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Presse écrite: Annonce mortuaire prématurée

La survie des quotidiens passe par la qualité. Exemples européens

icone auteur icone calendrier 18 septembre 2009 icone PDF DP 

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La presse quotidienne est à la peine. Baisse des recettes publicitaires, et érosion du lectorat  ont conduit  à une réduction des effectifs qui, à terme ne peut que nuire à la qualité des journaux. Les nouvelles générations nées avec l’Internet s’informent  sur la Toile. Et radio, télévision et mobile transmettent plus rapidement les dernières nouvelles. Le journal papier est-il condamné? A coup sûr s’il ne sait pas se positionner dans ce large spectre de médias.

Das Magazin présente trois quotidiens qui ont su se démarquer des médias électroniques et qui connaissent un succès d’audience impressionnant. Informaçao à Lisbonne, nrc.text à Rotterdam et Svenska Dagbladet à Stockholm manifestent une robuste santé dans le paysage désolé de la presse écrite. Le premier, créé il y a trois mois seulement, vend chaque jour 48’000 exemplaires, le deuxième a enregistré près de 80’000 nouveaux abonnements depuis trois ans et demi, alors que le troisième a attiré 52’000 nouveaux lecteurs au premier semestre 2009, soit une progression de 10%.

La clé du succès de ces trois quotidiens? Offrir une plus-value par rapport aux autres sources d’informations que consulte la génération Internet. Les nouvelles d’hier, celles que la TV, la radio et l’Internet ont déjà transmises n’ont plus place dans ces publications. Ou alors sous forme d’un résumé télégraphique. Par contre on y trouve des reportages, des enquêtes et des analyses mis en page en format tabloïd et illustrés avec soin. Les rubriques traditionnelles – politique, économie, culture – ont disparu au profit de thèmes transversaux. Pour le rédacteur en chef d’Informaçao, l’intelligence des lecteurs est fonction de celle des textes qu’on leur propose.

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Discussion

  • C’est une évidence qu’il y a un large public que la presse actuelle ne nourrit plus. Les blogs bien faits tiennent souvent mieux au corps, c’est dire l’inanité de la presse suisse romande actuelle! Les éditeurs ne semblent pas s’en rendre compte et produisent tous plus ou moins la même info, balisée, concise et sans recul, ni prise de position. Je rêve de journaux à l’image des trois décrits dans votre article, mais avec Edipresse et Tamedia, il semble bien que cela ne soit pas, malheureusement, pour demain. Dommage!

  • 2
    Richard Lecoutre says:

    Il est vrai que dans la presse actuelle, il ne reste plus que les lettres de lecteurs qui présentent un peu de caractère et de fantaisie.

  • Intéressant en effet de se pencher sur des expériences qui se développent hors de nos frontières. Il faut rappeler ici LE COURRIER, quotidien genevois et romand indépendant, qui affiche le même credo que celui des trois journaux indiqués. Il n’a pas les moyens de se payer des illustrations très somptueuses et n’a pas le format tabloïd. Son public se limite pratiquement à la Romandie, ce qui le rend évidemment moins robuste que d’autres quotidiens. Les lettres de lecteurs y tiennent une place privilégiée. Notons encore que LE COURRIER tire peu de recettes de la publicité en comparaison avec les autres quotidiens romands, par choix davantage encore que par nécessité. Il ne tient qu’à Aubergine, à Monsieur Richard Lecoultre et à toutes celles et tous ceux qui aspirent à une presse critique, de s’y abonner (si ce n’est déjà fait), pour encourager ce type de presse, unique dans notre région. A toutes fins utiles, si l’on ose.

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