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La concordance aux mains des épiciers

La formule magique ne s’applique qu’aux partis décidés à travailler ensemble malgré leurs divergences: l’UDC s’en exclut

Photo Leumund Photo Leumund (licence CC)
icone auteur icone calendrier 9 novembre 2011 icone PDF DP 

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«Attendons le résultat des élections au Parlement». C’est ainsi que dans un premier temps, les partis ont réussi à éluder la question de la composition du Conseil fédéral. Depuis le 23 octobre, on n’y voit guère plus clair, si ce n’est que tout le monde ne jure que par la concordance. Cette unanimité sémantique camoufle mal la confusion des esprits et les ambitions de chacun.

Il faut restaurer la concordance, proclame la NZZ  (15.10), une formule qui a fait ses preuves. Et il n’y a pas de concordance sans deux sièges attribués à l’UDC, poursuit-elle: dans le cadre de la démocratie directe, l’intégration des principales forces politiques au gouvernement est un gage de stabilité. Même le socialiste Rudolf Strahm se rallie à l’idée qu’on ne peut marginaliser plus d’un quart de l’électorat (Tages-Anzeiger, 01.11); «les démocrates doivent faire preuve d’un esprit de compromis» dit-il, même si leur réticence à accorder une deuxième siège à l’UDC est compréhensible. La NZZ ajoute cependant que la concordance oblige: elle ne tolère pas de ses acteurs qu’ils manifestent une opposition systématique. Et avec Strahm, elle admet que le chantage exercé par l’UDC – ses statuts prévoient l’exclusion d’un candidat non officiel qui accepterait son élection est démocratiquement intolérable et incompatible avec la liberté de choix du Parlement.

Etrange position que celle qui tout à la fois constate l’inaptitude de l’UDC à pratiquer la concordance et lui en concède les avantages. Car ce parti a fait du refus du compromis son cheval de bataille. Muré dans une opposition systématique, il dénonce à chaque occasion la mollesse – quand ce n’est pas la traîtrise – de ses adversaires et des autorités. En matière de politique étrangère, l’UDC sabote avec constance les relations de la Suisse avec l’Europe, au nom d’une souveraineté rêvée qui ne pourrait que conduire le pays à la paralysie. Sa récente attaque frontale contre la libre circulation en témoigne et justifie à elle seule de tenir éloigné ce parti des responsabilités gouvernementales. La formule dite magique – 2/2/2/1 – à laquelle se réfère l’UDC pour exiger deux sièges est bien une règle arithmétique. Mais cette règle ne s’applique qu’aux formations politiques décidées à travailler ensemble malgré leurs divergences. Or l’UDC privilégie les divergences, elle les cultive avec ardeur et en vit.

Secouée par son recul lors des dernières élections, l’UDC cherche à donner d’elle-même une image plus policée. Exit la candidature du chef de son groupe parlementaire Kaspar Baader, parfait représentant de la rigidité et de l’intransigeance du parti. Et voilà que défilent des magistrats cantonaux, la plupart inconnus au bataillon, mais censés être «présentables». Or la participation de l’UDC au gouvernement n’est pas d’abord une affaire de personnes qui seraient plus ou moins aptes à l’exercice collégial du pouvoir. C’est l’UDC elle-même qui, par son refus de collaborer à des solutions de compromis, par le mépris dans lequel elle tient ses adversaires, se met en position d’inaptitude. Aux autres partis d’en tirer enfin les conséquences et de former le gouvernement sur la base d’une concordance digne de ce nom, sans représentants de l’UDC.

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Discussion

  • Vous faites bien de soulever les limites de la concordance. On est en effet en droit de se demander si ce système policé est toujours le plus efficace.
    Je me demande d’ailleurs si cette cohabitation des extrêmes n’est pas contre-productive pour la bonne marche de nos institutions. Ne serait-il pas préférable d’avoir un conseil fédéral représentant une coalition gouvernementale (sans place à l’opposition) avec un réel programme commun ? 

  • Moi j’ai l’impression que l' »affaiblissement » de l’UDC aux dernières élections ne fait qu’augmenter ses chances d’avoir ses deux sièges au CF. Ainsi elle fait moins peur. Elle est moins dominatrice et plus sympa. Et en plus le parlement ne se sentira pas le courage de refaire le coup Widmer-Schlumpf. Ces messieurs dames ont compris la leçon et savent que l’UDC exclura vraiment un « Sprengkandidat ». Donc, pour éviter cette déstabilisation qui ne peut que nuire aux petits calculs de tous les partis souhaitant placer leurs membres dans les bonne places, l’UDC obtiendra ce qu’elle veut.

    C’est une excellente chose. De plus, je ne pense pas que d’être revenu à un étiage de 26.8% soit du tout un affaiblissement. C’est au contraire une consolidation à un niveau très élevé, reflétant le départ de la tendance « parti démocrate des Grisons » et la non répétition du ràflexe de soutien à Blocher quand ce dernier était visé par un complot dégueulasse. Je ne pense pas que l’UDC redescendra plus bas. Elle pourrait encore créer une petite surprise lors des élections au Conseil des Etats en ayant quelques élus ce qui libérera des sièges au Conseil National pour des viennent ensuite. Ensuite, il se pourrait que dans la crise économique profonde qui nous attend, l’UDC rebondisse beaucoup plus haut en partant de ce palier déjà très élevé. Ce phénomène sera encore accentué si on suit les conseils de M. Delley et repousse l’UDC dans l’opposition.

    Personnellement je préfèrerais qu’il y ait à Berne une majorité ouvertement anti européenne déterminée à tenir la dragée haute aux nains de Bruxelles. Mais je suis résigné à un profil plus bas que ça.  L’euroscepticisme se fera sentir non d’une manière sure d’elle même et dominatrice, mais par la coalition tacite et discrète de beaucoup de petites résistances particulières, économiques, agricoles, écologistes, sociales, syndicales, chaque groupement particulier comprenant que son intérêt est de rester en dehors du Titanic en train de couler.

    On nous a appris, au temps lointain où l’on enseignait encore l’histoire suisse dans les écoles, que le traité de Bâle en 1499 marquait la séparation de la Suisse du Saint Empire, confirmée définitivement par les traités de Westphalie en 1648. D’après les nouveaux historiens ce traité de Bâle au contraire marquerait le souci de garder des passerelles avec l’Empire, tout en préservant l’indépendance suisse envers l’hégémonie impériale et les juridictions comme le Reichskammergericht. Je pense qu’on aura une évolution similaire: non pas une Suisse fière imposant ses conditions à une Europe à fond de cale, comme je le souhaiterais, ni une Suisse désireuse de s’inféoder à Bruxelles sous prétexte de « participer aux décisions », comme le rêvent utopiquement les euroturbos, mais une Suisse maquignonne, épicière dirait M. Delley, préservant cauteleusement ses avantages, faisant de la résistance passive, tout en faisant semblant de s’intéresser au projet européen foireux.

    De toute façon, je suis certain que la volonté d’exclure l’UDC du Conseil fédéral ne séduira pas le parlement, et, si d’aventure il se trouvait une majorité pour suivre cette idée, cela renforcerait la capacité de blocage de l’UDC en lui offrant un espace de progression bien plus grand et plus de force de frappe pour dicter l’agenda par ses initiatives et référendums.  

    • Je ne sais vraiment pas ce que l’Europe vous a fait, car on a  tous – à part peut-être les demeurés du Muotatal (ces fameux météorologues qui avaient prédit en janvier 2011 un printemps 2011 particulièrement froid, humide et très neigeux ..) beaucoup de sang européen dans les veines. C’est le mélange des sangs et des cultures qui a fait la prospérité de la Suisse (vous avez vu comme les dernières Miss ou vice-Miss Suisses sont belles : Whitney, Xenia, Alina, toutes avec du sang « étranger », ce ne sont plus des Heidi, tant mieux); et la Suisse se fondra bientôt dans l’Europe unie comme le Rhône. le Rhin, l’Inn et le Tessin se fondent depuis toujours dans l’Europe. Il n’y pas de nains à Bruxelles, il n’y en a que dans les jardins de certains Suisses qui ont la vue à ras les pâquerettes.

    • Qui parle de « sang »? C’est ridicule. Je vous laisse la responsabilité de cette référence bizarre à des concepts biologisants et racialistes. La seule chose qui m’intéresse c’est l’indépendance politique et les mécanisme institutionnels pour la maintenir, malgré les pressions impériales que nous subissons. De toute façon les sangs sont mêlés, c’est bien évident. Pas seulement entre peuples européens mais entre européens et citoyens de toutes races et couleurs de peau, comme ma femme, par exemple, qui n’est pas de race blanche. Et tout ça ça fait de bon Suisses. Mais ce qui m’importe c’est uniquement la liberté et l’indépendance po-li-ti-que. Vous comprenez? Il y a des racialistes pro-européens néo nazins qui veulent une Europe puissance, unie, blanche et mêlée seulement entre « races » européennes. Leur programme me déplait autant que celui des pro-européens qui n’ont que les mots multiculturalisme, diversité et métissage à la bouche. Dans les deux cas, je m’oppose à un empire supranational dans lequel, politiquement et institutionnellement, la Suisse se dissoudrait.

    • @curieux Il n’y avait pas du tout, dans mon commentaire, le sens que vous donnez au mot sang, mais je ne veux pas faire ici de polémique sémantique à ce sujet.
      Vous parlez d’indépendance politique de la Suisse ? La Suisse fait déjà partie du système européen dans les faits. Pratiquement aucune loi n’est votée à Berne, si elle n’est pas compatible avec les lois européennes. Et la Suisse aurait bien plus de pouvoir et d’indépendance, si elle participait de plein droit aux instances européennes. La Banque nationale vient d’ailleurs de s’arrimer à l’euro avec son taux à 1.20 et perdre ainsi aussi sa soi-disant indépendance. En outre au point de vue économique la Suisse est totalement intégrée à l’économie de se voisins, l’Allemagne en particulier. Je pense sincèrement que vous croyez vivre dans un monde qui n’existe plus depuis longtemps.
      Quant à l’UDC, ce n’est pas un parti démocratique, c’est un parti totalitaire, et comme tel à isoler complètement ; c’est la seule chose que tous les démocrates doivent faire, y compris et surtout les socialistes.
      Quant aux institutions politiques suisses, pour raccourcir le propos, elles ne fonctionnent vraiment bien que pour les gens qui ont des gros intérêts personnels à défendre.
      Le reste, ce sont des contes pour de petits enfants encore tout innocents.  

  • Pour revenir à la problématique soulevée par M. Delley, son analyse est tout de même très partiale. En effet il affirme que l’UDC n’a pas droit à participer à la concordance parce qu’il serait essentiellement en « dis-cordance » avec les autres partis gouvernementaux. Or cela est manifestement faux. En quoi l’UDC est-elle en désaccord avec les autres? Uniquement sur la question européenne. Mais sur ce point elle est en accord avec le souverain: peuple et cantons. Il est donc évidemment exclu, si l’on se dit démocrate, de suivre une politique de rapprochement avec l’Union Européenne, puisque cette politique est massivement rejetée par le peuple, à 80% de majorité, et serait évidemment rejetée en référendum. Par conséquent la concordance doit se faire par soumission, nolens volens, des partis du centre et du PS à la volonté majoritaire des citoyennes et citoyens qui veulent défendre nos intérêts en dehors de l’UE. Ceci étant posé, il reste donc un parti, l’UDC, qui est un parti bourgeois de droite, sur la même ligne qui était celle des radicaux avant qu’ils ne glissent dans le sens social libéral, évolution qui a causé leur chute. Il sera donc tout à fait possible à des socialistes de gouvernement de s’arranger avec des UDC genre Parmelin ou Baader, comme il était possible de le faire avec des conseillers fédéraux comme Honegger ou Chevallaz. Ou est le problème?

    Au fond ce que M. Delley désire, ce serait que l’on définisse comme sacrée une ligne programmatique selon laquelle les compromis gauche-droite ne sont possibles que s’ils sont faits dans un sens favorable à la gauche. C’est l’adage « pas d’ennemi à gauche » érigé en principe philosophique et en impératif catégorique. La droite, si elle républicaine, a certes le droit de freiner un peu l’avancée vers une société humaniste dans un sens socialiste, mais en aucun cas elle n’a le droit d’imposer un compromis jugé rétrograde par les forces progressistes. Mais de quel texte constitutionnel sort donc ce droit de l’intelligentsia progressiste d’exercer sa jurisprudence en permettant ce qui serait une « avancée », et interdisant ce qui serait un « recul », un « repli », « frileux » ou pas, ou ce qui serait « réactionnaire »? Cette juridiction n’existe pas.

    C’est certes le désir d’une certains gauche d’en imposer l’idée à la droite car alors la droite aurait l’obligation de consentir à une évolution inéluctable dans un sens idéologique qualifié de progressiste par la gauche. Seulement notre système ne fonctionne pas ainsi. On se fonde sur les majorités existantes, et la majorité issue des urnes est légérement plus à droite que celle d’avant puisque le PS et les Verts ont baissé sensiblement et sont apparus deux partis: PBD et Verts lib, dont l’ADN est de droite. Ce rapport de force ne permet donc pas un programme de centre gauche. Il n’est donc pas possible de déclarer l’UDC hors jeu pour imposer une coalition l’excluant. Car la base politique pour ce faire n’existe pas.

    On pourrait tenter, en désespoir de cause, de théoriser un axe « anti nucléaire » comme argument de fortune pour exclure l’UDC. Mais cela ne marchera pas car les partis du centre sont beaucoup trop ambigus et hypocrites sur la question nucléaire. En réalité ils n’ont pas encore vraiment fait leur deuil de l’atome.

    Il ne resterait donc à tout prendre qu’un seul reproche à faire à l’UDC: elle veut participer au gouvernement en raison de sa force électorale, et en même temps elle fait de l’opposition. C’est un double jeu, c’est triché, c’est inadmissible. Or ce reproche ne tient pas. Depuis un demi siècle il a été fait au PS. J’ai toujours entendu reprocher au PS de vouloir gouverner et en même temps faire de l’opposition. Eh bien l’UDC fait pareil. C’est une chose qui fait partie intégrante de nos moeurs politiques. Il n’y a rien à redire. Cela n’est en rien contraire à la concordance.

    En conclusion, je pense que cette analyse que l’on lit toujours dans DP exprime en réalité surtout un désir. Ce n’est pas l’énoncé d’une réalité politique effective comme pourrait l’être l’exclusion de « l’extrême droite » en France par les partis « républicains ». Au fond c’est du « wishful thinking » politique.

    Se pourrait-il malgré tout que l’UDC soit poussée dans l’opposition lors des prochaines élections du CF? Oui, ce n’est pas exclu. Il se pourrait (la chance est très faible) qu’une majorité de rencontre tente ce saut dans l’inconnu. Mais si cela devait se produire, cela tournerait alors rapidement à l’avantage de l’UDC, qui augmenterait ses forces dans l’opposition. Le gouvernement de « concordance » repensée échouerait, faute d’une entente véritable entre ses composantes. Et donc très rapidement on reviendrait à la normale: c’est à dire que le monde politique, ayant tout essayé, finirait par se résigner à une concordance arithmétique en acceptant de faire des compromis avec l’UDC, qui donnera le ton.

  • 4
    Jeanprêtre Francine says:

    Enfin une prise de position courageuse et, par ailleurs, parfaitement cohérente ! L’ UDC n’a pas sa place au Gouvernement et je suis étonnée que le PS, à l’image de R. Strahm dans le TA, n’exerce pas davantage d’esprit critique et se réfugie dans des calculs qui ressortent davantage à l’esprit artihmétique que politique. Tout ce que l’auteur de l’article mentionne devrait alerter ! L’ UDC vit, de plus, une grande misère en matière de « personnel » politique présentable , ce qui l’affaiblit davantage encore en termes d’ouverture d’esprit et de collaboration intelligente au sein du futur Gouvernement. Et ça, la gauche le sait parfaitement mais ne l’exprime pas. Quelle peur l’anime-t-elle ? Celle de passer pour non respectueuse des droits démocratiques…L’auteur donne pourtant la réponse, merci!

  • 5
    Lecoultre says:

    Depuis des mois, des affiches proclament dans tout le pays que « les Suisses votent UDC ». Cette année, une moitié des citoyens concernés a daigné participer aux élections fédérales. Sur cette moitié, un tiers a choisi les candidats de l’Union démocratique du centre, ce qui représente donc un sixième de tous les citoyens inscrits. Les autres sont ou bien aveugles, ou bien analphabètes, ou bien désobéissants, ou encore inconscients. Commençons par liquider ces 5/6 d’inadaptés et nous n’aurons plus de problème d’élection au conseil fédéral.

  • Je suis fondamentalement d’accord avec l’auteur. Il faudrait, pour arriver à un CF sans l’UDC, une coalition du PS, du PDC, des Verts, du PBD et des Verts Libéraux. Elle n’est pas réalisable. Il faudrait remplacer Maurer par un PDC. Toute autre solution n’obtiendrait pas le soutien du PDC. Je pense que si on remplaçait Calmy-Rey par un ou une socialiste et si on reconduisait le reste de l’équipe en place, ça ne serait pas si mal, vu le nouvrau centre hétérogène. Le PLR marcherait probablement avec ses 2 CF. Une majorité anti-nucléaire et une majorité plutôt pragmatique envers le dossier européen pourraient ainsi être maintenues respectivement obtenues. Maurer est faible et tient un département sans importance politique. So what? Widmer-Schlumpf ferait encore une législature et aurait le temps de piloter le projet inévitable d’un échange quasi automatique d’informations dans la fiscalité (ce qui correspond à son tempérament de juriste pinailleuse qui ne peut admettre la violation par des citoyens des lois de leurs pays démocratiques). A vos gardes les nombreux Suisses qui pratiquent l’évasion fiscale! Les cartes pourraient être redistribuées en 2015. Avec un centre qui pourrait s’être décanté entre-temps. Le PBD vers la PDC et les Verts Libéraux vers le PLR (ou l’inverse dans ce dernier cas)?

  • Lorsque les Chambres fédérales éjectent une Appenzelloise du Conseil fédéral, ou refusent d’élire une candidate brillante, qu’elle soit zurichoise ou saint-galloise, c’est de la démocratie normale. Qu’elles osent ne pas réélire un milliardaire zurichois, et c’est un complot dégueulasse. Amen.
    Autre détail: en principe, 30% n’est pas considéré comme une majorité, et même pas comme une minorité de blocage. A quoi donc servent les autres 70% s’ils ne se se sentent pas assez forts pour travailler avec plus des deux-tiers des citoyens actifs derrière eux?

    • @Lecoultre. Bravo. Tout est dit.
      Pour moi, comme déjà dit, c’est au parti socialiste notamment  et aussi aux autres partis démocrates maintenant de s’affirmer et de dire clairement non à l’UDC au gouvernement. Il faut une concordance démocratique, voire politique, pas une concordance arithmétique au Conseil fédéral. Reléguer l’UDC blochérienne dans l’opposition ne la renforcera pas ou peu, mais la fera nager à se noyer dans la fange brune d’où les autres partis auraient du depuis lontemps l’y laisser. L’inviter à participer au gouvernement c’est la rendre respectable, ce qu’elle n’est pas du tout, c’est donc surtout ce qu’il ne faut pas faire.

  • Guy Parmelin vient de dire que Jean-François Rime est le meilleur candidat UDC romand.
    Je travaille à Berne, et je croise régulièrement dans les rues conseillers fédéraux et nationaux, etc…  Je viens de croiser J-F Rime ce matin, il y a moins d’une heure, entre le Palais fédéral et l’hôtel Bellevue, traînant son trolley. Lui c’est la première fois que je le croisais… Le choc. Mon Dieu, je n’ose pas vous dire ce que j’ai pensé, sauf que j »ai failli tomber de mon vélo de surprise. Disons que Moritz Leuenberger, que j’aimais pourtant bien, à côté de J-F Rime, il aurait l’air d’un James Bond. Quand on sait le travail épuisant que demande les tâches d’un conseiller fédéral, et le dynamisme qu’il est nécessaire d’avoir, indépendamment de toute considération politique, je ne comprends pas qu’un parti aussi puissant que l’UDC puisse envisager de présenter un tel candidat à la charge de conseiller fédéral.

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