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AGCS, culture, UNESCO : Une convention comme antidote

icone auteur icone calendrier 22 avril 2005 icone PDF DP 

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L’accélération du processus de mondialisation, essor d’Internet compris, a fait surgir de nouveaux enjeux pour la diversité culturelle. Et donc pour l’UNESCO, créée en 1945 notamment pour «assurer la préservation et la promotion de la féconde diversité des cultures».
Après avoir déclaré en 2001 la diversité culturelle «patrimoine commun de l’humanité», les Etats membres de l’UNESCO ont entrepris il y a deux ans l’élaboration d’une Convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques. De réunions d’experts en sessions intergouvernementales en passant par moult consultations, en particulier avec d’autres organisations internationales (OMC en tête), la rédaction de la future Convention sur la diversité culturelle fait de lents mais réels progrès. Neuf objectifs et huit principes directeurs se dégagent, qui tendent à l’adoption par les Etats de mesures favorisant la diversité des expressions culturelles, leurs échanges et la libre circulation des idées, ainsi que l’encouragement des organismes à but non lucratif et des institutions de service public appropriées.
Dès le début des travaux, la Suisse s’est montrée très active parmi les vingt-quatre membres du Comité de rédaction, plus précisément de son Groupe I, qui comprend rien moins que les Etats-Unis et la France, sans oublier la Finlande. Comme nombre d’autres Etats membres, la Suisse tient la Convention sur la diversité culturelle pour une sorte de contre-projet de fait à l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) ou, si l’on préfère, comme un antidote aux velléités libéralisatrices de l’OMC. Ou encore comme une réponse multilatérale aux «menaces sur la diversité culturelle» répertoriées par une récente livraison de la revue Mouvements (n° 37, janvier-février 2005, Ed. La Découverte).
Les sceptiques jugent d’avance inefficace le contre-feu que veut allumer l’UNESCO, sous la forme d’une convention qu’ils présument purement proclamatoire, face à des réalités mercantiles bien réelles. Mais si la culture n’a que les mots pour défendre sa propre cause, elle sait qu’ils peuvent préparer des révolutions. yj

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