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Arithmétique politique

Les résultats des élections fédérales influencent la composition de
tous les organes importants du pays, du Tribunal fédéral aux conseils
d’administration des entreprises publiques

icone auteur icone calendrier 1 novembre 2007 icone PDF DP 

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Lorsqu’un démocrate succède à un républicain à la Maison Blanche, tous les postes stratégiques de l’administration américaine changent de main quasiment du jour au lendemain. En Suisse, la mue est plus lente. Mais, le gain de sièges parlementaires ne permet pas seulement d’élire les membres du Conseil fédéral et de trouver des majorités pour voter lois et budgets. La représentation arithmétique des partis a court pour toutes les nominations importantes.

La règle s’applique d’abord pour les autres élections de la compétence des Chambres fédérales. La bataille autour du poste du «8ème conseiller fédéral», qui sera désigné à la tête de la Chancellerie le même jour que l’élection du Conseil fédéral, en témoigne. Ce même mercredi de décembre, les nouveaux parlementaires éliront plusieurs juges au Tribunal fédéral. Il y aura rééquilibrage: compte tenu de sa défaite du 21 octobre, le PS, déjà légèrement surreprésenté, pourrait perdre de 2 à 3 sièges au fil des futures nominations au Tribunal fédéral. Dans les très nombreuses nominations du Conseil fédéral, au sein de l’administration centralisée, dans les entreprises publiques ou encore dans les institutions dépendant étroitement de la Confédération, la couleur politique est aussi appelée à jouer un rôle. Enfin, le résultat d’élections fédérales n’est pas sans influence sur les négociations de répartition au niveau cantonal.  Ainsi, dans les cantons de Vaud et de Genève, l’UDC et les verts seront désormais en position de force pour obtenir un juge cantonal ou un mandat d’administrateur dans une entreprise publique pour lequel ils seraient en concurrence avec d’autres partis.

Qui dit postes à pourvoir dit candidats pour les assumer. Les partis qui ont le vent en poupe devraient logiquement attirer des personnes, mues par plus ou moins d’opportunisme, qui visent les futures fonctions à repourvoir. Est-ce qu’un parti organisé et hiérarchisé comme l’est l’UDC parviendra à garder le contrôle sur ceux qui sans être des représentants ont bénéficié des résultats de l’UDC pour accéder à ces postes? Est-ce que cette participation accrue à l’exercice d’un pouvoir moins visible va au contraire favoriser l’ouverture au sein du parti? Il est encore trop tôt pour le dire.

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Discussion

  • 1
    Luc Recordon says:

    D’où l’importance d’obtenir au Conseil des États, lors des cinq deuxièmes tours de novembre, un sérieux (total?) rééquilibrage des résultats d’ensemble du 21 octobre. Et je ne prêche pas que pour ma propre paroisse!

Les commentaires sont fermés.