Page d'accueil - 1 Navigation - 2 Aller au contenu - 3 Derniers articles - 4 Recherche - 5 Contact - 6

Pour un consensus critique

Comment gérer la faillite de la formule magique?

Photo de Alex Spichale, Baden Photo de Alex Spichale, Baden

La bataille bancaire est provisoirement terminée. Le Parlement a ratifié l’accord de Washington et pris sur lui, douloureusement, les vilenies d’UBS. La droite n’a concédé aucune réforme. L’UDC, qui s’est déconsidérée par ses virevoltes, a apporté le renfort de son abstention exigée impérativement de ses membres.

Gauche et syndicats ont publiquement débriefé et, constatant l’échec parlementaire, renvoyé aux proches élections fédérales, considérées comme un recours au peuple.

Détérioration

Personne pourtant ne croit que la Suisse est sortie d’affaire. Le dossier européen qui pose la question de la fiscalité appliquée par les cantons aux holdings et à certaines sociétés est toujours non résolu. Idem pour la fiscalité de l’épargne. Il est probable aussi que les critères appliqués par la Suisse et UBS pour débusquer des fraudeurs seront repris par d’autres interlocuteurs. La liste est longue des obstacles sur notre route. Il faudra les affronter un à un.

Pour mener à bien ces affrontement qui ne se limitent pas aux problèmes fiscaux, l’autorité du Conseil fédéral est faible, sapée par la remise en cause de la formule magique: élection et non-réélection de Christoph Blocher, affrontement stérile entre le PDC et le PLR, maintien d’Eveline Widmer-Schlumpf comme conseillère fédérale sans troupe, et preuve politique, quels que soient ses mérites, que la formule magique n’est plus opérationnelle.

Autre méthode

La Suisse, neutre, industrieuse et paradis fiscal est placée devant l’exigence de son repositionnement. Le terme, “repositionnement”, n’est pas flambant, mais il exprime un besoin de corriger notre politique et notre image, de notre propre et seule initiative.

Ce que l’on cherche, ce sont dans les partis (UDC exclue) des responsables qui, en dehors de tout dossier particulier, posent la question: que faire pour que la Suisse apparaisse loyale comme partenaire international?

On rétorquera qu’il est facile de faire appel aux hommes de bonne volonté. La pensée critique nous a rendus attentifs à l’idéologie des bons sentiments qui habille des intérêts non désintéressés. Malgré cela, nous croyons à la réalité d’un intérêt commun qui peut être recherché par des citoyens qui se respectent. Qu’ils se manifestent!

Recommander cet article
logo creative commmons license creative commons

La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, http://www.domainepublic.ch/articles/14452 - Merci

Discussion

  • 1
    Galilée says:

    Les hommes (Menschen) de bonne volonté, les citoyens à la recherche de l’intérêt commun, sont nombreux dans ce pays. Mais la plupart d’entre eux ne se trouvent pas dans les partis politiques ; ils sont plutôt dégoûtés de leurs incessantes manoeuvres électorales. Chaque parti veut plaire aux électeurs, la gauche en revendiquant de nouveaux droits sans jamais parler des devoirs, et la droite en réclamant la liberté sans la responsabilité. La démocratie électorale atteint ses limites.

  • 2
    gindrat says:

    Il n’y a pas de formule magique. De temps en temps, heureusement, nos conseillers fédéraux ont oeuvré pour le bien du pays, en faisant fi des tendances partisanes.
    Peu importe donc que les prochains soient des femmes ou des hommes, même issus d’aucun parti s’ils s’engagent pour le bien.

Rétroliens

Les commentaires sont fermés.

Le Kiosque de DP

RSS email icon

The Climate Fixers

Is there a technological solution to global warming? (The New Yorker)

icone lien Lire l'article

So lullt die Pharma Parlamentarier ein

Einige Parlamentarier der SVP, FDP und CVP plappern nach, was ihnen die Pharma vorlegt. Dafür finanziert die Pharma diese Parteien (Infosperber)

icone lien Lire l'article

Une principauté au bord de l’implosion: le Liechtenstein suivra-t-il la mouvance des Printemps révolutionnaires?

Le comité «Oui, pour que ta voix compte» a déposé, début février 2012, un projet d’initiative populaire qui vise à retirer au prince de cette monarchie constitutionnelle le droit de veto sur les résultats des votations. Qui aura le dernier mot, le prince ou le peuple? (atlantico.fr)

icone lien Lire l'article

L’économie du bonheur, une décroissance séduisante

Dans le monde anglo-saxon, nulle place pour la sinistre décroissance. Pourtant, les chercheurs se penchent sur d’autres modèles économiques qui ressemblent à s’y méprendre aux théories de la décroissance (Slate.fr)

icone lien Lire l'article

Die neue Kolonisation Afrikas

Seit 2000 wurden weltweit Landflächen so gross wie halb Westeuropa verkauft. Eine Website zeigt den Ausverkauf der Welt (Infosperber)

icone lien Lire l'article

François Hollande und die Wachstumsdebatte

Wenn man von Wachstum spricht, sollte man zuerst einmal klären, woran man hier denkt (Economy Blog, Tages-Anzeiger)

icone lien Lire l'article

Les paradis fiscaux : visite guidée

Quelles sommes sont cachées dans les paradis fiscaux ? Par qui ? Et comment ? A l’aide d’une méthodologie originale et de données jusqu’alors sous-exploitées, Gabriel Zucman apporte une lumière nouvelle et crue sur ces problèmes, en espérant que cela puisse aider à améliorer la lutte contre les paradis fiscaux (La Vie des idées)

icone lien Lire l'article

The New Class Warfare

California’s superwealthy progressives seem intent on destroying middle-class jobs (City Journal)

icone lien Lire l'article

« Nous ne voulons pas mourir dans les décombres du néolibéralisme! »

Le manifeste du Collectif « Roosevelt 2012″ (Le Monde)

icone lien Lire l'article

Suisse et UE: la belle-famille

Un supplément de 36 pages de Europolitique, le quotidien des affaires européennes

icone lien Lire l'article