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Pour un consensus critique

Comment gérer la faillite de la formule magique?

Photo de Alex Spichale, Baden
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La bataille bancaire est provisoirement terminée. Le Parlement a ratifié l’accord de Washington et pris sur lui, douloureusement, les vilenies d’UBS. La droite n’a concédé aucune réforme. L’UDC, qui s’est déconsidérée par ses virevoltes, a apporté le renfort de son abstention exigée impérativement de ses membres.

Gauche et syndicats ont publiquement débriefé et, constatant l’échec parlementaire, renvoyé aux proches élections fédérales, considérées comme un recours au peuple.

Détérioration

Personne pourtant ne croit que la Suisse est sortie d’affaire. Le dossier européen qui pose la question de la fiscalité appliquée par les cantons aux holdings et à certaines sociétés est toujours non résolu. Idem pour la fiscalité de l’épargne. Il est probable aussi que les critères appliqués par la Suisse et UBS pour débusquer des fraudeurs seront repris par d’autres interlocuteurs. La liste est longue des obstacles sur notre route. Il faudra les affronter un à un.

Pour mener à bien ces affrontement qui ne se limitent pas aux problèmes fiscaux, l’autorité du Conseil fédéral est faible, sapée par la remise en cause de la formule magique: élection et non-réélection de Christoph Blocher, affrontement stérile entre le PDC et le PLR, maintien d’Eveline Widmer-Schlumpf comme conseillère fédérale sans troupe, et preuve politique, quels que soient ses mérites, que la formule magique n’est plus opérationnelle.

Autre méthode

La Suisse, neutre, industrieuse et paradis fiscal est placée devant l’exigence de son repositionnement. Le terme, “repositionnement”, n’est pas flambant, mais il exprime un besoin de corriger notre politique et notre image, de notre propre et seule initiative.

Ce que l’on cherche, ce sont dans les partis (UDC exclue) des responsables qui, en dehors de tout dossier particulier, posent la question: que faire pour que la Suisse apparaisse loyale comme partenaire international?

On rétorquera qu’il est facile de faire appel aux hommes de bonne volonté. La pensée critique nous a rendus attentifs à l’idéologie des bons sentiments qui habille des intérêts non désintéressés. Malgré cela, nous croyons à la réalité d’un intérêt commun qui peut être recherché par des citoyens qui se respectent. Qu’ils se manifestent!

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Discussion

  • Les hommes (Menschen) de bonne volonté, les citoyens à la recherche de l’intérêt commun, sont nombreux dans ce pays. Mais la plupart d’entre eux ne se trouvent pas dans les partis politiques ; ils sont plutôt dégoûtés de leurs incessantes manoeuvres électorales. Chaque parti veut plaire aux électeurs, la gauche en revendiquant de nouveaux droits sans jamais parler des devoirs, et la droite en réclamant la liberté sans la responsabilité. La démocratie électorale atteint ses limites.

  • Il n’y a pas de formule magique. De temps en temps, heureusement, nos conseillers fédéraux ont oeuvré pour le bien du pays, en faisant fi des tendances partisanes.
    Peu importe donc que les prochains soient des femmes ou des hommes, même issus d’aucun parti s’ils s’engagent pour le bien.

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