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Hautes écoles : Vers un pôle lémanique de l’environnement

icone auteur icone calendrier 19 novembre 2004 icone PDF DP 

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Le rectorat de l’Université de Genève a créé une petite surprise dans le monde universitaire en annonçant la création, d’ici deux ans, d’une nouvelle Faculté des sciences de l’environnement et du développement durable.
Le projet est courageux, car on assiste depuis quelques années à une diminution du nombre de départements et de chaires dans ce domaine, plutôt qu’à la création de nouvelles entités. Aller à l’encontre de cette tendance, c’est admettre l’importance grandissante du développement durable dans les enjeux de société actuels et lui donner la place qu’il mérite dans le paysage universitaire. C’est particulièrement vrai pour la Suisse romande, où les sciences de l’environnement n’ont longtemps été proposées qu’à l’EPFL (principalement autour des questions scientifiques), ou alors en formation postgrade.

L’expérience zurichoise
Pourtant, le projet n’est pas sans risque. Quelques jours après l’annonce des Genevois, le Conseil suisse des EPF faisait part de son souhait de créer, à Zurich, un pôle de compétences autour de l’environnement, la mobilité et l’énergie. L’EPFZ n’en est pas à son coup d’essai : elle a créé sa faculté des sciences de l’environnement en 1987 déjà. Bénéficiant des stations de recherche sur l’eau (EAWAG) ou sur les forêts et le paysage (WSL) et profitant de collaborations avec l’Université de Zurich et plusieurs autres instituts, elle jouit d’une longue expérience dans ce domaine.
S’il est vrai qu’il y a en Suisse romande encore de la place pour un cycle d’études autour du développement durable, alliant sciences naturelles, sociales et techniques, l’Université de Genève, dans le contexte actuel, aurait tort de chercher à l’occuper seule. Lancer une nouvelle faculté, alors qu’au même moment la Confédération annonce une réduction des contributions aux universités, tout en encourageant la compétition entre les institutions, c’est plutôt téméraire ! Et même si le nouveau département devait avant tout regrouper des instituts déjà existants, la somme de 500 000 francs avancée pour son lancement ne suffira pas à lui donner des moyens à la hauteur de ses ambitions.
Avec le renforcement du pôle zurichois, on peut espérer que l’Université de Genève cherchera dès le début un partenariat avec ses voisines lémaniques, où les problématiques de la ville et de la mobilité notamment, ont aujourd’hui déjà une place de choix dans les programmes. L’EPFL apporterait son savoir-faire dans le domaine scientifique et technique, la contribution des universités s’orienterait avant tout vers les aspects économiques et sociaux. Les Hautes Ecoles de l’arc lémanique se rapprochent pour la médecine et les biotechnologies. Une collaboration étroite dans le domaine du développement durable en serait le pendant logique.

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