Mode lecture icon print Imprimer

Matériaux pour connaître l’économie de l’immatériel

Les statisticiens s’avancent prudemment dans la découverte de l’économie du savoir, celle qui progresse quand l’économie réelle flanche

icone auteur icone calendrier 31 août 2009 icone PDF DP 

Thématiques

Durement malmenées par la globalisation des marchés, les structures des économies nationales se distordent sous l’effet de la crise mondiale. Elles semblent désormais vivre en régime différencié. D’un côté, on trouve l’économie réelle, productrice de biens pour lesquels la demande fléchit à long terme et diminue si fortement en temps de récession que l’Etat en paie la relance. De l’autre côté, on découvre l’économie immatérielle, qui fournit des services, des informations et des prestations innovatrices, le tout représentant d’ores et déjà les trois quarts des emplois, des transactions commerciales et surtout de la valeur produite dans les pays développés et émergents.

Dans l’observation de cette nouvelle forme de division du travail au sein des économies nationales, il n’y a pas cet effet d’annonce ni de mode que l’on a connu au temps pas si lointain mais déjà oublié de la société duale ou des autoroutes de l’information. Au contraire, l’essor de l’économie de l’immatériel, dite aussi de la connaissance ou simplement qualifiée de post-industrielle, marque une profonde et durable transformation des structures économiques dans tous les pays où il se produit.

Mais les statisticiens préfèrent sans doute que leurs chiffres soient comparables dans le temps plutôt que représentatifs d’une réalité nouvelle. Ainsi, l’Office fédéral de la statistique (OFS) poursuit la publication de ses séries fondées sur la classification des branches économiques en trois secteurs – primaire, secondaire et tertiaire – inventés par Colin Clark, lui-même relayé en France par Jean Fourastié, il y a plus d’un demi-siècle. Il en va ainsi par exemple pour les statistiques sur les personnes occupées, les entreprises, les productions et les ventes, quand elles sont recensées d’après la branche d’activité.

Pour autant, on ne saurait parler d’un total déni de réalité de la part de l’OFS. Cet été, sont parues deux études présentant «une vue d’ensemble des principaux indicateurs de l’économie du savoir», concernant plus précisément la société de l’information ainsi que la recherche et développement. Complément utile ou signe d’un tournant amorcé, cette double publication a le mérite de refléter la situation relativement confortable d’une économie suisse traditionnellement fondée sur les ressources immatérielles plutôt que sur les matières premières et autres richesses «dures».

DOMAINE PUBLIC

Analyses, commentaires et informations sur l'actualité suisse
Un point de vue de gauche, réformiste et indépendant
En continu, avec liens et réactions sur http://www.domainepublic.ch
Chaque semaine, par courriel, sur papier ou comme eBook (gratuit).

Lien vers l'article: http://www.domainepublic.ch/articles/10175
logo creative commmons Republier
La reproduction de cet article est autorisée et gratuite, mais selon les modalités du présent contrat Creative Commons: activer un lien vers la page ou citer l'URL de celle-ci, http://www.domainepublic.ch/articles/10175 - Merci
fleche imprimer Envoyer Envoyer

Si vous avez apprécié cet article, ne manquez pas les prochains en vous abonnant gratuitement au moyen d'une des trois options suivantes.

L'hebdomadaire

Recevez tous les lundi par courriel le sommaire des nouveaux articles et le lien vers l'édition PDF ou l'édition eBook.

Articles par courriel

Recevez chaque article dès parution (un courriel par jour au plus).

Flux RSS

Lisez les articles dans votre agrégateur, ajoutez les sur votre blog ou site.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Les commentaires sont fermés.