrait préférer un niveau de croissance économique plus élevé qu’un écologiste. Est-ce une vision trop 19e? C’est le socialisme à la chinoise : pour équilibrer les tensions sociales, une croissance forte est privilégiée. Les questions d’environnement viennent ensuite, comme une contrainte. Sûr que s’inspirer de la Chine est osé. Sûr aussi que traiter l’environnement de contrainte n’est pas très tendance. Savoir si c’est populaire ou non : et surtout auprès des électeurs moins formés, est une autre question.
9 avril 2010 à 21:01
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Très bonne dénonciation d’une situation déplorable soulignée par l’attitude condamnable de certains politicaillons. Ne serait-il pas possible de présenter la chose sous forme de bande dessinée, de manière à y intéresser tous ceux que cela concerne en premier chef et leur permettre de réagir efficacement?
10 avril 2010 à 22:46
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Je n’étais pas au courant de ça mais je le prends comme une excellente nouvelle.
En effet, cela indique qu’Economiesuisse, née de la fusion du Vorort et du Sdes, tient beaucoup à la marge de manoeuvre que la non appartenance de la Suisse à l’Union Européenne permet aux grandes entreprises suisses, marge de manoeuvre qu’elles perdraient si la Suisse adhérait à l’UE.
C’est réjouissant d’apprendre que l’organisation faitière de l’industrie a ainsi un intérêt matériel à s’opposer à l’adhésion.
Ca va un peu dans le même sens que la position de sa majesté Nicolas Hayek, roi de l’horlogerie, qui s’est prononcé contre l’entrée de la Suisse dans l’UE. Venant d’un homme comme lui, « initié » de haut rang, côtoyant l’establishment international « éclairé », cul et chemise avec tout ce qui compte dans la politique, l’industrie et les médias en Europe, à qui des hommes comme Gorbatschev et Kohl faisaient des courbettes du temps qu’ils étaient aux affaires, c’est rassurant. Car il est bien évident, dans le régime oligarchique qui nous gouverne, M. Hayek p¨se d’un poids très lourd, que le pouvoir ne peut ignorer. Or, il est bien évident que le genre de situation dont Swatch bénéficie dans son secteur- et qui est due d’ailleurs aux mérite de M. Hayek, à son coup d’oeil et à son audace de lancer une OPA sur quasiment une branche économique entière alors que les patrons horlogers totalement dépassés n’y croyaient plus et avaient renoncé – cela ne serait pas possible dans cette Union Européenne tellement idéologiquement et fanatiquement attaché à la concurrence à tout prix.
Je recommande la lecture des propos pleins de bon sens de ce grand patron qui n’est pas aimé de tous mais qui a sauvé énormément d’emplois.
http://www.swatchgroup.com/fr/services/archives/n_g_hayek_interventions/nicolas_g_hayek_sur_la_suisse_et_l_union_europeenne
Je préfèrerais que la Suisse officielle s’oppose à l’Anschluss par patriotisme pur. Mais si le secret bancaire et les intérêts de certains magnats de l’industrie mettent en échec l’absurde Anpassung des euroturbos à la Von Däniken, ça me va aussi.
12 avril 2010 à 9:00
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La gauche doit veiller à ne pas se montrer trop doctrinaire. Contrôler d’abord si un système fonctionne de manière satisfaisante pour les clients et les prestataires avant d’appliquer des principes souvent coûteux et paperassier.
12 avril 2010 à 9:08
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Un autre défaut de l’obligation d’ouvrir les travaux urbi et orbi: la recourite, avec des travaux retardés des mois jusqu’à ce que le tribunal adm. veuille bien prendre le temps d’arrêter sa décision sur le recours d’un entrepreneur. Souvent des dizaines de milliers de francs perdus, même si ce n’est pas pour tout le monde.
29 avril 2010 à 11:01
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Si les partis pro européens PS, PLR et PDC ne s’enferraient pas tant dans leur sectarisme de la libre circulation-libre exploitation, l’UDC ne leur taillerait pas des croupières partout.
Les politiques suisses devraient prendre très au sérieux l’avertissement de Gilian Duffy, cette veuve, retraitée et travailliste toute sa vie, qui a dit à Gordon Brown : « J’ai honte pour le labour party qui nous impose ce dumping social ».
Le premier minstre ayant estimé que cette femme était « sectaire », et le propos ayant été enregistré parce qu’il avait bêtement oublié de déconnecter son micro, cet incident peut lui faire perdre définitivement les élections.
C’est bien une preuve que cette question plombe les résultats électoraux des partis sociaux-démocrates de tous pays, ainsi que des partis « bourgeois » mais pro européens.
Ce sera leur Mané Thécel Pharès.
30 avril 2010 à 10:56
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Cet article résume vraiment bien la situation. Certains opérateurs transfrontaliers vont pointer le bout de leur nez dans quelques semaines et proposer par exemple des offres pour les frontaliers, mais j’imagine mal pour autant une révolution en termes de prix, dans la mesure où on a toujours à l’origine un des trois opérateurs suisses!
30 avril 2010 à 11:00
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@curieux:
Il y a les sectaires pro-européens, mais il y a aussi les sectaires anti-européens parmi lesquels se classe l’UDC.
Et si « le peuple » tant sanctifié avait réellement confiance en l’UDC, il élirait plus souvent ses représentants dans des exécutifs (parce que jusqu’à présent…).
Mais justement, l’UDC sert d’exutoire plus que d’exécutif, pour exprimer une frustration plutôt qu’une direction et c’est un vote purement négatif.
Combat de sectaires… en attendant un retour de la politique.
3 mai 2010 à 10:54
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L’on sait qu’en Suisse, si l’on veut provoquer un changement législatif, il ne faut pas trop compter sur le Parlement mais lancer une initiative.
4 mai 2010 à 10:54
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@Jean-Jacques Beljean: ces propositions émergert aussi en raison de la crise de la démocratie représentative.
7 mai 2010 à 10:53
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Au sujet du bien nommé populisme pénal, le drame que vient de vivre le jeune détenu de Bochuz, ainsi que sa famille, met en lumière les dérives d’une idéologie qui s’éloigne de la Justesse et de la Compassion.
Le souvenir de ma rencontre avec un criminel pervers dans le cadre de ma fonction, m’avait résolu à défendre le droit des personnes d’être protégé des méfaits de pareil individu. Pourtant habitué à gérer la violence relationnelle, j’étais sorti apeuré et reconnaissant que l’entretien que je devais avoir, ait été obligatoirement encadré par un collègue assistant social de l’établissement pénitentiaire.
De cette expérience, j’avais voté «oui» lors de la votation relative à l’internement à vie. Je m’en mors les doigts aujourd’hui, constant que ce type d’initiative CONFIRME non seulement les sentiments de peur, mais INDUIT INSIDIEUSEMENT la soi-disant INCOMPÉTENCE des personnes chargées de rendre la Justice, autant celle de leurs auxiliaires (experts, policiers…).
Je me croyais homme averti, critique et doué au moins du minimum syndical d’humanité. Mon vote montre que je m’étais éloigné de ces qualités, parce que je me suis laissé dominé par la peur. Pourtant, ma fréquentation de juges civils et pénaux, d’experts m’indiquait sans nul doute que la plus part accomplissait leur travail non seulement avec compétence et honnêteté, mais aussi avec respect et engagement personnel.
Voulant à juste titre nous protéger de la sauvagerie, les OPINIONS affirmées et les DÉRIVES induites par le POPULISME aboutissent à l’INJUSTICE et peut-être même servent de justificatif à la SAUVAGERIE INSTITUTIONNELLE.
Au sujet de l’affaire pénale de Bochuz, seul le résultat de l’enquête pénale et de l’éventuel procès, dira si un tel scénario s’est réalisé ou non, comme le prétend la presse ou plutôt, une certaine presse.
Est-ce cela que nous voulons?
8 mai 2010 à 10:38
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… il faut toutefois être conscient que la vingtaine de résidants concernés, par exemple, à Vaugondry resteront anonymes dans la mesure où le SCRIS s’interdit de les identifier par recoupement.
Une estimation grossière: 60′000 (respectivement 28′000, 1′000?) électeurs(trices) vaudois(es) résident dans une commune de moins de ~500 (250, 50) électeurs. Catégoriser ces bulletins par sexe et âge doit permettre d’identifier… 10′000-15′000 votes?
10 mai 2010 à 10:35
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Ca ne vous gêne pas, vous, que l’individu soit en permanence tout nu devant Big Brother?
10 mai 2010 à 10:40
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J’ai regardé rapidement la carte de la Suisse à 9 cantons rêvée par le sieur Rumley.
Genève est fusionné avec Vaud. On a juste oublié que cela a été refusé massivement en votation populaire par les populations concernées.
Fribourg est fusionné avec Berne. Les dzodzets, qui sont fiers à juste titre de leur histoire prestigieuse, vont apprécier. Et où sera la capitale? On peut douter qu’aucun des deux cantons soit disposé à perdre la sienne.
Argovie disparaît et elle est apparemment récupérée par le canton mamouth Bernensofribourgeois, à moins qu’un morceau n’en soit cédé à Lucerne aussi (ce qui rétablirait la situation de l’ancien régime) et/ou à Bâle. Les Argoviens qui ont lutté pour se libérer de Berne et de Lucerne apprécieront.
Il y a une espèce de gigantesque canton transversal alpin regroupant la Valais et les Grisons, non sans y adjoindre pour faire la soudure, quelques morceaux, semble-t-il, d’Oberland et quelques bribes de Suisse primitive. A part le relief montagneux ces territoires n’ont aucun point commun politique.
Il m’a semblé que Schwytz et d’autres cantons de Suisse primitive sont phagocytés par Zurich. Les Schwytzois qui tiennent à l’autonomie fiscale vont aimer ça. La Suisse primitive, qui a sa culture, va adorer l’impérialisme zurichois.
Ce ne sont que quelques remarques très rapides, sans avoir approfondi. Probablement je n’ai pas vu des remaniements importants et je me trompe sur certains points. Mais il est inutile de procéder à une étude plus poussée.
Tout esprit politique connaissant un tant soit peu la Suisse et son histoire comprend que ce monsieur aligne des noix sur un bâton. Il oublie que les Cantons suisses sont des Etats qui ont une histoire.
Dans certains cas, certes, des regroupements, voire des fusions, sont envisageables. Il y a bien eu dans le passé des scissions, pour des raisons confessionnelles, économiques, sociales, ou d’autres raisons. Mais ces regroupements ne sont envisageables qu’avec le consentement des populations concernées.
Des fumisteries du genre de celles prévues par Rumley ont eu lieu une fois dans l’histoire suisse. C’était entre 1798 et 1803. Il n’a été possible de violer la nature des choses helvétiques que par l’effet d’une occupation étrangère menée par des géographes parisiens ayant l’esprit fumeux et une totale méconnaissance du pays, tout à fait comme Rumley.
Tout ce qui est resté de cette époque c’est l’indépendance de Vaud et de l’Argovie, qui avaient un sens et l’ont encore, et que Rumley veut annuler(?!?!?!)
A moins de l’invasion de la Suisse par les armées de l’UNION EUROPEENNE, qui nommeraient Rumley gouverneur-général-gauleiter avec pleins pouvoirs pour réorganiser l’organisation du territoire, ces idées finiront évidemment dans une corbeille à papier comme tous les autres projets farfelus du genre qui ont élaborés par des lunatiques au cours des siècles.
On se demande comment il se fait que ce bouquin soit accueilli par autre chose qu’un éclat de rire général.
Manifestement, dans la haute administration fédérale, le ridicule ne tue plus.
10 mai 2010 à 10:48
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OK un geste de solidarité helvétique à l’égard de la Grèce aurait d’autant plus de panache qu’à ma connaissance, il n’existe guère de contentieux fiscal entre les deux pays. Et tant qu’à faire pourquoi la Suisse habituée à la diversité ne tenterait-elle pas de concilier la culture politique du pourtour méditerranéen avec celle des pays germaniques et anglo-saxons? On entreverrait alors l’esquisse d’un projet politique durable qui fait si cruellement défaut à l’Europe.
11 mai 2010 à 10:47
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Tant que les démagogues seront élus pour distribuer de l’argent et vivre sur un grand pied, les Etats seront en faillite et tout le monde paiera.
Moralité: élisons des gens économes de nos impôts!
11 mai 2010 à 10:48
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On a d’abord dénoncé la tricherie financière des Grecs lorsqu’ils sont entrés dans l’UE. Que fait-on des tricheurs?
Le renflouement de l’économie sera d’abord payé par les autres contribuables européens, puis remboursé par les contribuables grecs, et tout ça au profit de qui? des vertueuses banques?
On lit et voit aussi que « le marché » est soulagé par la décision des gouvernements européens: le but n’est donc pas de sauver la Grèce mais de rassurer les marchés.
Belle politique!
13 mai 2010 à 7:14
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Retour de balancier: nos financiers de génie ont traité la politique par-dessous la jambe;aujourd’hui, les politiques ont l’occasion de réaffirmer leur autorité et de rappeler à ces engeances, et surtout à l’ancien conseiller fédéral, que le peuple suisse existe encore.
13 mai 2010 à 10:24
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Une révision de la loi sur les banques est indispensable; l’application de la loi tout autant.
Le marchandage avec les États-Unis est une affaire tout autre. Un État de droit n’a pas a sortir une entreprise privée des ses sales draps, et surtout pas au prix de principes aussi essentiels du droit que le refus de lois rétroactives. Il faut refuser la proposition indigne.
Il faut surtout séparer les deux questions.
13 mai 2010 à 10:25
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Avec tout le respect qui vous est dû, au pays des gnômes… vous placez la barre un peu haut.
13 mai 2010 à 10:47
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Merci pour cette explication limpide. De façon générale les articles de M. Gavillet sont intéressants et basés sur une vision politique claire (même si on ne la partage pas toujours). Continuez.
14 mai 2010 à 1:40
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Il est curieux qu’un journal se disant de gauche appuie une mesure décidée par un conseiller se disant lui aussi de gauche, qui applaudit au principe de la concurrence fiscale et oublie de rappeler le scandale permanent d’un canton qui exonère ses entreprises pour baisser le niveau des prestations de l’Etat et maintient l’ensemble du canton et de sa population sous une rhétorique lancinante de la crise budgétaire, et cela depuis cinq ans au moins.
L’initiative fiscale neuchâteloise doit être combattue.
15 mai 2010 à 13:10
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D’accord évidemment avec l’analyse: mais qu’en tirer comme conséquences? Fixer centralement le taux d’imposition minimum et supprimer toute concurrence inter-cantonale? Pas très tentant. Inciter Zoug à diminuer ses impôts pour battre Lucerne sur son terrain: un brin cynique. Ou simplement se réjouir du génie helvétique: une décentralisation marquée de la collecte de recettes fiscales pondérée par une solidarité confédérale (la péréquation) qui non seulement redistribue mais enseigne une vieille loi: ne fais pas aux autres etc. etc.
17 mai 2010 à 19:10
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Vraiment n’importe quoi, cet article:
- les initiatives cantonales n’ont pas été lancées par les syndicats, mais par des mouvements de gauche (SolidaritéS à Genève) et les syndicats sont opposés à Genève à une initiative qui aboutit à un revenu et non un salaire minimum;
- l’initiative nationale sera lancée par l’USS, et non par Unia. Je sors d’ailleurs de l’assemblée des délégués USS qui a pris la décision.
J’avais souvenir d’un Domaine Public mieux informé et moins désinformateur.
17 mai 2010 à 23:44
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Vous voulez rire: « la Suisse a mis sur pied ». L’assurance chômage a été créée par les syndicats, qui ont été grugés lors de la « nationalisation » de 1977. Quant au salaire minimum, vous le confondez allégrement avec un revenu minimum. Je sais, Marx disait « à chacun selon ses besoins » … je ne connaissais pas Domaine Public aussi dogmatique …
18 mai 2010 à 0:22
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Cher monsieur,
Je désapprouve votre vision de la problématique. Une personne masquée sur la voie publique représente un doute pour le citoyen. Qui se cache sous ce masque? Femme, homme, voyou, bandit de grand chemin…? Vous ne le savez pas plus que moi. Cette situation induit la crainte et le rejet. Je pense que l’interdiction des capuches, cagoules et autres masques du visage serait un bienfait pour la société. Ne soyons pas plus tendre que nos voisins et ayons le courage d’imposer un « dress-code » chez nous.
PS: Les faux-culs n’ont pas de couleur politique!
18 mai 2010 à 7:42
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Merci à ce lecteur d’avoir relevé ces deux regrettables erreurs. Et avec mes excuses aux autres lecteurs.
18 mai 2010 à 13:31
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D’accord pour ne pas hurler avec les loups (gris). Ce combat anti-voile dissimule souvent des opinions xénophobes. De plus, l’interdiction du voile pour les femmes favoriserait la pousse de la barbe chez… certains hommes.
18 mai 2010 à 14:12
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L’introduction d’un salaire minimum dit être lié à une politique incitative du patronat, à savoir un surcroît de charges patronales par paliers en fonction de l’échelle de salaire dans l’entreprise.
Dès 10 employés, un malus important doit être appliqué aux employeurs dépassant un taux donné d’employés payés au salaire minimum ou dans une fourchette définie en dessus du salaire minimum.
18 mai 2010 à 14:31
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(Juste en préambule: dans la liste des mesures à mettre en vigueur en faveur des femmes, il faudrait toujours retaper sur le clou de la différence des salaires entre homme et femme!).
Je tenais à apporter ma contribution à cette histoire de voile (intégral ou pas!).
J’ai vécu à Renens pendant plus de 20 ans (je suis revenue au Jura en 2006) et me suis beaucoup investie dans les relations avec et entre les communautés. Parmi les femmes d’origine étrangère, j’avais beaucoup d’amitié pour une femme turque qui ne sortait pas sans son foulard. Mère de deux filles, elle a osé demander le divorce (elle avait été vendue par son père en contre-partie d’une dette!). Pleine d’énergie et de courage, elle a toujours décidé que l’avenir de ses filles était important et qu’elles avaient droit aux mêmes chances que les garçons. Elle les élevait en conséquence. Mais voilà, pour ce qui était du port de son foulard, elle n’arrivait PAS ENCORE à s’en passer! Elle attendait simplement que sa décision ait mûri.
Peut-être l’a-t-elle aujourd’hui abandonné. Quoi qu’il en soit, elle reconnaissait elle-même que, rationnellemnent, elle ne disposait d’aucun argument en faveur ce couvre-chef. Simplement, elle aurait eu, à titre purement PERSONNEL, l’impression de se promener à moitié nue.
J’ai toujours été touchée par ce témoignage qui démontre à quel point des prises de position dites démocratiques peuvent équivaloir à des actes de violence pures et simples.
18 mai 2010 à 22:40
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En réaction aux propos de Claudia Cotting, on est d’accord pour dire que la grande majorité de la population et des musulmans aussi s’opposent à la burqa, horreur vestimentaire avouons-le, qui n’a rien à voir avec les préceptes de l’islam, donc qui n’a aucune justification religieuse selon le Coran.
Par contre, légiférer ou pire faire voter le peuple sur l’interdiction de la burqa serait interprété comme une stigmatisation supplémentaire (après l’interdiction aberrante des minarets en Suisse) envers la communauté musulmane, ce qui serait parfaitement contre-productif.
Si les quelques femmes résidentes en Suisse portent la burqa (à ne pas confondre avec le niqab « moins intégral ») constituent véritablement un problème avéré pour l’ordre public, alors on peut très bien envisager de modifier la loi existante (cantonale?) interdisant le port d’un masque ou de cagoule dans le but de dissimuler son identité afin de l’adapter aux femmes qui portent la burqa.
Mais refusons résolument de faire le jeu des incendiaires de l’UDC qui jouent sur les peurs irrationnelles de la population et en font leur fonds de commerce électoral.
19 mai 2010 à 22:41
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Personnellement j’ai voté OUI à l’interdiction des minarets et il m’a semblé que l’acceptation de cette initiative était un signal politique réjouissant, qui empêchera la Suisse de dériver vers une société multiculturelle donc multiconflictuelle, comme l’Angleterre et la France.
Je note que l’interdiction des minarets ne remet nullement en cause la liberté religieuse, car elle ne restreint pas le libre exercice du culte, mais seulement l’expression publique d’un symbole de conquête, politique et non cultuel, étranger à notre culture.
Les minarets étant interdits, l’essentiel est sauf et la question du voile me paraît secondaire. Il ne faut pas s’exciter, sinon on arrivera vite à interdire aux femmes de porter un foulard pour aller à la messe, ou on interdira aux religieuses le port de l’habit religieux, aux prêtres la soutane, etc.
Il suffirait d’interdire les déguisements cachant entièrement le visage, qu’il s’agisse de capuche, capuchons, cagoules, ou autres, en évitant de faire apoparaître cela comme une brimade dirigée contre les femmes comme la dame turque dont nous parle Mme Bandelier.
Pour cela, sauf erreur, les réglements de police existant suffisent.
Je trouve choquante la surexcitation française et belge, imposant des brimades aux individus par laïcardisme purulent.En ce qui concerne l’actuelle majorité au pouvoir en France, c’est même pour des raisons purement électoralistes et démagogiques.
Venant de ces pays, ce comportement leur interdira au moins de nous donner des leçons sur notre décision démocratique et raisonnable d’interdire les minarets.
21 mai 2010 à 9:01
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Il est piquant de voir ceux qui ont contribué à répandre une hystérie antimusulmane venir stigmatiser « la surexcitation française et belge » (surtout quand on repense à certaines affiches, certains arguments, certains emportements…).
Les règlements de construction réglaient la question des minarets tout aussi bien que les règlements de police règlent celle des visages cachés. D’autre part, il ne se cache pas plus de religion sous le voile intégral que dans les minarets…. et même plutôt moins!
Le toupet de certains donneurs de leçons est tout simplement extraordinaire.
21 mai 2010 à 16:10
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Apparemment les règlements de construction ne suffisaient pas pour empêcher la construction de minarets par des groupes extrémistes comme les loups gris, puisqu’un tribunal a eu le toupet d’ordonner la construction d’un minaret à Wangen près d’Olten, qui n’avait pas été permise par décision municipale et malgré une pétition de 90% des habitants.
22 mai 2010 à 14:47
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C’est bien de cela qu’il s’agit : UN minaret et DIX burqas… On ne discute et légifère plus sur l’intérêt général, mais sur des cas très particuliers.
Au-delà de ceux-ci, les règlements actuels suffisent.
24 mai 2010 à 17:29
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Le but principal dans toute cette affaire qui re-divise la gauche et la droite, c’est bien une question d’argent et c’est dommage: cela veut dire que tous vont vers le « plus d’argent » ou le « moins d’argent ».
Alors que le PLUS IMPORTANT, c’est l’éducation de nos enfants au sein de la cellule familiale et non pas la délégation à outrance de cette éducation à des « étrangers », dans une société chancelante sur ses bases et à laquelle on enlève ainsi, petit à petit, ses repères!
La crise économique en devenir se chargera de faire ressurgir le bon sens qui nous a manqué au cours des 30 dernières années!!!
24 mai 2010 à 20:47
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Au début de cette année le PS à Lugano a réussi à faire introduire dans le règlement communal concernant l’Azienda acqua potabile le prélèvement d’un centime par m3 d’eau pour des projets de solidarité internationale (avec l’opposition de la Lega)… cela coûte 2,5 fr par famille par année! Les exemples de Lausanne et d’autres ville suisses nous ont aidés. La position du Conseil d’Etat vaudois est franchement décevante.
25 mai 2010 à 11:17
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Votre raisonnement concernant le fait que les familles à revenus très élevés bénéficieraient aussi de cette mesure est peut être exact techniquement, mais il laisse indifférent le citoyen de base, comme moi, qui ne voit qu’une chose: On veut réellement s’en prendre à la cellule familiale. C’est une volonté révolutionnaire et collectiviste, choquante, qu’il s’agit de stopper à tout prix.
L’UDC de son côté n’entend pas empêcher quiconque de mettre ses enfants à la crèche. Mais il est insupportable, en effet, que soit pénalisée la famille traditionnelle. C’est une agression sociologique contre la sphère intime des gens.
Pourquoi les promoteurs parlementaires de cette mesure n’ont ils pas senti qu’ils faisaient un affront à la sensibilité légitimement conservatrice d’une grande partie (probablement majoritaire) de la population? Cette attitude démontre le caractère offensif et révolutionnaire de la démarche. On a pour but une socialisation à froid, un projet de société dans lequel l’enfance appartient à l’Etat et non aux parents. C’est le projet communiste qui a été appliqué en URSS ou en DDR, qui a échoué, et qu’on essaie de mettre en oeuvre en douce sachant que l’opinion le rejèterait si on le lui présentait ouvertement.
Merci à l’UDC d’avoir réagi. Honte au PDC d’avoir démontré qu’il est le parti de l’anti-famille.
27 mai 2010 à 15:00
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Personnellement je souhaiterais – sans me faire aucune illusion sur les chances que cela arrive – que l’accord avec les USA soit rejeté, de sorte que les USA sachent qu’ils n’ont rien à attendre de la complaisance helvétique, ne soient pas encouragés à étendre le chantage à Credit Suisse, et doivent se poser la question si c’est dans leur intérêt de couler une banque (UBS) qui maintient 30′000 « jobs » directs plus un multiple en emplois induits.
28 mai 2010 à 11:24
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Il est effectivement bon de souligner la frilosité du Conseil d’Etat quant à cet objet qui dépasse largement celui « d’obliger » les communes à agir de manière concrète pour les pays pauvres (en eau).
La question sous-jacente est certainement celle de la reconnaissance non seulement du droit à l’eau mais aussi du droit à l’assainissement qui peine à évoluer malgré certains événements récents très encourageants. Le 22 mars, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le Conseil de l’Union européenne a fait connaître dans une Déclaration officielle que les 27 États membres de l’Union reconnaissent le droit à l’eau et à l’assainissement du moins implicitement. L’Union européenne rappelle dans ce texte « que tous les États ont des obligations en matière de droits de l’homme relatives à l’accès à l’eau potable, qui doit être disponible, physiquement accessible, d’un coût abordable et d’une qualité acceptable ».
Cette reconnaissance doit à terme aussi conduire les états à soutenir des projets dans le domaine or, on constate malheureusement depuis une décennie un désengagement des instances politiques pour la coopération au développement au sens large. Les récents calculs des taux d’aide publique au développement (APD) ne sont que la traduction de cette mauvaise stratégie puisque désormais sont aussi introduits les coûts induits par les requérants d’asile en Suisse dans le calcul de l’APD…
Pour en revenir à la question de l’eau, le Service intercommunal de gestion SIGE, association de communes de la région Vevey-Montreux sige, a signé la déclaration « L’eau bien public » le 18 juin 2008. Ce texte impose un engagement concret à des actions de solidarité:
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A la suite de l’acceptation de ce texte, le SIGE a mis en oeuvre un partenariat avec Helvetas afin de soutenir la réhabilitation de puits d’eau potable pour des écoles et des centres sanitaires au nord du Bénin. Ce projet répondait aux critères fixés par le SIGE car il devait aussi prendre en compte des aspects ayant trait à l’hygiène et à l’assainissement, parent pauvre du développement.
D’un point de vue financier, le SIGE attribue un centime par mètre cube d’eau potable et assainie à un fonds fonds de solidarité figurant dans les comptes de l’association. Les montants attribués au fonds se situent entre CHF 220′000 et CHF 250′000 par an. Cette dotation se fait pour autant que le service dispose des moyens nécessaires et que cette attribution ne prétérite pas les obligations légales auxquelles le SIGE doit bien évidemment répondre. En définitive, il est peut-être aussi utile de rappeler que cette démarche est non seulement positive pour la population bénéficiaire du projet mais aussi pour le SIGE et ses collaborateurs car cela permet de valoriser le travail réalisé par les collaborateurs ainsi que diverses compétences internes. La collaboration avec une association telle qu’Helvetas (dans le cas du SIGE) est toute aussi précieuse dans la mesure où les services communaux ou intercommunaux n’ont généralement pas les compétences nécessaires pour assurer un véritable suivi sur le terrain et ne disposent pas des contacts dans les pays d’intervention, ce qui ne peut que nuire à la démarche de solidarité et peu à peu conduire à son abandon.
Alors oui, la réponse du Conseil d’Etat est frileuse, mais elle n’est finalement peut-être que le reflet d’une politique nationale tout aussi frileuse en matière d’aide au développement et de recherche dans le domaine de l’eau – en témoigne le démantèlement de certains instituts de l’EPFL – et ne sachant se découvrir que lorsqu’il s’agit de sauver nos banques !
28 mai 2010 à 11:35
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Diantre! Et s’ils s’enfuient dans des directions opposées, lequel va-t-on poursuivre en priorité?
28 mai 2010 à 19:09
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Il y a depuis longtemps une vaste hypocrisie au sujet de l’ »assistance active », « sollicitation active », ou pas, à l’évasion fiscale.
Tous ceux, comme moi, qui ont pratiqué le métier de « gestionnaire » de fortunes savent que dans cette véritable industrie, internationale, très intense entre Genève, Zurich, Luxembourg, Londres, Monaco, etc., en dehors du savoir faire en placements de capitaux proprement dits, la qualité la plus recherchée était (est toujours) le fait de disposer d’un « portefeuille » de clients.
C’est à dire que des gestionnaires étaient (sont) recrutés à prix d’or par telle ou telle banque, dans la mesure où ils dispos(ai)ent de la capacité de déplacer leurs clients vers cette banque, ou d’acquérir une clientèle nouvelle pour cette banque en démarchant tel ou tel marché, par exemple les Emirats, le Brésil, ou n’importe quel marché où l’on peut trouver des possesseurs de capitaux légaux susceptibles d’être intéressés par un compte en Suisse.
Il y avait (a) une surenchère terrible pour de tels apporteurs d’affaires entre instituts désireux d’étoffer leur « masse sous gestion ». Depuis les années 80 la surenchère est allée croissant, et elle n’a pas cessé jusqu’à très récemment. (Aujourd’hui la surenchère a peut-être disparu, la concurrence entre gestionnaires ayant un portefeuille de clients surement pas.).
Certains gestionnaires ont gagné de véritables fortunes, par exemple en se constituant une grosse clientèle auprès de la banque X, acquérant la confiance de clients de cet établissement, puis, si les clients leur faisaient asssez confiance pour les suivre ailleurs – comme on suit un médecin de famille – , en rejoignant la banque Y, qui paye plus, suivis par leurs clients, ou même en se mettant à leur compte et négociant avec la banque dépositaire des rétrocessions sur les commissions de gestion des comptes.
Il y a(vait) un risque, bien entendu, au cas où les clients, ou une partie des clients, ne vous suivent pas. Si on attei(gnai)t pas les objectifs fixés par la banque Y, on risquait (risque) de ne pas recevoir le salaire promis par contrat, voire d’être sacqué après une période d’essai.
Bien entendu tout apport d’affaires de ce genre est censé se faire dans le respect du cadre légal ce qui implique la non sollicitation active du client. Mais bien évidemment ceci est une clause de style. En pratique ces mercenaires super bien payés en fonction de leurs résultats doivent se débrouiller pour convaincre les clients d’ouvrir ou transférer leur compte dans telle ou telle banque. S’ils y parviennent, il est rare que la banque qui accueille le nouveau compte soit trop regardante. En revanche si les gestionnaire transfuge échoue, ou se fait pincer en flagrant délit de sollicitation active, la banque le laisse tomber comme une vieille chussette et niera toute complicité dans les actes de son agent.
Bien entendu, ce qui compte c’est le résultat. Comment savoir si le compte numéro 3824.B, d’un riche homme d’affaires brésilien, a été tranféré de la banque Pictet au Crédit Suisse tout à fait spontanément, le Brésilien en question ayant spontanément eu l’idée que le Crédit Suisse serait une meilleurs banque – ce qui serait absolument légal chacun ayant le droit de changer de banque -, ou parce que le gestionnaire Untel, qui a déplacé un portefeuille de 300 millions au total de Pictet au Crédit Suisse et a été grassement rémunéré pour cela, l’a convaincu de changer de banque à la suite de cinq dîners au restaurant, dont 3 au Brésil, 1 à Paris et 1 à Genève, ce qui selon l’interprétation donnée du cas par un éventuel magistrat pourrait être considéré comme de la sollicitation active à l’évasion fiscale, donc pénalement répréhensible.
L’exposé de ce genre de réalités professionnelles vécues peut choquer quelque peu le lectorat d’une revue d’inspiration socialiste. Mais j’estime qu’on aurait tort de donner dans le moralisme. Personnellement, étant un défenseur du secret bancaire traditionnel, je plaide pour la morale des affaires, c’est à dire l’abolition dans le droit suisse de la distinction entre les deux comportements (sollicitation active ou pas). Car cette distinction est d’une hypocrisie crasse, un peu comme certaines dispositions mesquines au sujet de « racolage » s’agissant du plus vieux métier du monde.
J’estime que la Suisse aurait du avoir le courage depuis longtemps d’être beaucoup plus ouvertement cynique en la matière. Au lieu de s’entourer d’un luxe de lois cache sexe pour se donner des airs de championne du monde de la moralité, elle aurait du assumer crânement les vieux principes: « les affaires sont les affaires » et: « l’argent n’a pas d’odeur » qu’elle a toujours, en pratique, honorés.
Il faut une fois pour toutes cesser de se voiler la face. Les pratiques révélées par Bradley Birkenfeld, qui n’a agi d’ailleurs que par appât du gain (il voulait être payé plus pour le portefeuille apporté à l’UBS), puis par vengeance (ses demandes salariales n’ayant pas été satisfaites), en fait toujours par appât du gain (espérant une grosse récompense pour sa délation comme « whistleblower »), étaient des pratiques admises. La plupart des banquiers à succès connus, membres d’un club de golf chic, possesseurs d’une belle villa à Cologny ou sur la Goldküste, et respectés de tous, ont gagné leur argent ainsi. Je ne parle pas des avocats d’affaires de ces banquiers et de leurs clients, des horlogers leur vendant des montres, et de la multitude de gens qui vivent de ça.
Je reste convaincu que le 99.9999% des cas repochés par l’IRS à l’UBS, dont on dit aujourd’hui qu’ils étaient des violations du droit, le « smoking gun » manifestant la malhonnêteé des banuiers suisses, entraient en réalité dans le champ ce qui était parfaitement admis par l’ordre juridique suisse. A ce titre il est inconcevable qu’on livre les noms de ces « fraudeurs ».
Le tort d’UBS a été d’exagérer, d’être imprudente, d’avoir mal choisi ses gestionnaires et engagé des types peu sûrs comme Birkenfeld. S’étant faite attraper, l’esprit sportif veut que cette banque en subisse les conséquences, en payant les pénalités exorbitantes qu’il faudra.
L’UBS est vulnérable car ayant voulu jouer dans la cour des grands comme banque d’affaires aux USA, elle s’exposait à des représailles de ses concurrents américains qui ont du se frotter les mains de ses déboires. Cela prouve que les banquiers privés genevois ont été sages, eux qui n’ont jamais voulu avoir de filiales dans les pays où ils avaient des clients détenant des comptes non déclarés en Suisse.
UBS devrait donc payer pour ses fautes, balourdises, stupidités et manques de jugeotte, qui ont mis toute la Suisse dans la mouise, puis en tirer les conséquences en changeant sa pratique.
La position de DOMAINE PUBLIC, qui ne veut pas entendre parler du tout, ni de secret bancaire, ni d’évasion fiscale, est cohérente. Mais elle est à mon sens, pardonnez l’adjectif, insensée car elle revient à supprimer d’un trait de plume une industrie énorme, probablement l’industrie number one de la Suisse, pour un motif moral discutable.
En revanche la position de trop de banquiers consistant à jouer les grandes vertus outragées, découvrant les turpitudes d’UBS et tombant des nues, n’est pas cohérente et elle est d’une hypocrisie insoutenable. Elle fait fi de ce que ces messieurs les grands banquiers, tellement moraux, qui maintenant se voilent la face, ont pendant des générations imposé à ces mercenaires de luxe travaillant à leur solde, que sont les « acquisiteurs », une pression financière et morale terrible en les contraignant à prendre de grands risques dans une zone grise entre légalité et illégalité, simplement parce que l’on voulait se draper dans une pseudo moralité hypocrite, au lieu d’assumer franchement la morale des affaires qui sied à ce genre de commerce, en affrontant en face le blâme des belles âmes dont certaines sont aussi hypocrites.
Si la Suisse entend conserver une place dans cette industrie mondiale de l’évasion fiscale, très bien décrite par l’excellente journaliste Myret Zaki, et il n’est pas imaginable que la Suisse ne défende pas sa place dans cette industrie, qui est une industrie comme une autre, dont nos concurrents anglo saxons tentent de nous évincer hypocritement pour prendre notre place, si donc la Suisse veut défendre son bifteck, elle ne peut pas se permettre de criminaliser l’activité de l’honnête courtier qui propose ses services professionels à une clientèle qui a choisi elle-même de ne pas révéler au fisc une partie de sa fortune. Il faut donc admettre qu’un minimum de frais de démarches « actives »: visites, invitations au restaurant, bref une certaine sollicitation active, fait partie de l’activité normale de tout professionel, fut-il un vendeur d’immeubles, d’automobiles, d’assurances ou autre. Bien entendu les professionels en question, devraient s’astreindre à l’avenir à une pratique plus scrupuleuse, moins imprudente et probablement il faudrait en revenir un peu à la sagesse des banquiers privés qui attendent leurs clients à Genève en limitant au strict minimum le démarchage (dont il ne pourra cependant jamais se passer).
Mais je ne comprend pas comment on peut ainsi criminaliser des activités commerciales normales faisant partie d’une industrie légale en Suisse.
DOMAINE PUBLIC voudrait que toutes ces pratiques et cette activité commerciale elle même soient mises rigoureusement hors la loi. Se rend-on compte que l’on entrerait là dans une logique perverse analogue à celle au nom de laquelle on a, à certaines époques (Chicago dans les années 30, URSS au début du règne de Gorbatschev) prétendu prohiber la consommation et la vente d’alcool ?
On sait bien que jamais on n’éradiquera l’activité humaine consistant à garder son quant à soi envers le fisc, c’est aussi absurde que de vouloir interdire définitivement aux gens de boire un verre.
Par conséquent il existera toujours un marché international du démarchage des gens qui sont à la recherche de discrétion pour des éléments de leur patrimoine. Il est vain d’interdire cette activité. Le mieux qu’on puisse faire consiste à la pratiquer de manière civilisée.
Je précise en conclusion, à toutes fins utiles, que je n’ai plus aucune activité dans ce secteur depuis plus de dix ans. Sinon je ne pourrais jamais écrire ces choses, même anonymement et même en ayant pleine confiance dans le secret professionnel total que respecte la rédaction de DOMAINE PUBLIC envers ses lecteurs fidèles.
1 juin 2010 à 14:33
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Un petit message pour nos grands contempteurs de la garde en crèche.
Il faut être logique, si la crèche est l’émanation du diable, il faut les interdire (ainsi que les mamans de jours, les internats et les nourrices) y compris pour les gens aisés. Sinon, si c’est un choix acceptable pourquoi ne pas laisser effectivement le choix aux parents. En effet, ne pas financer les crèches, c’est simplement une intervention insupportable de l’État dans mes choix. Cette non intervention oblige une majorité de parents en Suisse à laisser tomber leur activité professionnelle. L’Etat décide alors pour eux, sans leur laisser la liberté d’action. Il devient alors prescripteur de comportement. Vous vous croyez libéral, mais vous êtes dictatorial et voulez imposer votre vision sournoisement par simple contrainte financière
1 juin 2010 à 16:26
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Les considérations de l’UDC sur l’importance de la famille pour l’éducations des enfants sont bien valables en théorie pour tout le monde, mais en pratique elle servent seulement pour les milieux des millionaires. Pour être plus clairs: si le père et la mere sont tous les deux millionaires, la chose peut bien marcher . Mais si l’un des deux, en particulier la femme, renonce à la vie professionnelle pour s’occuper des enfants (je souligne le pluriel*) , en cas de divorce (50% des cas des mariages) il (elle) risque de rencontrer bien de difficultés à trouver une place qui lui suffit de maintenir son niveau de vie. Donc le Suisse normal ne peut suivre le conseil UDC, au moins qu’il aille à disposition des grands –parents disponibles.
Il est drôle de lire que ce projet correspondrait à “le projet communiste qui a été appliqué en URSS ou en DDR, qui a échoué, et qu’on essaie de mettre en oeuvre en douce sachant que l’opinion le rejèterait si on le lui présentait ouvertement”. Il est bien possible que cette vision de l’UDC soit celle de la majorité des citoyens suisses . Cela ne signifie point qu’un telle vision correspond à la nécessité de notre société. Q’est-ce que c’est la Suisse et, en général toute l’Europe? Un continent de vieillards en voie de disparition; en effet le taux de fertilité des femmes suisses est de 1,2 contre le 2,1 nécessaire pour maintenir ses effectifs (*). Nous avons besoin de l’immigration pour survivre. (Ceci est bien fantastique pour l’UDC qui en profite pour gagner ses voix en exploitant la peur envers les étrangers. )
Il serait donc logique de faire le possible pour faciliter la tâche des jeunes gens qui veulent des enfants, sans gaspiller les moyens en aidant les millionnaires.
Mais non, on voudrait sauver la famille! Bien sûr les familles aisés, ceux qui payent beaucoup d’impôts, pas les pauvres types! Donc on concède des aides plus ou moins proportionnés aux revenus, non des aides proportionnées aux besoins!
Conclusion: bravo Jean-Daniel!
1 juin 2010 à 21:25
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Je comprends mal ces remarques. Personne n’a contesté le financement des crèches ni le libre choix de chaque famille. Au contraire l’UDC a demandé l’égalité de traitement pour les familles modernes qui élèvent elles mêmes leurs enfants, que ce soit le papa poule, ou la maman.
1 juin 2010 à 22:44
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je suis médecin généraliste et comme tel je travaille avec des collègues spécialistes privés ou hospitaliers que j’ai choisi pour leur qualité. L’idée du « managed care » semble être de s’associer pour améliorer les frais et la qualité. Peut-on me signaler une étude qui montre, avec des patients jeunes et vieux, que le système est meilleur que celui qui fonctionne actuellement?
Les caisses-maladies pourront par ailleurs décider avec quels réseaux elle passeront contrat ce qui leur donnera un pouvoir important. Sachez que les médecins que l’Helsana recommandaient il y a quelques années pour leur économicité étaient souvent à la retraite ou même décédés!
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4 juin 2010 à 23:31
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Cette situation soulève un problème fondamental: Celui de la croissance illimitée dans un monde limité.
La Suisse est de plus en plus surpeuplée. Elle a atteint ou même dépassé les limites de son développement. Nos grandes banques sont surdimensionnées, leur taille doit impérativement être réduite.
Dans de telle conditions, se refermer un tant soit peu sur soi-même est presque un devoir patriotique. Des entreprises suisses s’expatriant en Europe ne constituent pas un désastre, mais presque un soulagement.
6 juin 2010 à 23:17
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Merci M. Curieux!
)
Ca fait réellement plaisir de lire un avis sensé (et visiblement autorisé par une grande expérience dans le domaine) sur la question.
Personnellement, je suis convaincu qu’il faut remoraliser les pratiques bancaires, boursières et monétaires sur la spéculation, en particulier sur la spéculation à court terme, la vente à découvert et les investissements liés aux caisses de pension, mais je suis tout aussi convaincu qu’il ne faut pas que la Suisse se laisse faire et imposer des règles unilatérales concernant la gestion de fortune et le secret bancaire. Comme dit par M. Curieux, business is business et ce ne sont pas les Etats-Unis avec les Bahamas ou les Iles Caïmans qui peuvent nous donner des leçons de moralité dans ce domaine.
Je pense aussi qu’il faut bien comprendre que tous ces assauts contre la Suisse et son secret bancaire n’existent que pour créer un écran de fumée dans les pays qui ont le plus souffert de la crise de 2008 (USA, Italie, France, Allemagne) et que les choses se calmeront quand la grand bazar aura repris ses droits, chose qui est inéluctable et vérifiée depuis toujours. La Suisse doit tenir bon et ne pas se laisser démonter. Je pense aussi que l’arrogance de certaines banques comme UBS n’a pas aidé. Des pays comme le Luxembourg ou Monaco sont tranquille parce que leurs banquiers sont discrets.
On dit que l’UBS est inattaquable en justice à cause de l’absence de preuve concernant la volonté ou la conscience de nuire. Au fond, on peut se demander si le simple fait d’aller jouer dans la cour des grands au USA avec une banque d’affaire juridiquement non coupée de la maison mère n’est pas une erreur gravissime et pénalement condamnable (dol éventuel), puisque de nature à mettre en faillite une grande partie de l’économie de tout un pays en cas de pépin. Ne pas y penser relève soit de l’arrogance crasse ou de la stupidité crasse, voire des deux à la fois. De la part de banquiers rompus aux subtilités des montages financiers dans des eaux infestées de requins, cela parait bien improbable.
Si on pousse le raisonnement et le procès d’intention assez loin, on peut imaginer que cette non dissociation des deux entités (banque commerciale et banque d’affaire) était une garantie qu’en cas de problème, le pays volerait à son secours pour sauver son économie. C’est exactement ce qui s’est passé, au fond. Si la maison mère suisse banque commerciale n’avait pas été rattachée à la banque d’affaire, cette dernière aurait purement et simplement coulé comme le Titanic financier qu’elle était devenue. Dès lors, à mon avis, la notion de dol éventuel, permettrait de condamner les anciens dirigeants de l’UBS.
Cela dit, il est urgent de mettre des garde-fous aux pratique éhontées des bonus, notamment en imposant très fortement ces rémunérations afin de les rendre moins attrayantes en termes de risques pris par les traders (le fameux appât du gain) sur des placements hasardeux. On sait que c’est très difficile, voire impossible à faire, mais une bonne solution consisterait à geler le 90% de ces rémunérations pendant quelques années (5 à 10 ans) et de ne les verser en fin de compte que si elles sont justifiées, c’est à dire qu’elles ne résultent pas de montages financiers douteux ou carrément malhonnêtes dans le but de réaliser des profit à très court terme seulement. Dans le cas inverse, ces monstrueux bonus constitueraient des fonds de secours dans lesquels on puiserait en priorité pour éponger une (petite) partie de ces catastrophes, genre les subprimes. Evidemment, pour que cela ait une chance de fonctionner, il faudrait bien entendu que tous les pays concernés adoptent la même politique. Je pense que si les USA donnaient l’exemple, les choses pourraient aller dans le bon sens, c’est à dire dans le sens d’une économie plus saine et plus morale qu’aujourd’hui.
Mais peut-être ne suis-je qu’un grand utopiste…
9 juin 2010 à 13:15
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Mais au fond pour quoi plaidez-vous? Pour les nouvelles normes comptables IAS, ou pour une pratique plus raisonnable comme l’étaient les normes en vigueur en Suisse auparavant?
Ces nouvelles normes obligent à comptabiliser plein pot des plus values virtuelles, basées par exemple sur des cours boursiers de participations détenues, cours qui peuvent être ridiculement gonflés par la spéculation et qui peuvent être enregistrés à la bourse dans des volumes de transactions minimes de sorte que la cession réelle de la participation à ce prix ne serait pas possible. Ceci n’est qu’un exemple d’un certain esprit de ces normes, qui en effet aboutissent à des destructions d’entreprises et d’emplois.
Pour prendre l’exemple de participations surévaluées détenues par une entreprise: la conséquence des normes IAS ou IFRS (la même chose mais en version européenne) sera qu’un bénéfice non réalisé illusoire apparaîtra, qui entrainera le droit aux bonus des managers, liés contractuellement à ces niveaux d’évaluations boursières, d’une part, et une taxation exorbitante sur un bénéfice fictif d’autre part. Souvent il n’en faut pas plus pour saigner une entreprise et la mettre à mort.
Je me demande pourquoi les politiques ont gobé ce changement purement idéologique qui n’est en réalité rien d’autre qu’un des effets de l’impérialisme américain. Ca va avec la « corporate governance » et autres tartes à la crèmes très néfastes, qui vont à l’encontre de la sagesse qu’on pratiquait avant dans les entreprises européennes et surtout suisses, qui permettait de constituer des réserves latentes, et donc de traverser les périodes d’adversité en gardant une vision à long terme. Le résultat était bien meilleur en terme de santé de l’économie, des entreprises et bien entendu de l’emploi.
La nouvelle conception est perverse, ne visant que l’aspect boursier des choses, dans l’intérêt du profit à court terme tant des managers que des actionnaires purement boursiers, par opposition à un actionnariat de référence, familial ou non, visant le long terme. C’est la culture des cowboys yankees, très dangereuse en l’occurrence. Elle n’est viable (et encore) que pour les grandes multinationales cotées en bourse. Or, celles-ci ne sont pas l’épine dorsale de l’économie, nulle part.
Vous semblez maintenant prendre un peu vos distances avec cette idéologie comptable. Mais enfin, ne voyez-vous pas qu’elle est consubstantielle au processus d’intégration européenne que vos milieux soutiennent aveuglément?
Ce processus a pour finalité de transformer le grand marché européen en marché secondaire du marché US, subordonné aux intérêts nationaux US, l’Europe politique n’étant qu’une colonie US, le but étant un espace juridique commun dans lequel seul le droit américain s’appliquera, le tout, évidemment, pour le plus grand avantage des multinationales américaines d’abord, et accessoirement les autres multinationales, qui sont les vrais acteurs, bénéficiaires et donneurs d’ordre oligarchiques de l’Union Européenne, ce monstre antidémocratique ou la démocratie est remplacée par la « gouvernance » des oligarchies multinationales économiques.
Tant que vous ne réviserez pas votre option fondamentale pro européenne, votre critique de ces changements de culture comptable et d’un certain néo libéralisme destructeur ne seront pas crédibles. Car le processus d’intégration européenne est par essence incompatible avec une gestion des entreprises visant le long terme. Il est par essence inféodé à la conception « marche ou crève » des yankees.
Je dis ça en défenseur d’une économie libérale patrimoniale et conservatrice, concurrentielle bien sûr, mais pas jusqu’à la destruction mutuelle des entreprises. Pourquoi la gauche sociale démocrate a-t-elle fait le choix de devenir la servante du capitalisme yankee de court terme, de la concurrence sans frein et de la destruction d’emplois qu’impliquent le projet hégémonique de l’EUROTAN dans lequel vous voulez que la Suisse s’engage à fond alors que c’est contraire à ses intérêts?
Je ne comprendrai jamais cela mais j’y vois la cause évidente de l’effondrement électoral de la social démocratie en Europe, et en Suisse.
9 juin 2010 à 16:40
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Ce n’est pas tant la valeur (fair market value) ne tolérant pas les réserves latentes qui pose problème, mais les calculs de valeurs d’entreprises reposant sur la capitalisation future des flux (discounted cash flow) de trésorerie « bricolés » avec des taux et des visibilités totalement irréalistes.
13 juin 2010 à 11:23
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Tout cela est inadmissible! Cela cache une PAC qui doit entrer en vigueur dans l’UE en 2013 et dont la Suisse est certainement introduite dans le processus, et grâce à notre Présidente qui a vendu nos paysans pour ses désirs cachés de grandeur de l’Europe!
8 et 13% cela ne semble pas énorme, quand on voit sur nos étales autant de produits -étrangers- qui ne sont pas bons. Il serait donc mieux de réintroduire des contingents protectionnistes comme le font notamment les States, ne serait-ce que pour la garantie de l’approvisionnement alimentaire de notre population et de pouvoir manger nos produits du terroir!
Le jour où nous auront perdu nos paysans, nos n’auront plus le choix de notre alimentation, elle nous sera imposée, point final!
Il y va aussi de la santé de nos concitoyens, sans même parler du ridicule face aux obligations environnementales, de tous ces transports routiers et aériens pour livrer des denrées périssables qui ne sont plus bonnes ni goûteuses dans nos assiettes!
A voir les dézonages et les constructions stupides, notamment dans le bassin lémanique et les 2 chablais, on comprend alors que tout cela fait partie d’un processus qui nous a déjà livré à l’UE qui nous attend de pied ferme pour se renflouer sur notre dos et nous avoir à sa merci. Certainement que le premier piège de l’approvisionnement alimentaire se servira du robinet qui pourra ainsi être fermé et ouvert à leur meilleures convenances, puisque ventre creux n’a pas d’oreilles ni jugeotte!
14 juin 2010 à 18:48
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Je viens de relire l’article de DP n°1000 (fichier PDF, p. 8) sur le Mondiale de 1990, je vous suggère de le mettre en lien, il est un peu plus amusant que celui-ci (tout intéressant qu’il soit).
14 juin 2010 à 18:58
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Il faudra surtout bien étudier les possibles conflits d’intérêts sur l’utilisation de l’armée ou du service civil d’avec les entreprises privées, et ce dans tous les domaines. Chose à laquelle peu de gens ont réfléchi.
Mais il est impératif qu’un rapport global, pesé, mesuré, sensé sorte du département concerné. Car il manque encore à l’appel !!!
15 juin 2010 à 10:35
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Il y a 60 ans, quand j’étais étudiant à Berne, l’entreprise était considérée le point central de l’économie. Elle était responsable devant les actionnaires, les employés et même devant la société entière. Ehrard, ministre de l’économie de la République fédérale allemande, parlait de «Soziale Marktwirtschaft». Un des buts fondamentaux de l’entreprise était de garantir sa propre durée. (Alfred Walter «Einführung in die Wirtschaftslehre der Unternehmung»).
Donc pour atteindre ce but il était souhaitable, peut être même nécessaire, de constituer des réserves latentes. Je suis donc tout à fait d’accord avec Jean Daniel et même avec «curieux», à part son ton quelque peu raciste envers les Américains et son dogmatisme anti UE.
Par contre la méthode de calculer la valeur de l’entreprise reposant sur le discounted cash flow n’est nullement responsable des bulles spéculatives. Cette méthode est bonne si on l’emploie avec prudence et pourvu qu’elle ne soit employé seule.
15 juin 2010 à 18:48
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Etant patriote, je pense qu’il est temps que la Suisse étudie un concept d’un véritable service national, auquel seraient astreints tous les jeunes habitants de Suisse, comportant les aspects de l’armée, de la sécurité, du service civil, des forces de maintien de la paix et du service aux plus démunis en Suisse et à l’étranger. Cette vision des choses essaie de conjoindre la sécurité et la présence de la Suisse à l’intérieur comme à l’extérieur, la cohésion intérieure comme le service au monde.
J’avoue franchement que sans un concept un peu solide et élargi, je voterai favorablement à la suppression de l’armée lors d’une prochaine votation à ce sujet car cette institution, sous sa forme actuelle comme sous la forme proposée par M. Maurer, ne sert plus à rien pour notre patrie.
15 juin 2010 à 22:23
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Ce service civil n’est finalement qu’une forme moderne de rétablissement de la corvée.
Je regrette l’époque où le cdt de corps Zumstein, chef de l’EMG, dans l’exercice de ses fonctions, pouvait dire publiquement et sans s’attirer de blâme, en pleine campagne de votation pour ou contre le service civil:
« Au fond, ces objecteurs devraient tout simplement être privés de droit de vote. ».
Beaucoup de gens, dont moi, trouvaient alors ce raisonnement impeccable. La citoyenneté implique des devoirs et d’abord celui de défendre son pays, si nécessaire, les armes à la main. Les deux choses sont liées. Devraient toujours rester liées.
La condamnantion à une peine ferme pour objection de « conscience » est la seule preuve par l’acte permettant de connaître la sincérité des motivations, et il est anormal que des jeunes qui n’aiment pas assez leur pays pour faire leur école de recrues aillent faire de la concurrence déloyale, aux frais des contribuables, aux entreprises offrant les services pour lesquels on engage des civilistes.
Dans toute cette affaire, typiquement, on a du renier des principes suisses essentiels pour se mettre en conformité avec une de ces conventions européennes à la noix. Comme si le fait de mettre en prison des objecteurs, qui ne seront ni torturés ni molestés ni astreints à des travaux forcés ou dégradants, pouvait contrevenir à un quelconque « droit de l’homme », pardon « droit humain »: il est hérétique de parler de droits de « l’homme » expression non « épicène ».
Bientôt on va enlever le droit au citoyen soldat de garder son arme à la maison. Combien de temps cela durera-t-il avant que les gens comprennent que ce genre de choses n’ont pour seul but, en réalité, que de supprimer petit à petit les dernières libertés historiques qui nous restent et de livrer le citoyen sans armes à l’arbitraire du pouvoir? Un pouvoir qui ne sera plus élu par nous d’ailleurs, mais européen, puis mondial, aux services des lobbies.
On commence par ne plus avoir le courage de réprimer l’objection de conscience, ensuite on désarme les citoyens, ensuite on leur enlèvera leur droit de vote. A tous les citoyens. Vous verrez… ça se passera comme ça.
On en prend le chemin avec ces discussions sur le « contrôle préventif » des initiatives populaires.
Sous couvert des droits humains, pas à pas, on nous conduit à la dictature et au despotisme.
Je sais: mes propos sont choquants pour la nouvelle idéologie bien pensante. Mais l’exaspération devient-elle devant le bradage de la Suisse, dans tous les domaines, qu’on ne peut plus éviter de protester contre toutes ces dérives. C’est choquant ce que je dis là mais je mets en garde les bonnes âmes: dans les conversations de bistrot, dans les forums internet, partout, on le sent bien: la colère monte. La colère légitime.
Merci à ceux qui seraient choqués de mes propos de bien vouloir considérer que, pour très peu de temps, nous sommes encore dans un pays de liberté et qu’on doit encore tolérer l’expression d’une pensée, même dissidente.
(Je relève d’ailleurs le fair play de domaine public qui ne censure pas, ou très rarement, mes posts.)
16 juin 2010 à 0:18
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Je trouve toujours fascinant à quel point l’objection de conscience choque plus certains que la trop fameuse « voie bleue » qui a toujours permis à plus de monde de s’enfuir par la porte de derrière…
Au fond, c’est un peu comme Vaclav Havel qui dérangeait plus le régime communiste en déposant chaque année des fleurs là où des étudiants avaient été tués que les milliers de tchèques qui se livraient au marché noir ou à la corruption.
L’acharnement répressif contre l’objection de conscience (heureusement abandonnée aujourd’hui) était du même tonneau : un témoignage de l’état d’esprit de certains extrémistes qui se cachent sous un masque conservateur pour rassurer.
16 juin 2010 à 12:05
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Le marché noir et la corruption dérangent forcément moins le pouvoir que la contestation fondamentale d’un régime. C’est normal. Pour la « voie bleue » vous avez sans doute raison de dire qu’il y avait beaucoup de combines, passe droits et échappatoires. C’est inévitable quel que soit le système adopté mais n’implique qu’on doive supprimer un principe parce que certains le contounent. A ce taux là vous pourriez aussi supprimer l’obligation de payer ses impôts sous prétexte que trop de gens l’éludent.
L’abandon de l’obligation générale de servir ferait évidemment cesser le scandale du service civil. En soi une armée professionnelle est un choix dont il n’est pas illégitime de débattre. Simplement ce qui me gêne c’est qu’une armée professionnelle ne pourra pas assurer la dissuasion dans l’optique d’une sécurité territoriale indépendante et tous azimuts de la Suisse. Il est donc évident que ce concept implique l’entrée dans l’OTAN, ce que M. Delley se garde bien de dire. Or de celà, qui en veut?
17 juin 2010 à 14:13
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Vous employez le mot pouvoir deux fois, dans l’expression séparation des pouvoirs.
Le pouvoir (quel que soit sa forme ou ses modalités) se laisse difficilement contraindre dans un cadre juridique et institutionnel. Et ce que révèlent ces trois affaires c’est une position (nouvelle) de la Suisse dans ses rapports de pouvoirs avec ses amis comme avec ses adversaires. Le temps où nous avions de fidèles alliés qui récompensaient notre « neutralité-ilot » est passé. Il faut aujourd’hui plus négocier et justifier les avantages accumulés depuis la deuxième guerre. Dans ce monde multipolaire, chaque Etat reprend en autonomie ce qu’il perd en certitude. La Libye joue à fond et cyniquement le levier qu’elle tire de sa situation géographique et de ses réserves de combustible; les Etats-Unis estime que le sauvetage de la finance qu’ils ont coordonné leur donne un droit de regard sur les habitudes parasites (de leur point de vue) qu’ils avaient toléré. Si rien ne se passe dans l’affaire Polanski, ce n’est pas parce que nous réfléchissons sereinement à la meilleure voie. C’est parce que deux pouvoirs (France et Etats-Unis) attendent de nous deux choses diamétralement opposées.
17 juin 2010 à 22:10
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Dans votre article, vous plaidez l’indépendance de la justice afin que l’Etat de droit soit préservé des interventions politiques. Dans un pays démocratique, cette indépendance est nécessaire voire vitale sur le plan intérieur. Mais il en va autrement si les relations entre un pays et d’autres Etats sont engagés.
Force est de constater que l’arrestation d’un fils de dictateur sur le sol suisse a débouché sur une crise diplomatique majeure entre la Suisse et la Libye. La justice suisse n’est pas en mesure de résoudre cette crise, l’intervention politique tout comme le soutien diplomatique de pays amis de la Suisse sont devenus nécessaires. Au nom des principes qui régissent l’Etat de droit vous êtes prêt à sacrifier la liberté d’un citoyen suisse; or le respect du droit à la liberté et à la dignité est un droit fondamental qu’un Etat despotique niait à un homme détenu en otage. Accepter une solution négociée par le gouvernement suisse et ses alliés ne remet pas en cause l’Etat de droit dans ses fondements mais démontre que parfois il faut se montrer humain et souple pour préserver essentiel. Un Etat de droit qui sait se montrer humain fait une démonstration de force et non de faiblesse. Il est tout à fait légitime d’évaluer ce genre de crise au cas par cas.
Le cas de Roman Polanski démontre également que la justice d’un pays ne s’exerce pas en vase clos et que légalité ne rime pas forcément avec légitimité. En effet, la Suisse s’apprête à extrader vers les Etats-Unis un citoyen franco-polonais. En Suisse et en France, le délit reconnu par Roman Polanski serait prescrit. A travers le traité d’extradition avec les Etats-Unis, la Suisse a accepté le fait que ce sont les règles de prescription du pays demandeur d’une extradition qui s’appliquent. Or cet aspect et bien d’autres sont plus que problématiques dans le traitement de l’affaire Polanski par la justice californienne. En Californie, où les procureurs sont désignés par le vote populaire, le procureur responsable du dossier est en quête d’un mandat politique et fait campagne sur le thème de l’extradition de Roman Polanski. Ce n’est pas exactement l’idée que l’on se fait habituellement en Europe de la séparation des pouvoirs et d’une justice sereine et indépendante. Vu sous cet angle, l’arrestation de Roman Polanski par la Suisse, même si elle est défendue par des arguments légalistes, suscite bien des questions. La Suisse s’apprête à livrer un citoyen français, qui selon les règles du droit suisse et du droit français ne devrait plus être poursuivi, à la vindicte d’un pays tiers dont les motivations paraissent plus politiques que judiciaires.
Quoi qu’on en pense, la justice d’aucun Etat n’est pure en toute circonstance, notamment lorsqu’elle s’occupe d’étrangers. Et si Roman Polanski était citoyen suisse? La Suisse envisagerait-elle de le livrer à la Californie? Le doute est permis. La décision n’est pas encore tombée, et pour ma part j’espère que Roman Polanski retrouvera bientôt la liberté. En tout cas on ne peut pas reprocher à la France de s’intéresser au sort d’un de ses citoyens qui est devenu prisonnier des tiraillements entre deux autres Etats et deux systèmes judiciaires dont les agissements paraissent loin d’être exemplaires. Dans cette affaire aussi, l’intervention politique pourrait contribuer à une solution humaine.
21 juin 2010 à 14:07
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Séparation des pouvoirs? Conte de fées…
Peut-être pourrions-nous devenir plus factuels et nous souvenir que JAMAIS Montesquieu n’a parlé de « séparation des pouvoirs » qui est une formulation artificielle due, paraît-il, à des « juristes » anglo-saxons. Montesquieu (relisons-le!) a décrit une vision sociologique qui affirme l’existence de trois pouvoirs et la nécessité de ne pas les confier à une seule instance, et ceci pour éviter la dictature.
Dans la réalité, chacun des ordres conventionnels (exécutif, législatif et judiciaire) exerce une part de chacun de ces 3 pouvoirs: par exemple décréter un effet suspensif relève de l’exécution et fabriquer une jurisprudence relève d’une action législative; or c’est l’ordre judiciaire qui déclenche ces deux actes qui ne devraient par lui être dévolus si l’on en croyait la théorie illusoire de la séparation des pouvoirs. Cessons-donc ces incantations à du fictif, et admettons qu’il y a un dosage de ces pouvoirs à répartir entre les trois ordres.
21 juin 2010 à 18:56
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Tout d’abord merci à DP de prendre le temps de lire le volumineux rapport de la CdG : sûr que tous les parlementaires et journalistes qui commentent l’affaire n’ont pas pu (ou voulu) le faire. Ensuite ce constat : il est tentant de revenir au schéma de lecture classique avec acteurs identifiables et actions – réactions analysables. Dans ce cas pourtant, entre mi 2007 et fin 2008 on a eu une formidable mêlée, où plus aucun joueur ne voyait le ballon. La Suisse s’est-elle bien défendue? UBS est-elle suffisamment punie? Les hommes et femmes politiques au pouvoir ont-ils fait convenablement leur travail? Le peuple suisse a-t-il été lésé ou protégé? Il faudra attendre quelques années et voir la poussière retomber avant de se hasarder à le dire.
23 juin 2010 à 17:01
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L’attitude de l’UDC n’aura aucune influence sur son électorat. Je ne suis pas sûr que ses cadres romands aient même compris qu’ils sont les faire-valoir de millardaires zuricois qui n’ont aucun vergogne et donc aucun état d’âme à les envoyer au casse-pipe et à les traiter comme des serpillières à user jusqu’à la corde.
24 juin 2010 à 11:11
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Je suis entièrement d’accord avec le commentaire de Beljean. C’était déjà incompréhensible que beaucoup de Romands se sont laissés entraîner à voter pour ce parti, dirigé par 2 milliardaires et leurs sbires zurichois, nationalistes et antisociales à outrance, qui s’inspirent de l’état d’esprit du temps de la deuxième guerre mondiale pour servir assez ouvertement les intérêts du capitalisme néolibéral. Enfin M Perrin a compris qu’il ne jouait que le rôle d’alibi romand, tout comme Nadja Pieren d’alibi femme.
24 juin 2010 à 12:40
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C’est un parti qui utilise la démagogie anti-étrangers, anti-musulmans, anti-plein d’autres encore pour rassembler un électorat caractérisé par des revenus plutôt faibles et surtout un niveau d’instruction basique. Puis, les élections passées et à l’exception de quelques incartades populistes pour entretenir cette relation, ce parti se consacre à la défense des intérêts de classes sociales aux revenus élevés et très éloignées de l’électorat populaire.
La situation risque de durer, car si l’électorat populaire saisit relativement bien les problématiques liées aux minarets ou aux délinquants étrangers, les questions liées à la fiscalité, aux accords bancaires ou aux assurances sociales lui échappent un peu plus. Comment comprendre ce genre de questions à l’aide de « 20 minutes » ?
L’enjeu pour la gauche serait-il désormais de démasquer plus bruyamment cette duplicité ? Ou de laisser les classes populaires se débrouiller avec « leur parti » face à l’assurance-chômage et au droit du travail ?
24 juin 2010 à 15:46
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L’UDC ne s’est pas démasquée. Depuis le hold-up blochérien sur elle, elle n’a jamais été qu’un parti de la plus absolue droite économique du pays. Quant aux droits populaires dont elle se fait le défendeur absolu, c’est seulement avec le but d’affaiblir le pouvoir politique qu’elle hait, même si il a été élu démocratiquement. Elle appelle cela avec dédain « la classe politique ». Les Romands qui ont adhéré à cette UDC ne se rendent pas compte qu’ils se sont rapproché d’une organisation qui est diamétralement opposée aux intérêts fondamentaux de la Suisse romande: les dirigeants ne parlent pas le français, défendent la dictature de la majorité, s’opposent aux droits de toute minorité (voir le cas des minarets qui devrait être perçu comme une attaque contre toute minorité, quelle qu’elle soit). C’est le parti de l’inculture et de l’insensibilité par définition. Les travailleurs à qui l’UDC promet avec des mots d’une simplicité populiste de donner le pouvoir par le vote populaire contre la classe politique, sont instrumentalisés sans aucun scrupule. De la chair à votation. Malheureusement, le PS et les Verts n’aiment plus les petites gens à cause de cela, car le dégoût compréhensible envers l’UDC senti par la gauche constituée de fonctionnaires et autres gens bien éduqués s’est reporté sur les petites gens en mal d’orientation. Voilà ce que je sens depuis Zurich où je vis.
25 juin 2010 à 16:57
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Je trouve que les commentaires ci-dessus, – ils sont normaux venant de gens ayant une sensibilité de gauche -, témoignent pourtant d’une complète cécité sur un point. Mais c’est un point essentiel.
Ces commentaires oublient un élément essentiel: la force du patriotisme.
Bien sur on peut dire que l’UDC est emmenée par un group de représentants du patronat suisse allemand, un patronat dur et, pour le dire en termes marxistes, qui mène la lutte des classes du haut vers le bas. C’est vrai et les électeurs ci-devant socialistes votant désormais UDC – qui ne sont pas idiots – en sont parfaitement conscients.
Seulement ces électeurs sont patriotes. C’est donc inutile de les insulter en les taxant de xénophobes.
Il y a beaucoup de gens, dans tous les milieux, du haut en bas de l’échelle sociale, qui sont profondément attachés à la Suisse, ses références identitaires, son armée, ses libertés politiques, sa souveraineté. Monsieur Blocher et son équipe en font partie. Il serait vain de leur dénier la sincérité de leur patriotisme. Les gens sentent cela.
Bien sur cette Suisse est aussi conservatrice et elle l’est aussi dans le domaine social. Mais qu’offre la gauche comme perspective aux petites gens ? Une adhésion à l’Union Européenne synonime de régression sociale. Alors, régression pour régression, la majorité patriote parmi les petites gens préfère régresser avec des dirigeants bien suisses, patriotes, comme l’équipe patronale de choc qui dirige l’UDC.
Parce que cette majorité patriote a bien compris que la classe politique PS-PLR-PDC est prête à passer la Suisse par pertes et profits au profit d’une Europe calamiteuse. Que voulez-vous? ça, les gens le sentent. Alors ils votent pour les seuls dont on sente qu’ils tiennent à la Suisse, c’est à dire qu’ils sont patriotes: l’UDC. C’est normal.
C’est aussi simple que ça. Et il est incroyable que la gauche ne veuille pas comprendre cette réalité. C’est pourtant bien Jaurés qui a dit: « la patrie est le seul bien de ceux qui n’ont rien ».
Le jour où existera un parti de gauche qui soit contre l’Union Européenne: cette entreprise d’asservissement des peuples aux intérêts des multinationales et de destructions des droits sociaux durement acquis par la social démocratie (cf. jurisprudence de la cour de justice) alors les milieux populaires qui ont viré UDC pourront voter à nouveau à gauche, et alors le poids du combat pour la liberté de la Suisse sera réparti de manière plus équilibrée entre la droite et la gauche. Cela empêchera l’UDC de bénéficier du monopole du vote patriote. Personnellement, quoiqu’étant de droite, je m’en réjouirais.
Un jour j’ai exposé mes vues à M. Brutsch, le webmaster de ce site. Il m’a dit: « Il y a une gauche qui pense comme vous: c’est l’extrême gauche ». C’était la première fois qu’on me disait que je suis d’extrême gauche!
Mais en même temps il m’a fait réfléchir en me disant celà. Ainsi j’ai eu des contacts par correspondance ces derniers temps avec des éléments dissidents de la gauche socilaiste, qui refusent le dumping social consubstanciel du projet européen. Et j’ai constaté en effet, non pas que je suis devenu d’extrême gauche, mais que je m’entends mieux avec ces gens là, qu’avec les tartuffes de tous les partis pro adhésion.
J’ai donc vivement encouragé ces correspondants à fonder le parti de gauche anti-européen qui, à mon avis, peut disposer immédiatement d’un électorat d’au moins 10%, pour commencer.
Enfin je rappelle un fait historique: le premier parti socialiste en Suisse s’appelait: « le Grütli ».
25 juin 2010 à 19:22
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Face aux USA et face à la Lybie, la Suisse s’est trouvée dans des situations où le droit a été ignoré et il a fallu céder à la force.
Je ne voudrais pas discuter ici du cas de l’UBS aux USA, qui serait trop complexe. Disons qu’à mon avis l’UBS n’avait rien fait d’illégal aux USA, mais ce sont les autorités US qui unilatéralement ont décidé de considérer comme illégal ce qui avait légal auparavant. Ensuite la Suisse a été obligée de s’incliner devant le droiut du plus fort, comme l’agneau devant le loup dans la fable de la Fontaine:
http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/louagneau.htm
Dans le cas Khadaffi, il faut rappeler que, certes il est très important de respecter l’état de droit. Mais cela ne signifie pas qu’on doit oublier la plus élémentaire jugeotte.
Tous les pays, même les plus vertueux, savent d’expérience qu’avec les membres des familles de potentats, il est vain de se montrer candides. La Grande Bretagne, la France, savent tout simplement que si on vexe, même pour sanctionner des délits caractérisés, ce genre d’enfants gâtés, on risque d’être humiliés inutilement en tant que nation. Et à cet égard, même Condoleeza Rice a du aller s’humilier devant Khadaffi. Donc ni la France ni l’Angleterre ne font les malines. Et la Suisse ne peut pas non plus se surestimer.
Tous les jours quelques affaires Hannibal Khadaffi sont évitées, parce qu’on s’est prudemment abstenu d’un faux pas, en acceptant, parfois, de faire bénéficier certains d’un traitement V.I.P. Est-ce honteux? Peut-être, mais comme on n’en entend jamais parler, on ne perd pas la face. C’est donc une certaine sagesse.
En faisant preuve d’un minimum de jugeotte au lieu de jouer aux zorros, le subsitut Bertossa, la police genevoise, comme le département fédéral des affaires étrangères (qui n’a pas su donner des instructions claires de considérer le Hannibal comme protégé par l’immunité diplomatique), tous ont cafouillé et donc pris la responsabilité d’un psychodrame INEVITABLE que devait nécessairement causer une intervention empreinte de maladressse et de sottise.
Cela choque le sentiment de justice et de décence de l’homme de la rue. Certes, mais si l’homme de la rue n’avait jamais entendu parler de cette affaire, parce qu’on se serait abstenu de la provoquer, son sentiment de justice et de décence n’aurait pas été choqué non plus.
Le grand diplomate et intellectuel Sergio Romano a écrit avec justesse que malheureusement la communauté internationale n’est pas composées que d’états et de chefs d’état décents. Il y a aussi des voyous et même des état voyous. Or, on est bien obligés d’avoir avec eux des relations diplomatiques et de faire preuve de jugeotte pour éviter des problèmes insolubles.
On espère que cela servira de leçon à la naïve petite Suisse et à la naïve petite République et Canton de Genève, qui reviendront à un peu plus de jugeotte diplomatique élémentaire dont elles sont pourtant capables. Elles l’ont assez démontré depuis que la SDN, puis l’ONU se sont établies à Genève!
Dans l’affaire Polanski, j’ai pensé longtemps que c’était kif kif avec le pataquès Hannibal Khadaffi, c’est à dire tout simplement une gaffe de la nunuche Eveline Widmer-Schlumpf. Puis j’ai lu une interprétation qui m’a fait changer d’avis et qui m’a donné à penser qu’en l’occurrence la nunuche avait plutôt été une « petite télégraphiste » au service d’Oncle Sam.
http://www.marianne2.fr/Polanski-victime-des-manip-americaines_a193091.html
26 juin 2010 à 9:05
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(malheureusement) « curieux » a bien raison sur le point du patrotisme et en partie aussi en ce qui concerne l’UE.
Pour le reste, la gauche devrait reprendre l’étude de la Suède pour examiner si elle pourrait servir de modèle.
26 juin 2010 à 16:31
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L’explication par le patriotisme joue en effet certainement un rôle significatif dans le vote UDC des classes populaires. Mais celles-ci, en agissant ainsi, perdent peu à peu leurs défenseurs en matière de niveau de vie et d’assurances sociales.
Personnellement, je ne signe plus d’initiatives ou de référendums pour défendre des gens qui ont décidé de soutenir la cause des milliardaires (ceux qui jouent si bien sur la fibre patriotique – parce qu’en réalité, ils s’en fichent…). Qu’ils s’adressent donc à l’UDC (je comprends de moins en moins pourquoi le PS devrait soigner l’électorat de l’UDC !)
De nombreuses personnes de la classe moyenne agissent comme moi…
26 juin 2010 à 22:24
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moor, si vous m’avez bien lu, je pense que ces électeurs populaires, qui auparavant votaient socialiste, sont conscients que leur couverture sociale va diminuer. Ils s’y résignent comme à une sorte de fatalité et, tant qu’à faire, préfèrent que cela se fasse au moins dans un cadre suisse plutôt que dans une UE qui ne leur dit rien et ne leur offre aucun espoir.
Si vous êtes socialiste, ou de gauche, je ne comprends pas votre réflexion: » je comprends de moins en moins pourquoi le PS devrait soigner l’électorat de l’UDC ! » Il me semble au contraire que c’est pour avoir abandonné leur propre électorat, que les socialistes l’ont poussé dans les bras de l’UDC.
Est-ce qu’en le soignant à nouveau, la gauche pourrait récupérer cet électorat? Peut-être pas. Certainement pas, du moins, aussi longtemps que la gauche sera proeuropéenne. En revanche je prends les paris qu’un parti de gauche résolument opposé à l’adhésion et luttant pour la défesne des conventions collectives et contre la libre circulation libre exploitation, pourrait compter sur un réservoir électoral d’au minimum 10% sans grand effort pour le conquérir.
Personnellement je vote aujourd’hui UDC mais avant je votais pour des listes de droite, en panacheant les noms de divers candidats démochrétiens, libéraux ou radicaux qui m’inspiraient confiance pour leur attachement à la Suisse et ses valeurs traditionnelles. Depuis que j’ai constaté que ces partis, même sans le dire, roulent en fait sournoisement pour l’UE et contre la Suisse, je me suis senti trahi. Cela m’a inspiré un sentiment de révolte et plus jamais de la vie je ne pourrai voter pour un PLR ou PDC. C’est plus fort que moi.
C’est par introspection et en observant mon propre réflexe que je pense pouvoir comprendre assez bien le sentiment des gens modestes, attachés à la Suisse et votant traditionnellement pour la social démocratie, qui se sont senti abandonnés, trahis, se sont révoltés et votent donc aujourd’hui pour l’UDC. Je pense que dans leur cas aussi, c’est plus fort qu’eux.
Je me demande s’il est possible à quelqu’un qui croit béatement dans la perspective européenne comme prometteuse de lendemains meilleurs, de comprendre le sentiment de gens comme moi. Permettez moi de tenter de l’expliquer tant bien que mal:
Nous nous révoltés quand nous avons commencé à sentir que l’on faisait bon marché de notre souveraineté, de notre autodétermination, de notre démocratie semi directe; qu’au fond beaucoup de gens sont prêts à faire l’impasse sur la possibilité pour le citoyen suisse de décider en dernier ressort de ce qui le concerne et s’imaginent que nous aurons la moindre chance d’influer démocratiquement sur les décisions, dans des enceintes où`nos représentants n’auront jamais plus que 2 ou 3% des droits de vote; bref que notre sort sera à la merci de lobbies inconnus, dans les couloirs de Bruxelles, et que nous serions ballotés comme les autres au gré de conciliabules sur lesquelles nous n’aurions absolument aucune prise, et suspendus aux discussions de couloirs de gens que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam. Nous avons compris qu’il s’agirait là d’un mécanisme irréversible et sans retour qui signifierait la fin de la Suisse cet effort vers l’indépendance et le self government qui a coûté tant de sacrifices au cours des siècles. La seule idée d’ailleurs, d’entrer dans un mécanisme évolutif qui pourrait se modifier au gré de l’acquis communautaire c’est à dire sans notre consentement expresse à chaque étape, sujet au référendum, cette seule idée nous révulse. Nous avons compris que si nous mettions le doigt dans l’engrenage nous n’échapperions pas à la TVA à 15, 20 ou 24%, et à tous les autres choses funestes qu’impliquent la « reprise automatique de l’acquis communautaire », et nous avons senti qu’à terme nous aurions droit aussi à l’Euro, probablement à l’OTAN et ses guerres picchrocholines, et tout le reste, qui implique bien entendu que notre neutralité serait vidée de son sens, etc., etc., etc.
A un moment donné nous avons pris conscience de tout celà, nous avons pris conscience que des politiciens en lesquels nous avions eu confiance avaient donné leur consentement à pareille trahison et donc nous mentaient, alors un frisson glacé nous a traversé et nous nous sommes insurgés. Ce sera difficile de nous faire revenir de notre détermination à nous opposer à ces évolutions effarantes.
C’est cela qui fait que beaucoup de gens sont devenus, non pas UDC, – je n’ai jamais pris la carte de ce parti -, mais « blochériens ». Parce que nous avons ressenti très profondément que l’ensemble du mainstream politique, sauf la mouvance répondant à l’appel de monsieur Blocher, avait envers l’Europpe de Bruxelles la même attitude de servitude volontaire que ceux qui en France ou en Autriche prônaient l’adaptation nécessaire à l’Europe nouvelle pendant la guerre, bref la collaboration, l’acceptation de la Gleichschaltung, le reniement de nos libertés au nom d’un idéal discutable.
Cette peinture des choses peut choquer. C’et ainsi que personnellement je l’ai vécu et ressenti. D’autres un peu différemment sans doute. D’autres l’exprimeraient avec d’autres mots, ou avec moins de mots. Je n’ai hélas pas le sens de la concision. Mais il y a eu un sentiment profond très répandu de révolte et de dégoût envers des dirigeants complices de ce projet.
Peut-être ces explications aideront-elles certains lecteurs de Domaine Public à mieux comprendre les raisons d’un phénomène que l’on a trop tendance à écarter d’un revers de main en la traitant de « populisme », ce qui passe à côté de l’essentiel.
28 juin 2010 à 14:23
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Parlons en du libéralisme. Le nucléaire est une filière stratégique financée en grande partie par des fonds publics. Les partis bourgeois ne veulent pas entendre parler de subventions lourdes pour les énergies renouvelables. Qu’ils commencent donc à retirer celles allouées au nucléaire ou à taxer cette énergie comme récemment décidé en Allemagne.
28 juin 2010 à 15:19
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Isabelle Chevalley est sympathique, mais j’ai toujours pensé que le mouvement « écologie libérale/grünliberalen », comme « écologie bleue » en France, (dans la mouvance de Jean-Pierre Raffarin), n’était rien de plus qu’un contrefeu allumé par des associations philosophiques qui, depuis 1848, n’ont jamais cessé de pondérer discrétement les forces gouvernementales en Suisse. Ici il s’agit d’empêcher l’extrême gauche de l’ex LMR et des POCH d’accaparer définitivement un thème que le radicalisme des affaires avait bêtement négligé.
L’opération réussira peut-être à empêcher l’irruption d’éléments trotskistes indésirables au coeur du pouvoir, et Isabelle Chevalley fait un bon travail. Mais, d’une part c’est un peu du bricolage politique qui émiettera encore un peu plus le centre droit, alors que la mondialisation cause un bouleversement et des reclassements beaucoup plus rudes et plus massifs. Et d’autre part, évidemment pour Isabelle Chevalley, qui n’a peut-être pas pleinement conscience de son rôle de porte parole, ça doit être assez inconfortable. D’ou sans doute son « message désespéré. »
28 juin 2010 à 18:17
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(1) la vision que l’UDC a de l’Union Europeene est totalement aberrante. Je suis un scientifique travaillant avec des partenaires europeens depuis environ 15 ans, et je voyage aussi pas mal a l’etranger. De mon experience, je ne tire que deux conclusions : (a) nous autres suisses avons les memes valeurs fondamentales que les autres peuples europeens, le patriotisme devient alors pour moi une valeur nauseabonde s’il s’agit de se positionner comme MEILLEURS que les autres (b) l’UE est un fait historique a present ineluctable, un processus en construction et amelioration continuelle, une entreprise humaine, avec son lot de reussites et d’echecs. Qu’on aime ce processus ou pas, la n’est PLUS la question. La question aujourd’hui est de se rendre compte, que c’est au niveau de l’UE que les choses se passent aujourd’hui en Europe. J’en donne pour exemple la recherche scientifique : sans l’apport de l’Union, nous autres europeens serions totalement domines par les US et l’Asie, a present. Or ce n’est pas le cas. Dans les conferences, nous tenons le haut du pave, et moi-meme, le petit suisse, y participe pleinement, grace aux conditions-cadre crees par l’UE. Si je devais compter sur Blocher et l’UDC … laissez moi rigoler, ces types sont des petits nains ridicules.
En fait, la vision que l’UDC donne de l’Europe est totalement aberrante et hors de toute realite. La realite, moi, je la vois au jour le jour, je voyage, et j’ai meme habite 3 ans aux Pays-Bas. Et non, desole chers patriotes, la Suisse n’a rien d’exceptionel. Des jolis petits pays plein de gens qui travaillent bien, l’Union en est pleine…
(2) selon <<curieux>> nous allons au-devant d’une diminution forte de la converture sociale dans notre pays. Ah bon, c’est obligatoire ? Et surtout si je comprend bien le message, puisque c’est ineluctable, mieux vaut se faire baiser par des patrons bien suisses plutot que par ces sales etrangers ? ca fait … moins mal quand c’est un bon petit suisse ?
Laurent Jolissaint (scientifique, entrepreneur)
28 juin 2010 à 18:40
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La politique générale des coûts de la santé s’entête à croire que c’est en les gérant mieux que le problème sera contenu.
En fait, si une majorité des sondés estiment que les coûts vont quand même augmenter, c’est bien qu’il y a une réalité autre que la simple gestion du système de santé. La médecine scientifique devient une médecine toujours plus spécialisée avec des moyens toujours plus onéreux.
Il s’agit donc de revenir à l’usage de thérapies bien plus simples qui peuvent soigner moult pathologies et laisser à la médecine technique les problèmes qui en relèvent.
Les vrais réseaux seraient ceux qui impliquent tous les types de thérapies avec des praticiens qui puissent orienter vers bien plus de modes thérapeutiques que simplement vers des praticiens qui dépendent tous du même système, comme c’est le cas dans les réseaux qu’on veut nous imposer.
29 juin 2010 à 0:13
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Les hommes (Menschen) de bonne volonté, les citoyens à la recherche de l’intérêt commun, sont nombreux dans ce pays. Mais la plupart d’entre eux ne se trouvent pas dans les partis politiques ; ils sont plutôt dégoûtés de leurs incessantes manoeuvres électorales. Chaque parti veut plaire aux électeurs, la gauche en revendiquant de nouveaux droits sans jamais parler des devoirs, et la droite en réclamant la liberté sans la responsabilité. La démocratie électorale atteint ses limites.
29 juin 2010 à 0:35
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Cher monsieur Jolissaint, je me réjouis que vous ayez la possibilité de participer à des colloques scientifiques organisés par l’UE. Comme vous êtes sans doute un scientifique de haut niveau, c’est l’intérêt des institutions scientifiques européennes de vous avoir avec elles. Comme vous n’êtes pas le seul chercheur suisse de grande valeur, et que la Suisse est même un centre d’excellence exceptionnel pour la recherche scientifique (ETH, EPFL etc.), il est heureux qu’une collaboration existe entre la Suisse et l’Union Européenne dans ce domaine. C’est dans l’intérêt mutuel des deux parties contractantes: l’UE et la Suisse.
Il est bon, dans l’intérêt mutuel, de conclure des accords de collaboration dans toutes sortes de domaines techniques, à condition que cela n’entame pas notre indépendance bien entendu. Cela ne signifie pas que nous devions abandonner à un pouvoir européen les décisions politiques en dernier recours touchant à no