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	<title>Domaine Public &#187; 1573</title>
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	<description>Analyses, commentaires et informations sur l&#039;actualité suisse</description>
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		<title>DP 1573</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2003 23:56:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmestre</dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITION]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
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		<title>Forum : Le shopping est l&#8217;avenir de la ville</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucien Barras</dc:creator>
				<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[Décrits par leurs promoteurs comme de véritables lieux de &#171;plaisir et de vie&#187;, les &#171;malls&#187;, ces grands centres commerciaux d&#8217;inspiration américaine, font leur apparition en Suisse. Il y a une année s&#8217;ouvrait le complexe de [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Décrits par leurs promoteurs comme de véritables lieux de &laquo;plaisir et de vie&raquo;, les &laquo;malls&raquo;, ces grands centres commerciaux d&#8217;inspiration américaine, font leur apparition en Suisse. Il y a une année s&#8217;ouvrait le complexe de La Praille, à Genève. Dans un futur proche ce sera Gottéron-village, près de Fribourg, Westside, à l&#8217;ouest de Berne, ou encore Sihlcity, à Zurich. De son expansion par la grande distribution, qui a marqué l&#8217;économie d&#8217;après-guerre, la consommation passe désormais à une nouvelle mise en scène dans un monde artificiel favorable au plaisir. L&#8217;achat, le loisir et le temps perdu sont ainsi sanctifiés dans un environnement architectural soigné où se regroupent grand distributeur, boutiques de marque, restaurants, garderie d&#8217;enfants, salles de sport, de jeux, de cinéma, galerie d&#8217;art, etc ?</p>
<p>Consommer, socialiser<br />A l&#8217;écart des centres urbains avec lesquels ils n&#8217;entretiennent aucun lien, ces &laquo;malls&raquo; parviennent néanmoins à créer des espaces de socialisation. Dérivés du modèle de la rue villageoise, ils reproduisent un cadre sûr et tranquille, comprenez artificiel et aseptisé, fabriqué de toutes pièces. Des programmes variés y cohabitent, mêlant commerces et activités de détente, et reproduisent la mixité propre à l&#8217;espace public. Le shopping se montre ainsi capable de recréer toutes les qualités de l&#8217;urbanité, peut-être mieux que la ville elle-même. De lieu de vente, le centre commercial devient lieu de vie. Il comble certaines lacunes infrastructurelles des quartiers périphériques en y introduisant des fonctions sociales et civiques. <br />Autour du noyau commercial se constituent ainsi les nouveaux centres de la ville en expansion et dont toutes les aspérités sont cachées. Ni danger ni déviance dans l&#8217;environnement maîtrisé à outrance des &laquo;malls&raquo; car, perfidement, ces centres sont si peu des lieux de liberté, quoiqu&#8217;en pense le consommateur qui y trouve une effarante diversité de produits, de restaurants exotiques et d&#8217;occupations variées pour ses loisirs. La signalétique le guide vers les points de vente, ses mouvements sont étudiés aux heures d&#8217;affluence, ses passages aux escalators comptés, ses préférences connues. Sa carte de fidélité trahit ses goûts et ses moyens. L&#8217;air qu&#8217;il respire est conditionné dans un bâtiment presque sans fenêtres, comme s&#8217;il fallait le placer à l&#8217;écart du monde. Le piéton y est roi et le climat invariable : la température, l&#8217;humidité, la lumière sont constantes, quelles que soient l&#8217;heure ou la saison.<br />Rien, dans ce sérail, n&#8217;est laissé au hasard et l&#8217;individu est abandonné à ses plaisirs tristes. Au milieu d&#8217;une telle abondance de biens, son désir est simple, répétitif, insatiable. Sa joie fausse, égoïste et fugace. A peine son plaisir s&#8217;est-il dissout dans l&#8217;ennui qu&#8217;il doit être reconduit. <br />Les &laquo;malls&raquo; remplacent les rues et les places qui accueillaient traditionnellement la vie publique d&#8217;une communauté. Au cours des cinquante dernières années, la croissance urbaine et le développement des transports ont engendré une nouvelle forme d&#8217;installation humaine. Construite autour du modèle de la maison individuelle, la périphérie se distingue physiquement du centre historique. Elle représente en quelque sorte l&#8217;antithèse de la ville. Cet attrait de la population pour l&#8217;habitat pavillonnaire produit un véritable exode de la population du centre vers la périphérie et les commerces accompagnent naturellement ce déplacement pour s&#8217;implanter à proximité de leurs consommateurs, dans des zones facilement accessibles et de grande taille, où peuvent se juxtaposer des activités complémentaires. Parallèlement, la ville contemporaine est en crise. Les centres urbains souffrent de congestion, l&#8217;espace public étouffe sous le trafic automobile et les incivilités gangrènent la société. Pour faire face à ces problèmes croissants, certains voient dans le développement des activités commerciales un antidote efficace aux nuisances urbaines. Si le commerce est parvenu à faire naître un embryon d&#8217;urbanité dans des quartiers jusqu&#8217;alors imperméables à cette notion, pourquoi ne pas appliquer la même recette en milieu urbain? </p>
<p>La ville au prix du shopping<br />Des urbanistes s&#8217;inspirent aujourd&#8217;hui des exemples de &laquo;malls&raquo; américains pour revitaliser les centres urbains. La réussite d&#8217;un espace public devient indissociable de la création de surfaces commerciales. En d&#8217;autres termes, il n&#8217;est plus possible d&#8217;envisager la ville sans le shopping. Avec l&#8217;avènement du &laquo;department store&raquo;, le lien entre urbanité et commerce s&#8217;est renversé: si autrefois le shopping avait besoin de la ville pour survivre, aujourd&#8217;hui c&#8217;est la ville qui a besoin du shopping pour exister. Cette affirmation peut sonner comme un constat d&#8217;échec, ou au contraire préfigurer un changement d&#8217;attitude face aux nouvelles conditions de l&#8217;urbanité. L&#8217;architecte hollandais Rem Koolhaas a-t-il tort lorsqu&#8217;il écrit que &laquo;le shopping reste sans conteste la dernière forme d&#8217;activité publique&raquo; ?	</p>
<p>Abstract a été créé par Antoine Weber, graphiste, et Carlo Parmigiani, architecte. Une revue,  des programmes TV et un lieu d&#8217;exposition déclinent l&#8217;art, le design et l&#8217;architecture contemporains sous toutes leurs formes.<br />A l&#8217;occasion de la Nuits des musées, à Lausanne le 28 septembre, Abstract présentera le 11e numéro de son magazine et les &oelig;uvres de l&#8217;artiste zurichois Jürg Hugentobler (rue de Genève 19).</p>
<p>Abonnements: <br />www.abstract-concept.com<br />fax : 021 311 40 32</p>
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		<title>Internet : Le blog, nouvelle frontière du débat</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Brutsch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication, médias]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;Au commencement était le Verbe&#187;. C&#8217;était aussi vrai sur le Web, développement de l&#8217;Internet (alors limité à l&#8217;échange de messages) qui a permis de naviguer de page en page par l&#8217;intermédiaire de l&#8217;hypertexte, ces liens [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;Au commencement était le Verbe&raquo;. C&#8217;était aussi vrai sur le Web, développement de l&#8217;Internet (alors limité à l&#8217;échange de messages) qui a permis de naviguer de page en page par l&#8217;intermédiaire de l&#8217;hypertexte, ces liens sur lesquels on clique. Mais bien vite c&#8217;est devenu un festival de couleurs, d&#8217;images et de sons.<br />La dernière rage sur l&#8217;Internet marque un retour aux sources : du texte avec des liens. C&#8217;est organisé comme un journal intime, par entrées chronologiques, sauf que cela n&#8217;a rien d&#8217;intime (ou alors très exhibitionniste) puisque c&#8217;est destiné aux internautes. On les appelle des blogs, contraction de web log ; en français on pourrait proposer blog-notes.<br />Ce qui a permis leur essor, c&#8217;est la mise à disposition d&#8217;outils simples à utiliser, gratuits,  comme l&#8217;hébergement de ces sites d&#8217;un genre particulier : le plus répandu est Blogger, de Blogspot (qui vient d&#8217;être racheté par Google). En cinq minutes, vous vous inscrivez, faites votre choix parmi différents modèles pour la mise en page, et c&#8217;est parti : vous écrivez votre journal depuis n&#8217;importe quel ordinateur connecté à l&#8217;Internet. Il y en a désormais des millions, et pas toujours où l&#8217;on croit : l&#8217;un des plus célèbres est le blog de Salam Pax, commencé à Bagdad encore sous la dictature de Saddam Hussein, source irremplaçable d&#8217;informations vécues avant, pendant et après la guerre ; aujourd&#8217;hui les blogs des étudiants iraniens en révolte pour la démocratie valent aussi la lecture.<br />Certes, on conçoit peut-être difficilement un blog démocrate-chrétien suisse : par essence, c&#8217;est un instrument d&#8217;agitateur, de minoritaire. On trouvera donc plutôt des blogs altermondialistes, libertaires (anarcho-capitalistes) ou de la gauche favorable à l&#8217;intervention en Irak que des points de vue politiquement corrects.<br />Il y a bien sûr de tout sur les blogs, également du médiocre et de l&#8217;inintéressant. Mais la &laquo;blogosphère&raquo; représente un phénomène passionnant par son immédiateté et son interactivité, particulièrement dans son application à l&#8217;actualité et aux médias. A l&#8217;heure où l&#8217;information fonctionne en boucle &#8211; radios, télés et journaux répétant la même chose &#8211; ce qui fait la différence, c&#8217;est la mise en relation, l&#8217;analyse critique : elle peut se trouver désormais sur un blog dans l&#8217;heure qui suit, rapidement relayée  par d&#8217;autres blogs. C&#8217;est l&#8217;une des explications données à la percée de Howard Dean dans la course à l&#8217;investiture démocrate pour l&#8217;élection présidentielle aux Etats-Unis. Du témoignage brut au commentaire charpenté, le blog apporte un éclairage nouveau qui s&#8217;impose désormais aux journalistes comme aux politiques.	</p>
<p>L&#8217;ABC du blog : <br />www.pointblog.com/abc</p>
<p>L&#8217;auteur contribue au <br />blog Un swissroll : <br />blog-notes.blogspot.com	</p>
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		<title>Politique familiale : Une loi à l&#8217;écoute de la société</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2003 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marco Danesi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cantons]]></category>
		<category><![CDATA[Famille / politique familliale]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Tessin roule pour la famille dans toute sa variété. Le Grand Conseil vient d&#8217;adopter à l&#8217;unanimité une loi avant-gardiste en Suisse. Le monde des Trente Glorieuses est arrivé au terminus. La croissance démographique tire [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Tessin roule pour la famille dans  toute sa variété. Le Grand Conseil vient d&#8217;adopter à l&#8217;unanimité une loi avant-gardiste en Suisse. <br />Le monde des Trente Glorieuses est arrivé au terminus. La croissance démographique tire la langue. On ne fait plus assez d&#8217;enfants, devenus trop souvent source de pauvreté. Les familles monoparentales, des femmes seules en majorité, monopolisent les statistiques et l&#8217;assistance sociale. Les couples &#8211; mariés ou en concubinage, hétérosexuels ou homosexuels &#8211; s&#8217;écartent des modèles traditionnels. Les femmes travaillent davantage, entre épanouissement personnel et nécessité financière. La misère prend d&#8217;autres visages; on peut toucher un salaire et ne pas gagner sa vie &#8211; ce sont les &laquo;working poor&raquo; (6% de la population active en Suisse et davantage au sud des Alpes). <br />La famille fait campagne électorale. De droite à gauche et vice-versa, tous les partis s&#8217;en soucient. Mais en raison des finances fédérales toujours aux abois et d&#8217;une certaine résistance idéologique, les mesures concrètes font encore défaut ou restent lacunaires, à l&#8217;image de la dernière mouture d&#8217;assurance maternité votée par le Conseil national.<br />Le Tessin en revanche est prêt à investir plus de cinq millions de francs. Sans en prendre la place, l&#8217;Etat &#8211; relayé par les communes et les associations privées &#8211; va se transformer en partenaire des familles. Patrizia Pesenti, conseillère d&#8217;Etat socialiste, cheffe du Département de la santé et des affaires sociales, insiste sur le rôle régulateur des pouvoirs publics. Ils identifient les disparités de traitement et cherchent à les corriger. L&#8217;égalité des chances est en jeu. Faire des enfants ne doit pas devenir un handicap.<br />La Loi sur les allocations familiales, révisée en 2002 déjà, prévoit des subsides plus généreux et mieux ciblés en distinguant entre allocations de base, pour la petite enfance, et complémentaires pour les revenus insuffisants, ainsi que des aides directes destinées au placement des enfants. Maintenant, la Loi des familles complète et intègre le nouveau régime d&#8217;aides financières. Elle s&#8217;adapte au contexte social contemporain et reconnaît les formes inédites de cohabitation entre parents et enfants au-delà des liens biologiques et d&#8217;état civil. Elle vise l&#8217;autonomie et l&#8217;intégration sociale de toutes les familles en modulant son intervention en fonction des besoins. Finalement, un centre de consultation et de recherche permettra de continuer à développer une politique de la famille en prise directe avec la société.	</p>
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		<title>Disparités fiscales : Le vice et la vertu</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/2575</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Daniel Delley</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;il fallait retenir une seule caractéristique du fédéralisme helvétique, c&#8217;est bien sûr la souveraineté fiscale des cantons qui s&#8217;imposerait, plus développée que dans les autres Etats fédéraux d&#8217;Europe. Cette compétence étendue de fixer le taux [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>S&#8217;il fallait retenir une seule caractéristique du fédéralisme helvétique, c&#8217;est bien sûr la souveraineté fiscale des cantons qui s&#8217;imposerait, plus développée que dans les autres Etats fédéraux d&#8217;Europe. Cette compétence étendue de fixer le taux de l&#8217;impôt, et même dans une certaine mesure sa nature, conduit à des disparités importantes entre les cantons.<br />Dans le débat actuel sur le niveau idéal de la quote-part de l&#8217;Etat, cette concurrence est souvent louée comme un facteur positif qui doit conduire les cantons à maîtriser leur appétit financier, et donc à modérer leurs impôts, de manière à améliorer leur attractivité, aussi bien pour les contribuables aisés que pour les entreprises. En quelque sorte, la vertu fiscale, produite par la modestie de l&#8217;Etat, serait récompensée à coup sûr.<br />L&#8217;analyse empirique des raisons de ces disparités infirme cette approche morale. Dans un article paru dans la Revue suisse de science politique, Serge Gaillard, de l&#8217;Union syndicale suisse, et Daniel Oesch, de l&#8217;Université de Genève, écartent, preuves économétriques à l&#8217;appui, les causes généralement avancées au café du commerce idéologique. Ni le volume des prestations publiques délivrées, ni l&#8217;efficacité de l&#8217;administration n&#8217;expliquent les variations de la pression fiscale entre les cantons. Même la dernière explication à la mode &#8211; l&#8217;étendue des droits populaires qui permettrait au souverain vertueux de juguler à la fois les dépenses publiques et les augmentations d&#8217;impôts &#8211; ne résiste à l&#8217;analyse de corrélation. Par contre se confirme l&#8217;hypothèse très prosaïque que l&#8217;indice des ressources cantonales, mesuré au revenu et à la fortune imposables des personnes physiques et aux bénéfices des sociétés, est inversement proportionnel à la charge fiscale.<br />Mais les auteurs nous convient à la prudence. Le nombre de cas &#8211; vingt-six cantons &#8211; est faible et reste à élucider le sens de la causalité : les cantons sont-ils riches parce qu&#8217;ils modèrent leur charge fiscale ou est-ce cette richesse qui leur permet cette modération ? Certes on peut supposer qu&#8217;une fiscalité modérée rend un canton plus attractif et accroît donc son indice de ressources ; les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Il faudrait procéder à une analyse sur une longue durée pour confirmer cette supposition. <br />Si les ressources initiales restent un facteur explicatif de la pression fiscale, elles n&#8217;expliquent pas tout. Ainsi le canton d&#8217;Uri, mis sous pression par ses voisins à basse fiscalité,  Schwyz et Nidwald, a procédé à une baisse d&#8217;impôts au début des années nonante. Néanmoins il a dû relever ses taux d&#8217;imposition à la fin de la décennie car ses ressources n&#8217;avaient pas augmenté pour autant. La double ligne de partage qui distingue, sous l&#8217;angle économique,  les centres des périphéries et, sous l&#8217;angle social, les territoires privilégiés et conflictuels, doit expliquer plus encore les disparités fiscales.	</p>
<p>Serge Gaillard, Daniel Oesch, &laquo;Wodurch erklŠren sich die Unterschiede in der Steuerbealstung zwischen den Schweizer Kantonen ?&raquo;, Revue suisse de science politique, vol.8 été 2002, pp.81-100.</p>
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		<title>20 Minuten : Le gratuit qui se vend</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/3308</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Carole Faes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communication, médias]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour se procurer 20 Minuten il faut se lever tôt. Les présentoirs installés dans les gares CFF et les arrêts des transports publics se vident rapidement et il est impossible de mettre la main sur [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour se procurer 20 Minuten il faut se lever tôt. Les présentoirs installés dans les gares CFF et les arrêts des transports publics se vident rapidement et il est impossible de mettre la main sur un exemplaire après le passage des nombreux pendulaires. A moins d&#8217;en trouver un, abandonné sur un siège.<br />Lancé en l&#8217;an 2000, le journal compte aujourd&#8217;hui 720 000 lecteurs dans les cantons de Bâle, Berne et Zurich, presque autant que le Blick. Gratuit, il se distingue des classiques journaux d&#8217;annonces, comme le GHI (Genève home informations) ou Lausanne-Cité, par son contenu comme par son mode de distribution. Financé essentiellement par la publicité qui occupe près de la moitié des 48 pages, la place accordée aux annonces privées est mince. Malgré des titres de rubriques décontractés et en anglais (news, business, chillout, etc.), 20 Minuten se présente comme un quotidien d&#8217;information classique, commençant par les nouvelles internationales pour finir par la culture. Avec des articles brefs, s&#8217;en tenant à un contenu le plus strictement informatif, le journal au format tabloïd réussit, en 24 pages de texte, à offrir un panorama complet de l&#8217;actualité relayée dans les quotidiens payants.<br />Si la plupart des articles d&#8217;actualité politique ou économique sont achetés à des agences de presse, une petite équipe rédactionnelle s&#8217;occupe des rubriques régionales qui diffèrent selon le lieu de distribution. Il existe trois éditions du quotidien, une zurichoise, une bernoise et une bâloise. Cet ancrage local est une des forces de 20 Minuten qui fait une large place aux animations et à la vie nocturne des trois agglomérations.<br />Il touche principalement un lectorat jeune et mobile sur son chemin d&#8217;école ou de travail. Ce qui fait sans doute déjà rêver Tamedia et la Berner Zeitung, qui s&#8217;apprêtent à racheter 20 Minuten (cf. page 4), de faire des lecteurs du &laquo;gratuit&raquo; leurs abonnés de demain.	</p>
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		<title>Forum social : Un monde à refaire</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/3442</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2003 22:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lala Gagnebin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Immigration, intégration / xénophobie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Travail / syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Forum social qui s&#8217;est tenu à Fribourg du 20 au 21 septembre a été une grande kermesse tranquille mais pleine d&#8217;informations troublantes. Un événement impossible à &#171;couvrir&#187; intégralement : 36 ateliers en deux demi-journées [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Forum social qui s&#8217;est tenu à Fribourg du 20 au 21 septembre a été une grande kermesse tranquille mais pleine d&#8217;informations troublantes. Un événement impossible à &laquo;couvrir&raquo; intégralement : 36 ateliers en deux demi-journées &#8211; le samedi après-midi ayant été réservé pour la manifestation à Berne sur les retraites &#8211; disputaient la vedette à plusieurs séances plénières, à des activités culturelles, à des stands, et autres attractions en tout genre.<br />Première impression : les thèmes &laquo;étrangers&raquo; sont plus courus que les thèmes suisses. Le conflit opposant Nestlé et les syndicats en Colombie, le secret bancaire ou encore Cuba drainent beaucoup plus de monde que les étrangers en Suisse ou la précarité et l&#8217;exclusion.<br />Deuxième impression : les femmes sont largement en majorité dans le public, alors que neuf orateurs sur dix sont des hommes. C&#8217;est probablement dû au fait que la plupart des associations représentées sont animées par des bénévoles, des femmes dans la plus part des cas. La remarque n&#8217;est pas gratuite, elle est là pour montrer la difficulté qu&#8217;ont les laissés-pour-compte et les altermondialistes à se faire écouter.<br />Troisième impression : les participants présents n&#8217;étaient pas des agitateurs en mal de scandale mais des professionnels et des spécialistes de leur domaine. Le niveau des discussions a donc été très élevé, même si dans la plupart des cas il n&#8217;a pas débouché sur des résolutions concrètes. Cependant, pour les sujets de politique intérieure, dans un pays décentralisé comme la Suisse, il est toujours utile de rencontrer ses homologues d&#8217;autres cantons.</p>
<p>Précarité et exclusion en Suisse<br />Deux thèmes ont retenu mon attention : celui de la précarité et de l&#8217;exclusion et celui de la politique d&#8217;intégration.<br />Il est de notoriété publique que le cartel syndical défend ses membres, et ceci au détriment des travailleurs qui ne sont pas au bénéfice d&#8217;une convention collective ou de contrats de longue durée. Des exemples ont été donnés de négociations qui ont permis d&#8217;augmenter les salaires des employés &laquo;mainstream&raquo; (les réguliers en quelque sorte) en diminuant les indemnités et les prestations versées aux femmes travaillant sur appel, aux migrants, aux temporaires, aux jeunes de plus en plus nombreux à occuper un poste à plein temps pour un salaire de stagiaire. Ces travailleurs n&#8217;ont souvent personne pour les aider à obtenir des vacances, un congé maternité, le deuxième pilier ou une rente invalidité. <br />Selon l&#8217;IGA &#8211; Interprofessionelle Gewerkstaft der ArbeiterInnen, la branche suisse alémanique du Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs (SIT) &#8211; un travailleur sur dix a un travail précaire. La spirale du chômage et des jobs précaires mène très vite au dés&oelig;uvrement, à la culpabilisation, à la perte de confiance en soi et à la dépression. Et l&#8217;UDC aimerait que l&#8217;assurance-maladie cesse de rembourser les prestations des psychothérapeutes.<br />En outre, le fossé entre &laquo;outsiders&raquo; (les précaires) et &laquo;insiders&raquo; (les travailleurs conventionnés jouissant de bonnes conditions d&#8217;engagement) est dynamique : le patronat invente tout le temps de nouvelles formes d&#8217;exploitation des travailleurs. La lutte doit donc s&#8217;adapter et se déplacer constamment.</p>
<p>Politique d&#8217;intégration : réalité ou alibi ?<br />La politique du Conseil fédéral en matière de migration se cache les yeux et aveugle les citoyens. Elle fait l&#8217;impasse sur les déplacements de population qui affectent la planète et sur leurs causes qui sont d&#8217;ailleurs bien connues, la pauvreté notamment. Mais cet aspect du problème n&#8217;a été traité par aucun des quatre groupes de travail sur les migrations. En outre, comme ce sont les individus les plus dynamiques qui viennent en Suisse, on imagine la perte qu&#8217;ils représentent pour leur pays d&#8217;origine !<br />Mais qu&#8217;est-ce que l&#8217;intégration ? l&#8217;assimilation ? ou la tribalisation ? Au rythme où augmente le nombre des étrangers et où il va continuer à augmenter, le Conseil fédéral ferait bien de proposer une loi sur l&#8217;intégration. Quelques cantons se sont dotés d&#8217;un &laquo;Leitbild&raquo; (lignes de conduite) en se partageant les douze millions que la Confédération consacre à des activités d&#8217;intégration.  La Suisse devrait trouver un modèle à mi-chemin entre l&#8217;assimilation à la française ou la ghettoïsation à l&#8217;anglaise. Le Forum des associations de migrants a esquissé une politique basée sur trois piliers : l&#8217;intégration professionnelle, l&#8217;éducation des jeunes et les lieux de vie, sans parler des naturalisations facilitées, des droits civiques et de la lutte contre la discrimination (spécialement celle des salaires qui dégrade le marché du travail et augmente la xénophobie). Il faudrait reconnaître les diplômes étrangers comme le font nos pays voisins ; il faudrait accorder un soutien particulier aux enfants de migrants pour leur donner les mêmes chances qu&#8217;aux Suisses d&#8217;origine ; il faudrait réserver des appartements bon marché dans les beaux immeubles pour mélanger les couches sociales ; il faudrait, il faudrait, etc.<br />En même temps, en coulisse,  on apprend que la révision de la loi sur les étrangers prévoit de pénaliser les mariages blancs. Ni les malades mentaux, ni les criminels condamnés à la prison à vie, ne sont privés de droits aussi fondamentaux que le mariage ! Affolant !	</p>
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		<title>Edito : Fin de partie et de législature</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le brouillard politique est devenu épais. Dense au point que se perd le sens de l&#8217;orientation, au point que des objets, ordinaires quand ils sont identifiés par temps clair, prennent des proportions fantastiques et fantomatiques.<br />Non seulement le Parlement siège en pleine période électorale, mais il traite les objets les plus sensibles: AVS, LPP, LAMal, assurance maternité. Chacun de ces dossiers a une charge émotionnelle forte. De surcroît les commissions parlementaires ne se sont pas contentées d&#8217;amender les propositions gouvernementales. Elles ont tenté d&#8217;imposer leurs propres solutions, sans concordance entre les deux Chambres. D&#8217;où des navettes de l&#8217;une à l&#8217;autre et la perte de toute lisibilité. Deux objets extérieurs aux problèmes sociaux ont ajouté à la confusion leurs contradictions; d&#8217;une part un allégement fiscal d&#8217;envergure &#8211; à qui profite-t-il ? &#8211; et d&#8217;autre part un programme extraordinaire d&#8217;économies &#8211; qui en fait les frais? Enfin Pascal Couchepin, en agitant l&#8217;idée prospective d&#8217;une retraite à soixante-sept ans, alors qu&#8217;aucune actualité et aucune nécessité ne justifiaient que s&#8217;ouvre aujourd&#8217;hui ce débat, a pris plaisir, en grand &laquo;embrouillamineur&raquo;, à augmenter encore la confusion déjà générale. Mais ce brouillard ne doit pas cacher quelques choix droitiers du Parlement sortant.<br />D&#8217;abord, le refus de tenir la parole gouvernementale donnée. L&#8217;économie obtenue par l&#8217;égalisation des retraites entre  hommes et femmes aurait dû permettre d&#8217;introduire, pour huit cents millions ramenés à quatre cents par le Conseil fédéral, un début de retraite flexible, facilitée pour les revenus les plus modestes. Il n&#8217;en restera rien (ou peut-être qu&#8217;un leurre transitoire).<br />Ensuite, des promesses abusives. Quand il s&#8217;agissait de combattre l&#8217;initiative du Parti socialiste sur la santé, qui prévoyait d&#8217;exonérer de cotisations les enfants, il fut rappelé que le Parlement introduirait des mesures approchantes pour le deuxième et le troisième enfant. Aujourd&#8217;hui la droite les refuse au nom du rejet de la politique de l&#8217;arrosoir. En profiteraient aussi, dit-elle, des familles qui ont des ressources suffisantes. Mais ces mêmes parlementaires trouvent justifiés des allégements fiscaux qui profitent d&#8217;abord aux familles qui disposent de ces ressources suffisantes et même plus!<br />Enfin la majorité en est au stade où elle intériorise les arguments de la droite extrême avant même qu&#8217;ils aient été agités. Pas de congé-maternité pour les mères adoptives, congé modeste de quatre semaines pour une dépense tout aussi modeste de deux millions! Pourquoi? Parce que la droite dure pourrait en faire un argument de sa campagne référendaire.<br />Le brouillard camoufle donc ces man&oelig;uvres et ces décisions, elles bien orientées, mais il nourrit aussi des réactions plus profondes, plus irrationnelles (&laquo;on se fait avoir de toute façon&raquo;), moins traduisibles en projets ou contre-projets politiques. Les extrêmes ne peuvent qu&#8217;en profiter. Le Parlement sortant en porte, pour une grande part, la responsabilité.	</p>
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		<title>Référendum des cantons : Un autre langage politique</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gavillet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cantons]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[Le référendum contre le paquet fiscal a donc, même si ce fut laborieusement, abouti. D&#8217;une part dans l&#8217;indifférence de nombreux fédéralistes, pourtant patentés comme tels, et d&#8217;autre part malgré la résistance organisée des partisans de [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le référendum contre le paquet fiscal a donc, même si ce fut laborieusement, abouti. D&#8217;une part dans l&#8217;indifférence de nombreux fédéralistes, pourtant patentés comme tels, et d&#8217;autre part malgré la résistance organisée des partisans de ces mesures fiscales qui ont même rédigé des annonces dans la grande presse, comme si la discussion allait dépendre du peuple.<br />Ce combat méritait d&#8217;être mené, parce que le Parlement s&#8217;est doté d&#8217;un pouvoir abusif en traitant à sa guise, sans consultation, la loi sur l&#8217;harmonisation fiscale, comme si les impôts cantonaux dépendaient de Berne. Quel que soit le résultat du référendum, le coup de semonce aura été compris.<br />Mais surtout, l&#8217;intrusion de ce nouvel acteur dans le débat a cassé l&#8217;argumentation traditionnelle des partis politiques. Wilhelm Schyder, responsable PDC des finances du canton du Valais, faisait remarquer à la radio romande que le revenu moyen des familles valaisannes était en dessous du chiffre qui permet des allégements significatifs. A ses yeux, l&#8217;usage du terme &laquo;famille&raquo; trompait sur la réalité de la marchandise fiscale. Il parlait comme aurait pu parler un socialiste. Non qu&#8217;il le fût devenu, mais parce que sa démarche renvoyait à une réalité masquée par les idéologues de droite. De même, cette légèreté qui consiste à réduire les recettes sans s&#8217;occuper des conséquences, si ce n&#8217;est sous la forme abstraite qu&#8217;il faudra bien réduire les dépenses, a été prise en défaut: la baisse des recettes avait des conséquences immédiates et visibles. L&#8217;opération ne pouvait plus être découplée en deux temps. Elle produisait dans le même temps ses effets. Qu&#8217;à Neuchâtel et Genève la majorité de droite n&#8217;ait pas voulu sortir de ses habitudes ordinaires et de son confort politique confirme cette rupture idéologique qu&#8217;exigeait l&#8217;exercice du référendum des cantons.<br />Même si le peuple devait en 2004 confirmer le paquet fiscal, il n&#8217;y aura pas désaveu du référendum des cantons qui, pour une première, a révélé toute son originalité propre. 	</p>
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		<title>Egalité : Une seule langue pour le partage des tâches</title>
		<link>http://www.domainepublic.ch/articles/5268</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Jan 1970 00:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Guyaz</dc:creator>
				<category><![CDATA[Egalité]]></category>
		<category><![CDATA[1573]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Bureau fédéral de l&#8217;égalité sait-il faire passer son message en Suisse romande ? On peut en douter sérieusement. L&#8217;ONU possède un comité pour l&#8217;élimination de la discrimination et a examiné un rapport présenté par [...]<hr /><a href="http://www.domainepublic.ch">Le site de Domaine Public</a><hr />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Bureau fédéral de l&#8217;égalité sait-il faire passer son message en Suisse romande ? On peut en douter sérieusement. L&#8217;ONU possède un comité pour l&#8217;élimination de la discrimination et a examiné un rapport présenté par la Suisse. C&#8217;est donc dans ce document, quelque peu austère, que nous avons appris qu&#8217;une campagne baptisée &laquo;fair-play-at-home&raquo; a été lancée voici une année dans notre pays pour promouvoir une répartition équitable des tâches ménagères. Il existe également un pendant, &laquo;fair-play-at-work&raquo;  pour une politique du personnel favorable à la famille dans les entreprises.<br />Les sites Internet correspondant sont d&#8217;une qualité remarquable et les informations transmises extrêmement intéressantes. Dans le site consacré à la maison, un questionnaire fort bien conçu permet à chaque partenaire d&#8217;un couple de faire le bilan des heures consacrées aux tâches ménagères et d&#8217;élaborer un plan pour le futur. <br />Un entretien avec Norbert Thom, professeur de gestion d&#8217;entreprise à l&#8217;Université de Berne est au c&oelig;ur des pages consacrées au travail. A ses yeux, le work-life-balance prend de plus en plus d&#8217;importance et la flexibilisation du temps de travail est l&#8217;outil qui permet le mieux de concilier vie privée et activité professionnelle. Une constatation intéressante : le travail à temps partiel est en fait très répandu ? à la tête des sociétés. Un homme qui est à la fois chef d&#8217;entreprise, conseiller national et colonel dans l&#8217;armée exerce en réalité trois charges à temps partiel, mais naturellement il n&#8217;utilisera pas ce mot pour définir ses activités.<br />Il n&#8217;est pas besoin d&#8217;aller plus loin pour expliquer l&#8217;écho limité en Suisse romande des excellentes initiatives du Bureau fédéral de l&#8217;égalité. Les agences Contexta de Berne et Pink Zebra de Bâle ont fait un excellent travail ? dans le contexte culturel alémanique où l&#8217;usage de l&#8217;anglais est hélas beaucoup plus commun que de ce côté-ci de la Sarine. Baptiser ces opérations &laquo;fair-play-at-home&raquo; ou &laquo;at-work&raquo; est tout à fait rébarbatif. Le mot &laquo;partage&raquo; en français aurait été parfaitement adapté. Avouons notre ignorance de ce que peut être le work-life-balance, l&#8217;équilibre des tâches, probablement, et ajoutons que faire le panégyrique de la flexibilité en parlant sans cesse de job sharing est le meilleur moyen de faire fuir, à tort d&#8217;ailleurs, les Romands. Dommage, car ce travail du Bureau fédéral de l&#8217;égalité mérite vraiment d&#8217;être connu. Espérons une approche plus fine des sensibilités romandes lors de la prochaine opération.	</p>
<p>www.fairplay-at-work.ch</p>
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