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Accords bilatéraux : L’europhobie comme seul programme

icone auteur icone calendrier 19 novembre 2004 icone PDF DP 

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Impossible d’ignorer les arguments des adversaires de l’adhésion de la Suisse aux accords de Schengen et Dublin. Les slogans sont martelés depuis des semaines. Accepter d’entrer dans l’espace Schengen-Dublin, c’est faire le premier pas décisif vers l’Union européenne, un premier pas qui par ailleurs augmentera l’insécurité : criminels de tous poils et étrangers afflueront aux frontières transformées en passoire.
Or en 1998 déjà, l’UDC fut le premier parti à demander au Conseil fédéral d’entamer des négociations avec les Etats membres de Schengen. On ne vogue pas en permanence sur le sentiment d’insécurité et l’on ne dénonce pas sans relâche les abus de l’asile sans sauter sur l’occasion sécuritaire offerte par Schengen-Dublin. Cette attitude cohérente persiste jusqu’en 2001. La participation de la Norvège et de l’Islande à cet espace commun de la police et de la justice rassure l’UDC : voilà bien la preuve qu’une adhésion à cet espace n’a rien à voir avec l’intégration à l’Europe.
Aujourd’hui tous les textes favorables à cette participation ont disparu du site Internet de l’UDC qui mènera le combat référendaire contre l’adhésion helvétique à Schengen-Dublin. Alors pourquoi ce revirement ?
A diaboliser sans nuance l’Europe, l’UDC se condamne à un repli complet. Comment expliquer à un électorat chauffé à blanc contre l’Union qu’un rapprochement même partiel avec cette dernière peut profiter à la Suisse ? L’UDC est devenue prisonnière de son idée fixe, le mythe d’une Suisse indépendante. Pour preuve, le rejet de tous les accords bilatéraux – à l’exception provisoire de celui portant sur la lutte contre la fraude – par les membres UDC de la Commission de politique extérieure du Conseil national. L’UDC, qui prônait les accords bilatéraux comme substitut à l’adhésion à l’Espace économique, rejette maintenant cette solution. Cette formation politique s’est à tel point enferrée dans l’opposition systématique et le dénigrement des autorités qu’elle se trouve dans l’incapacité d’afficher un projet positif pour la Suisse. S’il fallait encore une preuve que ce parti n’a pas vocation gouvernementale, elle est donnée.

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