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Copenhague: un succès

Même le consensus scientifique ne saurait se substituer au processus politique

Un succès puisque le réchauffement climatique est à l’agenda des chefs d’Etat ou de gouvernement, presque tous présents, convaincus de la gravité de la situation. Ils auront été entendus partout dans le monde.

Ceux qui parlent d’échec devraient s’en prendre à eux-mêmes. S’engager concrètement à réduire ses émissions de CO2 tient de l’invocation aux Dieux, de plans tirés sur la comète. Limiter les émissions de CO2 exigera des changements majeurs dans le fonctionnement de nos économies et de nos sociétés, des sacrifices douloureux pour nos pays et leurs citoyens. Comment des gouvernements responsables pourraient-ils prendre des engagements contraignants alors qu’ils n’ont encore que de vagues idées sur la façon dont ils pourraient les tenir? Des gouvernements qui devront pour cela convaincre leurs opinions publiques d’accepter des mesures draconiennes, des sacrifices importants. Des gouvernements qui, dans les démocraties, n’ont encore aucune idée de la façon et surtout des chances qu’ils ont de les faire accepter par leurs électeurs. C’est là que se jouera le succès ou l’échec, pas à Copenhague.

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Discussion

  • 1
    Nicolas J. says:

    M. Erard, il me semble que votre billet démontre avant tout votre manque de connaissances du sujet. La question centrale que vous soulevez est « Comment des gouvernements responsables pourraient-ils prendre des engagements contraignants alors qu’ils n’ont encore que de vagues idées sur la façon dont ils pourraient les tenir? ». Elle sous entend que nous n’avons aucune idée quels aménagements faire, que le problème énergétique n’est pas encore résolvable. Ce point est totalement faux, comme le soulève également M. Bourqui dans son commentaire. Les solutions concrètes pour réduire nos émissions de CO2 de 50% d’ici à 2030 sont connues et pas juste de quelques sphères de scientifiques. Un exemple facile d’accès est « Heat: How to Stop the Planet From Burning » de George Monbiot. Tout en prenant en compte les considérations économiques nécessaires au maintient de notre confort, il explique comment réduire nos émissions carbones, et pas juste de 50% mais de 90%.

    M. Erard, je vous invite à vous renseigner un peu plus sur les solutions qui existent déjà à ce problème planétaire, avant d’invoquer les Dieux…

  • 2
    Michel Bourqui says:

    Le potentiel d’economies d’energie existe dans bien des secteurs et est bien connu des experts aujourd’hui, que ce soit dans les transports, dans l’immobilier residentiel, et dans l’industrie. Pourtant, souvent c’est bien un stimulus gouvernemental qui manque pour favoriser l’emergence de nouvelles voies dans l’economie. Ceci au detriment d’autres, energivores, polluantes, qui quelquefois sont si puissantes, qu’elles ont les moyens d’empecher le changement.

    Parler d’incantation aux Dieux me parait completement depasse dans le debat d’aujourd’hui. Attendre encore une dixaine d’annees nous forcera alors a utiliser des moyens draconiens, qui pourraient etre tres lourds en sacrifices. Commencer aujourd’hui nous permettrait de decider de notre destin commun, et de le construire de maniere responsable!

  • 3
    Nicolas J. says:

    M. Brutsch, je vous rejoins à moitié seulement. L’article de M. Erard questionne d’avantage l’existance des mesures que leurs mise en oeuvre. Mais je vous accord que la question importante (au final) est leur mise en oeuvre politique.

  • 4
    François Brutsch says:

    @ Michel Bourqui, Nicolas J.: La question n’est pas la faisabilité technique de mesures à prendre, mais leur mise en oeuvre politique, économique, juridique…

    Juste pour illustrer la difficulté: le 29 novembre (en même temps qu’il rejetait l’initiative anti-minarets) le peuple du canton de Neuchâtel refusait massivement une excellente loi sur l’énergie.

Rétroliens

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