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Santé: Plus d’activité pour les quinquagénaires

icone auteur icone calendrier 24 janvier 2003 icone PDF DP 

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Les retraites encore. Ce sujet est d’une actualité permanente dans tous les pays développés. La part des gens actifs ne cesse de diminuer par rapport aux inactifs, avec l’allongement de la vie, mais aussi, on l’oublie parfois, avec des durées d’études de plus en plus longues et une entrée plus tardive dans la vie professionnelle.
Il n’y a, bien sûr, pas de fatalité. L’augmentation de la productivité – la quantité de richesse produite par personne active – pourrait bien permettre de maintenir l’équilibre global de nos systèmes de répartition des revenus. Il se trouve que personne ne mise sur cette hypothèse optimiste. Une étude publiée par l’OCDE indique que dans les prochaines décennies, les dépenses dues aux retraites augmenteront de trois à huit points de PNB selon les pays.
Elever l’âge de la retraite semble avoir le vent en poupe dans de nombreux pays. Comme le souligne l’étude, cette vue est parfois un peu simpliste. Certains économistes signalent que le PIB pourrait même baisser, le report de l’âge de la retraite pouvant avoir un effet démotivant et nuire à la productivité. Et le fait de payer – cher – des salariés âgés plutôt que de les remplacer par des jeunes (moins coûteux) représenterait un grand obstacle pour les entreprises.
C’est une des raisons cachées des prix très élevés en Suisse. L’OCDE et l’Union européenne recommandent d’augmenter fortement le taux d’activité de la population entre 55 et 65 ans en Europe. Pour les hommes, de plus de 60 ans, ce taux ne dépasse pratiquement jamais 50 à 60 %. En Suisse, il est de plus de 80 %. Une part de la population, beaucoup plus importante que chez nos voisins, reçoit des salaires élevés en fin de carrière, ce qui ne peut manquer de peser sur les coûts et donc sur les prix. Le rallongement de la durée du travail a des effets pervers sur lesquels il vaut la peine de s’interroger avant d’en faire la panacée.
La plupart des pays consacrent une part élevée de leurs ressources au financement des retraites anticipées, cette plaie des années huitante. Si en Suisse l’assurance invalidité fonctionna de fait comme mécanisme de retraite anticipée, notre pays resta très loin des excès de la plupart des grands pays européens. Aujourd’hui la position helvétique est plutôt bonne dans ce débat : nous avons largement évité les retraites anticipées, maintenu un taux d’activité très important jusqu’à 65 ans, et aujourd’hui nous expérimentons des solutions novatrices. Ce n’est pas très exaltant de dire qu’il faut poursuivre dans la voie d’un réformisme prudent, mais cela n’a pas trop mal marché jusqu’à maintenant.

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