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Capacité financière des cantons : La polarisation ciblée se poursuit

icone auteur icone calendrier 5 décembre 2003 icone PDF DP 

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Au début du mois de novembre, le Conseil fédéral a fixé la capacité financière des cantons pour les années 2004 et 2005. L’indice de la capacité financière constitue l’un des critères principaux de la péréquation financière entre la Confédération et les cantons : plus un canton est faible financièrement, plus est importante la part de son budget alimenté par les subventions fédérales et la participation aux recettes de la Confédération.
Dans le groupe des cantons à faible capacité financière, on trouve, aux côtés d’Uri et d’Obwald, le Jura, Neuchâtel, Berne, Fribourg et le Valais. Expo.02 n’a pas eu l’effet souhaité de doper le «Mittelland». Les arteplages de Morat, Bienne, Neuchâtel et Yverdon-les-Bains n’ont donné le change que le temps d’un été, impuissants à donner un élan économique et social à cette région.
Dans cette configuration, Genève reste isolé – le canton de Vaud figure dans le groupe à capacité financière moyenne, en dessous de la moyenne helvétique – et de l’autre côté du pays, Zurich et Bâle-Ville s’échappent en compagnie de Zoug et Nidwald.
Certes les cantons à faible capacité financière ne sont pauvres qu’au sens helvétique du terme. Et l’on peut mettre en question les facteurs pris en compte pour élaborer cet indice. Relevons pourtant que le nouvel indice en préparation, qui sera appliqué à partir de 2006, ne modifierait pas le classement actuel.
Cet indice s’inscrit dans le territoire. Il appuie et confirme le processus de polarisation urbaine en cours en Suisse autour des villes de Zurich, Bâle et Genève. C’est surtout autour de ces trois pôles urbains qui affirment leur attractivité et leur centralité que se construit la nouvelle Suisse, que se développent de nouveaux «bassins de vie» qui redéfinissent le découpage «régional» helvétique. Là où les villes peinent à s’affirmer, de nombreux territoires stagnent et deviennent ce qu’il est convenu d’appeler en allemand des nullzones, voire même selon leurs positions géographiques, sont entraînées dans les zones d’influence des trois pôles.
En ce sens, la situation de Lausanne est emblématique. Dans les années nonante, elle tentait avec un certain succès de devenir une tête urbaine cantonale. Aujourd’hui pour des raisons qui relèvent notamment de l’accélération de cette polarisation, elle ne retrouve pas son leadership territorial qui tirait vers le haut tout le canton de Vaud.

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