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Courrier : A propos du «moins d’impôts»

icone auteur icone calendrier 16 janvier 2004 icone PDF DP 

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Les arguments invoqués pour des baisses d’impôts sont la relance de l’économie par l’investissement et la consommation des particuliers, par la décharge des entreprises et la nécessité de rendre une région attrayante.
Il n’est pas inutile de rappeler que le produit des impôts ne s’évapore pas dans les caisses de l’Etat mais qu’il joue un rôle économique très important. L’Etat et les collectivités publiques sont de grands investisseurs et payeurs de salaires ; dans les cantons, les plus grands probablement. L’argent des contribuables retourne donc dans les circuits économiques et les stimule. Les collectivités publiques construisent et entretiennent les routes, les écoles, les hôpitaux, les transports publics et financent bien des institutions comme les tribunaux, les musées, les bibliothèques, les théâtres, des centres culturels, des installations sportives et rémunèrent les personnels. Sauf exceptions, ces investissements n’intéressent pas le secteur privé puisqu’ils ne sont pas directement rentables mais ils lui donnent du travail. Les responsables des promotions économiques savent très bien ce qui rend une région attrayante. Qui voudrait vivre dans un désert ?
Le secteur privé a besoin des impôts et de l’action de l’Etat sans lesquels il ne pourrait pas se développer. Inversement l’Etat a besoin du secteur privé qui remplit ses caisses par les impôts qu’il lui paie. Le partenariat et sa fécondité sont évidents : l’un n’existe pas sans l’autre. Les emprunts publics sont de bonnes affaires pour les banques ! Les mêmes remarques peuvent être faites à propos des prélèvements sociaux comme l’AVS puisqu’ils créent un pouvoir d’achat. Question : les dépenses privées sont-elles plus efficaces que les dépenses publiques pour relancer l’économie ?
Ce partenariat repose certes sur un équilibre constamment à surveiller. Il ne faut asphyxier ni les contribuables ni les collectivités publiques.
Actuellement on est loin de l’asphyxie des contribuables. Il ne faut pas s’en plaindre puisque 20 à 30% d’entre eux, les plus riches assurent grâce à l’impôt progressif le fonctionnement des collectivités publiques. L’impôt contribue donc à la stimulation de l’économie et, en plus, à la redistribution de la richesse, à la diminution des inégalités, ce qui est un grand bienfait.

Nicolas Bonhôte
Hauterive (NE)

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