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Crise: ceux qui n’ont rien compris

Credit Suisse et certains cantons feraient bien de réaliser que le monde a changé

icone auteur icone calendrier 25 octobre 2008 icone PDF DP 

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Le plongeon boursier, la déconfiture de plusieurs établissements bancaires et leur impact sur la situation économique invitent à repenser les règles du jeu financier. Les déclarations politiques abondent qui promettent des normes plus strictes et un contrôle accru.

Alors que la Confédération desserre les cordons de sa bourse pour tenir la tête de la plus grande banque du pays hors de l’eau, des cantons profitent de l’occasion pour alléger leur imposition des bénéfices. Lucerne et Schwyz viennent d’annoncer une baisse substantielle, dans le but avoué d’attirer de nouvelles sociétés financières. Zurich et Zoug s’apprêtent à faire de même. Les contribuables apprécieront, eux qui ne manqueront de passer à la caisse pour éponger la dette publique engendrée par l’insouciance de l’industrie financière.

L’Américain Brady Dougan, patron de Credit Suisse, ne semble lui non plus ne pas avoir appris grand chose de la crise actuelle. Après une recapitalisation réussie grâce aux pétrodollars du Golfe et un apport israélien, il annonce un rééquilibrage des activités de la banque zurichoise, de manière à atteindre une rentabilité des fonds propres de 20%. Un objectif qui précisément a conduit aux excès responsables de la cacade financière présente.

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Discussion

  • 1
    Yvette Jaggi says:

    Ces messieurs (où sont les dames?) les « responsables » préfèrent tirer un profit, au moins momentané, plutôt qu’une leçon, par définition plus durable, de la crise financière actuelle et probablement économique future. Jean-Daniel Delley montre bien qu’en matière de chasse aux avantages concurrentiels, certains trésoriers publics valent bien les financiers privés.

  • Pourquoi se gêneraient-ils puisque la mère patrie est là pour les sortir du pétrin et que tous les partis « responsables » expliquent au bas peuple que c’est pour son bien?

  • Il est normal de baisser le taux d’imposition du bénéfice car la double imposition des actionnaires donne lieu à ce délire des bonus qui explosent depuis 10 ans dans le monde entier.

    D’autre part sur les banques, pourquoi les politiciens ont attendu la crise de 2008 pour se rendre compte que les banques étaient sous-capitalisées ? Parce que les banques s’autorégulent notamment via les accords de Bâle II et que les politiciens comme la population n’ont pas de prise sur une finance mondialisée et ultra complexe.

    Du coup, le seul moyen de pression c’est le ratio capital/bilan exigé par les banques nationales pour autoriser une banque à exercer dans le pays.

    La débâcle des banques cantonales à la fin des années 80 devraient rappeler aux politiciens de tous bords que quand on joue avec l’immobilier comme aux Etats Unis et en Europe cela déstabilise non seulement le crédit, l’économie réelle mais aussi les retraites qui se basent sur le foncier pour payer les rentes.

    La leçon c’est que les politiciens devraient se concentrer pour réglementer le secteur immobilier et surveiller les banques cantonales et les caisses de retraites AVS/LPP, pour le reste les grandes banques feront toujours ce qu’elles veulent et ce n’est pas l’argent des suisses qui pèse le plus lourd dans la balance.

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