Contact
 
Accueil
     
Domaine Public
Site indépendant d'analyse, de commentaire et d'information sur l'actualité suisse

Je m'inscris
Nom:
Mail:

pour recevoir gratuitement, chaque semaine, le sommaire des articles et le lien vers le journal mis en page, à imprimer

DP vous plaît?
Recevez les articles en continu dans votre lecteur de fil RSS ou sur votre page Netvibes, iGoogle ou MyYahoo

Faites figurer sur votre site ou blog un lien vers DP, vers le dernier numéro paru, ou encore les derniers articles (fil RSS)

Versez une contribution financière de soutien


Devenez actionnaire
 
 
 
Accueil > Economie / finances > 2010 : «Public Eye» reste vigilant à Davos
«Public Eye» reste vigilant à Davos
En marge du Forum économique mondial, un coup de projecteur bienvenu de la part de la Déclaration de Berne et de Greenpeace
Albert Tille - 24-01-2010 - Economie / finances - DP n° 1854 - Permalien
Toujours robuste, le Forum économique de Davos fête ses quarante ans. La longévité exceptionnelle de ce rendez-vous affairiste et mondain prouve que sa recette est bonne. Le WEF empoigne les thèmes à la mode pour attirer les leaders politiques et économiques avides de publicité médiatique. La réglementation financière, la maîtrise des émanations de CO2 et le rôle d’Internet s’imposaient donc à l’agenda du Forum 2010.

Comme on l’a déjà constaté l’an passé, les altermondialistes vieillissent un peu moins bien (DP 1754). L’Autre Davos, interdit  dans la station grisonne, tient à l’Université de Bâle un forum inspiré par ATTAC. 
 
Les organisations à la critique moins radicale sont admises à Davos. La Fédération des Eglises protestantes y convoque un débat, retransmis par la TV alémanique, pour remettre en question le modèle suisse, son secret bancaire et son attitude de pique-assiette en Europe.

Public Eye, piloté par Greenpeace et la Déclaration de Berne, entend diriger le  regard du public vers ce que cachent les grands de ce monde. Pour la  sixième fois, il distribue à l’ouverture du Forum le «prix de la honte» décerné à l’entreprise la plus irresponsable de la planète. Les internautes peuvent choisir entre six nominées. A quelques jours du verdict, ce coup de sonde, ou plutôt ce coup de gueule, voit se détacher clairement une multinationale française et une suisse. GDF Suez est épinglée  pour son rôle déterminant  dans la construction d’un gigantesque barrage sur le Rio Madeira brésilien. Roche, deuxième nominée, teste ses médicaments antirejet dans les hôpitaux de Chine. Les tests sont médicalement irréprochables. Mais le choix du lieu est critiquable. La Chine peut pratiquer massivement des transplantations parce que les organes utilisés ne manquent pas: 90% d’entre eux sont prélevés sur les condamnés à mort. La rigueur d’un vote par Internet  est évidemment facilement contestable. Mais chaque coup de projecteur sur ce que taisent les multinationales reste bienvenu.
 
En cette année 2010, Public Eye se permet deux nouveautés. C’est d’abord l’opération Greenwash qui s’en prend aux organismes privés ou publics décernant des certificats de vertu bidon à des entreprises qui ne les méritent pas. C’est aussi le vigoureux coup de projecteur sur la demeure Rive-Reine à La Tour-de-Peilz. Depuis 35 ans, ce centre de congrès de Nestlé réunit dans la plus parfaite discrétion les grands décideurs de Suisse pour orchestrer l’avenir du pays. Eclairé par Public Eye, le Tages Anzeiger, quotidien zurichois à grand tirage, a consacré une pleine page à cette conférence secrète au sommet. La transparence est  nécessaire au pays de la libre formation des opinions.


La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/10286.shtml - Merci

Réactions :
DéveloppementQui est le pique-assiette de qui? - (curieux) - 25.01.2010

En quoi la Suisse est-elle pique-assiette de l'Europe?

La réalité est inverse. Les accords entre l'UE et la Suisse bénéficient à l'UE plus qu'à la Suisse. La raison en est, comme le secrétaire d'état Blankart l'a bien dit, qu'on n'a rien négocié. On s'est contenté de signer les yeux fermés tout ce que Bruxelles voulait:

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1956
http://www.mirabaud.com/jset/mirabaud/wwwmirabaudcom/data/communication/revue_de_presse/2004/200406_lagefi(FB)_fr.pdf

Non vraiment, on ne peut pas dire que la Suisse serait un pique assiette?

Cet article vous a intéressé? Les contributions financières volontaires de ses lectrices et lecteurs sont la seule ressource de Domaine Public!
 

Dossiers DP
Parce que l'actualité n'est rien sans mémoire

Réforme du gouvernement (màj: 26.05.07)
2e pilier (LPP) (màj: 12.09.2008)
Assurance invalidité (màj: 17.06.2007)
Développement du territoire (màj: 03.03.2007)
Les âges de la retraite (màj: 19.03.2007)

Dossiers archivés


Sur la toile
La vie des idées magazine d'analyse et d'information sur le débat d'idées
Telos agence intellectuelle
Contrepoint philosophique lieux pour penser
Alternatives économiques un autre regard sur l'économie
Espacestemps revue qui réfléchit les sciences sociales
Wochenzeitung hebdomadaire indépendant de gauche
Area hebdomadaire tessinois de critique sociale



 
   
Top
     
Votre Mail
Email de destination
Saisissez, ci-dessous, les 4 caratères