Page d'accueil - 1 Navigation - 2 Aller au contenu - 3 Derniers articles - 4 Recherche - 5 Contact - 6

Revue de presse: La salade des labels

Dans le cadre du programme européen Interreg II, la Fédération romande des consommateurs et le Centre Technique Régional de la Consommation Rhône-Alpes ont organisé une journée de conférences sur le thème des signes de qualité dans l’agroalimentaire. Cette réflexion a également donné lieu à un sondage, réalisé parallèlement en Suisse et France.

Critères déterminant le choix

« Le consommateur achète en premier avec son cœur, ensuite il met la main sur son porte-monnaie, finalement il chausse ses lunettes », dixit la représentante de l’Institut National Français de la Consommation (INC). Plus de 90 % des personnes interrogées, en effet, mentionnent l’aspect et la fraîcheur comme premier critère important. Le prix vient en seconde position ; la composition, l’utilisation pratique et la provenance, quant à eux, ne guident les choix que de 40 % des consommateurs environ.
A noter que le classement par ordre d’importance des critères varie légèrement entre la France et la Suisse ; dans notre pays, la composition devance le prix.

Marques ou labels ?

Une forte majorité de consommateurs affirme faire la différence entre une marque commerciale et un label. Le Label Rouge est le signe le plus connu par les Français, comme par les Suisses (73%). Le label suisse spontanément le plus cité est le Bourgeon (14,5 %) ; il est suivi par COOP Natura Plan (9 %), qui est pourtant typiquement une marque commerciale. Preuve que la salade des labels est une réalité : plus de 1000 noms ont été cités sur le quelque neuf cent questionnaires remplis par les Romands !
Conséquence logique de cette jungle des labels, les consommateurs leur accordent une confiance à géométrie variable. Moins de 13 % des sondés suisses considèrent toujours le label lors de leurs achats. 65,5 % quelquefois. Quant à la marque, 7 % des Romands y prêtent toujours attention, 78% quelquefois.

Des sensibilités différentes

En France voisine, un label est avant tout perçu comme un gage de qualité supérieure. Chez nous par contre, il évoque le mode de production.
Dans le cadre de la construction européenne, 76 % des Suisses se prononcent en faveur d’une normalisation, permettant l’utilisation des mêmes logos et labels sur tout le continent. Cela leur permettrait avant tout un choix facilité à l’étranger (63 %). Cela entraînerait également une amélioration de la qualité
(62 %) et une standardisation des produits (53 %).

Pas de label officiel en Suisse

En Suisse comme en France, la situation en matière de signes de reconnaissance est peu satisfaisante pour le consommateur. La surenchère des appellations entraîne plus la confusion que l’information. Il existe cependant quelques différences majeures entre les deux pays. Contrairement à la France, la Suisse ne protège que les dénominations Ð biologiques, AOC, IGP Ð mais ne détermine pas le visuel. Ce qui explique, notamment pour le bio, le foisonnement de sigles présents sur le marché suisse, pour des critères d’exigences pratiquement équivalents.

J’achète mieux, septembre 2001, No 295.

Recommander cet article
logo creative commmons license creative commons

La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, http://www.domainepublic.ch/articles/7826 - Merci

Discussion

Pas encore de commentaire.

Les commentaires sont fermés.

Le Kiosque de DP

RSS email icon

Das «beste Gesundheitssystem» wird zum Lazarett

Das Schüren von Angst macht krank. Ärzte wissen das. Trotzdem malen ihre Fachgesellschaften schwarz und machen Gesunde zu Kranken (Infosperber)

icone lien Lire l'article

Lackmusprobe für Bundesrat Alain Berset

Die Pharmaindustrie lobbyiert für höhere Medikamentenpreise. Der starke Franken mache ihr zu schaffen – in Wahrheit profitiert sie (Infosperber)

icone lien Lire l'article

«Um euren Finanzplatz mache ich mir keine Sorgen»

Griechenland wird laut Star-Ökonom Nouriel Roubini nicht das einzige Land sein, das die Eurozone verlassen wird. Weshalb er für die Schweiz deshalb kaum Gefahr sieht, erklärt er im Interview mit Tagesanzeiger.ch/Newsnet

icone lien Lire l'article

«Die Asylverfahren sind kafkaesk»

Migrationsexperte Thomas Kessler sagt, von der Schweizer Asylpolitik profitierten heute die Falschen. Er fordert einen Umbau unter linker Führung (Tages-Anzeiger)

icone lien Lire l'article

«Die Politiker sind süchtig nach Moral»

Der Germanist Peter von Matt sieht die Affäre Hildebrand auch als Folge einer boulevardisierten Politik. Und gerade davon habe die Bevölkerung genug, wie die letzten Wahlen zeigten (Tages-Anzeiger)

icone lien Lire l'article

D’une grande crise à l’autre: quelles ruptures politiques?

Peut-on tirer les leçons de la crise de 1929 ? (Le Monde)

icone lien Lire l'article

Freie Hand für die Vermögensverwaltung der Bundesräte

Sous réserve de légères restrictions, les membres du Conseil fédéral sont libres de gérer leur fortune privée (NZZ Online)

icone lien Lire l'article

Le drôle de destin de la taxe Tobin, des altermondialistes aux libéraux

Drôle de destin que celui de cette taxe, imaginée par un économiste libéral aux Etats-Unis en 1972, popularisée par les altermondialistes d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne), et portée par les socialistes européens, avant de se voir aujourd’hui défendue par des gouvernements libéraux comme ceux de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel (Le Monde)

icone lien Lire l'article

2012-2015: les enjeux sociaux en Suisse

Ces quatre prochaines années, les débats seront vifs sur toutes les composantes du système social suisse : l’AVS, le deuxième pilier, la maladie, le chômage, l’invalidité et la pauvreté. Etat des lieux et des enjeux. Par Stéphane Rossini (Revue REISO)

icone lien Lire l'article