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Politique familiale : Une loi à l’écoute de la société

icone auteur icone calendrier 26 septembre 2003 icone PDF DP 

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Le Tessin roule pour la famille dans toute sa variété. Le Grand Conseil vient d’adopter à l’unanimité une loi avant-gardiste en Suisse.
Le monde des Trente Glorieuses est arrivé au terminus. La croissance démographique tire la langue. On ne fait plus assez d’enfants, devenus trop souvent source de pauvreté. Les familles monoparentales, des femmes seules en majorité, monopolisent les statistiques et l’assistance sociale. Les couples – mariés ou en concubinage, hétérosexuels ou homosexuels – s’écartent des modèles traditionnels. Les femmes travaillent davantage, entre épanouissement personnel et nécessité financière. La misère prend d’autres visages; on peut toucher un salaire et ne pas gagner sa vie – ce sont les «working poor» (6% de la population active en Suisse et davantage au sud des Alpes).
La famille fait campagne électorale. De droite à gauche et vice-versa, tous les partis s’en soucient. Mais en raison des finances fédérales toujours aux abois et d’une certaine résistance idéologique, les mesures concrètes font encore défaut ou restent lacunaires, à l’image de la dernière mouture d’assurance maternité votée par le Conseil national.
Le Tessin en revanche est prêt à investir plus de cinq millions de francs. Sans en prendre la place, l’Etat – relayé par les communes et les associations privées – va se transformer en partenaire des familles. Patrizia Pesenti, conseillère d’Etat socialiste, cheffe du Département de la santé et des affaires sociales, insiste sur le rôle régulateur des pouvoirs publics. Ils identifient les disparités de traitement et cherchent à les corriger. L’égalité des chances est en jeu. Faire des enfants ne doit pas devenir un handicap.
La Loi sur les allocations familiales, révisée en 2002 déjà, prévoit des subsides plus généreux et mieux ciblés en distinguant entre allocations de base, pour la petite enfance, et complémentaires pour les revenus insuffisants, ainsi que des aides directes destinées au placement des enfants. Maintenant, la Loi des familles complète et intègre le nouveau régime d’aides financières. Elle s’adapte au contexte social contemporain et reconnaît les formes inédites de cohabitation entre parents et enfants au-delà des liens biologiques et d’état civil. Elle vise l’autonomie et l’intégration sociale de toutes les familles en modulant son intervention en fonction des besoins. Finalement, un centre de consultation et de recherche permettra de continuer à développer une politique de la famille en prise directe avec la société.

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