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Les pauvres et les riches en chiffres

L’office fédéral de la statistique propose des données nuancées et approfondies

Image Scott Maxwell
Image de Scott Maxwell (licence CC)

Le niveau de vie des ménages suisses varie de un à dix. En exploitant les résultats de l’enquête sur le budget des ménages, l’Office fédéral de la statistique (OFS) dresse un tableau des inégalités dans notre riche pays.

Cet écart n’est pas celui, abyssal, qui sépare Daniel Vasella et Yvan S, chômeur en fin de droit. Pour décrire de manière moins caricaturale et plus significative la réalité sociale, l’OFS compare le revenu moyen de 10% des ménages les plus pauvres à celui de 10% des plus aisés.

L’étude détruit des idées reçues mais confirme également des faits déjà bien connus. Les vieux ne sont pas tous riches, loin de là. Les personnes de plus de 65 ans et vivant seules forment un groupe tout au bas de l’échelle. Leur revenu est inférieur de 25% à la moyenne. Constatation plus attendue, les ménages avec trois enfants et les familles monoparentales sont à peine moins mal lotis que les vieux isolés. Autre confirmation encore, le niveau de formation influence de manière déterminante le niveau de vie. Il passe du simple au double selon que la formation est primaire ou universitaire.

L’enquête détermine le poids des différentes dépenses sur le budget des ménages En moyenne, le logement et l’énergie représentent 25%, l’alimentation 11% et les loisirs 10%. Ces données servent de base au calcul de l’indice des prix à la consommation, indice capital pour une foule de comparaisons et d’indexations. Or, derrière les moyennes qui servent de base à son calcul, se cachent de très grosses différences. Dans les ménages à faible pouvoir d’achat, l’alimentation et le logement absorbent 58% du revenu. Ces deux postes ne représentent que 34% des dépenses des ménages les plus aisés.

Tous ces chiffres, et bien d’autres encore, sont autant de pistes pour l’analyse et l’action politique. Ils devraient permettre de mieux cibler la lutte contre la pauvreté (DP 1867)… et de la mettre en œuvre. Ils justifient le maintien de la vigilance dans la surveillance des loyers, l’analyse critique de la marge des grands distributeurs et l’utilisation plus nuancée de l’indexation sur les prix à la consommation.

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Discussion

  • Question : où avez-vous trouvé l’information « les personnes de plus de 65 ans et vivant seules forment un groupe tout en bas de l’échelle »? J’ai écumé le site de l’OFS en vain.

    • Ici (texte + graphique).

    • merci pour le lien! trois commentaires (sources, votre lien y compris le tableau excel)
      a) tout en bas de l’échelle semble une appréciation exagérée : le premier quintile a un revenu moyen de 54,5 soit presque 50% en dessous de la  moyenne
      b) le pourcentage pour la catégorie que vous mentionnez est en augmentation constante
      c) je me demande s’il n’y a pas un biais à comparer les revenus des actifs et des inactifs? les inactifs ne vivent-ils pas aussi de leur épargne (pas seulement les revenus de l’épargne mais aussi la consommation du capital)?
       

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