Le ralentissement conjoncturel apporte son lot quasi quotidien de licenciements. On connaît le raisonnement : la réduction des effectifs permet d’abaisser les coûts, d’améliorer la marge bénéficiaire et par là même de faire monter l’action à la bourse.
L’observation empirique ne confirme pas ce raisonnement. Plusieurs études réalisées aux Etats-Unis montrent que la majorité des entreprises ayant procédé à des licenciements n’ont pas obtenus les gains espérés.
Selon Norbert Thom, professeur d’organisation et de gestion du personnel à l’Université de Berne, les licenciements massifs ne sont pas gérables. Souvent ce sont les meilleurs employés qui quittent l’entreprise, avec comme conséquence une perte de savoir-faire et une perturbation de la communication interne. Perte de confiance dans la direction et baisse de la motivation pèsent sur la productivité.
Les dirigeants d’entreprise semblent particulièrement séduits par une réduction de 10%. Mimétisme ou chiffre magique ? Toujours est-il que nombre de licenciements semblent plus relever d’une réaction de panique et d’un manque d’imagination que d’une stratégie rationnelle.
Pourtant d’autres solutions existent. Ainsi l’entreprise américaine Lincoln Electric Ð un milliard de dollars de chiffre d’affaire Ð assure la garantie de l’emploi après trois ans d’ancienneté. En contrepartie, le personnel accepte des baisses de salaires et des changements temporaires d’affectation en cas de difficultés conjoncturelles. jd
Source : Tages Anzeiger, 25. 08. 01





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