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Genève: qui a peur d’établissements publics autonomes et performants?

Hystérie d’extrême gauche contre la majorité rose-verte pour la votation cantonale du 17 juin

icone auteur icone calendrier 2 juin 2007 icone PDF DP 

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Depuis qu’elle n’a plus de représentants au Grand Conseil, l’extrême gauche genevoise s’agite beaucoup pour se rappeler au bon souvenir de l’opinion. Pour arriver à ses fins, elle n’hésite pas à entretenir des peurs imaginaires et à mener des combats contre des moulins à vent.

Dernier exemple, le transfert d’actifs aux Services industriels, à l’Aéroport et aux Transports publics, trois régies autonomes sous l’entier contrôle de l’Etat, et qui le resteront.

Le dossier est technique, mais l’objectif visé simple et raisonnable. Les trois établissements reprennent tous les bâtiments et les infrastructures qu’ils utilisent pour remplir leur mission et qui sont actuellement aux mains de l’Etat. Et l’Etat récupère les terrains encore propriété de ces entreprises. A ces dernières l’outil de travail, au canton le sol.

Ces échanges clarifieront une structure comptable complexe et opaque. Mais surtout ils conféreront aux trois entreprises l’autonomie de gestion et la capacité d’adaptation – investissements, emprunts, planification – indispensables à des services publics efficaces. En contrepartie le canton encaissera 660 millions de francs qui viendront alléger une dette publique de plus de 13 milliards de francs et touchera bon an mal an des droits de superficie. Ce triple projet est d’une évidence telle qu’on peut se demander pourquoi les autorités n’y ont pas pensé plus tôt.

L’évidence ne trouble pas l’extrême gauche et les syndicats (services publics et transports notamment) qu’elle a réussi à noyauter. A l’aide d’un argumentaire truffé de contrevérités, elle cherche à semer l’inquiétude auprès des usagers et du personnel des régies, dénonçant le «bradage du patrimoine» et brandissant des menaces de privatisation, d’augmentation des tarifs et de péjoration des conditions de travail des salariés. Bref tous les registres de l’antienne anti-libérale, sans oublier des propos calomnieux à l’égard du pouvoir exécutif – à majorité de gauche –, accusé de mensonge, de dissimulation et de violation du droit. Pas moins!

Cette manière de pratiquer l’action politique, qui ne laisse aucune place au débat et à l’argumentation, rappelle celle inaugurée par l’UDC. Jusqu’à quand les socialistes et les Verts accepteront-ils de fréquenter un tel partenaire au sein de l’Alternative?

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Discussion

  • 1
    vladimir says:

    Simplement rappeler que sur le plan cantonal, les Parti socialiste genevois laisse la liberté de vote sur les transferts d’actifs de SIG, de l’Aéroport et des TPG.
    Ce qui veut bien dire qu’il y a débat au sein du parti à la rose pour savoir si ce transfert est un simple changement technique ou un premier pas vers le bradage.
    Reste aussi que toutes les ouvertures et libéralisation du marché en Europe ont toujours commencé derrière ce type de « jargon comptable ».

Les commentaires sont fermés.